Édition du
24 July 2017

Exclusif LQA : Echange de correspondances avec M.C MESBAH, politologue, sur la situation en Algérie

Abdelkrim Badjadja

 

Mohamed Chafik Mesbah, Alger le 19 mars 2008:

Voici, à titre confidentiel, copie de l’épilogue par lequel je veux clore mon ouvrage « Problématique Algérie ». Je souhaite recueillir critiques et observations pour apporter les correctifs nécessaires, le cas échéant.

Abdelkrim Badjadja, Abu Dhabi le 3 Avril 2008 :

Merci de votre confiance, et après lecture attentive de votre texte, je soumets à votre appréciation quelques remarques du point de vue de l’historien :

1- Votre contribution ne prend pas en compte le contexte historique qui pourrait expliquer la situation de l’Algérie d’aujourd’hui.

2- Vous concentrez vos analyses sur le régime Bouteflika, sans tenter de l’expliquer par des circonstances historiques.

3- Qui est Bouteflika ? D’où sort-il et que représente-t-il ? Etait-il chef incontestable d’un parti politique quelconque porteur d’un projet politique, et se présentant comme alternative au système en place ? A-t-il été réclamé à corps et à cris par la population, ou du moins par une partie significative du peuple, ou de la société civile ?

4- En réalité, il a été fait appel à Bouteflika par ceux-là même qui avaient « invité » Mohamed Boudiaf d’un gabarit, et d’une légitimité historique, autrement plus imposants que ceux dont pouvait se prévaloir l’actuel président.

5- De fait, l’un et l’autre avaient été sollicités pour jouer le « rôle » qui leur avait été désigné avec feuille de route à la clé.

6- Boudiaf, pour avoir voulu s’écarter de cette feuille de route, en se fixant comme objectif d’éliminer la maffia politico-financière, après avoir circonscrit le FIS dans des conditions peu légales et pas du tout démocratiques, seul objectif assigné par sa feuille de route, a fini sa carrière politique et sa vie tout court, assassiné !

7- Bouteflika joue au chat et à la souris avec ceux qui l’avaient commandité pour améliorer l’image de marque de l’Algérie à l’Etranger, seul objectif de sa feuille de route. Il tente d’aller plus loin, ce que vous avez démontré dans votre contribution.

8- Vous parlez des élections de 1999, et de celles de 2004, comme s’il s’agissait de vraies élections, en attribuant à Bouteflika des qualités de stratège en éliminant « habilement » ses adversaires ! Hors, l’historien-archiviste que je suis, se demande s’il y a eu de vraies élections en Algérie depuis…1947 ? Nous, Algériens, ne connaissons le terme d’ « Elections » qu’à travers le concept de « Trafic électoral ». Nous attendons toujours l’heure de passer de l’adjectif « électoral » au substantif « Elections ».

9- Tout un chacun se rend bien compte, même dans sa vie quotidienne, que l’Algérie est dotée de deux pouvoirs :

Un pouvoir de façade qui comprend toutes les institutions de l’Etat, à commencer par la Présidence , mais sans l’Institution militaire ; ce pouvoir se voit confier la gestion de l’Etat dans les limites qui lui sont fixées par le deuxième pouvoir …

Le vrai pouvoir que détient toujours l’Institution militaire, avec à sa tête la Sécurité militaire, appelée aujourd’hui le DRS.

10- Comment expliquer historiquement ce bicéphalisme, cette dualité de pouvoir, ou plus exactement cette inféodation du pouvoir civil au pouvoir militaire, qui fait des institutions légales du pays une façade, taillable et corvéable à merci –Allah Yarham Mohamed Boudiaf qui en a fait les frais ?

11- Il faudrait revenir au soubassement de ce pouvoir militaire prépondérant qui remonte à la glorieuse guerre de libération, et plus exactement à la date de l’assassinat de Abane Radane- Allah Yarhamou pour avoir été le premier à l’affronter.

12- Abane voulait la prépondérance du Politique sur le Militaire, et il avait raison, l’inverse signifiant l’instauration d’une dictature. Il a été assassiné pour ce motif, et depuis cette date le pouvoir militaire s’est imposé, en démontrant que si nécessaire il sera fait usage de la force pour maintenir la primauté du militaire sur le politique.

13- Revenons au concept de « Façade civile » au service du « Pouvoir Militaire » qui prévaut aujourd’hui :

14- Cette mise en scène remonte au 19 septembre 1958 avec la désignation du premier GPRA avec à sa tête Ferhat Abbas, Allah Yarhamou. De quelle force politique, et surtout militaire, pouvait se prévaloir Ferhat Abbas pour s’imposer, ou plutôt pour être imposé, comme Président d’une Algérie en guerre ?

15- Même question à poser au sujet de son successeur, Ben Youssef Benkhedda, Allah Yarhamou ?

16- Voilà où se trouve la clé pour comprendre cette dualité de pouvoir en Algérie, l’un civil, apparent, et impuissant face à l’autre militaire superpuissant qui se place dans une confortable et anonyme arrière scène qui lui permet de tout contrôler, de tirer toutes les ficelles, sans avoir à assumer les échecs des Civils qu’il place et déplace au gré des circonstances.

17- Voilà donc comment expliquer les appels aux civils, dont Ben Bella, Boudiaf et Bouteflika, et l’impuissance des militaires désignés, Chadli, Kafi, et Zeroual qui ne faisaient pas vraiment partie du cercle restreint des décideurs. Seule note discordante : Boumediene, Allah Yarhamou, qui portait les deux casquettes, après le coup d’état militaire du 19 juin 1965.

18- Même au sein du pouvoir militaire, un noyau dur a fini par se détacher pour se placer au dessus de ce que vous appelez les « Corps de Bataille », et se placer au dessus de tout ce qui bouge en Algérie, tout en restant dans l’ombre : la Sécurité militaire, répondant actuellement au vocable DRS, que vous appelez «  Services de renseignements ». Un chef de parti politique, avec lequel pourtant je partage peu d’opinions, a eu une formule lumineuse qui résume bien la situation : « Tout se passe en Algérie comme s’il n’y avait qu’un seul parti politique, le DRS ! ».

19- Oui, un pays a besoin d’un service de renseignements, mais pour le protéger, pas pour l’étouffer !

20- Le DRS a à sa tête le même responsable depuis …1990, soit depuis 18 ans. Entre-temps l’Algérie a connu cinq chefs d’Etat, une douzaine de chefs de gouvernement au moins, des ministres, DG, wali, etc…par centaines, et malheureusement 200.000 Algériens tués par d’autres Algériens, 7.000 Algériens enlevés par les Services de Sécurité, et disparus depuis, quel euphémisme !

21- Alors, pourquoi cet individu qui a démontré à la planète Terre qu’il est dans l’incapacité de mettre un terme à la violence, des morts encore et toujours, les massacres collectifs en moins, pourquoi cet individu est-il toujours en place ? Pourquoi, même l’Armée, les  « Corps de Bataille », tolère-elle la suprématie de ce demi dieu ?

22- L’Algérie ne pourra vraiment se redresser et évoluer que lorsqu’il sera mis un terme définitif à cette mise en scène : un faux pouvoir qui exécute la politique ou la non-politique définie par le vrai pouvoir confortablement installé dans les coulisses.

23- S’il y des modifications à introduire dans la Constitution , elles devraient porter sur :

L’affirmation de la primauté du politique sur le militaire, l’armée devant se placer sous les ordres des Institutions civiles légitimes, et non l’inverse ;

L’interdiction de toute forme de police politique, et en particulier interdiction d’immixtion de l’autorité militaire dans la vie des citoyens, sous quelque prétexte que ce soit, la justice civile étant seule habilitée à mettre en œuvre les dispositions de la loi.

Réhabiliter le Parlement dans son rôle de contrôle de l’Exécutif et non l’inverse.

Affirmer le principe de l’alternance démocratique, et dans ce cadre prohiber toute prolongation de mandat au-delà de deux mandats, cela à tous les niveaux.

Proclamer l’Amazigh langue nationale et officielle, afin de mettre un terme à un déni de culture, en encourageant son enseignement à travers toute l’Algérie pour qu’elle ne soit plus cantonnée, ou « squattée », au niveau d’une seule région.

Instaurer un mode de gestion locale, voire régionale, afin que l’administration centrale ne s’occupe plus que de la réglementation.

Etc…


Mohamed Chafik Mesbah, Alger le 7 avril 2008 :

1. J’ai bien reçu vos remarques et vous remercie d’avoir pris la peine de parcourir mon écrit et de le critiquer.

2. Vous devez vous en douter. Si je partage nombre de vos préventions sur le fonctionnement de l’institution sécuritaire, je suis loin de vous emboîter le pas pour toutes vos conclusions. Je connais l’institution de l’intérieur ce qui me permet d’établir un constat plus nuancé.

Abdelkrim Badjadja, Abu Dhabi le 9 avril 2008:

Vous avez connu l’institution militaire de l’intérieur, plus exactement le DRS, et moi aussi. Mais nous n’étions pas du même coté de la barrière: vous en étiez membre, connaissant de près le coté jardin; j’en ai été victime en vivant un temps de ma vie, qui fut interminable, dans un cachot de la sécurité militaire. De quoi étais-je réellement coupable? « De ne pas avoir su profiter de ton poste », je cite mot pour mot l’un des officiers de la SM. J’avais découvert un monde souterrain: Dieu le tout puissant règne au ciel, et la sécurité militaire plane sur l’Algérie, au dessus des lois et règlements, s’autorisant à piétiner toute légalité avec un profond mépris pour le peuple et pour l’ensemble de ses institutions, y compris du reste l’institution militaire. J’ai vu ce même officier insulter vulgairement un officier de gendarmerie qui avait eu l’outrecuidance de jeter un oeil dans le fourgon où je me trouvais menotté avec cinq autres personnes.

Depuis ces malheureux évènements, je parle de la période 1986-1987, il y a eu d’autres tragédies qui comptabilisent à l’heure actuelle 200.000 morts au moins, tous de mort tragique, assassinés. L’Algérie n’étant pas en guerre contre un pays quelconque, l’on ne peut même pas évoquer des crimes de guerre pour qualifier ces assassinats à grande échelle. Donc l’on ne peut que les classer comme crimes contre l’Humanité, commis de 1992 à ce jour, avec toujours la SM comme première institution responsable de la sécurité du peuple algérien.  Le même responsable est toujours à la tête de la SM depuis 1990. Faudra-t-il attendre de compter un million de morts pour conclure que cet individu est totalement incompétent pour assurer la sécurité de quiconque? Alors de quel « constat plus nuancé » parlez-vous?

Rares ceux qui, comme vous je n’en doute pas, n’ont pas trempé dans ces eaux boueuses, ou plutôt rouges du sang de victimes innocentes de tout délit, l’écrasante majorité étant composée de civils appartenant aux couches les plus défavorisées de la population. L’Algérie ne pourra entreprendre le travail d’un deuil national douloureux que le jour où il sera mis fin, non pas seulement aux fonctions de cet individu, mais aussi à la police politique qui a fait irruption dans l’Histoire de l’Algérie avec l’assassinat de Abane Ramdane. Quant aux criminels qui sévissent encore dans nos djebels, le peuple, une fois libéré des entraves et inhibitions de toutes sortes, se chargera alors de les éliminer impitoyablement.

Rendez-vous devant l’Histoire. La vérité, sanglante, finira bien par éclater un jour.

Mohamed Chafik Mesbah, Alger le 10 avril 2008 :

1.    J’ai bien lu, naturellement, votre essai autobiographique. J’ai compris que vous aviez connu les services par « le mauvais côté ».

2.    Les services ce n’est pas un corps monolithique. A S…. qui reprochait à ces services de « ne pas être capables de produire des Andropov », j’avais répondu, par voie de presse, que son jugement venait de ce que, malheureusement, il n’avait fréquenté que « la piétaille dans ces services » (en tant qu’objet d’enquête sous le parti unique et en tant que « mokhazni » avec le multipartisme).

3.    Je m’efforce d’examiner les choses sereinement. En laissant aux vestiaires les passions et les rancœurs. J’analyse, de l’intérieur, l’institution ce qui permet disposer d’un champ de vision plus fiable et plus proche de la réalité.

4.    L’objectif, fondamental, pour l’élite du pays, c’est d’abattre les services, d’assouvir des vengeances personnelles ou de contribuer à instaurer la démocratie ? Si l’objectif est bien d’instaurer la démocratie, les services sont, désormais, sans réelle force pour étouffer le processus.

Abdelkrim Badjadja, Abu Dhabi le 13 avril 2008:

J’avais bien inscrit mon intervention dans le champ de l’histoire récente de l’Algérie, et non sur le plan personnel visant une quelconque vengeance, ce qui est tout à fait hors de propos. Nous parlons Histoire, et toute contribution historique qui ferait l’impasse de ces dernières cinquante années, du système inique qui en a résulté, entraînant la mort tragique de 200.000 algériens, la disparition de 7.000 personnes, un flou total pour les perspectives d’avenir poussant notre jeunesse vers deux horizons: Harraga ou Kamikaze, une pauvreté qui s’élargit chaque jour en dépit d’un matelas devises de 110 milliards de Dollars US, dont 45% mis en réserve aux USA, sous prétexte d’investissement, alors qu’il s’agit bel et bien d’une belle rente mise en réserve pour les vrais décideurs…toute contribution donc qui ne prendrait pas en compte ces éléments vérifiables dans nos cimetières, et palpables dans nos rues, passerait à coté de l’Histoire: rien vu, rien entendu, rien lu, donc rien à dire. C’est vraiment mon dernier mot, mes convictions les plus intimes, cela dépasse ma personne, c’est un constat historique tout simplement.

Suites des correspondances après la publication de trois articles dans le journal Le Monde :

Le Monde.fr, Chronique d’abonnés, Décembre 2008:  « UTOPIA » Made in Algeria, par Abdelkrim BADJADJA, Consultant en Archivistique

(1)http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2008/12/16/utopia-made-in-algeria-1_1131128_3232.html


(2)
http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2008/12/18/utopia-made-in-algeria-2_1132026_3232.html


(3)
http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2008/12/18/utopia-made-in-algeria-3_1132452_3232.html

Mohamed Chafik Mesbah, Alger le 17 décembre 2008 :

Je suis frappé que d’aussi loin ou tu te trouves, tu perçois avec autant de vigilance l’évolution des choses en notre pays. Il manque un détail pour crédibiliser encore plus ton récit qui est loin d’être de la fiction. La »société réelle » est encadrée par le courant islamiste radical parfaitement implanté dans les quartiers populaires. L’issue du scénario que tu décris dépendra de la nature et de la qualité de l’élite qui est à la tête de ce courant, si tant est que élite il y a.

Abdelkrim Badjadja, Abu Dhabi le 17 décembre 2008:

Le texte publié n’en est qu’à ses débuts. Nous pourrions en reparler lorsque l’ensemble du récit sera publié.

Mohamed Chafik Mesbah, Alger le 18 décembre 2008:

Volontiers. J’ajoute juste un commentaire. Que « Le Monde » précautionneux pour tout ce qui touche à l’Algérie publie ton récit après l’adresse du Général Benyelles est révélateur de l’état d’esprit prévalant en France à propos de la situation en notre pays.

Abdelkrim Badjadja, Abu Dhabi le 18 décembre 2008:

Cet état d’esprit n’est pas nouveau, il me semble remonter au moins à …1830! La suite et la fin ne concernent pas que l’Algérie, mais la France aussi, et d’autres pays…

Abdelkrim Badjadja
Consultant en Archivistique
http://badjadja.e-monsite.com/


Nombre de lectures : 1711
31 Commentaires sur cet article
  • Ait Mohand Ouwidir
    8 mars 2011 at 20 h 10 min -

    Peut-on avoir connaissance, S.V.P., l’intégralité dudit texte écrit par ce monsieur, de surcroît ponte du DRS ? Juste pour avoir une idée précise sur la question. Merci.

    Tanmirth.




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  • lalmani
    8 mars 2011 at 20 h 32 min -

    Deux algériens intellectuels, démocrates, ayant une conception opposée du rôle de l’ANP en général et du DRS en pariculier, qui dialoguent dans une conversation électronique sans s’insulter… et voilà la première Révolution ! Chapeau bas messieurs Mesbah et Badjadja et merci de nous y convier. Je comprend la position de Mesbah et son aversion à dire du mal de son clan : les militaires, mais je me sent plus enclin à accepter et partager celle de Badjadja. La situation sociale actuelle dans notre pays est principalement due à l’incompétence de l’ANP de gérer le pays. L’incompétence des dirigeants (donc des militaires haut-gradés « en charge » du Pouvoir depuis l' »Indépendance ») est la cause unique de la déchéance de l’Algérie et de son peuple. Si le Pouvoir avait été en les mains de politiques (civils) ceux-ci seraient RESPONSABLES de leurs actes et paroles devant le peuple. Dans le scénario actuel, les politiques ne sont que des marionettes [et TOUT LE MONDE EN ALGERIE ET AILLEURS LE SAIT] dont « les généraux » tirent les ficelles. Leurs paroles et actes ne sont que gesticulations et brouhaha sans importances. Le vrai problème n’est pas que ce soit les militaires du DRS qui aient le vrai pouvoir (cachés qu’ils sont derrière des civils, comme les militaires israéliens qui se cachent derrière les petits enfants palestiniens lors de combats…) mais que cette caste de « dirigeants » se soit transformé en clan maffieux de la pire espèce.




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  • Sami
    8 mars 2011 at 20 h 55 min -

    Toutes mes felicitations LQA !!
    Ca explique un petit peu le noyau dur du pouvoir et comment ca fonctionne !! En fait ca demande pas bcp d’intelligence pour savoir quel poid pese le DRS d’une facon analytique !! Le peuple sait que c’est le vrai decideur , la preuve c’est le nombre des PHOTOS qu’on a de ces patrons par rapport aux autres generaux ou autres responsables civils et militaires !! N’oublions pas que Omar soulaimane, le patron des services secrets egyptiens a titre d’exemple sort dans des visites et passe à la telévision et fait des declarations , mais notre God Of Algeria, on connait rien de lui et on a qu’une seule photo qui a apparement echappé avec bcp de courage !!!
    Et meme dans la photo, d apres ce qu’on peut retirer de son decor, Toufik apparement n’a pas aimé qu’il soit pris en photo!!!!!!!!




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  • Jeff
    8 mars 2011 at 21 h 29 min -

    « Lorsqu’on contemple le ciel au fond d’un puit, on le trouve forcement trop petit » nous enseigne la maxime populaire. Cet adage s’applique parfaitement sur l’auteur de ces missives. MCM ne peut avoir une vision limpide, ni une analyse objective sur le système politique algérien tout ayant un pied à l’intérieur de la demeure de l’ogre, le DRS, qui range notre pays et notre peuple, et l’autre pied dehors sur les malheurs de ceux qui y sont victimes du même animal anthropophage. Il faut marquer une rupture brutale et ostensiblement déclarée pour affirmer une crédibilité.
    C’est lorsqu’on est éjecté du système et privé des prébendes et des privilèges qu’on manifeste un certain mécontentement, une certaine critique de la maison DRS qui les a nourrit et protégés de longues années durant. C’est un atavisme du personnel politique algérien, incarnation de la façade civile.
    Au sein du DRS, MCM fut plus politique qu’opérationnel. Envoyé en taupe, par la maison mère, auprès de ZEROUAL en tant que conseillé technique. Même mission auprès de TALEB EL IBRAHIMI lors des élections présidentielles de 1999. Et, si on se réfère à ses analyses, BENFLIS serait déjà président en 2004. Il suffit de relire les analyses en série sur le soir d’Algérie les deux mois précédents l’élection présidentielle de 2004. MCM a-t-il sciemment induit les algériens dans l’erreur ou a-t-il vu tout faux ? C’est à l’auteur de répondre.
    Il est temps que MCM sort définitivement du puit du DRS pour voir qu’il y a d’autres horizons alternatifs à ses analyses réductrices.

    Vive l’Algérie de toujours.




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  • Exclusif LQA : Echange de correspondances avec M.C MESBAH, politologue, sur la situation en Algérie midipress
    8 mars 2011 at 22 h 13 min -

    […] pays…Abdelkrim BadjadjaConsultant en Archivistiquehttp://badjadja.e-monsite.com/Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • Afif
    8 mars 2011 at 22 h 14 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Abdelkrim Badjadja :

    Je reprends les points 14 et 15 de votre réplique du 3 avril 2008 ci-après :

    « 14- Cette mise en scène remonte au 19 septembre 1958 avec la désignation du premier GPRA avec à sa tête Ferhat Abbas, Allah Yarhamou. De quelle force politique, et surtout militaire, pouvait se prévaloir Ferhat Abbas pour s’imposer, ou plutôt pour être imposé, comme Président d’une Algérie en guerre ?

    15- Même question à poser au sujet de son successeur, Ben Youssef Benkhedda, Allah Yarhamou ? »

    Durant la présidence du GPRA par Ferhat Abbas et ensuite par Benkhedda, il est vrai et reconnu que le pouvoir réel était aux mains du Comité Interministériel de Guerre (CIG), composé des 3B à savoir Krim Belkacem, Boussouf et Bentobbal. La question que vous avez posée relative à l’absence de force politique et surtout militaire pour Ferhat Abbas, puis pour Benkhedda, est aussi valable pour les 3B. La preuve en est que, lors de la réunion des dix colonels destinée à résoudre la crise du GPRA, les colonels ont eu l’intention première d’exclure les 3B de la réunion. Le fait qu’ils n’aient pas réussi et que les 3B ont continué à disposer du pouvoir réel, malgré leur manque de troupes, n’est-il pas dû plutôt à leur notoriété en tant que dirigeants historiques de Novembre, et que c’est cette même notoriété qui les a fait disparaître de la scène politique après le cessez-le-feu le 19 mars 1962 et la libération des cinq historiques qui étaient d’un grade supérieur dans cette notoriété ?

    La question qui se pose, après cette approche, est de savoir si les 3B représentaient réellement le pouvoir militaire. Pour ma part, il me semble qu’ils ont agi en politiques représentant l’aile radicale du PPA/MTLD, au lieu et place des cinq historiques en prison. Ces derniers, après leur libération, ont repris le flambeau et c’est leur désunion qui a permis l’instauration du pouvoir militaire. Imaginez Ben Bella, Boudiaf, Krim, Khider, Aït Ahmed unis dans un seul exécutif : quel aurait été le poids de l’Armée par rapport à cet exécutif politique ?

    Par conséquent, la question de la naissance du pouvoir militaire reste entière : pour certains, cette naissance remonte au 1er Novembre 1954.




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  • mazighedine
    8 mars 2011 at 22 h 51 min -

    salem,azul
    j’ai lu atentivement cette correspondance,le moins qu’on puise dire de les reponses de cet ex-des services sont toutes evasives et vides avec des aires (a l’accoutumé des hauts-gradés)de superiorité et mepris envers la société-civile et la populace…
    comme dit l’adage toute chose a une fin.
    pour terminer je rends hommage au passage a ce grand monsieur qu ‘y est BADJADJA,(kadhalika nahsabouhou)restez debout on est derriere .
    vive l’algerie libre.
    tanmirth.salem




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  • still
    8 mars 2011 at 22 h 57 min -

    « 21- Alors, pourquoi cet individu qui a démontré à la planète Terre qu’il est dans l’incapacité de METTRE UN TERME A LA VIOLENCE, des morts encore et toujours, les massacres collectifs en moins, pourquoi cet individu est-il toujours en place ? »
    -« Faudra-t-il attendre de compter un million de morts pour conclure que cet individu est totalement incompétent pour ASSURER LA SECURITE de quiconque? »
    Dans les citations que j’ai extraites des correspondances de Badjadja ou il est fait allusion au Chef du DRS, je le trouve d’une naïveté déconcertante. Lui, qui a eu affaire au « mauvais coté » du DRS (comme si celui-ci avait un bon coté) semble prêter a son chef une louable intention, a savoir assurer la sécurité sous-entendue du citoyen. Or, toute la chronologie des événements indique que le régime en la personne de Medienne et de ses proches collaborateurs ne se préoccupe que de sa propre sécurité. Il n’est même pas correcte d’inclure l’armée sous ce « parapluie »puisqu’elle constitue elle-même dans sa majorité ce parapluie, a ses dépens et au profit du DRS.L’ignoble dans ce quiproquo est le renversement des rôles : alors que le DRS devrait, (selon la Constitution) être un appendice de l’armée, ne voila-t-il pas qu’il fit de l’armée son appendice .Le secret de Polichinelle dans ce contexte demeure: Qui a fait de cet appendice un ogre ?

    Quand la queue se substitue a la tête et que celle-ci se prête a ce jeu ou y consent,tout l’organisme entre dans un processus de régression.




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  • nasser
    9 mars 2011 at 0 h 12 min -

    je vois bien vos analyses et commentaires, mais comment voyez vous cette sortie de crise. Comment opérer des changements?
    Quelle stratégie devra adopter le peuple, pour un véritable changement?




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  • Si Salah
    9 mars 2011 at 0 h 52 min -

    A MCM: toute l’analyse aussi creuse qu’auto-gratifiante ne pourra effacer la monstruosité de tes sponsors…

    Toufik est un méga-tueur. Est-ce si diffice à voir?
    As-tu connu quelqu’un que le DRS a fait « disparaitre » à jamais? Non? c’est ce que je pensais.

    Mais « comme il a dit lui »: kayen Rabbi, et tu auras bientot à lui rendre des comptes…

    Si Salah




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  • aquerado
    9 mars 2011 at 2 h 03 min -

    Salam,
    Pour ma part je decele beaucoup d’arrogance et de suffisance dans les reponses laconiques de cet exdrs, qui d’ailleurs n’apporte rien de significatif dans l’evolution des choses. A mon avis vous tenez le mauvais cheval mr Badjaja. Cet etat d’esprit prouve encore une fois que cette gestapo aveugle comme une taupe est completement en dephasage avec les aspirations reelles du peuple. En fait je dirais meme qu’elle travaille contre le peuple afin de tenir le plus longtemps possible ses crimes contre l’humanite sous le boisseau. Mais comme on dit chez nous on ne peut cacher indefiniment le soleil avec le tamis. les exemples Tunisiens et Egyptiens sont la pour nous le prouver.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    9 mars 2011 at 7 h 05 min -

    Réponse à Mr.Ait Mohand Ouwidir
    L’épilogue que m’avait envoyé Mohamed Chafik Mesbah, à titre confidentiel, se compose de 56 pages A4, et je ne peux le publier sans son accord. Peut-être a-t-il tenu compte des commentaires des personnes auxquelles il avait communiqué son texte, et l’avait-il modifié en conséquence. Mais le livre complet sous le titre « Problématique Algérie » a été édité par « Le Soir d’Algérie » en mars 2009. Voici quelques liens pour en lire des extraits, et des interviews :
    http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2007/06/ouvrage_partie_7.pdf
    http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2007/06/ouvrage_partie_6.pdf
    http://www.lesoirdalgerie.com/pdf/2007/06/ouvrage_partie_4.pdf
    http://www.lexpressiondz.com/article/3/2009-03-12/61517.html
    http://www.benbadis.org/vb/showthread.php?t=2153




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  • Abdelkrim BADJADJA
    9 mars 2011 at 8 h 16 min -

    Réponse à Mr. still:
    « Dans les citations que j’ai extraites des correspondances de Badjadja ou il est fait allusion au Chef du DRS, je le trouve d’une naïveté déconcertante. Lui, qui a eu affaire au « mauvais coté » du DRS (comme si celui-ci avait un bon coté) semble prêter a son chef une louable intention, a savoir assurer la sécurité sous-entendue du citoyen. »

    Rappelons d’abord que cet échange de correspondances a eu lieu pour l’essentiel durant le mois d’avril 2008, voilà trois ans déjà, et ce que nous pouvons écrire directement aujourd’hui, il n’est pas évident que nous pouvions le faire il y a trois ans. Ensuite cher ami, je ne suis pas du tout naïf au point de croire que le DRS et ses chefs, et la sécurité militaire de manière générale depuis sa création sur le cadavre du martyr Abane Ramdane, ait le moindre souci de la sécurité du peuple. Bien au contraire, je rends personnellement le DRS et ses chefs responsables de la mort tragique de 200.000 algériens, directement ou indirectement par le moyen des groupes terroristes qu’ils manipulent. Mais ce que je voulais démontrer c’est que le même responsable est en charge de la sécurité en Algérie depuis 1990, sans discontinuer, alors que les cadavres ne cessent de s’accumuler par centaines de milliers. Même ses avocats éventuels ne pourraient nier ce fait. Dans un pays qui fonctionne selon les règles fixées par la loi, Mediene aurait été limogé dès le 25 novembre 1991, date de la première faille sécuritaire qui a coûté la vie à 25 algériens. On n’aurait même pas attendu l’attentat de l’aéroport d’Alger le 26 août 1992, faisant 9 morts et 128 blessés, pour conclure à son incapacité, ou plutôt à son implication directe, face aux problèmes sécuritaires. Je crois même que c’est un argument que pourraient invoquer ses avocats dans un éventuel procès pour crimes contre l’Humanité : le « pauvre Mediene » n’est pas responsable de son maintien au poste par tous les présidents qui se sont succédés pendant que l’Algérie comptait ses morts. En fait oui, tous les présidents depuis Chadli qui l’a nommé au poste, sont solidairement responsables des crimes contre l’Humanité commis par le DRS sous leur autorité. Kafkaïen !




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  • radjef said
    9 mars 2011 at 11 h 22 min -

    Bonjour tout le monde. Mr A Badjadja, merci pour cette contribution. Si nous avions une opposition bien établie qui a le sens des responsabilités politiques et intellectuelles, est ce que nous aurions été gouvernés plus d’un demi siècle par des gens aussi limités que ce Mesbah, est ce que nous aurions été gouvernés par des généraux qui n’ont jamais tenu un livre entre leurs mains ? Depuis le 1er novembre, on n’a pas cessé de mentir au peuple, de le mener en bateau…Aujourd’hui, alors que le peuple veut en découdre une bonne fois pour toutes avec ce régime de caporaux métayers qui ne savent pas s’ils sont des janissaires, des zouaves ou des esclaves affamés, il se trouve encore des opposants qui lui proposent insidieusement, au nom de la démocratie, un changement à l’intérieur du système. Nos historiens, nos sociologues et nos chercheurs universitaires doivent se décomplexer devant l’histoire et accepter de s’acquitter honorablement de leur devoir intellectuel. Ne pas dire la vérité, c’est retarder l’éveil du peuple, c’est empêcher la construction d’une conscience politique nationale, c’est soumettre l’avenir du pays aux caprices de la junte. Le DRS n’est ni fort, ni invincible et encore moins intelligent. C’est la classe politique algérienne qui est devenue adoratrice du mensonge, du mythe, de la vanité, de la complaisance




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  • Khoukoum samy
    9 mars 2011 at 13 h 35 min -

    Bonjour !

    Tout le monde…Du profane jusqu’au Savant et le plus érudit sont conscients de l’importance majeure d’un « Service de Renseignement » à la hauteur des ambitions de toute Nation…Quelque en soit sa taille…Seulement le Problème réside dans la fonctionnalité des missions qui leurs sont attribuées pour servir la Patrie ; et pour se faire : ils (SR), « doivent inexorablement êtres soumis à l’autorité du politique » ! C’est la clé de voute pour toute bonne Démocratie en bonne santé mentale !
    Cordialement




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  • Afif
    9 mars 2011 at 18 h 21 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم

    Au sujet des 3B, j’ai oublié de préciser qu’après la libération des 5 historiques le 19 mars 1962, Krim Belkacem, membre des 3B, mais qui avait le même grade hiérarchique que les 5, ne s’est pas éclipsé de la scène politique comme Boussouf et Bentobbal : il s’est allié à Boudiaf, membre des 5 pour s’opposer aux autres membres des 5, à savoir Ben Bella, Khider et Bitat, le cinquième membre des 5 à savoir Aït Ahmed se positionnant dans la neutralité. Le fait que Krim ait continué après le cessez-le-feu à damer le pion à une partie des 5 et le fait que Boussouf et Bentobbal se soient éclipsés malgré le pouvoir exorbitant qu’ils avaient exercé au sein du GPRA, est une preuve que la légitimité dans la Révolution revenait en premier lieu aux responsables optés par le Comité des 22, le Comité des six dont faisait partie Krim et les trois de la Délégation extérieure.

    Par conséquent, le problème de fond du pouvoir dans notre pays est le problème de sa légitimité : la vraie question qui se pose n’est pas de savoir si le pouvoir est militaire ou civil, mais de savoir depuis quand il a perdu sa légitimité.

    En tout état de cause, du 1er Novembre 1954 au 19 mars 1962, le pouvoir n’était pas militaire : il était doté d’un exécutif CCE, puis GPRA, désignés par un Pouvoir législatif, le CNRA qui fonctionnait tout à fait démocratiquement. Sauf que, les 3B qui étaient membres du GPRA exerçaient, en sus de leur fonction gouvernementale, le rôle de représentants du parti politique dirigeant et non de l’Armée. Cette fonction politique a été reprise par les 5 après leur libération. Si ces derniers avaient été unis, le rôle de l’Armée aurait été réduit à zéro.




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  • Adel
    9 mars 2011 at 18 h 30 min -

    MCM dit:

    « Les services ce n’est pas un corps monolithique. A S…. qui reprochait à ces services de « ne pas être capables de produire des Andropov », j’avais répondu, par voie de presse, que son jugement venait de ce que, malheureusement, il n’avait fréquenté que « la piétaille dans ces services » (en tant qu’objet d’enquête sous le parti unique et en tant que « mokhazni » avec le multipartisme). »

    Quel terrible aveuglement que le vôtre, M. Mesbah! Mais où se cache donc cette crème du DRS alors que la « piétaille » dirige l’Algérie depuis des décennies, en faisait sa propriété privée. Notre pays a été clochardisé par cette piétaille, justement, sans que personne ne lève le petit doigt. C’est lorsque les compétences pourront s’exprimer librement et accéder aux plus hauts postes que notre pays ira mieux. Tant que les docteurs (malgré toutes leurs insuffisances) auront besoin de l’autorisation des analphabètes et des brutes de la police politique pour pouvoir dire les vérités qui dérangent, rien de bon ne se fera en Algérie. Cette piétaille a tout détruit, sans le moindre scrupule, car elle n’a aucun amour pour la patrie et aucun respect pour le peuple algérien. C’est une race de mutants assoiffés de sang et de puissance, dont la jouissance est le seul but dans la vie. Comment peut-on concevoir qu’un haut responsable de l’État ne pense qu’à piller les caisses de son pays afin d’amasser une fortune qu’il transfère dans des banques étrangères? De quelle tribu dévastatrice descendent ces affamés? Quel saint a maudit notre pays pour qu’il tombe entre leurs mains, après que les justes aient donné leur vie pour le libérer? Tout notre problème, c’est justement de devoir subir le joug de cette piétaille.

    Où sont donc les patriotes et les génies du DRS dont vous parlez, M. Mesbah? Qu’ils nous sauvent des griffes de la piétaille!




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  • Algerien de Londres
    9 mars 2011 at 19 h 49 min -

    Loin du contenu, je decouvre, un peu ebloui mais tres content, Mr Badjadja et je me demande comment je n’ai jamais eu la chance de le lire auparavant.
    Quelqu’un aurait une idee ou est ce que je peu trouver d’avantage de ses contributions?
    Bien a vous Mr Badjadja.




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  • Byla
    9 mars 2011 at 21 h 40 min -

    Salam alaykoum,

    Quelles sont les origines (historique, géographique, idéologique) des décideurs composant la DRS ?
    Par quel(s) réseau(x) sont-ils soutenus ?

    C’est peut-être le noeud du problème de l’Algérie !




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  • Ammisaid
    9 mars 2011 at 22 h 58 min -

    « Du moment ou j’ai reçu un morceau du gâteau
    Je ne peux critiquer les caporaux
    Qui, en assassinant des hommes valeureux
    Sont tous devenus des généraux »




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  • abdel
    10 mars 2011 at 4 h 55 min -

    Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des puissants…
    Car les puissants ne travaillent qu’à marcher sur nos vies.» (William Shakespeare).
    Marchons pour que vive la mère patrie, marchons pour la dissolution de la sinistre Gestapo algérienne, le DRS.

    Oui, le peuple et son élite véritable veulent dorénavant abattre la Gestapo car ses chefs et ses barbouzes n’ont pas hésité à abattre nos enfants, nos pères, nos mères et nos soeurs.. Qu’a fait la Gestapo algerienne pour le bien de la nation ? Niet, rien, nada, wallou. L’Algérie n’a pas besoin de vot




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  • abdel
    10 mars 2011 at 4 h 57 min -

    La dissolution de la Gestapo algérienne est la condition sine qua non pour le salut de la mère patrie.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    10 mars 2011 at 7 h 15 min -

    Réponse à : Algerien de Londres
    Bonjour, et je vous remercie bien de votre intérêt. Je vous indique ci-dessous les sites où vous pourriez prendre connaissance de quelques-unes de mes études. Vous risquez d’être déçu, parce qu’en général mes écrits sont centrés sur la profession que j’exerce : l’Archivistique. Mais comme tout citoyen algérien, il m’arrive de faire quelques rares incursions dans le domaine politique pour livrer mes opinions sur ce qui se passe dans mon pays. Amicalement.

    Nouveau site (Bilingue) : http://badjadja.e-monsite.com/
    Ancien site (Bilingue) : http://membres.multimania.fr/badjadja/
    Etudes archivistiques en Arabe exclusivement : http://www.alyaseer.net/vb/showthread.php?t=18806




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  • Abdelkrim BADJADJA
    10 mars 2011 at 7 h 30 min -

    Réponse à : nasser
    Bonjour. Effectivement, beaucoup de contributions et de commentaires ont été publiés sur la situation dans notre pays, et quelques solutions pacifiques préconisées. Pour ma part, j’avais déjà prédit, dans une contribution publiée par le journal « Le Monde » en décembre 2008, un soulèvement généralisé qui embraserait toute l’Algérie, et balaierait tout le système en place, pouvoir et opposition. Ce n’est pas ce que je souhaite, mais cela risque fort d’arriver si le système en place perdure avec toutes les injustices dans la répartition des richesses : les clients du système vivant dans l’opulence sans se fouler la rate, et la majorité de la population ramassant des miettes à la fin des journées de travail ardu.




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  • kunya
    10 mars 2011 at 8 h 57 min -

    je me pose vraiment des questions à propos du DRS. Est il vraiment puissant aujourd’hui? sachant que sans l’armée et sans la police , il ne peut absolument rien faire. L’armée est dirigé par des généraux qui roule en majorité pour BOUTEF et la police est entre les mains de boutef. Sans ces deux corps , quelle serait la force de frappe du DRS?
    Question probavlement naive




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  • Zoheir Hamedi
    10 mars 2011 at 12 h 18 min -

    Cher Monsieur Abdelkrim Badjadja,

    J’ai lu avec beaucoup d’interet votre reponse a Monsieur Mohamed Chafik et je partage entirement votre analyse historique concernant la formation du systeme politique Algerien que je connais tres bien de mon experience politique personnelle en tant que militant au sein du PRA de 1993 a 1997 et en tant qu’employe au sein de la Sonatrach et de ses filiales de 2001 a 2007 avant mon depart definitif de mon pays vers l’Angleterre en 2009 a cause du degout jusqu’au vomissement de tout ce qui se passe dans mon cher pays. J’ai vu de mes propres yeux le travail du DRS dans les affaires des partis politiques et les moyens malsains utilises pour obtenir l’allegence de ses dirigeants et d’une bonne partie de ses militants. J’ai vu de mes propres yeux la corruption de la vie politique par la DRS et son chef a leur tete. J’ai aussi eu la mauvaise experience de voir la corruption au niveau de Sonatrach et les proportions qu’elle a prise avec Chakib Khalil et son bras droit Reda Hemche.

    Le salut de l’Algerie doit necessairement passer par la mise a l’ecart de la DRS de la vie des Algeriens et de l’Algerie dans tous les domaines. La DRS doit etre deracinee de la vie des Algeriens et les tetes de cette institutions tous changer et juges pour crimes contre l’Algerie et son peuple. Si ce fameux General Tewfik est si intelligent qu’on le lui pretend il devrait avoir l’intelligence de savoir que le moment est venu de partir lui et le system qu’il represente sans oublier de prendre son employe avec lui (Avec l’exception de Boumediene, en Algerie on recrute des presidents et le recruteur est la DRS), Monsieur Abdelaziz Bouteflika et sa famille. Si il fait le choix de partir d’une maniere organisee et de reformer le system de l’interieur il sortira par la grande porte et epargnera a l’Algerie d’autres souffrances, dans le cas contraire, lui et son employe seront jetes dans la poubelle de l’histoire. Malheureusemnt, connaissant les limitations mentales, psychologiques, culturelles et morales de ces gens je suis convaincu qu’ils sont incapables de prendre les bonnes decisions pour le bien de l’Algerie et de son peuple.

    Cher Monsieur Abdelkrim, il y’a un point sur lequel je ne suis pas d’accord avec vous, et cela concerne la demande de proclamer l’Amazigh comme langue nationale et officielle et je suis etonner de vous voir faire cette demande etand donne que vous vous presentez comme historien, car dans toute l’histoire Amazigh depuis l’antiquite les Amazighs n’ont jamais eu une langue classique que l’ont pourrait considerer comme nationale ou commune a tous les Amazighs. Je suis d’accord sur le fait que l’identite Amazigh est une partie integrante de l’identite Algerienne et que les differentes langues Amazighs comme le Targui, le Chaoui ou le Kabyle et autres, (Que je me refuse d’appeler dialectes a cause de sa connotation pejorative)devraient etre enseignes dans les regions ou elles sont parles en priorite et dans toute ecole en Algerie si il ‘y’a une demande dans ce sens. A ce sujet je vous suggere de lire le livre LES BERBERES de Gabriel CAMPS qui est une reference mondialement reconnue sur l’histoire des Berberes.

    Je pense, humblement, que les Algeriens devraient se concentrer sur l’exigence du depart de se system politique et de la democratisation de l’Algerie. Pour l’instant toute revendication devrait aller dans ce sens. Toutes les autres questions, options economiques, culturelles ou autres peuvent etre discuter et resolues dans un cadre democratique. La priorite et de construire se cadre democratique qui va nous permettre de mettre l’Algerie sur la bonne voie et discuter librement de toutes les revendications qui relevent de l’economie de la culture ou autres.

    Zoheir Hamedi, Angleterre




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  • radjef said
    10 mars 2011 at 15 h 22 min -

    Bonsoir tout le monde. @Adel, bonsoir. Comment donc des parvenus sortis de nulle part et sans la moindre qualification morale nous gouvernent depuis plus de soixante ans ?
    Le peuple est coincé entre un régime militaire né d’une infidélité amoureuse, d’un inceste et une classe politique assimilationniste et paternaliste qui ne tolère aucunement l’intelligence, l’aventure humaine, la libre pensée, le savoir, le savoir faire, l’art et le talent. Nous sommes dans un éternel recommencement ou les acteurs, les mêmes depuis plus d’un demi siècle, en dépit de l’age avancé, des maladresses qui ont coûté cher au pays, des excès démesurés, des trahisons, des crimes et des temps qui ont totalement changé, refusent de passer la main à des générations qui regorgent d’audace, d’enthousiasme et de volonté pour changer le cours de l’histoire. Pourtant, dans cet immobilisme moral et intellectuel qui a transfiguré le vice en vertu, la ruse et la trahison en marque d’intelligence, la jeunesse refuse de céder à la fatalité. Elle veut s’inventer un avenir et un destin. Depuis la révolution tunisienne, la jeunesse algérienne veut se réconcilier avec son génie et ses aptitudes pour se prendre en charge, pour ne pas rater une fois de plus le rendez vous de l’Histoire et ne pas manquer le train du progrès qui roule à une vitesse vertigineuse.
    Aujourd’hui, alors que la jeunesse veut ancrer les valeurs universelles comme mode de gouvernance, la classe politique refait subitement surface pour parler de la réconciliation des peuples. Comment peut-on parler de la réconciliation des peuples alors qu’on refuse obstinément de la conforter au sein de sa propre famille politique ? Comment peut-on prétendre aider le peuple à se réapproprier son destin alors qu’on n’arrête pas de broyer l’engagement sincère et profond pour le remplacer par des esprits scélérats, stupides à outrance et inaptes à l’exercice moral ? A la question comment des gens aussi sombres et obscurs comme Khaled Nezzar, Touati, Gaid, Ghezail, Mguedem, Ben Maalem, Djouadi, Abderahim, Tewfik, Bey, Tafer …nous gouvernent depuis plus de soixante ans, la réponse est dans notre premier novembre 1954 et la nature même de la classe politique algérienne.




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  • Afif
    10 mars 2011 at 22 h 06 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم

    Monologue destiné à ceux qui lisent et qui retiennent : suite de mes deux commentaires précédents.

    Le pouvoir pendant la Révolution était fondé sur une légitimité politique. Il n’était pas appuyé sur une force armée. Cette légitimité s’est vérifiée de manière magistrale lors du CNRA d’août 1957 qui a réintégré les 5 dirigeants de Novembre, alors emprisonnés, au sein du CCE : une année auparavant, lors du Congrès de la Soummam, les présents à ce Congrès se sont permis d’évincer de la direction exécutive de la Révolution baptisée CCE la majorité des dirigeants de Novembre (5 sur 7 encore en vie) pour le motif que quatre d’entre eux à cette date (août 1956) se trouvaient à l’extérieur (Boudiaf, Ben Bella, Khider, Aït Ahmed) et un en prison (Bitat). Seuls, deux dirigeants de Novembre qui se trouvaient à l’intérieur du territoire national, étaient membres du CCE: Ben M’hidi et Krim Belkacem. Comme indiqué supra, cette décision du Congrès de la Soummam n’a pas fait long feu et les 5 dirigeants évincés ont été rétablis et sont devenus membres de tous les exécutifs jusqu’au cessez-le-feu : CCE, puis les trois GPRA. Leur retour à la Direction de la Révolution n’a pas été pas causée par un coup de force militaire, mais par un vote démocratique d’une institution de la Révolution, souveraine dans l’intervalle de deux congrès.

    De ce qui précède, il devient évident qu’entre 1954 et 1962, le pouvoir n’était pas entre les mains des militaires. Ce n’est qu’à l’approche de l’indépendance que les militaires, dans leur quête de prise de pouvoir, ont dû solliciter l’appui d’un dirigeant politique pour arriver à leurs fins. De 1962 à 1965, ils occupaient la majorité des postes-clés du gouvernement. Le 19 juin 1965, ils n’avaient plus d’associés.




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  • still
    11 mars 2011 at 0 h 14 min -

    @ Si Abdelkrim BADJADJA

    Merci pour les éclaircissements.Je reconnais que je me suis empêtré dans ma propre naïveté.




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  • Hanif
    11 mars 2011 at 9 h 54 min -

    Il y a une grande similitude entre le pouvoir instauré par le MALG en Algérie en 62 et et le système édifié par Mâamar El Gudafou en Lybie . tout les deux sont d’essence militaire qui se caractérise par la supériorité du militaire sur le politique, la ruse et le clash sur l’intelligence et le savoir, par une idéologie de façade qui est en réalité une idioliogie qui a coulé les 2 Pays dont le moule de l’Unicité ; Un seul Dieu, une seule religion, une seule langue, une seul Parti sans tenir compte des pécificités de chaque société .

    Les deux régimes s’appuient sur les Services de l’armée pour surveiller le peuple museler, manipuler et infiltrer toute tentative d’activité politique qui leur échappe et à défaut avoir recours à l’emprisonnement ou au meurtre des opposants politiques .

    Les deux régimes ont abouti au même résultat ; la destruction des institutions étatiques et de la cohésion nationale, la fuite des compétences et des capitaux, , une corruption endémique et surtout le démantèlement de la cohésion et de l’Unité Nationale. Nationale. Les autres pays de la région Tunisie, Egypte , Maroc et Syrie ont su, tout en en exerçant une dictature politique préserver et développer leur cohésion et unité nationale. Les récentes révolutions tunisienne et égyptienne l’ont bien confirmé.




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  • W A H I D
    12 mars 2011 at 14 h 39 min -

    Monsieur Abdelkrim Badjadja, vous devriez dire a votre correspondant,Mohamed Chafik Mesbah, qu’il serait plus utile et plus efficace s’il s’occuperait a reflichir comment comptabiliser son expérience au sein de la sécurité militaire, et contribuer a reformer le DRS pour qu’il se moderniser, se professionnaliser et se mettre a niveau avec les standards internationaux, au lieu de « politiker ».

    « Il devrait commencer par suggérer a son patron la retraite pour retrouver la sagesse »

    Ces hommes ont déjà fait trop de mal aux civiles, et même a leur collègues par les complots pour éliminer les l’uns, les assassinats des autres, (pourtant c’étaient des patriotes sincères, Abanne, Khemisti, Chabou, Boudiaf, Medegheri, Kaidi, Merbah, Meceli, Hachani, les 200 000 morts, les 25 000 disparus, les 500 000 exilés, 2000 000 de déplacés etc), on négligeant la souveraineté politique et économique du pays.

    C’est ce comportement des militaires qui a fat que le pays depuis son indépendance du colon français, n’a pas su séparer entre les prérogatives des militaire et des civiles dans l’activité politique et économique, un militaire est forme pour être un militaire pour quoi doit il être simultanément un homme politique et un homme d’affaire en usant de son grade dans l’institution militaire.

    Soyez sage et retrouver vos caserne.

    W A H I D




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  • Congrès du Changement Démocratique