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30 March 2017

Dernier sit-in des médecins résidents avant… la grève !

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El Watan le 11.03.11 | 01h00

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens a dénoncé hier, lors d’un nouveau sit-in, à l’hôpital Mustapha Pacha, le silence radio du ministère de la Santé, qui n’a toujours pas réagi à la plate-forme de revendications, qui lui a été transmise, et signée par 3500 médecins résidents.

«Pour le moment, nous n’avons reçu aucune réponse, affirme docteur Amine Benhabib, porte-parole du collectif. C’est d’autant plus triste que le mouvement touche l’ensemble des médecins résidents à travers plusieurs wilayas.» Cette situation ne semble pas perturber la détermination du collectif qui continue à réclamer des discussions directes avec les services du ministère. «C’est bien simple, assure le porte-parole, s’il n’y a pas un début de dialogue avec la tutelle, on passera à une autre étape.»

Leurs revendications comprennent une vingtaine de points dont la révision du statut du résident, une série de revendications à caractère pédagogique et l’exemption du service national, obligatoire pour eux depuis douze ans alors que les spécialistes en sont exempts. «Travailler au Sud ne nous pose pas de problème, affirme le porte-parole. Ce service a été mis en place au début pour une période temporaire, car il devait répondre à une situation d’urgence qui n’existe plus actuellement. D’ailleurs, la politique sanitaire dans les zones du Sud est un échec puisque malgré un salaire attractif (150% du salaire de base pour la zone 4, extrême-sud), les médecins repartent une fois leur service civil terminé.»

Pour faire face à la désaffection des médecins des zones du Sud, le collectif a émis une série de propositions, comme l’ouverture de postes budgétaires, accompagnée de mesures incitatives qui permettraient une meilleure prise en charge du malade. «Il ne faut pas croire que tous les médecins veulent quitter les hôpitaux pour ouvrir un cabinet. Nous voulons juste de meilleures conditions de travail pour offrir une meilleure prise en charge au  patient», souligne Mourad, médecin résident, qui tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : «La médecine m’a fatigué et l’administration m’a achevé».

Salim Mesbah

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6 Commentaires sur cet article
  • Rédaction LQA
    11 mars 2011 at 11 h 59 min -

    « COLLECTIF AUTONOME DES MEDECINS RESIDENTS ALGERIENS »

    SIT-IN LE LUNDI 7 MARS 20011 à 11h au niveau du CHU MUSTA-PHA
    Pour faire aboutir notre plateforme de revendications
    VENEZ EN BLOUSES BLANCHES !
    LISTE DES REVENDICATIONS DES MEDECINS RESIDENTS ALGERIENS
     Service civil :

    – Selon l’article 29 du chapitre IV de la constitution, les citoyens sont égaux devant la loi en droits et en devoirs.
    – Or, il s’avère qu’en matière de devoirs, seuls les médecins spécialistes sont assujettis à un service civil obligatoire d’une durée variable d’une année (01) à quatre (04) ans selon les zones.
    – De ce fait, nous demandons l’abrogation des lois et des décrets relatifs au service civil des médecins spécialistes notamment :
    • la loi 84-10 du 11 février 1984
    • la loi 86-11 du 19 aout 1986
    • le décret 87-90 du 21 avril 1987
    • le décret exécutif 89-128 du 25 juillet 1989
    • le décret exécutif 99-176 du 02 aout 1999
    • l’ordonnance 06-06 du 15 juillet 2006
    • le décret exécutif 06-420 du 22 novembre 2006
    – Cependant, conscients que les pouvoirs publics ont, à juste titre, la préoccupation de permettre à tous les citoyens de recevoir des soins de qualité ; nous proposons l’ouverture de postes budgétaires dans toutes les wilayas du pays accompagnées de mesures incitatives à savoir :
    • la mise à disposition des médecins spécialistes postulants d’un plateau technique en adéquation avec leurs qualifications ;
    • la mise à disposition des médecins spécialistes postulants de logements de fonction à proximité de leur lieu de travail ;
    • la gratuité du transport entre le lieu de résidence d’origine et le lieu de travail des postulants ;
    • la majoration des salaires en fonction des zones de travail ;
    • accorder la faculté à tout médecin spécialiste le droit de pouvoir démissionner de leur poste sans aucune restriction;

     Service national :

    – Les médecins revendiquent le plus grand nombre d’années d’études supérieures et servent leur pays quotidiennement au cours de l’exercice de leur fonction.
    – Ils terminent leurs études à un âge avancé et aspirent à travailler pour se créer une situation financière et sociale favorable et décente.
    – Cependant, ces derniers ne bénéficient pas des mesures prises par les autorités concernant la dispense du service national.
    – Aussi, nous demandons à ce que les médecins spécialistes, au même titre que les autres citoyens, puissent bénéficier d’une dispense du service national.

     Statut du résident :

    – Nous demandons la révision du statut actuel du résident (incluant le droit syndical, la révision des congés de maternités, les accidents de travail, et toutes les autres revendications propres aux spécialités médicales…)
    – Nous demandons une réévaluation de la rémunération servie au motif : d’une part, du fait de la lourde charge de travail du résident, véritable cheville ouvrière des services hospitalo-universitaires et d’autre part, par la cherté de la vie.
    – Il est donc nécessaire de réviser la rémunération mensuelle du résident et de lui octroyer le droit de toucher des indemnités en rapport avec son statut de praticien en formation spécialisée. Dés lors, nous réclamons :

    • La révision de la prime de garde à hauteur de 4000 da (actuelle 690 da) avec une majoration pour les jours de week-end et les jours fériés à hauteur de 1000 da.

    • La révision de l’allocation(1) d’étude à hauteur de :
    o résident en 1ère année : 12750 da
    o résident en 2ème année : 13500 da
    o résident en 3ème année : 14250 da
    o résident en 4ème et 5ème année : 15000 da

    • Le droit à l’indemnité d’encadrement(2) des étudiants internes et externes en médecine calculée par référence à l’indemnité d’encadrement du praticien spécialiste de santé publique aux taux de :
    o résident en 1ère année : 80% de l’indemnité d’encadrement du praticien spécialiste de santé publique ;
    o résident en 2ème année : 85% de l’indemnité d’encadrement du praticien spécialiste de santé publique ;
    o résident en 3ème année : 90% de l’indemnité d’encadrement du praticien spécialiste de santé publique ;
    o résident en 4ème et 5ème année : 95% de l’indemnité d’encadrement du praticien spécialiste de santé publique.

    • Le droit à la prime de contagion(3) égale à celle du praticien spécialiste de santé publique.

    • Le droit à la prime de risque.

    • Le droit à l’indemnité de documentation(4) égale à celle du praticien spécialiste de santé publique.

    • Le droit à l’indemnité d’intéressement(5) calculée par référence à l’indemnité d’intéressement du praticien spécialiste de santé publique aux taux de :
    o résident en 1ère année : 80% de l’indemnité d’intéressement du praticien spécialiste de santé publique ;
    o résident en 2ème année : 85% de l’indemnité d’intéressement du praticien spécialiste de santé publique ;
    o résident en 3ème année : 90% de l’indemnité d’intéressement du praticien spécialiste de santé publique ;
    o résident en 4ème et 5ème année : 95% de l’indemnité d’intéressement du praticien spécialiste de santé publique.

    – Le droit à un hébergement décent pour les résidents habitant à plus de 50 km de leur lieu de travail.

     Revendications pédagogiques :

    – Abrogation de l’article 08 du chapitre II de l’arrêté ministériel n°709 du 06/12/2010 concernant les examens sanctionnant et validant des années intermédiaires.

    – La validation des formations spécialisées nationales et internationales effectuées par les résidents au cours de leur cursus de formation selon les dispositions prévues par la loi.

    – Application de l’article 02 du chapitre I de l’arrêté n°709 du 06/12/2010 concernant la durée des formations spécialisées en sciences médicales à partir de la session 2011/2012, et l’abrogation de l’article 21 du chapitre IV du même décret.
    ___________________________________________________________________________________________________
    • (1) prime d’allocations d’étude actuelle :
    o résident en 1ère année : 4250 da
    o résident en 2ème année : 4400 da
    o résident en 3ème et 4ème année : 4500 da
    • (2) prime d’encadrement actuelle du praticien spécialiste en santé publique = 4000 da.
    • (3) prime de contagion actuelle du praticien spécialiste en santé publique = 1500 da.
    • (4) prime de documentation actuelle du praticien spécialiste en santé publique = 4500 da.
    • (5) prime d’intéressement du praticien spécialiste en santé publique = 3500 da.




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  • Rédaction LQA
    11 mars 2011 at 15 h 22 min -

    Des centaines à manifester au CHU de Constantine
    El Watan,11 mars 2011

    Des centaines de médecins résidents ont tenu, hier, un sit-in dans l’enceinte du CHU Benbadis de Constantine pour protester contre leurs conditions de travail, réclamant l’instauration d’un statut qui garantit leurs droits, surtout qu’ils continuent d’assumer des charges importantes au sein des services.

    «Nous assurons des gardes comme tous les autres praticiens, nous assurons des consultations et des interventions et nous sommes exposés à tous les risques, mais on ne bénéficie d’aucune prime en conséquence», ont déploré les contestataires. Selon la plateforme de revendications communiquée à la presse, ces praticiens réclament une réévaluation salariale conformément aux responsabilités qu’ils accomplissent et l’augmentation de la prime de garde, jugée insignifiante puisqu’elle est estimée à 690 DA en 24h.

    «Nous revendiquons par ailleurs une révision à la hausse de la prime d’allocation d’études, l’instauration d’une prime d’encadrement, de contagion et de risque, à l’instar de tous les membres des corps paramédicaux et médicaux», notent-ils, tout en insistant sur la mise en place des primes d’intéressement et de documentation. La demande d’annulation des dernières mesures obligeant les résidents à subir des examens durant les années intermédiaires de formation est parmi les principaux points débattus lors de cette rencontre, où les discussions n’ont pas manqué d’aborder la question du service civil.

    «Nous n’avons jamais été contre le service civil, seulement nous réclamons que ce dernier ait lieu dans des conditions techniques et professionnelles favorables, qui serviront l’intérêt des malades, tout en tenant compte de la situation sociale et familiale du spécialiste, ce qui lui permettra d’assurer sa mission et ne pas gâcher ses années à ne rien faire», ont-ils conclu.
    Arslan Selmane




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  • tamarisio
    11 mars 2011 at 16 h 10 min -

    Nous sommes de tout coeur avec vous les résidents car lorsqu’on se presente a l’hopital dans 95 % des cas c’est le résident que l’on trouve. Par ailleurs,il n’est pas juste d’exiger d’un resident 4 années de service civil alors que tous les autres diplomés superieurs en sont exclus.Nous seront toujours avec vous méme en cas de greve generale bon courage organisez vous et tenez bon




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  • ninine
    11 mars 2011 at 21 h 56 min -

    Salam alaykoum,

    La SANTE : est-ce normal que nos élites (je parle des médeçins) soit obligé de quémander des conditions de travail décente pour rendre un service d’utilité public ?!?!

    Ceux qui foutent rien s’en mettent plein les poches et ceux qui sauvent des vies quémandent des miettes !

    C’est quoi cette société fantoche ! on marche sur la tête ! l’organisation de l’Algérie est une mascarade !




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  • zouzou
    12 mars 2011 at 8 h 40 min -

    on est de tout cœur avec vous de toutes les façon une fois a l’hôpital c’est les résident qu’on trouve pas les professeur c’est vous qui faites tout le travail donc bonne continuation




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  • brakni
    13 mars 2011 at 0 h 27 min -

    je suis medecin specialiste,je suis passé par toutes les contraintes,les suplices,le desespoir tout en faisant ma formation (eh oui!!!! futur medecin specialiste),c’est malheureux de dire ainsi les choses mais c’est la realité pure et dure…je suis de tout coeur avec vous,battez vous jusqu’à satisfaction de vos droits legitimes….il n’ya rien pour rien…..bon courage.




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  • Congrès du Changement Démocratique