Édition du
30 March 2017

Changer Quoi par Quoi ?

Mohand Tahar Mohammedi

Il faudrait certainement penser le changement dans toutes ses dimensions non pas que sur la nature du régime, mais aussi sur notre mentalité, sur notre manière d’agir et de vivre ensemble dans la société, surtout de se poser la question que finalement changer quoi par quoi et avec quelle alternative politique réaliste qui soit en phase avec la réalité sociologique , politique , économique, culturelle et écologique de la population pour éviter de travailler dans l’abstrait et la légèreté politique ce qui va nous causer d’énormes retards pour la consécration de la démocratie.

Ce processus donc de changement est complexe, il faut donner le temps au peuple de s’émanciper, c’est la seule valeur sûre qui va nous permettre dans le calme et la sérénité de préparer ,de planifier et de penser l’avenir d’une manière rationnelle , la précipitation l’immédiateté et la spontanéité dans tous leurs états produisent que des situations irréfléchies, dramatiques et des manipulateurs de foules viendront mendier des noms de leaders, la suite on la connait ; c’est le règne de la médiocrité qui s’installe, le temps des leaders spontanés est dépassé ,nous sommes dans l’ère des intelligences , des créativités , des préventions , de projet contre projet, des nouvelles technologies qui permettent à tous un chacun et à tous les citoyens du monde entier de contribuer en temps réel la construction et à l’avancée des solutions auxquelles l’humanité est confrontée et surtout l’orienter vers une autre civilisation plus humaine, il ne suffit pas donc de changer les choses, mais de penser à changer quoi par quoi, et les personnes qui pensent qu’avec seulement la persévérance et la piété pour triompher se trompent de monde et ce n’est pas grâce aux « soldats » de dieu ou de l’armé qu’on va réussir, mais bien en privilégiant les chemins de la science qu’on pourra prétendre à être libre et de prendre en charge d’une façon effective tous nos problèmes, Il nous faut donc rechercher à comprendre de dieu les machines scientifiques qu’il a utilisé pour façonner l’univers et espérer conquérir son propre destin dans un contrat social accepté par tous.

Si la fin de règne par l’épouvantail islamiste instruit par ces régimes tyrannique est arrivé, ce qui détermine aussi la fin du terrorisme REEL , néanmoins , ce n’est pas une raison de courir et de se battre pour prendre le pouvoir dans la maison, alors que nous n’avons pas une, ni de conçu ni de construite, Il nous faut donc commencer d’abord par penser comment devra être cette maison, définir son architecture et puis essayer de fédérer tous les membres de la famille pour qu’ils acceptent la maquette, surtout définir le contrat sur la manière de vivre ensemble et puis commencer à la réaliser, c’est dans un tel projet politique REFLECHI à l’avance qui pourra nous éviter d’autre mélodrames et d’autres nouveaux terrorismes ou chacun de nous , proposera son idée et déposera sa pierre pour cette nouvelle maison toute fraiche et c’est dans la démarche de projection politique qu’on doit définir le changement et non pas dans la démarche de conquête du pouvoir.


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19 Commentaires sur cet article
  • Adel
    12 mars 2011 at 23 h 58 min -

    Gouvernement de transition, Assemblée Constituante, élections à tous les niveaux. Tel est le cheminement.

    Nul ne peut décider à l’avance de ce que sera l’avenir. C’est le peuple algérien qui décidera en toute liberté. C’est cela l’essence de la démocratie.

    Mais avant d’entamer ce parcours, il faudra d’abord faire sauter le verrou qui nous empêche d’ouvrir la porte et de voir la lumière du jour. Ce verrou, c’est le pouvoir en place, avec tous ses relais.

    La seule question qui doit nous préoccuper est de savoir comment faire sauter ce verrou. Une fois qu’il sautera et que les principaux représentants de ce pouvoir auront été chassés, le nettoyage commencera et la reconstruction de la maison Algérie sur des bases solides pourra être entamée. Nous ne devons pas réinventer la roue. Toutes les institutions de l’État de droit sont connues et les mécanismes de la démocratie sont bien rodés à travers le monde. Il suffit d’y croire sincèrement et de vouloir le bien du peuple algérien. Le reste viendra progressivement et étape par étape.

    Jusqu’à présent, ceux qui ont détenu le pouvoir n’ont jamais tenu compte de l’avis du peuple algérien. Ils ont toujours agi à leur guise, passant du socialisme au libéralisme, sans aucun état d’âme. Ils ont plusieurs fois changé de masques et sont revenus jouer un nouveau rôle, toujours dans la même pièce de théâtre qui dure depuis 50 ans.

    Aujourd’hui, seule une dynamique révolutionnaire ayant pour seul mot d’ordre « Yaskout ennidham! » pourra donner naissance à une nouvelle donne et, tel un électrochoc, réveiller tous ceux qui tournent en rond tels des somnambules. Aucune décantation ne pourra se faire dans le climat actuel, dominé par l’intrigue et la suspicion. Un vent de liberté doit d’abord souffler sur notre pays afin de purifier l’air de toutes les émanations nauséabondes qui s’y sont accumulées depuis si longtemps. L’élan libérateur du peuple, avec la jeunesse en tête, créera une situation nouvelle et démasquera tous les imposteurs. Ceux qui sont pour la démocratie se rangeront du côté du peuple et ceux qui sont contre soutiendront le pouvoir en place.

    Si on ne croit pas que le peuple algérien en a assez de ce régime pourri et veut le chasser une fois pour toutes, alors il faut d’abord s’en convaincre. Je crois que la faillite de ce régime est avérée depuis longtemps et nous assistons depuis quelques années à un pourrissement sans précédent, la corruption, la prédation et la trahison ayant atteint des proportions qui dépassent l’entendement.

    Le peuple algérien a été trop patient. Il a supporté les brutes et les médiocres depuis 50 ans. Aujourd’hui, notre seule arme est l’union la plus large des forces vives contre le pouvoir mafieux. L’échec de 88 et celui de 91 sont le résultat de la division des élites et de l’attitude sectaire des dirigeants du FIS. Nous ne devons pas refaire les mêmes erreurs. Ce que nous voulons, c’est la démocratie et l’État de droit. Dans l’Algérie nouvelle, la majorité aura le droit de faire les lois et de gouverner le pays, mais sans empêcher la minorité de s’exprimer et d’activer dans l’opposition en vue de conquérir la majorité. C’est cela la démocratie. Toute autre attitude nous plongera dans de nouvelles tragédies. Il faut espérer que les Algériens et Algériennes sincères ont tiré toutes les leçons des échecs passés.

    Nous devons être optimistes et faire confiance au peuple algérien et à la jeunesse. Et surtout, nous débarrasser définitivement des réflexes qui nous ont été inculqués par 50 ans de dictature des brutes et des médiocres. Ne plus exclure aucun Algérien. Ne plus mépriser aucun Algérien. Ne plus empêcher aucun Algérien de s’exprimer. Ne plus manipuler, ni tromper aucun Algérien. Si nous gardons en tête ces règles de base, alors, l’avenir nous appartiendra et nous pourrons enfin faire de l’Algérie le pays de toutes les Algériennes et de tous les Algériens, un pays où il fera bon vivre, dans la fraternité, le respect et l’enrichissement mutuel.




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  • ABDERRAHMANE
    13 mars 2011 at 0 h 11 min -

    CE SONT LES URNES QUI DECIDERONS DU PROJET A METTRE EN PLACE.TOUT SIMPLEMENT




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  • Kada
    13 mars 2011 at 8 h 53 min -

    Il ne faut surtout pas confondre vitesse et précipitation.La déliquescence actuelle de la société demande de la prudence dans la construction démocratique car nous n’avons plus droit à l’erreur, nous avons perdu beaucoup de nos meilleurs compatriotes et trop de temps.
    Quand les voix d’un douar entier voire d’une tribu sont achetées par un trabendiste,
    Quand tout activité de quelque nature que ce soit passe par la bénédiction d’une administration presque entièrement corrompue et asservie au pouvoir;
    Quand la grande majorité de notre population n’a pas encore acquis les bases culturelles pour faire un bon choix qui va dans ses intérêts stratégiques,
    Quand le tribalisme , le clanisme et le clientèlisme ont pris une ampleur dangereuse,
    Quand les médias publics continuent à abrutir le peuple (aucun débat , aucune analyse sérieuse ; aucun film éveillant les consciences …)
    Quand la plus grande partie du peuple court derrière les besoins de base (nutrition, logement , santé)
    Quand la mauvaise foi totale caractérise des responsables politiques
    Quand les relais culturels du peuple sont viciés et fonctionnent uniquement sur la base des intérêts étroits et égoïstes,
    Quand des Keddhafillons pullulent à tous les niveaux de la responsabilité (Si vous me chassez du koursi , naj3alha NAR HAMRA)
    Quand la solidarité ancestrale des algériens a disparu même au sein de la famille
    Quand 50 ans de terreur (douce ou/et violente) et d’apartheid générationnel ) a fini par créer la suspicion entre algériens parfois entre voisins de longue date,
    Quand les voix réelles du peuple sont manipulées ou détournées sans aucun état d’âme (Pendant des années , on ne trouve pas de bulletins NON dans les bureaux de vote )
    Etc..Etc…
    Il ne faut pas aller à la simplicité du ONE MAN ONE VOTE sans les préalables pédagogiques envers les masses et les garanties irréfragables d’un vote propre,
    La sincérité du pouvoir pour le changement pacifique passe nécessairement par l’ouverture préalable des médias publics pour éduquer le peuple à savoir voter dans ses intérêts BIEN COMPRIS.
    SINON NOUS ALLONS NOUS PAYER ENCORE UNE 3EME GENERATION DE HARKIS ET UNE AUTRE SERIE DE DICTATEURS AU NOM DE CONCEPTS ADAPTES A LA SITUATION INTERNATIONALE EN CONSTANTE MUTATION.
    L’Algérie ne mérite pas cela.SALUT.




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  • batni
    13 mars 2011 at 8 h 57 min -

    Je ne pense pas que cela soit aussi simple, moi je met un bémol a la proposition de laisser les urnes décider du  »projet de société » d’un pays, c’est utopique et même dangereux d’avancer ce genre de propositions. C’est tout simplement mortelle pour n’importe quel pays au monde.
    On ne joue pas de l’avenir d’un pays comme a la roulette russe ou au jeu de reyrey.
    L’Algérie l’a cherement payée lorsque cette formule de choix de  »projet de société » par les urnes a été testés par des apprentis sorciers dans les années 90, un monstre en est sortie, 200000 morts et une guerre civile, qui nous a renvoyés au moyen age ou presque.
    Il est plus que nécessaire de mettre des lignes rouges qui ne doivent pas être dépassées au risque de déstabiliser l’évolution du peuple, du pays et même de la région;
    Comme expérience heureuse on peut citer le cas de la Turquie ou un gouvernement conservateur (islamiste???), patriote et non bazariste respecte cette donne (les lignes rouges) pour le plus grand bien des turcs,de la Turquie et des pays voisins.
    L’Algérie ne peut pas se permettre d’être le laboratoire (dixit feu Hassen II) ou a chaque election une partie du peuple, et même les pays voisins  »tremblent » car on peut changer de  »projet de société ». Ce n’est tout simplement pas sérieux.

    Mes respects,

    ================================
    Oui, l’Algérie est un pays « spécifique ». Il faudrait probablement un « laboratoire de réflexion » constitué d’une minorité d’algériens du 1er collège pour décider à la place de ce peuple immature. N’est-ce pas?
    Salah-Eddine.




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  • Dudesert
    13 mars 2011 at 10 h 03 min -

    Bonjour
    Autant je suis d’accord avec Batni, autant je le suis encore plus pour le commentaire de Salah-Eddine. Que faire ?
    Je pense que les derniers évènements ont encore montre l’immaturité du peuple Algérien, comparativement aux Tunisiens et Égyptiens. Le problème est que, comme rappelé dans plusieurs contributions, nous n’avons pas d’élite organisée et courageuse capable d’orienter ou de mener les débats et les réflexions dans un sens positif. Plus grave encore, je ne vois personnellement aucune contribution ou orientation allant dans le sens d’une meilleure communication entre Algériens. Nous manquons terriblement de pédagogie et de capacités d’écoutes, surtout des nos élites.
    Je vous cite à titre d’exemple l’explication du mal de l’Algérie par beaucoup des gens que je vois et fréquente au travail. Pour eux, le mal de l’Algérie est Ouyahia et Rebrab!!. Je ne voudrais généraliser cet exemple mais il y a matière à réflexion et à communication.




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  • Si Mahmoud
    13 mars 2011 at 10 h 10 min -

    L Algerie est condamné a rester à l’état d’anarchie, divisions, car elle est spécifique !!!
    Tant que les certificats de fin d’etudes dirigent ce pays oui.
    Ah j ai oublié on a aussi des enfants on ne sait pas décider de notre avenir n’est ce pas !!




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  • batni
    13 mars 2011 at 11 h 48 min -

    Mr Salah-Eddine,
    Flatter l’égo du peuple et le caresser dans le sens du poil n’est ni pragmatique ni réaliste.
    Les milliers de morts et de blessés, les exilés malgré eux, les déplacés, vous-même, moi et des millions d’Algériens sommes les victimes collaterales de l’expérience malheureuse ou on a laissées les urnes décidés du  »projet de société » .
    Dans tout les pays démocratique, le cadre est préalablement défini, les gens choisissent leurs  »projet de société » a l’intérieur de ce cadre.

    Est-ce que le peuple Algérien est mature?. Même un peuple trés mature peut tomber dans ce piége (voir l’Expérience Allemande avec Hitler, le peuple russe avec le boltchevisme… )

    Mes respects.




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  • abderrahmane
    13 mars 2011 at 15 h 10 min -

    il serais honnete de reconnaitre que les centaines de milliers de victimes des annees 90 sont le fait de la negation des urnes et non le contraire




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  • Sharif Hussein
    13 mars 2011 at 16 h 15 min -

    Pour Mehri, « la crise, dont les effets continuent à marquer la scène politique, est la somme d’erreurs commises aussi bien par des mouvements islamiques que par les autorités de l’Etat dans leur traitement. Il est impossible de résoudre la crise en traitant la moitié de celle-ci et en occultant l’autre moitié. »




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  • Adel
    13 mars 2011 at 18 h 50 min -

    @batni

    Bonjour,

    Je me permets, à la lumière de vos commentaires que je lis depuis que je fréquente LQA, de vous classer parmi les adversaires résolus du projet de société «islamiste» (j’utilise les guillemets, car nombreux sont les intervenants sur LQA qui n’acceptent pas cette dénomination). C’est votre droit le plus absolu. Je me situe moi-même dans le camps de ceux qui n’y sont pas favorables. Je n’ai pas une position aussi tranchée que la vôtre, cependant, car je pense que nous devons faire preuve de flexibilité et être ouverts à toutes les propositions. J’ai eu l’occasion de constater, au sein même de ma famille élargie, que les positions évoluent.

    Le premier pas vers la réconciliation entre Algériens et l’avènement d’une ère nouvelle de cohabitation pacifique entre tous les courants politiques est le rejet de la diabolisation de l’adversaire politique. Qu’y a-t-il de commun entre les partis qui composent le spectre politique français, par exemple, du FN d’extrême-droite, aux trotskystes d’extrême-gauche, en passant par la droite, le centre et le parti socialiste? Comment se fait-il que tous ces partis s’affrontent pacifiquement sur le terrain politique et non par les armes?

    Un problème politique ne peut être réglé que par des moyens politiques. Le différend que notre pays traîne depuis 88 est un problème politique. Ceux qui militaient au FIS et ceux qui ont voté pour le FIS sont des Algériens. De quel droit un autre Algérien peut-il leur imposer son point de vue ou son projet de société?

    Il faut bien comprendre que le mal, tout le mal, vient de cette attitude qu’un groupe a adoptée au lendemain de l’indépendance et surtout après le 19 juin 65 et qui consiste à imposer sa tutelle au reste du peuple. Nous avons eu droit au socialisme folklorique de Ben Bella, au socialisme de caserne de Boumédiène, à l’affairisme de Chadli et enfin au règne du DRS qui dirige le pays en restant derrière le paravent, n’ayant aucune stratégie claire mis à part celle du maintien au pouvoir, de la prédation et du bâillonnement de la société. Cette forme de gouvernement qui maintien le peuple en état d’éternelle infériorité est la cause de tous nos malheurs.

    Je crois en les vertus du dialogue sincère. Lorsque les membres d’un groupe ont des vues diamétralement opposées sur un sujet donné, la seule solution est de dialoguer et négocier en vue d’aplanir les différences et déboucher sur un consensus acceptable par la majorité. Le pouvoir algérien n’a jamais appliqué cette méthode. Nous avons aujourd’hui en la personne du sanguinaire Kadhafi le type parfait du dirigeant qui est prêt à massacrer une grande partie de la population afin de rester au pouvoir. C’est exactement la même attitude qu’ont eue les généraux algériens en 92.

    Tous les partis politiques ont commis des erreurs, les «islamistes» tout autant que les «démocrates». Le FLN et le RND étant des créations des laboratoires du pouvoir ont quant à eux la plus grande part de responsabilité dans la ruine de notre pays. Aujourd’hui, nous devons regarder vers l’avenir. Tous les partis doivent se déterminer par rapport à la démocratie et l’État de droit. Ces derniers n’admettent pas les exceptions. Tout Algérien qui déclare être en faveur de la démocratie et l’État de droit, quelque soit son projet de société – socialiste, libéral ou «islamiste» -, est en droit de demander à être consulté sur l’avenir de l’Algérie. Tout ceux qui s’y opposent veulent maintenir le peuple algérien sous la tutelle d’un groupe ou d’un parti, qu’ils soient «démocrates» ou «islamistes».

    Le FIS avait adopté une position sectaire en 88-92, promettant aux Algériennes et Algériens qui n’étaient pas d’accord avec son projet de société de les «dresser» et de les ramener de force dans le «droit chemin». Ce parti a payé très cher ses errements passés et il est certain qu’il doit au préalable renoncer définitivement à cette attitude sectaire s’il veut œuvrer pour le bine du peuple algérien dans la paix et la sérénité.

    Lorsque vous dîtes que le cadre doit être défini au préalable, vous omettez de dire qui définira ce cadre, si le peuple – et dans ce peuple, il y a aussi les élites – est immature. Al-Mahdi Al-Mountadhar?

    Cordialement




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  • houda
    13 mars 2011 at 20 h 41 min -

    bonsoir tout le monde
    @ Adel, merci pour votre sagesse et votre clairvoyance.L’Algérie a besoin de personnes apaisantes comme vous. L’Algérie se fera avec TOUS ses enfants ou non, on a eu notre lot de haine et de déchirements, il est temps de rassembler et de construire pas de semer la haine et la division, pour ceux qui aiment vraiment leur pays




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  • D B
    13 mars 2011 at 20 h 49 min -

    Merci Adel pour ce message empreint de sagesse, et de générosité. Il nous manque, malheureusement, cette capacité d’écouter l’autre, de l’écouter vraiment, d’essayer d’entrer dans sa logique, dans ses rêves, sans chercher à asséner nos propres convictions, à les ériger en seules vérités. Je crois que le développement des sociétés ne vient ni de leurs richesses, ni même de leur seul potentiel laborieux, mais de leur civisme, de leur tolérance, et de l’esprit solidaire dont ils sont profondément imprégnés. Les peuples qui ont atteint ces hauteurs de l’humain ne s’écrouleront jamais, tant qu’ils s’y maintiennent.




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  • Hamma
    13 mars 2011 at 21 h 44 min -

    Traiter le peuple d’immature est irrespectueux et indigne.Ce peuple a tant souffert qu’il mérite le respect.

    Ce bon peuple a mis à genou la puissance coloniale.
    Il a fait évité à l’Algérie une guerre civile (crise interne entre les chefs militaires du FLN).
    Il fait plier le régime en 88.
    Il a été pris en tenaille dans la sale guerre et l’a chèrement payé. TOUT CELA AU NOM DE LA LIBERTE ET DE LA FRATERNITE.

    Pour toutes ces considérations,on ne peut le traiter d’immature.

    =======================
    Hélas, mon cher frère, beaucoup de nos « démocrates » et de nos alphabétes considèrent notre peuple d’immature et qu’il faut créer un collège d’électeurs pour voter à sa place !!!! Triste « élite » de pacotille. Mais cette même « élite » qui considère le peuple d’ignare politique, n’hésite pas à se mettre à plat-ventre devant…..les ignares qui dirigent notre malheureux pays.
    Salah-Eddine




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  • blue waves
    13 mars 2011 at 21 h 59 min -

    @ Batni.

    I beg your pardon, is Algeria your private property?!

    Batni a ecrit: « Les milliers de morts et de blessés, les exilés malgré eux, les déplacés, vous-même, moi et des millions d’Algériens sommes les victimes collaterales de l’expérience malheureuse ou on a laissées les urnes décidés du »projet de société » »

    voila comment on falsifie l’histoire.. pas l’histoire ancienne mais histoire qu’on tous vecu!

    les milliers de morts n’ont pas ete causes par le fait qu’on a laisse les urnes decider notre projet de societe, mais c’est tout a fait le contraire.. c’est parcqu’on a refuse le verdict des urnes..

    la tragedie de l’algerie na pas ete causee par ces millions de femmes et d’hommes qui sont aller un matin de decembre 1992 d’une maniere pacifique et civilisee, ni par le partie politique qui est sorti gagnant, mais malheureusement par (je ne trouve pas d’autre maniere plus polie pour le dire) des gens qui pensent comme vous.. des gens soi qui se croient trop intelligents.. trop futes politiquement.. ou simplement trop arrogants..

    nous somme tous algeriens, tous egaux, tu n’as aucun droit pour me dire comment je dois reflechir.. ou pour pre-decider le sort de mon pays… l’algerie est aussi mon pays que ton pays.. l’algerie n’est ta propriete privee et le peuple algerien n’est pas ton servant. qui t’as donne le droit de determiner les choix possibles de projects de societe avant que le peuple exprime sa volonte?!
    arrete de faire l’intelectuel eclaire et authoritaire, c’est un role qui ne te convient pas, et franchement ca devient comique




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  • abderrahmane
    13 mars 2011 at 23 h 51 min -

    LE FIS a sus parler a son peuple il a reussi a le federer autour d un projet.si c est le projet qui vous gene dites le ouvertement pour en discuter en toute sincerite .la grandeure d un partie politique se mesure a sa capacite a rassenbler c est ce que le fis a reussie a faire




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  • batni
    14 mars 2011 at 3 h 19 min -

    Mr Adel,
    Vous dites  »Qu’y a-t-il de commun entre les partis qui composent le spectre politique français, par exemple, du FN d’extrême-droite, aux trotskystes d’extrême-gauche, en passant par la droite, le centre et le parti socialiste? Comment se fait-il que tous ces partis s’affrontent pacifiquement sur le terrain politique et non par les armes?  »
    C’est parce un cadre préalable a été prédéfini (des lignes rouges a ne pas dépasser).
    Supposons que Marine Lepen du Front National arrive au pouvoir, elle ne peut du jour au lendemain décréter que les Algériens et les autres Africains doivent retourner chez eux, elle ne peut tout simplement pas faire ce qu’elle veut et imposé son  »projet de société ».

    Vous dites  »Lorsque vous dîtes que le cadre doit être défini au préalable, vous omettez de dire qui définira ce cadre, si le peuple – et dans ce peuple, il y a aussi les élites – est immature. Al-Mahdi Al-Mountadhar?  »
    – Tout existe dans la nature il suffit d’être attentif, c’est pour ca que je dis pourquoi ne pas s’inspirer de notre propre génie, de sociétés mieux organisées, des expériences heureuses des autres?

    A blue waves,
    You and ne have the same number of actions in this loved country!!! 🙂
    Je suis un simple citoyen aimant son pays et pour dire vrai je ne me considère même pas intelligent ni futé (c’est sérieux 🙂 ) mais c’est les expériences malheureuses des peuples Iraniens, Afghans, Soudanais, Algériens, Pakistanais et Somaliens qui nous enseignent que c’est un chemin dangereux que de laisser le choix d’un  »projet de société » aux bons vouloir des urnes sans des lignes rouges acceptées par tout le monde.

    A abderrahmane
    Je n’arrive pas à concevoir qu’il y’es eu des élections libres en Algérie, le FIS comme le RND actuel sont nés avec des moustaches (tu dois avoir remarqué que tout les  »leaders » du RND portent des moustaches en commençant par leur chef Ouyahia 🙂 )

    P.S : J’ai dit a peut de chose prés la même chose que Mr Kada, peut-être d’une façon maladroite. Je m’en excuse.

    Mes respects,




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  • Dudesert
    14 mars 2011 at 9 h 40 min -

    @ Abderrahmane

    En considérant que les élections auxquelles le FIS a participé était correcte, trouvez-vous normal qu’un parti ayant su parler au peuple et le fédérer puisse perdre 1 millions de voix en un laps de temps très court.
    Que tout le monde fasse son mea culpa et autocritique pour repartir sur de nouvelles bases que doivent être : respect d’autrui, liberté d’opinion et dialogue non violent.
    A bon entendeur




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  • abderrahmane
    14 mars 2011 at 15 h 02 min -

    Les moustaches du fis sont celle du peuple celle du rnd son aux generaux .la preuve apres la victoire vrai c est la répression qui c est abattu sur le peuple et les responsables du fis.pour les fausses victoires du RND c est le kourssi. tres simple a comprendre!




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  • Hamma
    14 mars 2011 at 16 h 40 min -

    Encore une fois soyons objectifs. Si le urnes ont sanctionnés les FLN et tous les autres partis, ce n’était pas à cause du programme du FIS, bien qu’il ait su comme le signale @Abderrahmane parler au peuple et le séduire par un quelconque programme.

    La sanction était dictée du fait que le peuple toute classe confondue en avait ras-le-bol du parti unique et que les alternatives sérieuses mis à part celle du FFS, ne se présentaient pas à lui. Cette fois, et pour la première fois de notre histoire, le peuple a décidé et non l’urne des décideurs.

    Pour conclure et c’est un avis personnel, ce projet de société, il est en chacun de nous, y’a qu’a demander à chaque citoyen toute classe confondue. La réponse, sera j’en suis certain, « lahna » (la paix) et ce n’est pas un vain mot. Ce n’est que dans ce cadre excluant tout calcul politicien, que le peuple pourra construire sa propre république.




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  • Congrès du Changement Démocratique