Édition du
25 March 2017

Quel est l’après de l’état d’urgence ?

Par Ait Benali Boubekeur.

A presque un mois de l’abrogation de la loi sur l’état d’urgence, la situation politique, et c’est le moins que l’on puisse dire, n’évolue pas d’un iota. Pour l’observateur de la scène politique algérienne, rien de concret n’est à constater. Bien que cette mesure intervienne dans une situation de branle-bas en l’Afrique du nord, le régime algérien, en vue de calmer la grogne sociale, tente de désamorcer la crise en adoptant quelques mesures. En effet, en dépit de la faiblesse de la mouvance islamiste dans tout le monde arabe, comme l’ont montré les révolutions tunisienne et égyptienne, force est de constater que le régime algérien ne cesse, jusqu’à nos jours, d’agiter cette menace. Le maintien de la loi sur l’état d’urgence, d’après ses promoteurs, servait ni plus ni moins qu’à prévenir les actes terroristes et par ricochet à contenir la mouvance islamiste. Or, cette manœuvre ne fait plus recette dans les pays arabes. En tout cas, la nouvelle donne  a incité les dirigeants à lâcher du lest. Toutefois, de cette vente concomitante, le gouvernement jouerait toutes ses cartes pour mettre en œuvre une loi d’exception afin de lutter contre le terrorisme, qu’eux-mêmes qualifient de résiduel. Bien que, selon eux, la loi sur l’état d’urgence n’ait pas entravé l’activité politique, il n’en reste pas moins qu’il est interdit actuellement avec sa levée de manifester contre la politique officielle et de créer des nouveaux partis politiques.

Cependant, lors du conseil des ministres, du 3 février 2011, le discours présidentiel nous a montré la réelle dichotomie entre les dirigeants et le peuple. Qu’on juge le propos du président: «Nul ne peut contester le respect et la protection des droits civiques et politiques, ainsi que les libertés fondamentales dans notre pays. En témoigne la pluralité des obédiences de nos nombreux partis politiques…» Mais, monsieur le Président, nous ne vivons pas dans le même pays. Quand un flic, en abusant de la loi, renvoie de la maison familiale, frères et sœurs, au vu et au su de tout le monde, en vue réunir sa petite famille, vous ne pouvez pas nous endormir avec ces discours sur l’égalité. La loi d’exception, faut-il le dire, a ouvert, de façon inexorable, la voie à tous les abus. Par ailleurs, si cette vitalité de la société était réelle, pourquoi maintiendrait-il l’état d’urgence depuis son accession au pouvoir en avril 1999? Aujourd’hui, bien que l’abrogation de la loi mette  tout le monde d’accord, à condition que sa suppression soit suivie d’effet, sa promulgation en 1992 était injustifiable et  discutable sur le fond. Il faut rappeler que les organisateurs des élections législatives du 26 décembre 1991 ont annulé les résultats du scrutin en empêchant la tenue du second tour, prévu le 16 janvier 1992. Or, dans une démocratie qui se respecte, le vainqueur assume la direction du pays pendant la durée de la législature. Si le vainqueur refusait de céder le pouvoir, lors de la future échéance, et ce en cas de défaite électorale, l’armée et toutes les forces vives de la nation devraient se rassembler pour le détrôner. Et dans ce cas précis, les Algériens seraient du côté des légalistes. Mais, en 1992, au milieu du processus électoral, le président fut déposé et le parlement dissous en foulant au sol les textes fondamentaux de la nation. Dans la foulée, un décret présidentiel 9244 du 9 février 1992 fut promulgué par le HCE (Haut comité d’État), une instance créée à cet effet. Et sa prorogation, en mars 1993, fut en contradiction avec la constitution algérienne, élaborée lors du règne du parti unique, notamment dans son article 91 exigeant la consultation du parlement et la détermination de la durée de son application. Du coup, durant près de vingt ans, l’Algérie a été soumise à une fermeture hermétique de la vie politique. En effet, le ministre de l’intérieur, en s’appuyant sur l’article 6, pouvait prendre n’importe quelle décision qu’il aurait jugée utile. Voici les situations dans lesquelles le ministre pouvait exercer ses nouvelles attributions: « La mise en vigueur de l’état d’urgence donne au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales pour tout le territoire national et au wali, pour l’étendue de sa wilaya, le pouvoir, dans le respect des
directives gouvernementales, de :
1) restreindre ou interdire la circulation des personnes et des véhicules sur des lieux et selon des horaires déterminés ;
2) réglementer la circulation et la distribution de denrées alimentaires et des biens de première nécessité ;
3) instituer des zones à régime de séjour réglementé pour les non-résidents ;
4) interdire de séjour ou assigner à résidence toute personne majeure dont l’activité s’avère nuisible à l’ordre public et au fonctionnement des services publics ;
5) réquisitionner les travailleurs pour accomplir leurs activités professionnelles habituelles, en cas de grève non autorisée ou illégale. Ce pouvoir de réquisition s’étend aux entreprises publiques ou privées à l’effet d’obtenir les prestations de service d’intérêt public ;
6) ordonner exceptionnellement des perquisitions de jour et de nuit.» Plus grave encore, dans l’article 8, le pouvoir exécutif pouvait suspendre toute assemblée locale obstruant la politique officielle.

Cependant, si la légalité, après presque vingt ans de régime exceptionnel, est rétablie, les Algériens seront ravis de  récupérer le droit d’exercer leur droit politique constitutionnel. En attendant que la nouvelle loi, remplaçant l’état d’urgence, soit connue, les Algériens peuvent espérer, bien que ce soit plus une chimère qu’une réalité, le retour à la normale. En revanche, on ne doit pas mésestimer les intentions des dirigeants de maintenir le statu quo. Selon Lahouari Addi, la préoccupation du régime n’est pas l’instauration de la démocratie: «Ce régime, en place depuis l’indépendance, qui a mené le pays à une sanglante guerre civile puis à l’impasse, est dans la totale incapacité de comprendre les enjeux démocratiques. Pour Bouteflika et ses généraux, la démocratie ne signifie pas la participation des algériens, dans leur ensemble, aux destinées de leur nation. Elle ne signifie pas l’épanouissement des citoyens à la possibilité de vivre, enfin, dignes et libres dans leur propre pays. Elle ne signifie pas la libération des énergies, que seul un environnement libre, en permet l’éclosion.»

Cependant, pour que  cette mesure devienne effective, il faudrait que le citoyen ait le droit de manifester pacifiquement, de s’opposer légalement à la politique gouvernementale, de créer son parti politique, de constituer un syndicat autonome, étant donné que l’UGTA est la courroie de transmission du gouvernement, etc. Tout compte fait, avec le vent de liberté qui souffle sur le Maghreb, le régime devrait tenir compte de  la colère populaire. Ainsi, la condition sine qua none de l’apaisement serait de lâcher la bride. Car une politique de replâtrage sera vite dénoncée par l’opinion publique. Car, jusque-là, le régime s’est moqué du citoyen comme l’écrit si bien le chroniqueur du Quotidien d’Oran, K.Selim, le 5 mars 2011: «Le président Abdelaziz Bouteflika a totalement raison : l’état d’urgence n’empêche rien. Les opposants ont focalisé sur le sujet uniquement car il est l’illustration légale d’une situation totalement verrouillée sous un décor de pluralisme. La levée de l’état d’urgence ne permettra rien si la manière du pouvoir de concevoir son rapport à la société reste la même.» En effet, bien qu’aucune loi n’interdise, pour reprendre le journaliste cité plus haut, la création de partis politiques, le ministre de l’intérieur refuse d’en agréer les nouveaux. On peut dire de même des médias lourds. Dans les textes, il n’y a aucune loi qui prohibe la création de nouvelles chaînes, mais, dans les faits, les dirigeants ne les tolèrent pas. L’activité politique n’est pas interdite, mais l’opposition réelle ne peut pas s’adresser aux Algériens, via la télévision ou la radio,  pour exposer son point de vue.

En somme,  si la loi prochaine est la suite de celle abrogée, la déception sera abyssale. Sera-t-il alors question de continuer le combat contre le terrorisme? Dans ce cas, le régime aura prouvé son incapacité à comprendre les Algériens. Car  la jeunesse ne cherche qu’à vivre dignement dans son pays. En tout cas, si tel est le cas, le but sous-jacent sera le musellement de la société. Et là, le peuple devra accepter ou refuser les mesures qu’on lui impose à son grand dam.


Nombre de lectures : 1613
11 Commentaires sur cet article
  • Boudiaf
    13 mars 2011 at 1 h 19 min -

    Depuis 1992, les généraux ont transformé le rêve des Algériens en cauchemar. Hé oui, après le massacres de 300 000 algériens, l’instauration de la corruption comme mécanisme institutionnel de fonctionnement des institutions de la RIPOU BLIK, le régime continue d’insulter le peuple en lui miroitant de nouvelles réformes en cherchant une nouvelle racaille pour assurer le transfert de pouvoir vers les héritiers du système.

    En effet, avec un nouveau chef du gouvernement désigné par le DRS, des institutions corrompus, de nouvelles élections truquées, de nouvelles marionnettes à l’APN et probablement un nouveau président sorti de la bonne vielle poubelle du FLN, nous voilà repartis avec une nouvelle race de despotes, pour transformer nos enfants et nos petits enfants, en esclaves bienveillants des nouveaux propriétaires de l’Algérie.




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  • Quel est l’après de l’état d’urgence ? midipress
    13 mars 2011 at 11 h 11 min -

    […] le peuple devra accepter ou refuser les mesures qu’on lui impose à son grand dam.Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    13 mars 2011 at 12 h 08 min -

    l’après de l’état d’urgence, c’est avec certitude encore l’état d’urgence, sous l’air d’une autre symphonie, il n’y a qu’a lire le Code Pénal réaménage,pour être convaincu. En attendant l’armée est toujours hors de ses casernes, et les barrages inules,continuent encore et toujours à empoisonner l’existence, et à rendre torturant le trafic routier automobile.




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  • W A H I D
    13 mars 2011 at 12 h 27 min -

    BILAN DE LA SONATRACH intervalle de 5 ans.

    Production 2001

    La production totale d’hydrocarbures, tous produits confondus, s’est élevée à 202 millions de tonnes
    équivalent pétrole en 2001, un niveau équivalent à celui de l’année précédente.
    La production en association avec les partenaires étrangers participe à hauteur de 25 millions de tep,
    soit 12% de la production totale. Cette production affiche à elle seule une évolution de 4%.

    1
    Production de pétrole brut & condensat
    La production de pétrole brut & condensat est estimée à 59 millions de tonnes.
    Sonatrach, à elle seule a réalisé 45 millions de tonnes.

    2
    Production de pétrole brut en association
    En association, la production de pétrole brut participe à un niveau de 25% de la production totale de
    brut.
    Les gisements de Hassi Berkine Sud (HBNS) et Rhourde El Baguel représentent 52% de la production en
    association, soit respectivement 3,6 et 1,7 millions de tonnes.
    Il est à rappeler, qu’au cours de la période 1995 – 2001, la production de pétrole brut en association a
    été multiplié par neuf.

    3
    Production de gaz naturel
    Le niveau de production de gaz naturel a atteint 141 milliards de m2
    Il dépasse le volume réalisé en .
    2000 (139 milliards de m3).
    La région de Hassi R’Mel, à vocation gazière, y a contribué à hauteur de 73%, avec une production de
    102 milliards de m3 pour l’année 2001, en augmentation de près de 3% par rapport à l’année
    précédente. Quant à la production en association, elle participe à hauteur de 11,8 milliards de m3, soit
    8% du volume de gaz produit .

    4
    Production de GPL
    La production de GPL a atteint 8,8 millions de tonnes, soit une hausse de près de 7% par rapport aux
    chiffres de l’année 2000.
    Cette hausse intervient sur la production de Sonatrach seule, avec 8% obtenus essentiellement sur les
    champs de Hassi Messaoud et Hassi R’Mel.
    La production en association contribue à raison de 14% dans la production totale de GPL en affichant
    ainsi un niveau constant par rapport à l’année 2000.

    Rapport 2001
    http://www.sonatrach-dz.com/pdf/rapport/rap2001fr.pdf

    Production 2004
    La production totale d’hydrocarbures a atteint, tous produits confondus, plus de 222 millions de Tep. Ce niveau de production représente un taux de réalisation de 99 % par rapport à la prévision 2004.

    L’activité en associations a participé pour 55 millions de Tep, soit 25 % de la production totale. Cette production marque une augmentation de 13 millions de Tep, soit 30 % par rapport à la production de l’année 2003.

    1
    Pétrole brut et Condensats La production de pétrole brut et condensat a atteint plus de 76 millions de Tep, ce qui se traduit par une hausse de 6 % par rapport à l’exercice précédent.Cette augmentation est due à l’accroissement de la production en partenariat qui a contribué à une hauteur de 33 millions de tonnes ; ou les gisements HBNS et Ourhoud représentent 54 % du total. Il est à noter que le champs de Hassi Méssaoud a enregistré plus de 600 000 TM d’augmentation par rapportà 2003.

    2
    La production de Gaz Naturel
    Avec 144 milliards de m3, la production de l’année 2004 affiche une augmentation de 5 % par rapport à l’année 2003. La région de Hassi R’mel, à vocation gazière, y a contribué à hauteur de 68 %, avec une réalisation de 98 milliards de m3. Quant à la production en partenariat, elle participe à hauteur de 20 milliards de m3 soit 16 % du volume de gaz produit.

    3
    La production de GPL
    Les produits GPL totalisent une production de 8,7 millions de tonnes, dont 1,9 millions de tonnes en partenariat.

    Rapport 2004
    http://www.sonatrach-dz.com/pdf/rapport/rap-2004fr.pdf

    Production 2009
    En 2009, la production totale d’hydrocarbures a atteint un niveau de réalisation de 222,5 millions de TEP. Les gisements exploités en association y ont contribué pour 68 millions de TEP, soit 31 %.

    1
    Pétrole brut
    La production du pétrole brut a atteint 56,8 millions de tonnes, dont 30,5 millions de tonnes en associations.

    2
    gaz naturel
    Avec une réalisation de 150,9 milliards m3, la production du gaz naturel représente 64% de la production globale en 2009. La production du gaz naturel en association a atteint 32,8 milliards m3.

    3
    GPL
    La production du GPL a atteint 8,1 millions de tonnes, dont 2,5 millions de tonnes en association.

    4
    condensat
    La production du condensat a atteint 12,3 millions de tonnes, dont 3 millions de tonnes en associations

    Rapport 2009
    http://www.sonatrach-dz.com/NEW/rapport2009/Rapport%20annuel%20SONATRACH.pdf

    Augmentation de la production des hydrocarures & des reserves de changes.

    Algérie, dont la production d’hydrocarbures a atteint plus de 214 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) en 2010.
    La production pétrolière à elle seule est passée de 48,2 millions de TEP en 1970 à 54,33 millions en 1978 pour s’établir à 220 millions en 2010.
    Les réserves de change: 157 (Janvier)+ 88 milliards dans Les Fonds de Régulation des Recettes
    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serves_de_change

    Épuisement des reserves au detriment des générations futures due a l’augmentation de la production
    40 ans pour une production de 650 000 baril jour 1986.
    25 ans pour une production de 2 000 000 baril jour 2009.

    Augmentaion de la production en association aux profit des multinationales
    Déréglementation depuis 1986, dénationalisation depuis 1990.
    de 10% 1990-2000
    de 35% 2000-2010

    Conclusion
    $160 milliards de réserves de changes qui végètent dans les banques
    35% de la production en association, entre $ 10-20 milliards par année.
    $ 2-5 milliards de détournement par année.
    95% de l’économie nationale dépendante des hydrocarbures.

    Violence, pauvreté, sous développement, corruption, mauvaise gouvernance.

    W A H I D




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  • Hacene
    18 mars 2011 at 16 h 30 min -

    Salut
    le jour ou il n’y aura rien a gratter ils abondonneront le bateau Algerie pour des destinations( Suisse , Dubai…) ou ils ont tous cache’ leur argents et leurs rejetons ,Et de la ils regarderont les pauvres algeriens se dechirer pour du pain
    l’algerie et dans un carrefour , s’il elle rate la bonne direction ,l’avenir de tout un peuple sera a jamais hypotheque’ et avec tout le lot de misere , et de soulevement et que les defenseurs de ce sal regime ( deputes , walis , fonctionnaires a l’echelle central et regional ect….) ne viennent pas nous dire qu ‘ils sont innocennt ou qu’ils ont ete’ floues’, parcequ’un regime ne se resume pas a quelques tetes ou quelques generaux , un regime cest aussi el « kdadcha  » qui ne sont pas pointes du doigt et qui sont pire a debusquer ,alors que ‘cest la tache la plus difficile pour un changement reelement democratique
    en pleine crise ou sont passe’ les hommes qui peuvent changer le regime, je ne veut citer de noms et ils sont nombreux
    allah yastourna




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  • aissa-hakim
    22 mars 2011 at 18 h 08 min -

    Boubekeur,

    Effectivement et incontestablement, les autorités algériennes et leurs relais, notamment leurs rabatteurs médiatiques, vivent sur une rive et le peuple sur une autre. Ils sont séparés, comme dirait Mr Aït Ahmed, par « Un fleuve de sang ».
    Leur verbe azhariste et/ou sorbonnard n’est pas celui des masses. Il est juste bon pour entretenir un dialogue de sourds.

    Les définitions telles que : Constitution, loi, décret, justice, démocratie, peuple, citoyenneté, par le peuple et pour le peuple… sont des slogans creux, sans aucune valeur juridique ou morale.

    Là où les peuples quémandent de leurs dirigeants : un peu de liberté, quelques miettes de leurs droits, l’allègement de la hogra qui les impacte, leurs tyrans répondent par le renforcement leurs effectifs répressifs et doublement leurs traitements.

    A la veille de la décolonisation de l’Algérie, le 18 mars 1962,des accords d’Evian, plus de 160.000 algériens comptaient encore parmi les supplétifs du colonialisme. Il y avait, au moins six fois plus d’algériens collabos du colonialisme que de résistants à ce même colonialisme. Au lendemain de ces accords, cette tendance s’était rapidement diamétralement inversée.

    Tant que le pouvoir algérien aura le soutien de la Capitale mondiale du sionisme internationale, de paris, il pourra encore dormir sur ses deux oreilles. On vient d’assisté à un spectacle affligent. Suite à une escapade sous haute surveillance policière composée de mercenaires israéliens et orienté par MOSSAD, le sioniste Bernard Henry Lévy a fait une escapade à Benghazi où il a élu et ramené dans ses bagages des opposants libyens de la dernière minute, des « févriéristes », qu’il a présentés à Sarkozy qui les a adoubés.

    Je vois clairement les mains du MOSSAD israélien et de la CIA américaine derrière les évènements qui ont contraints Ben Ali et Moubarak, le premier à la fuite et le second au retrait. Je crois que ces deux tyrans éclairés, à l’instar du Shah d’Iran en 1978, étaient condamnés par la vieillesse et la maladie et leur succession risquait d’échapper au contrôle de : Tel-Aviv-Paris et Washington.

    Avant de crier victoire, restons vigilants et attendons de voir à qui profitent les « Révolutions arabes ». Si mon analyse est juste, les futures régimes, une fois triés sur le volet par les puissances citées plus hauts et plébiscités par leurs peuples, se précipiteront pour reconnaître l’Etat d’Israël comme un Etat juif, à nier l’existence du peuple palestinien. Alors, leur haute trahison aura été consommée.

    Je constate que les textes de Boubekeur gagnent en puissance. Ils ont le mérite de mettre le doigt dans l’engrenage d’une tyrannie aveugle, opaque, à tête multiple. Qui reste à démystifier.




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  • toubab95
    28 mars 2011 at 19 h 36 min -

    dirigeants éclairés, cela me rappelle la qualification antinomique de despote éclairé que les encyclopédistes du siècle des lumières décernés à la grande Catherine et à l’empereur Frédéric II, lui qui parlait de libertés mais la main trop souvent prête à sortir l’épée de son fourreau. Tout ce que veut le peuple, c’est de pouvoir choisir librement ses dirigeants pour sortir enfin du cycle infernal de la dialectique du bon et mauvais potentat. Quant à la théorie du complot, il tient aux peuples de ne pas se faire déposséder de leur révolutions, comme cela est arrivé à notre pauvre Algérie en 1988.
    PS/ Comme disait Boukrouh au temps où il maniait la plume, avant de devenir un piètre ministre du commerce, récupérait et redressé par le système, ces tyrans ont peut être essayé de servir leur pays selon leurs convictions, mais ils se sont surtout servis.




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  • toubab95
    28 mars 2011 at 19 h 39 min -

    PS/
    errata : lire ….décernaient,….récupéré




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  • iris samy
    30 mars 2011 at 8 h 32 min -

    Monsieur Mehri. J’ai lu avec attention votre contribution au Matindz. Et le moins que l’on puisse dire est qu’elle est d’un culot déconcertant!

    Je ne sais pas dans quelle Algérie vous vivez? Sans doute, dans celle qui vous fait prendre nos six potentats qui nous ont détruit pour des présidents! Un président, M. Mehri, est élu. Un président est différent d’un chef d’État qui est, lui, imposé!

    Ben Bella a vendu l’Algérie à l’Égypte après avoir décrété en trois fois, comme pour divorcer définitivement d’une femme très fidèle, qu’elle est arabe! Mais à qui s’adressait-il au juste? Et bien aux derniers survivants de l’Algérie algérienne que l’inquisition du légat Boussouf avait épargné jusque-là: Khider, Krim, Mohand Arabe, Boudiaf,…

    Quant à la personnalité de Boumediene que vous semblez admirer, et bien, ma foi, il est tout simplement la principale source du mal passée, présent et, malheureusement, à venir aussi. Boumediene est allé au-delà d’un seuil de mal que l’instinct même animal peut tolérer. Il a déterré et séquestré les ossements de l’un des plus grands Hommes que l’Algérie de notre espoir n‘ait jamais connu. C’est le Colonel Amirouche. Pour une personnalité, s’en est une, M. Mehri, votre « président ». Un chevalier de la vingt cinquième heure en mission de perversion de la véritable identité de la révolution algérienne et de l’Algérie aussi.

    Des origines du mal actuel que vous ignorez et qui vous font dire que le marasme n’est que post décennie noir! Comment voulez-vous que l’on vous donne des idées sur le marasme d’aujourd’hui alors que le derniers de nos potentats en poste est issu de cette même période que vous glorifiez? Il n’y a jamais eu de rupture de pouvoir en Algérie. Tous les séniles au pouvoir et toujours en post, aussi bien politiques que militaires, étaient déjà là en 62 même! Vous parlez de degrés d’erreurs de nos dictateurs comme s’ils étaient issus de familles politiques différentes et d’une véritable alternance!

    Il est vrai que Chadli n’a fait qu’officialiser l’islamisme politique que votre « président » Boumediene avait savamment cultivé dans les universités pour contrecarrer les berbéristes et autres partisans de l‘Algérie algérienne. Une officialisation qui nous a coûté plus de 150 milles morts!

    Votre nostalgie d’une fausse grandeur passée vous amène jusqu’à dire que dans les années 70 on nous respectait et on nous craignait même à l’étranger! Le mot » craindre » que vous avez utilisé est révélateur, à lui seul, de la définition que vous vous faite de ce que devrait être un Algérien! Ainsi donc, l’Algérien des années 70 n’imposait pas le respect par sa culture ni son savoir ni même son appartenance à l’un des plus grands peuples d’avant l’indépendance capable de miracles, non, ce n’était pas pour cela que l’Algérien était considéré à l’étranger mais parce que Boumediene était leur « président »!

    En réalité, M. Mehri, ce n’était pas l’Algérien que l’on craignait à l’époque, mais son potentat qui aimait se lier d’amitié avec des terroristes recherchés tels que Carlos. Les étrangers craignaient Boumediene, celui-là même qui a aidé ce même Kadhafi à renverser la monarchie en Libye pour prendre le pouvoir de la façon aussi violente qui risque de l’emporter, à son tour, aujourd’hui, en attendant son alter ego d‘El Mouradia.

    Vous qui aimait que l’on vous craint à l’étranger, M. Mehri, je vous rassure, néanmoins, que l’Algérien est, malheureusement, toujours craint, mais pas pour les mêmes raisons. L’Algérien est craint parce qu’il est islamiste et potentiellement terroriste. Décidemment, on ne sort plus du cercle de la peur! N’est-ce pas, Monsieur Mehri? Sur ce, mes salutations.




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  • HAMMANA
    2 avril 2011 at 8 h 42 min -

    C’est la règle dans les pays satellites de l’ex-URSS que de se refuser à se restructurer et à se rénover en remplaçant un dispositif répressif par un autre.L’Etat d’urgence a été décrétée non dans le but de lutter contre le terrorisme selon la version officielle par ce que c’est une création du pouvoir,sinon pourquoi prend t-il du poil de la bete chaque fois que le pouvoir affirme qu’il est à sa phase résiduelle,mais(et ce n’est un secret pour personne) plutot pour rester indéfiniment aux commandes de l’Etat afin de continuer de jouir de la rente pétrolière sans que personne n’ose s’indigner ni s’insurger.D’ailleurs,c’est le dénominateur commun des régimes qui ont adopté l’idéologie marxiste et c’est pourquoi leur peuple ont toutes les difficultés du monde pour s’en débarrasser.Il n’y a qu’à prendre les cas de la lybie et du yemen pour se rendre compte ou va la barbarie de ces deux charlatans et leur détermination à garder le pouvoir quitte à perpétrer un carnage et en usant de tous les procédés ignobles.
    Par contre,BENALI quoi que lui aussi un tyran préféra se retirer pour limiter les dégats car il aurait pu lui aussi agir de la meme manière que son voisin lybien en se faisant aidé par des disaines de milliers de mercenaires israeliens et autres du moment qu’il dispose des fonds nécessaires et d’une garde présidentielle qui lui est dévouée.




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  • HAMMANA
    2 avril 2011 at 9 h 40 min -

    A Mr IRIS SAMY

    Ne vous en faites pas,Mr MEHRI est un homme du sérail.Sinon,pourquoi BOUTEFLIKA a fait appel,entre autres, à lui et pourquoi pas à AHMED TALEB IBRAHIMI ou quelqu’un d' »autre si c’était une question d’intégrité ou de compétence si vraiment on veut trouver une issue à la crise?Mais on l’a fait parce que Mr MEHRI est associé à l’histoire orageuse de notre révolution.D’ailleurs,il n’a jamais été un opposant potentiel au régime et qu’en se retirant,il voulait éviter de trouver dans l’embarras de déterminer sa position vis-à-vis du système.
    Au temps ou il était secrétaire général du FLN et au plus fort des évènements d’octobre,il n’a pas hésité à déclarer en ces termes: »le FLN restera maitre de la situation ».Cette déclaration n’a qu’un seul sens celui d’un homme à la solde des militaires et résolument contre l’esprit meme du changement.Il a beau afficher le charisme d’un homme qui se veut l’un des ténors de la politique algérienne qui veut réaliser un grand profit avec le minimum de sacrifices,mais il oublie que ce genre de langage n’a plus droit de cité et que les algériens sont réticents à toute personnen aussi honnete soit -elle(bien que ce n’est pas le cas pour lui), associée de près ou de loin au pouvoir.
    Il ne faut lui en vouloir pour la simple raison qu’il fait partie de ceux dont la nostalgie à un certain passé les empeche d’évoluer pour se mettre au diapason des réalités actuelles.




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  • Congrès du Changement Démocratique