Édition du
26 March 2017

Préparation psychologique au changement de façade

Bouteflika va inviter la classe politique, Le retour du dialogue national

L’Expression

Une révision profonde de la Constitution serait l’un des résultats auxquels aboutirait un dialogue national.

Toute la classe politique sera invitée à un dialogue sous l’autorité du Président Bouteflika. Le dialogue sera sans exclusive. Des sources crédibles nous ont effectivement précisé que Bouteflika s’apprête à inviter, non seulement des partis mais aussi des personnalités historiques et des associations représentatives.

Nos sources n’indiquent pas si ces rencontres se dérouleront en tête à tête ou en congrès. Le mode opératoire n’étant pas encore défini. Cette initiative est l’amorce d’un changement décidé par le chef de l’Etat. Il répond ainsi à l’effervescence qui caractérise la société depuis plusieurs semaines. La même source rapporte que ces rencontres peuvent aboutir à des mutations importantes. La révision en profondeur de la Constitution sera la clé de voûte de plusieurs autres nouveautés. Preuve que les changements politique et social ne seront pas superficiels.

La révision de la Constitution est alors présentée comme le prélude d’autres réformes. La loi sur les élections, la loi régissant les partis et d’autres textes juridiques seront revus dans le sens d’une plus grande ouverture. Ce sera aussi le cas de la loi sur l’information et celle définissant les modalités de création et de fonctionnement des associations. L’ensemble des autres lois qui gèrent toute la sphère politique subiront le même sort. Autant dire que l’APN et le Sénat auront du pain sur la planche lors des prochains mois. Le recours à des ordonnances n’est pas exclu pour imprimer un rythme rapide à ces réformes. Elles peuvent même aboutir avant les élections de 2012. C’est donc un changement qui dépasse le seul stade des réformes conjoncturelles. Et il y a des signes qui ne trompent pas sur l’évolution de la stratégie des pouvoirs publics vis-à-vis des mouvements citoyens et des demandes sociales et politiques. Hier, une délégation d’étudiants a été reçue à la Présidence de la République. C’est loin d’être une pratique courante dans les moeurs politiques.

Des représentants de plusieurs corps de métiers ont tenté des sit-in devant la Présidence et ils ont tous été évacués. Mais le geste d’hier renseigne de la volonté de dialogue. Habituellement, c’est la matraque qui est réservée aux manifestants. Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia et le directeur général de la Sûreté nationale n’ont eu de cesse de répéter que la fermeté la plus extrême serait utilisée contre toute tentative de quelque groupe que ce soit de sortir dans la rue.

Mais la marche et le sit-in organisés par les gardes communaux à Alger depuis quelques jours et devant l’APN a ébranlé toutes les donnes. Désormais, ce type d’action a toutes les chances de bénéficier d’un traitement moins musclé que ceux réservés aux marches du samedi.

Depuis quelques semaines, il y a eu une effervescence sans précédent et un tsumani de revendications. Il est observé que si certaines révoltes arabes sont téléguidées, les mouvements revendicatifs d’Algérie seraient tolérés. Au palais d’El Mouradia, on ne pèse pas seulement le poids de la contestation sociale. Une réponse est aussi formulée à l’endroit des hommes et des femmes politiques. En effet, des voix écoutées comme celle de Abdelhamid Mehri ont fait offre de dialogue.

Celle de cet homme politique a même été saluée par Aït Ahmed, une autre personnalité qui compte dans le paysage politique. La scène enregistre des demandes d’autres partis pour la révision de la Constitution et certains veulent même un régime parlementaire ou une Constituante. Cette option est fermement contrée par Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN. En tout cas, cette offre de dialogue intervient quelques jours après la levée de l’état d’urgence, qui est jugée insuffisante par certains partis et personnalités. Ils veulent une ouverture démocratique réelle, à commencer par celle des médias publics. Mais combien de partis, organisations et personnalités participeront à ces rencontres si l’on sait que quelques acteurs demandent le retrait du régime actuel.

 

Ahmed MESBAH

 

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Bouteflika a demandé à l’Alliance présidentielle de lui faire des propositions

La révision de la Constitution se précise

TSA 15 mars 2011

Hakim Arous

 

Le président de la République a officiellement demandé aux responsables des partis de l’Alliance présidentielle (FLN, RND et MSP) de lui faire des propositions en vue d’une prochaine révision de la Constitution,  a appris TSA de source proche de l’Alliance présidentielle.
La Constitution sera donc bien modifiée, a affirmé cette source. Les interrogations se portent désormais sur le modèle qui sera privilégié par le pouvoir. Deux systèmes sont en balance : un système parlementaire, qui se caractérise par un équilibre des pouvoirs entre le gouvernement et le Parlement, ou un système semi‑présidentiel, avec des prérogatives du président de la République moins importantes que ce n’est le cas actuellement.
La révision de la Constitution serait en réalité la première étape d’une série de mesures qui devraient aboutir à la tenue d’élections législatives et municipales anticipées. Aucune date pour la tenue de ces élections n’a pas été précisée par notre source. Normalement, ces élections devraient se tenir en 2012. Des élections présidentielles anticipées ne sont pas non plus à exclure, toujours selon notre source.
Cette révision devrait permettre également le retour des islamistes dans le jeu politique national, y compris ceux de l’ex‑FIS ou de l’ex‑AIS. Notre source n’a ainsi pas exclu qu’un agrément soit délivré à une formation politique dirigée par l’ex‑chef de l’AIS Madani Mezrag.
Le rôle de l’armée et des services de renseignement devrait également être sérieusement modifié dans cette nouvelle Constitution. Leur influence sur la vie politique serait ainsi considérablement réduite. Un premier signal en ce sens a d’ailleurs déjà été envoyé avec la levée de l’état d’urgence le mois dernier. Ce serait en tout cas une petite révolution pour le pays. Selon une autre source interrogée par TSA, lors de la visite à Alger du Français Jean‑Pierre Raffarin, le président Bouteflika qui l’a reçu lui aurait fait cette confession: « Nous allons tous partir ». Le « tous » ferait allusion au président mais aussi et surtout à l’armée.
Ces changements importants dans la vie politique algérienne sont le résultat des mois de tensions qui ont touché le pays mais surtout de la pression américaine pour faire accepter au régime algérien une réforme de ses institutions, et notamment une plus grande ouverture politique, avoue notre première source. Il faut d’ailleurs constater que ces dernières semaines, s’il y a eu plusieurs visites d’officiels américains, notamment de responsables de la Défense, les États‑Unis ont cessé d’exprimer publiquement leur souhait de voir la situation évoluer en Algérie.
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Mohamed Chafik Mesbah : « La reconversion des services de renseignements est inévitable… »

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El Watan le 15.03.11 |

Mohamed Chafik Mesbah,  ancien officier supérieur des services de renseignements, il est également docteur d’Etat en sciences politiques.

Des «législatives anticipées», une «constituante», une «révision profonde de la Constitution», l’amorce d’une «période de transition»… Certains titres de la presse nationale ont prêté dernièrement au «régime» des velléités de «réformes radicales». Des observateurs ont relevé la concordance entre les annonces faites par la presse nationale (autour de l’hypothétique projet de réformes politiques) et l’initiative de Abdelhamid Mehri soutenue par le FFS. Pensez-vous qu’on soit réellement dans cette perspective ou est-ce juste un leurre, un amuse-gueule ?
Jusqu’à preuve du contraire, les instances officielles contestent toute dimension politique attachée à l’état d’exaspération populaire. Celle-ci refléterait des revendications économiques et sociales, pas des exigences politiques. A priori, donc, ce scénario, pour s’en tenir à la logique officielle, ne répond pas à une pression populaire. Ce serait alors une initiative souveraine du président de la République lequel, s’appuyant sur les instances et appareils qui l’entourent, aurait décidé de faire évoluer le système politique vers un processus qui pourrait annoncer la transition démocratique tant attendue. Personnellement, je ne crédite pas le régime actuel de la capacité de se réformer de l’intérieur. A imaginer, par exemple, que le président de la République ait recours à une assemblée constituante – revendication emblématique du FFS –, cela équivaudrait pour le système à se faire hara-kiri. Cela paraît improbable comme éventualité.

Mais n’ayant jamais douté du talent tactique de Abdelaziz Bouteflika, je n’exclus pas qu’il souhaite gagner du temps en lançant des signaux plus ou moins convaincants à destination de l’extérieur et en gagnant l’appui de leaders politiques traditionnellement hostiles à l’influence prêtée aux  services de renseignements sur la vie politique du pays et favorables à une réhabilitation plus explicite du mouvement islamiste. Je nourris trop de considération pour Abdelhamid Mehri et Mouloud Hamrouche et autant sinon plus de respect pour Hocine Aït Ahmed, pour que je me permette d’insulter leur intelligence ou de douter de leur conviction patriotique en admettant l’idée qu’ils adhéreraient à un arrangement d’appareils basés sur des visées, plutôt, subjectives – principalement, limoger le chef des services de renseignements et démanteler l’institution – en lieu et place de la solution éminemment politique qui, impliquant toute la société et dépassant les contingences de personnes et de sentiments, conduirait, de manière sûre, vers l’instauration durable du système démocratique.
Si, sentimentalement, je souhaite pour mon pays qu’une telle transition pacifique puisse se vérifier, la raison m’interpelle aussitôt pour me rappeler que le système algérien, dans sa contexture actuelle, a perdu les ressorts qui lui auraient permis de réaliser cette mutation qualitative que semblent suggérer vos sources.
Le 7 mars, le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé la dissolution du corps de la police politique et de l’appareil de la sécurité d’Etat, corps honni par la société tunisienne.  En Egypte, les bâtiments des moukhabarate ont été également pris d’assaut par des manifestants. Quantité de documents compromettants se sont de ce fait retrouvés sur Internet. Leurs contenus renseignent sur l’ampleur des collusions, l’instrumentalisation systématique des politiques, des hommes d’affaires, des militants des droits de l’homme et sur les méthodes de terreur utilisées par la police politique pour mettre sous coupe réglée la société égyptienne.

 

Pensez-vous qu’un jour, en Algérie, on verra un scénario similaire se reproduire ? Vous qui étiez dans les services de renseignements, en quoi le maintien de ce «service» est-il utile pour la société algérienne ?
L’évolution des processus politiques intervenus en Tunisie et en Egypte avec les péripéties  dont vous faites état – dissolution des appareils sécuritaires ou, plus exactement, reconversion – est des plus naturelles. En Europe occidentale déjà – Portugal et Espagne –, dans l’ensemble de l’Europe socialiste même si c’est avec une tonalité différente en Roumanie, dans tous les pays d’Amérique latine passés par la dictature militaire, partout les transitions démocratiques se sont accompagnées d’un repositionnement institutionnel des services de renseignements avec adaptation de leurs missions à des impératifs liés, strictement, à la sécurité nationale, dans l’acception universelle du concept. Pour répondre à la question que vous m’assenez, par voie détournée, je ne me dérobe pas. Le  rôle des services de renseignements consiste à protéger la société, non à la contrôler. Partant, c’est l’évidence qu’il ne saurait exister d’exception algérienne pour les services de renseignements. Sans coup férir, en effet, la configuration actuelle des services de renseignements devra, tôt ou tard, subir les transformations utiles qui mettront l’institution en totale adéquation tant avec les exigences du fonctionnement du système démocratique – à travers notamment l’exercice du contrôle parlementaire sur leurs activités – qu’avec les impératifs de la vie moderne par l’ouverture résolue de ces services vers l’élite parmi l’élite de la nation. Ne vous attendez pas, pour autant, à ce que je tire à boulets rouges sur d’anciens compagnons qui sont loin d’être tous corrompus selon l’image que vous évoquez à propos de l’Egypte. Certains de mes compagnons sont morts, à la fleur de l’âge, pour défendre leur pays, j’ai vu d’autres compagnons pleurer devant le gâchis que leurs activités leur ont permis de constater et hurler de rage, impuissants, face aux actes de grande corruption qu’ils ont contribué à matérialiser.
Si vous voulez à tout prix me pousser dans mes retranchements, je dirais que la reconversion de l’institution en charge des activités de renseignements est inévitable, avant ou après le départ du président Abdelaziz Bouteflika, il faut souhaiter, seulement, qu’elle se déroule dans la sérénité.

Mohand Aziri

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33 Commentaires sur cet article
  • Si Tchad
    15 mars 2011 at 16 h 22 min -

    Une issue heureuse à ce gigantesque travail de renouvellement et de passage de temoin entre les generations devrait etre comme suit:

    1) Said Bouteflika succede à son frere Abdelaziz qui passe aux AE
    2) Belkhadem succede à Ouyahia qui passe à la justice
    3) Mediene et Gaid Salah permutent
    4) Messaadia est nommé SG du FLN (il est mort, mais personne ne s’en apercevra)

    Et pour conclure, le peuple algérien devrait etre conduit manu-militari dans les soutes des methaniers pour aller nettoyer les centrales japonaises.

    Si Tchad




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  • La Pointe Pescade
    15 mars 2011 at 16 h 35 min -

    Personellement, je ne crois pas à ces rumeurs. Si vraiment cela se matérialise je dirais seulement pourquoi alors avons nous perdu 18 ans, 250.000 Algériens, 30.000 disparus, 1 million d’exilés, tant de larmes, de souffrance, de misère pour revenir à l’avant coup d’état de Janvier 1992? Waalache had el hogra?




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  • Hamma
    15 mars 2011 at 17 h 05 min -

    Ils vont juste nous changer l’emballage. Vous savez ce bel emballage mis sur un produit pour séduire et attirer la clientèle. Je suis sûr qu’ils vont aussi nous dire que le produit est garantie 100% made in démocratie. Alors nous, comme tout stupide consommateur invétéré, nous sautons sur le produit sans regarder à la dépense et nous voilà repartis pour un demi siècle d’indigestion, parce que nous n’avons pas lu l’étiquetage qui portait la mention « Tout abus est nuisible à votre liberté »
    Ah! j’ai omis de dire que le produit était vendu 3 en 1 (RND,FLN,MSP) et qu’à l’intérieur, ils nous ont mis un gadget surprise (Bouteflika)et que tout produit pris était non rembourdable.




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  • Lahouari Addi
    15 mars 2011 at 17 h 11 min -

    Chers amis,

    Nous avons tort de prendre à la légère les réformes qui s’annoncent. Le régime algérien qui est issu de l’Indépendance avec ses mensonges et son autoritarisme est mort et enterré pour avoir mené le pays vers la catastrophe nationale. Il a mis en danger les générations futures. Les événements dans la région ont fait prendre conscience aux dirigeants l’alternative suivante: le changement ou le bain de sang dont ils ne sortiront pas indemnes. La question à poser : est-ce que les réformes qui s’annoncent sont sincères ou sont juste de la poudre aux yeux pour la perpétuation du régime? Le régime algérien est comme du verre. Il est irréformable et si on le réforme il se casse. N’oublions pas que Gorbatchev pensait sauver le régime soviétique et il l’a fait effondrer. Il me semble que les militaires ont donné carte blanche à Bouteflika (qui malheureusement pour le pays n’a les capacités d’un homme politique) pour réformer le système pour garantir l’impunité à son personnel. Il me semble aussi, d’après les articles de El Watan, que les militaires ont lâché le DRS. Or sans DRS, le régime ne survivra pas à lui-même. L’état d’esprit, après les révolutions en Tunisie et en Egypte, fait que le DRS n’est plus efficace pour sauver le régime et il ne fait plus peur. Il est trop discrédité pour faire peur. Il est possible qu’il soit divisé et que certains de ses officiers n’acceptent plus que leur service soit devenu une organisation qui met en danger le futur de la nation. Je maintiens que le régime n’a aucun avenir dans l’immédiat. Que faut-il faire? Il faut s’exprimer pacifiquement, sans appeler à la violence et à la haine. Il faut se réunir partout pour faire le bilan du régime et pour proposer des solutions. Il faut rappeler que l’Algérie a été dirigée par des corrompus et des incompétents qui sont responsables de la mort de 200 000 de nos concitoyens civils et militaires. Il ne sert à rien de provoquer de nouveau la violence et faire tuer 3000 Algériens pour un régime qui n’a plus d’avenir. Ce que les Tunisiens et les Egyptiens ont fait, les Algériens l’ont fait en octobre 1988: 500 morts, 1000 blessés. L’environnement international, la faiblesse des ONG des droits de l’Homme, les erreurs des islamistes et la nature des médias (il n’y avait pas Al Jazeera) ont permis au commandement militaire de l’époque de faire avorter la transition démocratique. Aujourd’hui, les données ont changé. Le commandement militaire des années 1990 a mené le pays vers le désastre. Il faut donner sa chance au commandement militaire des années 2010 pour faire retirer l’armée du champ politique. Il n’y a pas d’autre alternative. Un régime ne peut pas être indéfiniment contre son peuple.

    Cordialement

    Lahouari Addi




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  • t.montana
    15 mars 2011 at 17 h 11 min -

    moi j’insiste rien que sur une democratie parlementaire a l’allemande c’est tout!!




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  • Said
    15 mars 2011 at 18 h 46 min -

    Vous êtes entrain de réver en couleur…on ne peut pas faire du neuf avec du vieux.
    L’espoir permet au peuple de lâcher prise et aux vautours de se repositionner pour un autre siêclke.
    Salam




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  • Liès
    15 mars 2011 at 19 h 11 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    Quand l’HISTOIRE se met à inscrire dans son registre les noms des acteurs politiques et citer leurs actes, elle ne mentionnera que les véritables chefs qui ont un impact sur le cours des événements et des choses.

    L’Histoire n’est pas un fourre-tout ou n’importe qui peut y figurer.

    Dans la situation actuelle de l’Algérie, si j’ose humblement émettre un conseil, je dirai que les seuls noms qui seront retenue en bien ou en mal des gens du pouvoir, seront celui de Bouteflika et des hauts responsables de l’armée.

    Tout ceux qui sont au pouvoir, qui l’animent de derrière le rideau, qui forment le premier cercle ou qui gravitent à sa périphérie, ne vont pas figurer dans son livre qui a comme tout le monde le sait un caractère implacable et inaliénable.

    Bouteflika et les hauts responsables de l’armée doivent tenir compte de cela et pour cette raison ils ne doivent pas demeurer sous l’influence des autres acteurs du pouvoir qui ne font que tirer profit de ces situations et qui savent de surcroît qu’ils ne seront pas tenus comptables devant le peuple et devant l’Histoire lors du dépôts des résultats et des bilans.

    L’Histoire ne retiendra le nom d’aucun de ceux-là comme s’ils n’avaient pas existé ou à peine existé.

    C’est comme dans la mort et la résurrection pour le jugement dernier, Bouteflika et les généraux comparaîtront seuls devant l’Histoire.

    Il n’y aura avec eux pour répondre de leurs actes, ni Belkhadem, ni Abou Djerra, ni Ouyahia, ni Bensalah, ni Ziari, ni Abdelatif Rahal, ni les Zerhouni, ni même le petit frère Said, ni Dahou, ni personne d’autre susceptible d’avoir leur oreille et dont le citoyen lambda ignore l’existence.

    Bouteflika lui-même (enfant privilégié du système) a reconnu l’échec du système. Il l’a déclaré explicitement et en secret.

    Après l’avoir maintes fois manifesté, tantôt par des coups de gueule, tantôt par le mutisme, tantôt par des bouderies politiques, tantôt par d’autres moyens qu’il est le seul à savoir, voila qu’il est temps, voire urgent de le manifester pragmatiquement, par des actes concrets, courageux et éclatants.

    Tous les motifs et raisons objectives sont réunis pour le faire maintenant et tout de suite.

    Surtout après la lettre de monsieur Mehri et le soutien qui lui à été apporté par un autre géant de la politique monsieur Ait-Ahmed.

    Les noms de ces deux hommes sont déjà inscrits en bonne place dans le livre de l’Histoire, selon l’itinéraire propre à chacun d’eux.

    Ils veulent par ce dernier acte qui compte beaucoup a leurs yeux, finir leur vie politique en apothéose et goûter à la joie et à la paix que peut procurer cet acte de réconciliation authentique des algériens avec eux-mêmes et entre eux.

    Quant à Bouteflika et aux Généraux, cela ne tient qu’à eux d’embellir ou d’enlaidir leur image et l’héritage qu’ils vont léguer aux algériens.

    La mort, nous le savons, n’attend pas, et l’Histoire dont le principal allié est le temps et la principale vertu est la vérité, est autant impartiale qu’implacable.

    Hier seulement étaient parmi nous, Larbi Belkheir, Smail Lamari, Metidji, Boumaza, Messaadia, le frère du président, et tant et tant d’autres, et on peut remonter à Boumediène, à Kasdi Merbah, à Allahoum et la liste est longue.

    Si je dis cela c’est juste pour souligner une évidence que l’homme n’est pas éternel, et aussi pour prévenir contre la tentation diabolique du pouvoir.

    Le pouvoir tout le monde le sait corrompe et finit par détruire son homme, si ce dernier dans un ultime sursaut ne se libère de sa dangereuse emprise.

    Le pouvoir sans des contre-pouvoir et des lois qui le balisent est un véritable filet d’oiseleur et un redoutable piège.

    Il faudra à mon humble avis redoubler de sagesse et de hardiesse, et trouver la solution idoine à notre crise destructrice, exclusivement entre algériens.

    Il ne faut pas tenir compte de l’étranger ni s’attendre à lui, car il privilégie ses intérêts au détriment du reste.

    Ni l’Amérique, ni l’Europe ne peuvent et ne veulent régler notre problème à notre place.

    En conclusion: Pour ma part je soutiens toutes les bonnes initiatives allant dans le sens de l’intérêt de la Nation en considérant que tous les algériens de quelque bord politique, religieux ou ethnique qu’ils soient, au pouvoir, dans l’opposition ou dans la société civile, civil ou militaire, femmes et hommes, ne s’apprécient et ne se jugent qu’à l’aune de ce qu’ils donnent de mieux à leur pays et à leurs concitoyens.

    Le CRITÈRE de sincérité, de bonne foi et de patriotisme, sera DÉTERMINANT et constituera le meilleur gage pour la réussite du CHANGEMENT tant espéré par les algériennes et les algériens.

    Que l’amour de Dieu touche les cœurs et interpelle les consciences pour le bien de tous.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Abdelkader DEHBI
    15 mars 2011 at 19 h 29 min -

    M. Chafik Mesbah, vous affirmez :

    «  » »Je nourris trop de considération pour Abdelhamid Mehri et Mouloud Hamrouche et autant sinon plus de respect pour Hocine Aït Ahmed,[……]vers l’instauration durable du système démocratique. » » »

    En réponse, je vous fais observer que La résolution de la grave crise nationale d’ordre politique et moral, que vit notre pays, n’a aucun rapport avec la crédibilité – fut-elle incontestée – de deux ou trois personnalités politiques nationales qui seraient intimement associées à une opération manifeste de « ravalement institutionnel » destinée surtout – par son ou ses initiateurs – à tromper l’opinion intérieure et extérieure.

    Et pour cause ! Les trois personnalité que vous citez, ne représentent qu’elles-mêmes, pour la bonne raison qu’elles n’ont pas été mandatées par le peuple algérien. A moins qu’on ne veuille à présent innover, en nous faisant le coup du « Peuple providentiel », après avoir usé et abusé de l’ « homme providentiel »…

    L’honneur de ces trois personnalités d’un âge vénérable – ainsi que tant autres éventuellement – serait de déclarer haut et fort que le régime politique algérien actuel a vécu ; et que nous sommes en présence d’un régime politiquement illégitime et moralement discrédité, qui n’a plus qu’une seule issue de sortie sans effusion de sang : restituer la Souveraineté du Peuple au Peuple pour qu’il décide lui-même de la nature et du fonctionnement des Institutions de la République.

    Plusieurs approches relatives à une telle transition ont été proposées par les uns et par les autres, tout au long de ces dernières années. En particulier « Le compromis historique » initié par le mouvement de l’Appel du 19 Mars.

    Où serait-il écrit que cette oligarchie gérontocratique qui régente notre pays depuis un demi siècle, se sente obligée – maintenant qu’elle est quasiment sur son lit de mort – de dicter au Peuple algérien, ce que doit être son Avenir ?

    C’est vous dire combien, personnellement, et contrairement aux affirmations péremptoires de certaines grandes gueules ministérielles de la farine d’un Belkhadem, d’un Ouyahia, d’un Zerhouni ou autres Ould Kablia, l’Algérie ne fera pas exception. Demain, dans quelques jours, dans quelques semaines ou dans quelques mois tout au plus, le régime sera mis à terre. C’est la loi de l’Histoire dont le souffle actuel va balayer toutes nos contrées arabo-musulmanes, de l’Atlantique au Golfe arabo-persique.

    Et tant pis pour les sourds et les aveugles.

    فـإنـهـا لا تـعـمـى الأبـصـار ولـكـن تـعـمـى الـقـلـوب الـتـي فـي الـصـدور (46) الـحـج




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  • SAID
    15 mars 2011 at 22 h 06 min -

    EL-HAMLA qui a commencé en Tunisie et qui a englouti Moubarek et bientot El-guedafi, ne vous épargnera pas. Ce tsunami démocratique est irreversible. C’est une periode historique et un tournant décisif dans la gestion des états arabes: les dictatures, c fini !!
    Vous partirez, messieurs, et vos noms seront bannis à jamais dans la memoire collective des algeriens.
    Vous n’avez jamais été des hommes d’état. Vous avez détourné la révolution et les idéaux du million et demi de chahids morts pour ce pays.
    Ayez un peu de nif de dernière minute – surtout à l’occasion du 19 mars, date symbolique – et partez ! allez manger ce que vous avez volé et disparaissez de la scène.




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  • brahim
    15 mars 2011 at 22 h 37 min -

    Barak Allahou fik frere andelkader dehbi




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  • Afif
    16 mars 2011 at 0 h 08 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Abdelkader DEHBI :

    Vous dites : « nous sommes en présence d’un régime politiquement illégitime et moralement discrédité, qui n’a plus qu’une seule issue de sortie sans effusion de sang : restituer la Souveraineté du Peuple au Peuple pour qu’il décide lui-même de la nature et du fonctionnement des Institutions de la République. »

    Je pense que c’est cet objectif qui est visé par l’initiative de Si Mehri : restituer la Souveraineté du Peuple au Peuple sans effusion de sang. Si son initiative est appuyée par plusieurs partis politiques, elle serait plus crédible.

    Cela dit, je trouve malheureux de disserter aujourd’hui sur nos problèmes nationaux pendant que le peuple libyen se fait bombarder par les mercenaires de Khadafi.

    Une Algérie démocratique ne serait-elle pas intervenue militairement pour secourir ses voisins et ses frères lybiens : aujourd’hui même, les USA et l’Allemagne ont reproché à juste titre aux arabes de se cacher derrière le Conseil de sécurité de l’ONU et de ne pas intervenir pour porter secours à leurs frères de la Ligue arabe qui font face à des milliers d’étrangers mercenaires. En tout état de cause, les algériens avec l’esprit de l’ex-ALN ne seraient pas restés les bras croisés.

    Aujourd’hui, il est urgent que toutes les forces politiques au sein et en dehors du pouvoir mettent de côté leurs divergences, se mobilisent, tendent tous leurs efforts et mettent tous leurs moyens pour porter secours au peuple libyen. C’est la question prioritaire qui prime sur tout débat algéro-algérien.




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  • Hamma
    16 mars 2011 at 3 h 06 min -

    « La révision de la Constitution se précise »

    Ok pour la révision en profondeur de la constitution ou même d’une tout autre constitution. A la seule condition et il n’y en aura pas d’autres, qu’elle soit élaborée et soumise au verdict du peuple par le gouvernement de Transition qui aura été désigné par ce même peuple une fois le régime et ses réseaux satellites auront dégagés de la vue et de la vie des algériens.

    Vous voulez nous faire un remake des années de plomb ou quoi?




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  • Préparation psychologique au changement de façade midipress
    16 mars 2011 at 11 h 11 min -

    […] il faut souhaiter, seulement, qu’elle se déroule dans la sérénité.Mohand Aziri ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • Alilou
    16 mars 2011 at 12 h 06 min -

    @Mr.ADDI, Mr.MESBAH, Mr.DEHBI et autres amis de LQA

    Ce que vous dites tous sur vos posts ont leur quotas de raison et expriment ce que tous les algeriens pensent, ils sont divers, que ce soit ce que propose Mesbah, Dehbi, Addi et autres penseurs est juste quelque part, pas entierement ni d’un coté ni de l’autre, ce qui veut dire, qu’on ne doit pas tout rejeter du revers de la main sous pretexte que Mr X et Mme Y ont ceci ou cela…tout doit etre pris au serieux et en debattre de facon sereine, car l’interet de la nation et des generations futures sont en jeu.
    Ecoutons et reflechissons, analysons, proposons et agissont…

    Meme Dieu quant il a decidé de creer, il a pris son temps et pourtant il peut tout faire en un clin d’oeil, mais il a pris son temps.
    Prenons le temps nous aussi a nous regrouper et recentrer, preparons une plate forme, car ce n’est le secret de personne que ce regime est out et a 100%, c’est une question de, au pire, quelques mois. Je peux m’avancer sans peur que juillet 2011 c’est la veritable independance et la 1Ere Republique qui s’installera, mais ne repettons pas les memes erreures.
    Meme si Hamrouche, Mehri et Ait-Ahmed prennent les rennes du pays, je vous le promet que c’est juste une transition, et que le pouvoir veritable reviendra au peuple.
    Même la nuit ne tombe pas soudainement, ni le jour ne se lève rapidement tout prend son temps pour se faire, on ne veut pas d’anarchie ni de chaos comme en Égypte et en Tunisie, soyons pragmatiques et participons positivement, personnes d’entre nous ne veulent un ravalement de façade, ni de poudre aux yeux, mais on ne peux pas tout écarter sous prétexte qu’on est pas d’accord avec X et Y…Personne n’est prophète en son pays.
    Une chose est sure, il faut être vigilant, plus aucun homme du système ne doit occuper une responsabilité, car il faut traiter la nation et ses institutions aux antibiotiques, antifongiques, antiparasitaires et surtout antiviraux a très fortes doses, même la chimio-thérapie, plus aucuns parasite, ni bactérie, ni virus, ni une moisissure, ni cellule cancéreuse ne doit être épargnés.
    Et surtout veiller aux grains, car on est tous fatigué même épuisés de voir encore des faces d’angoisse a la télé.

    Si ça peut-aider a nous concentrer tous ensemble, j’ai du thé a fumer…hic

    Salutations

    Alilou de Stone…age




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  • Mhamed
    16 mars 2011 at 13 h 03 min -

    @ M. Abdelkader Dehbi:
    Vous avez mille fois raison de souligner avec force que la loi de l’Histoire va balayer toutes les contrées arabo-musulmanes sans exception de l’Atlantique au Golfe arabo-persique. Il n’y a rien a attendre des vieux débris de la politique qui sont la cause cardinale de la faillite économique, politique et sociale de notre pays. Il faut tirer la chasse et ouvrir portes et fenêtres pour aérer!




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  • Kader ZERROU
    16 mars 2011 at 14 h 07 min -

    @ M. DEHBI :
    Hocine Ait Ahmed ne vous a pas attendu pour déclarer que le régime algérien a vécu ! Il a pris ses responsabilités pendant que vous étiez à l’ombre de Boumédiene, le premier architecte de la catastrophe nationale.
    Au lieu d’user de raccourcis de type « …de deux ou trois personnalités politiques nationales qui seraient intimement associées à une opération manifeste de « ravalement institutionnel… » faites plutôt une lecture critique de la presse algérienne et de ses « fuites autorisées » destinées davantage à brouiller les pistes qu’éclairer l’opninion publique. N’est-ce-pas l’un des objectifs du quotidien d’Algérie ?




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  • Abdelkader DEHBI
    16 mars 2011 at 15 h 57 min -

    @ — Kader ZERROU :

    Vous écrivez :
    «  » »Hocine Ait Ahmed ne vous a pas attendu pour déclarer que le régime algérien a vécu ! Il a pris ses responsabilités pendant que vous étiez à l’ombre de Boumédiene, le premier architecte de la catastrophe nationale. » » »

    En réponse, je crois devoir vous rappeler l’adage : »qui trop embrasse mal étreint ».

    En voulant faire le thuriféraire inutile de M. Hocine Aït Ahmed, vous soulignez surtout un double échec : aussi bien l’échec du régime que celui de l’opposition réelle qu’il incarne depuis tant d’années… Ce qui n’enlève rien au respect unanime qui lui est dû, en tant que chef historique de la Révolution.

    Pour le reste, je n’ai jamais nié le fait d’avoir fait partie des cadres de la nation – « à l’ombre de Boumédiène » comme vous dites – jusqu’en 1974 ; c’est même un honneur dont je tire une certaine fierté, car, – et si vous le permettez – le défunt Président Si Boumédiène avait tout de même une autre allure, une autre présence et un autre panache que les misérables potiches civils et militaires confondus, qui dirigent le pays aujourd’hui.
    Le traiter d’ « architecte de la catastrophe nationale » est une accusation qui témoigne de votre légèreté et de votre méconnaissance de l’homme.

    Par ailleurs, je trouve pour le moins singulier que vous me fassiez reproche d’avoir été cadre supérieur à l’intérieur d’un régime que j’ai quitté en 1 9 7 4, alors que ceux que vous semblez défendre – je parle de M.M. Mehri et Hamrouche – ont fait l’un comme l’autre TOUTE LEUR CARRIERE à l’intérieur du régime, sans que cela puisse en quoi que ce soit être un reproche à leur endroit. Du moins en ce qui me concerne.

    Il y a – comme qui dirait – quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark….




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  • Ammisaid
    16 mars 2011 at 16 h 02 min -

    Qui a lu ou entendu Mrs Mehri et Aït Ahmed dirent qu’ils veulent prendre le pouvoir et empêcher la révolution de se mettre en branle ? Ils font de la politiques et ils ont commencé à la faire dans le berceau. Par ailleurs, se sont-ils opposés à qui ce soit et à surtout à ceux qui veulent un changement radical du système ? Non, non et non. Ils veulent un changement pacifique du régime. Qui souhaite le contraire. Faut-il verser encore le sang des innocents qu’ils soient civiles ou militairres ? Notre terre n’est-elle pas assez arrosée comme ça ? Mr Aït Ahmed dés l’indépendance avait tout fait pour éviter les tragédies qui ont suivi l’usurpation de notre histoire et il avait essayé maintes et maintes fois de s’allier avec tout ceux ( ennemis politiques ou proches) qui voulaient remettre au peuple sa souverainté. C’est la vérité. Il n’a jamais voulu jouer le jeu de ses criminels qui sont encore au pouvoir. Il l’a payé très cher à titre personne ( plus de 60 d’exils, vous croyez qui vivre dans son pays était une torture pour lui, il n’avait pas le choix: c’était l’exil ou le cimitiere ) et à titre collectif ( combien de ses amis ont été assassiné, exilé, torturé…?). Je comprends pas pourquoi l’acharnement de certains à vouloir salir, écarter, médire…sur des personnalités qui n’ont vécu que pour un certain idéal: celui de voir leur pays libre et son peuple souverain. C’est triste !
    Fraternellement




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  • Ammisaid
    16 mars 2011 at 16 h 33 min -

    Il y a trente et un an un extrait d’une intervention de Mr Aït Ahmed publié sur Algérie- politique.

    Hocine Aït-Ahmed: “Les jeunes algériens ont compris qu’ils ne doivent se remettre à personne”
    16 mars, 2011 Posté dans Ait Ahmed Hocine
    Extrait d’une interview à Radio Monte Carlo (9 avril 1980)
    Tout Algérien veut reprendre son droit à la parole, car c’est un fait que le parti unique a échoué et il existe certainement une opposition diffuse, mais on ne peut pas dire qu’il existe un parti qui  peut prétendre régenter le pays.
     
    Je ne cherche pas du tout à récupérer, je soutiens tous les mouvements sociaux, syndicaux, culturels, qui vont dans le sens de la démocratisation. Je ne me présente pas du tout en leader, je veux avoir ma place en tant que citoyen dans un pays où l’on peut tout être; on peut être ministre, j’aurais pu être ministre; je ne veux pas l’être dans un contexte où je serais bâillonné ; on peut tout être, sauf citoyen.
     
    Ce que je revendique, c’est le droit à la sûreté, que je rentre dans mon pays sans être protégé par une police parallèle, et puis voilà.
     
    Alors je pense que les jeunes ont compris qu’ils ne doivent se remettre à personne, ils doivent eux-mêmes prendre en main leur destinée et ce qui m’importe c’est que précisément, le peule Algérien, ne se laisse pas faire et décide de revendiquer pacifiquement, d’une façon massive, son droit à l’autodétermination.




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  • Adel
    16 mars 2011 at 18 h 20 min -

    Je suis entièrement d’accord avec l’analyse de l’honorable Pr Addi. Le régime algérien, après les évènements qu’a connus notre région depuis le début de la contestation en Tunisie et la nouvelle donne qui s’en est suivi, notamment en ce qui concerne l’attitude des puissances occidentales vis-à-vis des dictatures du Monde Arabe, n’a plus aucune chance de survivre sous la forme que nous lui connaissons depuis le putsch de janvier 92. La mutation avait en fait déjà commencé avec la disparition ou le retrait des principaux acteurs de la tragédie des années 90 – l’âge de ceux qui sont encore en vie dépassant les 70 ans. belkheir et smaïn lamari morts, mohammed lamari et nezzar à la retraite, toupik – rab eddzayer? – un vieillard malade, quelles sont aujourd’hui les chances des généraux et du DRS, de survivre à un mouvement de contestation généralisé qui pourrait survenir à tout moment et emporter tout le système tel un fétu de paille. Seul Kadhafi le sanguinaire est assez fou pour ne pas comprendre cela. Il y a deux alternatives : se suicider après avoir détruit le pays ou organiser une retraite négociée.

    Bien sûr, le système a évolué et le clan de boutef est aujourd’hui très puissant. D’autre part, les nouveaux officiers supérieurs de l’ANP, que le public ne connaît pas, seraient-ils prêts à plonger le pays une seconde fois dans la spirale de la violence? C’est une responsabilité trop lourde à porter dans le contexte actuel.

    Les forces de l’opposition, ceux et celles qui souhaitent voir s’instaurer une véritable démocratie dans notre pays et construire un véritable État de droit – préalables à tout processus de reconstruction de l’Algérie sur des bases solides – doivent aujourd’hui prendre leurs responsabilités et montrer la voie afin de barrer la route à tous les manipulateurs, qui ne feraient que retarder le processus sans atteindre aucun résultat tangible. Comme la si bien dit le Pr Addi, le système politique algérien ne peut pas être réformé car il est complètement faux. Il ne fonctionne que par la contrainte, la ruse et la manipulation. Sa culture est la culture de la médiocrité, de l’incompétence, de la fourberie, de la délation, de l’exclusion, du mépris et du déni de droit à tous les niveaux. Son échec est patent et aucun Algérien doué d’un minimum de bon sens ne serait prêt aujourd’hui à miser un dinar sur ce système et les hommes qui l’incarnent.

    Comment sortir définitivement de ce système moribond en faisant le moins de dégâts possibles au pays? Telle est la question à laquelle tous les patriotes sincères se doivent de répondre sans détours et sans arrière-pensées malsaines.

    Je crois que deux principes doivent guider notre action:

    1- Aucune catégorie d’Algériens ni aucun courant politique ne doivent être exclus de ce processus de changement – et là je pense surtout à l’ex-FIS.

    2- L’adhésion à l’objectif de l’État de droit est la pierre de touche qui doit rassembler tous les Algériens désireux de sortir le pays de l’impasse.

    La question du projet de société ne peut pas être tranchée aujourd’hui, car seul le peuple algérien peut en décider dans des élections libres, transparentes et honnêtes. Il y a en gros trois projets de société :

    – un projet socialiste, qui accorde une grande place au rôle de l’État dans le domaine économique et insiste sur la justice sociale et la solidarité;

    – un projet libéral, qui met l’accent sur l’initiative privée et l’efficacité économique, avant tout;

    – un projet islamiste, aux contours mal encore mal définis, qui veut s’inspirer des enseignements du Coran pour gouverner. Dans le domaine économique, l’interdiction de l’usure en est la principale caractéristique. Ce projet est plus connu pour ses aspects moraux (interdiction de la mixité, hostilité au travail des femmes, interdiction de l’alcool et de toute activité jugée non conforme aux préceptes de l’islam, etc.)

    Quel est le meilleur projet de société, celui que le peuple algérien, dans son immense majorité souhaite voir s’instaurer dans le pays? L’Algérien veut-il le socialisme, le capitalisme ou l’application de la chariaa à tous les niveaux? Qui pourrait le dire aujourd’hui? Y-a-t-il des études et sondages fiables pour nous guider? Je suis personnellement convaincu que la solution qui a plus de chances de réussir sur le terrain est celle qui prendra le meilleur de chacun des projets et sera réaliste et pragmatique dans son approche. Le peuple algérien, après près de 50 ans de déformation systématique, a besoin de réapprendre les valeurs de bases, comme le goût de l’effort et du travail bien fait, le civisme, la tolérance, etc. Et cela, ce n’est pas la démagogie qui pourra le réaliser, mais un travail continu avec des stratégies et des programmes élaborés par les meilleurs experts du pays dans tous les domaines et mis en œuvre par des responsables intègres et dévoués à la chose publique. En un mot, c’est toute une nouvelle culture et une nouvelle mentalité que nous devons implanter. La culture de la transparence, du respect, de la vérité.

    Le défi est immense mais les ressources existent en abondance. Avec de la bonne volonté, tous les obstacles pourront être rapidement surmontés et le passé douloureux ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Inchallah.




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  • fouad
    16 mars 2011 at 23 h 09 min -

    Preparation psychologique ou pas changement de facade ou pas , le regime algerien doit comprendre que devant lui il n y a que le chnegement radical qui peut porter ses fruits. Qu’est qu’il va reussir maintenant , ce qui n’a pas été reussi pendant 20 ans.




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  • MJ
    17 mars 2011 at 0 h 55 min -

    Je vais dire les choses de manière tout a fait terre à terre, je ne suis pas un intellectuel, je l’ai souvent dit et je le crois, comme je crois qu’en Algérie il n’y a pas vraiment d’intellectuels, que ceux qui se targuent de l’être m’excusent. Si on avait des intellectuels, je ne pense pas que nous serions ou nous sommes, en effet. On n’aurait pas mis 50 ans à végéter. On aurait agi en profondeur et la société aurait graduellement changé pour atteindre le bond qualitatif sans attendre la Tunisie, l’Egypte ou la baisse des recette pétrolifères comme dans les années 80 du siècle passé.

    Le pouvoir actuel, comme le pilote d’un avion, faute de pouvoir maitriser les systèmes qui se déglinguent, veut récupérer parmi les passagers ceux dont il peut tirer quelque chose pour continuer à piloter, qu’on appelle cela technocrates ou bureaucrates, cela ne change rien au problème. Il prépare peut être les parachutes, mais ce sera juste au cas ou cela devient vraiment nécessaire. Sinon si on arrive à atterrir, on reprend la même équipe et on reprend le vol comme d’habitude. Juste que dans la tourmente passagère et ces maudits instruments qui s’affolent, dans ce brouillard qui s’intensifie et ces radars devenus tout à fait muets,il faut utiliser tous les moyens disponibles, même ceux dont on ne veut pas, quitte à les jeter au rebut, voire même les casser, une fois l’orage passé. Une similitude frappante avec le 5 octobre.

    Mon père m’a appris dans mon enfance à ne jamais faire confiance à un loup. Tu l’élèves me disait il, tu l’éduques, tu le traites bien, tu lui donnes à manger et dès qu’il se sent en position de force il t’égorge et fait de toi un festin.

    Quand un ennemi et pas un adversaire, est à terre, la meilleure solution est de l’achever. Car un adversaire ne se bat que selon des règles communément admises tandis que l’ennemi ne se fie qu’a ses propres règles et méprise ceux qu’il domine par la force.

    Bien sur ce n’est pas très politique de ne pas laisser d’échappatoire à un ennemi, car alors et se sentant vaincu, il utilise ses dernières ressources pour infliger le plus de dégats et se faire ensuite massacrer, lorsqu’il sait par avance que c’est le destin qui lui sera réservé.

    Mais je ne suis pas un politique ni un politicien, je suis un homme du peuple dont la vie, toute une vie à été sacrifiée sur l’autel de l’égoisme et de la gabegie comme des millions d’autres dont on s’est servi comme cobayes pour toutes sortes d’expériences sociologiques, politiques, économiques, juridiques,révolutionnaires…la liste est longue et je pense comme tel, c’est à dire comme un cobaye: »comment fiche le camp d’ici », dans l’xil comme beaucoup d’autres, ou comment mordre mon tortionnaire jusqu’a ce que mort s’ensuive afin que mon calvaire cesse ou que mon tortionnaire daigne me tuer et que la délivrance vienne d’une façon ou d’une autre.

    Salutations à tous.




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  • Amar
    17 mars 2011 at 12 h 58 min -

    @MJ :Honnête et plein de sincérité.Stop.
    Plus que ça ,tu fais déjà de la politique.




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  • Amad Malik
    17 mars 2011 at 14 h 14 min -

    « LES CHANGEMENTS DE FACADE » DU SYSTEME CRIMINEL ALGERIEN.
    Bien titre! Attention a la manipulation par les « cadavres2 du FLN, RND et leurs « clones » qui ont trahis le sermon fait aux chouhadas et assassines l´elite du pays, des milliers, le dernier en date est Mohamed Boudiaf, tue lachement par ce meme systeme pervers, incompetent, corrompu et criminel.
    Nous les etudiants de l´immense majorite algerienne, nous leur lancant ce dernier avertissement: »Partez avant qu´il ne soit trop tard pour vous. Mais si vous nous ne croyez pas, restez! Et il sera alors trop tard pour vous! ».
    L´histoire est en marche sur eux et nous le confirmera bientot!
    Les 25 millions de jeunes algeriens, etudiants, intellectuels, chomeurs SONT UNIS et ils vont bientot le prouver aux CHAROGNARDS « Si Dagua » Boutef, la « Taupe » Ouyahia, Belkhadem et consorts qui ont ruine le pays, le peuple, la jeunesse devenus miserables par leurs actes criminels et leurs incompetences averees durant 47 longues annees.
    Nous savons touts et nous avons tous compris: DEGAGEZ, C´EST LE MOMENT OU JAMAIS, car il vous reste peu de temps…
    SOYONS VIGILANT, MOBILISES ET UNIS contre les complots des « cadavres » du FLN, RND et leurs valets. Toutes actions du pouvoir, du systeme pervers algerien est une MANIPULATION de plus.
    Il faut passer a l´acte, le jour « J » est tout proche et c´est le moment ou jamais.
    Vive l´IMMENSE JEUNESSE algerienne, vive la LIBERTE, vive la DEMOCRATIE.
    Malik




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  • Hamma
    17 mars 2011 at 16 h 33 min -

    Au frère @MJ,ne te laisse pas abattre et ne sois pas défaitiste  » A toute chose malheur est bon ». L’Algérie regorge d’intellectuels. Par le passé et à l’appel de la patrie, ils étaient nombreux ceux qui ont troqués l’habit d’enseignant, de médecin, d’étudiant etc… Pour celui de combattants de la résistance. Malheureusement, il s’est trouvé que ceux qui n’étaient pas tombés sur le champ d’honneur (contre la France coloniale) ont été pratiquement tous liquidés par leurs « frères » d’arme. Ce qui me fait dire qu’ils sont tombés sur le champ de l’horreur. Cette liquidation de nos intellectuels obéissait à un vaste complot contre l’intelligentsia algérienne menée par cette caste de colonels et autres gradés qui voyaient d’un très mauvais oeil l’arrivée au pouvoir de cette future élite.

    Ils sont nombreux ces intellectuels qui ont été ou sont constamment persécutés par les régimes successifs et qui ont été liquidés par l’obscurantisme et de la tyrannie des généraux. Ceux qui y ont échappés sont en exil aux quatre coins du globe et même au pays.

    Le scénario est le même, ce régime comme ses prédécesseurs ne veut pas entendre parler d’intelligentsia algérienne qui n’est pas de son bord et tout le mal est là.

    Si le pays végété depuis 50 ans, ce n’est pas la faute aux intellectuels ou de cette élite éparpillée dont je parle, la faute revient à celle qui s’est déclarée comme telle et qui a grandement et gravement trompé le peuple en s’imposant comme alternative.

    Le seul fait que toi, moi et elle (l’élite) soyons sur LQA ou sur tous les autres blogs et sur tous les réseaux sociaux est un très bon signe pour le l’avenir et le devenir de notre pays et de son peuple. Ce travail en profondeur que tu réclames est en train de se faire et en parti grâce à toi et à ton message.

    Fraternellement.




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  • HOUARI
    17 mars 2011 at 17 h 57 min -

    De qui se moque t-on? dialoguer mais avec qui? L’alliance presidentielle ne represente qu’elle meme, elle est complice dans la decadence, et la decheance du pays, elle est impliqué dans des affaires de corruption. D’autre part l’opposition n’a aucune legitimité au sein de la majorité de la population, donc ce n’est pas avec ce monde que doit dialoguer le president qui deja lui meme n’a aucun pouvoir dans le changement de systeme.
    Dialoguer s’il faut dialoguer c’est avec la societe, avec la majorité silencieuse (hommes et femmes) si non avec les gens qui forment les oreilles et les yeux de la societe a s’avoir les cadres de l’ex FIS, les vrais islamistes, les chomeurs, les nationalistes, les intellectuels,….etc.
    Inviter des militaires qui en sont la source de nos malheures, c’est comme dialoguer avec des corrompus pour eradiquer la corruption.
    Remarque cela me fait rappeller la fameuse connerie de reconciliation nationale.
    Il ya de quoi dormir debout.




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  • Hady
    17 mars 2011 at 18 h 35 min -

    Ammisaid, tu n’a pas compris que certain es personnes lie de pres ou de loin au regime essaye de brouiller les signaux democratiques qui peuvent venir des homme honnetes a l’instar de Mehri et Ait ahmed car ils sont porteurs d’un vrai project democratique et que ce qui se passe dans les pays arabes les fait stresser !!!




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  • hakimM
    17 mars 2011 at 20 h 00 min -

    Je me demande si Ait-Aghmed et Mehri décidait de faire une marche si le peuple va les suivre…. dans la rue, ou ….dans la télévision.
    Tant que l’élite et le peuple sont fictifs et de façade, alors la démocratie sera fictive et de façade.
    Arretons de critiquer le régime, nous on ne fait qu’attendre et parler.




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  • Alilou
    17 mars 2011 at 20 h 28 min -

    Comment peut-on contourner ces obstacles dressés par ces vautours qui gravitent autour du regime agonisant, en faisant echec a leurs manigances ? voila la question a prendre au serieux et qu’il faut preparer avec attention afin de contourner ces obstacles ou de completement les rendres irrealisables.

    Je vous paris que eux ils ne reculeront devant rien pour garder leurs interets intactes.

    Alors c’est a nous d’agir et mettre echec et Mat leurs plan qui ne servent que leurs interets….

    Salutation

    PS: Il ya assez de cerveaux competants et honnetes rien qu’ici sur LQA qui sont capables de creer ce dont reve le peuple LA LIBERTE




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  • MJ
    17 mars 2011 at 21 h 23 min -

    @ Amar.
    Merci de ton soutien. Tu as du rigoler un bon moment je suppose.

    Au frère @Hamma.
    Je te remercie également pour tes encouragements.
    Je ne suis pas défaitiste mon frère. Je fais juste un constat. Tu dis que l’Algérie regorge d’intellectuels en parlant du présent, puis tu nous renvoies à plus de 50ans et ensuite tu reviens au présent pour dire que les intellectuels ont été écartés, écartelés, emprisonnés, utilisés, etc…

    Ce qui me fait poser la question : qu’est ce qu’un intellectuel s’il n’arrive pas à appréhender la réalité dans sa dimension sociale, à s’adapter et à adapter sa lutte en fonction des conjonctures afin de se fixer des buts, des délais et des limites temporelles dans lesquelles il doit réaliser des projets au besoin fractionnés pour ne pas attirer l’attention, pour ne pas générer de contre réaction…

    Non mon frère, 50 ans c’est trop ! Un demi siècle que cela dure et ce n’est que maintenant qu’il y a un balbutiement timide. Je ne peux pas dire qu’il y a des intellectuels, hélas !

    Ce qui me fait dire qu’il n’y a pas d’intellectuels c’est que l’intellectuel procède de son intellect, utilise l’intelligence et quand il a affaire à des gens malins, il bascule et devient encore plus malin qu’eux, car il a plus de capacités d’intelligence en principe et la malice est une attitude qui s’apprend facilement et qu’on peut adopter lorsque nécessaire. Mais c’est une arme à double tranchant qu’il faut manipuler avec précaution. Beaucoup se sont allés à l’utilisér et sont devenus accrocs, on perdu leur virginité, leur qualité d’intellectuel et sont allés avec les loups pousser leur cri de ralliement sur le dos de ce peuple.

    Ce qu’il faut c’est que l’intellectuel s’approprie les armes de ses adversaires lorsque cela lui convient, les affute à sa manière, les adapte et les retourne contre eux.

    Il s’adapte à toutes les situations et s’il doit vivre dans la clandestinité, il le fait. Car qu’est ce que la clandestinité et par rapport à quoi si ce n’est par rapport à des règles forgées dans le dessein de protéger une classe qui asservit le peuple.

    C’est donc toujours les intellectuels qui ont failli, car il est logique que la nature même du système prédateur qui est le notre devrait faire en sorte qu’ils s’en protègent d’une manière ou d’une autre mais sans renier leur foi en la liberté, leur foi en des lendemains meilleurs, leur foi en une action pérenne et continue faite dans le sillage de ceux qui les ont précédé et ont donné leur vie à ce peuple afin qu’il vive libre. Or la coupure est longue, un vrai désert parsemé ça et la de quelques ilots de verdure et de revendications éparses et sans lendemain.

    Non mon frère, je ne suis pas défaitiste mais le constat est amer et je n’y peux rien, cela n’est pas de mon ressort.
    A la fin de ton post tu reconnais que ce n’est que maintenant que le travail commence par le biais de l’internet, mais n’aurait il pas du commencer par d’autres voies il y a déjà 50 ans comme l’ont fait presque dans la solitude, nos vénérés Boudiaf, Ait Ahmed et Chabani, les premiers ont donné leur tranquilité, le second sa vie ?

    Fallait il, pour reprendre le flambeau, attendre l’avènement de l’internet ? Et si demain le GIX (centralisateur internet pour l’Algérie) qu’on a installé est interrompu subitement par une décision régalienne ? Il suffit en effet d’appuyer sur un bouton . Que ferons nous ?

    Les intellectuels ont ils pensé à des signaux de fumée ou des codes lumineux avec torches ou jeux de miroirs pour nous permettre d’échanger, surtout dans l’obscurité, afin de continuer à agir ?

    Fraternellement.




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  • Ammisaid
    17 mars 2011 at 21 h 56 min -

    Nous voyons un loup mais quand nous l’entendons chanter comme un rossignol, nous baissons la garde et nous croyons qu’il est effectivement un rossignol, jusqu’au moment où nous sentons ses crocs déchiqueter notre chair! Excès de naïveté, peur de l’inconnu, peur de la responsabilité…je t’avoue ne pas le savoir. Ce qui est certain, il doit y avoir beaucoup de vrai dans ce que tu dis. La force d’une conviction, surtout si elle est tirée d’une expérience, vaut plus que l’intelligence qui ne sert pas un idéal au service de l’intérêt général.
    Respectueusement frère MJ




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  • Adel
    17 mars 2011 at 23 h 40 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Il y a dans notre pays des personnes qui se targuent d’être mieux placées que le peuple – la populace, devraient-ils dire – pour savoir ce qui lui convient et où se trouve son intérêt. Ainsi en est-il des militaires putschistes et des ex-communistes du MDS, par exemple.

    Ont-ils raison, ont-ils tort? Cela n’a pas d’importance. L’important est qu’ils n’ont jamais été en mesure – en ont-ils eu le désir? – de porter leur message à ce peuple, qui attend qu’on l’éclaire, depuis au moins 50 ans et de partager avec lui leurs convictions afin qu’il y adhère. Ils ont toujours voulu le mener comme on mène un troupeau de moutons.

    Aujourd’hui, les carottes sont cuites et ce peuple «immature» – ou cette populace -, s’il doit se libérer un jour du joug et de l’humiliation qui lui sont imposés, le fera tout seul et en se laissant guider par son seul instinct de survie. Mais il sera impitoyable envers tous ceux qui l’ont trahi. Saîf-Al-Islam Kadhafi se plaignait récemment sur sa télévision des sévices commis par les insurgés sur ses supporters. Il devrait pourtant savoir qu’on ne récolte que ce que l’on sème!

    Amitiés




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  • M.J.
    20 mars 2011 at 15 h 13 min -

    @Ammisaid et @Adel.

    Je crois que nous parlons le même langage, le contenu est le même et les termes diffèrent.

    Le peuple Algérien n’a pas besoin des intellectuels qui ont failli dans leur mission, si tant est qu’ils existent ou ont existé.

    Ce que les marxistes appellent la nécessité historique et que cheikh Djamaleddine El Afghani rangeait dans la catégorie des nécessités induites (al azma touallidou al himma oua baa3da al azma yati el faradj) est en train de se réaliser spontanément devant nos yeux.

    Les intellectuels, dans le genre et à la stature de Djamal Eddine El Afghani, de Cheikh Benbadis, de Malek Bennabi n’apparaissent plus dans la trame sociale actuelle. Ces géants avaient la faculté d’imprimer leur empreinte à leur temps et à leur sociétés. Ce sont (car ils sont toujours présents) des accidents de l’Histoire.

    Le rôle des intellectuels à l’heure présente sera donc juste de canaliser le mouvement, faute de l’avoir provoqué et de faire en sorte qu’il arrive à bon port. Sauront ils le faire ? Pourront ils le faire ? Ce n’est finalement qu’un rôle d’encadrement, c’est à dire d’exécution car ils ne seront pas les idéologues du mouvement, le peuple ne croit plus en aucune thèse ni en aucune idologie, mais bien qu’il rabaisse de leur égo ce rôle d’encadrement est crucial à jouer pour s’assurer que l’action autonome en gestation profite à l’Algérie et ne soit pas similaire à celle de Libye qui met deux factions face à face et sur lesquelles s’appuie l’occident pour faire main basse ou à celle d’octobre qui a été vidée de son contenu.

    Mes amitiés.




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  • Congrès du Changement Démocratique