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25 July 2017

Abdelhamid Mehri : « Ni Aït Ahmed ni moi ne viendrons au secours du système »

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El Watan le 16.03.11 | 01h00 

 

 

Abdelhamid Mehri a adressé une mise au point à tous ceux qui ont vite interprété son appel au changement comme étant une initiative susceptible de venir à la rescousse du régime de Bouteflika. Selon lui, l’idée du changement implique nécessairement la disqualification du système politique en place et non pas seulement celle des personnes.

Presque un mois après avoir lancé son initiative pour le changement du régime, Abdelhamid Mehri est revenu à la charge pour apporter quelques clarifications sur le débat et la «polémique» suscités par la lettre qu’il a adressée au chef de l’Etat. D’emblée, l’ancien secrétaire général du FLN dément les informations selon lesquelles il aurait rencontré Abdelaziz Bouteflika dans le sillage de son initiative. «Je n’ai pas rencontré Bouteflika. Si je viens à le faire, cela se fera en plein jour et publiquement», a précisé Mehri, à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée, hier, au siège du FFS à Alger. Autre clarification apportée par Mehri est liée à une éventuelle «alliance entre lui et le leader du FFS, Hocine Aït Ahmed» pour venir au secours du chef de l’Etat, comme cela a été rapporté dans les milieux médiatiques. «C’est une comédie. Cette analyse est totalement fausse», a déclaré Abdelhamid Mehri.

«Ce n’est ni moi ni Aït Ahmed qui allons sauver le régime», a-t-il fait savoir, non sans rappeler ses positions antérieures. «Je tiens à ce que mes positions soient claires et publiques. Je crois que les questions d’intérêt général n’ont pas de secret et se règlent devant l’opinion publique», a encore ajouté le conférencier. Sur sa lancée et en vieux routier de la vie politique, Abdelhamid Mehri a pris le soin de rappeler que «l’exigence du changement n’est pas une accusation portée contre une personne ou une institution ou plutôt des règlements de comptes avec quiconque. Le changement du système, du pouvoir, est une grande responsabilité nationale. Il s’agit par contre d’avoir une approche globale et profonde de la situation loin des surenchères ou des complaisances». Interrogé sur les échos politiques qu’a suscités sa démarche pour le changement du régime politique contenue dans la lettre adressée aux décideurs, le 19 février dernier, Abdelhamid Mehri a affirmé que «pour le moment, il n’y a pas de signaux visibles en réaction au contenu de la lettre. Cette initiative a tenté de rassembler des idées proposées sur la scène».

La seule réponse notable à la démarche de Mehri est celle du chef historique du FFS, Hocine Aït Ahmed. «Bien évidement, j’ai noté avec une grande fierté le soutien du frère Hocine Aït Ahmed», a souligné l’ancien secrétaire général du FLN. S’agissant de l’appréciation réservée à sa démarche par les tenants du pouvoir, Abdelhamid Mehri a tenu à souligner que le sentiment et la nécessité du changement du système politique existent partout, même au sein du pouvoir. «Le sentiment du changement est général et il existe aussi chez des frères au pouvoir. Cependant, il y a des différences de points de vue et d’approches comme c’est le cas chez l’opposition par ailleurs», a-t-il estimé. En effet, qui sont ces courants favorables au changement au sein du régime ? Y a-t-il des divergences entre les différentes composantes de ce même régime ? Pour étayer son propos, le conférencier s’appuie sur les propositions faites notamment par le MSP et les déclarations de l’actuel secrétaire général du parti du FLN, Abdelaziz Belkhadem.

«Ce sont des indices de l’acceptation de l’idée du changement», a noté Mehri. Fidèle à son analyse sur le système politique algérien, qu’il connaît parfaitement par ailleurs, Abdelhamid Mehri a refusé de parler en termes de clans. «Le système du pouvoir contient effectivement plusieurs fractions, l’armée, la Présidence, mais je dis que ce système n’est plus valable pour diriger le pays.» Et d’ajouter : «Le débat sur l’armée, Bouteflika ou les équilibres entre eux ne m’intéresse pas. Parce que cela reviendrait à rentrer dans la logique du système, alors que nous voulons un changement radical. Et il ne suffit pas de changer les personnes pour que le régime change», a jugé le conférencier, en faisant le parallèle avec l’exemple de Chadli Benjdid en 1992 dont le départ n’a pas forcément entraîné le changement du régime politique. «Certains veulent justement nous faire vendre cette recette maintenant de changer les personnes.  Le changement du système passe nécessairement par le changement des fondements de gouvernance», a-t-il noté. En somme, la sortie médiatique de l’ancien patron du FLN permettrait sans doute d’aider à éclairer une démarche de changement du système dans un champ politique confus.

Hacen Ouali

 

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Plaidoyer de Mehri pour un changement «Pacifique et radical» du régime

«Ce système n’est plus capable de gérer les affaires du pays»

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El Watan le 16.03.11 |

Le changement du système de pouvoir est pour Abdelhamid Mehri une grande question nationale. Elle ne se règle pas au bout d’une négociation entre deux personnes.

«Le changement pacifique sera le résultat des efforts conjugués de toutes les forces politiques et des compétences populaires. Cette dynamique sociale définira, une fois aboutie, la nature et l’étendue du changement. Ce n’est pas une affaire d’entente entre un nombre restreint de personnes. Tout le monde est concerné, pas d’exclusion», a-t-il expliqué hier lors d’une conférence de presse au siège du FFS, à Alger. La revendication du changement de régime n’est, selon lui, dirigée contre personne, parti, institution ou génération précise. «Ce n’est pas non plus une opposition à ceux qui assument les responsabilités du pouvoir ou un règlement de comptes personnel avec quiconque », a-t-il précisé, plaidant pour «une analyse critique et objective» de la marche de l’Algérie depuis l’indépendance. 

«Il y a un sentiment général sur la volonté de changer le régime. Cela existe même chez ceux qui sont au pouvoir. Mais les avis sont divergents sur la nature de ce changement», a-t-il analysé.  Evoquer «la chute» du régime est, selon lui, contre-productif. «Car elle ne permet pas une période de construction. Il ne s’agit pas  du départ d’une personne ou d’une institution. Au début des années 1990, des voix s’étaient élevées pour exiger la démission de Chadli. Chadli est parti et le régime est resté. Certains appellent au changement du régime avec le même esprit de ceux qui sont au pouvoir», a-t-il argué.
Aussi, Mehri ne demandera pas à Bouteflika de partir. Il est plutôt attaché à une philosophie de changement graduel. La lettre qui l’a adressée au chef de l’Etat, «par égard dû à la fonction», à la mi-févier dernier est porteuse d’une méthodologie pour fédérer les initiatives politiques. Et là, tout le monde doit s’y mettre : économistes, personnalités politiques, historiens, journalistes, jeunes… «Chacun doit faire des propositions. A cet effet, des groupes doivent se constituer partout. Il faut créer des débats. Ceux qui gardent le silence doivent parler. On doit écouter tous les avis et ouvrir un débat national et démocratique sur la forme de changement que le peuple acceptera», a-t-il préconisé. Il est, selon lui, important d’écouter l’opinion des catégories sociales marginalisées en ce sens que la société doit se réapproprier le droit de réagir aux affaires liées à l’intérêt public, comme la lutte contre la corruption. La démarche de changement  défendue par Mehri s’appuie donc sur la société, les partis et les personnalités ainsi que  le pouvoir.

Le président de la République est donc une partie dans cette dynamique. «Mais il ne représente pas cette partie qui fait ou qui dicte le changement», a-t-il appuyé. Il a expliqué que le rôle des services du renseignement (DRS) sera défini, à la faveur de ce changement, à travers une vision collective. «Je refuse d’entrer dans la logique du système actuel et préfère parler de lui en tant qu’ensemble. Ce système n’est, à mon avis, plus capable de gérer les affaires du pays. Depuis l’indépendance, le régime n’a pas tenu compte des textes. Il y a les textes et il y a la pratique. Celle-ci est parfois est plus importante», a-t-il noté. Il a cité l’exemple du refus des autorités d’agréer de nouveaux partis depuis 1999 (arrivée de Bouteflika au pouvoir). Décision qualifiée d’illégale et d’anticonstitutionnelle.

«C’est la preuve que le régime peut violer la Constitution sans avoir à en rendre des comptes», a-t-il relevé, évoquant, dans la foulée, l’échec de la stratégie économique du pays qui n’est assumée par personne. Dans la missive adressée au chef de l’Etat, Abdelhamid Mehri a proposé des actions pour lancer les réformes devant aboutir au changement du régime. Il s’agit, d’abord, de supprimer les obstacles qui entravent la liberté d’expression, ensuite, de multiplier les initiatives populaires soutenant la demande de changement pacifique et, enfin, d’organiser une concertation large avec les forces politiques pour préparer un congrès national général. Ce congrès ouvert devra définir la feuille de route du changement politique dans le pays. «Cela doit être traité avec la plus grande franchise, transparence et profondeur loin des surenchères verbales et de toute complaisance ou suivisme», a-t-il dit.

Fayçal Métaoui

Nombre de lectures : 2156
14 Commentaires sur cet article
  • abderrahmane
    16 mars 2011 at 17 h 35 min -

    je ne suis pas du meme bord politique .mais sans aucun doute Mehri est un homme de conviction




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  • aquerado
    16 mars 2011 at 18 h 47 min -

    Salam,
    Mr Mehri je vous felicite dans vos derniers propos, il est important de mettre carte sur table, sinon il ne sert a rien de discuter. A l’ere d’internet il est important de faire eclater les tabous qui concernent l’avenir vital de la nation. Mais il ne faut pas se leurrer le combat vers une reelle independance sera difficile ,laborieux, induisant perseverance,sans oublie de s’entourer d’hommes de qualite. Toutefois en esperant InchAllah que le peuple pourra y voir clair ,je vous souhaite tous mes voeux de reussites.




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  • Alilou
    16 mars 2011 at 20 h 14 min -

    Je n’ai rien a dire mis a part que j’attends avec une extreme inpatience en fumant mon thé les avis du Dr Sidhoume et de Mr DB…and Co J,ai confiance en leur jugement
    L’appel du 19 Mars LQA

    Merci

    ============================
    Mr Mehri vient encore une fois de dire que sa lettre au locataire d’El Mouradia était une initiative personnelle, sans aucune concertation avec quiconque. Comme l’a si bien dit un internaute hier, cette campagne de désinformation voulant impliquer 2 figures historiques, cache en réalité des manoeuvres de coulisses pour imposer un changement de façade. Et vous aurez remarqué le réveil des agitateurs professionnels des années 90, ressuscitant le Contrat National, le FIS, allant jusqu’à toucher au passé historique et patriotique de nos frères aînés Aït Ahmed et Mehri.
    Mr Mehri a bien précisé qu’il encourageait toute initiative crédible venant de la base en vue d’un véritable changement du régime. Aux générations de l’indépendance à prendre aujourd’hui leurs responsabilités et à accomplir leur devoir, comme l’ont fait hier nos deux frères aînés en libérant la patrie du joug colonial.
    Salah-Eddine




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  • Kada
    16 mars 2011 at 20 h 14 min -

    « Ce système n’est plus capable de gérer les affaires du pays ».C’est une vérité cinglante.
    Le système est totalement coincé,périmé, paralysé.
    Cela se voit au quotidien et dans tous les secteurs.
    Imaginons ce système sans le pétrole?Je préfère ne pas y penser.
    Les raisons de cette fin mécanique du système sont:
    -la médiocrité croissante
    -l’exclusion des capacités ou leur parasitage permanent
    -l’absence d’une élite au sommet
    -l’absence de stratégie dans aucun domaine
    -les mauvais modèles de réussite
    -la corruption qui entraine:
    *perte de crédibilité des
    institutions donc inefficacité
    *ressentiment de la population donc
    troubles permanents
    *inflation (argent facilement gagné
    facilement dépensé)
    *réalisations de très mauvaise qualité
    (pas de contrôle)
    *l’effort créateur de richesses
    nationales est remplacé
    progressivement par le parasitisme
    *les parties saines du pays rejoignent
    progressivement , par nécessité
    vitale (il n’y a pratiquement plus
    moyen de vivre honnêtement)les
    parties pourries
    – Absence de justice doublée d’une aumône ostentatoire et humiliante (Quand on ne peut assurer la justice, on fait l’aumône..)
    – les clous rouillés (certains « cadres »et personnel de suite sont dans les cercles dirigeants depuis 1965 et ne VEULENT PAS PARTIR)
    – le nivellement par le bas (rana koul awlad 9 ch’hour)

    Le changement est inévitable.La seule chose qui manquera au nouveau système,s’il est meilleur que l’actuel,il y aura certainement moins de servilité et moins de prétention.Quand on est compétent et propre , on ne peut être NI servile NI prétentieux.Salut à tous.




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  • Sami
    16 mars 2011 at 20 h 47 min -

    Mr mehri est bien clair si vous veulez lire bien ses declaration dit :
    LIBEREZ L’OTAGE QUI EST L’ALGERIE ET LE PEUPLE AVEC UN DEMANTALEMENT DE TOUT LE SYSTEM SUR LA TABLE MAIS PAS SOUS LA TABLE !!




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  • hakimM
    16 mars 2011 at 20 h 59 min -

    M. Mehri a bien dit :’pourquoi les autres se taisent’. Ils parlent des gens convaincus du FLN et d’autres personnalités honnêtes.
    Ma réponse : ils se cachent derrière les chômeurs de Diart El mehsoul en leur disant tirez sur le gouvernement pour nous libérer…
    M. Mehri a dit que le problème c’est pas Bouteflika, mais le système.
    Mais Bouteflika fait parti du système et en a profiter et c’est lui qui a accepte d’être l’élu de 1999.
    M. Mehri est étonné en ces temps de révolté arabe que la pseudo élite soit si silencieuse pour demander le changement.
    C’est plus Ait-Ahmed qui est visé par la désinformation, figure extérieure et anti du système.
    L’union Mehri-Ait-Ahmed et d’autres personnalités est redoutée par tous les opportunistes, corrompus et assassins.




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  • chaambi
    17 mars 2011 at 1 h 19 min -

    Salamalikoum,
    Je me permets d’exprimer mon profond respect a Monsieur Abdelhamid Mehri
    Pour son passé historique , sa franchise et son courage.

    Mr Abdelaziz Bouteflika a dit lors de sa campagne electorale « mes freres le pouvoir ennivre
    et si vous constatez cela ; sauvez moi »
    Les electeurs de Mr Bouteklika ne peuvent plus le sauver de son overdose.

    Les courtiers ,commis,courtisants de l’etat qui constituent une chape entre le sommet et la base
    n’adopterons que les réformes qui garantiraient leur interets.
    Pour vaincre l’inertie politique il faut des leviers politiques.
    Or ces derniers les vrais ont été la cible d’une destruction massive par le regime.

    Notre pays construit mieux les casernes que les écoles.
    Notre pays construit plus de pénitentiers de que de mosquées.
    Un système dictatorial génère les outils de sa propre destruction .

    Les algériens ont raté plusieurs occasions pour refformer leur système de manière ordonnée.
    L’initiative de Mr Mehri est exellente mais dommage elle n’est pas venue a temps .




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  • Alilou
    17 mars 2011 at 11 h 37 min -

    @Dr SIDHOUME

    Merci pour votre réponse et votre clairvoyance.
    Quelle sera alors notre positionnement par-rapport a Mr MEHRI? et surtout quelle sera notre position nous adhérents de l’appel du 19 Mars? doit-on nous mettre du coté de Merhi et ceux qui sont encore honnêtes et demandent le changement radical du système ou allons nous, nus tenir encore a distance et voir un peu au-delà du nuage de fumé qui cette fois-ci n’émanant pas de mon thé que je fume?

    Je ne suis analyste en geo-politique, mais je vous fais confiance, votre ligne est droite et ça me rassure.

    Amicalement Alilou

    ====================================
    Mon cher compatriote,
    Rassurez-vous, nous ne restons pas les bras croisés. N’appartenant à aucune chapelle obscure et n’ayant aucun fil à la patte, nous oeuvrons à visage découvert et avec des objectifs clairs et transparents énoncés il y a 2 ans dans notre appel du 19 mars. Notre totale autonomie et notre vision radicale (à ne pas confondre avec extrémiste) quant à la résolution de la crise de légitimité du pouvoir, dérange les politicards adeptes de la gesticulation et de la vocifération, comme moyens de pratique politique. Tout comme notre totale autonomie nous empêche d’être pris en compte ou être écoutés par une certaine presse, issue de l’imposture intellectuelle de 89 qui fait d’opportunistes et de planqués, des leaders du « changement » sur ordre de ses maîtres des officines. Nous appartenons à ce peuple et sommes à son écoute et à son service. Et nous oeuvrons modestement et avec constance, sans tapage, démagogie ou populisme, et avec toutes les volontés sincères, sans exclusion à la mise en place de cette dynamique populaire de changement véritable du changement, pour que le peuple demain puisse recouvrer sa totale souveraineté et que ses enfants dignes puissent diriger ce pays sur la base de la compétence et non de l’allégeance.
    Salah-Eddine Sidhoum




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  • IDIR
    17 mars 2011 at 13 h 30 min -

    Sommes-nous tous Coupables et Responsables ?

    En Algérie, non seulement, il y a eu les massacres en octobre 1988, mais par-dessus tout, il y a eu les années 1990, une décennie rouge de sang et de haine ( répression, torture, massacres, milices, réfugiés, -disparus-). Les années 2000-2011, une décennie noire de corruption.

    Nous devons décider – maintenant – que la décennie allant de 2011 à 2020 serait une « Décennie d’action pour la dignité citoyenne » dont l’objectif est de réduire l’inégalité sociale. La priorité est de protéger la jeunesse et de la sensibiliser à ses droits en lui donnant, entre autres, la liberté de manifestation pour exprimer ses sentiments.

    Aujourd’hui, l’Algérie, avec des hommes et des femmes, doit se tourner vers une transition pacifique « maintenant ». Les décideurs n’ont plus le choix, ils devraient écouter avec plus d’attention la volonté authentique et sincère du peuple algérien. Les Tractations, petits gestes et vagues promesses ne suffiront, certainement pas, à compenser le poids des obstacles structurels, notamment, dans le domaine de la santé, la justice et l’économie du pays.

    « Arrêtons le bricolage institutionnel ». Nous n’attendons rien d’un gouvernement issu d’un bricolage politique. Pour une période de Transition, nous avons une très grande leçon à tirer chez nos voisins tunisiens et égyptiens. Être citoyen, c’est être aussi à l’écoute des autres pour une nouvelle route, « une conduite citoyenne ».

    Nous aurons besoin, principalement, de Magistrats et d’Avocats intègres, d’Associations de défense des droits de l’Homme, également, d’Hommes politiques à l’exemple de Messieurs, Abdelhamid Mehri, un homme, reconnu, pour sa liberté d’expression et de mouvement, Ahmed Taleb Ibrahimi, un homme, incontesté, pour sa sagesse, Hocine Ait Ahmed, un homme, distingué, pour sa morale politique.
    Fraternellement
    IDIR




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  • HOUARI
    17 mars 2011 at 16 h 53 min -

    Ni Mehri, ni Ait Ahmed, ni Boutef, ni X, ni Y ni meme le peuple tous seul ne peut provoquer le changement en Algerie tant que la mafia militaro-financiere n’en a pas decidé.
    Tous le monde parle de 1988, c’est vrai mais il ne faut pas oublier que le noyau central de la mafia a savoir l’ARMÉE, avait repondu positivement a l’appel du peuple, et qu’en un seul discour elle avait calmé les esprits. D’ailleurs a cette epoque la marionnette a la presidence etait un militaire nommé CHADLI, qui l’avait nommé president???????? , et qui ensuite l’avait mit dehors????. Oui en democratie theorique, seul le peuple peut stimuler le changement, et decider de son avenir et de son devenir, mais pas au tiers monde surtout pas en Algerie ou l’Armée detient fortement le pouvoir, un pouvoir dirigé par des MEDIOCRATES, VOYOUCRATE et MAFIOCRATEs.
    Parcontre si le peuple se revolte contre comme en Libye, mais avec l’aide del’UE et du conseil de securité de l’ONU a ce moment la, le peuple sortira vainqueur, l’armée se contentera des casernes et l’Algerie comme la libye, le Yemmen
    verront la luniere, sinon ne comptez pas sur une mafia pour changer quoi que ce soit. .




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  • Koulou
    17 mars 2011 at 17 h 57 min -

    Bonjour,
    Il y a des hommes qui réussissent la ou tout le monde ont échoué et le contraire est aussi vrai.Quand Mr. Mehri écrit que ni lui ni Mr. Aït Ahmed ne pourraient sauver le régime. J’espère qu’il parle pour lui et non pour les autres à moins d’être dans la même vision politique et encore.Quand on veut faire de la politique,il n’est pas nécessaire d’impliquer les autres. Monsieur Mehri qui a été dans les rouages de la politique le sait,il a été lui-même ministre.Il sait aussi que ce régime illigitime est en complète déperdition et déconfiture politique.




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  • Sami
    17 mars 2011 at 19 h 34 min -

    @ Idir!
    Je suis tout a fait d’accord avec vous ! Ces personnalités ont prouvé qu’ils sont integres, nationalistes et meme ouverts politiquement !! Ils aiment leur peuple et le respectent c’est pour cela qu’ils peuvent bcp contribuer au changement et limiter les degats ! Le changement va venir , c’est sûr, mais la facon que propose Mr Mehri et a ete appuye pas Mr Ait Ahmed c’est une facon raisonnable par rapport aux enjeux et la realite algerienne, surtout que la proposition insiste sur le fait que les discussions soient sur la table et publique !!




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  • Sami
    18 mars 2011 at 7 h 07 min -

    Je complete mon commentaire precedant : et sans exclusion !




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  • radjef said
    19 mars 2011 at 12 h 27 min -

    Bonjour tout le monde. Mr Mehri, bonjour. Vos compagnons de combat et non moins hauts responsables du PPA-MTLD disaient « qu’on ne peut pas parler du (tarikh)- de l’histoire- sans ne pas parler de Hocine Ait Ahmed. » Et de reconnaître dans la foulée : « De tous, il est le meilleur et le plus authentique » Vous-même Mr Mehri vous êtes un homme intègre et profondément patriote. La jeunesse algérienne sait cela ; elle sait reconnaître au loin les militants sincères et engagés. Ce ne sont pas celles et ceux qui, après avoir été mis en disgrâce par leurs prop^res maîtres, s’attaquent à vous, à Hamrouche et à Ait Ahmed, en brouillant les pistes sur la réelle identité du régime, en proposant à nouveau leurs services au DRS, vont changer d’avis à la jeunesse algérienne. Le DRS détient la totalité du pouvoir ; Bouteflika n’est que sa façade. La jeunesse qui veut le changement, ici et maintenant, a reçu cinq sur cinq votre message. Mais que doit-on faire pour faire avancer la machine du changement ? Quelles sont dans les faits vos propositions ?




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  • Congrès du Changement Démocratique