Édition du
22 July 2017

Ait Ahmed-Mehri : bêtes noires des éradicateurs.

Par Ait Benali Boubekeur

L’échec de la coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) devait être une occasion, à ses promoteurs, de se remettre en question. A défaut d’un tel travail sur soi, il fallait en moins tirer les enseignements idoines. En effet, un déficit de crédibilité a incité les Algériens à ne pas répondre à leurs appels successifs. Bien que le blocage des voies menant à Alger soit effectif, il n’en reste pas moins que l’échec de cette organisation, en raison de la présence de quelques partis en son sein, est patent. Dès le départ, la question qui fut posée est de savoir si la place du 1er mai pouvait ressembler à la place Al-Tahrir du Caire. La réponse est sans appel : la différence est difficile à faire bien que la répression, qui s’en est suivie ici et là, ait été la même. En effet, depuis le début de la contestation égyptienne, la place  Al-Tahrir fut encerclée par les forces de police. Et les passages furent surveillés et filtrés. En revanche, cela n’a pas empêché les Cairotes de rejoindre le lieu de la contestation. En Algérie, dans toutes les manifestations, depuis le 21 janvier 2011, le nombre de policiers dépasse celui des manifestants. Du coup, la raison ne peut être expliquée que par le manque de confiance que suscitent les initiateurs de la manifestation. Cela dit, la présence de maitre Ali Yahia Abdenour laisse pantois. Militant invétéré, il fut de tous les combats, menés parfois contre vents et marées dans les années 1990. En tout cas, en d’autres circonstances, ses appels auraient été bien accueillis.

Cependant, depuis peu, les éradicateurs optent pour une tactique machiavélique. Ne voulant pas se remettre en question, ils expliquent leur échec par l’initiative d’Abdel Hamid Mehri, soutenue par Hocine Ait Ahmed. Or, ces éradicateurs  cherchent-ils au fond le changement profond ? Pas si sûr.  Les éradicateurs, et cela est un secret de polichinelle, ne s’opposent à Bouteflika que pour renforcer le pouvoir concurrent. Car, selon Mohamed Benchicou, la stratégie de Bouteflika est de mettre en œuvre la plateforme de Sant ‘Egidio. Cela suffit à employer tous les moyens en vue de le discréditer. Heureusement, la caste militaire, écrit-il, bloque cette initiative. Partant, tout est dit. Tout compte fait, les citoyens ne sont pas dupes. D’ailleurs, dès la connaissance du différend opposant  Bouteflika au chef des services secrets, le général Toufik, les éradicateurs ont pris cause et fait pour ce dernier. Mais les Algériens veulent-ils forcément se positionner par rapport à un clan du pouvoir ? Ce qui est évident c’est que les  Algériens espèrent sortir de cette situation de déni systématique de leurs droits. En effet, bien que la société soit lasse des violences des années de braises, l’engouement suscité par les révolutions nord-africaines renseigne, si besoin est, sur le désir de changement en Algérie. Mais comment peut-on prétendre incarner le changement si le choix des Algériens n’a pas de chance d’être entériné? En effet, on a assisté, par le passé, à ce genre de situation. Précisément, en 1992. Bien que l’éventuelle tricherie du vainqueur doive être prouvée et condamnée par la loi, les amis de Benchicou ont appelé, tout bonnement, à l’arrêt du processus démocratique. Ainsi, tout en étant prêts à apporter le soutien indéfectible au régime opaque en cas de la moindre difficulté, les éradicateurs se mettent en avant pour réclamer le seul changement du locataire d’El Mouradia. Or le peuple algérien ne cherche pas à sauver ni  l’un ni l’autre. Il cherche avant tout à se réapproprier son droit d’exister politiquement. Mais pour les éradicateurs, tout ce qui peut symboliser cette dynamique est combattu. Dans les colonnes d’un quotidien national, Benchicou écrit: «Il y eut l’irruption d’un homme : Hocine Aït Ahmed, le fondateur du Front des forces socialistes, qu’on dit adversaire acharné de la caste militaire et infatigable partisan de la réconciliation avec les islamistes. De son exil suisse, Aït Ahmed saisit immédiatement après la chute de Ben Ali et les premiers affolements de Bouteflika, les conséquences catastrophiques qu’aurait un départ du président algérien : ce serait la fin du projet de «réconciliation» caressée depuis Sant ‘Egidio ; le tête-à-tête insoutenable avec les généraux ; l’émergence d’une Algérie nouvelle à la construction de laquelle les islamistes et les «réconciliateurs» n’auraient pas pris part et dans laquelle, craint-il, les généraux continueraient d’exercer le pouvoir.»

Du coup, en faisant peur aux Algériens, les éradicateurs avertissent qu’un choix libre des citoyens risque d’embarrasser le pouvoir réel. Mais, en ne réussissant pas à convaincre les Algériens, ils discréditent toute autre dynamique. Car le rejet de la plateforme de Sant ‘Egidio reste le point sur lequel se joignent tous les éradicateurs. En effet, bien que des divergences existent dans leur camp, l’empêchement de l’instauration de la République démocratique les soude. Pour que le lecteur ne soit pas perdu, il faut rappeler que la plateforme de Sant ’Egidio fut adoptée par des partis politiques réunissant plus de 90% de suffrages le 26 décembre 1991. La décision primordiale, entérinée ce jour-là à Rome, fut le bannissement à jamais de la violence dans l’exercice du pouvoir ou pour y parvenir.  Voici quelques mesures contenues dans l’article 1 de la charte: «

— le rejet de la violence pour accéder ou se maintenir au pouvoir.

— le rejet de toute dictature quelle que soit sa nature ou sa forme, et le droit du peuple à défendre ses institutions élues.

— le respect et la promotion des droits de la personne humaine tels qu’énoncés par la Déclaration Universelle, les pactes internationaux sur les droits de l’homme, la convention internationale contre la torture et consacré par textes légaux.

— le respect de l’alternance politique à travers le suffrage universel.

— le respect de la légitimité populaire. Les institutions librement élues ne peuvent être remises en cause que par la volonté populaire.

— la primauté de la loi légitime

— la garantie des libertés fondamentales, individuelles et collectives quels que soient la race, le sexe, la confession et la langue.

— la consécration du multipartisme.

— la non implication de l’Armée dans les affaires politiques. Le retour à ses attributions constitutionnelles de sauvegarde de l’unité et de l’indivisibilité du territoire national.

— les éléments constitutifs de la personnalité algérienne sont l’Islam, l’arabité et l’amazighité; la culture et les deux langues concourant au développement de cette personnalité doivent trouver dans ce cadre unificateur leur place et leur promotion institutionnelle, sans exclusion ni marginalisation.

— la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

— la liberté et le respect des confessions.»

Cependant, après les explications de Mehri, dans une conférence de presse, tenue au siège du FFS, la stratégie des éradicateurs est mise à nue. La différence entre les éradicateurs et les réconciliateurs se situe dans la détermination des uns de faire couler le sang des Algériens et la volonté des autres de faire de l’Algérie un pays où l’apaisement sera sa pierre angulaire. Toutefois, bien que Mehri reconnaisse sa volonté de travailler avec Hocine Ait Ahmed, il nie, de façon catégorique, la démarche que lui reprochent les éradicateurs. Il ne se serait pas entendu avec le président du FFS en vue de sauver Bouteflika. Selon lui, «Ce n’est ni moi ni Ait Ahmed qui allons sauver le régime… Je tiens à ce que mes positions soient claires et publiques. Je crois que les questions d’intérêt général n’ont pas de secret et se règle devant l’opinion publique.»  En somme, il existe une autre différence entre eux. Ils divergent sur la façon d’envisager la résolution de la crise. Contrairement aux partisans de l’éradication qui rencontrent le chef des services secrets en vue d’évaluer la situation du pays, Abdel Hamid Mehri reconnaît que si une telle rencontre devait avoir lieu avec le chef de l’État, celle-ci serait publique.

Finalement, il est clair que les éradicateurs ne souhaitent pas la fin du régime hérité de la crise de l’été 1962. Dans leurs différentes marches, du 21 janvier à nos jours, les slogans sont pour la plupart « Bouteflika dégage ». Est-ce suffisant ? En tout cas, les Algériens demandent plus que ça. Selon Mehri, l’Algérie a vécu un cas similaire sans que la situation ne soit changée dans le fond.  De l’avis de l’ancien secrétaire général du FLN, présent à Sant ‘Egidio, il faudrait privilégier le changement du système au lieu de se focaliser sur  le départ de Bouteflika : « Cela ne sert à rien. Au début des années 1990, des voies s’étaient levées pour exiger la démission de Chadli Bendjedid. Chadli est parti et le régime est resté. » Au fond, la stratégie des éradicateurs n’était-elle pas de sortir les premiers, en sachant qu’ils n’auraient pas été suivis, pour imposer leur revendication ? Si tel est le cas, ils ont réussi à empêcher la révolution semblable à celles de la Tunisie ou de l’Egypte.



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37 Commentaires sur cet article
  • Ammisaid
    17 mars 2011 at 23 h 16 min -

    Les éradicateurs Algériens sont les seuls démocrates au monde qui préfèrent une dictature barbare au choix libre du peuple. Du moment où cette dictature les autorise à faire la politique qui les autorise à soutenir cette dictature. Yela woulach angua yela ma3lich, kayen makanch win kan ma3lich.




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  • nouffel
    18 mars 2011 at 1 h 00 min -

    les éradicateurs ainsi nos valeureux autorités notre république aiment répéter les prières jusqu’à a épuisement

    اللهم ثبتنا على كراسينا !

    وبارك لنا فيها !

    واجعلها الوارث منا !

    واجعل ثأرنا على شعبنا !

    وانصرنا على من عارضنا !

    ولا تجعل مصيبتنا في حُكمنا !

    ولا تجعل راحة الشعب أكبر همنا

    ولا مبلغ عِلمنا !

    ولا الإنقلاب العسكري مصيرنا !

    le changement pacifique non plus

    واجعل القصر الرئاسي هو دارنا ومستقرنا !

    ———— ——–

    اللهم إنا نسألك فترة ممتدة !

    وهجمة مُرتدة !

    والصبر على المعارضة !

    والنصر على الشعب !

    ونسألك الحُسن لكن لا نسألك الخاتمة أبداً !

    اللهم ارزقنا معونة لا نسرق بعدها أبدا !

    اللهم لا تفتح أبواب خزائننا لغيرنا !

    اللهم أعطنا كلمة السر لحسابات الحكام السابقين لنا

    في بنوك سويسرا !

    ———— —-

    اللهم أمركني ولا تأفغني !

    اللهم برطني ولا تصوملني !

    اللهم فرنسني ولا تسودني !

    اللهم ألمني ولا تؤلبني !

    ———— ——

    اللهم أني أبرأ إليك من الاستعانة في حكم شعبي بأحد !

    ولا حتى بصديق ، ولا برأي الجمهور !

    اللهم أني أعوذ بك من كرسي يُخلع !

    ومن شعب لا يُقمع !

    ومن صحيفة لا تُمنع !

    ومن خطاب لا يُسمع !

    ومن مواطن لا يُخدع !

    وأعوذ بك من أن أجلس على الكرسي ثم أقوم أو أ ُقام عنه !

    ———— ——— —-

    اللهم ثبتني على الكرسي تثبيتا !

    و شتت المعارضة تشتيتا !

    ولا تبق منهم شيطاناً ولا عفريتا !

    آمــــون..




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  • salem
    18 mars 2011 at 1 h 04 min -

    Ben Chicou est un infatigable combatant de la cause la junte militaire en algerie.C’etait le journaliste au service du drs,son journal le « matin »etait le sybole du sang.ce journal versait chaque matin de l’huile sur le feu et a participait par la propagande et surtout les mensonges à encourager les generaux assassins a égorger des centaines de milliers d’algerie ,C’etait un journal de la tereur,car je me rappel a peine après une lecture de deux phrases,j’avais envie de vomir.Cet homme et beaucoup d’autres sont les vraies enemies des algerien.Sinon pourquoi ,monsieur benchicou a peur d’un pouvoir civil en algerie?




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  • wahab
    18 mars 2011 at 2 h 40 min -

    Merci pour cette analyse qui donne le fil historique de l evolution politique de notre algerie depuis l ouverture democratique. Pourquoi une petitesse et infinite d individus puissent tordre le cous d l l histoire avec la plus confuse des forces de cette algerie post-independance.

    des fois j ai le sentiment que ces eradicateurs se rassemblent en convergence de semaine en semaine par des ptits pousses de cette societe restee fidele aux rreconcilaiteurs, pour enfin disparaitre de la voie de la solution.




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  • aquerado
    18 mars 2011 at 3 h 36 min -

    Salam,
    Ce qui retient mon attention sur les evenements tout azimut de ces dernieres heures c’est que 15 chomeurs ont ete blesses gravement a Hassi Messaoud, la demolition de la maison de Larbi Ben Mhidi, les deputes en effervescence craignant la fin de leurs privileges, intense activite du mak en Kabylie. Le probleme est que les eradicateurs ayant trop de sang dans les mains ont grandement interet a faire perdurer cette situation. Mais jusqu’a quand? L’Afrique du sud qui est une grande nation a compri qu’elle ne pouvait pas continuer indefiniment dans son aveuglement. Le peuple vous donne une chance de sortie sans effusion de sang. Saisissez la avant qu’il ne soit trop tard car le bateau prend l’eau de toute part. Meme la France qui reste un grand pays a compri en 1962, sauf l’oas.




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  • Ait Ahmed-Mehri : bêtes noires des éradicateurs. midipress
    18 mars 2011 at 4 h 09 min -

    […] à empêcher la révolution semblable à celles de la Tunisie ou de l’Egypte.Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • batni
    18 mars 2011 at 6 h 10 min -

    Je trouve la contribution de Mr Ait Benali Boubekeur
    Très dure envers des personnes qui se font presque lynchés chaque samedi par des bataglias du régime.
    Je ne crois pas à cette notion d’éradicateurs et de réconciliateurs car ils sont interchangeables et d’une façon ou d’une autre c’est le juste milieu entre ses courants de pensées qui constituera la solution idoine pour le pays.

    Le contrat de Rome a été piégé par l’ajout de cet article (voir les explications données de Mr Annouar Haddam, acteur et participant au contrat de Rome dans ce site même)
    – la primauté de la loi légitime
    C’est cet article ambigu, ouvert à toute interprétation qui a fait capoter le contrat de Rome. C’est son ambiguïté, qui pourrait s’avérer fatale pour le pays, qui a rendu les gens tièdes et pourquoi pas opposés à ce projet.

    Mes respects,

    ============================
    Pour éviter toute ambiguité justement, une ambiguité entretenue en son temps par les putschistes et leurs marionnettes civiles (les « sauveurs » de l’Algérie), le terme primauté de la loi légitime signifiait celle de la loi issue des institutions et des représentants légitimes du peuple. Cela a été bien précisé par les acteurs de ce Contrat.
    Salah-Eddine




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  • Amal1
    18 mars 2011 at 9 h 01 min -

    salam,
    @ Ammisaid mes respects,
    Les éradicateurs algériens hachahoum la Démocratie! ce sont les prostitués du systéme, ils sont honnis par le peuple, leur flirt avec le pouvoir touche à sa fin!
    Ils auront exactement le même sort de tous les traitres de leurs nations!où sont les sbires de Benali? Moubarak? Kadafou? et bientôt Boutef?
    El khouf ihadar !la peur fait parler, n’es-ce pas benchicou?!




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  • Ahmed Kaci
    18 mars 2011 at 11 h 59 min -

    Les « éradicateurs » comme vous les appelez ou plutôt les balyaguia politiques de la junte ont déclenché une campagne mensongère envers Mehri et Aït Ahmed les accusant de « remettre en selle l’ex-FIS », un arguments usités par la propagande officielle à l’époque pour rejeter le contrat signé à Rome par l’opposition. En réalité, cette souche laïcarde, autoritaire, petite bourgeoise, suppôt de la compradorisation du pays et sans ancrage dans la société refuse tout changement en Algérie qui remettrait profondément leurs intérêts et leur domination. Mais ce qui prête le plus à rire dans leur campagne vile et montre une fois de plus leur infantilisme invétéré qu’ils sont en train de faire du San’t Egidio à rebours en remettant sur le devant de la scène la peur de l’Islam et de l’islamisme. C’est pourquoi, enfin, dés le début au sein de la CNCD ce n’était pas le changement, la révolution qui était en jeu mais le contre-changement, la contre-révolution préventive. Par intuition, les Algériens ne se sont pas laissé embarquer dans une mascarade de changement qui revenait à remettre une couche de virginité aux régime du coup d’Etat de janvier 1992. Mais il ne faut pas croire que ces baltaguia ont désarmé. Toute occasion, tout espace que les forces authentiques du changement leur abandonneront par négligence ou étroitesse de vue sera immédiatement exploité, mis en oeuvre et décuplé pour revenir aux devant de la scène et attaquer les forces du progrès. La lutte contre ce régime et ses appuis devrait épouser et concerner tous les domaines: idéologique, politique, économique et social.




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  • slimane
    18 mars 2011 at 14 h 03 min -

    Bonjour,

    En définitive, les uns s’opposent aux autres et inversement, il s’agit d’une lutte de deux clans au pouvoir par réconciliateurs et éradicateurs interposés, bien au delà, il est question de deux projets de société véhiculant l’un comme l’autre des valeurs,plus ou moins,différentes.

    Étrangement, les deux revendiquent l’instauration d’une démocratie, du moins en théorie, et si on devait les créditer de bonnes intentions, se peut-il qu’il puisse y avoir des approches différentes en matière de démocratie?

    Jusque là, on croit savoir que la démocratie fonctionne avec des principes universellement connus et reconnus, avec cependant quelques différences de forme liées aux spécificités des uns et des autres, ce n’est jamais une photocopie conforme d’un pays à un autre.

    En ce qui nous concerne, et avant de spéculer sur toute autre considération d’ordre philosophique et idéologique, la question primordiale est de savoir si les réconciliateurs et les éradicateurs aspirent réellement et sincèrement,chacun à sa façon,à l’instauration de la démocratie, où s’agit-il seulement d’une manœuvre sournoise pour s’accaparer le pouvoir ? sinon, dans le cas contraire, pourquoi ne s’entendraient-ils pas pour harmoniser leurs efforts et converger vers le même objectif qui est le changement pour un mode de gouvernance démocratique, puisque tel est leur souhait commun?

    En tout état de cause, on se trouve dans une situation de confusion totale où tout un chacun considère, à lui tout seul, pouvoir connaitre la voie du salut.

    Les véritables tenants du pouvoir, militaires ou civils, sont co-responsables de la situation actuelle du pays, il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants, c’est l’un dans l’autre (h’na fi h’na) dans tous les sens du terme. BOUTEFLIKA ou le Général MEDIENE Toufik sont de la même espèce, les deux faces d’une même médaille, et qu’on essaye surtout pas d’encenser l’un et d’enfoncer l’autre ou inversement. La seule différence c’est que chacun d’eux cherche à conforter sa position dans le grand échiquier du pouvoir. En réalité, les deux, avec leurs sbires respectifs, devraient prendre leur retraite à défaut d’engager un changement salutaire pour le pays.

    Quant à cataloguer les uns d’éradicateurs et les autres de réconciliateurs, cela ne fait que créer plus d’amalgame,brouiller les pistes, perdre du temps, ancrer plus de haine dans les esprits et détourner les regards sur l’essentiel. Ainsi, tout le monde tombe, encore une fois, dans le piège de la division au profit, bien entendu, du statu quo.

    En vérité,les éradicateurs d’hier sont les réconciliateurs d’aujourd’hui, ils mènent la danse à leur guise, ils se transforment selon les conjonctures, ils sont tantôt bourreaux, tantôt sauveurs, et cela dure depuis 1962. Hier ils se sont entretués, en se servant du peuple, et aujourd’hui ils se réconcilient, tjrs en se servant du même peuple.

    N’est ce pas assez clair pour ne pas se tromper de cible ?

    Tout compte fait:
    – BOUTEFLIKA doit partir parce qu’il est illégitime,
    – Le Général TOUFIK doit partir parce qu’il est
    responsable présumé de crime contre l’humanité,
    – AIT AHMED, MEHRI et tous ceux de leur génération
    doivent s’éclipser parce qu’ils ont fait leur
    temps
    – Said SAADI, Louisa HANOUN, SOLTANI et tous les
    chefs de partis actuels doivent aussi céder la
    place parce qu’ils se sont trop payés la tête
    des citoyens et qu’ils ont surtout échoué.

    Pour peu que les institutions de la république continuent à fonctionner pour assurer, tant bien que mal,une éventuelle transition, pour le reste personne n’est indispensable.

    Le génie du peuple configurera la suite des évènements.




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  • Boubekeur
    18 mars 2011 at 14 h 15 min -

    Je ne vois pas en quoi la loi légitime pourrait remettre en cause toute la charte. Car, la légitimité renvoie à la volonté populaire. Quant à la définition éradicateur/réconciliateur, celle-ci remonte à la période ayant suivi l’interruption du processus démocratique. Il y avait d’un côté ceux qui appelaient à la politique sécuritaire privilégiant la réduction de l’expression politique au rapport de force. Et de l’autre côté, il y avait ceux qui appelaient à une large concertation pour trouver une issue à la crise.
    Aujourd’hui, il existe deux approches. Il y ceux qui appellent au départ immédiat de Bouteflika. Bien sûr, ils prennent les coups chaque samedi. Mais, il faut reconnaitre que les Algériens ne voient pas en ce changement une panacée. Les autres trouvent que le changement doit être profond. Mais, étant donné que le peuple a payé un lourd tribut, il faut que ce changement se fasse pacifiquement.




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  • Alilou
    18 mars 2011 at 15 h 46 min -

    Ce qui est plus claire maintenant c’est que chacun commence a choisir son camps, car ca va chauffer, les dessins de chacun commencent a prendre forme et les dés commencent a etre jetter….

    Il ne faut plus se laisser faire par ces erradicateur ni par tout autre polichinel qui laisserait le peupkle encore 2 sicles en arriere,…

    Pour Benchicou and Co….c’est la fin des carrottes…
    Qui a semé le vent…va recolter…l’ouragon….Fume et reste Zen ya Flen…




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  • Si Mahmoud
    18 mars 2011 at 15 h 52 min -

    Je ne comprends pas comment des personnes osent encore défendre les putschistes ? A bon entendeur




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  • jamjam
    18 mars 2011 at 16 h 51 min -

    @batni

    C’est tout ce que tu as retenu cad
    :
    – la primauté de la loi légitime.

    Tu as oublié tous les autres pints positif pour notre nation. Est-ce qu’on la soumis au peuple et il l’a refusé, NON. les virus du pouvoir ont tous de suite fait avorter ce projet par l’intermediaire de ses alliés qui ont été recompensés par la suite avec des portefeuille a tous les gouvernements qui ont suivi, tout le monde voit de qui je parle. Alors comme a dit un simple chanteur qui n’est ni politicien ni savant: IVE PEACE A CHANCE !!!!




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  • slimane
    18 mars 2011 at 16 h 52 min -

    A l’attention du modérateur de LQA

    J’ai transmis un post sur le sujet et vous l’avez censuré, je suis d’autant indigné que je ne m’explique pas les raisons d’une telle atteinte à la liberté d’expression dont vous ne cessez de vous réclamer.
    Au lieu de laisser libre cours au débat d’idées et les lecteurs se faire leur propre opinion, vous vous érigez en objecteurs de conscience. En quoi ma contribution sur le sujet vous dérange t-elle ?

    Je ne savais pas que les séquelles de la pensée unique étaient aussi tenaces.

    De grâce, pour éviter de faire perdre du temps au gens, faites connaitre vos critères de sélections des commentaires.
    Autant vous le dire, vous décevez le citoyen que je suis

    =======================
    Pourquoi tant d’empressement à porter des accusations gratuites contre la rédaction du site? Pourquoi cet empressement à tirer des tiroirs ces clichés éculés de « pensée unique », « objecteurs de conscience », « atteinte à la liberté d’expression » et tutti quanti…….
    Avec un peu de patience et moins d’impulsivité, vous aurez retrouvé votre commentaire. Nous n’avons jamais censuré les idées et les arguments.
    Allah Yahdina ou yahdikoum.
    La Rédaction LQA




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  • HOUARI
    18 mars 2011 at 16 h 56 min -

    Eradicateur ou pas, le probleme n’est pas la. Ce qui compte c’est que oui c’est vrai la CNCD, a echoué, et c’etait previsible. La question qui devrait se poser c’est le pourquoi ??????????????????????????????. Ait ahmed, Mehri sont clairvoyant, sont honnete et ils ont toujours été constant dans leur prise de position.
    D’ailleurs tous leurs analyses faites depuis des decennies sont averé juste.
    ce que je ne comprend pas de la part de certains internautes c’est pourquoi s’attaquer a Ben chicou, a son journal Le Matin alors que lui ou son journal ou quiconque d’autres sont libre de dire ce qu’ils leur semble bon a condition de ne pas brimer la liberté des autres.
    Benchicou a ses lecteurs qui l’applaudissent tant mieu pour lui et pour la democratie en Algerie. L’essentiel c’est de se respecter, de se faire respecter de respecter l’autre, et de respecter la difference.
    Personnellement je suis tres satisfait du travail du journal LE QUOTIDIEN D’ALGERIE et bien tant mieux pour moi, je continu par son biais a m’exprimer sincerement et respectueusement, pourquoi alors m’embarrasser l’esprit avec ce que font ou ce que disent les autres, pourquoi donc me soucier de ce que font les autres..
    Apprenons une chose, chacun travail , que le meilleur le plus correcte et le plus honnete gagne.
    C’est ca la concurrence et c’est comme ca que jaillissent les idées.
    Vive l’Algerie et vive les Algeriens.




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  • rak
    18 mars 2011 at 16 h 58 min -

    Salam, azul, bjr les ami(e)s

    N’avez vous pas remarqué chers amis que tout « les chevaliers de l’apocalypse », comme les a si bien nommés Mr Ait Ahmed s’agitent de partout car sentant le vent tourner en leurs defaveurs suite a l’ouragan democratique soufflant sur notre region.
    Sentant LEUR algerie, celle de leurs privileges, de leur gabegie,de leurs tromperies, de leur incurie, de leur rapine, de leur hogra…en peril, ils reviennent 20 ans apres 1991 pour encore une fois jouer à « SAUVER L’ALGERIE »
    ils oublient juste une chose, c’est qu’ils ont peut etre trompé un certain nombre d’entres nous en 1991 avec leur serenade mais le peuple n’est plus dupe apres 200.000 morts, 30.000 disparus , des centaines de milliers de deportés, la hogra, la corruption intitutionalisée a tout les echelons, l’hemoragie des compentences nationales poussées a l’exil….
    Pour finir, je dirai tout simplement que si DEMONcrates avaient vraiment « SAUVER L’ALGERIE » en 91 comme il le claironnaient partout, ces deux honorables historiques octogenaires que sont Mrs Mehri et ait Ahmed ne serait pas encore là a se battre afin de « sauver les meubles » dans notre chere ALGERIE? mais plutot en train de jouir d’un veritable « repos du guerrier » amplement merité et avec tout notre respect

    When to free TAHYA ELDZAIER
    Cordialement




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  • Hamma
    18 mars 2011 at 17 h 00 min -

    Pour ceux que ça intéresse:

    Il compte rendre public prochainement un texte
    Ait Ahmed : « l’Algérie ne fait pas exception »
    Samy Cherroud

    Source: http://www.tsa-algerie.com/politique/ait-ahmed-l-algerie-ne-fait-pas-exception_14838.html

    « Il y a des moments de l’Histoire que l’on regrette d’avoir eu à vivre, les dérives sanglantes des années 90 et 2000 font partie de ces moments douloureux. Mais il y a des moments qui peuvent être formidables à vivre. Aujourd’hui, qui a commencé avec le Printemps de Tunis, fait partie de ces moments où les femmes et les hommes d’un pays sont appelés à donner le meilleur d’eux-mêmes ». C‘est ainsi que le président du Front des forces socialistes (FFS) entame sa lettre adressée au Conseil national du parti, ce vendredi 18 mars.

    Dans son message à ses militants et aux Algériens, le leader charismatique du FFS évoque les révoltes démocratiques qui secouent le monde arabe. Pour lui, l’Algérie « ne fait pas exception ». Mais Hocine Aït Ahmed, qui compte prochainement rendre public un texte pour expliquer sa démarche, estime que « faire partie du mouvement de l’Histoire ne signifie pas copier mécaniquement ce qui se passe chez les voisins et notre histoire récente a montré les limites sanglantes des aventures que l’on engage la fleur au fusil et que l’on termine sur un champ de ruines ». Comprendre : le FFS ne partage pas l’option d’une révolte sanglante pour faire changer le régime.

    Pour le président du FFS, si les Algériens ne sont pas soulevés d’une manière violente comme leurs voisins, ce n’est nullement à cause de la peur. « (…) je ne soulignerais jamais assez, que le génie populaire algérien, inspiré, non par la peur comme veulent le faire croire certains, mais par la sagesse l’éternel esprit de résistance, saura inventer les voies et moyens d’un changement pacifique. Ce fameux fighting spirit a illuminé le mouvement national et nous tient toujours debout ».

    Hocine Aït Ahmed explique la démarche de son parti en faveur d’un changement pacifique en Algérie : « là où certains voudraient que l’on participe à leur œuvre de destruction de ce bien, l’Algérie, dont l’Histoire et les générations futures témoigneront combien nous avons œuvré à la préservation ». Le président du FFS compte faire fructifier « le respect » dont jouit son parti auprès des Algériens et de « nos partenaires étrangers » pour « en nous investissant dans la construction des institutions capables, à partir du parti, d’aller à la rencontre des algériennes et des algériens qui partagent nos valeurs de démocratie, de liberté et d’engagement citoyen. »

    LE TEXTE INTEGRAL DU MESSAGE D’AÏT AHMED

    Chers amis, chers camarades,

    Il y a des moments de l’Histoire que l’on regrette d’avoir eu à vivre, les dérives sanglantes des années 90 et 2000 font partie de ces moments douloureux.

    Mais il y a des moments qui peuvent être formidables à vivre. Aujourd’hui, qui a commencé avec le Printemps de Tunis, fait partie de ces moments où les femmes et les hommes d’un pays sont appelés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

    Notre pays ne fait pas exception. Et comme je le souligne dans un texte que je compte rendre public dans les prochains jours, faire partie du mouvement de l’Histoire ne signifie pas copier mécaniquement ce qui se passe chez les voisins.

    On ne peut faire l’Histoire en négligeant son histoire.
    Et notre histoire récente a montré les limites sanglantes des aventures que l’on engage la fleur au fusil et que l’on termine sur un champ de ruines.

    Ce moment est un moment important.
    Important pour la construction d’une alternative démocratique à l’échec autoritaire.

    A cet effet, je ne soulignerais jamais assez, que le génie populaire algérien, inspiré, non par la peur comme veulent le faire croire certains, mais par la sagesse l’éternel esprit de résistance, saura inventer les voies et moyens d’un changement pacifique.
    Ce fameux fighting spirit a illuminé le mouvement national et nous tient toujours debout.

    Les vieux sages de chez nous ont toujours enseigné qu’il faut savoir résister à l’ennemi étranger autant qu’à l’adversaire local. Mais ils nous ont également mis en garde contre nous-mêmes : nos passions et nos emballements irraisonnés.

    L’homme d’honneur est un homme qui ne s’engage pas à la légère et qui n’engage pas les siens à la légère.

    C’est au prix de la maitrise de soi que l’on peut parvenir à la maitrise de son destin.
    Et pour ceux qui ne l’ont pas compris, il faut lire ce qu’en disent Imusnawen que sont Mohammed Arkoun et Mouloud Mammeri dans leurs analyses de deux composantes essentielles de notre culture : l’amazighité et l’Islam.

    Il semble qu’il faille rappeler à certains qu’il n’ya pas que des bandits d’honneur dans notre culture, mais il y a aussi des hommes de culture d’honneur, des hommes de religion d’honneur et des hommes politiques d’honneur.

    Et il y a bien sur, aussi, les autres.

    Ce moment est important et comme tel il nous force à nous dépasser.

    Nous devons être capables de donner le meilleur de nous-mêmes, non dans des actes faussement héroïques et spectaculaires, mais dans la discipline que nous saurons nous imposer. Une discipline qui nous forcera à nous dépasser quotidiennement pour construire, construire, construire…

    Là où certains voudraient que l’on participe à leur œuvre de destruction de ce bien, l’Algérie, dont l’Histoire et les générations futures témoigneront combien nous avons œuvré à la préservation.

    Mais revenons à ce moment précis dont il est important de prendre la juste mesure.
    Nous avons tous pu mesurer le respect que nos compatriotes autant que nos partenaires étrangers portent à notre parti.

    Ce respect, nous avons le devoir de le faire fructifier en nous investissant dans la construction des institutions capables, à partir du parti, d’aller à la rencontre des Algériennes et des Algériens qui partagent nos valeurs de démocratie, de liberté et d’engagement citoyen.

    J’ai à cet effet, et après discussion avec la direction du parti, chargé cette dernière de prendre un certain nombre de mesures allant dans le sens de la mise en place des outils qui ont pour double mission d’accélérer le processus d’ouverture sur la société et d’amorcer le processus d’évaluation.

    Nous avons déterminé quatre chantiers à ouvrir en priorité :
    Les jeunes, les travailleurs, les femmes ainsi qu’une feuille de route d’étape de restructuration du parti.

    J’attends de tous les militants et d’abord des membres du conseil national de se concentrer sur l’essentiel. C’est ce qui doit nous réunir aujourd’hui.

    Je souhaite plein succès à vos travaux.




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  • Ahmed Kaci
    18 mars 2011 at 17 h 14 min -

    « Eradicateurs », « conservateurs »? Qui a crée ces catégories essentialistes, réductrices? N’est-ce pas ceux-là même qui ont crée la famille qui avance et la famille qui recule? Aurions-nous la mémoire courte? Qui avait intérêt à réduire la scène nationale à ces deux entités manichéenne, car présenté de manière à suggérer l’exclusion des uns par les autres? Les éradicateurs ce sont ceux qui ont soutenu activement le coup d’Etat et décrété que tous ceux qui s’opposaient à ce coup de force était contre eux. Mais y’en a beaucoup qu’on a étiquetés d’éradicateurs mais qui ne le sont pas. Ils étaient et sont opposés à l’exclusion du courant islamiste du jeu politique même s’ils ne partagent pas ses positions. Le FFS peut-il être désigné d’éradicateur juste parce qu’il a rejeté la république intégriste ou réconciliateur juste parce qu’il a rejeté l’Etat policier? je crois que le régime a enfermé la société dans cette équation. Il faut en sortir et vite parce qu’elle fait le jeu du régime et apporte de l’eau au moulin des ultras du régime. Et pour cela, nous avons besoin de clarification. Il y’avait d’un côté tous ceux qui s’opposaient au régime et ses lois liberticides mais sans que cela signifie accompagner les islamistes dans la mise en place d’un Khalifat. Et de l’autre le régime de la dictature et ses soutiens de tous les bords qui refuse tout changement et remise en question de sa domination. Dans l’absolu il n’ y a ni éradicateurs ni réconciliateurs. Et tant qu’à faire, je préfère mille fois être réconciliateurs si cela signifie rechercher un consensus national pour sortir de la violence, pour négocier pacifiquement -si tel est le cas- le départ du régime. Car même dans le régime et au sein de celui-ci, ils existent des personnes acquises au changement. Le régime n’est pas un bloc monolithique et les contradictions qui traversent la société le traversent également. C’est pourquoi, en définitive, il faut accentuer les contradictions de ce régime, pousser à la désaffection du plus grand nombre, isoler les forces violentes au sein de la société et dans le régime pour hâter et faciliter le changement sans dégâts sur notre société et notre peuple. Et souvenons-nous: tout bastion que nous laisserons aux forces de la réaction, toute question que nous n’aurions pas clarifiée constituera une arme entre ses mains (la réaction) pour porter de nouveaux coups à notre société et aux Algériens.




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  • Kada
    18 mars 2011 at 17 h 36 min -

    A écouter les ainés,le problème a commencé dès 1966 où le pouvoir de Boumediène ,n’ayant pu obtenir le soutien de l’intelligentsia qui était de haut niveau ,et que Ben Bella commençait, durant son règne, à séduire, a fait appel aux baltagias et aux autres opportunistes sans foi ni loi pour se faire une base populaire.A cette époque,à l’Université algérienne, la COHABITATION était possible et tous les courants intellectuels dialoguaient les uns avec les autres avec respect et courtoisie malgré les interdits et le parasitage des baltaguis du pouvoir.L’exclusion , la marginalisation et la PULVERISATION des bourgeons démocratiques par des moyens disproportionnés a laissé la place à 2 monstres , le parti unique qui se métastasera plus tard (RND, HAMS et autres sanafirs)et les « progressistes »(qui apparaitra sous des formes et vocables divers).Ces 2 monstres ont ,par leur longévité artificiellement assistée ,annihilé le courant nationaliste authentique ouvert au dialogue , qui est à l’ écoute du peuple et qui respecte ses choix librement exprimés et qui combat avec force la mentalité du double collège.(par exemple parti d’avant garde,démocratie responsable ,centralisme démocratique,tazkiya etc..)
    Les 2 monstres , malgré leur énorme divergence idéologique (je serais tenté de dire que les premiers n’en ont aucune) se rendant progressivement compte qu’ils n’ont pas d’assise populaire ,ont offert leurs services au pouvoir moyennant prébendes et POSITIONS CLE dans le coeur de l’Etat, chose qui les a fait éloigner encore plus du peuple et les pousser à la servilité sans conditions .CECI EXPLIQUE L’ECHEC DE TOUTES LES REVOLUTIONS (agraire , culturelle,industrielle, scolaire et universitaire)lancées par Boumediène;le ver étant dans le fruit.
    En 88 , voyant que le pouvoir était menacé et qu’il y avait risque d’instauration d’un pouvoir appuyé par les masses et que leurs positions imméritées étaient en péril , il s’accrochèrent à la branche de l’armée proche de leurs idées et vint l’APOCALYPSE .
    Aujourd’hui , l’histoire étant têtue , que la dialectique historique ressurgit avec plus de force et dans de meilleures conditions (le monde a changé et les islamistes ont bien compris la leçon qu’ils doivent bien se contenter de la dawla madania wa bass, le peuple est plus mûr),ils s’entêtent dans un ultime combat pathétique d’arrière garde parce que ni les militaires ni ceux qui ont paniqué à la dawla islamia( pour des raisons parfois compréhensibles vues les gaucheries des leaders du FIS) ne sont près à marcher dans leurs combines ,un homme sensé ne se fait pas piquer 2 fois au même endroit par le même serpent ,de surcroit à 2 têtes.
    IL serais injuste si je ne précisais pas que dans les entrailles de ses 2 monstres il y avait quand même des gens patriotes et de dialogue mais ils étaient minoritaires et souvent marginalisés.
    En conclusion , AUX URNES CITOYENS et donnant le pouvoir à ceux qui respectent le peuple ET SON AVENIR!Nos glorieux chouhada , depuis toujours et à ce jour,pourront alors se reposer en paix.Et que toute malédiction soit levée à ce peuple patient et glorieux.




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  • Sassi
    18 mars 2011 at 19 h 57 min -

    La plateforme de Sant’Egidio aurait pu sauver des dizaines de milliers de vies humaines alegeriennes si on l’avait ecoutee.




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  • Ammisaid
    18 mars 2011 at 21 h 31 min -

    « Les éradicateurs ont sévi et les réconciliateurs ont subi »
     » ceux qui ont commandité la mort sont riches et vivants et ceux qui ont voulu la vérité et la justice sont morts, isolés ou exilés »
     » les manipulateurs continuent de manipuler et ceux qu’ils ont manipulé cette fois ci refusent de les écouter »
     » les voleurs sont de partout cernés et les volés attendent le retour de l’argent à la place où il aurait du rester »
     » les portes sont ouvertes pour ceux qui doivent partir et elles sont ouvertes pour ceux qui doivent rentrer »
     » la vérité a enfin trouver des oreilles pour être écoutée et le mensonge est par le vent emporté »
     » ceux qui aiment l’Algérie ont les poches vides même si elles ne sont pas trouées et ceux qui l’ont toujours haï n’ont plus rien à lui réclamer »
     » les martyres peuvent enfin se reposer et les traitres qui ont usurpé le pays qu’ils n’ont pas libéré doivent, maintenant, cesser de s’autoglorifier »
     » celui qui n’a rien fait rien ne peut lui arriver, celui qui a volé, tué, violé, torturé…doit se préparer à tout justifier »
    Avridh idhoul es thafath a Rebi yeshel




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  • Mascarade
    18 mars 2011 at 22 h 44 min -

    Salam Alaykoum,

    Revenir à l’essentiel permets également de ne pas s’embrouiller sur : qui, quand, pourquoi….
    Les droits légitimes des Algériens sont clairs !
    Une plateforme réunissant l’opposition unis autour de la défense de ces droits légitimes incontestable.

    Le reste (intentions cachées) va s’éclaircir au fur et à mesure par voie de conséquence.

    Car les parasites profitent du flou, des querelles, des égos, des écrans de fumés…revenir à l’essentiel : défense légitime des droits des Algériens.




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  • Djamila
    18 mars 2011 at 23 h 31 min -

    Si on ajoute un seul point dans la Constitution: »sera déchu de la nationalité algérienne toute personne qui aura participé , aidé ou profité de la manipulation d’une ou plusieurs urnes électorales »
    Tous le problèmes se règleront rapidement et le peuple goûtera aux plaisirs de Novembre.




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  • Hamma
    18 mars 2011 at 23 h 47 min -
  • IDIR
    19 mars 2011 at 14 h 33 min -

    Je remercie, sincèrement, notre concitoyen Hamma. Je propose à la rédaction de mettre le texte intégral d’Ait Ahmed, en évidence, pour les lecteurs du journal LQA.

    Dans le sens courant, une utopie, est un projet d’organisation politique ou un idéal qui ne tient pas compte des contraintes de la réalité ou de faits objectifs. Par extension, c’est un projet ou une idée qui apparaît comme irréalisable, illusoire ou chimérique.

    Le Message d’Ait Ahmed est très clair, il y a dan ce texte des mots d’une perspicacité exceptionnelle, et une clairvoyance remarquable. Le texte est un Événement, avant toute réflexion, précisons une chose : pouvons nous dire que le plus prévisible en histoire c’est son imprévisibilité, de cette phrase, peut-on tirer une posture intellectuelle et citoyenne ?

    Abdelhamid Mehri reconnaît que si une rencontre devait avoir lieu avec le chef de l’État, celle-ci serait publique. En ce 19 mars 2011, jour anniversaire de l’Appel pour une transition pacifique en Algérie, j’encourage, intensément, une rencontre publique de Messieurs Abdelhamid Mehri et Hocine Ait Ahmed avec le Président Bouteflika, afin de penser et définir, une perspective historique pour la Nation.

    Aujourd’hui, nous devons donner un sens, à l’événement annoncé, dans le Maghreb et ailleurs. Des générations entières peuvent être accompagnées de cet événement qui marquera leurs positions éthiques, leurs formes d’approche du monde.
    Fraternellement
    IDIR




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  • hakimM
    19 mars 2011 at 17 h 02 min -

    Le peuple normal croit en Ait-Ahmed et seulement en Ait-Ahmed. Mehri et quelques personnalités intègres aussi un un écho du peuple. Le reste des opportunistes notoires.




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  • HOUARI
    19 mars 2011 at 18 h 55 min -

    Feu Boumedienne de force, a bien ou mal dirigé le pays pendant l’apres independance jusqu’a sa mort. Cela est une chose, et c’etait d’ailleurs une epoque differente de celle d’aujourd’hui OUBLIONS LA. Apres sa mort son ecole, ces eleves ont pris la releve bon gré ou mal gré, a tort ou a raison. Des lors La corruption, le mensonge, la tromperie, et la mediocrité ont infiltrés le pouvoir politique Algerien pour engendrer le pourrissement. Ait ahmed, Mehri, Saint-Egidio, les decenies d’apres 90, le pouvoir corrompu, l’opposition actuelle et fantoche, notre assemblée nationale de cirque ….etc, tout cela est fini, revolu. Tournons la page et retroussons nous les manches, unissons nous, mettons de l’ordre dans nos idées a fin de mettre dehors pacifiquement intellectuellement ce pouvoir et cette mentalité retrograde. Le resultat amere est devant nous, le pays est tres mal geré, l’economie est a genoux, le peuple est livré a lui meme, l’injustice bat son plein, la corruption a gangréné l’esprit Algerien, et la societe en generale est anarchique et surtout debauché. Quel est alors notre defis, nous autre generation POST-INDEPENDANCE?
    Quel devrait etre les mots d’ordre de cette majorité silencieuse, celle qui vit la galere du chomage, celle qui vit la crise du logement, celle qui doit crier haut et fort l’injustice, la hoggra, et celle qui refuse de se plier aux chantages des corrompus.
    1) C’est de ne plus croire au pere noel, de ne plus accepter d’etre le dindon de la farce.
    2) De barrer le chemin aux opportunistes , aux hypocrites, aux corrompus, aux renegats, aux mediocres et aux incultes. Des exemples j’en ai plein et vous les connaissez comme moi, en voici quelques uns. Ceux qui ont ruiné le pays, les demagogues qui ont divisé le peuple et ceux qui en meme temps se portent sauveurs de la nation……………………
    FLN, RND, MSP, RCD, UGTA, SNAPAP, les GENERAUX, les FEMINISTES, les FRANCOPHILES, le MAK, et enfin un nouveau né le CNCD. Autrement dit les traitres, les pro-occidentalistes, les hypocrites, les menteurs , les khobzistes, et les opportunistes.
    3) De permettre a toute tendance politique et classe sociale de s’exprimer librement.
    4) De laisser emerger, une nouvelle vague de politicien purement ALGERIENNE, intellectuellement saine, competente, integre, et honnete.
    5) De ressusciter l’echelle des valeures dans notre societe.
    6) De banir le regionalisme, la division, et la haine de nos esprits et de la vie politique.
    Voila a ma connaissance ceux qu’il faut ecouter et croire pour que le peuple se reveille, pour que le changement se ralise, et pour que la majorité silencieuse se prononce.
    Nous voulons une autre elite, qui parle Algerien qui reflechi Algerien pour les Algerien et pour l’interet de L’Algerie.
    Vive l’Algerie, vive les Algeriens ET VIVE LES MUSULMANS.




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  • cherifi
    19 mars 2011 at 19 h 34 min -

    Salut, Tout le monde reconnait le cuisant echec de la CNCD qui n’ a pas pu mobiliser un peu plus de 200 personnes pour entamer une marche vers le changement. Les causes de ce fiasco se resument,à mon avis,dans : L’inexistence de liens entre les animateurs de la CNCD et la population (les syndicats autonomes,les associations et la ligue des droits de l’homme n’ont pas reussi à mobiliser leurs militants et adherents). Le manque de confiance des Algeriens en des personnes jugés non fiables pour les conduire vers le but escompté.L’irruption brusque de benhadj et saadi, considérée,à tort ou à raisonn,comme une manouevre de récupération de ce semblant de mouvement.Il doit y avoir d’autres raisons,mais l’essentiel est là je pense.Maintenant,on dépoussière les anciennes archives et on nous fais sortir des cartons usés des Mehri,Ait-Ahmed,Hamrouche,Ghozali and co.pour nous les présenter comme leaders honnetes et sincères à meme de nous conduire vers les aurores de la democratie.Comme si ce pays est à cours de femmes et d’Hommes honnetes et compétents,capables de diriger ce ghachi vers le renouveau.La populace n’a plus confiance en saadi et ait ahmed.elle n’a plus confiance en benhadj,bouguerra et djaballah.elle n’ a plus confiance,non plus,en belkhadem,ouyahia et hanoune.Tout éventuel changement ne peut s’operer qu’avec des visages nouveaux qui n’avaient et n’auront aucun lien avec le système en place depuis 62.Bannir la légitimité révolutionnaire,abbattre le régionalisme et enterrer l’islamisme,nous serons,peut-etre, en mesure d’aspirer à un avenir meilleur.




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  • Dudesert
    19 mars 2011 at 20 h 50 min -

    Inchallah viendra le jour où une coordination réussira à réunir un maximum d’Algériennes et d’Algériens pour dire que nous voulons une vie digne.
    Inchallah viendra le jour où nous aurons à s’unir autour d’une projet commun qui donnera de l’occupation aux algériens et un avenir radieux.
    en attendant, je ne vois pas l’utilité de commenter des actions engagées par des Algériens qui ne représentent qu’eux même et qui sont de surcroit avec le système.
    Il serait plus utile de nous fournir des orientations, des théories et des formations à même de nous préparer au jour qui viendra inchallah




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  • aly
    20 mars 2011 at 12 h 28 min -

    Bonjour a tous je vous remercies tous quant a vos billets;
    ceci dit il y-a une façon évidente de comprendre ce qu’est la différence entre éradicateurs et réconciliateurs:
    Les éradicateurs sont le sous produit des putschistes de 1962, en outre l’armée des frontières avec ses faux combattants de la dernière heure ce qui pour moi sont les vrais harkis.
    Tous les hauts gradés militaires sont issus des forces armées Françaises.
    Les éradicateurs sont les supplétifs des décideurs du DRS et leur porte-parole.Ils veulent une démocratie sous l’ombre des baillonettes.
    Les réconciliateurs sont ceux qui veulent un changement radicale du système politique: en fait c’est l’histoire recommencée: La primauté du politique sur le militaire, ABANE Ramdane est assassiné mais son message reste.
    Enfin je souhaite vivement que mon pays retrouve la sérénité et la paix.




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  • aissa-hakim
    20 mars 2011 at 17 h 07 min -

    « Je mens et tout le monde me croit »,le voyou X. « Le jour où tu diras la vérité tu ne trouveras personne pour te croire », le Sage Y.

    Depuis plus d’un demi siècle, les algériens ont été littéralement gavés de mensonges effrontés. Les nouveaux communicants sont suspects et les anciens ont perdu toute crédibilité.

    Tout comme dans les années 50 les algériens se sont fixé pour priorité le reflux du colonialisme, aujourd’hui, ils se sont fixés pour priorité la mise en pièce du néocolonialisme,du « Hizb França ».

    Malheureusement, ce pouvoir de la honte a encore dans ses sacs plein de ruses, ses clients encore nombreux et les masses s’impatientent légitimement.

    Pour casser ce pouvoir,je crois que les algériens font plus confiance à Ali Belhadj qu’à Saïd Saadi, aux islamistes qu’ « Aux démocrates »de la DRS.

    Il se peut que je me trompe. Dans les doute, exigeons du pouvoir de donner les mêmes libertés et moyens à Ali Belhadj et à Saïd Saadi et comptons la foule qu’ils sont capable d’attirer dans leur sillage lors d’une manifestation quelconque ou dans une épreuve électorale. N’est-ce pas démocratique?




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  • boukezouha abdelouahab
    28 mars 2011 at 4 h 01 min -

    السبت 21/4/1432 هـ – الموافق 26/3/2011 م

    قيادات من الجبهة الإسلامية للإنقاذ في الداخل تستنكر الاعتقالات المتكررة

    لنائب رئيس الجبهة الإسلامية للإنقاذ

    للمرة الخامسة منذ الإعلان عن رفع حالة الطوارئ بتاريخ 23 فبراير/ شباط 2011م ألقت الفرقة الأمنية للبحث والتدخل القبض على نائب رئيس الجبهة الإسلامية للإنقاذ الشيخ علي بن حاج اليوم السبت 21/4/1432 هـ – الموافق 26/3/2011 م على الساعة العاشرة صباحا في قارعة الطريق حيث حاصرته قوة أمنية متكونة من خمس سيارات دون توجيه استدعاء رسمي كما ينص القانون لا سيما بعد الرد الصارم والحازم على وزير الشؤون الدينية الذي صرح باستبعاد بوتفليقة للجبهة الإسلامية للإنقاذ من العمل السياسي ورفع الحظر عنها وقال نائب رئيس الجبهة الإسلامية للإنقاذ إن الجبهة الإسلامية للإنقاذ ليست ورقة إدارية تم تمزيقها وإنما هي فكرة متجذرة اجتماعية باختيار الشعب مرتين وأحدثت ثورة عن طريق الصندوق فلا يملك لا بوتفليقة ولا الجنرال توفيق ولا الموظف غلام الله إقصاءها من الساحة السياسية ومن أراد أن يعرف محتوى الرد فليستمع إلى كلمة الشيخ المنشورة بالصوت والصورة .

    وفي خضم الاعتقالات المتكررة لنائب رئيس الجبهة الإسلامية للإنقاذ أصدرت شخصيات بارزة من قيادة الجبهة الإسلامية للإنقاذ في الداخل بيانا تستنكر الاعتقالات والمضايقات التي يتعرض لها نائب رئيس الجبهة الإسلامية للإنقاذ أسبوعيا لاسيما بعد الزعم برفع حالة الطوارئ وعودة البلاد إلى الأوضاع العادية.

    وإليكم نص البيان

    بسم الله الرحمن الرحيم

    الجزائر في 26/3/2011م

    الموافق 21 ربيع الثاني 1432هـ

    بيان

    إننا نحن الموقعين أدناه من شيوخ الجبهة الإسلامية للإنقاذ الأوفياء لنهجها السياسي السلمي الذي منحه الشعب الجزائري بحرية الفوز في انتخابات جوان 90 وديسمبر 91، والرافضين للانقلاب على تلك الشرعية الشعبية والدستورية الذي أدخل الجزائر وشعبها في أزمة سياسية وأمنية دامية ولم يفتح الباب لمخرج حقيقي منها طيلة 20 سنة، نعلن ما يلي:

    1- استنكارنا الشديد لما يتعرض له أخونا الشيخ علي بن حاج كل أسبوع من مضايقات واعتقال في الطريق العام واحتجاز لدى الشرطة بدون استدعاء قانوني، وذلك لمنعه من ممارسة حقوقه المشروعة التي يكفلها الدستور وكل الشرائع للإنسان والمواطن في حرية التنقل وحرية التعبير عن الرأي بالطرق السلمية. ومما يثير الدهشة والاستغراب أن تستمر هذه الممارسات الجائرة حتى بعد الإعلان عن رفع حالة الطوارئ التي تم فرضها من طرف سلطة فعلية غير مخولة دستوريا بإعلانها ومع ذلك عاشت الجزائر تحت وطأتها 20 سنة.

    2- رفضنا لسياسة القمع والإقصاء والإملاء. هذا الرفض الذي بدأ بمقاطعتنا للمحاكمة أمام المحكمة العسكرية بالبليدة، وتواصل بمعارضتنا لما جرب من حلول جبرية غير سياسية لأزمة أساسها سياسي، مع تقديمنا لمخرج حقيقي منها مبني على الحوار في أربع مبادرات سياسية (العقد الوطني في جانفي 95 مع المعارضة ومبادرة الشيوخ المسجونين والمفرج عنهم في جوان 95 ومبادرة الشيخ عباسي في 2004 ومبادرة الشيخ بن حاج في 2007).

    3- في سياق هذه الثورات الشعبية المباركة على القمع والفساد والاستبداد التي تعصف بالأنظمة العربية من أجل انتزاع الحرية وامتلاك السيادة وتحقيق العدالة والتي كان لها الفضل في اعتراف السلطة والطبقة السياسية عندنا بأن الأزمة لاتزال قائمة لاسيما في أبعادها السياسية والاجتماعية والاقتصادية بل وحتى الأمنية، فإننا نرجو أن تستبق السلطة الجزائرية الأحداث ولا تضطر الشعب إلى المزيد من التضحيات وتبادر بتلبية مطالبه التي لايرضى أن تكون دون مطالب غيره من الشعوب لاسيما أنه كان السباق إلى تقديم تضحيات من أجلها تفوق بكثير ما قدم غيره.

    4- إذا كان رفع حالة الطوارئ قد أنهى العمل بذلك الإجراء غير الدستوري فإننا نطالب في السياق نفسه برفع الحظر عن الجبهة الإسلامية للإنقاذ التي اغتصبت حقوقها المشروعة بقوة الحديد والنار، وكذلك برفع القيود عن قياداتها ومناضليها –وفي مقدمتهم الشيخ علي بن حاج- ليتمكنوا من ممارسة حقوقهم السياسية والمدنية بحرية مثل بقية المواطنين. كما نطالب بإطلاق سراح المساجين الذين حاكمتهم المحاكم الخاصة التي ألغيت ويجب أن تلغى أحكامها، وبرفع المعاناة ورد الحقوق المعنوية والمادية إلى عائلات المفقودين، وإلى المعتقلين إداريا في مراكز الصحراء، وإلى كل ضحايا الأزمة الوطنية دون تمييز أو استثناء.

    إمضاء

    شيوخ الجبهة الإسلامية للإنقاذ بالداخل

    الشيخ: علي بن حاج

    الشيخ: عبد القادر بوخمخم

    الشيخ: علي جدي

    الشيخ: كمال قمازي

    wa salam.




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  • SAID
    29 mars 2011 at 22 h 50 min -

    Ya si Aly. Vous dites que :
    « Les éradicateurs sont les supplétifs des décideurs du DRS et leur porte-parole.Ils veulent une démocratie sous l’ombre des baillonettes.
    Les réconciliateurs sont ceux qui veulent un changement radicale du système politique… »
    Je pense que vous devez revoir un peu vos définitions et comprendre que ces deux termes ont vu le jour aprés la « talibanisation » qui se profilait à l’horizon.
    Lesdits éradicateurs sont des algeriens qui ne voulaient pas d’un régime théocratique qui asservirait l’Islam à une caste au pouvoir comme ça existe dans d’autres pays soit disant islamiques mais aux bottes des americains et autres.
    Lesdits reconciliateurs ne cherchaient pas un changement démocratique mais cherchaient la reconciliation avec l’islamisme politique, les reconciliateurs sont ceux qui cherchent à tendre la perche à l’extremisme religieux en politque.
    Etre un algerien tout simple et etre contre l’instrumentalisation de l’islam en politique, est-ce que celà veut dire que je suis forcement avec le pouvoir ?
    Il y’a des algeriens qui veulent utiliser l’Islam pour arriver au pouvoir et il y’a des algeriens qui ne veulent pas que l’islam soit utilisé.
    Un point c tout.
    Entendons-nous d’abord sur ça, le reste sera façile.
    Celà ne veut pas dire ne pas etre musulman.
    Si chaque citoyen se comporte comme un vrai musulman dans la société, he bien, la société sera automatiquement musulmane et on n’a pas à l’imposer.

    Actuellement, les vraies valeurs de l’Islam, on les retrouve beaucoup plus chez les autres que chez les arabes. D’ailleurs, nous sommes en train de voir les régimes arabes despotiques tomber l’un aprés l’autre.

    Oui pour le changement radical, mais pas pour remplacer une dictature par une autre.
    salutations




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  • M.J.
    30 mars 2011 at 4 h 01 min -

    @ SAID.
    « Il y a des Il y’a des algeriens qui veulent utiliser l’Islam pour arriver au pouvoir et il y’a des algeriens qui ne veulent pas que l’islam soit utilisé.
    Un point c tout. »

    Très juste et vela induit deux possibilités les reconnaitre comme Algériens ou pas.
    Que préconisez vous ?
    Eradiquer ceux qui veulent utiliser l’Islam et ne pas leur reconnaitre le droit à l’expression et à l’accès à leurs doléances politiques ou trouver un terrain d’entente avec eux et se placer en conciliateur ?




    0
  • batni
    30 mars 2011 at 5 h 08 min -

    A aissa-hakim,
    Vous dites  »Il se peut que je me trompe. Dans les doute, exigeons du pouvoir de donner les mêmes libertés et moyens à Ali Belhadj et à Saïd Saadi et comptons la foule qu’ils sont capable d’attirer dans leur sillage lors d’une manifestation quelconque ou dans une épreuve électorale. N’est-ce pas démocratique? »
    Malheureusement vous avez entiérement raison; Le pouvoir criminel n’a de cesse et ce depuis 62 de tout faire pour abrutir le peuple, cela ne doit pas vous étonner, n’a-t-il pas commencer a nous rammener des cordonniers d’Egypte pour nous civiliser.
    Qui peut mesurer les dégats occasionnés par l’imam Ghazali qui a officié a la télévision publique dans les années 70, 80?.
    Qui peut mesurer les dégats occasionnés par Kharroubi ministre de l’école fondamentale ?.

    Je te conseille vivement de lire la derniere contribution de Noureddine Boukrouh dans le Soir D’Algérie.

    Mes respects,




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  • Aissa-Hakim
    1 avril 2011 at 19 h 26 min -

    A Batni,
    je te remercie pour ton conseil. J’ai déjà lu quelques passages de Boukrouh sur le Soir d’Algérie. Je connais cet individu depuis fort longtemps. Il a d’abord qualifié le peuple algérien de : »Ghachi (populace) et et non pas de peuple ».

    Il s’était longtemps autoproclamé : « Résolument opposant au pouvoir algérien ». Quand ce dernier lui proposé un strapontin ministriel, il l’a accepté et s’est tu pendant qu’il était ministre. Ceci dit, comme tous les algériens, y compris à Ali Belhadj, son droit de s’exprimer doit lui être garanti.




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  • Congrès du Changement Démocratique