Édition du
27 March 2017

Réunions secrètes au sommet de l’état : Quand l’opacité est érigée en mode de gestion

El Watan le 17.03.11 | 01h00 

 

Depuis quelques jours, des titres de la presse nationale annoncent la tenue de plusieurs réunions à la Présidence.

Les «conclaves» en question auraient, selon les mêmes sources, regroupé le chef de l’Etat, les présidents du Sénat, de l’Assemblée populaire nationale, du Conseil constitutionnel et le Premier ministre. Des titres ont aussi évoqué le déroulement, avant-hier, d’une rencontre entre le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem qui est également ministre d’Etat et Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND et Premier ministre. Selon les informations distillées, on parle de réformes et de révision constitutionnelle.
Au-delà de la teneur de ces réunions, au demeurant importantes parce qu’elles engagent l’avenir du pays, c’est surtout le secret les entourant qui intrigue. Officiellement, on n’a annoncé aucun projet de révision de la loi fondamentale.

Et le président Bouteflika qui a eu autant d’occasions pour s’exprimer sur la situation du pays n’a pas jugé, jusque-là, bon de le faire. Au plus haut sommet de l’Etat, on a même pensé que la contestation était strictement sociale, que les réponses ne pouvaient, elles aussi, n’être que sociales. Alors, c’est étonnant de découvrir aujourd’hui que l’on s’apprêterait à procéder à des réformes politiques, Il faut bien le signaler, dans le secret le plus total, pendant qu’on réprime l’opposition, et monopolise de manière éhontée les médias publics. C’est vrai que la communication et la transparence n’ont jamais été le souci pour ceux qui ont décidé de gérer la chose publique dans le noir. Mais force est de constater que le laboratoire du régime n’a pas encore, malgré le contexte politique et la large contestation qui font vibrer le pays, jugé utile de sortir de l’ombre.

C’est dans la pure tradition du système politique algérien, réfractaire à toute ouverture d’un débat général sur les questions qui engagent l’avenir de la nation, de confiner des discussions aussi importantes dans le cercle restreint de collaborateurs au lieu d’en informer les citoyens concernés en premier lieu et d’en solliciter leur appréciation. La manière dont sont conduites les affaires du pays, les réponses réservées à la grogne nationale, à travers la répression de toute revendication à relent politique, et la distribution à tout va de la rente, pour calmer la colère de toutes les franges de la société, sont autant de pièces à conviction sur la nature du pouvoir qui ne montre aucune disposition à s’amender. Il semble préférer irréversiblement l’opacité à la transparence, et le flou à la visibilité.
Cette situation qui perdure ne laisse en effet entrevoir aucune réponse sérieuse aux aspirations exprimées par les Algériens tant les responsables du pays ne s’estiment pas comptables devant l’opinion nationale. Le mystère et la clandestinité dont ils entourent les dernières tractations augurent plus d’une tentative de concocter un plan qui sauverait le système que d’une issue qui favoriserait un changement qui remettrait l’Algérie sur les rails d’une vraie ouverture démocratique.

Said Rabia

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10 Commentaires sur cet article
  • Ammisaid
    17 mars 2011 at 15 h 44 min -

    Il serait plus sage qu’ils tiennent leurs reuions sacrées et secrètes quelque part à oudjda. Comme ça nous ne serons point étonnés!
    étonnants tout ce cirque auquel nous assistons nous les éternels assistés !
    soubhan Allah




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  • msili
    17 mars 2011 at 16 h 11 min -

    je me demande quoi qu attendent les algeriens pour s,organiser contre cette mafia




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  • Si Salah
    17 mars 2011 at 16 h 59 min -

    Quand les Tunisiens et les Egyptiens deciderent d’en finir avec le despote et son regime, toutes les reunions secretes ou publiques n’y firent rien.

    On a vu leurs revendications: « el khobz wel ma, ou Ben Ali la! », « Irhal », « echa3b yourid isqat ennidham », « Ben Ali dégage »…

    Et chez nous?

    Nos politiques veulent la levée de l’etat d’urgence, nos etudiants veulent une meilleures université, nos medecins de meilleurs hopitaux, nos enseignants une meilleure paie, nos chomeurs du travail, nos harraga de meilleures embarcations, etc, etc, etc…

    Pour esperer en finir avec nos despotes, il faut d’abord arreter de les critiquer ou de leur demander quoi que ce soit, et proposer des actions globales pour les faire degager. Je ne pense pas qu’Ouyahia va pleurer dans son coin en lisant pareil article. « Ah ils ont fait une reunion secrete! ». Ce journaliste s’est-il posé la question primordiale de la legitimité de cette bande d’hors-la-loi?

    Si Salah




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  • ahed
    17 mars 2011 at 17 h 13 min -

    Pourquoi s’etonner de ceux qu ils sont en train de faire..Ils veulent essayer de faire des concessions en contrepartie de garanties pour ne pas etre poursuivies plus tard.
    En plus c’est leur seul issue vue la situation du monde arabe actuellement donc come des maquiaveliques ils sont en train de prendre l innitiative et faire en sorte qu il sortent en bon terme parce qu’ils ont compris qu’un jour pas tres loin une revolte va se produire surtout que si nous restions les CUBA du moyen orient et les algeriens vont enviez les arabes pour leur liberté et démocratie ;
    La fin de ce systeme est enivitable mais pour le cas algerien ce n ai pas dans l’immediat vue que notre jeunesse a eu son cerveau lavé de toute chose politique depuis deus decenies ce qui a donné une longuer d avance a Bouteflika et cie de prendre leur temps pour reflechir de quelle maniere ils vont sortir plus honorablement avec moins de dommages..
    Je parie que ce qui les honte maintenant ce sont les accumulations de la tragedie nationale et leur hantise qu ils ne vont pas etre poursuivie. s ils auriont cette garantie ils vont tout lacher..sinon ca va etre la guerre.
    Une telle demande d inmunité en plus d une amnestie générale va etre incluse dans la nouvelle constitution qui va etre proposée je vous le jure.
    Et maintenant en 2011, que les tunisiens et egyptiens sont devenus des resistants, les lybiens et bahreinis des revolutionnaires, nous nous sommes devenus des egoistes et jemenfoutistes et materialistes seulement;
    on ne bougent que pour avoir un tribut du pactole du petrole, bouger et manifester pour la liberté ce n ai pas payant dans l immediat.
    C,est meme devenu grave que certains de nos concitoyens sont devenus pire que le pouvoir en essayons de faire des demandes sociales inimaginables en faisant chanter le gouvernement que s ils n obeit pas ils vont manifester politiquement. comment vous appeler cela si ce n est que du profitage sur le dos de l argent du peuple. c est la le mal a guerrir pour commencer a penser que nous allons forcer un changement a notre facons. entre temps le pouvoir s amuse a planifier tranquilement sa sortie sans etre bousculer ou inquité.




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  • Ait Mohand Ouwidir
    17 mars 2011 at 18 h 15 min -

    Voilà ! Nous y arrivons… Et comme on dit si bien chez nous :

    AWSSALNA LEMSSAGUI…

    Tout se fait, encore une fois, entre « eux ». Loin du peuple qu’ils ignorent et qu’ils écartent encore et toujours. Comme si nous n’étions qu’une quantité plus que négligeable. Et pourtant ! ILS SE TROMPENT… ILS SE GOURRENT… ILS VONT DROIT AU MUR !!!

    Car, aprés tout ce qui s’est passé en Algérie, en Tunisie, en Egypte, en Lybie et ailleurs… PLUS NE SERA JAMAIS PLUS COMME AVANT !!!

    LE PEUPLE ALGERIEN DOIT AVOIR SON MOT A DIRE SUR CE QUI VA DETERMINER SON PROPRE DEVENIR, SON AVENIR ET L’AVENIR DE SES PROPRES ENFANTS !!! LUI REFUSER DE PARTICIPER PLEINEMENT AUX CHOIX EXISTENTIELS QUI VONT DETERMINER SA VIE FUTURE EST UN CRIME INNOMABLE !!!

    Le 3/4 qui se réunit en conclave, avec des gens haïs et vomis par le peuple qui les a tous disqualifiés, procède à des manoeuvres de bas étages indignes. Et toutes les « décisions » qu’ils prendront en nos lieux et place ne seront que du maquillage cosmétique soporifique !!!

    Ce cinéma bla d’raham signifie qu’une chose :

    LEUR MAUVAISE FOI !!!

    Parce qu’il ne font pas confiance au peuple QUI NON PLUS NE LEUR FAIT ABSOLUMENT PAS CONFIANCE… car c’est tout à fait réciproque !!!

    Tout ce qu’ils feront, c’est pour EUX ! Et uniquement pour EUX s’ils n’ont pas « l’intelligence » et la « volonté » politique d’associer pleinement le PEUPLE ALGERIEN à la prise de décisions qui le concerne au premier chef…

    C’est de la mauvaise foi caractérisée de leur part de considérer encore et toujours le PEUPLE ALGERIEN avec un statut de mineur ad vitam eternam !!!

    « Messieurs » les temps ont changé !!! Nous ne sommes plus en 62… Le PEUPLE ALGERIEN a pleinement evolué depuis ! A votre grand dam…

    Tanmirth.




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  • marzouk
    17 mars 2011 at 19 h 44 min -

    cest le style de la mafia de se réunir en secret
    cest ainsi que font al caponne et les parrains mafieux




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  • Liès
    18 mars 2011 at 1 h 30 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    Le pouvoir sait que sa fin est arrivée.

    La question, posée maintenant, il me semble, tourne autour de la difficulté, voire le défi de mettre l’ensemble des clans au pouvoir sur la même longueur d’onde quant à la nécessité de prendre leur retraite.

    Certains veulent partir et souhaite négocier leur départ pour qu’elle se fasse en douceur et avec des garanties de non poursuite, c’est à dire une amnistie officielle et légale. Attitude que je trouve légitime et humaine.

    D’autres, orgueilleux et arrogants tout en étant en réalité des poules mouillées, persistent à jouer au coq du village et veulent par conséquent essayer de rester, mais non sans avoir pris perfidement, depuis des années toutes les précautions de mettre beaucoup d’argent et d’actifs en lieu sûr à l’étranger.
    Ceux-là, leur courage n’est rien d’autre qu’une ignoble lâcheté.
    Embraser la situation, semer le chaos et partir vers leurs retraites dorées, c’est cela leur courage.

    D’autres encore, sont en train de ruser, louvoyer, de se dire: le peuple ne nous en veut pas trop car il sait que tous les pouvoirs étaient entre les mains de Bouteflika et du Drs.

    Ils comptent par conséquent s’accrocher et continuent à croire à leurs chimères malgré qu’ils aient fait autant de mal, sinon plus, par leur béni oui ouisme et leur larbinisme, tout en favorisant indûment leur clientèle au sein de la société, cette clientèle qui ne cesse de les inviter autour d’un méchoui et autres zerda tantôt dans le sanctuaire d’une zaouïa, tantôt dans une propriété privée cossue où ils sont copieusement louangés et glorifiés devant le petit peuple admiratif et presque en transe.

    J’imagine que Bouteflika en accord certainement avec les hauts responsables militaires est en train de convaincre ceux qui ne sont pas prêts, pour toutes sortes de raisons malhonnêtes, à céder leur place.

    Comme dans toute action de cette envergure, celle-ci en particulier doit obéir à un plan à options A, B et peut-être C.

    Dans ce contexte, Ait-Ahmed et Mehri, conscients des dangers que peut receler cette entreprise et des possibles intrigues du pouvoir dont la tentation de rester est fortement ancrées chez certains plus que chez d’autres, représentent à n’en pas douter les garants dignes de confiance pour un changement en douceur, pour une sorte de révolution tranquille.

    Ils ne sont pas là comme certains les ont accusés à tort, pour venir au secours d’un système moribond, mais plutôt pour faciliter son départ, avec le minimum de heurts, de dégâts, de frustrations et de douleurs.

    C’est comme disait l’autre, ils sont là pour accompagner l’enfantement d’une nouvelle République, avec peu de douleur et beaucoup de joie.

    À mon avis, ceci est un premier point, c’est à dire l’acceptation par les clans au pouvoir du principe de leur départ.

    Le deuxième point très important à mon avis, subséquent au premier est celui de l’adoption par les hauts responsables du régime, d’une espèce de feuille de route scellée excluant tout retournement de situation, agencé en trois engagements ou actions:

    1- Le respect sacré et irréversible du principe du départ.

    2- Faciliter les passations de pouvoir avec le gouvernement de transition qui sera mis sur pied et dont la composante sera bien sûr constituée de nouvelles figures, de l’opposition et de la société civile.

    3- S’éloigner de la vie politique et s’interdire toute interférence, et laisser s’installer la nouvelle République; laisser se construire dans la sérénité l’État de droit démocratique et social réclamé par le peuple algérien, avec l’ensemble de ses textes, ses mécanismes et ses éléments.

    Voilà grossièrement la lecture positive et optimiste que je fais de ces conclaves secrètes du pouvoir.

    J’espère que ma lecture sera juste, c’est tout le mal qu’on peut se souhaiter, et à la patrie et aux algériennes et aux algériens.

    De toute façon, il faut considérer le changement du système comme une fin de cycle naturelle inéxorable que nul n’a le pouvoir de proroger.

    Cela aidera les nostalgiques à mieux supporter leur chagrin.

    À moins que je ne sois carrément à côté de la plaque.
    Mais je préfère croire à mon scénario. J’estime qu’il sera avantageux pour tout le monde.

    Il faut rappeler aux sceptiques et également à ceux qui tirent profit de cette situation pourtant complètement bloquée, que le changement du système est inéluctable. Le rappeler n’est pas du gaspillage.

    J’espère comme tout citoyen (nes) algérien, que nous allons désormais vivre dans une nouvelle Algérie libre, prospère et apaisée.

    J’espère aussi que le bon sens triomphera sur l’irresponsabilité, et que la sagesse guidera les artisans du changement dans leur prise de décisions.

    Car il faut se le dire franchement, qu’une opportunité pareille, j’allais dire une bénediction pareille, que sont en train d’offrir aux gens du pouvoir d’Alger, leurs compatriotes Mehri et Ait-Ahmed et de nombreux autres sages qui sont dans leur sillage, pour un changement pacifique du système par le moyen d’un plan de transition aux contours bien définis s’appliquant rigoureusement à l’intérieur d’un calendreier aux échéances très rapprochées, risque (cette opportunité) de ne plus jamais se représenter.

    Je m’interdis de penser que le pouvoir soit assez irresponsable pour passer à côté de cette chance inouie pour sortir d’une crise qui a fragilisé tout le monde et dont les dangers à venir, n’en plaise à Dieu, seraient tragiques.

    Non! La sagesse finira assurément par triompher. Il n’ y aura pas de tragedie. Les tragedies appartiennent désormais au passé. Nous allons avec l’aide Dieu toutes les oublier, en reparant les injustices et les préjudices, en rehabilitant les justes, en relevant les accablés, en sechant les larmes de ceux qui pleurent, en soignant les blessures avec amour et en refermant les plaies avec douceur.

    Nous demanderons sincrement pardon à ceux que nous avons opprimé et nous nous soumettons au verdict qui les apaise, sachant qu’ils ne manqueront pas de nous pardonner les pires outrages quand on est sincères et qu’on les respècte.

    Nous realiserons ensemble et avec le libre consentement de tous, la vraie reconciliation, celle des coeurs apaisés et des consciences liberées.

    La reconciliation qui installera definitivement l’harmonie et la paix entre les algeriens. Tous les algériens. Personne ne sera oublié. Personne ne pleurera, ni ne se lamentera dorenavant à cause de la hogra. Les iniquités seront bannies à jamais. La joie et la solidarité regneront.

    Nous ne serons pas tous egaux, car ce n’est pas ainsi que Dieu dans son infinie sagesse à créé les êtres humains, nous serons bien mieux qu’égaux, nous serons complémentaires avec justesse et efficacité pour notre grande joie et pour le bien et la pérennité de notre patrie.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • salim
    18 mars 2011 at 5 h 42 min -

    je pense que la situation au haut niveau de l’état deviens de plus en plus critique et les divergence entre clans au pouvoir sont arriver a la ligne de non retour ce qui me rend très convaincu que les jours a venir vont nous dévoilé le volume de cette divergence




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  • msili
    18 mars 2011 at 14 h 10 min -

    moi je dirais plutot ce qui vont remplacer ces sanguinairs ce sont ces colons qui sont la maintenant aujourd hui vont commencer leurs retour car tout simplement les ont inviter ,ce soir ou demain on va assister au bombardement sur la libyie comme nous avons assister sur l irak eh voila notre sort




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  • Hamza
    18 mars 2011 at 23 h 37 min -

    Entièrement d’accord avec Si Salah.
    Demander quoique que se soit à ces antiquités anatomiques c’est leur donner une légitimité.Demandant plutôt leur départ.




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  • Congrès du Changement Démocratique