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26 July 2017

Maroc: manifestations pour des changements et contre la corruption


(AFP) – Il y a 1 jour
RABAT — Des milliers de Marocains ont manifesté dimanche, dans plusieurs villes, pour réclamer davantage de démocratie et moins de corruption, quelques jours après l’annonce par le roi Mohammed VI de profondes réformes politiques.
« Le peuple marocain demande le changement », scandaient des manifestants à Rabat dimanche en réclamant la « démission du gouvernement », tandis que des pancartes proclamaient: « liberté et dignité pour le peuple marocain ».
Environ 6.000 personnes – 2.000 en excluant les badauds selon la police – ont défilé pacifiquement dans le centre de la capitale. Parmi eux figuraient bon nombre d’islamistes et de femmes voilées.
Dans le cortège, des manifestants brandissaient symboliquement des balais en réclamant des mesures contre la corruption.
A Casablanca, les manifestants étaient près de 10.000 selon un journaliste de l’AFP – entre 5.000 et 6.000 selon les autorités locales. Certains scandaient « non à la corruption et au clientélisme », ou réclamaient « un roi qui règne et ne gouverne pas ».
Des marches et rassemblements ont aussi eu lieu dans plusieurs autres villes, dont Tanger (nord), Fès (centre), Agadir et Marrakech (sud) et d’autres localités plus petites.
Selon une source officielle, les manifestations auraient rassemblé quelque 35.000 personnes dans l’ensemble du pays en fin d’après-midi, soit un peu moins que les 37.000 annoncés par le ministère de l’Intérieur lors de la précédente journée de manifestations, le 20 février. Les organisateurs ont donné des chiffres nettement supérieurs.
Les manifestations se sont déroulées dans le calme dans les principales villes marocaines et aucun incident n’avait été signalé en début de soirée.
Largement épargné par la contestation qui a secoué le monde arabe, le Maroc avait connu ses premières manifestations d’ampleur nationale il y a un mois à l’appel du « mouvement du 20 février ».
Ce mouvement, initié par de jeunes Marocains sur le réseau social Facebook dans la foulée des événements de Tunisie et d’Egypte, avait appelé à une nouvelle mobilisation dimanche.
Son appel était soutenu par l’organisation de jeunesse de l’association Justice et Bienfaisance, considérée comme le principal mouvement islamiste au Maroc, ainsi que par plusieurs associations ou ONG, comme l’Association marocaine des droits humains (AMDH). L’USFP (gauche), un parti de la coalition gouvernementale, a aussi participé à la manifestation.
Le mouvement avait maintenu son mot d’ordre, malgré la promesse de réformes lancée le 9 mars par le roi Mohammed VI.
Le souverain chérifien a annoncé une série de mesures importantes: mise en place d’une commission pour réviser la Constitution, indépendance de la justice, séparation des pouvoirs et renforcement des pouvoirs du Premier ministre, semblant entamer une évolution vers une monarchie parlementaire.
« Nous voulons maintenir la pression pour que les réformes se réalisent », expliquait, à Rabat, Seddik Lahrach de l’ONG, Forum Justice et Vérité.
« Ca prouve que les Marocains sont déterminés à aller au bout de leurs revendications pour la démocratie, la justice sociale, la dignité et une vraie constitution démocratique, pas ce qui a été annoncé par le roi », a fait valoir de son côté Khadija Ryadi, présidente de l’AMDH.
A Rabat, des slogans visaient aussi des personnalités proches du roi, dont M. Fouad El Himma, accusé par certains manifestants d’avoir une influence excessive sur la vie politique marocaine. « El Himma dégage », proclamaient des pancartes.
De nombreux drapeaux amazigh (berbère) figuraient d’autre part dans le cortège. Le roi « a parlé (dans son discours) de l’identité amazigh. C’est déjà pas mal. Mais on demande quelque chose de plus précis: que la langue tamazight devienne une langue officielle », a déclaré à l’AFP un manifestant prénommé Ayour.


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9 Commentaires sur cet article
  • Hamma
    21 mars 2011 at 15 h 02 min -

    Mohamed VI a compris l’aspiration de son peuple et il va y répondre car il sait que son trône n’est pas visé. Il est jeune et il a du monde une toute autre vision que celle de son père. Il va se débarrasser des virus qui infectent son pays.




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  • majid
    21 mars 2011 at 19 h 08 min -

    la derniere dictature en afrique du nord cest en algerie
    nous on est champion dans el haf, la parlotte
    cest malheureux tout ce quon nous disais sur le peuple algerien ,courageux,combattant,argaz nest que monsonge
    les faits sont la,la realite nous ratrrape




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  • IDIR
    21 mars 2011 at 21 h 15 min -

    DICTATEURS FOSSOYEURS ET CONCESSIONS

    Prenons l’exemple du libyen. Nous le savions, Kadhafi, fossoyeur de son peuple, n’a jamais fait les choses à moitié. Ses dernières images ont montré qu’il est toujours bouillonnant et persuadé que son « livre vert » inspiré du livre rouge de « Dieu Mao », pouvait être la bible des temps modernes, il aura été de toutes les causes, l’homme imprévisible, le roi des rois africains. Avec la mondialisation et sur les conseils de ses héritiers, il décide de changer de direction.

    Le despote ouvre tous les robinets de l’or noir à ses « ennemis occidentaux » d’hier, il ne jure plus que par l’Occident, particulièrement, de son âme sœur, le Mafioso italien. Kadhafi vient de signer sa mort sans le savoir. Le retournement est spectaculaire, il devient de plus en plus le fossoyeur de son peuple, du Maghreb et de la ligue arabe. Il fait son miel avec Washington et Londres dont il dédommage les ressortissants, parents de victimes de l’attentat terroriste, qui a fait sauter un avion de la Pan Am, au-dessus de Lokerbie (Ecosse). Kadhafi débourse 2,5 milliards de dollars et reconnaît officiellement l’implication de la Libye.

    C’est insuffisant aux yeux de, Bush Illuminati, pour lever les sanctions américaines imposées depuis 1986 et effacer Tripoli de la liste des Etats voyous. Kadhafi avoue être en possession d’armes de destruction massives, il invite Washington dans ses nouvelles guerres « préventives » et l’AIEA, à l’assister dans leur destruction. Bush – investi d’une mission par Dieu – est satisfait mais il exige de la part de Tripoli d’autres concessions, Kadhafi s’exécute sans aucun morceau de bravoure. Puis, il prend contact avec Israël – pour plaire à Washington – en vue d’une normalisation.

    L’affaire a été ébruitée par le principal conseiller du ministre des Affaires étrangères israélien qui a révélé que le dialogue entre les deux pays a été amorcé par le propre fils de Khadafi lors d’une rencontre avec le député et ancien ministre travailliste israélien Ephraïm Sneh. Encore, récemment, le cabinet Netanyahu a demandé à la société israélienne Global CST de secourir le régime ami du colonel Khadafi.

    Le mégalomane libyen, intéressé, par un accord d’association avec l’UE, réglera la question du DC 10 de l’UTA (français) abattu au-dessus du Niger. Les parents des victimes ont obtenu 1 million de dollars chacun. Le colonel s’est fait une spécialité depuis de nombreuses décennies de jouer un tortueux double jeu, probablement, jusqu’à sa mort. Dans un entretien à la chaîne publique Euronews le 15 mars 2011, Saïf Al-Islam Kadhafi, fils du Guide libyen, a affirmé que son pays avait financé la campagne électorale du Président français et qu’il publierait prochainement les preuves bancaires de ses assertions.

    Aujourd’hui, la révolte citoyenne libyenne se noie dans un bain de sang. La Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste, tire sur le peuple qui réclame le départ du colonel. Pour chaque manifestant ( citoyen ) abattu, une prime de 10 000 à 12 000 dollars est promise. A lire les témoignages qui circulent sur les réseaux sociaux, les hommes chargés de la répression par Muammar Kadhafi devenu Kadhafou – nom donné par ses amis africains – n’ont rien à voir avec les « chiens de guerre ».

    Ces mercenaires au sens le plus répugnant du terme, des désespérés sans autre mission que celle de défendre le fauteuil du dictateur libyen. Ils sont environ 30 000, selon les estimations de l’ONG Human Rights Solidarity. C’est à nous, tous, de tirer des leçons, durant, cette période historique de – résistance des peuples bâillonnés -. La vérité doit être sue et dite.
    IDIR




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  • Arezki Nait Amar
    21 mars 2011 at 23 h 15 min -

    La démocratie au Maroc n’existe que partiellement dans les médias mais point dans la vie réelle du citoyen marocain.Les slogans inscrits sur les pancartes des manifestants démontrent bien que le peuple marocain vit sous un régime féodal et dictatorial.Le roi Mohamed VI,comme tout dirigeant arabe, a peur pour son trône et ses exorbitants privilèges.Il promet monts et merveilles pour le peuple marocain quand il est réellement en difficulté mais ne fait rien pour lui quand il est en position de force.Les jeunes marocains ne sont pas dupes et c’est pour cela qu’ils veulent en finir dans les meilleurs délais avec cette monarchie féodale ,corrompue et dictatoriale.




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  • Sharif Hussein
    22 mars 2011 at 0 h 30 min -

    Une chose est sur:le makhzen ne peut se permettre de nier aux marocains une VRAIE démocratisation au moins du meme niveau de ce que se profile en Tunisie et en Egypte.Il(le makhzen) ne peut laisser le Maroc à la traine alors qu’il etait le premier de la classe au niveau de la région.




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  • Maroc: manifestations pour des changements et contre la corruption midipress
    22 mars 2011 at 11 h 11 min -

    […] devienne une langue officielle », a déclaré à l’AFP un manifestant prénommé Ayour. ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • TEMARA.
    22 mars 2011 at 13 h 22 min -

    Tribune libre

    André Azoulay, le véritable régent au Maroc

    Le peuple marocain, asservi par la répression et le terrorisme d’État est constamment provoqué par son gouvernement, une poignée de voleurs qui servent
    de façade aux véritables régents du Maroc, le sioniste André Azoulay et son équipe. Des provocations allant de la condécoration de hauts dignitaires sionistes aux visites de criminels de guerre dont les mains sont tachés du sang
    palestinien. Le roi du Maroc n’hésite plus à s’afficher avec les responsables israéliens, au moment où il se prétend président du Comité
    Al-Quod, une ville aujourd’hui menacée de disparaître sous la colonisation sans que le roi ne dise un mot.

    D.S
    Mercredi 26 Janvier 2011

    Source : http://www.alterinfo.net/Andre-Azoulay-le-veritable-regent-au-Maroc_a54292.html




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  • Madjid
    22 mars 2011 at 18 h 31 min -

    Excusez moi mes chers compatriotes tout ce qu’on sait faire c est de critiquer nos voisins alors que nous on n’est meme pas capable d’organiser une simple manifestation comme chez ces memes voisins … c est tout qu’on a heriré de ce regime corrompu c est l’égoisme , la xenophobie et la mediocrité … alors de grace sachant balayer devant nos portes et faisant notre autocritique avant de critiquer quiconque … faisant le dixieme ce qu’ont fait les tunisiens , les marocains ou les libyens et barakat min rodjla khaouia …




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  • Sharif Hussein
    22 mars 2011 at 21 h 17 min -

    @Arezki Nait Amar,

    Les jeunes marocains toutes tendances confondues n’ont jammais contésté la légitimité de la monarchie exception faite des membres d’un gropuscule marxiste(Annahj Addimo9rati) qui reve d’installer au Maroc une dictature du prolétariat et qui ont pour modèl de gouvernance le régime des Khmers rouges de Pol-Pot,et les disciples de A.Yassine un gourou soufi qui se fait une fixation sur « Imarat Al-Moeminine » qu’il revendique pour soi.

    Les revendications légitimes de la jeunesse marocaine et de beaucoup d’autres acteurs politiques avec assise populaire, ont pour objectif ,pour l’instant,d’arriver à un système vraiment démocratique au sein d’une monarchie parlementaire.

    Soutenir donc que « Les jeunes marocains ne sont pas dupes et c’est pour cela qu’ils veulent en finir dans les meilleurs délais avec cette monarchie féodale ,corrompue et dictatoriale »,revient à ignorer les vrais aspirations de la majorité écrasante des marocains et mettre en évidence les « revendications » d’une minorité déconnéctée de la réalité.

    Pour la monarchie « féodale » et « dictatoriale »,Moulay Hicham l’a décrit en ces tèrmes: »C’une monarchie en théorie absolue,mais en pratique,elle n’est du tout totalitaire ». C’est une définition plus précise et plus proche de la réalité,à mon avis.Wallaho a3lamo wassalaam.

    Wall




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  • Congrès du Changement Démocratique