Édition du
21 July 2017

Aujourd’hui la Libye, demain…

Samir Bouakouir (FFS).

 

On peut légitiment s’inquiéter des retombées de l’intervention occidentale en Libye même si les Etats- unis veulent donner des garanties quant à une non-occupation par l’envoi de  troupes terrestres. L’expérience irakienne est encore dans les esprits et les peuples arabes ont raison de soupçonner derrière un usage à géométrie variable des violations des droits de l’homme, des relents hégémoniques de la part des puissances de ce monde.

Pour preuve, la célérité avec laquelle ils ont fait voter et mis en application une résolution contre le régime libyen à l’ONU n’a d’égal que la « paralysie » politique qui les frappe dès qu’il s’agit des princes et roitelets du Moyen-Orient. Et que dire de l’impunité de l’Etat guerrier d’Israël…

Mais l’objection légitime au « deux poids deux mesures » ne doit pas nous empêcher de tenir en premier lieu pour responsables de ces interventions militaires, ces dictateurs sanguinaires, immoraux et paranoïaques,  n’ayant que mépris pour leurs populations. Quand on n’hésite pas une seconde à utiliser l’arme lourde contre ces propres compatriotes, on ne peut que se surprendre à souhaiter que cela s’arrête. Un réflexe humanitaire des plus élémentaires nous pousse à applaudir tous ce qui peut stopper un massacre programmé.

Quand Kadhafi dénonce une nouvelle « croisade » et une volonté de l’Occident de s’emparer des richesses pétrolières, on devient moins réceptif car cela provient d’un des pires autocrates du monde arabe. Et c’est bien là où se situe le drame des indépendances confisquées quand de plus en plus de gens, dans le secret d’une pensée inavouable ou refoulée par idéologie,  préfèrent la « douceur » du néocolonialisme étranger  à  la brutalité, voire la sauvagerie, du colonialisme intérieur.

Cette intervention en Libye doit pourtant donner à réfléchir à ceux qui tiennent notre destin entre leurs mains. Dans un monde globalisé, où le mode de consommation occidental exerce un attrait irrésistible sur les jeunes arabo-berbères, les incantations nationalistes sont absolument puériles, risibles et relèvent de l’autisme politique.

Les dictatures, qu’elles se parent des meilleurs habits du nationalisme ou de l’anti-impérialisme, apparaissent aujourd’hui, à l’aune des révoltes citoyennes, comme source d’insécurité et d’instabilité. Aussi, créent-elles les conditions objectives, au mieux d’une perte de souveraineté  par l’aliénation des richesses nationale, au pire d’interventions extérieures.

Quand Bouteflika parle d’un « Etat fort », il doit en tirer les conséquences. Un état fort ne se mesure pas à la considérable manne financière dont il dispose à sa guise, au service de ses proches et de celles de l’oligarchie militaire. Encore moins à la  rhétorique nationaliste usée et inaudible  pour ces millions de jeunes condamnés à l’exil intérieur ou à risquer leur vie dans des embarcations de fortune pour fuir leur pays.

Un Etat fort est un Etat organisé sur la base du principe du respect de la volonté populaire.  Bref, un Etat fort est un Etat démocratique fondé sur les principes du droit. Et c’est le seul, l’unique rempart contre l’extrémisme et l’ingérence étrangère.

Aujourd’hui, l’obstination quasi-pathologique à  vouloir gagner du temps, à annoncer des réformes dont on ne perçoit même pas les prémices, risque de précipiter notre pays dans une lente et inexorable descente aux enfers. Le chaos n’est pas si loin, tant les similitudes avec la Libye sont assurément plus marquantes qu’avec le Maroc ou la Tunisie.

La privatisation des institutions, le blocage systématique de toute émergence de forces politiques et sociales représentatives, les clivages à caractère régionalistes voire même tribales, entretenus et aggravés en toute irresponsabilité mènent tout droit le pays de « un million et demi de martyrs » à la  rupture du lien national.

Les apprentis sorciers sont déjà à l’œuvre et seul un sursaut patriotique peut enrayer ces potentielles menaces contre la jeune nation algérienne. Il est grand temps de restituer, sans faire «  table rase » du passé, le droit des Algériennes et des Algériens à l’autodétermination.

 

 


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88 Commentaires sur cet article
  • brahmi16
    22 mars 2011 at 16 h 12 min -

    Un résistant libyen à Ajdabiya, 21 mars 2011
    Quelle est la situation sur place ?
    J’ai quitté la Libye juste avant la mise en place de la zone d’exclusion aérienne [le 19 mars 2011], après avoir été bloquée à Tripoli. A Benghazi, toutes les lignes sont coupées, Internet aussi. A Tripoli, tous les commerces sont fermés et les jours où les mitrailleuses se taisent, il règne dans la capitale un silence effrayant. Nous avons de fortes suspicions concernant la fuite de Kadhafi à Sebha [dans le sud du pays]. On dit que l’un de ses fils serait blessé. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas qu’ils puissent s’échapper. Avec les liquidités que Kadhafi détient, il restera très dangereux pour la Libye et pour les pays engagés dans la coalition internationale. Nous demandons à tous les pays frontaliers de la Libye, et notamment au gouvernement algérien, de ne pas laisser fuir Kadhafi et sa famille.

    Comment la révolte contre Kadhafi s’organise-t-elle ?

    Chacun participe dans la mesure de ses moyens. Les femmes ont investi les rues et aident dans les hôpitaux à soigner les blessés, y compris dans une ville conservatrice comme Benghazi. Pour la Libye, c’est une véritable renaissance. Le cœur du mouvement est constitué par les jeunes qui sont sous-équipés et sous-entraînés. Quand ils gagnent une bataille, ils récupèrent les armes et les véhicules des mercenaires. Ce sont des résistants, pas des « rebelles » ni des « insurgés » comme on peut le lire dans la presse française. Parler de « rebelles » ou « d’insurgés », c’est reprendre les mots des communicants du régime qui stigmatisent la révolte. Les chiffres donnés par les hôpitaux sont faux : avec tous les bombardements et les tirs dont j’ai été témoin, Kadhafi a fait au moins 10 000 victimes parmi ses compatriotes.

    Doit-on craindre une guerre civile ?

    Non, il n’y a pas d’opposition entre l’Est et l’Ouest. L’Est n’en est pas à son premier soulèvement contre Kadhafi, c’est pourquoi les militaires qui y étaient basés ont rejoint la résistance. Mais l’Ouest est pris en otage par Kadhafi et ses milices. Il use de tous les moyens de pression pour s’assurer la loyauté des soldats, en leur présentant par exemple les cadavres de leurs camarades déserteurs, poings liés dans le dos. Certains ont préféré mourir plutôt que de tirer sur leurs concitoyens. Dans les avions et les chars d’assaut, on attache les hommes à leurs commandes pour les empêcher de fuir. Et Kadhafi n’hésitera pas à se faire un bouclier humain des membres du gouvernement et de leurs familles. Vous tuez ou vous êtes tué.

    Que pensez-vous de l’intervention de la communauté internationale ?

    Nous, les résistants, saluons cette intervention militaire avec toutefois une crainte : celle que ces forces ne partent jamais. Et on s’interroge aussi sur la contrepartie qui nous sera demandée. Va-t-on nous imposer un gouvernement ? L’installation d’une base militaire ? Après la colonisation italienne et quarante-deux ans d’oppression kadhafienne nous aimerions prendre enfin notre destin en main.

    Que pouvez-vous faire depuis Le Caire ?

    Beaucoup de Libyens, en particulier ceux qui sont originaires de Benghazi, rallient Le Caire pour mettre à l’abri femmes et enfants. Ici, les Libyens peuvent combattre la désinformation orchestrée par Kadhafi. Dire tout haut que les troupes du dictateur imputent à la coalition internationale des pertes humaines qui sont en réalité de leur fait. Ou que, pour ne pas être poursuivi pour crime contre l’humanité par un tribunal international, Kadhafi envoie ses soldats faire signer aux familles de victimes des décharges qui attestent que leurs proches sont morts de la main des manifestants. Nous nous improvisons journalistes, en filmant avec nos portables ou en témoignant auprès de médias, car nous n’avons pas de presse libre et que les journalistes étrangers présents en Libye sont enlevés ou risquent leur vie. Nous sommes aussi très reconnaissants au Qatar et à sa chaîne d’information Al-Jazira qui, en dépit de la mort d’un de ses journalistes et de l’enlèvement de trois autres, est restée sur le terrain et continue de nous informer.

    D’autre part, Kadhafi et sa famille détiennent des comptes auprès de l’Arab International Bank, une banque égyptienne qui dispose de succursales dans tout le monde arabe, qui ne sont pas encore gelés. Nous comptons bien attirer l’attention de la communauté internationale sur cet argent pour empêcher Kadhafi de l’utiliser.




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  • HOUARI
    22 mars 2011 at 18 h 00 min -

    La libye finira comme l’Irak, tant pis pour KADDAFI, mais le grand perdant c’est le pays c’est bien dommage.
    Que voulez vous, les pays sont a l’images des peuples, et les peuples a l’image des dirigeants.
    Le prochain sera propablement le Yemmen, ensuite la Syrie …au suivant.




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  • AS
    22 mars 2011 at 18 h 10 min -

    demain l’Algerie et toute l’Afrique du Nord




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  • nadia
    22 mars 2011 at 18 h 26 min -

    Il y a un autre son de cloche sur un sujet traité à partir de la même optique que celui-ci à l’adresse suivante:

    http://contredit.blogspot.com




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  • ANTI-IMPERIALISME
    22 mars 2011 at 19 h 36 min -

    Samir Bouakouir

    Vous écrivez :

    « L’expérience irakienne est encore dans les esprits et les peuples arabes ont raison de soupçonner derrière un usage à géométrie variable des violations des droits de l’homme, des relents hégémoniques de la part des puissances de ce monde. ».

    Les peuples arabes ne sont plus à « soupçonner », à suspecter les puissances occidentales de vouloir asseoir leur hégémonie sur eux. Ils sont entre l’enclume et le marteau, entre la ferme détermination de l’axe américano-atlanto-sioniste de nous assujettir et les politiques vassales de leurs gouvernements illégitimes, spoliateurs et oppresseurs .
    Ci-après quelques citations révélatrices qui mettent en évidence le caractère politique impérialiste criminogène de ces hyper-puissances sûres d’elles-mêmes et dominatrices.

    Lisons, réfléchissons et retenons.

    L’OTAN ou « l’impérialisme de la vertu »

    « Vous ne verrez jamais des pilotes de l’OTAN devant un tribunal de l’ONU. L’OTAN est l’accusateur, le procureur, le juge et l’exécuteur car c’est l’OTAN qui paie les factures. L’OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international ». Lester Munson, parlementaire US 1999.
    + Quelques uns des « commandements » pré-guerres :

    « Nous avons été contraints de faire la guerre »

    « Notre ennemi a le visage du diable »

    « Notre cause est noble »

    « Nos ennemis massacrent, nous commettons des bavures »

    « Les armes de l’ennemi sont interdites ».

    « Les artistes et les intellectuels soutiennent notre cause ».

    « Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres ».

    ** Il l’a dit ….. . « Nous sommes exceptionnellement bons. Nous sommes le peuple élu » « We’re uniquely good, we’re God’s special nation! » G.W.BUSH. **« S’ils allument leurs radars, nous ferons exploser leurs nom de Dieu de SAMs (missiles sol-air) ! Leur pays est à nous, leur espace aérien est à nous. Nous décidons de comment ils doivent vivre et s’exprimer. Et c’est ça qui est grand avec l’Amérique en ce moment. C’est une bonne chose, surtout quand on pense qu’il y a là-bas un paquet de pétrole dont on a besoin! » Le général William Loonev, 30/08/1999A propos de l’Irak, dans une interview au Washington Post, le 30 août 1999.

    ** Interview sur Europe 1 du premier ministre François Fillon par Jean-Pierre Elkabbach (01/09/2008) :

    « Le conflit va durer, parce que les causes de ce conflit sont très profondes (…) C’est l’opposition entre le monde musulman et une grande partie du reste de la planète.

    Le valaureux Sitting Bull grand chef Sioux a cruellement payé avec son peuple,la folie exterminatrice de l’envahisseur blanc.Écoutons-le :

    « La première caractéristique de l’Homme Blanc, c’est le mensonge et le double langage au service de son avidité. Le crime habillé en vertu, voilà la principale de vos valeurs. »

    Puissions-nous nous en inspirer avant qu’il ne soit trop tard pour nos propres peuples!

    Cordialement




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  • fouad
    22 mars 2011 at 20 h 01 min -

    kadhafi confirme tous ce que je pense des regimes arabes despotiques. Ils haissent rellement leurs populations qu’ils sonts prets à les livrer au colonialismes




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  • nomade
    22 mars 2011 at 21 h 52 min -

    les seuls et uniques responsables de cette situation sont les dictateurs-dieux.
    je reste au pouvoir sinon je vous tue tous , quitte a faire envahir mon pays, quitte a solliciter l’aide des israeliens que j’ai feigner de combattre toutes ces annèes.

    arretez d’inculper les peuples opprimès.




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  • Adel
    22 mars 2011 at 22 h 15 min -

    La question qu’il faut se poser est la suivante :

    Au jour d’aujourd’hui, qui sont les plus grands ennemis des peuples du Monde Arabe : boutef-toufiq, Kadhafi, Ali Abdallah Saleh, Bachar El-Assad, etc., et tous tous les corrompus, voleurs, tortionnaires et autres crapules qui gravitent autour d’eux ou bien Obama, Sarkozy, Cameron, Berlusconi, etc.?

    Tout ce qu’on peut dire sur les puissances occidentales peut être vrai, mais cela ne change rien au fait que les régimes dictatoriaux du monde arabe doivent disparaître, que le moment est venu et que les peuples qui se soulèvent dans notre région contre les tyrans sont en droit d’accepter toute aide qui leur permettrait de s’en débarrasser, d’où qu’elle vienne. Bien sûr, l’idéal serait que ce soient les pays arabes et musulmans qui empêchent Kadhafi d’utiliser les avions, les missiles et les blindés contre son propre peuple, dans le seul but de se maintenir au pouvoir, mais on est malheureusement très loin de cette éventualité…

    Ce sont les insurgés libyens qui ont appelé les pays occidentaux à l’aide. S’ils l’ont fait, c’est qu’ils savent bien qu’ils ne peuvent attendre aucun secours de la part de leurs «frères». Pour eux, c’est cela ou être anéantis et massacrés par Kadhafi.




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  • NEDJMA
    22 mars 2011 at 23 h 07 min -

    Les dictatures fomentent l’oppression,la servilité. la cruauté et surtout l’IDIOTIE.

    Trouver un cheval pour le despote(ou une corde),il en aura besoin pour s’enfuir




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  • Hamma
    22 mars 2011 at 23 h 13 min -
  • omar
    22 mars 2011 at 23 h 27 min -

    que dieux protege lalgeri de milyoune w nasfe malyoune chahid




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  • LE PETIT RAPPORTEUR
    23 mars 2011 at 0 h 14 min -

    REVOLUTIONS ARABES – LES DESSOUS DES CARTES

    1 / 16 mars 2011
    Libye, Bahreïn…
    Proche-Orient : la contre-révolution d’Obama par Thierry Meyssan

    Après avoir hésité sur la conduite à tenir face aux révolutions arabes, l’administration Obama a choisi la manière forte pour sauver ceux de ses vassaux qui peuvent l’être encore. Comme par le passé, c’est l’Arabie saoudite qui a été chargée de mener la contre-révolution. Riyad a réussi à faire reconnaître ses pions libyens par la communauté internationale au détriment des insurgés et vient d’envahir le Bahreïn, écrasant dans le sang la révolte populaire.

    Mahmoud Djebril (ministre de la planification) et Ali Essaoui (ambassadeur en Inde) ont rejoint les insurgés et ont été choisis par les Occidentaux pour représenter la Libye de l’après-Khadafi

    Ian Henderson, tortionnaire au service de Sa Majestée Elizabeth II, a maintenu l’ordre à Bahreïn durant quarante ans.

    Alain Bauer, conseiller de sécurité de Nicolas Sarkozy, a été chargé de réorganiser la police de Bahreïn.

    Le prince Khalil bin Ahmad bin Muhammad Al Khalifa, ministre des Affaires étrangères du royaume de Bahreïn (au centre) et ses amis de l’American Jewish Committee.

    Le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, est venu le 13 mars 2011 à Manama rencontrer le roi de Bahreïn pour lui apporter le soutien des Etats-Unis. Le lendemain, l’armée saoudienne est entrée dans le royaume pour écraser la rébellion.

    Source : http://www.voltairenet.org/article168903.html

    2 / 19 mars 2011 Guerre en Libye

    Washington regarde se lever « l’aube de l’odyssée » africaine.
    Par Thierry Meyssan*

    Les frappes françaises sur la Libye ne sont pas une opération française, mais une sous-traitance de l’opération Odyssey Dawn placée sous l’autorité de l’US AfriCom. Elles n’ont pas pour objet de secourir les populations civiles libyennes, mais elles prétextent de la situation pour ouvrir la voie au débarquement des forces états-uniennes sur le continent noir, observe Thierry Meyssan.

    Le volet US est dénommée « Odyssey Dawn » , afin que chacun comprenne qu’il marque l’aube d’une odyssée états-unienne en Afrique .

    Source:www.voltairenet.org/article168973.html




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  • M.J
    23 mars 2011 at 0 h 19 min -

    Je me suis posé la question Adel et j’ai trouvé que tous ceux que tu as cités sont les ennemis des peuples arabes, que ce soit les dirigeants arabes que tu as cité ou les dirigeants occidentaux. En fin de compte leur soupe commune se fait sur le dos des peuples et ils s’arrangent entre eux pour avoir chacun les meilleures parts ou sinon ils se mettent des batons dans les roues mais nous demeurons les victimes, quoi qu’il advienne.

    Donc certes les Libyens ont besoin d’aide, mais on ne va pas demander au loup de garder la bergerie, au motif qu’un chien enragé rode dans les parages et qu’on n’arrive pas à le tuer.

    D’autre part, il y a une erreur sémantique dans ton raisonnement. Ce ne sont pas les libyens qui ont appelé les occidentaux à l’aide, ce sont certes des libyens mais pas « Les » libyens et là je crois qu’il faut nuancer. Ce conseil qui s’arroge le droit de représenter une région de Lybie, ou plutot une tribu n’a ni été élu de façon légale ni représente l’ensemble du peuple Lybien et de ce fait n’a aucun droit de parler au nom de la Lybie au regard des normes internationales, notamment constitutionnelles en vigueur.

    Un gouvernement légal, reste seul représentant de la population de son pays jusqu’à ce qu’il soit déposé par elle. Dans le cas de la Libye, on assiste à une mixture qui ne dit pas son nom mais qu’on peut qualifier au regard de la doctrine juridique et sans erreur, de coup d’Etat, plus ou moins piloté de l’étranger. Ni plus ni moins. Dans ces conditions on crée un précédent grave, qui est de pouvoir par le biais du conseil de sécurité et sur la base de l’appel de quelques energumènes armés et conseillés de l’étranger, déposer tout gouvernement légalement en place, qu’il soit démocratique ou pas. C’est le règne de l’instabilité dans les pays sans force militaire, comme les notres et demain lorsque la démocratie sera instaurée chez nous, nos gouvernants pourront être remplacés s’il ne plaisent pas à l’occident comme le Hamas en Palestine, pourtant élu de façon tout à fait démocratique. Le danger est là ! Il ne faut pas l’ignorer. Et ne serait ce que pour ça, je prèfère la domination de Kadhafi, de Boutef-tikouk à celle de l’occident. « Ana ou khouya ala ould ammi, ou ana ou ould ammi ala al barrani » dit l’adage de chez nous (Moi et mon frère contre mon cousin et moi et mon cousin contre l’étranger). En outre le président de ce pseudo conseil (encore non élu faut il le rappeler) était ministre sous Kadhafi et est partie prenante à toutes les magouilles passées et subitement il se retrouve une virginité, lui et ses complices pour piloter la révolution et la mettre entre les mains des américains, qui ne veulent agir que par pions interposés pour ne pas se mouiller, l’ayant déjà suffisamment fait dans les pays musulmans au point d’y apparaître comme une tache. Je ne te cite pas les aides qu’ils ont apporté aux irakiens et aux afghans, elles se comptent en millions de morts et en milliards de pertes et de destructions et ils font payer lourdement leur « contribution » à ces peuples.
    Sans avoir rappeler que ce sont les Etats Unis qui viennent maintenant à la rescousse de la Libye qui ont fait abattre Allendé le démocrate en 1974 et qui ont aidé Pinochet le dictateur à prendre le pouvoir au Chili, les autres ne sont que leurs disciples volontaires ou involontaires mais imbus des mêmes desseins de main mise sur les ressources et il n’y a rien d’humanitaire la dedans. Et si donc le régime de Kaddafi consommait 70 % des ressources pétrolifères et n’en laissait que le tiers à la population, dans l’avenir qui se profile la population n’en aura que des miettes, les multinationales qui vont revenir avec le roi de Libye restaurer l’exploitation d’avant Kadhafi vont faire regretter au peuple Libyen de s’être soulevé. L’avenir le prouvera.

    Amicalement.




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  • W A H I D
    23 mars 2011 at 0 h 43 min -
  • ANTI-IMPERIALISME
    23 mars 2011 at 1 h 13 min -

    @MJ
    J’ai apprécié ô combien vôtre lucidité d’analyse en ces temps ou la dictature de l’émotion prend le pas sur l’objectivité et le sang froid. Les terrifiants cas de la Somalie et de l’Afghanistan, deux pays parmi les plus pauvres de la planète et celui de l’Irak n’ont pas servi de leçons à quelques uns de nos concitoyens. Les pensées toutes personnelles, les souhaits, les imprécations et autres fatras de lieux communs tiennent toujours lieus de discours creux et sans intérêt.

    Pour nous aérer un peu et nous détendre malgré cette actualité internationale si riche en drames humains, je vous propose une lecture de bandes dessinées qui pourrait à priori prêter à sourire mais, à bien regarder, elle nous apprend que en politique, les maitres en manipulation des foules s’ingénient pour que « tout change afin que rien ne change ».

    Comment déclencher une guerre en passant pour les gentils (Hergé) Le Lotus bleu (1) ou Les aventures de Tintin, reporter, en Extrême-Orient)

    vendredi 18 mars 2011,

    Vous constaterez que pas grand chose n’a changé depuis cette époque.

    Les discours justifiant la guerre est du même genre : « …et, une fois de plus, le Japon a rempli sa mission de gardien de l’Ordre et de la Civilisation en Extrême-Orient !… Si nous avons dû, à notre grand regret, envoyer des troupes en Chine, c’est pour défendre la Chine elle-même !… »

    Voici, expliqué par Hergé aux pages 20, 21 et 22 du Lotus Bleu, comment l’impérialisme Japonais a justifié l’invasion de la Chine. Vous verrez que cela ressemble étrangement au déclenchement des guerres modernes. Pas grand chose n’a changé.

    Pour bien comprendre, quand on n’a pas lu ou quand on a oublié les premières pages de cette BD de Hergé, il faut savoir que Mitsuhirato est un agent de l’impérialisme japonais et qu’il va commanditer un attentat en Chine et faire croire que ce sont des « Bandits Chinois » les coupables.

    Page 20. Cliquer ici pour la voir.
    Page 21. Cliquer ici pour la voir.
    Page 22. Cliquer ici pour la voir.

    Vous constaterez que pas grand chose n’a changé depuis cette époque.

    Les discours justifiant la guerre est du même genre : « …et, une fois de plus, le Japon a rempli sa mission de gardien de l’Ordre et de la Civilisation en Extrême-Orient !… Si nous avons dû, à notre grand regret, envoyer des troupes en Chine, c’est pour défendre la Chine elle-même !… »

    Les journalistes, comme Tintin, sont toujours les mal-venus quand ils cherchent la vérité. Ils se font enlever, tout simplement.

    Un petit progrès a été fait tout de même ces dernières années dans la propagande de querre ; aujourd’hui, quand l’impérialisme envahisseur enlève des journalistes pour les faire taire et intimider leurs collègues, il fait croire au monde entier qu’ils ont été enlevés par des résistants au service du pays envahi :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article979
    Source : http://mai68.org/spip/spip.php?article1740

    Cordialement.

    Note : (1) Le Lotus bleu (ou Les aventures de Tintin, reporter, en Extrême-Orient) est le cinquième album de bande dessinée des aventures de Tintin, prépublié en noir et blanc du 9 août 1934 au 17 octobre 1935 dans les pages du Petit Vingtième, supplément du journal Le Vingtième Siècle. La version couleur et actuelle de l’album est parue en 1946. wikipédia




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  • Adel
    23 mars 2011 at 1 h 30 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Je n’ai pas parlé des Libyens, mais des insurgés libyens.

    Pour ce qui est du plus grand danger que courent les peuples du Monde Arabe, je crois que les faits sont là. Nous avons des États qui nous humilient et nous maintiennent à l’état de légumes. Je pense qu’il n’y a pas pire que cela. La colonisation n’avait pas réussi à détruire la société algérienne en 132 ans. L’État de l’Algérie indépendante a réussi à le faire en 50 ans.

    Nous devons nous débarrasser des parasites qui nous empoisonnent la vie, quitte à courir le risque d’être occupés par les étrangers. C’est sur cela que jouent les dictateurs depuis 50 ans. Ils nous disent : c’est nous ou la colonisation, ou bien c’est nous ou Al-Qaida, etc. Eh, bien, nous ne voulons plus d’eux et advienne que pourra!

    Moi je suis convaincu qu’une fois Kadhafi parti, le peuple libyen trouvera la voie vers des lendemains meilleurs.

    Amitiés




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  • Aujourd’hui la Libye, demain… midipress
    23 mars 2011 at 11 h 12 min -

    […] » du passé, le droit des Algériennes et des Algériens à l’autodétermination.Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • M.J.
    23 mars 2011 at 11 h 33 min -

    @-ANTI-IMPERIALISME

    Effectivement, qui détient l’information détient le pouvoir et qui détient le pouvoir détient l’information. Reste que dans l’optique des puissants l’information ne sert qu’a donner une forme aux opinions et c’est son but principal si ce n’est le seul admis. Dès qu’elle déroge à ce but elle est combattue par des moyens en adéquation avec sa force d’impact.Pour donner une forme aux opinions, l’information ne doit pas nécessairement refléter LA vérité, dans ce monde de manipulation la vérité n’existe presque pas, l’information, qui ne reflète qu’une idée de la vérité, ne sert qu’a transmettre une idée d’une action qui générera une idée d’une réaction, le reste étant une question de conjonctures plus ou moins préparées, plus ou moins fabriquées, plus ou moins intriquées avec d’autres conjonctures passées et futures et agencées dans une stratégie d’ensemble non visible pour tout le monde mais quçi détermine une marche des évènements.

    @ Adel.

    Soit. Donc si je comprends bien, même si on doit vendre nos pays aux étrangers, l’essentiel est qu’on se débarrasse de nos dictateurs. Ensuite on agira pour nous débarrasser de l’étranger et une fois que l’étranger aura été chassé d’autres dictateurs le remplaceront et nous nous retrouverons une nouvelle fois indépendants mais sous la botte de dictateurs dont nous devrons encore une fois nous débarraser. Avoue que ce n’est pas très alléchant ! Il faut bien casser cette boucle infernale.

    En Libye, les insurgés ne sont que des insurgés et ce n’est pas à eux de dicter son choix au peuple Libyen en lui imposant des voies qui risquent de grever son avenir de lourdes Hypothèques, ce ne serait pas démocratique qu’une poignée d’hommes se rebelle contre le pouvoir en place, qui a également des supporters aussi nombreux sinon plus nombreux et qui impose ses choix.

    Je comprends qu’il faille instaurer la démocratie dans nos pays et que la démocratie suppose la liberté, que cette dernière à un prix mais on a toujours un choix à faire et si on doit payer un prix plus fort en pour une liberté hypothétique qu’un prix moin fort pour une dictature qui ne peut être durable de par sa nature, je postule pour la dictature, car je sais qu’elle est ephémère par rapport à une occupation étrangère qui nécessairement des séquelles profondes et de toute façon il n’y a qu’une seule voie pour la marche de l’Histoire,nous nous acheminons inéluctablement vers la démocratie qui révèlera d’autres contradictions dans le futur.




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  • mehenni
    23 mars 2011 at 12 h 32 min -

    A comparer avec l’analyse de Thierry Meyssan citée par le « petit rapporteur », un autre son de cloche trouvé sur le blog contredit (référence citée ci-dessus par Nadia) de Khaled Satour:
    « Pour ces raisons, l’hypothèse d’un plan visant au renversement du régime libyen mené de concert avec des puissances étrangères me paraît, alors même que le pays est écrasé par les bombes de la « coalition », beaucoup plus vraisemblable que celle des révolutions arabes. Or, si l’insurrection libyenne n’est pas, comme l’écrit l’éditorialiste d’El Qods, une révolution arabe dont l’intervention étrangère est venue souiller la « pureté éclatante », et si on admet en même temps que l’ensemble des événements actuels participent du même processus, quelle peut en être la véritable grille de lecture ?

    A l’heure qu’il est, je dois admettre qu’il est difficile de proposer une réponse à cette question qui soit suffisamment étayée.

    Cependant, depuis le début des événements, il existe des raisons de soupçonner qu’une entreprise de grande envergure est en cours de réalisation. Elle viserait à réaliser un remodelage géopolitique du monde arabe et comporterait, au vu des derniers développement en Libye, deux volets distincts : un projet de réforme des régimes arabes plus ou moins explicitement alliés aux États-Unis et un dessein beaucoup plus agressif et radical à l’égard des récalcitrants. Elle serait une sorte de fusion des méthodes Bush et Obama ».
    Un raisonnement qui va loin(trop?.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    23 mars 2011 at 14 h 14 min -

    @mj

    « Nous devons nous débarrasser des parasites qui nous empoisonnent la vie, quitte à courir le risque d’être occupés par les étrangers. »

    Au secours !, ils sont devenus fous ! : « courir le risque d’être occupés par les étrangers » ! Vous avez bien lus ? Et vous avez tout légitimement pensé que c’est absurde de proférer de telles sottises. Moi pas. C’est bien plus pire ! Je crois que c’est plutôt monstrueux, déshonorant, irresponsable et que c’est une atteinte grave faite à la dignité des peuple arabes.

    De telles dérives sémantiques sont à bannir à tout jamais et leurs auteurs désavoués. Le petit pays bahreïni et son courageux et pacifique peuple nous offre un exemple d’esprit de résistance, de bravoure et de détermination farouche face aux agressions de la dictature de ces roitelets d’un autre âge et face aux ingérences ignobles des armées étrangères complices et tout juste bonnes à réprimer dans le sang la volonté populaire !

    Que les « résistants » en robe de chambre nous épargnent donc leur défaitisme et leur calamiteuse disposition d’esprit de confier à d’autres qu’eux le devoir de résister à l’oppression et à l’expropriation.

    On ne peut pas tout dire au nom de la liberté d’expression. Le peuple arabe à libyen à qui l’on veut confisquer SA révolution, continue tous les jours à « gouter aux charmes » des « démocraties » occidentales aéroportées et compter leurs morts. Le devoir de respect qui leur est dû nous impose l’obligation morale de ne pas se poser en directeurs de conscience attitrés et en « courageux » donneurs de leçons bien calfeutrés dans leurs demeures.
    C’est là le moindre mal.

    PS : Les USA, la France et les Anglais (lire la communauté internationale) en violation flagrante des décisions de l’ONU va confier le commandement de la coalition occidentale à ……l’OTAN ! Un pas de plus vient d’être franchi vers l’anéantissement de l’Etat libyen souverain, prélude génocidaire à une invasion terrestre suivie d’une partition de la Lybie et à une occupation permanente des champs pétrolifères et gaziers. L’Irak bis repetita.




    0
  • M.J.
    23 mars 2011 at 17 h 05 min -

    @ANTI-IMPERIALISME.

    Désolé d’avoir à dire ce qui suit, mais je pense sincèrement qu’il faut que je le fasse. @Adel, que je n’ai connu qu’a travers ses idées sur LQA , que j’apprécie beaucoup et que je le considère comme l’un des piliers du Quotidien d’Algérie reste toujours correct dans ses propos et est responsable de ses positions.

    Par conséquent, tant que la discussion de ses idées se situe au niveau qui ne fasse pas atteinte à sa susceptibilité, pour ne pas dire plus, ahlan oua sahlan, mais si je dois être ton interlocuteur pour déroger aux principes de respect qui doivent présider à nos débats, je ne joue plus.

    Les mêmes affirmations peuvent changer de sens en fonction de l’intonation ou de la forme écrite qu’on leur donne et selon qu’on les formule de telle ou telle manière elle acquièrent force de compliment ou d’insulte et vu ton niveau de raisonnement je suis certain que je ne t’apprends rien.

    Ce que je perçois dans le discours de @Adel c’est la volonté d’un homme qui a maille à partir avec un système qui l’a chassé de chez lui et l’a jeté ses enfants et lui dans l’exil et quand on est mis dans certaines conditions on réagit en fonction de son vécu.

    Même si je ne partage pas sa position, je la respecte car elle procède d’intentions louables telles qu’elles apparaissent et seules les intentions déterminent la finalité des actes et Dieu seul à le pouvoir de juger des intentions.

    Etre démocrate, ou musulman, pour moi c’est pareil est aussi le fait d’accepter que l’autre ne soit pas en synergie avec nous et qu’il ait des positions diamétralement opposées que nous devons l’aider à exprimer et non pas nous acharner à le faire taire à moins qu’il déroge aux règles de morale communément admises dans le cadre social qui est le notre.

    Pour le reste je crois que toi et moi avons la même vision de ce qui se passe en Libye.

    Fraternellement !




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  • HOUARI
    23 mars 2011 at 17 h 41 min -

    Se de barrasser des parasites , mettre dehors les tyrans c’est une chose, comment le faire s’en est une autre. Ce qui se passe en Libye, au Yemmen, au bahrein, en syrie, est une honte pour la communauté Arabe en general et musulmane en particulier. Oui Kaddafi est un voyoux, un vaut rien au meme titre que les Zine el Abidine, que Hosni, que Salah, que Amr Moussa, que Boutef….etc. Oui Keddafi a eu tort de bombarder son peuple et raser sa terre. Oui il devait et doit quitter le pouvoir, mais pourquoi arriver a cette situation chaotique qui ne fait que detruire le pays, et enfoncer le peuple et ne fait qu’empirer la situation du pauvre malheureux qui espere ameliorer son sort. Ne croyez surtout pas que l’occident est arrivé pour sauver un Arabe Libyen ou un musulman Libyen, detrompez vous. l’Occident a intervenu pour detruire la Libye et divisé le peuple libyen comme elle a si bien reussi a le faire en Irak.
    L’occident intervient juste pour avoir quand et avec qui elle veut la clé d’accés au territoire qu’elle souhaite acquerir.
    Pour cela il lui faut des pions, et elle doit les placer.
    En Tunisie, en Egypte l’occident a su et a pu deloger avec subtilité les tyrans de ces pays tout en les protegeant.
    Par contre Seddam et Keddafi, c’est une autre vision aux yeux de l’occident. Non seulement ils possedent l’or noir, mais c’est aussi des SUNNITES qui tenaient tete a l’occident et qui ne leur remettez pas la clé de leur territoire. Sinon la question qui tue, Pourquoi alors l’occident n’intervient pas en Tchetchenie, et en palestine????????????????????????, pour sauver des pauvres musulmans qui ont grandi, vieilli et demeurent sous les bombardements. Voila tout simplement le dessin et discour democratique hypocrite de l’occident et auquel le paeuple doit bien y reflechir.
    Le peuple Algerien doit tirer des lecons de l’Irak, de la Tunisie, de l’Egypte et de la Libye.
    Les peuples , nos grands terroristes n’etaient nullement des hommes du peupple, mais des bourgeois, des nobles, des cultivés, des intellectuels, des scolastiques. En nationalité, c’est tout comme en géologie, la chaleur est en bas, aux couches inferieure, elle brule.




    0
  • Adel
    23 mars 2011 at 18 h 19 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Dire qu’on est prêt à courir un risque et appeler à l’occupation étrangère me semblent être deux choses très différentes. Y-a-t-il jamais eu une révolution sans risques dans l’histoire de l’humanité?

    Tu dis :

    « ce ne serait pas démocratique qu’une poignée d’hommes se rebelle contre le pouvoir en place. »

    Je crois que ce que nous faisons sur LQA c’est appeler le peuple algérien à abattre le régime dictatorial en place. C’est clair et n’est assorti d’aucune condition. Combien sommes-nous?

    Je pense que tu ne t’es pas suffisamment informé sur la situation en Libye. Ce n’est pas une poignée d’hommes qui remet en question le pouvoir de Kadhafi. Et s’ils n’étaient qu’une poignée, pourquoi Kadhafi a-t-il donc eu besoin de recourir aux avions, missiles et blindés? En tout cas, quelque soit le nombre d’insurgés, ma sympathie va vers eux et non vers le dictateur et son régime pourri.

    Les villes qui se sont soulevées sont, en plus de toutes les villes de la Cyrénaïque (la moitié de la Libye), Mesrâta, Zawiya, Zwara et Zentan. Regarde un peu la carte et tu auras une idée de l’ampleur du mouvement de contestation. Tout chef d’État de n’importe quel pays civilisé aurait quitté le pouvoir pour beaucoup moins que ça.

    C’est Kadhafi et ceux qui le soutiennent ou l’encouragent à persister dans son attitude suicidaire qui sont seuls responsables de ce qui arrive à la Libye. Les relations internationales sont peut-être injustes, mais lorsque la Ligue Arabe, l’ONU et le Conseil de Sécurité demandent à un chef d’État de cesser toute opération militaire contre son propre peuple, la raison recommande de se plier à cette décision et trouver une issue à la crise par le dialogue, ce que refuse obstinément Kadhafi.

    Est-ce que les Occidentaux ont un plan d’occupation de tous les pays du Monde Arabe, de l’Atlantique au Golfe? Cela me semble trop gros et difficile à croire. Il est clair, cependant, qu’ils essaieront de récupérer les mouvements de contestation et de les endiguer, ce qui est dans la logique des choses et il est inutile de se lamenter à ce sujet ou espérer autre chose de leur part. Cela ne doit pas nous empêcher de mener les nécessaires révolutions, cependant.

    Amicalement




    0
  • M.J
    23 mars 2011 at 19 h 52 min -

    @Adel.
    Bonjour,
    1-Effectivement j’ai relevé que tu parlais de risque. Mais en Libye ce n’est plus un risque c’est déjà consommé et le ver est dans le fruit. Sur LQA nous appelons au dialogue et à la résistance pacifique, nous ne faisons pas comme en Libye de la résistance armée et nous ne faisons pas appel à l’étranger, au contraire ceux sont deux conditions exclues de notre charte expressément. Je crois qu’il y a une différence de taille.
    2-Nul n’est informé de la situation réelle en Libye car l’information transite soit par les organes de Kadhafi, soit par les organes de ses contradicteurs internes ou externes et de ce fait n’est pas du tout fiable, et elle véhicule un message de propagande. Mais l’idée que je me fais est que la tribu majoritaire à Benghazi et qui a des comptes à régler avec celle de Kadhafi, la Libye en est encore à ce stade d’après ce que j’en sais, voudrait élargir son pouvoir par une participation plus active au pouvoir. Ce n’est finalement qu’un problème de leadership comme toujours.
    3-Quant au recours à l’aviation, aux blindés et à tout ce qu’on dit, je perçois deux sons de cloche comme le reste et je n’accrédite aucun.
    4-Moi aussi ma sympathie va vers les insurgés, sauf que les leaders qui se sont imposés à eux ont livré le pays à l’envahisseur comme en Irak et je suis contre ces leaders improvisés dont l’ancien ministre de la justice qui s’intronise chef de la révolution et se drape d’une nouvelle virginité pour appeler l’occident à la rescouse.
    5-Effectivement les villes qui se sont soulevées sont en majorité habitées par des éléments de la même tribu.
    6-Ceux qui appellent Kadhafi à cesser de bombarder son peuple sont ceux qui affirment qu’il bombarde son peuple et comme dit l’adage chez nous, celui qui veut tuer son chien le déclare enragé.
    7-Les occidentaux occupent déjà l’Irak, l’afghanistan, le Bahrein par la plus grande base aérienne dans la région (c’est pour ça qu’ils ont mandaté l’Arabie Saoudite pour y régler le problème à leur place), l’égypte par l’aide fournie à l’armée, l’Arabie Saoudite qu’ils ont à leurs bottes et ou ils possèdent des bases, l’Algérie ou ils disposent d’une base aérienne au sud de Tamanrasset et les régions interdites aux algériens sont de la superficie de la France, le Maroc ou ils possèdent également des bases et peut être d’autres pays arabes et ce n’est qu’en ce qui concerne les USA.
    Amicalement




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  • omar54
    23 mars 2011 at 20 h 06 min -

    Salam ou3alikoum !
    pour mieux comprendre le situation qui prévaut en Libye,il faut remonter à le genèse de l’affaire : Des face-bookers se sont donnés rendez-vous le jeudi 17 fevrier pour une éventuelle manifestation,mais les choses se sont précipitées 2 jours auparavant soit le 15.Un avocat des familles de disparus (hé oui,ça existe dans tous les pays arabes) s’est fait prendre par les autorités,ses proches ,ainsi que le collectif des familles de disparus, en voulant s’enquérir de son sort ont été réprimés et ça a dégénéré.Signalons que cet incident s’est déroulé à Benghazi,bastion de l’opposition et de la fronde et ce,depuis……..la prise du pouvoir par le roi des rois.(on ne va pas revenir sur ce qu’a enduré cette région,depuis lors).Au lieu d’utiliser des camions à eau et des lacrymogènes ,le pouvoir n’a pas fait dans la dentelle,il utilisa les gros moyens et réprima dans le sang et la chaire.Le « guide suprême »avait donné l’ordre de tirer sur la foule,chose qu’avaient refusé les soldats de cette région et d’ailleurs et ont rallié les manifestants,quoi de plus normal.Fou de rage ,ce bahloul ordonna à sa milice de bombarder tous les dépôts d’armes et de munitions,tous ses discours ainsi que ceux de son fils étaient pleins de haine et d’arrogance,ils venaient de déclarer la guerre à Benghazi et aux autres villes qui,par solidarité,se sont ,elles aussi, soulevées.Question à un sou :qu’aurions-nous fait à leur place?Les gens de Benghazi savaient,qu’une fois avoir pris les armes,il leur était impossible de faire marche arrière,quand bien-même ils n’auraient pas pris les armes,de par leur non-allégeance au pouvoir ils avaient signé leur arrêt de mort.Les exactions du régime ont fait déjà plusieurs victimes,ça dure depuis presque 4 semaines,pendant ce temps l’occident louvoyait et ,de par ses espions placés un peu partout en Libye et à travers le monde,guettait la moindre brèche,la moindre opportunité pour intervenir,et ce Néron-bahloul venait de la leur fournir :chber-chber,dar-dar,zenga-zenga,ferd-ferd…….une chasse à l’homme en bonne et due forme !!! Les occidentaux qui n’attendaient que ça pondent une résolution cousue de fil blanc,et la suite on la connait,enfin jusqu’à aujourd’hui,car personne ne peut prédire de ce qu’il adviendra de ce pays,surtout que les mercenaires de l’OTAN vont prendre le contrôle de cette guerre,et tout ça à cause d’un homme insensé qui s’accroche au pouvoir,mais le vrai bliss de cette tragédie,à mon avis, c’est SON FILS,je crois que c’est lui qui tire les vraies ficelles,il est obnubilé par le pouvoir.Il croyait que la partie allait se jouer en 5 secs et que grâce à leur fortune colossale,acquise indûment,il aurait acheté tout le monde.Les occidentaux ne sont pas des extra-terrestres,ce sont tous « wlad 9 chhour »,à la seule différence que ,eux,ils oeuvrent pour l’interet de leurs pays et de leurs peuples,à contrario de nous autres.Nous connaissons tous, la mentalité de ces occidentaux,leurs projets,leur avidité,leur impérialisme,leur louvoiement,leur soif du pétrole,etc….ça ne date pas d’aujourd’hui,la vraie question qu’il nous faudrait nous poser est: Comment y faire face,avec les régimes qu’on a; avec l’attitude d’un gadafi?ou celle d’omar el-bachir et l’éclatement de son pays?de boutef, qui communique avec le peuple via de laconiques communiqués?ou bien celle de saleh qui,pris à la gorge,demande à rester en poste,au moins jusqu’à la fin 2011? ou,ou,ou,….Les insurgés ou les rebelles (appelons-les comme on veut) de Benghazi aspirent à vivre dans la dignité,à l’instar des autres peuples arabes,mais il se trouve qu’en face d’eux se trouve un fou sanguinaire et ils font avec, et avec les moyens qu’ils ont.Il ne s’agit nullement, ici ,de cautionner l’intervention de l’occident,mais comme l’a si bien dit notre ami Adel (qui connait très bien la Libye,je crois) les insurgés savent qu’ils ne pourront s’attendre à aucun secours des pays arabes,et ,c’est là où se situe le drame,le grand drame! oua salam.




    0
  • Adel
    23 mars 2011 at 20 h 18 min -

    @HOUARI

    Bonjour,

    « Le peuple Algerien doit tirer des leçons de l’Irak, de la Tunisie, de l’Egypte et de la Libye. »

    Pourriez-vous développer un peu plus? Merci.

    Cordialement




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  • Adel
    23 mars 2011 at 20 h 56 min -

    @M.J.

    Tu sais bien que je n’ai rien d’un extrémiste et te remercie pour ton appel à la modération.

    Il me paraît important cependant de débattre sans aucune forme d’auto-censure de cette question délicate.

    Tu dis :

    « En Libye, les insurgés ne sont que des insurgés et ce n’est pas à eux de dicter son choix au peuple Libyen en lui imposant des voies qui risquent de grever son avenir de lourdes Hypothèques, ce ne serait pas démocratique qu’une poignée d’hommes se rebelle contre le pouvoir en place, qui a également des supporters aussi nombreux sinon plus nombreux et qui impose ses choix. »

    Rappelons d’abord que Kadhafi n’a pas organisé un référendum avant de renverser le vieux roi Idriss. N’a-t-il pas décidé de l’avenir de tout le peuple libyen? Il a même imposé aux Libyens un système politique farfelu qu’il a été seul à pondre. Il n’a jamais organisé aucune élection, ni locale, ni législative, ni présidentielle, durant ses 41 ans de règne sans partage. Alors, comment peut-on parler de choix démocratique lorsque des révolutionnaires appliquent le même principe et veulent mettre fin à son régime. On ne commence à respecter les règles du jeu démocratique que lorsqu’on reconnaît la démocratie comme système de gouvernement. Kadhafi le reconnaît-il? Parler le langage de la démocratie dans un système dictatorial, c’est pour le moins se condamner à l’immobilisme. Tous les révolutionnaires, à toutes les époques, ont été une minorité qui a pris les devants et cherché à entraîner la majorité de la population afin de renverser un régime jugé dépassé par l’histoire et source de malheurs. N’est-ce pas le cas du régime libyen? Les insurgés doivent-ils être condamnés pour cela? Si c’est le cas, alors nous, qui avons décidé de créer le Front du Changement National, devons l’être aussi. Mais au nom de quoi?

    A ma connaissance, les insurgés libyens ne cherchent pas à imposer leurs choix au peuple libyen. Ils ont constitué un gouvernement de transition (c’est ce que le FCN préconise également). Le seul objectif dont ils ont parlé est la mise en place d’un État de droit.

    Amicalement




    0
  • Adel
    23 mars 2011 at 21 h 20 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    « 7-Les occidentaux occupent déjà l’Irak, l’Afghanistan, le Bahrein par la plus grande base aérienne dans la région (c’est pour ça qu’ils ont mandaté l’Arabie Saoudite pour y régler le problème à leur place), l’Égypte par l’aide fournie à l’armée, l’Arabie Saoudite qu’ils ont à leurs bottes et ou ils possèdent des bases, l’Algérie ou ils disposent d’une base aérienne au sud de Tamanrasset et les régions interdites aux algériens sont de la superficie de la France, le Maroc ou ils possèdent également des bases et peut être d’autres pays arabes et ce n’est qu’en ce qui concerne les USA. »

    Je ne vais pas discuter ce que tu affirmes, car je n’ai pas une connaissance suffisante de la chose. Mais, si notre pays est déjà occupé d’une manière indirecte – ce que je pense être vrai, car ceux qui le dirigent n’ont qu’une souveraineté de façade -, alors que devons-nous faire? Chasser les occupants ou bien chasser le pouvoir en place?

    Maintenant, si tu crois que la révolution mondiale anti-impérialiste est à l’ordre du jour et prioritaire, alors nous devons oublier le combat interne pour la démocratie et l’État de droit et nous consacrer à organiser la révolution mondiale contre les USA et l’Europe. C’est une tout autre stratégie.

    Amitiés




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  • LE PETIT RAPPORTEUR
    23 mars 2011 at 22 h 48 min -

    Rony BRAUMAN un homme de terrain : L’intervention en Libye, “un engrenage épouvantable”

    •Publié le : mercredi 23 mars
    •Source : internationalnews.fr

    Au troisième jour de l’intervention internationale en Libye, le consensus qui entoure l’action militaire française semble être remis en cause. Dans une interview sur France-Inter (vidéo ci-dessous), Rony Brauman estime que l’”on s’engage dans un engrenage absolument épouvantable”.

    “Ce qui me gêne dans cette opération, c’est qu’on prétend installer la démocratie et un Etat de droit avec des bombardiers (…) ; à chaque fois qu’on a essayé de le faire, non seulement on a échoué mais le remède que’on prétendait apporter était pire que le mal”, dénonce l’ancien président de Médecins sans frontières.

    L’humanitaire cite la guerre en Afghanistan, dans laquelle les Occidendaux sont“déjà enlisés”, et l’intervention de l’ONU en Somalie en 1992 : “Des interventions destinées à prévenir des massacres, j’en ai vu d’autres, elles ont gelé la situation et les massacres qui se sont produits ultérieurement ont été pires”, affirme Rony Brauman.

    Surtout, il s’interroge sur les buts de l’opération, “flous et inatteignables”. “A quel moment on va pouvoir dire ‘mission accomplie’ ? (…) Comme il n’y en a pas (des objectifs), ça n’arrivera pas”, poursuit Rony Brauman.

    Interrogé sur des mesures alternatives, il soutient la diplomatie et le renseignement :“On ne va pas faire la révolution à la place des Libyens, nous ne sommes pas Dieu, nous ne sommes pas tout-puissants”, conclut-il.

    http://www.dailymotion.com/video/xhr9gf_rony-brauman_news#from=embediframe




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  • M.J
    23 mars 2011 at 23 h 10 min -

    @Adel.

    1-La seule forme d’auto-censure que je préconise c’est celle relative au respect mutuel dans les débats.
    2-Même si Khadhafi n’était pas élu, il représente l’ordre en Libye et le pouvoir de l’Etat Libyen tant à l’intérieur que sur le plan international. Il ne peut perdre cette qualité du fait de quelques échaufourées . L’existence de l »Etat et du pouvoir de représentation de cet Etat à travers l’Histoire Humaine n’a jamais tenu compte de la manière dont ce pouvoir se met en place ou s’exerce. La démocratie est un fait nouveau Historiquement et n’a pas le recul suffisant ppour implémenter les règles dans ce domaine.

    3-Il y a ce qu’on appelle le pouvoir de fait et le pouvoir de droit. Même si Kadhafi n’exerce pas le pouvoir de droit, on ne peut lui dénier le fait qu’il exerce le pouvoir de fait en Lybie et il à été à ce titre reconnu sur le plan international. Par contre les insurgés, n’ont pas encore démontré qu’ils exerçaient un quelconque pouvoir de fait sur la Lybie et jusqu’à preuve du contraire ils demeurent des insurgés.

    4-Une résistance contre un pouvoir qui est en place et qui est reconnu à l’échelle interne et internationale, dès lors qu’elle utilise les armes contre ce pouvoir, perd la prétention d’être démocrate même si le pouvoir en place n’est pas démocratique. L’analogie avec le FCN n’a pas de place ici, le FCN part du principe d’une résistance pacifique et de la non ingérence étrangère comme principes de base quand bien même il n’y a pas de démocratie également. Ceci n’est pas le cas de la résistance armée Libyenne qui a recours à l’étranger pour s’armer, se faire conseiller et maintenant épauler sur le plan militaire, pour détruire son propre pays pays. On ne sauve jamais un pays en le détruisant et en le livrant aux forces de l’étranger, c’est de la pure trahison, même si Kadhafi est excécrable, ce dont je conviens volontiers.

    Amicalement.




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  • LE PETIT RAPPORTEUR
    23 mars 2011 at 23 h 16 min -

    T.Meyssan : Débarquement prochain d’une force coloniale sur le continent africain

    Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=wEaEigRjrw8&feature=player_embedded

    Une dépêche de l’AFP nous apprend par ailleurs que, sarcasme mortifère mis à part, les missiles SCALP de la marine de guerre française, entrent dans la DANSE ! La DANSE des SCALP en somme. Sarkozy, pas rancunier pour un sou mais ingrat (1), va raser gratis son ex « grand ami » Khadafi.

    (1)Vidéo – http://www.youtube.com/watch?v=NvLqf1Zt8_k&feature=player_embedded




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  • omar54
    24 mars 2011 at 1 h 31 min -

    @M.J.
    Je me permets cette petite intrusion mais qui,en réalité n’en est pas une ,du faite qu’on forme une communauté sur ce site,meme si parfois on est divergents sur certains articles.
    Vous écriviez,cher ami,que les insurgés n’avaient pas à s’insurger s’ils voulaient paraitre « démocrates »,ça aurait été de bonne guerre si,en face le régime n’avait pas,en premier, sorti la grosse armada.Vous voulez que ces opposants se fassent pilonner en croisant les bras,se faire tirer comme des lapins,sans leur donner cette petite chance de pouvoir s’en défendre.Dans toutes les dictatures, le droit de manifester est réprimé et à,fortiori un pays ,comme la Libye ,qui est géré de façon tribale,il ne forme pas ,au sens moderne du terme ,un état.Il n’y a ni constitution,ni parlement,il y a juste un livre,vert,que le guide a concocté et l’a surnommé la 3ème théorie ,qui sert de référence de « guidage » au peuple Libyen.Vous écriviez aussi : la résistance armée,alors que dire des fils de kadhafi;chacun possède sa propre armée privée,de quel droit,de quelle loi,pour en faire quoi?normalement,l’armée est partie intégrante et intégrale d’un état,si état existe,mais ce n’est pas le cas.Kadhafi est atteint de la folie des grandeurs,ne s’est-il pas auto-proclamé « roi des rois »?,il s’est fait sien un pays et aujourd’hui ils se trouvent des gens qui lui contestent cet état de fait,alors il sort les bazookas et la grosse artillerie,au lieu d’apaiser les esprits,c’est lui-meme qui en appelle au meurte.Les occidentaux ne seraient ,certainement ,jamais intervenus s’il avait utilisé un brin de son intelligence,il se savait dans leur collimateur,s’il était, un tant soit peu ,descendu de son piédestal de……petit roi.
    Cordialement.




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  • SALAH-EDDINE
    24 mars 2011 at 8 h 25 min -

    TRIBUNE LIBRE :

    VIDEO: Le shaykh Ali Belhadj sur l’occupation intérieure et extérieure des pays Musulmans par le sionisme international et la victoire annoncée des peuples de la région sur le terrorisme israélien.
    Ali Belhadj sur le refus des peuples Musulmans de la colonisation des pays Musulmans sous couvert d’aide humanitaire.

    http://www.youtube.com/watch?v=Z_dG1DQfS7A&feature=player-embedded




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  • Djamel
    24 mars 2011 at 9 h 06 min -

    LA MAMAN DE SHEEHAN, LE GI’S TUE EN IRAK CRIE SA COLERE :

    HONTE, HONTE, HONTE A NOUVEAU SUR LES ETATS-UNIS ET L’ONU.

    En 2004, Cindy Sheehan perdait son fils, jeune GI débarqué depuis cinq jours seulement en Irak. Depuis, celle qu’on surnomme Peace Mom est devenue une icône du mouvement anti-guerre aux Etats-Unis. Elle dénonce aujourd’hui l’attaque de la Libye.

    Il y a quelques heures, le Conseil de Sécurité des Nations Unies mené par les Etats-Unis a appuyé l’usage de « toutes les mesures nécessaires » contre la Libye, pays riche en pétrole. Les mesures comprennent l’établissement d’une zone de non-vol.

    Les Nations Unies se révèlent être une fois de plus un faire-valoir des mondialistes hégémoniques qui veulent boire jusqu’à la dernière goutte le pétrole brut, quelqu’en soit le prix. Et tant pis pour les populations des pays qui ont eu le malheur de se trouver au sommet de vastes réserves de pétrole brut.

    Derrière le scandaleux prétexte de « protéger » les civils, nous savons tous que la zone de non-vol et les sanctions imposés par l’ONU/USA à l’Irak a causé la mort d’au moins 1,5 millions (expansibles aux profiteurs) d’Irakiens entre les deux invasions US.
    Les Nations Unies sont une organisation ratée qui semble promouvoir la guerre et les inégalités en étant le tampon de validité de la violence US.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    24 mars 2011 at 13 h 06 min -

    Devoir de mémoire.

    La campagne occidentale menée pour le Darfour par des ONG occidentales se révèle être une campagne de propagande.

    La Coalition “Sauvez le Darfour” condamnée pour publicité mensongère.
    September 4th, 2007

    Mercredi 8 août l’ASA a étudié une plainte déposée contre la Coalition Save Darfur, un regroupement d’associations, célébrités, et autres activistes basés aux Etats-Unis dont le but est de faire prendre conscience d’un soit disant génocide perpétré par le gouvernement du Soudan dans la région ouest du pays.
    L’ESPAC (Europeen Sudanese Public Affaires Council, Conseil Européen des Affaires Publiques Soudanaises ), une organisation en général pro Khartoum, s’est plainte auprès de l’ASA à propos d’une publicité publiée dans la presse nationale britannique. Cette publicité affirmait :

    « Un massacre est en train de se produire au Darfour …400 000 hommes, femmes enfants innocents ont été tués. »

    L’ESPAC a dit que l’affirmation qu’il y avait eu 400 000 morts innocents était pure spéculation, et que par conséquent on avait à faire à un cas de fausse publicité, ou tout du moins une publicité mensongère.
    L’ASA a examiné les preuves fournies par les deux protagonistes La Coalition Save Darfur et l’ESPAC. La Coalition a cité une étude d’avril 2005 menée par le CIJ (Coalition for International Justice, Coalition pour la Justice Internationale) qui n’existe plus, d’où elle tirait ce chiffre de 400 000 morts. Elle a également cité le point de vue du DC Hagan un professeur de sociologie et de droit à l’Université NorthWest aux US, co auteur de cette étude sur la mortalité au Darfour. Le DC Hagan a publié un article dans le journal Science sur les victimes au Darfour disant que le chiffre avancé était «dans le domaine des possibilités».

    De nombreux activistes et écrivains occidentaux ont fait cyniquement et opportunément du Darfour « Notre Mission ». Ils ont fait cela par la propagande et les « bonnes actions ». Au niveau propagande ils insistent sur le fait que le conflit est un simple cas de SAUVAGES ARABES sauvages arabes essayant de décimer des VICTIMES AFRICAINES, et ils ont exagéré le niveau de souffrance pour que cela coïncide avec leurs objectifs de héros versus histoire de nouveaux nazis. Les commentaires qui sont fait sur le Darfour cherche de plus en plus non pas à clarifier ce qui se passe mais plutôt à susciter chez les lecteurs un sentiment de colère auto satisfaisante. Non seulement ces activistes ont floué la compréhension du débat sur le Darfour mais pire par le campagne narcissique la Coalition Save Darfour et d’autres ont aidé à PROLONGER LE CONFLIT VOIRE L’AMPLIFIER. .
    ****Ainsi des responsables du Département d’Etat US ont affirmé qu’alors que le conflit faisait rage, certains rebelles ont
    « laissé BRULER LES VILLAGES, LAISSER FAIRE LES TUERIES PARCE QUE PLUS LA PRESSION INTERNATIONALE SERAIT GRANDE SUR LE GOUVERNEMENT DE KHARTOUM, PLUS FORTE SERAIT LEUR POSITION FACE A LUI ».****

    De plus, l’intensification de la pression internationale et la «peopolisation » de la campagne de Save Darfour a eu pour effet d’enflammer et d’encourager d’autres rebelles basés au Soudan est à renouveler leur guerre contre le gouvernement de Khartoum.

    En Afrique, l’ingérence et les « bonnes actions » occidentales peuvent se révéler mortelles et l’activisme de Save Darfour en fait partie.

    Source :p://c /ch.altermedia.info/gnral/la-coalition-sauvez-le-darfour-condamnee-pour-publicite-me p://c

    Traduction/synthèse d’un article de Brendan O’Neill publié le 14 août 2007 sous l’intitulé « Darfur : pornography for the chattering classes » sur http://www.spiked-online.com




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  • D B
    24 mars 2011 at 14 h 02 min -

    @MJ
    Tout à fait d’accord avec toi, sur ton commentaire sur la presse et le reste. Mais je suis étonné par celui, sur la libye, où tu dis, entre-autres, que « -Même si Khadhafi n’était pas élu, il représente l’ordre en Libye et le pouvoir de l’Etat Libyen tant à l’intérieur que sur le plan international. Il ne peut perdre cette qualité du fait de quelques échaufourées »

    Je n’arrive pas à comprendre que tu puisses voir les choses sous cet angle. Ainsi, il suffit de prendre le pouvoir et le garder, y compris par la force, le meurtre, la terreur, la subversion, pour être adoubé comme représentant légitime d’un peuple qu’on broie, qu’on tue, et qu’on pille…
    Kadhafi est la négation même de la démocratie, et de tout ce qu’il y a de beau et de sublime en l’homme. Il est une caricature qui ne fait rire personne, et le pire était qu’il allait transmettre cet « ordre légitime » à un de ses garçons.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    24 mars 2011 at 14 h 08 min -

    Jeudi 24 Mars 2011

    Libye : les évènements s’enchainent et se précisent. L’Angleterre annonce que l’aviation militaire libyenne a été « neutralisée ».

    Aube de l’Odyssée: transfert de marines US vers les côtes libyennes.

    Les Etats-Unis ont entamé le transfert de plus de 4.000 marines vers la Méditerranée en vue d’appuyer l’opération internationale Aube de l’Odyssée en Libye, a annoncé le site internet DVIDS (spécialisé dans les informations militaro-industrielles), citant le commandement militaire américain.

    Les combattants du groupe amphibie Bataan Ready et du 22e corps expéditionnaire de marines se rendront en Méditerranée à bord de navires amphibies dont le nombre n’est pas précisé.

    Selon le chef de l’expédition, le capitaine Steven Yoder, cette force d’appoint est indispensable pour « faire face à la situation en Libye et dans la région ».

    « Les navires amphibies sont ce qu’il y a de mieux pour remplir un large éventail de missions, allant de l’aide humanitaire aux opérations militaires sur terre et en mer ».

    Le 17 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution prévoyant la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye et la réalisation de « toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles ». Cette dernière disposition a été utilisée par la coalition occidentale pour lancer une opération militaire contre les troupes de Mouammar Kadhafi. La coalition réunit 13 pays, dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

    Le Pentagone a fait savoir mercredi qu’en cinq jours de frappes, l’aviation alliée avait effectué plus de 300 missions, tirant plus de 160 missiles de croisière Tomahawk.

    La résolution de l’ONU interdit l’intervention terrestre en Libye.
    http://fr.rian.ru http://www.alterinfo.net/Aube-de-l-Odyssee-transfert-de-marines-US-vers-les-cotes-libyennes_a56679.html




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  • M.J.
    24 mars 2011 at 15 h 29 min -

    @ Adel.

    L’info sur la base au sud à été notamment donnée ici sur LQA.
    Je ne ds pas qu’il faille engager une bataille contre l’impérialisme mondial, nous n’en avons pas les moyens. Ce que je dis c’est qu’il faut éviter d’associer cet impérialisme à nos affaires internes, il ne cherchera qu’a se consolider et à se maintenir et ce que nous aurons gagné d’un côté nous le perdrons de l’autre.




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  • M.J
    24 mars 2011 at 17 h 27 min -

    @D.B.

    Il s’agit de contextualiser. Je vais tenter une analyse. Il est vrai que c’est choquant de le dire comme ça à première vue, mais l’Histoire de la formation des Etats nous apprend que les pouvoirs représentatifs des peuples à l’échelle interne, l’étaient aussi dans un second temps vis à vis de l’extérieur. Les chefs d’Etats ont vu à travers l’Histoire leur autorité de plus en plus encadrée par les règles du droit, ce qui à l’origine ne l’était pas du tout. Le pouvoir au sein de l’Etat à d’abord été un pouvoir de fait et ce n’est que très récemment qu’il a commencé, d’abord à l’avènement des religions et spécialement de l’église puis du droit musulman qui l’ont soumis au droit divin par le principe de souveraineté divine, puis à l’avènement de la démocratie par le principe de la souveraineté populaire et l’acheminement graduel vers ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’Etat de droit et qui requiert un certain niveau d’organisation sociale, au sens large, qu’aucun pays arabe ne possède à l’heure présente à mon humble avis. En d’autres termes, je considère qu’il y a une légitimité de fait et une légitimité de droit en matière de pouvoir de gouvernement reposant sur un consensus tacite tant interne qu’externe et ce pour préserver l’ordre social dont les troubles ne sont pas souhaitables.

    Si donc on veut parler de ce qui se passe en Libye, on doit reconnaître que Kadhafi même s’il n’a qu’une autorité de fait, il l’exerce de facto et représente la Libye aussi bien dans le droit interne que dans les relations internationales jusqu’à présent. Remettre cette autorité en cause ne serait légitime que lorsque les insurgés acquerront suffisamment de pouvoir de fait jusqu’a contre-balancer le sien et obtenir comme lui une légitimité de fait. Est ce le cas ? Apparemment non, puisqu’il détient encore tous les leviers du pouvoir et bien qu’aidés, soutenus et armés de l’étranger, ils n’arrivent pas encore à contrebalancer son pouvoir. Et s’ils arrivent à le faire avec l’aide de l’étranger, ce sera l’étranger qui aura assis son pouvoir et pas eux.Lorsq’on veut asseoir un pouvoir de fait sur un pays, on doit brasser large et mettre de son coté de larges couches de la population et non pas diviser le peuple en deux camps irréductibles dont l’un se prévaut sur l’aide étrangère pour assoir sa domination.

    Et surtout entendons nous bien, je ne défends pas Kadhafi, c’est un dictateur qui ne mérite aucun respect. Mais l’autre camp, ou du moins ceux qui se sont érigé en dirigeants de facto de ce camp sont aussi criminels que lui sinon plus, car ils ne reculent devant rien pour acquérir le pouvoir qu’ils lui reprochent d’exercer de manière illégale.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    24 mars 2011 at 17 h 27 min -

    L’Irakisation de la Libye : le Monde arabe en miettes
    Extrait .

    Ce qui se passera ensuite……..

    Felicity Arbuthnot décrit d’une façon saisissante le devenir de la Libye une fois normalisée.Ecoutons-la :

    « Le bombardement de la Libye va commencer le jour – ou à un jour près – du huitième anniversaire du début de la destruction de l’Irak, Il y aura de nombreuses « erreurs tragiques » et autres « dommages collatéraux » de mères, pères, enfants, bébés, grands-parents, écoles pour les sourds et muets, etc. etc. Les infrastructures vont être détruites.

    L’embargo restera en place ; et rendra la reconstruction impossible. L’Angleterre, la France et les USA décideront que le pays a besoin d’être « stabilisé » , qu’il faut « l’aider à reconstruire » . Ils arriveront et prendront la direction des installations et des champs de pétrole ; au début, les Libyens seront un problème accessoire puis ils deviendront vite « l’ennemi », des « insurgés » , on leur tirera dessus, ils seront emprisonnés, torturés, victimes de toutes sortes d’abus -et un « gouvernement » fantoche, ami des USA, sera mis en place.

    Les envahisseurs accorderont à leurs firmes des contrats pour la reconstruction, l’argent -qui sera sans doute prélevé sans compter sur les actifs gelés- disparaîtra et le pays restera largement en ruines. (…) Que dire de cet « effroi et stupeur »(1) qui attend la Libye ? Honte sur la France, honte sur l’Angleterre, les USA et sur l’ONU qui prétend : « …. protéger les générations suivantes du fléau de la guerre » . Les noms de ces pays et de l’ONU seront inscrits avec le sang de leurs victimes : chaque corps brisé, chaque enfant estropié ou réduit en bouillie, chaque veuve, veuf ou orphelin, sur chacune de leurs tombes. (…) Avec le temps, nous apprendrons qui a intrigué, soudoyé, déstabilisé et sans doute que peu de gens seront surpris de ce qu’ils découvriront. Mais il sera trop tard, la Libye sera depuis longtemps détruite et sa population éperdue se sera enfuie ou aura été déplacée. Quand on a affaire aux « libérateurs » il faut faire attention à ce qu’on dit. Dans six mois à peu près, la plupart des Libyens, regretteront amèrement les 40 dernières années de pouvoir quelles que furent ses imperfections. » (7)

    Tout est dit, l’irakisation, prélude à la partition, est inéluctable. Pourtant, si on mobilise l’intelligence. Le pétrole arabe doit appartenir à la jeunesse arabe, nous avons une occasion unique dans l’histoire de faire revivre notre civilisation en faisant notre mea culpa et en allant à marche forcée vers le progrès comme le fait l’Indonésie, la Turquie et surtout l’Iran qui est du point de vue scientifique un exemple à suivre. Débarrassons-nous des scories du mimétisme, restons éveillés, ce qui arrive à la Libye risque de nous arriver, prenons les bonnes décisions avant que cela ne soit trop tard.

    Pr Chems Eddine CHITOUR
    Ecole Polytechnique enp-edu.dz

    Source : http://www.legrandsoir.info/L-Irakisation-de-la-Libye-le-Monde-arabe-en-miettes.html

    (1) »choc et effroi » « shock and awe » = La doctrine choc et effroi (de l’anglais Shock and Awe, ce qui peut aussi être traduit par « Choc et stupeur »), ou de « domination rapide », est une doctrine militaire basée sur l’écrasement de l’adversaire à travers l’emploi d’une très grande puissance de feu, la domination du champ de bataille et des manœuvres, et des démonstrations de force spectaculaires pour paralyser la perception du champ de bataille par l’adversaire et annihiler sa volonté de combattre.
    Elle est issue de l’Université de la défense nationale des États-Unis et a été rédigée par Harlan Ullman et James Wade en 1996.
    Elle a principalement été mise en œuvre lors de l’invasion de l’Irak en 2003.




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  • HOUARI
    24 mars 2011 at 17 h 51 min -

    @ Adel.

    Vous m’aviez demandé plus de details concernant ce qui suit:
    Le peuple Algerien doit tirer des lecons de l’Irak, de la Tunisie, del’Egypte, et de la Libye.

    Ce que je voulais dire a mes chers compatriotes, c’est que le pere noel n’existe pas dans le monde des adultes.
    En Tunisie comme en Egypte c’est l’armée avec la complicité de l’occident qui aujourd’hui envahit, et bombarde la Libye qui ont etouffé subtilement la revolte et le soulevement populaire apres avoir assuré la protection des tyrans de ces pays respectifs. Cette meme armée qui a cautionné pendant des decennies les regimes des Bena Ali, et Hosni,qui dependait et qui en depend encore de l’occident demeure toujour au pouvoir mais avec un uniforme DEMOCRATIQUE. Donc pensez vous que le probleme a été resolu ??????????.
    Si vous ne m’avez pas compri voici un exemple de regime militaire en uniforme democratique:
    En Algerie le pouvoir qui est militaire a avorté les election de 1990, il a torturé, emprisonné, et opprimé tout un peuple, mais il parle de democratie, et il a meme accepté un multipartisme, une opposition fantoche, d’apres vous ou en est le pays ????????? Ceci etant la premiere lecon…………..
    Pour ce qui est de l’Irak et de la Libye, une deuxieme lecon en decoule de l’invasion de l’occident c’est que ce dernier ne bombarde pas parceque les Arabes ou les musulmans leur font de la peine, et surtout pas pour leur venir en aide, ou comme le croit certains naifs, pour leur apporter la democratie. MON OEIL. C’est tout simplement pour assurer leur avenir et leurs interets dans la region, et diviser le peuple et pour cela il leur faudrait des dirigeants PRO-OCCIDENT et LAIQUE.

    MON CHER @ adel, une lecture se fait entre les lignes.
    AFHEM YAL FAHEM, reveillons nous le pere noel n’existe pas amicalement votre.




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  • Adel
    24 mars 2011 at 18 h 50 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    J’ai souri en lisant ton commentaire dans lequel tu dis que Kadhafi représente le pouvoir de fait, car lui-même affirme ne détenir aucun pouvoir!

    Si j’ai bien compris, ce que tu reproches aux insurgés libyens c’est d’avoir pris les armes contre Kadhafi et d’avoir sollicité l’aide de l’étranger. Est-ce que ces insurgés ont appliqué un plan qui prévoyait cela dès le début? Je ne crois pas. Les évènements se sont enchaînés et ont abouti à ce que nous voyons aujourd’hui, qui est un immense gâchis. C’est Kadhafi, ses fils et ses supporters qui sont les premiers responsables de ce gâchis. Il suffit de revoir le film des évènements pour s’en persuader. Ces criminels ont à chaque franchi une nouvelle étape dans l’appel à la guerre civile et à la destruction du pays. Ils savent qu’ils n’ont aucune chance de s’en tirer et ils veulent détruire le pays avant de mourir. C’est une folie qui n’a pas son pareil dans l’histoire. Aujourd’hui, ils distribuent des armes à la «population». Pourquoi faire? abattre les avions de chasse occidentaux? Certainement pas. Tuer d’autres Libyens, assurément. Y-a-t-il plus grande félonie? Est-ce cela le pouvoir de fait que les insurgés doivent reconnaître? Cela ne te rappelle rien? Les années 90… Décidément, les régimes algérien et libyen ont beaucoup de choses en commun.

    Ce que je souhaite personnellement , c’est que ce fou sanguinaire et ses fils soient neutralisés le plus tôt possible, afin d’éviter au peuple libyen plus de souffrances.

    Permet-moi de faire une petite digression sur l’«anti-impérialisme», celui de Saddam, Kadhafi, Assad et peut-être aussi Boumédiène. Ces dictateurs qui ont liquidé tous les opposants chez eux, n’ayant plus personne à affronter, se prirent au jeu de se battre contre l’«impérialisme». Alors que leur police politique terrorisait la population dans leurs pays, ils jouaient aux héros face à un ennemi qui les laissait faire en riant sous cape. L’anti-impérialisme de Saddam, Kadhafi et Assad, ce n’était que pitreries de clowns pour couvrir des crimes contre l’humanité commis dans leurs pays respectifs. Que ceux qui en doutent relisent l’histoire de ces régimes, de leurs crimes et des catastrophes qu’ils ont attirés à leurs pays. Kadhafi est en train de détruire la Libye, parce que des opposants ont osé lui demander de s’en aller après 41 ans de règne.

    L’anti-impérialisme des dictateurs et de leurs larbins (type Messaadia, Belkhadem, Ouyahia, Louiza Hanoun, etc.) n’est qu’une vaste imposture, comme la démocratie des éradicateurs.

    Amitiés




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  • M.J
    24 mars 2011 at 21 h 46 min -

    @ Adel.

    J’ai parfois l’impression que tu ne lis que des passages de ce que j’écris sur lesquels tu relèves les contradictions pour me les opposer.

    Ce que je dis c’est qu’une opposition qui prend les armes ne doit pas s’attendre à ce qu’il en résulte du bien pour le pays quand ceux qu’elle combat sont ses concitoyens même s’ils sont des dictateurs, cela crée nécessairement une césure dans la trame sociale et oppose les deux factions et le bénéficiaire n’est jamais l’agent intérieur.L’Arabie Saoudite arme les rebelles avec l’appui de Wachington et Israel arme Khadafi avec la bénédiction de Paris et de Wachington. Résultat des courses, une intervention humanitaire devient indispensable. On ne pouvait s’attendre à ce que Kadhafi foute le camp dès qu’une rafale est tirée et cette opposition devait s’attendre à….cette opposition de Kadhafi. C’est ce qu’avaient projeté ceux qui viennent en humanitaires avec des portes avions et des sous marins nucléaires. Cette opposition devait donc s’attendre à ce que le pays soit détruit et les deux parties sont responsables. Tu m’a cité le cas du FCN à plusieurs reprises et je t’ai rappelé la position du FCN d’agir pacifiquement et sans recours aux forces de l’étranger.

    Eh bien moi aussi j’ai souri en pensant que tu aurais souhaité que Kadhafi s’exlipse à la première menace, tu connais très bien la mentalité des Libyens puisque tu à vécu parmi eux et ils ne ressemblent ni aux Egyptiens ni aux tunisiens et spécialement le fou de Kadhafi. J’ai connu des élèves pilotes Libyens quand je faisais mon service national et ils n’étaient très conciliants. Je pense que c’est une caractéristique sociale chez eux et je ne pense pas qu’elle a disparu avec le temps. C’est très triste ce qui arrive en Libye et certes Kadhafi en est responsable, mais l’autre camp l’est aussi sinon plus par le fait de s’être mis dans le giron des étrangers. Et en ce qui concerne l’impérialisme ou l’anti-impérialisme, je ne pense pas l’avoir évoqué dans mes posts.

    J’ai du peut être parlé du capital mondial ce qui à mon sens est autre chose. La patrie de ce capital n’est n’est pas là ou vivent ses détenteurs et après avoir exploité leurs peuples qui ont maintenant atteint un degré de maturité qui ne permet plus cette exploitation de la même façon, bien qu’elle continue à se faire, ils exploitent intensément nos peuples démunis de la capacité de résistance et ils ne peuvent que s’appuyer sur leurs peuples qu’ils doivent ménager un tant soi peu tout en en tirant un maximum dans des limites tolérables.
    Désolé si c’est plein d’erreurs je tape rapidement et généralement je ne relis pas.




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  • M.J
    24 mars 2011 at 22 h 40 min -

    Avis d’un expert russe

    Les Arabes ou « meurtres sur ordonnance »

    La Libye est bombardée, depuis la fin de la semaine par un quintette de puissances occidentales.
    C’est également une conséquence du fait que le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté le 27 Février à l’unanimité la résolution No 1970 sur l’instauration de sanctions contre la Libye. À ce moment, un spécialiste de l’Université russe Alexander Mězjajev avait écrit une controverse intéressante sur ce qui se passe (pas) dans ce pays d’Afrique du Nord… :
    Si les Etats membres de l’ONU veulent se conformer à la résolution, ils doivent immédiatement geler dans les banques et autres institutions financières sur leur territoire tous les fonds financiers libyens, les ressources et les comptes d’organisations ou de personnes visées par la résolution.

    Le CS de l’ONU a approuvé une interdiction de voyager pour Kadhafi, les membres de sa famille et ses proches ainsi que pour les membres du gouvernement. La résolution interdit la fourniture d’armes, de munitions et de tout matériel militaire. La principale décision du Conseil de sécurité a été, cependant, le transfert de la situation en Libye à la Cour pénale internationale des Nations Unies. Les Agences de presse donnèrent alors une indication de 2000 victimes de Kadhafi parmi les soi disant insurgés. Et la Cour, elle, un jour après, donna le chiffre fictif de 6000 victimes !
    Comme raison de sa décision, le Conseil de sécurité a avancé « les attaques vastes et systématiques contre la population, qui ont été perpétrées par le gouvernement libyen « , ce qui peut constituer un « crime contre l’humanité »
    Que se passe-t-il en Libye ?
    Que se passe-t-il donc réellement en Lybie ? Le gouvernement libyen a-t-il réellement commis des crimes contre l’Humanité ? Sur la base de l’analyse des faits des coups d’Etat commis dans le monde depuis 1989, organisés par la CIA, par les services secrets du Mossad et par ceux des États associés de l’Union européenne et du Japon, on peut conclure avec certitude que ce n’est pas vrai.
    Rappel : au début de janvier 2011 un soulèvement populaire a renversé le Président en Tunisie, suivi par le renversement du président Moubarak en Egypte. En parallèle se déroulent comme qui dirait, de vastes soulèvements populaires, en Algérie, à Bahreïn, au Yémen et en Jordanie. Et immédiatement après le dictateur commence à faire couler le sang de ses sujets en Libye. C’est comme ça que les medias bourgeois le présentent à la conscience humble et apathique de la population mondiale. Obama et ses acolytes n’auraient-ils pas tiré leur scénario du roman d’Agatha Christie, Meurtres sur ordonnance ? Le tueur camoufle son véritable but par une série de meurtres mais sa victime est une seule et unique, dans notre cas, c’est la Lybie. Tout le reste est utilisé pour détourner l’attention en vue de renforcer dans l’opinion publique mondiale l’opinion qu’il s’agit réellement de toute une série de soulèvements populaires motivés par la haine contre des dictateurs insolents. Mais derrière le masque de l’écran se cache le véritable but : franchir une étape décisive pour le contrôle des sources de pétrole en Libye et avec un accord mondial global pour la liquidation de l’anti-impérialiste et imprévisible dictateur qui, en comparaison avec les autres dirigeants pétroliers arabes, a pris relativement soin de ses citoyens et qui pouvait, en collaboration avec Chávez, Morales, Correa, Castro et Ahmadinejad constituer un précédent pour d’autres tentatives la Seconde Guerre mondiale.
    On peut comparer la tactique en question avec la logique du crime, dont l’essence est expliquée par nombre de codes pénaux de nombreux pays du monde : pour que le tueur tue sa victime et ne soit pas facilement découvert, il place sa bombe dans le train et, avec la victime périssent des dizaines d’innocents.
    Une des principales caractéristiques du développement de la situation est son caractère rapide et délibéré. Y compris la question de la transmission à la Cour pénale Internationale de l’ONU (CPI) de l’affaire de la Libye. Le 23 Février encore le Procureur principal de l’ICC, Luis Moreno Ocampo avait indiqué que la Cour ne peut pas ouvrir une enquête, car la Libye n’a jamais ratifié le statut de la CPI et ne relève pas de sa juridiction. Toutefois, il avait ajouté que cela pourrait changer si c’est le CS de l’ONU qui transmet le cas à la Cour de l’ICC. Et déjà en quelques jours le CS de l’ONU non seulement adopte une résolution, mais aussi la décision de transférer le cas de la Lybie à la CPI. Avec une telle rapidité fantastique, le CS de l’ONU n’a jamais réglé aucun problème. Dans l’histoire de l’Organisation des Nations Unies, il s’agit du deuxième cas de décision de poursuite donnée par le CS de l’ONU à la CPI. Le premier cas c’était en 2005, lorsque le président soudanais Omar el Béchir a été accusé de génocide Ce ne fut pas toutefois un vote à l’unanimité comme maintenant. De toute évidence, ceux qui voulaient imposer l’acte d’accusation avaient retenu la leçon et entrepris de travailler au corps depuis longtemps les présidents et les premiers ministres, des pays membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité.

    Une nouvelle Yougoslavie
    Une utilisation abusive analogue de la Cour internationale pour intervenir dans une guerre d’agression déjà menée a été pratiquée par le Tribunal International pour l’ex-Yougoslavie TPIY, lors du bombardement d’un Etat souverain, la Serbie lorsque son procureur en chef de l’époque, Louise Arbour a signé un acte d’accusation contre le président du pays attaqué, Milosevitch . Ce qui a eu lieu en 1999 en Yougoslavie, se répète maintenant en Libye.
    La soi-disant juridiction internationale a confirmé qu’elle est définitivement devenue l’un des principaux instruments de conduite des guerres criminelles. Ni en Tunisie ni en Égypte, le fondement de l’exercice du pouvoir politique n’a changé Les symboles de la dictature sont partis et tout est resté à l’ancienne.
    Seulement en Libye il s’agit de tout à fait autre chose. Pourquoi précisément la Libye ? Les États-Unis essayent de renverser Kadhafi depuis 42 ans.. Les F-111 américains ont bombardé Tripoli et Benghazi en avril 1986. N’oublions pas qu’on avait déjà en URSS Gorbatchev et les USA pouvaient tout se permettre. Même à cette époque l’opinion publique mondiale n’avait pas exprimé le moindre regret pour la fille adoptive de Kadhafi assassinée avec d’autres collaborateurs de Kadhafi. Aujourd’hui, les Etats-Unis ont changé en quelque sorte de tactique. L’occident se montre préparé à « coopérer avec Kadhafi »et à substituer à la violence directe la dislocation de la société libyenne de l’intérieur

    Toutefois, le facteur pétrolier est crucial.
    Les réserves de pétrole estimées Libyennes représentent environ 50 milliards de barils (à la 5ème place dans le monde immédiatement après la Russie et ses 79 milliards de barils …). Les principaux organisateurs de coup d’État devaient agir ouvertement. Alors que les leaderships tunisiens et égyptiens avaient été seulement avertis de ne pas recourir à la violence contre le peuple, à l’égard de la Libye, le mécanisme de la coercition a été déroulé à plein régime. Les menaces ouvertes du Secrétaire général des Nations Unies, la déclaration du Haut Commissaire pour les droits de l’homme Navi Pillay condamnant Kadhafi et soutenant les putschistes, la résolution du Conseil de sécurité et en fin de compte, la Cour pénale internationale des Nations Unies. Les réseaux sociaux sur internet, Facebook, Twitter et autres ont joué un rôle important dans la préparation et le déroulement du coup d’État, en particulier en termes de coordination des actions et de propagation d’une psychose de masse et de la haine .Ils ont monté l’opinion publique mondiale contre Kaddáfí, en particulier les reportages directs falsifiés à partir du camp des insurgés
    Monstrueuses et contraires aux usages dans les relations internationales ont été les désinformations du ministre des affaires étrangères britannique sur la fuite de Kadhafi au Venezuela Le scénario est exactement la même qu’avant le début du bombardement de la Serbie en 1999, quand l’OTAN s’est donnée comme prétexte un présumé massacre d’Albanais par les troupes serbes serbe à Ratchak dans le Kosovo.
    Aujourd’hui, cependant, le rythme d’évolution de la situation est beaucoup plus élevé. L’action est mieux préparée. La Libye est le premier examen rigoureux des forces et des capacités de la guerre de l’information. Et malheureusement couronnée de succès. A la
    65ème Assemblée générale des NATIONS UNIES, la délégation libyenne avait proposé d’inclure dans son mettre à l’ordre du jour des questions telles que les » enquêtes sur les guerres depuis la Fondation des Nations Unies «, » les enquêtes sur les attentats contre les présidents ou les premiers ministres au cours des 60 dernières années. Le Secrétariat de l’AG de l’Organisation des Nations Unies a refusé d’inclure ces questions dans l’ordre du jour. En 2007, la délégation russe avait soumis une proposition pour une Convention visant à interdire la conduite de guerres de l’information, ce qui a également été rejeté
    La 3ème Guerre mondiale a été lancée
    Moscou comprend très bien de quoi il s’agit maintenant et a pris conscience que se déroule un examen général de nouvelles méthodes de conduite de la guerre. Arrêter les agresseurs à l’aide d’enquêtes et résolutions ne va pas réussir dans un avenir prévisible. Il est nécessaire de se préparer à repousser directement l’agression. C’est pour cela, que la Russie a récemment ratifié un traité avec la Bielorussie sur l’assurance de livraisons réciproques de production civile et militaire sécurité mutuelle dans les périodes de menace croissante d’agression et pendant le déroulement de la guerre C’est la première fois qu’apparait une telle formulation dans les traités durant cette dernière décennie Les évènements du proche et moyen orient confirment que puissance globalisé lance une nouvelle guerre mondiale et la menace d’agression augmente…
    Prof. Alexander MIEZYAYEV
    (L’auteur est le chef du département de droit international à l’Académie de gestion à Kazan).




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  • FAITS&DOCUMENTS
    24 mars 2011 at 23 h 01 min -

    Jeudi 24 mars 2011

    42 partis progressistes d’Amérique Latine rejettent l’agression militaire contre la Libye
    42 partis progressistes d’Amérique Latine, parmi lesquels se détachent le Brésil, l’Uruguay, la Colombie, le Salvador, le Nicaragua, l’Equateur, la Bolivie et le Vénézuéla, sont d’accord pour rejeter fermement l’invasion étrangère et l’agression militaire en territoire libyen.

    C’est ce qu’a indiqué ce mercredi Rodrigo Cabezas, député du PSUV au Parlement Latinoaméricain (Parlatino), durant sa participation au programme Despertó Venezuela, de VTV.

    Cabezas a rappelé l’initiative de paix qu’a proposée le gouvernement du Vénézuéla et d’autres pays d’Amérique Latine, appels ignorés par l’ONU ou par les membres de l’OTAN.

    Il a souligné que la véritable intention des pays qui agressent la Libye n’est pas de mener une action humanitaire mais de chasser Muammar al-Kaddafi du pouvoir. “La Libye est une nation de 6 millions d’habitants, ce qu’ils recherchent c’est le pétrole et les réserves d’eau”, a affirmé Cabezas.

    Lire la suite sur : http://www.legrandsoir.info/+42-partis-progressistes-d-Amerique-Latine-rejettent-l-invasion-militaire-de-la-Libye+.html




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  • hakimM
    25 mars 2011 at 2 h 00 min -

    Maintenant que les peuples se sont révoltés, les dirigeants traitres vont vendre leur peuple pour faire plaisir aux occidentaux, il faut s’attendre a ce que les occidentaux gagnent dans tous les duels peuple-régime. Les peuples ne vont pas se contenter de peu et les occidentaux vont faire pression sur les régimes illégitimes pour plus de concessions.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    25 mars 2011 at 12 h 20 min -

    @ LQA
    LIBYE : J’ai tant apprécié à sa juste mesure l’intervention de Michel Collon(cet anti-impérialiste que nous aimons tous), à la fois dénonciatrice et pleine de bon sens que je voudrai bien que vous reproduisiez pour vos lecteurs ce texte dans son entier. Cela,à mon sens,contribuera à enrichir notre perception des très graves évènements qui se déroulent dans le pays frère et voisin coreligionnaire qu’est pour nous tous la Libye.

    ****Rouges et Verts européens sur la Libye : Vert militaire mais pas rouges de honte.
    Publié le:jeudi 24 mars Mots-clés : Extrême Gauche; international; Libye; politique Source : michelcollon.info

    Quelques rodomontades d’un colonel déboussolé, une pincée d’images poignantes de ses victimes gisant au sol ou contraintes à l’exil, des manifestants surarmés appelant au secours (on est curieusement loin du pacifisme des manifestants tunisiens, yéménites ou égyptiens) et nous voilà embarqués dans une nouvelle odyssée coloniale.

    Un sacré équipage tout de même que notre invincible armada : au gouvernail, d’Obama à Sarkozy, tout le gratin de l’humanisme désintéressé, des chasseurs-bombardiers munis de missiles aussi vertueux et intelligents que le philosophe à la chemise blanche qui les téléguide,les habituels caniches de la presse et puis, quelques cheikhs pour faire bonne figure devant les masses arabes.Il y a comme un air de déjà-vu.

    Pourtant, qui voit-on au fond de la cale ? Notre brave gauche institutionnelle,écologistes inclus, dans le rôle de moussaillons zélés. Au 8e anniversaire de l’invasion criminelle de l’Irak qui entraîna la mort de centaine de milliers d’innocents, la paupérisation, le dépeçage et l’humiliation d’une nation, des hostilités inter-ethniques et interconfessionnelles insurmontables et j’en passe, fallait le faire. Oserons-nous encore dire que nos partis européens « de gauche » se sont fait avoir comme des bleus ?

    Cette fois encore, nos belles âmes rouge-vert se sont rangées dans le camp des vainqueurs.
    Main dans la main avec Sarkozy, elles contribuent sciemment à l’élargissement territorial de la Françafrique et offrent un nouveau show-room à l’entreprise Dassault, à savoir, l’espace aérien libyen. L’avionneur français peut désormais faire étalage de ses Rafales et de ses Mirage 2000 et redorer son blason face aux F 16 qui « en jettent » plus.

    Elles donnent à l’entreprise Total une occasion unique de s’engraisser sur le pétrole libyen face aux menaces de rupture de contrat proférées par Kadhafi.
    « Il faut sauver les habitants de Benghazi » nous disent-elles. En postant une force d’interposition, c’est-à-dire en occupant de facto le territoire libyen ?

    Et puis quoi ? Risquer la partition du pays et des représailles plus violentes de la part du gouvernement libyen à l’égard de ceux qui se sont rendus coupables de « trahison à la patrie » ? « Oui, mais c’est un fou prêt à tout ». Ni plus ni moins fou qu’un Bush, un Sharon, un Liebermann, un roi Abdallah d’Arabie saoudite ou un seigneur de guerre africain.
    « Kadhafi a quand-même dit qu’il nettoierait tout » : « beyt beyt, dar dar, zenga zenga », chaque foyer, chaque maison, chaque ruelle… Il ne faut pas être grand-clerc pour constater que les vociférations de Kadhafi n’ont pas d’incidence directe sur la stratégie libyenne de ces derniers jours.

    En tant que patriarche sénile de la révolution jamahiriyenne, Kadhafi est une autorité morale, un symbole plus qu’un décideur politique. Preuve en est qu’il parle de guerre quand son état-major décrète un cessez-le-feu et d’offensive quand son armée bat en retraite. Ce coup de gueule démentiel du trublion de Tripoli n’est finalement rien de plus que la version théâtrale et anticoloniale du nettoyage au kärcher défendu par Sarkozy.

    A l’inverse, à Jénine en avril 2002, ce fut carrément « beyt beyt », « dar dar » et « zenga zenga ». Fallujah connut le même sort en 2004. Et Gaza en 2009 et 2010. Y a-t-il eu pour autant la moindre frappe aérienne décidée par la communauté internationale contre Tel-Aviv ou Washington malgré leurs perpétuelles violations des résolutions des Nations Unies ?

    Admettons que l’armée libyenne eut été folle et sanguinaire au point de massacrer les insurgés et leurs familles. C’est hélas souvent le risque que comporte la lutte armée lorsque l’on se bat pour sa liberté. Mais en faisant appel aux armées coloniales, les insurgés ont déjà troqué leur liberté. Avant même d’avoir pris le pouvoir, ils sont déjà endettés envers leurs protecteurs pour tous les frais liés à la guerre. Prévoient-ils de rembourser leurs mercenaires américains, britanniques et français en leur accordant une concession sur le pétrole et le gaz libyen ?

    Ce questionnement nous amène à considérer l’engouement douteux des chancelleries européennes à l’égard des dirigeants de l’opposition libyenne.
    De ce que l’on a pu glaner dans les médias, outre son ardeur à vouloir collaborer avec l’Occident impérialiste, cette opposition s’acoquinerait avec les héritiers londoniens du roi Idriss Ier, serait israélo-compatible, tribale et ultralibérale. Bref, elle ne serait guère plus libératrice que l’Armée de libération du Kossovo (UCK), l’Alliance du Nord afghane ou le Parti démocrate du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani.

    Il n’empêche que tout Libyen a bien entendu le droit de résister et de renverser le pouvoir tyrannique de Kadhafi. Et l’on doit garder l’espoir que cette opposition se décantera.
    Mais devant une telle confusion, on est en droit de demander tant à nos social-colonialistes qu’à nos écolonialistes s’il n’eût pas été plus sage de se démarquer de nos marchands de canon en soutenant la proposition avancée par le président du Venezuela Hugo Chavez : une médiation entre les belligérants libyens des deux camps sous l’égide de pays plus neutres que « nos » gouvernements cupides.

    Cette proposition raisonnable avait obtenu l’aval de la Ligue arabe, de l’Union africaine et de l’ALBA. Elle nous aurait permis d’éviter l’irréparable. Alba signifie justement « aube » en espagnol.
    Malheureusement, au lieu de se tourner vers l’aube de la paix, notre gauche parlementaire a fait cap vers l’ « aube de l’odyssée ». Une odyssée incertaine à bord d’un navire battant pavillon amiral. Une odyssée qui entraîne l’humanité dans de nouveaux drames.
    Une fois de plus, « camarades » rouge-verts, vous faites honte aux damnés de la terre. Quant au bouffon de nos rois si débonnaires, grâce à vous, il redevient le lion du désert.




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  • W A H I D
    25 mars 2011 at 13 h 53 min -

    Le scénario de la récupération du printemps arabe par les puissances néocolonialistes est une réalité qui faut pas nier, a l’Irakienne et Afghane, malheureusement la dictature post indépendance des états arabes, ont prépare le terrain de l’interventionnisme impérialiste, conditionné les peuple arabes, et favorisé les invasions, l’occupation de fait sous couvert de la démocratisation. Pour comprendre, un peu d’histoire il faut revenir aux 17 siècles Napoléon Bonaparte, et les monarchie européennes ont prétexter ceci et cela pour ce partager l’empire Ottoman .
    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9clin_et_chute_de_l'Empire_ottoman
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_ottoman

    L’intervention et les manipulation des occidentaux dans la récupération du printemps arabes avec la complicité des militaires est une haute trahisons et je ne crois pas que les révolutionnaire vont se laisser berner sous prétexte d’endiguer le terrorisme.

    Les peuples arabes vont résisté nous nous sommes plus dans les même conditions socio-politiques du 17ieme siècle et les occidentaux font s’en apercevoir vite et probablement la fin de ces empires la ou ils sont nés, depuis les guerres du golfs l’occident a perdu des plumes face aux puissances émergeantes.

    W A H I D




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  • HOUARI
    25 mars 2011 at 16 h 53 min -

    Encore une fois, les pays dirigés par des hypocrites, par des corrompus, par des autocrates. Les pays ou le pouvoir a vie du chef autoproclamé (LE ZAIM), les peuples n’ont pas a donner leurs avis sur les grands defis qui les concernent. Un peuple vu comme amnesique, obnubilé par le quotidien et politiquement apathique.
    La Tunisie comme l’Egypte, l’Algerie dirigés par une democratie en UNIFORME, ne peut engendrer qu’une societe en ebullition, une economie completement gelée, et un chomage incontrolé.
    Le gagnant dans tout cela, c’est bien sur l’occident, et le perdant encore le peuple et rien que le peuple..
    Les peuples doivent apprendre leurs lecons, ils doivent reconnaitre ler veritable ennemis, ils doivent s’unir afin de permettre a une nouvelle elite de s’exprimer haut et fort. Une elite, novatrice, integre et competente.
    Il est revolu le temps des Kaddafi, Boutef, Saleh, Assad.
    Il faut plus compter avec les FLN, RND, RCD, MSP, UGTA, SNAPAP,CNCD…….et les opportunistes hypocrites. De nouvelles tetes, de nouveaux discours, du sang neuf, et enfin une elite competitive, productive, exemplaire.




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  • Ammisaid
    25 mars 2011 at 17 h 05 min -

    Je suis comme cet Olivier abandonné, qui donne des olives maigres et secs et qui pressés offrent à leurs une huile vertueuse, puissante et nourricière. Je suis abandonné dans le berceau. Je regardais le monde et je me sentais impuissant pour y accéder. J’avais des idées mais je n’avais aucun moyen pour les vivre en les réalisant. C’était commence ça ! C’était le village de la fatalité ! Je vivais dans un environnement où l’absence était devenue quelque chose de normale. Ce quelque chose qui avait une force d’inertie terrible. Ancré dans les esprits comme était ancré la montagne de djurdjura sur cette terre qui se nomme
    la Kabylie.

    La France était partie mais en emportant avec elle tous les hommes valides et en bonne santé. Les hommes qu’elle n’avait pas trop abimé. Les hommes qui pouvaient encore servir ses intérêts. Son économie ! Son ventre qui avalait tout: les hommes, le pétrole et l’électricité. Tout ce qu’elle peut utiliser pour satisfaire son hédonisme dans sa
    globalité.

    Nous étions petits et nous n’avions ni guide pour nous montrer le chemin de la liberté, de la créativité et de la responsabilité, ni protecteur pour nous rassurer, ni instructeur pour nous expliquer les subtilités de la vie, du savoir et de réalité, ni mémoire pour nous raconter l’histoire de ce pays qui nous avez accueilli, ni espoir pour nous empêcher de sombrer dans les fausses croyances, les imaginations pompeuses d’énergie et les illusions qui fuient dés que nous aurons la certitude des les rattraper.

    Nous étions dans la prairie et nous avons cru que ce n’était pas la vérité. Nous l’avions quitté et nous nous sommes dirigés vers l’inconnu. Cet inconnu où vivait ceux qui savaient ce qu’ils voulaient. Ceux qui étaient arrivés pour tout détruire et tout voler. Détruire ce dont nous avions besoin pour murir et ensuite servir notre pays et voler ce qu’il fallait pour y arriver.

    Ces hommes n’étaient pas nés dans mon pays. Ils étaient habitués à tuer, à ruser et semer la misère là où la richesse était d’une abondance impossible à rêver.
    Ces hommes n’aimaient ceux qui nous ont libéré et par de la cette haine qu’ils leur vouaient pour le fait qu’ils étaient courageux et amoureux de leur pays, ils haïssaient encore plus fort les valeurs qui les guidaient. Les valeurs de fraternité, de solidarité, de

    dignité et sincérité. Ces valeurs qui l’islam avait dans leurs coeurs définitivement semé.
    La France était sortie eux étaient rentrés et toutes les tentatives pour les empêcher avaient échoué. Jusqu’à l’instant où je me suis met à délirer.

    Ils sont là. Ils sont partout. Ils ont tout accaparé: nos richesses, notre armée, nos policiers, nos gendarmes, nos juges, nos avocats, nos intellectuels…Tout ce qui nous appartient et nous appartenait.

    Ils ont tout pris et ils ont éliminé froidement, sévèrement et impitoyablement tout ce qui peut et qui pouvait leur résister.

    Les cimetières sont remplis !
    Les forêts sont brulés !
    Les résistants se sont exilés, réduits au silence, salis, persécutés, torturés, insultés, humiliés…ou tout simplement coupés de ceux qui risquent de les écouter, de les croire et ensuite de les accompagner !
    Nos richesses sont gaspillées, offertes à ceux qui n’ont pas besoin pour vivre et s’éduquer ou investies là où elles ne vont pas nous profiter!
    Notre pays, ils l’ont mis à genou et nos soldats le surveille pour qu’il n’essaye pas de se lever.
    Couchez, mangez, reproduisez-vous, applaudissez…mais taisez-vous, il n’y a que nous qui savons parler.

    Nous étions dans la prairie, ils nous ont poussé à aller voir du côté de la forêt, il faut la traverser mains nues, pieds nues et sans être expérimenté. Ensuite, il faut traverser le
    désert sans une goûte d’eau pour étancher la soif qui nous attendait. Ensuite, il faut traverser la montagne sans le corps légèrement habillé et enfin, il faut traverser la mer sans savoir nager.

    Le monde entier était notre ennemi: les moudjahidines authentiques, les immigrés, la main étrangère, les partis politiques, les journalistes et les intellectuels intègres, les kabyles, les mozabites, les islamistes, les laïcs, les opposants de toutes les heures, les vrais patriotes, le savoir, les livres, les journaux, les radios…

    Ils nous ont coupé de tout et il ne restait qu’eux. Comme en Tunisie, comme Égypte, comme en Libye, comme au Maroc, comme tout les pays qui sont gouvernés par ceux qui nous gouvernent depuis l’éternité.

    Ils doivent partir, peut être, nous aurons une chance de survivre et de se relever dans quelques années sinon, la descente sera, un jour, impossible à remonter. Pardonnez ma folie.
    Fraternellement




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  • Adel
    25 mars 2011 at 17 h 46 min -

    Jusqu’à présent, il y avait deux catégories d’acteurs dans le Monde Arabe : les dictatures (et les monarchies absolues) et les puissances occidentales. Les dictatures étaient soit alliées de l’Occident, soit «anti-impérialistes» (à la Boumédiène, Assad, Saddam ou Kadhafi).

    Depuis qu’un certain 14 janvier 2011, Mohammed Bouazizi, Allah yarhmou, est entré dans l’Histoire comme le premier martyr de la liberté, de la dignité et de la démocratie dans le Monde Arabe du 21ème siècle, une troisième catégorie d’acteurs est entrée en scène: les peuples.

    Rien n’est joué d’avance et chaque pays a ses spécificités. Dans le bras de fer qui s’engage entre la dictature et le peuple, les puissances occidentales font des calculs et décident de l’attitude à adopter au cas par cas.

    Kadhafi, après avoir été un dictateur-bouffon-«anti-impérialiste» a retourné sa veste pour devenir un dictateur-bouffon ami de Berlusconi et qui courtise la Grande-Bretagne et les USA. Mais ses amis d’hier ont compris que les dictatures sont devenues de vieilles rosses et nul n’est prêt aujourd’hui à miser un centime sur Kadhafi et ses semblables.

    Les dictateurs doivent partir.

    Les occidentaux doivent dorénavant compter avec les peuples et réviser leur stratégie.

    Les peuples doivent se soulever contre les dictateurs et maintenir la pression sur eux jusqu’à ce qu’ils partent. Ils ne doivent à aucun prix renoncer ou reculer.




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  • Adel
    25 mars 2011 at 18 h 39 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Nos commentaires se télescopent parfois et c’est ce qui fait que la discussion a l’air un peu décousu.

    D’abord un point fondamental : aucun être sensé ne souhaite que des puissances étrangères interviennent dans son pays. Je suis moi aussi totalement opposé à cela. Et je suis également bien trop âgé pour croire encore au Père Noël, cher HOUARI.

    Le monde est ce qu’il est et nous ne devons nous faire aucune illusion : ce monde est dominé par les puissances occidentales, qui disposent de tous les moyens humains, matériels et organisationnels pour cela. Nous sommes totalement désarmés face à eux. Nous n’avons pour le moment que la multitude pour nous.

    Dans le combat qui oppose les peuples aux dictatures, faut-il croire que les puissances occidentales vont rester les bras croisés et voir qui va l’emporter? Ce serait faire preuve de trop de naïveté!

    La question délicate qu’il faut quand même poser est la suivante : dans le combat que mènent les peuples contre les dictatures est-il envisageable qu’une alliance tactique soit passée avec certaines puissances occidentales.

    C’est à ce dilemme qu’ont été confrontés les opposants libyens. Je réaffirme encore une fois que ces insurgés ne sont pas une poignée d’individus. Ils ont rapidement réussi à contrôler une grande partie du pays et de nombreux hauts cadres du régime de Kadhafi les ont rejoints. Contrairement à toi, je ne pense pas que ces cadres soient des opportunistes mais des personnes qui ont un minimum de bon sens et qui ont compris que les choses doivent changer. J’ai suivi la plupart des interventions des représentants de l’opposition libyenne à l’étranger sur Al-Jazeera durant la première semaine du soulèvement et je les ai trouvés à la hauteur. De très loin supérieurs à Kadhafi et son fils qui, à côté d’eux, faisaient figure de voyous de bas étage.

    Si ce n’était la puissance de feu de l’armée PERSONNELLE de la famille Kadhafi (il faut le souligner), l’opposition aurait rapidement pris le contrôle de toutes les villes du pays. A Tripoli, il y avait des jeunes qui sortaient dans les rues harceler les forces de Kadhafi toutes les nuits, mais ces dernières ont réussi, par la force brutale et la terreur, à garder le contrôle de la situation dans la capitale.

    Je suis convaincu que l’opposition avait – et a toujours – le soutien de la majorité de la population. Kadhafi et son fils, en appelant dès les premiers jours à la guerre civile et en demandant à ses troupes et ses fidèles de nettoyer le pays, rue par rue, et maison par maison, sans faire de quartier, a fait clairement fait comprendre à tout le monde que tout allait se jouer sur le plan militaire.

    Que devait faire cette opposition, selon toi? Abandonner la partie face à la puissance de feu de Kadhafi? Renoncer et se faire massacrer? Peut-on reprocher aux insurgés libyens menacés d’anéantissement par Kadhafi d’appeler l’étranger au secoure? Et pourquoi leurs frères arabes et musulmans n’ont-ils pas volé à leur secours? Etant donné que ces derniers n’ont pas levé le petit doigt, peut-on reprocher aux insurgés de ne pas reculer devant le dictateur et d’être prêts à défendre leur révolution bec et ongles? Peut-on leur reprocher de faire appel à la communauté internationale? L’Armée de Kadhafi était au portes de Benghazi, fêtant déjà sa victoire et prête à se livrer au massacre de ceux qui ont osé défier le chef incontesté et sa famille. Comment nous serions-nous sentis, toi, moi et tous les patriotes sincères du Monde Arabe, si cela était arrivé? Est-ce que cela n’aurait pas été une immense trahison et une lâcheté sans nom?

    L’intervention de la communauté internationale n’est certainement pas la meilleure solution, mais dans ce cas de figure et pour les révolutionnaires libyens, c’était cela ou la fin de tous leurs espoirs de mettre Kadhafi et ses enfants dehors.

    Kadhafi ne représente pas le pouvoir de fait, c’est un tyran sanguinaire. Et en parlant de minorité, je me permet de te rappeler que notre Prophète (saws) avait commencé son combat avec une poignée de fidèles et s’était révolté contre le pouvoir de fait. Il a fini par entrer à la Mecque en vainqueur.

    Un tyran est un tyran et la raison dicte à chaque être humain doué d’une conscience de tout faire pour débarrasser la terre de ses méfaits. L’opposition libyenne n’a pas choisi la voie des armes. Cette voie lui a été imposée par le tyran. Elle n’a pas d’autre choix que de résister et de se battre contre l’armée de ce tyran avec courage et sans jamais douter de l’issue de la bataille.

    Amicalement




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  • andalousya
    25 mars 2011 at 20 h 09 min -

    L’irakisation de la Lybie : Le Monde arabe en miettes

    Par Pr Chems Eddine Chitour

    Le 22 mars 2011

    « Un jour, deux bandits sont entrés dans le palais d’Été. L’un a pillé, l’autre a incendié. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits. Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie. Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre.»

    Victor Hugo (Lettre au capitaine Butler)

    17 mars, une date à retenir. Ce jour-là, un pays arabe, en l’occurrence, la Libye, est entré dans l’engrenage de la partition, lâché par les siens, il fait l’objet d’une curée savamment préparée depuis plusieurs mois pour s’emparer de richesses pétrolières (2 à 3 fois celles des Etats-Unis). Comme en Irak, le scénario est bien rôdé, il s’agit cette fois, de protéger les Libyens contre El Gueddafi. Après l’Irak, après la Somalie, après le Soudan voici le tour de la Libye. Nous ne devons nous en prendre qu’à nous-mêmes car si l’impérialisme vient au secours des dissidents qu’il a créés c’est que les potentats arabes n’ont jamais voulu de l’alternance. L’Islam a bon dos d’être défendu par des bras cassés qui en fond de commerce pour se maintenir au pouvoir se réfugiant dans la fatalité en acceptant leur sort sans se battre et sans aller vers la science et la technologie.

    Pour l’histoire, la France et la perfide Albion (l’Angleterre) sont de toutes les expéditions guerrières contre les Etats faibles. En 1856, ils attaquent l’Empire ottoman; prétexte: protéger les minorités chrétiennes. Ensuite, en octobre 1860, ce fut l’attaque de la Chine décrite d’une façon saisissante par Victor Hugo: 1917, le dépeçage de l’Empire ottoman par les sinistres accords Sykes-Picot. En 1956 la France attaque avec son vieux complice de toujours, l’Angleterre, et Israël, l’Egypte. En 1991 elle est dans la coalition contre l’Irak. En 2008, elle est en Afghanistan. Une seule fois elle s’était opposée à l’aventure irakienne de Bush, en vain. La France du président Sarkozy prend la tête d’une croisade – dixit El Gueddafi – contre un potentat arabe, El Gueddafi, au pouvoir depuis 42 ans.

    Les réticences du Monde

    «Il faut savoir que mis à part les pays occidentaux (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France,) les 90% de la planète ne sont pas d’accord avec les frappes. Pour l’Union africaine, la coalition américano-européenne a mis à exécution sa déclaration de guerre à la Libye, en effectuant plusieurs frappes maritimes et aériennes sur le pays, faisant une cinquantaine de morts et près de 200 blessés parmi la population, en application de la résolution 1973 de l’ONU recommandant «des mesures de protection des civils libyens». La France, qui fait de cette offensive une affaire personnelle, appuyée par les Etats-Unis et la Grande- Bretagne, a fait entériner samedi à Paris cette intervention lors d’une réunion de l’Union européenne et de la Ligue arabe, au mépris de la position de l’Union africaine qui entend privilégier la voie diplomatique et appelle à l’arrêt immédiat des hostilités. En effet, la coalition américano- européenne semble avoir décidé de prendre de court le panel africain sur la Libye, formé par l’Union africaine et qui se réunissait ce même samedi à Nouakchott, capitale mauritanienne, pour faciliter un dialogue inclusif entre les différentes parties, sur les réformes nécessaires.»(1)

    De même, rapporte le Nouvel Obs, «l’intervention militaire lancée samedi 19 mars en Libye est loin de faire l’unanimité au sein de la communauté internationale. Les Brics prudents, les grandes puissances émergentes se sont ainsi fait remarquer par leur refus de toute ingérence. La Russie appelle, dimanche, la coalition internationale à cesser de recourir à la force de manière ‘’non-sélective’’ et de faire ainsi des victimes civiles. La résolution de l’ONU a été ‘’adoptée à la hâte’’, avait regretté plus tôt Moscou. ‘’Il faut rapidement arrêter les effusions de sang et que les Libyens entament le dialogue’’, a déclaré samedi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.»(2) «Pékin ‘’exprime ses regrets concernant les attaques militaires contre la Libye’’, indique un communiqué. ‘’Nous espérons que la Libye peut rétablir la stabilité aussi vite que possible et éviter de nouvelles victimes civiles liées à l’escalade d’un conflit armé’’. Et l’Inde qui ‘’regrette’’ dimanche 20 mars les frappes aériennes de la coalition, et ‘’considère avec une grande inquiétude la poursuite de la violence, des conflits et la détérioration de la situation humanitaire en Libye’’. ‘’Il n’y a aucun doute que les intérêts représentent le motif essentiel de cette action militaire, le pétrole en est le carburant’’, écrit le quotidien qui dénonce les ‘’aspects politiques et coloniaux’’ de l’intervention. Au Vénézuéla, Hugo Chavez s’est montré particulièrement offensif jugeant ‘’irresponsable’’ l’intervention armée. La Turquie demande un réexamen des plans que l’Otan prépare depuis des semaines pour la Libye, jugeant que l’intervention armée de la coalition change la donne, rapportent des diplomates de l’alliance. Même La Haut-Représentant de l’Union pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a refusé de reconnaître le CNT (Conseil national de transition) et s’oppose à la zone d’exclusion aérienne.

    Pour l’universitaire allemande, Annette Kaiser, l’Allemagne est réfractaire aux politiques d’interventions militaires communes. Et elle s’est prononcée contre une opération en Libye et contre l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne. On ne peut jamais être certain de ne pas déclencher une guerre civile. (…) On se pose aussi des questions sur la vraie raison de l’intervention en Libye. A-t-elle vraiment lieu au nom des droits de l’homme? Dans ce cas, pourquoi choisir la Libye? Et pas la Côte d’Ivoire? Le Zimbabwe? Il est de notoriété publique que les Etats ne mettent en branle leur puissance militaire que quand leurs intérêts directs sont en jeu…Ce n’est pas les gentils d’un côté et les méchants de l’autre…Depuis l’Allemagne, nous estimons que Sarkozy règle aussi des problèmes de politique intérieure avec la crise libyenne. Son taux de popularité catastrophique dans les sondages, le jeu trouble de la France lors des révolutions tunisienne et égyptienne… La Libye, c’est aussi une belle occasion d’apparaître comme un défenseur des droits de l’homme».(3)

    Même en France, Jean-Marie Le Pen a fermement critiqué la position française, soupçonnant que derrière les motifs humanitaires invoqués se cachent des motivations moins avouables: le contrôle du pétrole libyen. Il a aussi critiqué le rôle joué ces derniers jours par Bernard-Henri Lévy, devenu une sorte de ministre des Affaires étrangères bis.

    L’attaque de la Libye était planifiée depuis plusieurs mois

    Pour Gilles Munier « tout était préparé à l’avance. Sarkozy voulait sa guerre, il l’a – au forceps – grâce à Bernard-Henri Lévy, Alain Juppé, et au gouvernement conservateur anglais. Un exercice militaire de grande ampleur franco-britannique, planifié en trois mois – au lieu de six habituellement – va lui faciliter la tâche. Il est prêt pour attaquer«Southland»…entre le 21 et le 25 mars, un pays affublé d’un «régime dictatorial» au sud de la Méditerranée. Nom de code de l’opération «Southern Mistral», et celui de la première frappe: ‘’Desert Storm’’! Elle est aujourd’hui programmée pour de vrai, quel que soit le nom qui va lui être attribué pour donner le change. Pour attaquer la Libye, donc, il ne manquait que l’habillage diplomatique de l’intervention occidentale, c’est-à-dire la caution du Conseil de sécurité de l’ONU et la constitution d’une coalition comprenant «nos bons vieux amis arabes». C’est fait, en urgence. On s’en souvient: «Desert Storm – Tempête du désert» était le nom choisi en janvier 1991 par le Pentagone, de l’attaque de l’Irak ordonnée par George Bush (père) ».(5)

    « L’opération avait été précédée par un exercice quasi identique à ‘’Southland’’, dirigé quelques mois plus tôt au Koweït, par le général Norman Schwarzkopf. (…) Le colonel El Gueddafi n’est pas un ange, mais on a l’impression d’assister à un copier-coller de la campagne de diabolisation du président Saddam Hussein: le Guide libyen «bombarde son propre peuple» (…) Détail piquant: le Qatar, les Emirats arabes unis participent dans la guerre pour protéger le peuple. Les mêmes qui participent du côté de l’Arabie Saoudite dans l’oppression du peuple bahreïni. Bahrein, Yemen, Libye: un seul combat. Les tyrans du monde réunis contre les peuples en lutte.»(4) «Sur le plan régional, les choses risquent de se compliquer. Si les pétromonarchies du Golfe ne cachent pas leur soutien à l’interventionnisme occidental, la Turquie et l’Algérie, qui partagent une commune méfiance à l’égard de ce retour fracassant de la France sur la scène internationale et maghrébine, se trouvent confrontées à un défi stratégique et diplomatique majeur. Si la Turquie doit faire face à l’hostilité endémique de la France de Sarkozy, violemment opposée à l’entrée de la Turquie au sein de l’UE, l’Algérie sait qu’une intervention française réussie en Libye constituera une menace directe à sa sécurité nationale dans la région du Sahel.»(5)

    Mohamed Tahar Bensaâda comparant les diplomaties turque et arabes décrit la première comme une réussite face à la débâcle de la seconde.

    « Les Occidentaux exultent. (…) La complexité de la crise libyenne, dont les derniers développements militaires sur le terrain laissent présager un enlisement propice à toutes les éventualités, explique les tergiversations dans le camp occidental. Si on laisse de côté les arguments idéologiques pseudo-humanitaires servis dans les médias occidentaux et arabe pour justifier une intervention occidentale, force est de constater que l’interventionnisme occidental, relayé anticipativement par la Ligue arabe, obéit à une grossière logique d’intérêts. Au Bahreïn, où un soulèvement pacifique, qui dure depuis plusieurs semaines, en vue de réclamer une «monarchie constitutionnelle» et des réformes sociales, a été et continue d’être réprimé dans le sang par un régime féodal et autocratique, ni les Américains, ni leurs alliés européens et arabes n’ont décelé de «crimes contre l’humanité» appelant un «devoir d’ingérence humanitaire»… (…)Heureusement, à côté de cette diplomatie arabe pusillanime, une puissance musulmane est en train de montrer une autre voie, alliant réalisme et principes. Dans un entretien accordé à la chaine satellitaire Al Arabiya, le Premier ministre turc, Tayeb Erdogan, a rappelé quelques principes qui devraient guider toute diplomatie arabe qui se respecte ». (6)

    « Avant toute chose, le leader turc a rappelé l’exigence de prendre en considération le désir de changement profond exprimé par les peuples arabes, non sans préciser que ce changement connaîtra des formes et des rythmes propres à chaque situation nationale. Il a réaffirmé la position de la Turquie qui s’oppose à toute intervention étrangère. A cet égard, Erdogan rappelle qu’il a eu un entretien téléphonique avec El Gueddafi, et qu’il lui aurait conseillé de proposer une personnalité consensuelle, en vue de superviser une période de transition préalable à l’instauration d’un régime constitutionnel. (…) Mais si les développements militaires sur le terrain continuent à aller dans le sens d’un enlisement durable et dangereux pour la sécurité et la stabilité de la région, il n’est pas dit que la seule solution qui s’offre aux Américains et à leurs

    une telle éventualité pouvait voir le jour, ce n’est pas seulement la diplomatie turque qui en sortirait renforcée, mais également la diplomatie arabe, qui pourrait ainsi se libérer de la tutelle réactionnaire des pétromonarchies du Golfe.»(6)

    Ce qui se passera ensuite

    Felicity Arbuthnot décrit d’une façon saisissante le devenir de la Libye une fois normalisée. Ecoutons-la:

    « Le bombardement de la Libye va commencer le jour – ou à un jour près – du huitième anniversaire du début de la destruction de l’Irak, Il y aura de nombreuses «erreurs tragiques» et autres «dommages collatéraux» de mères, pères, enfants, bébés, grands-parents, écoles pour les sourds et muets, etc. etc. Les infrastructures vont être détruites. L’embargo restera en place; et rendra la reconstruction impossible. L’Angleterre, la France et les USA décideront que le pays a besoin d’être «stabilisé», qu’il faut «l’aider à reconstruire». Ils arriveront et prendront la direction des installations et des champs de pétrole; au début, les Libyens seront un problème accessoire puis ils deviendront vite «l’ennemi» des «insurgés», on leur tirera dessus, ils seront emprisonnés, torturés, victimes de toutes sortes d’abus -et un «gouvernement» fantoche, ami des USA, sera mis en place. Les envahisseurs accorderont à leurs firmes des contrats pour la reconstruction, l’argent -qui sera sans doute prélevé sans compter sur les actifs gelés- disparaîtra et le pays restera largement en ruines. (…) Que dire de cet «effroi et stupeur» qui attend la Libye? Honte sur la France, honte sur l’Angleterre, les USA et sur l’ONU qui prétend: «…. protéger les générations suivantes du fléau de la guerre». Les noms de ces pays et de l’ONU seront inscrits avec le sang de leurs victimes: chaque corps brisé, chaque enfant estropié ou réduit en bouillie, chaque veuve, veuf ou orphelin, sur chacune de leurs tombes. (…) Avec le temps, nous apprendrons qui a intrigué, soudoyé, déstabilisé et sans doute que peu de gens seront surpris de ce qu’ils découvriront. Mais il sera trop tard, la Libye sera depuis longtemps détruite et sa population éperdue se sera enfuie ou aura été déplacée. Quand on a affaire aux «libérateurs» il faut faire attention à ce qu’on dit. Dans six mois à peu près, la plupart des Libyens, regretteront amèrement les 40 dernières années de pouvoir quelles que furent ses imperfections.»(7)

    Tout est dit, l’irakisation, prélude à la partition, est inéluctable. Pourtant, si on mobilise l’intelligence. Le pétrole arabe doit appartenir à la jeunesse arabe, nous avons une occasion unique dans l’histoire de faire revivre notre civilisation en faisant notre mea culpa et en allant à marche forcée vers le progrès comme le fait l’Indonésie, la Turquie et surtout l’Iran qui est du point de vue scientifique un exemple à suivre. Débarrassons-nous des scories du mimétisme, restons éveillés, ce qui arrive à la Libye risque de nous arriver,(8) prenons les bonnes décisions avant que cela ne soit trop tard.

    Pr Chems Eddine Chitour : Ecole Polytechnique enp-edu.dz




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  • Adel
    25 mars 2011 at 21 h 19 min -

    @M.J.

    J’aimerais juste ajouter qu’en Libye, on ne peut accuser l’opposition ni de régionalisme, ni de tribalisme, ni d’«islamisme». Tous les Libyens sont pieux et font leurs prières à la mosquée (je l’ai constaté sur mon lieu de travail et ailleurs). Ils sont tous parfaitement arabisés, y compris les amazighophones (qui sont proches de nos compatriotes du M’zab). Je n’ai jamais eu connaissance de chefs de tribus faisant allégeance à Kadhafi, même s’il y a une certaine solidarité de clan, tout comme chez nous. Lorsqu’on a un problème, on cherche quelqu’un de bien placé originaire de sa famille, son clan, ou sa région. Les tribus n’ont cependant pas la même consistance et le même poids qu’en Arabie Saoudite, en Irak ou en Jordanie. Kadhafi, avec son système de «jamahiriyya» a, tout comme Boumédiène et son «socialisme», cassé toutes les valeurs traditionnelles de la société libyenne bédouine (sans connotation péjorative) pour les remplacer par l’égoïsme, l’hypocrisie, la tricherie, la course à l’argent facile et la mentalité de rentiers assistés.

    Le peuple libyen (6 millions ) est un peuple beaucoup plus homogène et soudé que le peuple algérien. Une seule famille est de trop en Libye : celle de Kadhafi. La Libye se portera certainement beaucoup mieux sans elle.

    Amicalement




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  • W A H I D
    25 mars 2011 at 22 h 54 min -

    La mauvaise expérience de L’irak après Saddam, le mensonge des occidentaux selon lequel les iraniens sont responsables de l’échec de l’Irak, et qui sont derrière la manipulation des chiites Arabes pour déstabiliser le monde arabe sunnite, les arabes et les musulmans ne sont pas dupes, ce même discours est repris ces jours-ci dans ce qui se passe au Bahreïn, pendant la guerre civile au Liban ce même discours a alimenté la haine et provoqué les déchirements ethniques au Liban hier et qui dure jusqu’à aujourd’hui, ceci devraient pousser les arabes a réviser leur politique envers l’occident et l’Iran sur ce point.

    Ce qui s’est passé en Tunisie, en Égypte, c’était une volonté populaire pour se débarrassé des régimes autocratiques, malheureusement les occidentaux et leur relais sur place, tentent de récupérer le mouvement, confisquer la victoire au prix de martyres pour reconfigurer un système pro-néocolonialistes ou pro-occidentale au détriment du bien être du peuple qui s’est révolté.

    Les opération militaires sous l’égide de ONU pour protéger les civiles Libyens ne devrait pas servire de prétexte pour une colonisation de fait, l’exemple Irakien, et Afghan sont des illustration vives de projets néocolonialistes, les révolutionnaires devraient en être conscient des manœuvres de ces puissances venus soit disant pour secourir les pauvres arabes.

    La démocratisation sous le feu, la reconstruction après la destruction systématique sous prétexte de déloger des dictateurs n’est pas acceptable.

    L’Algérie, est voisine de la Libye, les libyens sont nos frères, nous avons beaucoup de choses en commun et nous partageons le passé , le présent et le future, nous avons des intérêts aussi économiques, cette proximité géographique, nous dicte; le devoir et le droit de repousser tout dangers ou projet colonialiste même sous l’égide d’une organisation des nations unies ceci s’applique a l’ensemble du monde Arabes. Le peuple arabe s’est révolté non pas pour être colonisé mais plutôt pour se libérer de l’autocratie alliée des receleurs occidentaux, qui ont participé sous couvert des relations et coopérations économiques a piller les richesses.

    Nous algérien, nous avons payer lourdement le prix de notre décolonisation, les receleurs français doivent savoir que nous ne apprécions pas leur interventionnisme dans la région au delà du mandat de l’ONU, de sécuriser les civiles libyens, et de freiner les folies meurtrières de Kaddafi, Napoléon Bonaparte doit connaître ces limites.

    Les pays du Maghreb devrait être en mesure de pacifier la Libye, aider a stabiliser la Tunisie et l’Egypte, pour éviter que ce mouvement de révolte populaire ne soient manipulé et récupérer par les puissance Usa, Ue et revenir a la case départ.




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  • W A H I D
    25 mars 2011 at 23 h 18 min -

    ALORS QU’ELLE RECONDUIT LA MARCHE POUR CE SAMEDI A ALGER
    La CNCD-partis politiques préconise la mise en place d’un Conseil national de transition

    Ce monsieur a n’importe quelle prix veut être le PRESIDENT, il oubli que l’Algérie a sacrifier UN MILLION DE MARTYRES pour sa décolonisation, qu’elle n’est pas prête de revoir NAPOLEON BONAPARTE débarquer a Alger.

    Résolument, c’est un homme très dangereux, hier il s’est associés aux Généraux pour mener le pays vers la guerre civile et aujourd’hui je ne sais ce qui se passe dans son esprit, un mélange de haine, de rancœur, une ambition demeurée.
    U R G E N T

    PREMIER MEETING DE LA CNCD-BARAKAT A ALGER
    « Il y a un plan pour détruire la nation algérienne »

    Je crois résolument qu’il y a quelque choses qui se trame dans ce sens.

    La follies des hommes.




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  • Afif
    25 mars 2011 at 23 h 44 min -

    @ Adel :

    Je viens de tomber sur ce forum que je n’ai pas eu le temps de lire auparavant.

    Je partage entièrement ton point de vue.

    En confirmation de cela, je dis qu’entre deux Chaiatines, et à contrario de ce qu’a dit MJ, le Chitane arabe est plus dangereux que le Chitane occidental. Entre deux dangers, il faut choisir le moindre. Le Chitane arabe n’a pas de contre-pouvoir, il est doté d’un pouvoir absolu. Par contre, le Chtinane occidental n’est pas seul à exercer le pouvoir, il doit rendre compte à d’autres forces au sein de son propre pays, des forces qui ont été souvent à côté de nos peuples.

    Enfin, il faut compter avec la volonté de libération de nos peuples et leur détermination à ne pas se faire voler leur révolution : Sarkosy l’a très bien compris et a fait le bon choix, on ne peut pas le lui reprocher, il ne fait que défendre les intérêts de son pays. Mieux que d’autres dirigeants européens.

    La Turquie a fait une grave erreur d’appréciation au début de l’intervention de l’ONU, depuis, elle a compris son erreur et appuie l’intervention.

    Les pays d’Amérique Latine commettent une grave erreur en proposant un dialogue inter-libyen : c’est une bouée de sauvetage qu’exploite criminellement le pouvoir de fait libyen et qui ne fera que prolonger le conflit. Alors que le peuple libyen n’a qu’une exigence : Khadafi, dégage.




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  • M.J.
    26 mars 2011 at 0 h 25 min -

    @Adel.

    C’est effectivement un dilemne en Lybie. Etre pour ou contre la dictature de Kadhafi, ne pose pas de véritable problème de choix à quiconque à priori. Mais seulement à priori. Car quand on approfondit on voit les choses autrement.

    Etre pour ou contre l’opposition en Lybie ne pose également de problèmes de choix, toujours à priori.

    C’est quand il s’agit d’une opposition qui non seulement est armée (par qui ?, quand ? comment ?) mais qui également déclenche une guerre civile et se met sous la bannière de l’ancien ministre de kadhafi, qui lui aussi ne pourra qu’être un dictateur qui s’est aurtoproclamé comme Kadhafi, lequel à son tour se met sous la bannière de l’occident de suite.

    A savoir si les choses n’étaient pas préparées déjà depuis bien longtemps longtemps, dans les officines occidentales et les défections planifiées et mesurées, ce qui ne serait pas du tout impossible. Il ne s’agirait dont que d’une mise à exécution d’une action programmée à un moment clé.

    En Tunisie la révolution n’a conduit à…rien de nouveau…encore, sauf que l’armée pilotée par l’occident, s’est redoré le blason sans rien faire finalement. En Egypte c’est le même scénario.

    Et si ces gouvernements d’occident voulaient vraiment le bien des Lybiens, pourquoi n’interviennent il pas au Yemen et au Bahrein à Ghaza ? Alliances avec l’Arabe Saoudite et mic mac. Par contre ils élèvent le ton quant à la syrie.

    Tu me permettra de préférer la dictature interne à la dictature des marionnettes du capital mondial surtout lorsqu’elle est plus ou moins juste comme celle de Kadhafi qui quand même distribue pas mal de revenus des ressources pétrolières à son peuple, de toute manière plus qu’aucun autre pays arabe de nature pétrolifère..

    D’autre part et pour ne pas passer pour xénophobe, ce ne sont pas les peuples occidentaux que je ne souhaite pas voir intervenir chez nous, ce sont leurs dirigeants que le capital désigne et fait plébisciter dans des desseins qu’il arrête préalablement.

    Tu sembles te focaliser sur Kadhafi et de son pouvoir alors que je parle d’autre chose. Je veux parler de l’optique d’action de la résistance. Chasser le dictateur, OK. Opérer pour enlever un Kyste, c’est d’accord ! Mais dans l’opération tuer le malade (la Libye) est ce juste ?

    Surtout si on doit pour ça utiliser du matériel non stérilisé et plein de germes qui vont proliférer et se répandre dans le voisinage.

    Le précédent qui est créé en Libye est très grave. Il s’agit ni plus ni moins que d’un coup d’Etat assité et épaulé de l’étranger. Tu me dis que Kadhafi n’est pas légitime. Il l’était sur le plan du droit interne et international. Sinon à Bahrein aussi et au Yemen et en Syrie et en Grèce etc…le pouvoir n’est plus légitime puisqu’il y a révolte. Alors si dès qu’il y a révolte on dit que le pouvoir n’est pas légitime…rien de stable ne reste. Car la stabilité des pays en droit passe avant la légitimité. C’est la stabilité qi procure la sécurité au plus grand nombre et cette guerre civile qui commence ne fait qu’ouvrir une brèche devant des évènements qui toucheront tout le nord de l’Afrique et peut être au dela.

    Ce qui légitime l’action des insurgés c’est le fait de la dictature de Kadhafi et également le fait qu’il ne soit pas légitime. Qui est légitime dans le monde arabe ? Pourquoi spécialement Kadhafi ? C’est le fait qu’il se soient révoltés qui le rend illégitime ? Et au Yemen, en Syrie, en Grèce il n’y a pas longtemps, en Palestine, au Bahrein ? Ne sont ce pas des révoltes ? C’est le fait qu’il y ait eu des morts ? Et dans les pays précités n’y a t il pas eu de morts ?

    La démocratie suppose la liberté et la souveraineté populaire. Les gouvernants occidentaux consentiront ils à permettre aux peuples de la rive sud de prendre leur liberté et de ce fait de s’opposer à leurs intêrêts dans la région ? Et si eux le permettent, leur sponsors argentés, permettront ils de voir leurs sous se diluer et leurs fiances menacées par les peuples de la rive sud ? Déjà qu’ils ont des problèmes avec leurs propres peuples ces argentiers qu’ils se sentent très déstabilisés. Ils doivent exporter cette instabilité s’ils ne veulent pas que leur marmite éclate. La Lybie est une bonne soupape. Car si la rive sud s’émancipe, l’instabilité grandira en occident.

    Amicalement.




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  • Afif
    26 mars 2011 at 0 h 28 min -

    Dépêche AFP 25 mars 2011 :

    « A Benghazi, des milliers de personnes se sont rassemblées pour la prière du vendredi, défendant ardemment les frappes aériennes entamées le 19 mars.

    L’imam Wanis al-Mabruk al-Fisay a remercié les pays de la coalition, et assuré que les opérations n’avaient rien d’une « croisade ». « Ce n’est pas une guerre chrétienne », a-t-il insisté. « Les avions protègent nos femmes et nos enfants à notre demande ». »

    Evitons d’être les tuteurs du peuple libyen, car il s’agit bien du peuple libyen et non d’une tribu de Benghazi qui se trouverait disséminée comme par hasard à l’Est et à l’Ouest de la Libye, à Misrata, à Zaouia, à Zouara et dans les montagnes amazighophones de Ifren et Zenten.




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  • Adel
    26 mars 2011 at 1 h 13 min -

    @WAHID

    Bonjour,

    « Les pays du Maghreb devrait être en mesure de pacifier la Libye, aider a stabiliser la Tunisie et l’Egypte, pour éviter que ce mouvement de révolte populaire ne soient manipulé et récupérer par les puissance Usa, Ue et revenir a la case départ. »

    Par pays du Maghreb, vous entendez l’Algérie de boutewfiqa et le Maroc de M6, peut-être?

    Je crains fort, mon cher WAHID, que ce soit le peuple algérien qui ait besoin d’aide, pas le peuple tunisien…

    Cordialement




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  • LE PETIT RAPPORTEUR
    26 mars 2011 at 1 h 41 min -

    Mesdames, messieurs.

    Voici, ci après, une grille de lecture intéressante de par son contenu qui remettra en question à plus d’un, les certitudes de ce nous croyons savoir des tenants et des aboutissants de ce qui se joue sous nos yeux. Arrêtez-nous un instant, prenons donc le temps, ne serait-ce que par esprit de curiosité, de le lire dans son entier, d’y réfléchir, de retenir et enfin de réagir en notre âme et conscience. Après cela, libre à chacun de retourner vers son quotidien mais, sans dire qu’il ne savait pas.

    Le texte étant trop long à reproduire dans son entier, je ne citerai donc que quelques passages choisis par moi.

    Bien entendu, cette source d’informations n’est pas la seule, loin s’en faut. Il appartient à chacun de nous de traquer, de débusquer par des recherches assidus sur le Web ces données occultées par la grande presse internationale aux ordres de la finance.

    MONDIALISME

    LA FIN PROGRAMMEE DE LA DEMOCRATIE.
    1/ – Le pouvoir a déjà changé de mains 2/ – L’illusion démocratique 3 /- La disparition de l’information 4 /- Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde 5 – Les attributs du pouvoir 6 – La vraie réalité de l’argent 7 /- Le point de non-retour écologique 8 /- La destruction de la nature 9 /- Les alternatives de la dernière chance 10 – /2000 ans d’Histoire.

    1
    Le pouvoir a déjà changé de mains.
    Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.
    Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.
    Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états.
    A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

    Voici une liste(1) des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.
    Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.
    Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars

    General Motors 178,2 Singapour 96,3
    Danemark 161,1 Toyota 95,2
    Thaïlande 157,3 Israël 92
    Ford 153,5 General Electric 90,8
    Norvège 153,4 Philippines 83,1
    Mitsui & Co 142,8 IBM 78,5
    Pologne 135,7 NTT 77
    Afrique du Sud 129,1 Axa – UAP 76,9
    Mitsubishi 129 Egypte 75,2
    Royal Dutch Shell 128,1 Chili 74,3
    Itoshu 126,7 Irlande 72
    Arabie Saoudite 125,3 Daimler-Benz 71,5
    Exxon (Esso) 122,4 British Petroleum 71,2
    Wall Mart 119,3 Venezuela 67,3
    Ford 100,1 Groupe Volkswagen 65,3
    Grèce 119,1 Nouvelle Zélande 65
    Finlande 116,2 Unilever 43,7
    Marubeni 11,2 Pakistan 41,9
    Sumimoto 109,3 Nestle 38,4
    Malaisie 97,5 Sony 34,4
    Portugal 97,4 Nigeria 29,6

    Ensemble des 5 plus grandes firmes 526,1
    Proche-Orient et Afrique du Nord 454,5
    Asie du Sud 297,4
    Afrique Sub-Saharienne 269,9
    Chiffres 1999
    Sources: Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),Courrier International, Le Monde Diplomatique

    Le pouvoir n’y est plus de type représentatif ou électif, et il n’est plus localisé géographiquement (contrairement aux tribus, aux royaumes, et aux états-nations).
    Il est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier et la production des marchandises. Les instruments de ce pouvoir sont le contrôle de la technologie, de l’énergie, de la monnaie, de la culture et de l’information.
    Comme tout nouveau pouvoir, il s’érige en remplacement du pouvoir précédent, voué à disparaître selon lui.
    Enfin, ce nouveau pouvoir est mondialiste, planétaire. Il n’a donc ni alternative, ni échappatoire. Il constitue un nouveau niveau d’organisation de la civilisation, une sorte de super-organisme mondial.

    Le MONDIALISME est une IDEOLOGIE TOTALITAIRE en lui-même. Il s’organise au bénéfice d’une hyper-élite et son orientation néolibérale sauvage actuelle a engendré un nouveau type de totalitarisme, la marchandisation intégrale des êtres vivants, la destruction progressive de la nature, et des formes inédites d’esclavagisme de peuples entiers.

    Note : (1) Cette liste ne mentionne pas, et c’est bien dommage, les grands groupes bancaires internationaux. Par exemple, les Rothschild, les Rockefeller, les J.P.Morgan, les Goldman Sachs, etc.
    Le chapitre N°6 « la vraie réalité de l’argent » nous éclaire bien sur les malversations colossales du système financier privé mondial.

    Source : http://www.syti.net/Topics2.html




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  • NEDJMA
    26 mars 2011 at 3 h 20 min -

    Bravo Adel,pour toutes les interventions justes.
    À mon avis c’est le même scénario qui est entrain de se jouer en syrie, soulèvement populaire, représsion féroce et le régime acculé provoquera une guerre civile,que faira l’occident? comment va réagir l’iran allié du régime? à suivre.




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  • OrO
    26 mars 2011 at 10 h 58 min -

    Un article à méditer du quotidien israélien Haaretz:
    Caution: Middle East under construction
    The struggles for survival of Libyan Col. Muammar Gadhafi, Syrian President Bashar Assad and their counterparts elsewhere herald the last days of the Sykes-Picot agreement from World War I, which in effect divided the region of the Middle East into separate states. Now it is apparent that maps drawn in the coming years will show new or renewed independent states such as South Sudan; Kurdistan; Palestine; maybe also Cyrenaica in eastern Libya; the Western Sahara, which will no longer be in Moroccan hands; reconstructed Southern Yemen; and Gulf states that will separate from the United Arab Emirates. It’s even possible that there will be a split in Saudi Arabia between « the state of the holy sites » in the Hejaz and the petroleum powers in the east, and of Syria into Sunni, Alaouite and Druze states. The basis for these divisions will be implementation of the principle of self-definition of nations and tribes, which until now unwillingly and without any alternative have been wrapped up together in the same national package with their foes.

    The foreign policy of Israel, even before statehood, has always been built upon the rivalries of Arab and Muslim neighbors. Furthermore, pan-Arab and pan-Islamic unity has relied to a great extent on hostility toward Israel, which for its part has preferred the separatism and nationalism of its neighbors. The more states there are in the region in the future, the easier it will be for Israel to maneuver among them. The borders in the Middle East were determined between 1916 and 1922 in negotiations involving the European powers, conducted in majestic palaces by officials wearing suits and ties. Those borders are being redrawn in the 21st century by force, by wars and by popular uprisings. This began with America’s invasion of Iraq eight years ago, which crushed the central regime and created de facto ethnic enclaves. It continued with the Israeli withdrawal from the Gaza Strip, which led to the establishment of a de facto state controlled by Hamas, and later with the referendum on the partitioning of Sudan at the end of a long and cruel internecine war there. The process has been accelerated with the recent revolutions in the Arab countries, which are still in their early stages and have already led to a war in Libya. In his new book « How to Run the World » (Random House ), which was published just before the uprisings in Tunisia and Egypt, Parag Khanna, a researcher at the New America Foundation, predicts a world comprising 300 independent, sovereign nations in the next few decades, as compared to about 200 today. At the basis of this fission is what Khanna has called « post-colonial entropy »: Many states have developed from former colonies, he observes, and since their independence have « experienced unmanageable population growth, predatory and corrupt dictatorship, crumbling infrastructure and institutions, and ethnic or sectarian polarization. » Exactly the same reasons can be used to explain the current vicissitudes in the Arab countries.

    In many cases, writes Khanna, current borders are the cause of internal strife – for example, in failed states like Yemen, Pakistan and the Democratic Republic of Congo. In his view, the wars in Afghanistan and Iraq are not « America’s wars, » but rather « unexploded ordinance left over from old European wars, with their fuses lit on slow release. » America is not to blame for the Congress of Berlin in 1884, which divided up Africa without taking its inhabitants into account, or for the British partition of Pakistan and Afghanistan. But America – together with the other powers – can and must help today with solving the resultant problems. Nor only by drawing up new borders or in votes at the United Nations, but also by building infrastructures that will provide sound economic foundations to the new countries, and will free them from dependence on powerful neighbors like Turkey and Israel.

    In the early 20th century, the Western powers controlled Asia and Africa and identified a wealth of assets in the Middle East. In 1916, Sir Mark Sykes and Francois Georges-Picot – a British official and a French diplomat, respectively – drew up an agreement on behalf of their governments describing a tentative division of the Ottoman Empire, which was fighting alongside Germany against the Allies. The document and map they came up with were theoretical and the chances they would be implemented seemed slight: The Turks were still far from defeat and the Western armies were bleeding along Europe’s western front. In essence, Sykes’ and Picot’s governments coveted Syria and most of Palestine for France, and what was later to become Iraq for Britain. In his fascinating book « A Peace to End All Peace » (1989 ), American historian David Fromkin describes how the great powers shaped the map of the Middle East in World War I and thereafter. According to Fromkin, the anti-Semitic view that the Jews had the ability to influence those powers and foment conspiracies underlay the diplomacy of the Western countries, which hoped to harness Jewish might on their behalf.

    After reaching the agreement with Picot, Sykes was about to set out for Saint Petersburg, the capital of the czarist empire, to present the details to the Russians – who had always wanted to gain control of Istanbul and have access to the Mediterranean Sea. En route, Sykes met Capt. William Reginald Hall, head of Royal Naval Intelligence, in London and showed him his map. Hall told him Britain should send its forces to Palestine and only then would the Arabs switch to its side in the war. « Force is the best Arab propaganda » to use when dealing with the Arabs, the intelligence officer explained to the diplomat. (Or translated into our present-day Israeli lingo: « The only thing the Arabs understand is force. » )

    Sykes was convinced the agreement he had concocted with the French would satisfy Sharif Hussein of the Hejaz, the progenitor of the Hashemite dynasty, who sought independence for his people from the Ottoman Empire in exchange for support of the British. And then Hall surprised his British interlocutor by introducing a new factor into the power equation: The Jews, he said, had « a strong material, and a very strong political, interest in the future of the country. » Sykes was dumbstruck. He had never heard of Zionism before then. He rushed to a meeting with the Jewish minister in the British war cabinet, Herbert Samuel, for an explanation. This was the start of the process that would lead later to the Balfour Declaration, the conquest of Palestine, the establishment of the British Mandate, and the appointment of Samuel as its first high commissioner. At this point were sown the seeds of Arab anger at the Western powers, which had dismantled and then reassembled nations and states in the Middle East and promised Palestine to the Zionists.

    The final borders in the Middle East were set by then-Colonial Secretary Winston Churchill at the Cairo Conference in 1922, which separated Transjordan from the boundaries of the Palestine Mandate. The Israeli right mourns that « tearing apart » to this very day.

    With the end of colonialism, maintenance of those borders constituted the basis of political order in the region, even though it left many peoples unsatisfied – for example, the Kurds, who were split up among Iraq, Turkey, Syria and Iran. The reaction to colonialism was Egyptian leader Gamal Abdel Nasser’s pan-Arabism, which reached its peak in the union of Syria and Egypt (the United Arab Republic ) at the end of the 1950s, though it did not last long. Now, nearly 100 years after the talks between Sykes and Picot, the United States’ withdrawal from Iraq will afford the Kurds a chance for independence, despite Turkey’s opposition. For their part, the Palestinians are working on international recognition for their country by this coming summer, despite Israel’s objections. Other « artificial states » like Libya, which was made up of three former Italian colonies, as well as Yemen, Syria, Jordan, Bahrain, Oman and Saudi Arabia, could all disintegrate. In all of them there is serious internal tension among tribes and groups or a minority government imposed on the majority. Yemen was divided in the past and could once again split into north and south. In Saudi Arabia, distances are vast. But how is it possible to partition Jordan, where the Bedouin and the Palestinians are mingled? The redrawing of borders is not a panacea.

    Meanwhile, the war in Libya is splitting it de facto between Cyrenaica, the bastion of the rebels in the east, and Tripolitania, under Gadhafi’s control. The Western powers’ entry into the war on the side of the rebels shows they want to create a protectorate under their influence adjacent to the border with Egypt, which is at risk of becoming an Islamic republic hostile to the West. It is hard to find any other strategic rationale for the decision to become involved in Libya. The battles between the British forces and Rommel’s in World War II were fought exactly in those same places and had the same aim: protecting the eastern flank of Egypt and the Suez Canal. Rommel and Montgomery fought there well before oil was discovered in Libya.

    The West, like Israel, prefers a fragmented and squabbling Middle East and is fighting on several fronts against pan-Arabism and pan-Islamism led by Osama bin Laden (and, in different ways, also by Iranian President Mahmoud Ahmadinejad and Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan ). Therefore, it is possible to assess that the West will not try to thwart the process of fission in the countries of the region, but rather will contribute to it.

    Israel is directly involved in the struggle over the establishment of an independent Palestine and the shaping of its borders, and would be significantly affected by the disintegration of its neighboring states, chiefly Jordan, Syria and Saudi Arabia. A smart Israeli policy, which correctly identifies the opportunities inherent in the emergence of new states and knows how to take advantage of these opportunities, will be able to leverage the inevitable process to reinforce Israel’s power and influence in the region.
    Aluf Benn.Haaretz.
    Notez bien le parallèle dressé par l’auteur de l’article entre les accords de Sykes-Picot de 1916 et la période actuelle.En 1916 aussi,les arabes du Moyen-Orient excédés par la corruption et la tyrannie des dirigeants ottomans étaient prêts à s’allier avec le diable pour les en débarrasser,et c’est ce qu’ils ont fait à travers la « grande révolte arabe ».Le résultat a été la mise sous tutelle de la France et de l’Angleterre de toute la région et sa partition,la création d’Israel,la guerre Iran-Irak,l’invasion irakienne du Koweit en 1990 etc…
    Loin de moi,l’idée d’accréditer la thèse que ces révoltes sont manipulées par des puissances impérialistes,mais elles risquent de le devenir si les forces d’opposition de ces pays tombent dans le même piège que le Shérif Hussein en 1916.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    26 mars 2011 at 12 h 51 min -

    Good morning Libya!

    Plus de 350 avions engagés dans les raids contre les forces de Kadhafi 25/03/2011
    Plus de 350 avions de la Coalition sont impliqués dans les opérations aériennes, en Libye, dont un peu plus de la moitié sont américains, a annoncé un haut responsable du Pentagone, le vice-amiral Bill Gortney. Ce chiffre comprend les chasseurs-bombardiers, les avions-ravitailleurs, mais aussi, les Awacs, avions de brouillage électronique et de reconnaissance, selon le vice-amiral.

    Cela nous rappelle la « blitzkrieg » nazie et les heures les plus noires de la seconde guerre mondiale : un engagement implacable de toute leur puissance offensive.

    Avec les Américains, les Irakiens eurent droit au « schock and awe » (choc et effroi) du cynique Donald Rumsfeld et d’Uncle Ben Powell.

    Un massacre humanitaire.

    Afghanistan : pour un Ben laden tenu pour responsable du drame du 11 Septembre 2001 à New-York par les USA, combien de milliers de morts, de blessés, de destructions massives en Afghanistan désormais sous occupation US ?

    Irak : Pour un autre dictateur (chez lui) ex-allié de l’Occident, combien de millions de morts et de blessés, de millions de refugiés, de destructions massives (la ville de Fallujah détruite et sa population assassinée) ?

    Lybie : Pour un dictateur (hier allié de l’Occident), combien de Libyens innocents vont mourir et l’Etat libyen y survivra t-il ?

    Who next ? A qui le tour ? Certainement pas l’entité sioniste , « l’Etat le plus morale et la plus grande démocratie au Proche-Orient » (dixit BHL). Cette machine de guerre infernale qui massacre, terrorise et affame les Palestiniens dans la plus parfaite impunité. Cette Nakba Sharoniarde sûre d’elle-même et dominatrice qui défie depuis toujours la « communauté internationale ».




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  • W A H I D
    26 mars 2011 at 15 h 13 min -

    @adel

    Bonjour,

    C’est ce que je crois et je m’explique.

    Les pays du Maghreb DEVRAIENT être en mesure de pacifier la Libye, aider à stabiliser la Tunisie et l’Egypte, pour éviter que ce mouvement de révolte populaire ne SOIT pas manipulé et récupéré par les puissance Usa, Ue et revenir a la case départ sous influence étrangère( Napoléon Bonaparte aussi a voulu édifié sous les coups de canons le royaume arabe au 17 ième siècle, Bush au 21 ième Siècle avait aussi sa doctrine de remodelage du Grand Moyen-Orient)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Protectorat
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonisation
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Moyen-Orient.

    J’ai utilisé l’imparfait avec des fautes de conjugaison.

    J’ai utilisé pays, sous entend le peuple, je ne parle pas des régimes malades, corrompu, sous traitants des occidentaux, et je crois que vous sous estimez le pouvoir des peuples arabes de décider de leur devenir, figurez vous que des manifestations populaires et pacifiques, dans les rues arabes de casa a Sanaa peuvent faire reculer les dangers de récupération et de manipulation et les tentatives de contenir la révolte de la rue ARABE par ces puissances étrangères interventionnistes politiques, et néocolonialistes, ils le disent haut et fort, nous voulons être aux commandes des changement qui s’opèrent dans le monde Arabes, alors qu’ils soutenaient dans un passé récent les dictateurs de ces même états dans leur politiques répressives.

    Pour clarifier mon commentaire, l’interventionnisme politique de l’alliance, Usa, Uk, France est venu faire capoter les révolutions arabes et vous allez vous rendre compte lorsque ces pays font s’installer définitivement en Libye pour freiner cet élan de contestations.

    Les craintes des occidentaux sont réelles face aux révoltes Arabes car en premier lieu elles menacent les intérêts des occidentaux a courte terme et la sécurité de l’état d’Israël a long terme, la Palestine est au cœur de cette revote du monde Arabe de Casablanca a Sanaa en passant par Bagdad, ce n’est pas perceptible aujourd’hui mais ceux qui vont gouverner le monde arabes demains s’ils échappent au contrôle et au cantonnement par puissances interventionnistes politiques , risquent de surprendre ce beau et gentille monde ?.

    Des manifestations dans les rues arabes, Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, similaire a celles qui ont détrôner, Ben Ali, Moubarak peuvent faire reculer les menaces de contenir la révolte arabes par ces pays sous l’égide de ONU pour préserver leur intérêts économiques et leur renforcer leur positon géostratégique. J’ai déjà lu sur ce LQA, il y a quelques mois les craintes de intervenants sur ce même site web, de voir des bases militaires dans la région du sahel et aujourd’hui j’aurais aimer en lire sur ce sujet!!!!!!!.

    Cordialement

    W A H I D




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  • Salah Bouzid
    26 mars 2011 at 15 h 23 min -

    On ferait mieux de reconnaitre le Conseil National Libyen comme représentant du peuple libyen. Qaddafi et son gouvernement n’ont plus de légitimité.




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  • W A H I D
    26 mars 2011 at 17 h 00 min -

    @ Adel

    Si jamais l’alliance échoue dans son mandat, la Libye ne serait pas pacifiée, la Tunisie et l’Egypte stabilisés et l’élan démocratique conforté, le mouvement la ou, les protestataires n’ont pas encore détrônés leur dictateurs; entre autres, le Yémen, la Syrie, l’Algérie vont subir un coup fatal, l’élan sera affaiblit, et les espérances anéanties, je crois profondément que les pays de l’alliance ont ces objectifs inavoués, ils ne croient pas a une possible démocratisation du monde Arabes, et ce n’est pas dans leur intérêt immédiat de voir un bloc de Casa a Muscat en passant par Bagdad et Sanaa démocratiquement unie, cela mettrait leur intérêts en danger, dans la région particulièrement en Irak, Golf persique, et menacerait le projet expansionniste sioniste en Palestine.

    W a h i d




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  • W A H I D
    26 mars 2011 at 18 h 31 min -

    U R G E N T

    12 heure de l’EST

    OBAMA, précise la position des USA au sein de la coalition, les opérations s’inscrivent strictement au mandat voté par l’ONU, a savoir protéger les civiles libyens.

    Cela sous entend que d’autres membre de la coalition souhaitent aller au delà de ce mandat, je crois Napoléon Bonaparte ambitionne un peu trop, et je ne crois pas que les Américains vont le laisser faire, confisquer la révolte du peuple libyen.

    C’est évident David Cameron, va suivre.

    W A H I D




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  • Adel
    26 mars 2011 at 19 h 15 min -

    @WAHID

    Bonjour,

    Sincèrement, je ne vois pas comment le peuple algérien, qui cherche encore sa voie vers le changement, pourrait aider le peuple tunisien qui a réussi à chasser le dictateur Benali et se trouve à un stade plus avancé dans le processus de construction de l’État de droit.

    Pour ce qui est de la stratégie des puissances occidentales dans le Monde Arabe, je pense que les choses ne marchent pas de manière mécanique et simplifiée comme on a trop tendance à le dire. Ces puissances ont certainement des intérêts à protéger. La sécurité énergétique, entre autres.

    Je ne crois pas à la thèse qui dit que les soulèvements actuels ont été planifiés et sont dirigés par ces puissances. Je crois qu’il y a une dynamique de changement qui a pris naissance indépendamment de la volonté des Occidentaux. Ces derniers ont des experts qui étudient tout ce qui passe dans le monde et élaborent leur stratégie en conséquence. Ils savent que l’ère des dictatures est révolue, comme ils avaient compris dans les années 50 et 60 que l’ère du colonialisme était révolue.

    Quelle devra être l’attitude des nouveaux États du Monde Arabe qui, nous l’espérons, seront plus démocratiques et respectueux des droits humains que ceux qui sont en train d’être démantelés, à l’égard de ces puissances occidentales? Je pense que toute la stratégie des puissances occidentales sera révisée afin de tenir compte de la nouvelle donne. Le problème de la Palestine devra être traité et réglé d’une façon ou une autre. Les dictatures n’ont subi que des échecs depuis 1948 et ne sont arrivées à aucun résultat sur cette question. Lorsque toutes les dictatures auront été démantelées et que les monarchies absolues auront disparu ou évolué vers une forme plus démocratique, que le processus de démocratisation sera arrivé à son terme et que les gouvernements seront devenus réellement représentatifs, il y a fort à parier que la dynamique unitaire pourra être relancée sur de nouvelles bases plus réalistes et pragmatiques, loin de la surenchère démagogique et des discours ronflants qui cachent mal une totale impuissance.

    C’est une ère totalement nouvelle qui commence et il est difficile de dire a priori comment tout cela va finir. Ce qui est certain, c’est que les dictatures doivent disparaître, comme ont disparu les colonies dans les années 50-60. Devons-nous œuvrer afin d’impulser et hâter ce changement ou adopter une attitude réservée par peur que les puissances occidentales récupèrent le mouvement? Je suis d’accord avec vous sur le fait que nous devons faire confiance aux peuples. C’est ce que je dis dans tous mes posts. Je vais même plus loin. Je dis que ceux qui se concentrent sur ce que font les puissances occidentales, nous noyant de textes qui analysent tous leurs faits et gestes, se trompent. Il n’y a là rien de nouveau. Nous savons depuis longtemps que les puissances occidentales n’ont que des intérêts et qu’en matière de relations entre États, il n’y a aujourd’hui pas de place pour les bons sentiments – ce qui est certainement déplorable. Ce qui est nouveau, c’est le réveil des peuple du Monde Arabe. C’est vers ces peuples que nous devons tourner nos regards et à ce qu’ils disent et font que nous devons nous intéresser. Des révolutions sont en cours. Nous devons nous intéresser à elles et à ceux et celles qui les mènent. Nous devons les faire connaître et diffuser largement toute information qui pourrait les aider à faire tomber le mur du silence et de la peur que les dictateurs veulent maintenir intacts. En Libye, le pouvoir de Kadhafi a plusieurs chaînes de télévision qui diffusent sa propagande et sa vision des choses. Ce pouvoir brouille Al-Jazeera, coupe le téléphone et internet afin d’empêcher le peuple libyen et le monde d’entendre et de voir autre chose que sa propagande empoisonnée. Devrions-nous observer en spectateurs et attendre l’issue de la bataille ou, pire encore, prendre le parti de la dictature?

    Voilà, à mon sens, quelques questions qui méritent qu’on les examine avec objectivité, en se plaçant du point de vue des militants pour la démocratie et l’État de droit que nous sommes.

    Je voudrais pour finir saluer l’immense travail d’information concernant ces révolutions que fait notre ami Djamal-Eddine Benchenouf.

    Cordialement




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  • …FAITS&DOCUMENTS
    26 mars 2011 at 22 h 37 min -

    Tiens !, tiens !
    Cette lamentable histoire démontre que nous vivons encore l’époque de la politique de « changement de régime » inaugurée par George W. Bush et qui persiste dans les secteurs du pouvoir aux Etats-Unis et de leurs alliés inconditionnels européens, conception ébauchée par le commandant suprême de l’OTAN Wesley Clark qui avait signalé voilà une paire d’années que
    « la Libye était sur la liste officielle du Pentagone pour être dominée après l’Irak, avec la Syrie et le joyau de la couronne : l’Iran »
    URL de cet article 13203
    http://www.legrandsoir.info/L-irresponsabilite-politique-d-une-guerre-contre-la-Libye.html




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  • andalousya
    27 mars 2011 at 13 h 26 min -

    On se contredit lorsque on parle de soutenir l’intervention étrangère (ONU),afin d’aider le peuple libyen pour son développement.
    Ou alors on fait semblant de ne pas comprendre les enjeux de cette bataille ou alors on est naif.
    Jamais au grand jamais les problèmes des peuples du monde sont un souci de l’ONU, représentante de l’occident-prédateur « l’aide étrangère bienfaitrice ».
    Si on a la mémoire qui flanche, essayons de nous remémorer l’intervention en IRAK et la souffrance actuelle du peuple Irakien pire qu’au temps de la dictature.
    Le dictateur Libyen Kadhafi a refuser la rebellion soi-disant spontanée comme l’avait refuser Ben ali, Moubarak, Bouteflika-Drs, Abdellah d’Arabie,
    Med VI , Ali salah etc.. pour autant, l’occident-prédateur n’est pas venu tambour battant déclarer la guerre à ces injustes dictateurs « amis »,dictateurs comme Kadhafi.l’Occident a encore besoin d’eux..
    N’a t-on pas le devoir en tant que peuple qui souffre de refuser l’aide intéressée et vicieuse de l’occident-prédateur ?
    Peut-on changer les choses radicalement sans peines et sacrifices?
    Allons, courage peuple qui souffre, refusons les interventions étrangères, rusées, de l’Onu l’Otan et leur armada guerrière, soyons pas bêtes, il doit y avoir un choix entre l’appétit du dictateur et l’appétit de l’occident-prédateur?.
    Patience et sacrifice pour l’indépendance ou résignation et prière en attendant el faraj d’ Allah
    mais l’aide de l’Occident n’apportera aucune indépendance, et c’est pour cela qu’ils veulent intervenir.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    27 mars 2011 at 14 h 07 min -

    La Libye ou l’alibi.

    Du reste, une fois que les Libyens auront renversé leur tyran, ils découvriront comme les Palestiniens, les Irakiens, les Afghans que la démocratie, c’est notre Système, moins leur tyran. Et ce n’est pas Facebook qui remplira leur caddie.(Nicolas Ronnal)




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  • batni
    27 mars 2011 at 18 h 11 min -

    C’est bien beau l’anti-impérialisme a deux sous, mais je pense qu’il faut savoir ecouter et comprendre l’appel a l’aide du pauvre peuple lybien qui s’est fait promettre par khadafou l’extermination zenga zenga dar dar et ferd ferd.
    Il appartient au peuple lybien d’être vigilant et ne pas se faire voler sa révolution comme ce fut le cas en Algérie en 88.

    Mes respects,




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  • hakimM
    27 mars 2011 at 19 h 55 min -

    C’est le peuple libyen qui a demandé a l’ONU dont fait partie la Libye une intervention pour chasser un assassin corrompu. J’avais dis que les occidentaux vont s’ingérer de toutes façons avec ou sans révolte.
    IL VAUT MIEUX UNE DÉMOCRATIE AVEC INGÉRENCE QU’UNE DICTATURE ASSASSINE AVEC INGÉRENCE.
    ARRÊTONS LA DÉMAGOGIE, TOUS LES TYRANS ARABES ÉTAIENT SOUTENUS PAR LES OCCIDENTAUX ET LES PEUPLES N’ONT RIEN PU FAIRE, MAINTENANT OBAMA FAIT QUELQUE CHOSE DE MIEUX.




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  • NEDJMA
    28 mars 2011 at 17 h 40 min -

    @Anti-imperi..

    L’alibi de l’éternel complot exterieur,pour cacher des choix peu courageux et déshonorants des dictatures.

    Vous savez tout sur les mécanismes de dominations de l’occident et 0 sur les logiques d’asservissement internes.

    Binetôt vous allez nous parler de la réussite superieure de la corée du nord sur celle du sud.

    Pourquoi ils sont si riches les chefs d’Etats DES PAYS
    PAUVES?




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  • W A H I D
    28 mars 2011 at 18 h 44 min -

    @ADEL

    Ce que j’ai essayé d’expliquer.

    JOURNAL LIBERTÉ:

    Robert Gates
    “La situation en Libye menaçait de déstabiliser la Tunisie et l’Égypte”

    La situation en Libye menaçait de déstabiliser la Tunisie et l’Égypte et de “mettre en danger” les révolutions dans ces deux pays voisins, a estimé, hier, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, en justifiant l’intervention américaine. Les affrontements entre le régime du colonel Mouammar Kadhafi et l’opposition “risquaient de mettre en danger les révolutions en Tunisie et en Égypte”, a-t-il affirmé lors de l’émission dominicale “This Week” sur la chaîne ABC où il était interrogé aux côtés de la secrétaire d’État, Hillary Clinton.

    http://abcnews.go.com/International/defense-secretary-libya-pose-threat-us-vital-national/story?id=13231987

    Gates explained that there was more at stake. « There was another piece of this though, that certainly was a consideration. You’ve had revolutions on both the East and the West of Libya, » he said, emphasizing the potential wave of refugees from Libya could have destabilized Tunisia and Egypt.

    « So you had a potentially significantly destabilizing event taking place in Libya that put at risk potentially the revolutions in both Tunisia and Egypt, » the Secretary said. « And that was another consideration I think we took into account. »

    During his campaign for the presidency, in December, 2007, Barack Obama told The Boston Globe that « The president does not have power under the Constitution to unilaterally authorize a military attack in a situation that does not involve stopping an actual or imminent threat to the nation. »

    L’Algérie, le Maroc, La Mauritanie peuvent accueillir les réfugiés qui fuient la guerre civile, vers la Tunisie, et l’Egypte et aider la consolidation des révolution dans ces pays.

    W A H I D




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  • HOUIARI
    28 mars 2011 at 20 h 23 min -

    @Adel

    En tout les cas ce n’est pas ce que refletent les commentaires d’une majorité d’entre nous (ILLA MEN RAHIMA RABBI).
    D’autre part, la stuation du pays est le fruit absolu d’un peuple qui a le meme esprit que celui du monde des peres noel. Je vous met devant le fait accompli, ou en est le pays ????????????????????????????, pourquoi??????????????????????????, et dans quel etat d’esprit est le peuple ????????????????????????????? .
    .
    .
    Etc.
    Je defis celui qui me prouve le contraire que le peuple ne croit pas au pere noel.
    Sans rancune, et amicalement votre.




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  • M.J
    28 mars 2011 at 21 h 10 min -

    @wahid.

    Le problème c’est que venant d’un représentant des USA cela n’a aucune crédibilité. La révolution en Egypte se fait sous la bénédiction de l’armée, alliée de longue date des Etats unis (depuis camp DAvid en fait) et qui reçoit son salaire sous forme d’aide militaire d’eux et la Tunisie dont l »armée fait également le jeu. Par contre l’armée qui semble crédible et dont un général très respecté semble t il a quitté son poste pour rallier la révolution, est celle du Yemen et c’est pour cela que les américains « craignent qu’un départ de Salah facilité la main mise d’El quaida sur le pay. Décidément cette quaida est à toutes les sauces. Il parait qu’elle à fait deux attentats meurtriers ces derniers jours au yemen comme par hasard après la déclaration des américains et Salah ne veut plus quitter son strapontin de peur de « livrer le pays aux islamistes » comme il dit comme un grand patriote. Je parle de strapontin car le véritable fauteuil du pouvoir national comme som l’indique c’est le peuple qui l’offre et non pas les puissances étrangères.




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  • HOUARI
    29 mars 2011 at 17 h 27 min -

    @ hakimM

    Mon cher ami detrompe toi. Encore une fois, Obama ne vaut pas mieux que Bush et les autres occidentaux. S’il a intervenu en Libye ce n’est pas pour sauver les Libyens surtout pas pour sauver des musulmans et non plus, pas pour democratiser le tier monde .
    Bravo, ils ont sauvés les Irakiens, les Afghans. ils les ont democratisés.
    A ma connaissance un Zine el Abidine, un Hosni, un Salah,un Kaddafi….. etc, sont tous des TYRANS, mais aux yeux de l’occident le degrés de la tyrannie depend de l’interet qu’apporte les tyrans au monde occidental.
    La preuve en est pourquoi qu’en Tunisie, en Egypte, il a su et a pu intervenir quand il le fallait et comme il le fallait. Pourquoi ca n’a pas eté le cas pour la libye, pour le yemmen, et pour la syrie ???.
    Alors pourquoi et qu’attendt-il ce Obama pour venir en aide a nos freres musulmans de la Palestine qui souffrent depuis 1948 d’une injustice imperialiste ?.
    OU EST L’OCCIDENT DANS CETTE AFFAIRE??????????????. Si ce que tu dis est juste pourquoi s’est -il alors retiré pour confier la mission a l’OTAN ????????????.
    Dire qu’il ya encore des Algeriens qui croient au pere noel.
    Parler c’est bien, mais reflechir c’est encore mieux.
    Cessez SVP de vous ridiculiser en applaudisant les occidentaux.
    Amicalement votre .
    Vive les Arabes, les Algeriens, et vive les muaulmans.




    0
  • HOUARI
    29 mars 2011 at 17 h 43 min -

    @MJ

    jE SALU TA SOBRIÉTÉ, ET TON INTELLIGENCE




    0
  • Afif
    30 mars 2011 at 10 h 37 min -

    بسم الله الرحمان الرحيم

    @ Houari :

    Je m’insurge contre ton affirmation suivante : Cessez SVP de vous ridiculiser en applaudisant les occidentaux. Amicalement votre . Vive les Arabes, les Algeriens, et vive les musulmans. »

    De telles affirmations ne sont pas du nationalisme : il y a arabe et arabe, occidental et occidental. La fracture entre le bien et le mal, entre la justice et l’injustice n’est pas entre les musulmans et les occidentaux, mais à l’intérieur de chacun d’eux.




    0
  • Adel
    30 mars 2011 at 18 h 42 min -

    J’ai, comme tout un chacun, donné mon opinion sur la situation en Libye. Je ne suis pas en mesure d’expliquer tout ce qui se passe dans ce monde, n’étant qu’un modeste ingénieur proche de la retraite.

    Notre sœur, Zineb Azouz, a, dans un autre article aussi bien écrit que d’habitude, longuement analysé les tenants et aboutissants de ce qui se passe actuellement dans le Monde Arabe.

    Je pense que, vu la complexité du jeu politique dans la région, toute opinion aura des chances de véhiculer une partie de la vérité. Il me semble, cependant, que la position «anti-impérialiste» classique, telle qu’elle a été développée dans les années 70, n’est plus tenable, pour la simple raison que des dictateurs qui oppriment leurs peuples peuvent être «anti-impérialistes». Les dirigeants de l’URSS, champions de l’«anti-impérialisme», ont pendant des décennies, dénié à leur peuple les droits les plus élémentaires en utilisant les moyens les plus ignobles (qu’on retrouve aujourd’hui en Algérie), et ce jusqu’à ce que les apparatchiks soient balayés et jetés à la poubelle de l’Histoire. Cuba et la Corée du Nord sont aujourd’hui les derniers représentant de cet «anti-impérialisme» de façade. Qui se souvient encore du Fidel révolutionnaire? Il n’y a plus qu’un vieillard, qui a tenu le pays d’une main de fer depuis les années 50, et qui, forcé de quitter le fauteuil par la vieillesse et la maladie, n’a rien trouvé de mieux que de laisser le pouvoir à son frère, un autre vieillard. En Corée du Nord, Kim-Il-Sung, un autre «anti-impérialiste» qui, après avoir lui aussi régné pendant plusieurs décennies et fait de son pays une immense caserne, a laissé le pouvoir à son fils, qui envisage de le laisser également au sien. Cette manière de gouverner, en faisant du pouvoir issu d’une révolution une propriété familiale, a fait des émules dans les «républiques anti-impérialistes» du Monde Arabe : El-Assad, Moubârak, Kadhafi, Ali Abdallah Sâleh, boutef, etc

    Alors, quand notre sœur Zineb Azouz juge toute révolution dans le Monde Arabe par rapport à son attitude vis-à-vis de l’Iran, j’ai plutôt tendance à lui dire : «Prudence!». Je vois une très forte ressemblance entre la position de l’URSS de jadis et celle de l’IRAN d’aujourd’hui. Pour moi, le seul critère pour juger un pouvoir aujourd’hui est l’attitude des dirigeants vis-à-vis des droits de leurs peuples et non leur position par rapport à l’impérialo-sionisme. Nous avons été trompés trop longtemps par toutes sortes d’escrocs et nous ne voulons plus que cela continue.

    Quant à la situation en Libye et l’intervention étrangère, j’aimerais attirer l’attention des lecteurs sur ce qui suit.

    Des opposants au régime de Kadhafi, dont certains se trouvent à l’étranger – ce qui ne les met pas automatiquement sur la liste des «traîtres» manipulés par les services secrets occidentaux – ont appelé le peuple libyen à manifester le 17 février, afin de demander un changement de régime. La situation a rapidement évolué dans les sens de la confrontation armée. Tout observateur impartial reconnaîtra que ce sont Kadhafi et son fils, Saïf-Al-Islam (le mal nommé), qui ont, dès les premiers jours, appelé à la guerre civile et adoptant un langage menaçant et en abreuvant d’insultes les opposants. Les insurgés ont réussi, avec très peur de moyens et sans l’aide d’aucune puissance étrangère, à prendre le contrôle de plusieurs grandes villes du pays. La famille Kadhafi a alors décidé de déclencher une guerre sans merci, avec avions, missiles et blindés.

    L’armée PRIVÉE de la famille Kadhafi réussit à réprimer dans le sang la contestation à Tripoli, Zwâra et Zâwiya. Elle ne réussit cependant pas à faire plier les insurgés de la Cyrénaïque (Benghâzi, Al-Bayda, Tobrouk, etc.) et ceux de Mesrâta et Zentân. La haine de cette famille pour ceux qui contestent son pouvoir ne connut pas de limites et toute la puissance de feu de son armée PRIVÉE fut jetée dans la bataille afin d’en finir avec le mouvement de contestation, quel qu’en fût le prix et par tous les moyens.

    Le 17 mars cette armée était aux portes de Benghâzi, prête à se livrer au massacre et à faire taire pour toujours toute voix libre qui osait dire NON su tyran de Tripoli et à ses fils.

    Je pose la question suivante et chacun doit y répondre en son âme et conscience : si le conseil de sécurité n’avait pas voté la résolution 1973 instaurant une zone d’exclusion aérienne en Libye, que ce serait-il passé? Il me paraît absolument certain que l’armée PRIVÉE des Kadhafi aurait massacré la population de Benghazi. Quel aurait été le message délivré aux peuples du Monde Arabe? Je pense qu’il aurait été le suivant : un tyran sanguinaire peut lancer son armée contre une grande partie de son peuple qui lui demande de partir et la massacrer, en toute impunité, sans que la communauté internationale lève le petit doigt.

    Grâce à Dieu, cela n’est pas arrivé. La communauté internationale est intervenue pour empêcher cela. Bien sûr, qu’il y a un risque que la situation dérape, comme en Irak. J’en suis parfaitement conscient. Mais cela reste un RISQUE. Et je pense que ce risque est préférable au premier scénario qui est, lui, une CERTITUDE : l’armée de Kadhafi aurait massacré la population de Benghazi et écrasé l’opposition. La famille Kadhafi aurait continué à jouir de ses biens en toute impunité et à imposer sa loi au peuple libyen.

    Nous avons d’un côté un risque et de l’autre une certitude.

    Je demande à tous ceux et toutes celles qui croient en l’État de droit et la démocratie de réfléchir à cela et de voir en leur âme et conscience quel est le scénario le plus avantageux pour le peuple libyen.




    0
  • NEDJMA
    31 mars 2011 at 20 h 04 min -

    Redoutable ET coherent ADEL depuis le rajout de la lettre H.
    Bravo cher compatriote.
    amicalement




    0
  • M.J
    31 mars 2011 at 23 h 11 min -

    @Adel.

    Voici un art qui m’a été adressé par un membre de LQA et qui permet de se poser des questions sur l’information qui nous est donnée et sur ses buts.

    =============
    Les mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye

    A- LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE

    1- Manque à gagner pour l’Occident à cause du Premier Satellite africain Rascom 1

    C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio wmax.
    L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société Rascom pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque mondiale , le Fmi, les Usa, l’Union européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans. C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à taux usuraire; le guide libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque africaine de développement a mis 50 millions, la Banque ouest-africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, sud-africain, nigérian, angolais, algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi. Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

    2- Fonds monetaire africain, Banque centrale africaine, Banque africaine des investissements

    Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque centrale libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare: la Banque africaine d’investissement à Syrte en Libye, la création dès 2011 du Fonds monétaire africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège, la Banque centrale africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Fcfa grâce auquel Paris a la mainmise sur certains pays africains depuis 50 ans. On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fonds monétaire africain doit remplacer en tout et pour tout, les activités sur le sol africain du Fonds monétaire international qui, avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole public vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappé à la porte pour être eux aussi membres du Fonds monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010, à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce Fma.
    Il est donc évident qu’après la Libye, la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les Usa à eux seuls ont 14.000 milliards de dollars de dettes, La France , la Grande-Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique noire ont, au total, moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques. Créer de fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste américain Adams Smith en 1865, dans son soutien à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des Noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres Nations vont se réveiller».

    3- Unions régionales comme frein à la création des Etats-Unis d’Afrique

    Pour déstabiliser et détruire l’Union africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’Upm (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union européenne. L’Upm sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort – né avec Sarkozy comme président et Mobarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sûr. Ce que les dirigeants africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union européenne qui finance l’Union africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la Cedeao qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’Ue, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la Comesa , l’Udeac, la Sadc et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.

    4- Kadhafi, l’Africain qui a permis de laver l’humiliation de l’Apartheid

    Kadhafi est dans le cœur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé à la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des Occidentaux pour soutenir financièrement et militairement l’Anc dans sa bataille contre l’apartheid. C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations unies contre la Libye le 23 octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant à l’ex- président américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu’ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier, étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui, le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés comme des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 juillet 2008, pour que le Congrès américain vote une loi pour rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’Anc de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela. Si les Occidentaux sont aujourd’hui, repentis de leur soutien d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi?

    B- CEUX QUI VEULENT EXPORTER LA DEMOCRATIE SONT-ILS DE VRAIES DEMOCRATIES ?

    Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les Usa, la France, la Grande-Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 mars 2003, le président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le président français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etats-Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.
    La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuelle de jugement et d’appréciation ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les Usa, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est Non, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre ouvrage du Contrat social que : «il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais». Pour qu’un Etat soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :
    1- Dimension de l’Etat : plus un Etat est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie qui répond le mieux aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande-Bretagne , des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant côte-à-côte pendant 20 ans. Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une Nation sans en connaitre ses membres. On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger. Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

    2- Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement. Les Occidentaux se définissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux moeurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’Etat contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.
    3- L’égalité dans les rangs et dans les fortunes. Il suffit de voir le classement Forbes 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir-faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

    4- Pas de luxe. selon Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion ». Y a-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?
    Le sociologue américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme «la dictature des élites». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui s’est substitué au peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les Généraux de l’armée etc…
    Combien de personnes dans les pays autoproclamés «démocratiques» savent qu’au Pérou, la Constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la République sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ? Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la Cia 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée Equatoriale dont la dette publique ne représente que 1,14% de son Pib.
    La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie, soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : «Malo periculosam libertatem quam quietum servitium -traduction : S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes». Dire qu’on tue les Libyens pour leurs biens est un leurre.

    C- QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

    Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la Résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18e siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du Nord serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye , l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations unies semblent ignorer la légitimité de l’Union africaine sur ses Etats membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fonds monétaire africain (Fma), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.
    C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.
    L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait fait pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La réforme des Nations unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.
    Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations unies, car, cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.
    Nous devons quitter les Nations unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder le peuple africain.
    Ce qui arrive aujourd’hui, est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd ’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la Seconde Guerre mondiale avec la Chine. La soi-disant communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple chinois en lieu et place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec droit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le ministre chinois des Affaires étrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire général des Nations unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité. Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Côte d’Ivoire un fonctionnaire des Nations unies se considérer au-dessus d’une Institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’Ua reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président sud-africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° disant le contraire après une petite visite de 8 heures à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.
    La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine ou aux toilettes pour garantir le confort des autres. D’ici là, en Libye, les bombes qu’on nous décrit comme des rosiers qui tombent du ciel pour reboiser le désert libyen, sont françaises, américaines, britanniques, italiennes, canadiennes, norvégiennes, mais les victimes sont africaines, toutes africaines. Oui, c’est une guerre déclarée à tout le peuple africain, pas à un homme, pas à un pays.

    Jean-Paul Pougala pougala@gmail.com

    (*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, Directeur de l’Institut d’études géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.

    source: http://news.abidjan.net/h/395655.html




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  • NEDJMA
    1 avril 2011 at 21 h 13 min -

    Certains intelectuels africains du ventre tentent de presenter le despote libyen comme un vertueux panafricaniste et ennemi de l’occident.

    Le silence criminel sur les crimes du tuteur et parrain du syndicat des dictatures africaines en est la preuve.




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  • M.J.
    2 avril 2011 at 0 h 03 min -

    @ Nedjma.
    Quels sont vos arguments
    contraires ?

    « le ventre », le « silence criminel » …mais encore ….

    Vous rejetez toute une argumentation articulée d’un revers de la main, type FLN des années 70 comme si elle émanait d’un va nu pieds. Il s’agit d’une personne dont l’avis compte pourtant même en cet occident qui nous apprend la démocratie…sa démocratie…Savez vous qu’hier seulement et pour secourir un de leur pilotes abattu en Lybie, ces gens civilisés ont tués 8 civils ? Hiers seulement. Combien depuis le début de la guerre ? Car c’en est une que nous le vouions ou non. Et pas celle des pauvres opposants armés à la tête desquels on trouve des personnes bien en vue aux usa. La situation en Lybie n’est pas telle qu’elle parait. Telle qu’on veut nous la vendre. Elle est plus complexe à décripter et l’auteur de cet article ne fait rien d’autre. Si vous avez mieux, nous voudrions bien profiter de vos lumières. Nous ne demandons qu’a être convaincus.

    Merci d’avance.




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  • FIATS&DOCUMENTS
    2 avril 2011 at 1 h 08 min -

    Incroyable mais vrai !

    AFP – 01/04/2011 à 22:27

    —- Selon le plus haut gradé américain, l’amiral Mike Mullen, les conditions météorologiques ont réduit ces derniers jours l’efficacité des frappes de la coalition internationale, dans la mesure où les avions ne pouvaient pas toujours « voir les cibles avec précision ». —-

    En somme, les pilotes « high tech » et «star wars » sont dans le brouillard. C’est la grande vadrouille avec à la clé des « bavures » éclaboussantes du sang d’innocents, victimes de « frappes aériennes» et leurs « dégâts collatéraux » inhérents à la « démocratisation » aéroportée.

    Une guerre humanitaire nécessaire selon la narrative occidentale.




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  • W A H I D
    2 avril 2011 at 19 h 00 min -
  • Congrès du Changement Démocratique