Édition du
28 March 2017

Yémen: le président met en garde contre le risque d'une guerre civile

Très contesté, Ali Abdallah Saleh a mis en garde mardi contre le risque d’une guerre civile au Yémen, et estimé que les divisions au sein de l’armée étaient néfastes pour le pays.

Toute tentative d’arriver au pouvoir par un coup d’Etat conduirait à la guerre civile ». Le président contesté Ali Abdallah Saleh a mis en garde mardi contre le risque d’une guerre civile au Yémen. L’homme, de plus en plus isolé, a estimé que les divisions au sein de l’armée étaient néfastes pour le pays. Il l’a dit devant les commandants des différentes unités qui lui sont restées fidèles.

La déclaration a été transmise par la télévision publique au lendemain de l’annonce de défections d’importants chefs militaires, dont des généraux, et de dizaines d’officiers qui ont apporté leur soutien à la contestation du régime de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. « Ne vous résignez pas à la dictature de l’information et préservez la sécurité et la stabilité du pays », a dit le président. Il faisait probablement allusion à la tendance pour les généraux qui ont fait défection d’apparaître et de le dire aux télévisions, notamment la télévision du Qatar Al-Jazira. « Les officiers et les diplomates (qui ont fait défection) tombent comme les feuilles mortes », a-t-il déclaré, estimant qu' »il n’est pas trop tard pour eux de revenir à la raison ». Aux jeunes qui manifestent, le président a dit qu’ils étaient « victimes de forces politiques vieillissantes comme les nassériens, les communistes et les houthis », les rebelles chiites dans le nord du pays.

Sur le terrain, les défections d’officiers et de fonctionnaires se poursuivaient mardi, alors que des chars relevant d’unités rivales au sein de l’armée étaient déployés autour des installations stratégiques à Sanaa, selon des témoins et un correspondant de l’AFP sur place.

La contestation a pris de l’ampleur après la mort de 52 personnes tuées lors d’une attaque le 18 mars contre des manifestants à Sanaa. Cette tuerie attribuée à des partisans du régime a marqué la journée la plus sanglante depuis le début de la contestation fin janvier.
Par TF1 News (D’après agence) le 22 mars 2011 à 12:39


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