Édition du
27 March 2017

On ne peut être heureux quand on ne vit que pour soi.

Par : Nourredine BELMOUHOUB *

Peut-être, suis-je fermé à la grande politique, mais je n’ignore cependant pas que les hommes politiques eux, savent qu’un crime contre l’humanité fut commis et, que le silence à cet effet, n’est pas fait pour les honorer, au contraire. Nos élus évitent d’aborder la question de la déportation massive et l’internement de plusieurs milliers de citoyens dans les camps du Sud, là ou la France coloniale a expérimenté ses bombes nucléaires, bactériologiques et chimiques. Pourquoi font-ils l’impasse ?

De cette noble mission, celle de représenter leurs concitoyens et de légiférer avec sagesse et raison, ces « représentants » ont fait de ce bas métier verbeux une profession lucrative, mais peu honorable. Issus du peuple, ces « élus » nullement préparés par une vocation intime autre que l’opportunisme d’une place à occuper. Ils ne représentent en fait que ce qui est la partie votante du peuple, c’est une vérité immuable, une vérité voila pourquoi je m’attaque aux individus qui utilisent les institutions à leurs profits en se m’étant au service de ceux qui les ont « sélectionné », et nous bafouent en faisant la sourde oreille, sans avoir le courage de préciser, ni leur position à ce sujet, ni les raisons de leur silence abjectement complice.

Que veux-t-on dissimuler au juste ? Le fait que les signataires des « Accords » dits d’Evian, ont autorisé la France coloniale d’expérimenter ses « Onze » bombes après le 05 juillet 1962 et jusqu’à 1967. Alors de quelle indépendance nous parle-t-on ? Réda Malek pourrait nous en donner la réponse, étant le dernier survivant des signataires des négociations de Rocher Noir et Evian, à moins qu’il ait perdu la mémoire à force de manipuler la peur et de lui faire changer de camp.

Je détiens des dossiers de gens à qui la vie s’ouvrait et s’offrait longue peut être, belle, souriante et remplie d’espoir, des gens qu’un cancer contracté dans l’un des guatanamo’s algériens, pathologie radio induite provoquée par la radio activité nucléaire à Reggane, Oued Namous et In M’guel.

C’est parce que je vois pleurer amèrement leurs proches, mais leurs proches seulement hélas, que j’ai décidé de les servir, et de les défendre sur un terrain hostile au droit.

Depuis le coup d’état de février 92 faut-il le préciser, nous n’avons eu que des équilibristes, des illusionnistes, plus encore de pauvres cabotins de la politique, et de deux choses l’une, ou bien ces gens sont algériens et se doivent de prendre part et rendre compte de leurs odieuses missions, ou bien ils ne sont que des mercenaires, et en tant que tels, alors nous payons aujourd’hui gracieusement et grassement des individus qui nous ignorent et, qui n’ont nullement conscience de l’Algérie et de son peuple, combien même ils s’activent épisodiquement à nous rappeler les vertus du patriotisme « de façade » et, à ânonner leurs points de vues nationalistes a qui veut bien les écouter, sans doute, sans se rendre compte qu’ils sont de mauvais serviteurs de l’ALG2RIE. Les uns, ayant précipité le pays dans la plus frauduleuse des faillites, d’autres cultivant la politique du silence et de l’insensibilité.

Qui aujourd’hui pourrait nous tenir rancune du fait que nous exigeons nos droits, et de demeurer ce que nous n’avions jamais cessé d’être, des citoyens propres et dignes en symbiose avec la raison, le Comité de Défense des Internés des Camps du Sud est né pour ca, et pour rappeler que nul ne pourrait nous astreindre au silence.

Aujourd’hui pour s’entendre, il faut se faire entendre, alors il faut qu’on sache que nous ne sommes pas responsables d’une situation dont, nous ne sommes ni les tenants, ni les exécutants, mais les victimes. Ceux qui le sont, doivent comprendre une fois pour toute qu’ils ne sont pas les propriétaires vénaux  mandatés pour mépriser et ignorer la douleur humaine. C’est ce qui nous différencie des politiciens qui exigent tout, et ne rendent des comptent à personne, sinon des comptes d’apothicaire.

Si l’Algérie veut persister dans sa conduite, ou plus précisément dans son inconduite nuageuse et injuste, alors il serait indécent de continuer de parler de paix et de réconciliation nationale. On peut tout de même s’inquiéter de l’indolence des autorités pour épurer le lourd contentieux que constitue le drame des internés des camps de la mort. Ni l’escroquerie politique la plus inouïe de l’histoire du pays, ni l’ignominie la plus éhontée, ni l’infamie la plus abjecte dont on puisse avoir l’exemple, ne rivaliseront avec l’abandon des veuves et des orphelins des victimes du goulag algérien. De la religion, ce support de l’entente entre fils d’une même nation, on en a fait de mains « expertes », un sujet de discorde, de division. Des plus beaux et naturels préceptes de l’esprit, on a su tirer des prétextes à se mieux haïr. Des individus retors et opportunistes y ont ajouté habilement leurs personnelles raisons. Ils ont abusé de certaines vues de l’esprit qui ne sont en vérité que de fumeuses illusions de biens mauvais esprits, plus primitifs que primaires.

Ceux qui ont décidé notre déportation sont des individus qui ignorent ce qu’est la honte, et c’est parce qu’ils n’ont pas honte que le C.D.I.C.S a décidé d’élire domicile dans leur conscience, s’ils en ont encore une. (?)

Il y a peut être un peut de tristesse dans mes écrits, mais assurément il n’y a pas de place pour le découragement ou le désespoir. Mes camarades et moi-même, avons arbitrairement payé cher en subissant les effets de la folie mégalomane et le génie malfaisant des auteurs de la première violence que fut notre injuste déportation, ma voix ici ne fait que traduire le lourd silence des victimes des camps de la honte et celui de leurs proches et amis, elle dit haut et très fort : – « N’est-il pas à un degré d’aberration indescriptible, atrocement douloureux de voir mourir de cancer des victimes de la déportation, et d’infliger à leurs enfants et à leurs proches, le soin de les enterrer en pleurant ? »-. N’est ce pas renverser cruellement l’ordre de la nature ?

La question des internés des camps du sud est un tabou, et pas des moindres, nul projet de loi d’aucun parlementaire n’a jamais fait l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale ou au Sénat ! Je suggère à ces « élus » d’entamer une grève contre leur silence complice, à défaut oseriez vous dire bien en face à nombreux d’entre les internés, Moudjahidines vous fûtes des héros durant la révolution, aux fils de ces derniers diriez vous vos pères ont libéré le pays et à titre de reconnaissance, vous avez été injustement déportés, oseriez-vous dire aux enfants des Chouhada, vos pères se sont sacrifiés pour que vous soyez aujourd’hui atteints de cancer et considérés mauvais citoyens, simplement parce que des déserteurs de l’armée française, des traitres devenus des anciens ( faux) combattants de la 25éme heure, ont décidé de terminer la sale besogne coloniale contre les fils de l’Algérie, en nous internant en votre nom et en celui du peuple algérien, sans qu’ils aient mandat.

Aurais-je tort si en péroraison, je souligne que « votre notion de patrie » me rappelle étrangement une toile d’un gang monstrueux sans foi ni loi, à la solde du plus fort, entendre le plus méchant, dont nos parlementaires sont les sous intendants.

Je pense qu’il faut aimer pour comprendre, et vouloir comprendre pour aimer, et si je ne me gène guère et nullement pour fustiger au cours de ces lignes, qu’on me fasse la grâce de remarquer que je n’apologue personne ici. Je dénonce une grave injustice, je le fais à la place de cette mosaïque d’étranges partis politiques, dont certains se sont évertués à nous faire passer pour des dangers pour la société, alors qu’il est prouvé que nous avons démontré que nous sommes des algériens aux mains blanches et aux consciences tranquilles , bien qu’on aurait aimer nous voir devenir Spartiates, pour obtenir nos droits, alors que nous comptant les obtenir au Nom de la loi et du droit.

S’il y a bien eu les commandos de la mort, nous sommes des commandos de la vie, n’en déplaise aux tenants des promesses intenables et non tenues, spécialités de nos gouvernants, et aux bouches bavardes auxquelles le C.D.I.C.S montre ici qu’il se place au dessus de ces petitesses, malgré notre état de précarité, rien ne nous empêchera de conserver notre dignité, toute notre dignité.

* Porte-parole du C.D.I.C.S


Nombre de lectures : 1436
25 Commentaires sur cet article
  • houda
    24 mars 2011 at 12 h 42 min -

    bonjour
    Mr Belmouhoub j’admire votre persévérence et votre tenacité, en effet comme on dit en arabe : ma dha3a hakkon wara’hou talib. continuez votre noble combat, car la vérité finira par triompher. Il yavait quelques années personne ne pouvait parler ni des disparus ni des internés, c’était des sujets tabous, plus maintenant, continuez votre pression, nous sommes de tout coeur avec vous, finie l’impunité




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    24 mars 2011 at 14 h 27 min -

    @ houda

    Chère soeur en lisant  » nous sommes de tout coeur avec vous  » croyez en ma parole d’homme d’honneur que j’ai ressenti un sentiment d’allégement au coeur, et permettez moi chère soeur de Vous dire trés fraternellement MERCI aux Noms des Ex déportés des camps de la honte, et bien sur en mon nom personnel, comme nous remercions toutes celles et tous ceux qui nous ont affiché leur compassion MERCI, en retour nous prions Dieu, et lui demandant de Vous compenser.




    0
  • Sami FARES
    24 mars 2011 at 14 h 52 min -

    Monsieur BELMOUHOUB, permettez moi de vous saluer trés bas, ceci aprés avoir connu votre long et pénible parcours au service des droits de l’homme.
    Aprés avoir lu pratiquement tous vos commentaires, que se soit dans LQA ou travers d’autres journaux,j’ai pris à mon compte et par curiosité de mieux vous connaitre, car j’ai fini par mle demander si vraiment, on peut étre si passionné par une cause, et c’ezst pourquoi j’ai assisté à chaque fois que j’étais mis au courant par des amis journalistes, aux conférences de presse que vous aviez animé, et croyez moi, parfois, j’ai eu comme le sentiment d’avoir peur plus que vous et pour vous. laissez moi vous dire que vous appartenez à la race des hommes qui ignorent ce que la peur veux dire, et ca vous honore, vous méritez beaucoup de respect pour le combat que vous menez, surtout que vous agissez benevolement.
    En parlant de vous, mes amis m’ont appris que vous aviez un contrat moral avec l’Avocat M° KHELILI, dont vous étiez trés proche, et c’est ce contrat qui vous motive.
    D’autres amis m’ont rapporté que vous aviez été emprisonné aprés avoir été cruellement torturé, et jugé pour atteint la l’integrité, à la sécurité et à l’unité de la Nation pour avoir dénoncé des cas de disparition aprés enlevement par les forces de sécurité. Je ne Vous cacherez pas que j’ai clkiqué votre nom dans Google, et on vous retrouve dans tous les domaines. le Kidnapping des enfants, le trafic d’organes, l’esploitation des enfants, les expulsions, les erreurs médicales, enfin vous defendez les droits de l’homme, de la femme et de l’enfant sans cesse, franchement vous devrez créer une école des droits de l’homme, et je serais votre premier éléve.
    Monsieur BELMOUHOUB




    0
  • Sami FARES
    24 mars 2011 at 15 h 29 min -

    Monsieur BELMOUHOUB, permettez moi de vous dire que vous êtes un grand homme, je vous le dis car votre disponibilité et votre combat pour les droits de l’homme font de vous, le parfait exemple du défenseur des droits de l’homme. Votre simplicité et votre modestie vous honorent, je ne sais pas si vous parviendrez à me le situer, et afin de ne pas encombrer votre esprit, vous m’aviez apporté secours dans un moment ou je sentais que tout étais perdu pour moi, et qu’il ne me restait que le suicide pour solution finale, c’est à ce moment précis que j’ai eu le grand honneur et la chance de vous connaître, et je témoigne ici, que vous m’aviez redonné espoir, vous m’aviez conseillé de m’adresser à la Cour Européenne des Droits de l’Homme, finalement c’est vous qui avez en pratique, fait le nécessaire, contact, procédure de saisine et rétablissement dans mes droits, oui grâce à vous j’ai gagné en procès la République de Hongrie.
    Monsieur BELMOUHOUB après avoir été rétabli dans mes droits, vous connaissant alors pas assez, j’ai commis la faute de vous demander quel était le montant de vos honoraires, vous m’aviez répondu : ta question est décevante car c’est une insulte, un défenseur des droits de l’homme qui se respecte n’a pour seule comptabilité que les points d’honneur.
    Je n’oublierais jamais deux choses Monsieur BELMOUHOUB, la première vous m’aviez sauvé d’un suicide, la seconde, c’est l’état coléreux dans lequel je vous ai mis, en vous parlant d’honoraires. J’espère que vous n’êtes plus fâché contre moi, cela reposerait ma conscience, car je sais que je vous ai (involontairement) offensé. Toutefois, vous restez à mes yeux un Gentlemen pour qui je ne peux m’empêcher d’avoir beaucoup de reconnaissance et du respect.
    Mes amis à Budapest se sont montrés éblouis par votre combat en visitant vos pages Nourredine BELMOUHOUB -Google.
    Mes respectueuses Salutations
    Sami




    0
  • houda
    24 mars 2011 at 15 h 34 min -

    @ Mr Belmouhoub
    Ne nous remerciez pas de ressentir votre douleur, c’est la moindre des choses, adh3afou el iman. Croyez moi monsieur qu’à chaque fois que je vois les mères des disparus portant les portraits de leurs enfants, mon coeur se lacère , mes larmes coulent sans que je puisse les contrôler, je sens une impuissance intolérable devant tant de cruauté, de quel droit leur at-on fait cela, de quel droit priver des personnes d’avoir une sépulture, de quel droit priver des mères de faire leur deuil ?
    Je me rappelel que dans les années 90 le seul journal qui parlait des internés et des disparus était le journal « assah afa », journal suspendu par la suite, je me rappelle que ce journal avait rapporté l’assassinat d’un vieux moudjahid dans ces camps de concentration, oui un ancien moudjahid, c’est pour vous dire que vous n’êtes pas seuls, qu’ils existent des personnes qui ressentent votre douleur mais qui sont impuissants, ils se remettent à Dieu le Tout Puissant.




    0
  • Abdel Madjid AIT SAADI
    24 mars 2011 at 16 h 06 min -

    La seule chose que je puisse dire, après avoir lu vos articles et différentes interventions sur LQA, acceptez cher monsieur Nourredine BELMOUHOUB, que vous portez bien votre prénom de « lumière » car contrairement à d’autres, vous faites honneur à notre foi, et surtout, votre humanité et vos sacrifices et combats pour les causes de l’humanité, ne peuvent avoir qu’une seule source, une éducation religieuse conforme aux canons de l’Islam enseigné par Notre Guide, Mouhamad, aswaws, qui n’a jamais accepté de sévir, mais a toujours placé la clémence, la miséricorde, le pardon, et l’assistance aux personnes en danger, parmi ses priorités.

    Puisse votre exemple faire des émules parmi nos jeunes au moment où émergent les promotions « Benbouzid », que l’on a sevré d’éducation civique, et dont les quotas d’enseignement du religieux, au lieu d’être puisés aux meilleures sources de l’islam, le sont malheureusement aux sources laissées par les chouyoukhs médiévaux de la décadence, qui ne voient que « aktoulouhoum »… comme sentence.

    Le résultat est un monde islamique dirigé par des tyrans, des monarques autocrates qui partagent avec Pharaon le goût de la férocité, des présidents à vie, qui partagent avec les Néron et autres dictateurs, le dédain de la masse de Ghachis, qui sont sous leurs bottes.




    0
  • simozrag
    24 mars 2011 at 19 h 14 min -

    Cher Noureddine,

    A ces témoignages fort poignants en votre honneur, je m’abstiendrais d’ajouter le mien tout simplement pour éviter de vous mettre dans la gêne.

    Laissez-moi vous dire néanmoins que les injustices cruelles que vous avez subies exigent bel et bien un combat de cette ampleur et des hommes de votre trempe.

    Dieu faisant bien les choses, à chaque Pharaon un Moïse. Ce qui m’étonne par contre et même je n’arrive pas à comprendre, c’est cette déportation d’Algériens par des Algériens en dépit des conséquences qui en découlent, sans compter les dangers que cela comporte.

    Heureusement qu’il existe une justice et que certains faits, je dirais certaines taches sont indélébiles.

    Courage et patience, frère Noureddine !




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    24 mars 2011 at 21 h 40 min -

    Maitre SIMOZRAG, ce que nous avons subi, est incomparable avec l’injustice dont Vous fûtes victimes, et y êtes encore, par la faute du renégat corse, Pasqua et ses acolytes les déserteurs de l’armée coloniale française, ses serviteurs. Cependant je suis profondément convaincu que les actions criminelles de ces voyous de la politique, n’auront en rien altéré la force de caractère du Combattant du droit que Vous êtes, qui du fond de son exil forcé dérange encore et toujours les consciences molles de ces assassins. On peut en effet priver une personne de sa liberté, mais arrivera-t-on en fait, à enfermer les « esprits » libres ?
    Quant à la question de cette déportation d’Algériens par des Algériens en dépit des conséquences qui en découlent, Permettez- moi Maitre de préciser que les commanditaires de notre déportation
    N’ont rien d’Algérien, dés lors qu’ils avaient choisi leur camp (l’armée coloniale) pendant la glorieuse révolution. Ils sont comme, sinon pires que les Vichystes
    Maitre, Je Vous souhaite beaucoup de courage, l’heure de la victoire est proche In Chaallah.
    Fraternellement Votre.




    0
  • tamarisio
    24 mars 2011 at 22 h 07 min -

    Nous demanderons des comptes tres prochainement in chalah a nos boureaux soyez en sur




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    24 mars 2011 at 22 h 40 min -

    @ Houda
    Oui un ancien en effet, le défunt HADRI MELLAH un ancien Moudjahed, originaire de la ville de Sidi Bel Abbes, ayant perdu une jambe, lors d’un combat dans une des batailles de l’Ouarsenis, fut lâchement et froidement assassiné au camp de Reggane par un sergent chef actif de l’armée, la vielle du 27éme jour du mois sacré de Ramadhan. L’assassin un certain Boualem, a bénéficié d’une totale impunité. C’est un peu dire qu’il s’agissait de la continuité de la guerre d’Algérie. Mais comme les criminels auront un Jour un Juge impartial, et les victime un même Juge équitable, il n’y a aucune raison de désespérer.

    @ Abdel Madjid AIT SAADI
    J’essaye de mon mieux d’étre avec simplicité et modestie, humblement utile à mon prochain, en priant Dieu le Clément l’omnipotent, de nous aider et de nous guider vers la bonne et Juste voie In Chaallah
    Mes Salutations sincerement fraternelles.




    0
  • Byla
    24 mars 2011 at 23 h 05 min -

    Salam alaykoum,

    Vous savez à quel point « l’histoire » est un enjeu crucial pour les usurpateurs.

    L’histoire ou plutôt le « roman national » qu’ils écrivent sert à maîtriser le passé pour assurer leur avenir…vous le savez c’est le « roman national ».

    Vos témoignages (à tous) les gênent au plus au point.

    Les vrais sont morts aux combats…les autres ont été liquidés ou exilés par ces mercenaires désignés par les réseaux.
    Ces anciens combattant de la 25èmé heure sont des usurpateurs.
    Ce sont les parasites de l’Algérie qui se servent des médias pour leur propagande de masse et de la violence pour réprimer.

    Entouré de réseaux maléfiques (FranceAfrique, maconico…) leur but est d’asservir le peuple pour la défense de leurs intérêts économique et géostratégique…dont la fin justifie les moyens!

    Néanmoins, nous assistons à un formidable retournement de situation…une conscientisation des esprits Algériens sur les manipulations des oligarques…un mouvement est en train de prendre corps autour de l’intérêt général par le rassemblement…




    0
  • Zineb Azouz
    24 mars 2011 at 23 h 15 min -

    Si Nourredine BELMOUHOUB,

    J’ai apprécié au plus haut point votre DEFI des escadrons de la vie.

    Beaucoup vous prendrait pour un fou, mais que serait ce monde sans la folie de ceux qui ont osé un jour dire non aux pharaons, non à l’esclavage et non au fait du prince.

    Votre combat peut s’honorer de faire partie en effet du lot des luttes « folles ».

    Dans un pays et un monde où il est de plus en plus admis qu’il est possible d’instaurer la paix et de sauver des pays en volant la vie, l’honneur et la dignité aux autres, en les enfermant, en les torturant et en les forçant ensuite à l’amnésie.

    Je considère en effet que votre combat est salutaire pas seulement pour défendre les internés, situer les responsabilités criminelles de l’ETAT, mais aussi pour que les générations à venir sachent la vérité et côtoient de près la lutte au quotidien et non pas à travers des festivals, des remises de médailles et des célébrations creuses.

    Les Algériens qui se croient à l’abri doivent réaliser que les camps sont toujours ouverts et qu’au pire, le pouvoir
    a toute la latitude pour faire de tout un pays un vulgaire camps d’internés.

    Je souhaite que tous les Algériens se revendiquent comme des ex internés et qu’ils sortent manifester pour le droit la vérité et la justice.

    Quel drame ! Dire que nos jeunes meurent à cause d’un match de foot !!!

    Décrétons une journée des internés , des disparus, des opprimés et des oubliés du pouvoir.

    Encore merci.
    Cordialement,
    ZA




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    25 mars 2011 at 0 h 25 min -

    Merci Zineb, merci chère soeur de me rappeler que je raisonne et cela me flatte, et m’encourage au plus haut degré, Beaucoup dites-vous me prendraient pour un Fou, cela m’honorerait, dés lors qu’un fou perd tout,(ce qui est juste) sauf la raison et c’est vrai), àlors autant en emporte la folie, In Chaallah elle emportera les requins blancs à l’origine des malheurs des fous que nous sommes fièrs d’étre, et non pas des criminels.
    Encore merci Zineb
    Et Bonne fin de soirée
    Un Fou qui a tout perdu sauf la raison wel hamdoulillah




    0
  • D B
    25 mars 2011 at 0 h 28 min -

    Émouvant et fort. Avec des hommes comme notre frère Noureddine, les commandos de la vie auront raison des escadrons de la mort, et de tous ceux qui n’ont d’autre conscience que le goitre et le rictus qui leur servent de mine. Bravo frère, pour cette admirable persévérance.
    Le monde des Hommes est soutenu par des piliers inébranlables, qui n’ont jamais fait défaut à l’humanité souffrante, et qui ont permis qu’elle ne sombre pas dans la plus totale bestialité. Un de ces piliers de l’honneur, de la vie, et de la dignité s’appelle Si Noureddine BELMOUHOUB. Honneur à lui!




    0
  • Salah Bouzid
    25 mars 2011 at 1 h 47 min -

    La nouvelle de l’injustice commise contre notre peuple nous parvint alors que nous étions chacun dans sa petite routine de télé-mosquée-diner.

    En vous lisant, je suis réconforté que je ne me suis pas trompé de peuple.

    C’est bien dommage que Mohamed Boudiaf soit tombé dans le piège de Nezzar, Haroun, Belkeir et Touati.




    0
  • hakimM
    25 mars 2011 at 1 h 51 min -

    Si le peuple algérien meurtri et peureux n’est pas capable de venger les personnes opprimées et déchirées des assassins corrompus, dieu lui le fera mieux.
    A quand des algériens qui ne jettent pas les autres comme chaire a canon et eux vivant dans les blabla.




    0
  • Ammisaid
    25 mars 2011 at 2 h 14 min -

    La lecture de votre témoignage Mr BELMOUHOUB apaise les vivants et les morts, tous ceux et celles qui ont notre pays dans le coeur et non dans la poche. Vous êtes là et vous êtes la mémoire ferme et infaillible qui raconte l’histoire de toutes les victimes et de leurs assassins. Ces assassins qui ont utilisé et qui utilisent encore des frères pour tuer des frères, des frères pour torturer, violer, humilier…
    Que dire de plus qu’un GRAND merci car votre présence et votre combat seront, je suis certain, les graines qui feront que dans notre pays, ils naitront toujours et toujours des hommes et des femmes comme vous et jusqu’au jour où l’Algérie appartiendra à ce qui la méritent et qui la respectent.
    Que Dieu soit avec vous quoique vous ferez et où que vous serez
    Fraternellement respectueusement.




    0
  • azzedine
    25 mars 2011 at 3 h 03 min -

    vous nous honnorez mon cousin; nous souffrons en silence et avons des pensées à tous les fréres déportés(Simozrag) que Dieu agrée vos actes et vous protege




    0
  • Rachid
    25 mars 2011 at 13 h 53 min -

    Je dis a tous ceux qui ont ete injustement assasines, tortures, deportes, exiles, a tous les « mahgourines » « Inna Allaha Youmhil wa la Youhmil » (priere de translater). Votres soufrances ne sont pas en vain.

    Cependant, ce qui est inquietant c’est le silence total de ceux qui se considerent (pseudo)democrates qui ont et continuent de soutenir les generaux putchists assassins du peuple come des sauveteurs de la republique parcequ’ils ont peur de l’ogre Islamique. Je sens qu’il y’a un certain degre de mefiance (distrust) entre les enfants du meme pays (Islamistes/Laiques). Batir une nation demande la contribution de toute les forces vives du pays.
    Je croix qu’il est temps d’enchainer des debats entre Algeriens pour la reconcilliation et le respect de la vie, la dignite et l’opinion humaine.

    Je remercie la redaction de LQA pour leur contribution dans ce sense.




    0
  • Hamma
    25 mars 2011 at 19 h 38 min -

    @ Mr. Belmouhoub, avec votre permission et celle de LQA, je me permets de faire ressortir votre dossier pout permettre à nos amis internautes, du moins ceux qui ne sont pas au courant du drame que vous avez vécu avec tant d’autres de nos compatriotes.

    Dossier : Déportés des camps de concentration du Sud
    Posté par Rédaction LQA le juin 18th, 2010 // 14 Commentaires (voir archives) ou

    http://www.lequotidienalgerie.org/2010/06/18/dossier-deportes-des-camps-de-concentration-du-sud/

    Fraternellement.




    0
  • Adel
    25 mars 2011 at 21 h 39 min -

    Lorsqu’on est guidé par le respect de la personne humaine et qu’on ne se laisse jamais aveugler par l’arrogance, on ne peut que mener un combat juste, comme celui de l’honorable Noureddine Belmouhoub. « Mâ yhess bel djemra ghîr ellî kouatou », dit l’adage populaire. Le climat de terreur qui s’instaura dans notre pays après le putsch de janvier 92 fit que chacun ne fut préoccupé que par le salut de sa petite famille, pendant que des dizaines de milliers de ses compatriotes subissaient dans leur chair et de manière injuste, les plus horribles sévices.

    La culture de la haine, de l’exclusion et du mépris, quelque soit sa coloration idéologique, ne peut que détruire une société et ruiner un pays.

    Bon courage, Monsieur Belmouhoub, et merci pour votre témoignage. Puissent les nouvelles générations d’Algériennes et d’Algériens s’inspirer de votre combat pour la dignité de l’être humain et le perpétuer.




    0
  • M.J.
    26 mars 2011 at 0 h 48 min -

    @ Monsieur Belmouhoub Bonjour.

    J’ai deux parents qui ont fait les camps du sud.

    Ce que je décèle dans la démarche intellectuelle de ces deux parents, je le retrouve chez vous : Vous n’avez aucune considération pour les auteurs de cette injustice, vous ne machez pas vos mots pour dire les choses, sauf votre respect vous passez pour être « une grande gueule » et vous n’avez de crainte qu’envers Dieu. Puisse Il vous protéger et vous donner longue vie !

    Fraternellement.




    0
  • simozrag
    26 mars 2011 at 4 h 12 min -

    Cher Noureddine,

    Suite à mon commentaire ci-dessus, je voudrais apporter une précision pour dissiper ce qui me semble être un malentendu.

    Quand j’ai parlé de témoignages poignants auxquels il m’a paru inutile d’ajouter le mien, je faisais allusion aux témoignages des lecteurs sur le combat que vous menez, je n’ai à aucun moment pensé à un témoignage concernant notre déportation au Burkina Faso ni à une comparaison entre les deux déportations.

    Certes, pour susciter des réactions sur les véritables commanditaires de notre déportation, j’ai tenté de nuancer en disant « cette déportation d’Algériens par des Algériens », car il est très probable, vu le nombre d’indices et de témoignages là-dessus, que des Généraux aient conclu un marché à cet effet avec Pasqua.

    Sinon, je savais pertinemment que les deux injustices, quoi que semblables dans leur nature, diffèrent dans leur atrocité. Mais par acquit de conscience, il convient de signaler une chose importante : dans notre cas, les conséquences furent également désastreuses dans la mesure où elles ne se limitent pas à des dégâts matériels ou à des éclatements de familles, elles s’étendent parfois à ce qu’il y a de plus précieux chez l’humain. Ne me demandez pas des détails, s’il vous plaît.

    Sachez enfin que j’ai utilisé à dessein la formule « par des Algériens » pour les motifs sus-indiqués. Sinon, il serait insensé d’oublier les crimes contre le peuple algérien en qualifiant d’Algériens ceux qui ont mis le pays à feu et à sang, qui ont torturé, massacré et assassiné des centaines de milliers de nos enfants, pillé et incendié une bonne partie de notre patrimoine national.

    Que l’on ne doit pas se tromper de cible !

    Cordialement,




    0
  • Nourredine BELMOUHOUB
    26 mars 2011 at 13 h 09 min -

    @ Maitre SIMOZRAG
    Maitre, je salue Votre modestie, votre simplicité et Votre richesse d’esprit, Permettez moi de préciser qu’il ne s’y trouve dans Votre commentaire aucun malentendu, son interprétation est limpide, c’est une compassion totale avec les internés des camps du sud, et en aucun cas il n’est fait allusion au drame de Folembray, mais encore une fois, et au risque de me répéter, permettez moi de Vous part (ce à titre personnel) Maitre, personnellement, je m’interdis d’oublier le drame, et l’inhumanité que Vous aviez vécu, connaissant globalement et dans le détail cette tragédie, je ne peut m’empêcher de la dénoncer et de la considérer comme partie de mon combat. Le reste ici, je l’ai bien compris, et j’ai très bien retenu qu’en aucun cas Vous n’aviez fait illusion aux victimes de Pasqua et consorts, comme je suis profondément convaincu que Votre intervention est plus un message de soutien que tout autre chose. Mais têtu comme tout défenseur des droits de l’homme qui se respecte, Maitre, je m’entêterais assurément et je continuer ais à avoir de la compassion, et une préoccupation particulière et sans trêve pour Maitre SIMOZRAG Ahmed, et les honorables Sieurs DOUMI Mohamed, MECHKOUR Abdel Kader, NAAMI Soufiane, CHERGUI Mourad, BOUKRID Mustapha, SAKER Omar, CHIBANI Boualem, SEDJRARI Khaled, BEN KHALED Mohamed, DILMI Rachid, les victimes de Folembray, de Pasqua et de la mafia politico financière algérienne et autres.
    Donc le drame de Folembray , c’est moi qui en parle et non Vous qui l’auriez abordé Cher Maitre.
    Nourredine BELMOUHOUB

    http://lequotidienenalgerie.blogspot.com/2010/10/la-deportation-de-me-ahmed-simozrag-ou.html/
    http://www.reporterbf.net/…/331-ahmed-simozrag-victime-ldinjustices-criardesr

    @ M.J.
    Je n’ai pas le droit d’avoir du respect pour nos requins blancs à deux pattes, qui n’ont jamais eu la moindre considération pour la personne humaine, ceci dit, pour ce qui est :vous passez pour être « une grande gueule », ceci m’honore, je préfére étre une grande gueule, que qu’une victime silencieuse et consentante, alors permettez moi de vous remercier sérieusement pour ce noble titre. « Merci M.J »

    @ Adel
    Merci cher compatriote, et que Dieu Vous protège.

    @ Hamma
    Personnellement je ne vois aucun inconvénient que Vous ayez fait ressortir le dossier électronique relatif au drame des Internés des camps de la honte, au contraire, je vous remercie pour l’importance que Vous accordiez à ce drame.




    0
  • Kaiden
    13 avril 2011 at 13 h 49 min -

    Glad I’ve finally found sometnihg I agree with!




    0
  • Congrès du Changement Démocratique