Édition du
22 July 2017

De la Libye au Bahreïn : Entre les révoltes bénies et celles bannies

Zineb AZOUZ

 

Quelle différence  à priori entre un dictateur qui dispose de son peuple à vie et une monarchie qui  asservit ses sujets depuis deux siècles ?

 

Les révoltes des peuples arabes obéiraient elles à une cartographie dont nous ignorons à ce point la topologie ?

 

Notre quête de dignité et nos cris de colère auraient il été récupérés à ce point par les protecteurs  et les véritables maîtres de nos geôliers de dirigeants ?

 

Ce qui se passe en Libye, au Bahreïn et autour est loin, trop loin des espoirs soulevés par les Bouazizi et les milliers d’anonymes de la Place Tahrir, alors que s’est-il passé entre temps  et de tout temps ?

 

Nous savions à satiété qu’un dictateur qui veut durer est un dictateur discipliné avec ses maîtres mais inflexible avec sa population, une équation qui a fait tourner la machine pendant plusieurs décennies dans les pays arabes où tout de même, depuis l’avènement de ces chaînes satellitaires calquées sur CNN, nous commencions tous et malgré tout à croire que la liberté d’expression et donc la liberté tout court frappait enfin à nos sinistres portes.

 

Le monde allait-il changer de visage et nous entraîner avec lui, ou bien est ce que  les décideurs  avaient depuis longtemps programmé de remplacer leurs cerbères infréquentables par du sang neuf et des vassaux aux apparences démocratiques et aux mains « propres » ?

 

Depuis Nuremberg et la défaite au Vietnam, nous savions que la guerre médiatique est devenue inséparable de toute guerre, mais nous doutions-nous un seul instant que les sérénades des chaînes comme El Jazeera qui nous ont si bien accompagnés lorsque les révoltes voulaient à tout prix sentir le Jasmin, allaient à ce point se moquer de nos sensibilités, de nos douleurs et de nos espoirs en occultant les massacres perpétrés par l’armée saoudienne fraîchement équipée par les USA, contre des civils du Bahreïn, des civils dont le seul tort est d’avoir cru aux appels de la place Tahrir.

 

Pour la première fois dans l’histoire, un pays sous-traite aussi vulgairement la gestion de ses révoltes.

La France avait bien failli le faire en Tunisie en proposant son aide aux forces de Benali, mais l’Arabie saoudite n’a pas attendu de Fetwa, elle a volé au secours de la monarchie voisine soit disant menacée par des manifestants chiites et s’est vengée de la pire manière, sans doute comme elle aurait toujours rêvé de le faire à la Mecque contre ces musulmans de tout bord qui menacent son règne inique et frelaté.

Une répression féroce s’abat actuellement sur la population de ce royaume de la honte où l’on tire à bout portant sur les civils, on viole et on massacre loin des feux des projecteurs,  des analyses d’experts et surtout loin de nos consciences.

 

Il apparaît clairement que nos révoltes sont prises au  piège entre des fiefs enturbannés et « sionisés » où toute idée de changement est proscrite, et des zones ou pays où changer de suzerain, mais pas de système est toléré voire encouragé.

 

La seule contrainte étant de sécuriser les routes du pétrole et de ne jamais remettre en cause la colonisation israélienne, l’existence d’Israël et bien sûr l’allégeance irréversible et définitive de la dynastie saoudienne à ce corpus.

 

Ainsi, on ne joue plus quand on est aux portes de l’Iran, le seul pays au fond où les Western auraient aimé que les émeutes éclatent ne serait ce que pour une demi heure.

Malheureusement pour eux et pour leurs cabots, dans ce pays et en ce printemps noir  que nous pensions irisé pour les peuples arabes, les Iraniens ont joyeusement fêté leur Naourouz (jour de l’an perse) après avoir dignement célébré leur révolution en Février.

 

Et alors que tout était censé se dérouler  dans nos rues occupées par les régimes illégitimes et leur police politique, nous assistons, depuis peu à une image radicalement opposée à cette notion de CHANGEMENT PACIFIQUE par les peuples opprimés.

En effet des images de guerre et de porte avions que l’on croyait révolues s’imposent à nos révoltes sous prétexte de protéger des peuples livrés aux chiens pendant plus de quarante ans.

 

Une frénésie scandaleuse dans laquelle le coq français par exemple, humilié et démasqué lors de la révolte tunisienne, reprend fièrement et soudainement du service ainsi que les complices de tous les dictateurs de la région qui se  retrouvent paradoxalement réhabilités et replacés sur l’échiquier.

 

Avec leurs chasseurs bombardiers, ils volent au secours des droits de l’homme et des civils massacrés, titrant fièrement leurs prouesses par des :

«La France ouvre le feu en Lybie»[1] , « La France frappe la première en Libye »[2], ou encore «  La France ouvre le feu contre Kadafi »[3]

 

Comment ont-ils pu contrôler ces ardeurs et ces fougues humanitaires, lorsqu’en Algérie les généraux sanguinaires égorgeaient femmes et bébés, lorsque les missiles israéliens déchiquetaient les enfants de Ghaza, lorsque Kadafi en moins d’une heure fusillait par milliers, lorsque le Makhzen de leur ami le roi enterrait vivants à Tazmamart ses opposants, lorsqu’on en Côte d’ivoire et ailleurs d’autres dictateurs diamantaires affamaient et mutilaient leurs peuples, lorsque dans tout le Maghreb et en Egypte on tirait sur des manifestants qui ne demandaient que du pain ?

 

Par une interprétation approximative et hasardeuse des textes de l’ONU, la France prend pour une fois la tête du peloton des soupirants de l’oncle Sam, se rachète et mène la danse des fanatiques des droits de l’homme, par un « remake » déplorable de la tempête du désert, faisant une fixation hollywoodienne sur Kadafi pour nous détourner de la principale revendication populaire : celle d´en découdre avec le système.

 

Est-ce bien utile de rappeler que le Qatar qui héberge El Jazeera (la chaîne la plus écoutée par les populations arabes) en même temps d’ailleurs que  les missiles américains sur son sol participe à ces opérations militaires censées sauver les vies innocentes, mais  ne souffle pas un traître mot sur les civils décimés à huis clos par l’armée saoudienne new look.

Des civils dont les experts de tout bord ne ratent pas une seule occasion pour rappeler à notre vigilance qu’ils ne sont pas Sunnites comme leur probe et docte roi, mais Chiites.

Quelle honteuse manœuvre et quelle minable dérobade pour massacrer son peuple et mieux s’agenouiller devant les maîtres !

 

Kadafi a beau avoir livré des Islamistes et des Palestiniens hostiles au plan d’Oslo, il a beau faire des courbettes á un Occident arrogant, il  restera toujours un bédouin et un indigène à leurs yeux, car trop instable pour qu´il puisse bénéficier de leur confiance, surtout que des repreneurs « sages », il y en a treize à la douzaine dans ce pays, chose beaucoup moins sûre dans le Bahrein,  qui au demeurant est LE SEUL  pays à remettre en cause une monarchie, ce qui est inacceptable dans ce pays où les Chiites sont majoritaires, et par conséquent,  échappent sûrement à la chapelle obscurantiste et impopulaire des wahabites au pouvoir dans le Saoud-land.

 

Avis à nos frères Marocains !

 

Entre temps, chez nous et dans toutes les dictatures-land du monde arabe on se frotte les mains, car le message semble limpide, c’est l’Arabie Saoudite qui est chargée de bénir ou de maudire le changement.

 

« Khadem El Haramein », officiellement investi d´une nouvelle mission par l´oncle Sam,  protège qui il veut et disgracie ceux qui s´écartent de la nouvelle feuille de route du GMO (Grand Moyen Orient) cher à George Bush et à l´administration néo-cons, dont les affinités avec le sionisme ne sont plus à démontrer. C´est sous cet angle qu´il faut considérer la stratégie des deux poids et deux mesures des nouveaux maitres du monde : la répression pour les insurgés bahreinis et l´invitation à l´Elysée des chefs de l´opposition libyenne accompagnés non pas du ministre des affaires étrangères, mais de…. BHL.

 

Exception faite pour la  Syrie Alaouite dont les capacités de nuisance vis-à-vis de l´entité sioniste sont quasi nulles, elle bénéficie de la mansuétude, si ce n´est d’un quitus pour massacrer ses révoltés comme l’ont toujours fait les dictatures voisines.

Grâce à sa collaboration avec l´axe du bien lors de la deuxième guerre du Golfe (Janvier 1991) et son aptitude à négocier les équilibres, El Assad est conscient de l´impunité dont il jouit dans un contexte pareil, sachant  pertinemment que personne ne volera au secours de son peuple trop proche des Libanais et du combat Palestinien.

 

Nous savons enfin que la seule insurrection qui ne sera pas tolérée dans la région est celle qui menacera Israël ou tentera de se rapprocher de l’Iran.

Les autres pays peuvent changer de vitrine, chasser un dictateur suranné, ou entreprendre quelques réformettes destinées à calmer la colère des populations en mal de liberté, mais à condition d´assurer la continuité et la pérennité des systèmes d’aliénations et de subordinations, de maintenir des rapports de vassalité et de préserver les intérêts des Occidentaux.

 

La population du Bahreïn est en train de subir le pire pour avoir osé braver cette règle et franchi la ligne rouge.

Les Libyens sont est en train de payer la double facture pour avoir osé appeler au changement du système dans une Libye utile, trop utile pour qu’on laisse le peuple se révolter à sa manière.

 

Quant aux Algériens, et à mon grand regret, nous sommes toujours à espérer que le son devienne farine et que le DRS devienne légaliste.

Le DRS transgénique n’étant pas encore né, et tenant compte des gesticulations d´une opposition déchirée, lorsqu´elle n´est pas mise en coupe réglée sous la tutelle du pouvoir,  notre marche vers la liberté semble obéir à ce tandem ou à ce dilemme :

Un pas vers la rue et deux pas vers le DRS.

 

Zineb Azouz

Constantine, le 26 Mars 2011


[1] Voir  Le républicain Lorrain du 20 Mars 2011

[2] Voir Le populaire du centre du 20 Mars 2011

[3] Voir La voix du nord du 20 Mars 2011


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71 Commentaires sur cet article
  • el-amel
    28 mars 2011 at 14 h 11 min -

    l’espoir d’un printemps arabe annonce le Massacre des Arabes!
    Des bombes sont largués et les « insurgés » ou « rebelles » occupent les zones pétrolifères en attendant que les stratèges décident d’une solution politique ou d’une partition du pays.
    Hier, Kadafi était un dictateur fréquentable, comme la roue tourne vite, c’est le siècle de la vitesse.
    Il faut aussi rappeler que la Lybie n’était pas favorable à l’UPM!

    « Méditerranée – Mme Merkel favorable à l’UPM
    La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que l’Union pour la Méditerranée (UpM) pouvait jouer un rôle dans le soutien de l’Europe aux changements en cours dans les pays arabes. « L’existence de l’Union pour la Méditerranée est une bonne chose.
    Cela va nous offrir de nouvelles perspectives pour commencer à travailler ensemble avec les pays d’Afrique du nord » à la lumière des bouleversements en cours, a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse avec son homologue autrichien Werner Faymann.

    « Par le passé, la coopération au sein de l’Union pour la Méditerranée était très compliquée, notamment en raison de la question de la paix au Proche Orient », a souligné Mme Merkel. « Nous sommes d’avis qu’il faut fournir, à moyen et long terme, un soutien économique et de +know how+ pour aider au développement de la région, et cela est valable non seulement pour la Libye mais pour les autres pays de la région », a ajouté la chancelière. »Au sein de l’Union pour la Méditerranée il existe de nombreuses possibilités pour aider au développement économique », a-t-elle estimé.

    L’UpM, créée le 13 juillet 2008 sur une idée du président français Nicolas Sarkozy, compte une quarantaine de membres, dont les pays de l’UE, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée. Elle ambitionne, en développant des projets concrets dans divers domaines (environnement, transports, énergie, culture, éducation…), de relancer la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone et restée lettre morte. Mais elle n’est pas plus vivante. L’ex-chef de l’Etat égyptien Hosni Moubarak, chassé par le rue, en était le président avec M. Sarkozy. Le nouveau ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé qu’il fallait refonder l’UpM en raison des bouleversements en Afrique du nord.
    AFP & LeFigaro.fr »




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  • Aboulanaour
    28 mars 2011 at 15 h 41 min -

    bonjour Mme Z.AZOUZ, je salue vivement votre avis et votre bonne analyse du sujet de la répression AL Soud et AL khorti de la revolution du peuple (chiite)du Bahreïn. le malheur, chère madame,c’est qu’un nombre important de soit disant musulmans sunnites, ainsi que quelques participants au site LQA, croient qu’il est légitime de massacrer les chiites!! pour des raisons para magiques et absurdes.pour cela, tout le monde se tait.Même M.DB m’a déçu en répliquant, dans un article paru le samedi passé sur ce journal, à un certain FATEH, en disant qu’il ne savait rien des renseignements qu’il lui bourré la cervelle, si naive disait ‘il, ce profane disciple du wahhabisme. d’ailleurs on m’a censuré et supprimer mon commentaire, est ça,s’annonce mal M.DB. ça m’a fait du mal pour un début de travail sérieux.




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  • ANTI-IMPERIALISME
    28 mars 2011 at 17 h 26 min -

    AFP : — Entre 04H20 GMT et 04H35 GMT, neuf puissantes explosions ont secoué la ville qui était survolée par des avions, laissant supposer que les détonations étaient dues à un raid aérien de la coalition. —

    Admirez le sérieux professionnel de cette agence d’information!

    — Entre 04H20 GMT et 04H35 GMT. On ne peut être plus précis…..jusque là. Mais après,

    — « DES avions »….survolent la ville de Syrte. Quels avions? L’on nous avait pourtant affirmé la veille que l’aviation de Kadhafi avait été « neutralisée », non ?!

    Plus loin,nous lisons:«de puissantes explosions » que l’on « supposent » avoir été provoquées par l’aviation militaire des coalisés. Ah !, ça se précise!Mais…..juste une « supposition »; un « soupçon » quoi !, presque une « devinette » que se serait dû « à un raid aérien des coalisés ».

    L’AFP « flaire » plutôt un coup tordu de Kadhafi devenu un Néron qui bombarderait sa propre ville natale avec des avions furtifs secrets ?! Va savoir.

    L’article du journaliste de l’AFP se caractérise par un flou artistique qui nous rappelle ces « correspondants de guerre » en Irak qui rédigeaient leur feuille à partir d’une chambre d’hôtel.




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  • Amar
    28 mars 2011 at 17 h 41 min -

    Il y a des choses qui me dépassent et que je croyais à jamais révolues:Tout faire supporter à l’impérialisme américain ou parfois le décharger un peu pour mettre la pression sur le dos du sionisme israélien et quelquefois impliquer le wahabisme ou le nabot français , et le tour est joué. On peut empaqueter,tout est en ordre et l’explication est toute trouvée.
    Mais cette fois ,ça ne passe pas.Les révolutions qui secouent le MENA sont en dehors de toutes ces analyses savantes et Obama ,à mon sens, ne fait que jouer au pompier de la liberté.
    Les animateurs des ces révolutions sont des gens sincères et leur cause d’autant plus.Et le tour de l’Arabie Saoudite viendra un jour,à coup sûr.
    Alors cessons les présages de mauvais augure et faisons en sorte que chez nous aussi,ça puisse devenir possible.Yes we can,et avec tous mes respects Mme Azouz.




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  • Larbi Anti-DRS
    28 mars 2011 at 18 h 48 min -

    Esperons que les libres en Tunisie, en Egypte vont initiee des chaines de television qui vont etre informative et educative. Je trouve que la chaine Iranien El-Alam est bien plus informative que El-Djazira. El-Djazira a aider les Americains, les Europeens, les sionistes et les dictateurs “arabes/musulmans) a faire taire les oppositions/opposants (toutes les populations) pendant plus d’une decenie. Ils ont entretenu entre autre la fiction El-Qaida pour donner un argument contre tous changements, et il ont aidez a decrier un opposant sincere (genuine) et juste a l’arabie seoudite, Ousaama Ben Ladden a le decrire comme un monstre. Ils ont laissez tomber un journaliste sincere qui est Tayssir El-Alouni parceque il n’a pas voulu marcher dans leurs scenario de colonization reel a travers les media (El-Djazira inclus plus que l’ENTV qui d’ailleurs personne ne croie ni regarde).




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  • Gwénaëlle
    28 mars 2011 at 18 h 49 min -

    Dans tout le sunami d´opinions , de dits , contredits, redits, je salue votre fantastique analyse qui ne laisse rien dans l´ombre et ne fait preuve ni de complaisance ni d´austérité: merci!!!!




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  • Zineb Azouz
    28 mars 2011 at 22 h 14 min -

    Monsieur Aboulanaour ,

    Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à mon texte, mais concernant Djamaleddine Benchenouf, je ne vous suis pas très bien, surtout que je n’ai pas lu la réponse à laquelle vous faites référence.
    Je ne voudrais pas parler pour DB, mais je sais qu’il a été le premier à dénoncer les faux conflits chiites-sunites qui n’ont pour but que de masquer la vassalité des royaumes qu’on connaît, de plus il a tout récemment écrit un papier sur la complicité d’ El Jazeera dans la non-couverture médiatique du massacre au Bahreïn.

    J’espère que ce malentendu sera vite dissipé.

    Ceci dit, et pour revenir au point que vous soulevez, il faut à tout prix déjouer ces pièges de « clergés » entre sunites et chiites aujourd’hui, et je ne sais quoi d’autre demain.

    La dignité des peuples et non négociables et nul n’est mandaté pour parler au nom des musulmans sunites ou chiites.

    Ne tombons pas dans ces guet-apens soigneusement tissés par ceux dont le dernier des soucis est l’Islam et encore moins le bien être des musulmans.

    La scandaleuse guerre Iran-Irak applaudie par la majorité des vassaux-dictateurs arabes ayant échoué à faire plier l’Iran, le seul véritable « homme debout » face à l’axe du bien, il fallait bien s’accrocher à cet ultime argument de Chiisme contre sunnisme, là où leurs « Baathisme » a échoué !

    Nous ne sommes pas naïfs, cette gueguerre royalement alimentée par les pétro dollars des cabots enturbannés a décuplé d’intensité depuis que Nasra Allah a dignement résisté aux attaques israéliennes en 2006.

    Pourtant, les peuples « sunnites », souvenons nous avaient à l’époque fièrement porté et soutenu cette résistance, sans se poser de questions sur le chiisme ou pas de Nasr Allah, et symbolique oblige c’est d’El Azhar qu’est partie le plus intense des soutiens.

    Comment en serait il autrement quand toutes les voix libres de la région, chrétienne et musulmanes avaient rejoint la résistance de Sud Liban.

    Tout comme nous ne sommes jamais posé la question sur la confession ou le Madheb des palestiniens, continuons ainsi ET NE DISTINGUONS QU’ENTRE L’OPPRESSEUR ET L’OPPRIME.

    Encore merci,
    Cordialement,
    ZA




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  • Zineb Azouz
    28 mars 2011 at 22 h 24 min -

    Monsieur AMAR,

    Je vous remercie pour ce rappel, car tant il est vrai qu’il nous appartient de bouger et d’aller vers le changement, il ne faut pas non plus oublier que ce n’est pas gratuitement que des milliards de dollars on été miraculeusement débloqués, et en un temps record pour aller « déloger » Kadafi ou « sauver les puits de la démocratie » en Libye.

    La sincérité des révoltés et des martyrs ne peut être remise en cause tout comme celle de nos Chouhadas, mais ce n’est pas une raison pour ne pas analyser et dénoncer le rôle des uns et des autres.
    Il faut apprendre les leçons de l’histoire, car malheureusement la présence de héros n’exclut ni la manipulation ni la récupération.

    Mais je reste plus que d’accord avec vous, à nous de retrousser nos manches.
    Car en effet, ceux qui se battent peuvent perdre, mais ce qui ne se battent pas ont déjà perdu.

    Cordialement,
    ZA




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  • Hamma
    29 mars 2011 at 13 h 45 min -

    Cette pertinente contribution de notre soeur Zineb Azzouz m’a fait prendre conscience du problème qui se pose au monde arabo-musulman. Cette révolution des Jasmins commencée en Tunisie s’est bel et bien arrêtée à la place Tahrir en Egypte.

    De la Libye au Bahreïn en passant par l’Algérie, le Jasmin s’est par enchantement maléfique transformé en épines mortelles pour tous ceux qui s’y frottent.

    Le problème qui se pose au monde arabo-musulman ce n’est pas de savoir comment se débarrasser de ces dictateurs et tyrans, mais comment faire pour réconcilier les peuples entre eux, car c’est de ces divisions que naissent et se maintiennent les dictatures et la tyrannie. C’est l’étape la plus importante à mes yeux car cette réconciliation est le talon d’Achille de ces dictateurs et de leurs maîtres occidentaux.

    Notre sœur Zineb pose en introduction de son texte cette question : « Quelle différence à priori entre un dictateur qui dispose de son peuple à vie et une monarchie qui asservit ses sujets depuis deux siècles ? » – Aucune ! L’un comme l’autre, le dictateur comme le tyran assouvissent la même soif, celle du pouvoir absolu et tout autant aveuglés par leur éphémère puissance, ils ne s’épargneront d’aucun scrupule devant la constante soumission de leurs sujets.

    Consécutivement à la révolution des Jasmins en Tunisie, chaque dirigeant (dictateur) arabe questionné sur le sujet répondait que son pays n’était pas la Tunisie et qu’ensuite ce n’était ni la Tunisie ni l’Egypte et ils n’avaient pas tort dans la mesure où cette réponse obéissait à un plan mûrement concocté pour renverser la vapeur quitte à mettre le pays à feu et à sang.

    Notre attitude en tant qu’Algériens fait peut-être rougir de honte certains et c’est compréhensible, mais nous devrions lui accorder le bénéfice du doute et se dire que la décennie noire y est pour quelque chose, que maintenant il agira autrement en méditant sur cette parole de Gandhi qui dit :

    «Il faut chercher à émousser complètement l’épée du tyran, non pas en la heurtant avec un acier mieux effilé, mais en trompant son attente de voir lui offrir une résistance physique.»

    Peut-être que cette résistance passive accompagnée de la bonne volonté des uns et des autres permettra à notre pays de sortir des ténèbres de la dictature vers la lumière de la dignité et de la liberté.

    Si l’Algérie de 2011 n’est ni la Tunisie, ni l’Egypte en passant par la Libye et le Bahreïn, disons-nous que tous ces pays n’étaient pas l’Algérie de 88 et de la décennie noire.




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  • Hamma
    29 mars 2011 at 14 h 17 min -

    @Aboulanouar, je me permets d’intervenir sur votre intervention qui dénote d’un certaine incompréhension sur la réponse donnée par Mr.Benchenouf au frère Fatah sur le sujet du conflit Chiito-sunnite qu’il a abordé en date du 26.03.2011 sur LQA sur le thème d’El Djazzira.

    Voici la réponse de Mr.Benchenouf à Fateh:

    @Fateh
    « Je suis loin de maîtriser le sujet des Chiites. Mais je crois qu’il n’est ni juste, ni objectif de les stigmatiser ainsi. Mon voisin est chiite, et c’est une personne tout à fait convenable. Ni queue, ni cornes.
    L’histoire des Fatimides en Algérie et en Tunisie, même si elle a été très agitée, n’en fait pas moins partie de notre histoire. Il ne faut pas oublier que ce fut le premier état chiite au monde, et qu’hormis le Calife, qui a été « importé » par les berbères Kotamas, le reste de la communauté était constitué de nos ancêtres.
    Et je vous dirais, de surcroît, que quelle que soient leurs croyances, les Chiites sont des êtres humains à part entière, qui ont, comme tout le monde, le droit à la dignité, à la liberté, et à la justice.
    Cordialement »

    Vous voyez cher frère que la réponse de Mr.Benchenouf était claire et qu’il agissait non pas d’une méconnaissance mais d’une maîtrise du sujet que nous tous nous ne possédons pas et à plus forte raison pour ne pas l’aborder.

    Fraternellement.




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  • IDIR
    29 mars 2011 at 14 h 22 min -

    Mme Zineb AZZOUZ,

    Votre contribution est intelligente. Pour être, du même avis que vous, je commencerai par ceci : Le monstre, que l’on croit l’exception, est la règle. Allez au fond de l’histoire: Néron est un pluriel. (V.Hugo)

    Ceci dit. Il me semble que vous commettez une erreur d’appréciation pour aller plus vite que les « tempêtes du désert », arabes et citoyennes, à l’heure où nous devons mettre en œuvre deux vertus : La patience et la lucidité pour ne pas se tromper de cibles.

    La qualité de l’esprit qui pousse vos pensées dans cet article est une opinion universaliste, mais, politiquement, inappropriée dans le contexte actuel des événements annoncés au sein des pays arabes, particulièrement, lorsque vous citez le Maghreb et le Proche-Orient, la Libye et le Bahreïn, pour inclure l’Iran qui ne doit pas être concerné par la révolte arabe.

    Rappelez-vous, pendant, deux décennies, en Algérie, il y a eu des têtes coupées et jetées sur les routes, des femmes violées, puis une corruption institutionnalisée, celle-ci est non seulement systémique mais organisée et régulée. A qui la faute ? Aujourd’hui, chacun de nous se reconnaîtra dans sa propre erreur. Les espoirs du peuple algérien ont été foudroyés par tous les malheurs réunis de la Tunisie, Égypte, le Yémen, la Syrie…

    Kadhafi, l’homme aux 500 femmes de Rome – le roi des rois africains, l’ami intime du « dictator » à Rome – n’a jamais mené une guerre, sauf celle de l’heure actuelle, contre son peuple.

    Nous avons pour obligation morale d’éviter tous les chemins en raccourci pour éviter le cataclysme – humain et socio-économicopolitique – qui s’est produit lors des années 1990 jusqu’à 2010 sans transition. En ces Heures décisives que vivent les Peuples de la région, vis-à-vis de ses zones voisines d’Europe et d’ailleurs. Nous (les peuples) n’avons ni le temps d’argumenter ni l’alternative de prendre un seul « panneau » de sens interdit.

    Par ailleurs, vous évoquez le rôle de l’Occident, à juste titre d’ailleurs. Aujourd’hui, nous observons que l’Europe, les États-Unis, la Turquie, le Qatar, sont imbriqués dans le Maghreb – sans Ben Laden et la famille Bush évangéliste – pour l’Evènement annoncé.

    Nous demeurons lucides, pour prévoir que la guerre ne cessera pas tant que Kadhafi ne sera pas fait prisonnier ou blackboulé (tout comme le leader irakien Saddam Hussein fût pendu par la volonté du président des États-Unis W. Bush), pareillement, lucides, de prévoir que la guerre finie, les États-Unis exerceront leur pouvoir pour se garantir le contrôle de la Libye – comme ils contrôlent aujourd’hui militairement et stratégiquement l’Irak – pour en exploiter les très riches ressources énergétiques.

    Permettez-moi de vous soumettre cette analyse politique de la situation selon un ancien ministre français, Dominique De Villepin sur une chaîne française le 24. 03 2011.

    Source : http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/bourdin-2012-dominique-de-villepin-1073744/

    Je finirai par ceci : un avertissement – aux éléments conspirationnistes – en Libye et ailleurs. Une sommation qui restera d’actualité jusqu’à la fin des temps, « On ne capitule pas. Nous vaincrons ou nous mourrons. » Omar El Moukhtar, chef historique de la résistance libyenne.
    Merci à la Rédaction
    Fraternellement
    IDIR




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  • Zineb Azouz
    29 mars 2011 at 15 h 50 min -

    Cher compatriote Hamma,

    Par rapport à mon introduction à laquelle vous répondez très bien, je voudrais juste vous faire remarquer l’autre ligne rouge qu’ils nous imposent : « touche pas à mon Golf » ou  » touche pas à ma monarchie »

    Avez vous remarqué à quel point le sujet du Changement est tabou lorsqu’il s’agit de nos monarchies de pacotilles, même les plus à gauche baissent les chines et parlent de  » monarchie constitutionnelle » Encore une pantalonnade !

    Chez les civilisé, il est permis d’enterrer le et les dieux mais pas NOS ROIS.

    Il est permis de tolérer des caricatures sur les prophètes mais jamais sur les monarchies du golf ou du Maroc, toutes liées d’une façon ou d’un autre aux faux Hachimisme et donc à la Mecque, un lieu saint toujours captif de qui on sait, au même titre que Jérusalem.

    Nous n’avons pas de monarchie encore en Algérie, alors profitons en, nous sommes dans le non canevas !

    Merci à vous mon frère Hamma.
    Cordialement,
    ZA




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  • Aboulanouar
    29 mars 2011 at 20 h 51 min -

    bonjour madame Z.A, merci pour l’intérêt que vous avez donné à mon commentaire. Aussi, sans polémiquer, je vous assure que j’ai lu la réplique de M.DB juste après son 1er commentaire dont a parlé en haut M. HAMMA, est ce qu’il a été supprimé? JE NE SAIS PAS !!,Bref,retournons au sujet, je crois que le problème de division entre sunnites et chiites est plus profond que vous croyez.M.NASRALLAH que vous avez l’honneur de citer a plus peur de ce mal que d’Israël. et la est la question, est ce que nous avons des leaders qui croient en un seul islam fédérateur, qui croient en l’état d’esprit de la religion, en les valeurs, en l’éthique et non pas des absurdités frénétiques, des formes scélérates de ceux qui leur imagination ne sortent pas de beit el woudou?. je veux résumer, ne prenez pas les AL SAOUD et l’hérésie wahhabiste (c’est a dire la foi. la doctrine, la jurisprudence, les oulémas..)et Cie comme modèle d’islam en travaillant pour le projet d’avenir, je sais ce que je dis madame, car, je pense ici, à messieurs: CHOUCHANE.OUGENOUNE. A AIT SAADI…etc.si je constate un jour que vous vous êtes inspirés de AHL NAJD et bien messieurs c’est foutu le FCN. très cordialement madame AZ.




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  • Liès
    29 mars 2011 at 21 h 32 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    @ Madame Azouz, bonjour.

    Je trouve votre article consistant et d’une haute qualité esthétique.

    Dense, riche et plein, je dirai même qu’il est, à l’image de la plupart de vos articles, fougueux et accrocheur.
    Ce n’est du reste pas surprenant, cela vous ressemble.

    Au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture de votre article dont vous savez lui choisir les mots et la bonne façon comment les dire, nos sens se mettent en alerte et on se retrouve subrepticement mais irrésistiblement entraîné par les eaux rapides et impétueux d’un courant dont toi seule connaît les méandres et la destination, pour leur avoir imprimé le rythme et la tendance.

    Vos textes, c’est devenu un classique, ne laissent pas indifférent. On aime ou on n’aime pas, mais l’important n’est pas là.
    L’important c’est que vos textes possèdent la force et la magie de tirer, sans ménagement le lecteur de sa somnolence et de l’inviter à s’engager dans un effort de réflexion qui exige de lui du sérieux et de la hardiesse.

    Ça a toujours été un plaisir pour moi de lire les contributions de madame Azouz, qui sait cependant et par ailleurs, que je ne surf pas sur la même vague politique qu’elle.
    Elle a ses positions; j’ai les miennes et c’est tant mieux ainsi.

    Nos divergences en fait se situent au niveau de l’appréciation et de l’interprétation que nous avons sur certaines questions et phénomènes politico-historiques.

    C’est donc au niveau de l’approche que nous avons des divergences, car sur le plan stratégique et existentiel, nous partageons beaucoup de points en commun et nous nous sentons très proches.

    Très bel article en somme. Bravo.

    Mais ce n’est pas fini. Je reviendrais avec un autre commentaire, que j’imagine très bref, pour donner cette fois, mon point de vue politique sur les arguments que vous avez développé.

    Amicalement.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Elforkan
    29 mars 2011 at 21 h 55 min -

    @ celui qui dit «  »Nous n’avons pas de monarchie encore en Algérie, alors profitons en.. ???????? profiter de quoi ? de la drogue tolérée et meme encouragée ?
    Des crimes, vols, viols, kidnappings,escroqueries..des affaires qui font la UNE de nos journaux !
    des boissons alcoolisées qui se vendent partout, d’ailleurs il n’y a jamais pénuries de ces sales boissons, alors que le LAIT, il se fait de plus en plus rare, pour s’en procurer, il faut se lever tôt !
    de la prostitution où la femme au lieu de faire valoir ses capacités intellectuelles , en l’encourage à s’exhiber toute nue dans la rue et la contraignant même à gagner sa vie en vendant son honneur ?
    Profiter de la mendicité, qui devient un phénomène presque normale ?
    Profiter du chômage des diplômés ???
    Profiter des insultes d’Allah qu’aucun peuple ne le fait sauf le peuple algérien …..et il le paiera très chèrement, quoique il a eu un échantillon de la punition divine, un petit échantillon…le pire viendra !
    Profiter de loto sportif qu’on nous fait passer tous jours à la télé, manière d’apprendre aux gens et’tmaa et le gain facile ??
    de grâce profiter de quoi ????
    Oui, tu as raison, il faut profiter…ce n’est pas une monarchie !!!!!!!!!!
    C’est quoi au fait une monarchie ????




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    29 mars 2011 at 23 h 59 min -

    Avec Al-Alam, et Press TV, j’arrivais à compenser le blackout imposé par Al Jazeera sur les massacres qui ont lieu actuellement à Bahrein et au Yemen, ainsi que l’inqualifiable répression qui a lieu « hors caméras », dans les régions pétrolières d’Arabie « Saoudite », à majorité chiites, mais malheureusement depuis ce matin, je n’arrive plus à capter sur Internet, ne disposant pas de parabole, Al-Alam.
    Aussi dois-je me contenter de zapper sur ma télévision avec free, sur Press TV et les autres chaines, qui distillent encore quelques informations.

    En effet, les saoudiens, étant chargés par leurs suzerains néocons US, de mater les Bahreini, qui osent demander la chute de la dynastie qui les gouverne, et dont l’ambassadrice aux USA, n’est nulle autre que la NOUNOU

    http://www.burathanews.com/media/pics/1300289078.jpg
    Au nom d’Allah, Le Tout Miséricordieux;

    51. Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Dieu ne guide certes pas les gens injustes. Quran-Al Ma’aida (S. 5- V. 51)

    Le ministre bahreïni, Cheikh Khaled Bin Hamed al Khalifa, des affaires « étranges » visite en cachette le siège de l’une des organisations sionistes les plus extrémistes à Washington, « ABAD » en présence de l’ambassadrice bahreïni, JUIVE, (un Palestinien pourrait-il l’être ???), HOUDI NEZRA NOUNOU, alors que la ligue arabe en a « interdit toute normalisation avant tout accord entre la sionie land usurpée, et la Palestine. »

    Ont participé à la réunion des membres importants de l’AIPAC et du BNAI BRETH, et des délégués de la ligue US-sioniste ainsi que d’autres membres influents de la communauté juive de Washington.

    Les médias ont rapporté que le SINISTRE bahreïni, a affirmé au cours de ce débat que :  » Que l’on sache qu’Israël est présente advitam eternam dans la région. Ce n’est que lorsque d’aucuns auront pris acte de cette présence éternelle que l’on arriverait à une solution aisée au problème entre Israel et les pays de la région. »

    أين إعلامنا المتواطئ من فضح مثل هؤلاء الخونة….الله يرحم أيام زمان عندما كان أمثال هؤلاء يحاكموا بتهمة الخيانة العظمي للدين والوطن والأمة

    وزير خارجية البحرين يزور « سراً » مقر أكبر الحركات الصهيونية تطرفاً في واشنطن.. بصحبة سفيرته اليهودية

    في مفاجأة من العيار الثقيل، كشفت تقارير صحفية عبرية النقاب عن زيارة وصفت بالسرية، قام بها وزير خارجية البحرين الشيخ خالد بن حمد الخليفة، لمقر حركة « حباد » الدينية اليهودية المتطرفة في واشنطن وبحضور سفيرة البحرين اليهودية هدي عزرا نونو، رغم أن ذلك يتنافي مع القرارات الصادرة عن جامعة الدول العربية الرافضة للتطبيع مع إسرائيل دون التوصل لاتفاق حقيقي بينها وبين الفلسطينيين.

    وشارك في اللقاء مجموعة من كبار ممثلي اللوبي اليهودي وأعضاء بارزين من منظمة « إيباك » المتطرفة واللجنة اليهودية الأمريكية ومنظمة « بني بريت » بالإضافة إلى مندوب عن اللجنة الأمريكية اليهودية لمكافحة التشهير وشخصيات يهودية نافذة في واشنطن.

    http://www.collive.com/pics/nf_8846_86707.JPG

    http://www.collive.com/pics/nf_5882_102963.JPG

    Cela veut dire tout simplement que le GMO, est en oeuvre, pour les américains et que l’Arabie « sahoudite », est chargée de préparer les « frères » arabes à reconnaitre les « cousins » israéliens, à se défaire des HizbAllah, et autres Hamas, et enfin, à changer d’ennemi.
    L’ennemi, c’est la république islamique d’Iran, et les mouvements de libération authentiquement « nationalistes », comme HizbAllah ou Hamas, et qui veulent se réapproprier leurs ressources énergétiques pour les mettre au service du développement de leurs pays et non pour financer les industries de l’armement.

    A quoi ont servi toutes les armes de Qadhafi, que ses fournisseurs sont en train de détruire, pour obliger le futur état libyen à en acheter de nouvelles et aider à relancer en contrepartie de « l’aide » octroyée aujourd’hui, l’industrie occidentale militaro-industrielle.

    Les Tyrans, comme hier Sadam, aujourd’hui, Qadhafi, sont les meilleurs agents commerciaux de l’Occident, un occident menacé par la crise financière et la récession.




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  • Ammisaid
    30 mars 2011 at 0 h 22 min -

    Les richesses naturelles doivent aller vers la force de frappe froide et impitoyable et la mort et l’humiliation doivent, inexorablement, se diriger vers ceux dont le fait de vivre ou de mourir ne changera fondamentalement le cours de l’histoire.
    La puissance de l’argent quelque doit sa position, son lieu et son rôle dans le monde n’a pas avoir de réels sentiments humains pour se fructifier et perdurer. Elle est comme un poumon, elle doit avoir de l’air pour pour pouvoir respirer. Je sais que les morts sont pour elle une quantité négligeable. Les morts seront remplacés par ceux qui naissent ou qui naitront, les vieux dictateurs sont ou seront remplacés par de jeunes dictateurs…ce qui est important est, uniquement, de trouver les moyens d’alimenter la machine production-consommation. Le monde est une jungle qui chante avec des notes et sons un peu plus sophistiqués. Heureux est celui qui chemine droit et qui n’est, jamais, distrait ni par les belles lumières, ni par les belles musiques, ni par les plus beaux chants…
    Un jour viendra pour remettre chaque chose a place, en attendant, continues chère soeur Zineb, de nous maintenir en éveil. Les belles voix ne cessent de nous chanter des berceuses et le sommeil ne semble pas vouloir nous lâcher !
    Fraternellement




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  • IDIR
    30 mars 2011 at 13 h 07 min -

    Excellente contribution par Abdelaziz al-Hays :

    La révolution arabe et la reconquête de l’identité

    On considère la révolution populaire arabe qui s’est déroulée en Tunisie et en Égypte, comme étant la révolution de masses la plus importante qui ait eu lieu à l’époque contemporaine après les révolutions française, bolchevique et iranienne. Aujourd’hui, dans le monde arabe, on assiste à une approbation populaire générale de cette révolution en raison de son opposition à l’injustice. Elle est aussi considérée comme un passage obligé après une phase de « blocage » par laquelle est passée la société arabe. Elle est également unanimement acceptée car elle est l’expression de la voix des masses ; voix qui est restée très longtemps dans l’attente.

    L’élite et les masses

    L’idée de l’expression des masses par elles-mêmes est le plus important problème qui se présente à nous. Ancrée dans l’imaginaire arabe et islamique, l’image négative des masses et du peuple en général a été bouleversée par cette révolution. Notre histoire arabe est une histoire des « élites ». De nombreuses pages de notre patrimoine littéraire, qu’il n’est pas utile de citer, rabaissent les masses et le grand public. Elles les décrivent comme étant de la « racaille », des « rebuts » ou uniquement comme des « petites gens ». Ces pages de notre patrimoine littéraire ont peu fait l’éloge des masses comme le fit Ali ibn Abi Talib, qu’Allah soit satisfait de lui, lorsqu’il dit : « Le peuple de la communauté est le pilier de la religion, ce qui rassemble les musulmans et l’arme pour combattre les ennemis ».

    Cette représentation négative du peuple existait aussi en Occident. Le philosophe anglais Thomas Hobbes fut le premier à avoir étudié le terme « peuple » dans son livre Le Citoyen (1). Il dit au sujet du peuple qu’il est composé de « barbares », en raison de leur amour de la guerre, et que le mal fait partie de sa nature. Au XIXème siècle, le philosophe hollandais, Spinoza exposa une autre idée. En parlant du peuple, il utilisa le terme « foule » qu’il considère, dans son Traité théologico-politique (2), comme un être doté d’une grande puissance.

    D’autres études ont porté sur le concept de « foule ». A la fin du XIXème siècle, l’historien français Gustave Le Bon considérait dans ses deux livresPsychologie des foules et Psychologie des révolutions (3), que les masses étaient une entité désorganisée et irrationnelle. Selon lui, cette entité avait une tendance à avoir une conduite irréfléchie et était encline à l’extrémisme. Cette position de Gustave Le Bon et l’enthousiasme qu’il mit à défendre cette orientation grandirent à mesure qu’il approfondissait son étude sur l’impact dévastateur de la frénésie des masses sur les sociétés. Les cent années qui ont suivi la Révolution française ont été marquées par une succession de révolutions douloureuses. Aujourd’hui, l’Occident a développé des instruments politiques et d’information qui donnent sa place à l’opinion publique et qui font d’elle un acteur influent et souverain.

    Actuellement, l’expression du sentiment populaire arabe et sa pensée s’accomplissent par le biais d’appareils modernes et démocratiques. C’est le plus grand bénéfice attendu après la révolution populaire. Par ce cadeau populaire, les masses auront conscience d’elles-mêmes, de leur force et du fait qu’elles sont une entité à part entière. Cette entité est dotée d’une existence et elle est capable de porter elle-même ses idées, de les exprimer et de les mettre en œuvre. La grandeur de la révolution arabe va s’épanouir si elle représente ses masses, si elle devient leur voix et s’il ne se reproduit pas ce qui est arrivé lors des révolutions arabes des années 1950. Ces révolutions exprimaient les orientations des élites militaires et n’avaient de révolution de « masses » que le nom.

    Les exemples de la Tunisie et de l’Égypte ont démontré le désir insatiable des masses arabes de s’exprimer par elles-mêmes. Les appareils de l’autorité et les élites, qui recouraient aux relations de force et de favoritisme, se basaient sur le rejet violent de l’identité et de l’intérêt du peuple. Ils considéraient que prendre parti pour des intérêts « particuliers» nécessitait de prendre position contre l’intérêt « général ». L’élite ne tenait compte que de son opinion et méprisait l’avis « général ».

    Finalement, le dominant « se connaît et connaît les autres » comme le dit Pierre Bourdieu dans ses recherches de socio-politique. Dans ce modèle des rapports de force et de contrôle, le dominant est celui qui classifie les gens, qui définit leur position et qui nuance leur identité.

    Tunisie… L’identité d’une élite ou l’identité d’une société ?

    Dans le monde arabe, la Tunisie était le meilleur modèle de processus d’aliénation identitaire mis en œuvre. Quelle usurpation et quelle marginalisation de l’identité arabo-islamique peuvent être plus profondes que celles mises en œuvre par le Président Habib Bourguiba qui buvait du jus d’orange devant les gens pendant le mois de ramadan (4) ? Ou lorsqu’il demanda d’abandonner le hajj qui épuisait les ressources financières du pays ? Ou lorsqu’il exprima explicitement son mépris pour la langue arabe ?

    Après l’indépendance de la Tunisie, Habib Bourguiba avait été condamné par les chouyoukh de la Zitouna et par le Vieux-Destour, pour sa lutte contre les symboles de l’arabité et de l’islam. Sous le slogan de la « modernisation », Bourguiba travailla à détruire les piliers de cette identité arabo-islamique. Il abolit les tribunaux islamiques et promut l’enseignement « francophone ».

    De même, il prit la tête du bataillon de ceux qui, sortis des universités françaises, ont dirigé le mouvement national puis les institutions de l’État tunisien moderne. Cette élite œuvrait à la rupture de tout contact avec les racines de la personnalité tunisienne fondée sur l’identité arabe et islamique. En revanche, cette élite était disposée à embrasser et à encourager tous les éléments identitaires qui rentraient en opposition avec les piliers de cette personnalité tunisienne.

    Débutée en 1987, l’ère de Ben Ali fut accompagnée d’un simulacre d’ouverture politique démocratique, de respect des droits de l’homme et de croissance économique. La vérité apparut rapidement. Le pays, son identité et la voix de son peuple entra dans une nouvelle phase d’aliénation. En Tunisie, le Général Ben Ali mit en place une politique fondée sur une tyrannie sécuritaire et répressive. Il gérait le pays directement par le biais de son immense dispositif de sécurité alors que son prédécesseur Habib Bourguiba s’appuyait en premier lieu sur son parti.

    De par son caractère arabo-islamique, l’identité tunisienne fut une cible au cours de son histoire post-indépendance. Professeur de sociologie politique à l’Université de Tunis el-Manar, Salim Labid l’explique dans son livre L’identité : l’islam, l’arabité, la tunisianité : « L’identité en Tunisie, à travers les nombreuses phases de son histoire contemporaine, a incarné un véritable champ de bataille entre l’élite issue des masses qui s’assimile à l’identité arabo-islamique, comme si assimile le peuple, et une élite qui construit son identité à partir d’éléments qu’elle sélectionne elle-même. Ces éléments peuvent être la francophonie, la méditerranéité, l’africanité, la romanité ou l’identité carthaginoise mais pas l’identité arabo-islamique ». (p.20)

    Il faut mettre l’accent sur la dimension islamique et arabe de la personnalité tunisienne car cette dimension a été l’objet d’attaques et de politiques de marginalisation. En réalité, l’identité du peuple tunisien ou égyptien repose sur un héritage historique profond qui lui garantit le droit à la différence et l’expression naturelle de ses composantes. La manifestation d’une identité n’exige pas obligatoirement le refus d’une autre.

    Cependant, utiliser des identités en opposition avec une autre identité était, et continue d’être, une méthode pratiquée par le despotisme. Dans un pays qui ne tient pas compte des organisations des droits de l’homme et des institutions civiles et qui ne présente aucune démocratie effective, on remarque que les liens et les relations fondés sur l’identité deviennent un facteur de corruption plutôt qu’un facteur de richesse et de diversité. Contrairement à ce qu’il se passa en Tunisie, il y eut en Égypte une exploitation politique par les gouvernements d’Hosni Moubarak et d’Anouar el Sadate, de la dimension « islamique » de l’identité égyptienne.

    Égypte… Un cadeau tombé du ciel entre les mains des puissants

    Dés l’arrivée de Sadate au pouvoir, l’Égypte prit un nouveau tournant qui se manifesta par l’alliance avec les États-Unis et la politique d’« ouverture » économique sur le modèle libéral (infitah). Ces deux traits n’ont pas profité à l’Égypte comme elle l’envisageait. Au lieu de cela, seule une partie des élites et des secteurs bien déterminés de la société égyptienne en retirèrent des bénéfices. D’une manière générale, ces deux orientations furent des facteurs d’affaiblissement pour le peuple égyptien.

    D’un point de vue économique, au début des années 1980, l’Égypte avait connu un taux de croissance intérieure de 8%, fait sans précédent dans l’histoire du pays. Cette croissance économique ne profita pas au pays dans son ensemble. Le peuple se plaignait des dysfonctionnements administratifs et de la main mise d’un parti unique qui assurait la promotion d’éléments qu’il avait choisis.

    Dans la seconde moitié des années 1980, le taux de croissance des revenus intérieurs baissa fortement tout comme le taux de migration et les prix du pétrole. Cet aspect économique eut un impact sur l’ensemble du pays. Il fit baisser le niveau de vie et il provoqua une fracture entre le peuple et la direction politique du pays avec ses orientations stratégiques. Malgré ces problèmes, les classes supérieures et certains secteurs privés, proches du pouvoir, mirent en place une politique qui leur profitait. Depuis cette période, l’Égypte devint un pays sans égal en ce qui concerne le « service des riches », comme le fit remarquer le penseur égyptien Galal Amin.

    Ces dernières années, l’Égypte a été témoin de la pire version de cette politique favorable aux classes supérieures. Si le pays n’avait pas vécu cette révolution, il serait devenu le passager contraint du train de la mondialisation économique « néo-libérale » que défendait ardemment Jamal Moubarak et son entourage. Cette nouvelle économie transforme l’identité du pays, brise les structures de production et étrangle les classes subalternes qui représentent 40% de la population.

    L’Égypte et sa politique dépendent des hommes d’affaires ou de la « nouvelle garde » comme les a nommés le Centre de recherches américain Carnegie au mois de septembre dernier. Le Centre a constaté que les hommes d’affaires égyptiens jouent un rôle important au niveau de la prise de décisions politiques.

    Les « gangs » politiques se sont mis d’accord avec les « gangs » économiques pour piller l’économie du pays et les aides extérieures. On estime que le montant de l’argent détourné s’élevait, au milieu des années 1990, à environ 300 milliards de dollars. L’alliance avec les États-Unis n’a pas été un facteur de force pour l’Égypte comme c’est toujours le cas pour quiconque accepte les conditions étasuniennes.

    Des rapports ont démontré que l’administration d’Obama veillait depuis le début à ne faire aucune critique publique du Gouvernement de Moubarak au sujet de ses lacunes dans les domaines de la démocratie et des droits de l’homme.
    Le régime de Moubarak n’était pas capable de refléter l’identité du peuple car ce régime était dépourvu d’identité. C’était un régime de « nature personnelle », sans structure, ne pouvant pas évoluer dans quelque direction que ce soit. Il n’était ni démocratique ni même totalitaire comme l’indique Maysa al-Jamal dans son livre L’élite politique en Égypte (p. 220).

    Libération de l’autorité étatique et de la tutelle de l’opposition

    La caractéristique spécifique de la transformation actuelle réside dans son intransigeance. Les masses s’expriment par elles-mêmes simplement et directement : « gouvernement corrompu alors va t’en !… » C’est ainsi que dans un premier temps le mouvement des masses a pris les choses en main. Le mouvement se restructure d’après la nouvelle situation dans laquelle il gouverne sans les élites ou leurs semblables ; que ce soient les élites de l’autorité ou celles de l’opposition.

    En réalité, les élites sont de véritables élites lorsqu’elles sont une source nutritive et un serviteur des masses. Non pas lorsqu’elles s’alimentent sur le compte de ces masses et qu’elles font d’elles un champ dont elles disposent comme elles le souhaitent. De par sa qualité de grand processus de transformation, la révolution des masses recommence la formation d’élites. Elle les crée à nouveau dans un cadre stable à partir d’objectifs réalistes et concrets qui sont liés, dans un premier temps, au bien des gens.

    La libération des gens et leur éloignement des dimensions autoritaires et idéologiques sont les plus grands bénéfices de la révolution populaire arabe. C’est le meilleur moyen de retrouver leur identité. C’est l’expression directe de leur volonté et de leur nature.

    Les masses se concentrent autour de critères généraux que les gens acceptent. De même, elles éliminent les différences idéologiques, qui peuvent exister en leur sein, comme les normes relatives à la liberté, au respect, à la démocratie et à la justice sociale. D’un point de vue politique, l’intérêt personnel n’est plus aussi important et central qu’il a pu l’être pour l’élite gouvernante liée aux puissances occidentales. De même, ce que veut l’Occident d’un régime arabe n’est plus aussi important tant que l’autorité réside dans la rue et que l’opinion est celle du peuple.

    Des fenêtres furent ouvertes aux arabes durant le siècle passé depuis la chute du califat, la fin du colonialisme, l’effondrement de l’Union Soviétique et la coopération politique avec les États-Unis. Les arabes n’ont pas utilisé ces évènements dans le but d’un changement démocratique dans la région. Au contraire, c’étaient des ouvertures exploitées par des élites despotiques et des idéologies fermées.

    Néanmoins, aujourd’hui, les caractéristiques d’une pénétration globale du corps social par les idéaux des masses se manifestent dans les pays arabes. Cela, après que les forces de la tyrannie aient épuisé leur énergie et leurs astuces et après l’apparition d’un nouvel ordre « social » conscient des effets du despotisme dans son pays.

    Nous pouvons déclarer qu’actuellement les gens ont gagné le droit de s’exprimer par eux-mêmes. Les masses ne sont plus seulement des « majorités silencieuses » comme les décrivit Jean Baudrillard. Il disait à leur sujet qu’elles avaient une énergie négative qui absorbait seulement ce que lui injectaient les élites. Elles ne sont plus aujourd’hui, comme le pensait Abu al-Ala al-Maari « le bataillon des muets », otage de l’esprit des autres.

    Notes de lecture :

    (1) Cf. Hobbes Thomas, Le citoyen ou les fondements de la politique, Paris, Ed. Flammarion, 1993
    (2) Cf. Spinoza Benedictus de, Traité théologico-politique, Paris, Ed. Flammarion, 1997
    (3) Cf. Le Bon Gustave, Psychologie des foules, Paris, PUF, 2003 – La Révolution française et La psychologie des révolutions, Kessinger Publishing, 2010
    (4) En mars 1964, en plein mois de ramadan, Habib Bourguiba but ostensiblement, à la télévision, un verre de jus d’orange en pleine journée. En février 1961, il avait appelé ses concitoyens à ne pas observer le jeûne du ramadan afin de mieux affronter et combattre le sous-développement.

    Source : Al Jazeera

    Traduction : Souad Khaldi




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    30 mars 2011 at 15 h 08 min -

    Relance




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  • Liès
    30 mars 2011 at 18 h 44 min -

    Salutations à toutes et à tous.

    Madame @ Azouz, bonjour.

    Chère compatriote, souvenez-vous que j’avais promis dans mon précédent post de revenir avec un autre commentaire. Le voici.

    J’ai choisi de répondre à l’esprit de votre texte et non à sa lettre pour éviter les longs discours improductifs et fastidieux, et qui assurément lasseraient le lecteur.

    J’ai pris le soin de recenser vos arguments clés que je présente agencés comme suit:

    – Nos républiques sont des monarchies déguisées.

    – L’Occident est notre ennemi civilisationnel, il nous domine en programmant notre inculture et notre sous-développement.

    – Les pays du golf sont les alliés stratégiques de l’Occident judéo-chrétien.

    – L’élément média est d’une importance capitale. Cet outil très efficace accompagne, par sa couverture orientée, une guerre, depuis sa préparation en amont, jusqu’à son exploitation en aval, en passant par son exécution sur le terrain.

    Vous soulignez à juste titre d’ailleurs que l’élément médiatique ne cesse de se perfectionner et de servir au remodelage du monde depuis la seconde guerre.

    – Israël n’est rien d’autre qu’un État avancé des États-Unis dans la région, dont l’utilité première est d’exercer le contrôle sur la région et d’empêcher de se réaliser l’unité de la nation arabe.

    – L’Iran porte les espoirs des peuples de la région, il fait face un complot de déstabilisation, voire de destruction par les Occidentaux et leurs alliés, les monarchies arabes.

    – L’Iran est différent des autres états arabo-musulmans parce qu’il est majoritairement chiite.

    Voilà en gros les certitudes que vous avez essayé de développer dans votre article.
    Remarque, ils ne sont pas loin de ce que pense tout citoyen arabo-musulman.
    Certaines de vos certitudes sont considérées vraies et sont assumées par l’Occident lui-même.

    Je dois juste faire remarquer que vous ne faites pas de rétrospective historique qui nous aurait aidé à faire la corrélation des événements et à établir le rapport entre la cause et son effet.

    Vous ne faites pas non plus des propositions alternatives qui permettraient au monde arabo-musulman de se libérer de la domination de l’Occident judéo-chrétien.

    Mais je dois reconnaître honnêtement que votre intention n’était pas de faire toute une thèse sur cette question.
    Ce n’était qu’un papier à travers lequel vous aviez exposé votre opinion et à la limite pour passer un message.

    En effet, en vous lisant et je constate que vous parlez des faits du moment, c’est à dire de l’actualité, et dans cette optique vous dénoncez avec la ferveur et le charisme qui sont les vôtres, tout le monde sauf l’Iran, les chiites du Liban, le Bahreïn qui est en proie à de graves troubles, et puis la Libye.

    Parler de Gaza, (tout le monde le sais même les ghazaouis eux-mêmes) est devenu incontournable à toute personne qui veut crédibiliser son discours et assurer  »sa vente ».

    Concernant le Bahreïn qui est présentement sous les feux de l’actualité, vous montrez que si on martyrise sa population, C’est au motif que cette population est chiite.

    Et là vous ne manquez pas d’écorcher la chaîne satellitaire EL-Jazeera, qui selon vous triche sur le plan de l’éthique et de l’impartialité en taisant la vérité sur les événements sur place pour le motif également que la population est chiite.

    Je suis tenté de dire que nous venons depuis quelques semaines d’introduire avec fracas dans nos débats la question de la spécificité chiite, à travers l’Iran, qui nous donne avec son conflit avec les USA sur la question nucléaire, l’occasion d’en disserter à volonté.

    Même Kadhafi qui règne par défaut en dictateur inique, depuis près de 40 ans sur un peuple qui ne l’a pas choisi, retrouve en la circonstance, notre compassion et redevient défendable.

    Je sais que j’exagère un peu, mais je veux juste dire à ma chère compatriote, que nous gagnerons à dépassionner les débats et faire preuve de lucidité pour pouvoir aller chercher les vraies solutions où elles se trouvent réellement.

    Même si tout est naturellement liés et que rien ne se fait d’une manière fortuite ou naïve, (la cupidité de l’Occident est connue et elle est le fruit de son itinéraire historique), il faut quand même nuancer les intérêts économiques des nations et la nécessité de commercer et de faire des affaires, et entre la chose religieuse et ethnique qui elle, est personnelle.

    Cette chose religieuse et ethnique est une émotion humaine vitale au même titre que l’eau et le pain, que nous devons respecter et l’entourer de toutes les chances de paix afin que ses adeptes la vivent purement et positivement, et non pour qu’elle soit utilisée comme un ferment pour nourrir les raisons de la guerre.

    Et je suis également tenté de crier`: et si on arrêtait de diviser le monde, qui est déjà assez divisé comme ça! Et si on essayait d’installer la paix et réconcilier les parties qui se défient et qui se font la guerre et la guéguerre!

    Et si on s’efforçait d’apprendre à ceux qui nous lisent et qui croient à nos paroles, à faire la paix et non à les inciter à rêver d’être fort un jour uniquement pour se venger!

    Et si on arrêtait de véhiculer des contre-vérités (et là je m’adresse à nous tous) et on faisait son auto-critique!

    Comme par exemple:

    1- Quand l’Orient arabo-musulman maîtrisait les sciences, les arts et la philosophie, dans la période dite des lumières qui va du VII e au XIII e siècles de notre ère, l’Occident vivait quasiment dans les ténèbres, et l’Amérique n’était pas encore découverte par Christophe Colomb.

    La question est, pourquoi et comment les pays qui étaient dans les ténèbres se retrouvent aujourd’hui évoluer dans une admirable lumière et les pays qui étaient dans la lumière se sont retrouvés vivre aujourd’hui dans les ténèbres.

    Comment amener les gens à en prendre conscience et s’atteler à rééquilibrer cette tendance qui a été dramatiquement inversée, depuis près de 5 siècles déjà?

    2- Pourquoi existe-t-il chez nous des dictatures chroniques alors qu’en Occident ce phénomène dangereux n’existe pas et ne risque pas d’exister un jour?

    3- Pourquoi existe-t-il parmi nous des divisions, des haines, des méfiances et défiances, des exclusions et des intolérances, des injustices et des trahisons, qui n’existent pas en Occident et nulle part ailleurs?

    3- Pourquoi faisons-nous porter à d’autres, l’Occident en particulier, la responsabilité de notre immobilisme et de nos échecs?

    4- Pourquoi malgré toute cette désolation et ce gâchis, nous continuons à nous croire les meilleurs?

    5- Pourquoi continuons-nous à vivre sur notre passé, en nous glorifiant d’avoir été les meilleurs, sans pour autant faire l’effort de redevenir meilleurs?

    Pourquoi refusons-nous d’instaurer chez nous un État de droit démocratique et pourquoi continuons-nous à être intolérants envers nos compatriotes qui sont de bords politique, ethnique ou cultuel différents?

    Pourquoi dans Occident, que nous n’arrêtons pas de critiquer, toutes les communautés religieuses jouissent du droit constitutionnel, de posséder leurs lieux de cultes et de vivre leur foi en toute sécurité et en toute liberté?
    Pourquoi ce droit n’existe-t-il pas chez nous?

    Pourquoi partout en Occident, les synagogues, les églises, les mosquée, les temples bouddhistes, les temples hindouistes, etc…. se côtoient dans le respect et dans la paix et que chez nous il n’y a de place que pour la mosquée? La justification par les statistiques, comme quoi presque tous les algériens sont musulmans n’est pas suffisante et ne doit pas nous encourager à fermer les yeux sur une iniquité qui bafoue un droit fondamental et universel.

    Ce sont selon moi, autant de questions cruciales que nous devons apprendre à nous poser sans crainte ni tabou.

    Si nous voulons changer le monde, changeons d’abord notre cœur, dit la chanson.

    Je dois préciser que si l’article de madame Azouz (que je remercie au passage) a servi de motif déclencheur à ma réponse, cette réponse au contraire, s’adresse à tous les algériens et d’une façon particulière à notre élite et à notre armée.

    La première (l’élite) est interpellée pour élaborer un projet de société qui sera explicitement immortalisé dans une CONSTITUTION.
    Ce projet de société ne doit laisser aucun algérien sur le bord de la route.
    Tous les algériens auront les mêmes droits, seront soumis aux mêmes obligations citoyennes, et seront tous égaux en dignité.

    L’armée (je ne parle pas de la police politique) est interpellée par le devoir historique de forcer le changement, et de rendre possible la réalisation de ce projet de construction d’une Algérie nouvelle rêvée par les justes et les martyrs et puis se retirer définitivement de la politique afin de se consacrer désormais à ses missions constitutionnelles.

    Conclusion:

    Je crois que de tous les pays arabes, ça sera le Maroc qui réussira le mieux et le premier le changement vers l’instauration d’un État de droit, car nous le voyons déjà bien parti pour réussir les réformes économiques, sociales et administratives qu’il vient d’entreprendre.

    L’Algérie pourrait lui emboîter le pas et le surprendre en lui ravissant la première place, mais aux conditions que j’ai cité plus haut.

    L’Iran qui est un grand pays, avec une riche histoire plusieurs fois millénaire, doit revenir à plus de sagesse, et ne pas cultiver ce sentiment de persécution qui est en train de le pousser à vouloir se doter de l’arme nucléaire pour sa protection.

    Il faudra regarder l’avenir avec des yeux de paix et se dire que la religion est une chose privée qu’il ne faudra ni exporter, ni instrumentaliser à des fins de mobilisation politique.

    Si on veut le changement, rendre le monde plus agréable à vivre, il faudra aussi et d’abord changer ses façons de voir, ses façons de faire et ses méthodes de travail.

    Mes sincères remerciements à madame Azouz.

    On s’accorde tous à reconnaître que le monde va mal, même très mal, mais nous devons nous accorder à reconnaître aussi qu’il recèle en lui, comme par le passé, les artisans (ces braves femmes et hommes) de son salut et de sa pérennité.

    Ne nous trompons pas, une bonne souche continuera toujours à donner un bon germe.

    Il n’y a pas de pire fléau que la division, le mensonge et le meurtre. Ce sont là les principaux attributs de Satan.

    Les attributs saints de Dieu sont: l’union, la vérité et la vie.

    Voulons-nous être de Dieu ou de Satan? À nous tous d’y répondre.

    Très amicalement et merci encore à notre chère compatriote Zineb Azouz.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Zineb Azouz
    30 mars 2011 at 21 h 24 min -

    Monsieur IDIR,

    Merci pour touts ces éclaircissements, même si je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi.

    C’est par souci de lucidité et de réflexion politique que j’ai rédigé ce papier qui avait en effet toutes les chances de déborder tant les connexions peuvent paraître parfois exagérées.

    Ce n’est pas que je sois une adepte de la théorie de l’unification, mais on voit bien que pour des motifs à priori similaires et oh ! Combien légitimes, les effets et les réactions, sont, et selon le pays, diamétralement opposés.

    Malgré toute la puissance et la nuisance de « l’axe du bien », je crois dur comme fer que nous restons maîtres de notre destin.

    Ce qui se passe aujourd’hui en Libye et qui n’aura jamais lieu ni au Bahreïn ni à Ghaza est la meilleure preuve que c’est bel et bien un remak de la « tempête du désert », que Bush y soit directement ou que Mme Clinton ait fait sous traiter, ne change rien au modèle qui nous est imposé.

    Quant à l’Iran qui a été le premier à subir des coalitions pro sionistes (mais personne ne voulait le voir à l’époque de Sadam le Baathiste), on ne peut pas nier dans notre analyse que c’est le seul régime que les western rêvent de voir tomber alors que pour nous ils ne nous réservent que des changements de vitrines.

    Ce qui arrive au Bahreïn est très grave, c’est la mondialisation des génocides dans la région.

    Je m’attends d’ici peu, à ce que l’armée saoudienne aille aussi mater les palestiniens, pourquoi pas ?

    L’incapacité à penser politique ne peut amener que les chars.

    Qu’on le veuille ou non, en Algérie nous ne pouvons pas penser changement sans faire les lectures qui s’imposent et qui veulent à tout prix faire de nous des relais de nouveau Grand orient, loin des postures de Chavez et D’ahmadinadjad.

    Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dis (je ne suis le porte voix d’aucun régime), car je ne fais que rappeler concernant les ennemis diabolisés et pointés du doigt aujourd’hui, que s’ils acceptaient seulement d’accueillir par exemple l’ambassade d’Israël, ils auraient le droit de massacrer leur opposition, de fabriquer des bombes atomiques, et même de mater les voisins.

    La lucidité politique est entre autre de ne jamais se tromper de victimes ni de bourreau, qu’il s’agisse de l’Algérie ou de la Libye.

    Le rôle joué ou pas joué par El Jazeera est un TOURNANT majeur qui ne doit plus nous laisser indifférent, et ce n’est pas s’égarer que d’essayer d’extrapoler pour mieux projeter sur nos réalités et sur les limites de nos références.

    La liberté de penser et d’agir ne peut continuer à se subordonner à ces sources définitivement décrédibilisées, malgré un savoir faire et une expérience certains.

    En Algérie, nous sommes devenus les spectateurs de notre propre perdition, nous suivons les révoltes assis sur nos fauteuils, nous nous moquons les uns des autres, nous nous donnons bonne conscience à remplir les mosquées ou mieux, à insulter les chiites, nous mélangeons dans nos meeting versets coraniques et discours aplatventriste destinés à rassurer le DRS, nous appelons à des marches via les studio de TF1.

    Merci encore Monsieur IDIR.
    Cordialement,
    ZA




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  • FAITS&DOCUMENTS
    30 mars 2011 at 22 h 49 min -

    @Zineb Azzouz

    Après les prises de position du SG de l’ONU, les décisions de chefs d’Etats occidentaux (parties interventionnistes dans le conflit libyen), l’abstention des grandes puissances (Chine-Russie) qui n’ont pas pris parti dans cette guerre, il serait intéressant de connaitre aussi les opinions des Africains eux-mêmes à propos de ce drame libyen qui se joue à leurs portes.

    Je vous engage vivement à lire l’intervention d’un spécialiste africain (1) qui nous apporte un éclairage autre que la réalité véhiculée par la technostructure médiatique occidentale.

    Il nous est fait un devoir moral d’écouter ce que nos frères africains ont à nous dire et ne pas nous en remettre uniquement à la seule voix autorisée à parler en notre nom, cette voix que l’histoire récente nous a révélé être à la fois juge et partie dans les drames des peuples frères palestiniens, afghans et irakiens.

    Donnons nous donc, à tout le moins, la peine de lire cette surprenante intervention qui nous révèle des aspects extraordinaires de cette Afrique, à ce jour fort peu connus des opinions publiques internationales. Et pour cause.

    Merci infiniment à la rédaction de LQA de contribuer à la recherche de la vérité en dehors des clivages qui nous figent,les uns,les autres,dans des positions opposées. Libre à chacun de nous de se déterminer après en son âme et conscience.

    Lien :

    Afrique. Publié le mercredi 30 mars 2011 | Le Temps Les mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye.

    LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE

    (1) Jean-Paul Pougala pougala@gmail.com

    Ecrivain d’origine camerounaise, Directeur de l’Institut d’études géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.

    Source : http://news.abidjan.net/h/395655.html




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  • IDIR
    2 avril 2011 at 13 h 10 min -

    Mme Zineb AZOUZ,

    Vous dites : « En Algérie, nous sommes devenus les spectateurs de notre propre perdition, nous suivons les révoltes assis sur nos fauteuils, nous nous moquons les uns des autres, nous nous donnons bonne conscience à remplir les mosquées ou mieux, à insulter les chiites, nous mélangeons dans nos meeting versets coraniques et discours aplatventriste destinés à rassurer le DRS, nous appelons à des marches via les studio de TF1. »

    Alors analysons ensemble le portrait psychologique et les discours d’un dictateur, à l’exemple de Kadhafi.

    Source : http://www.youtube.com/watch?v=iPmOsTpshqk&feature=related

    « Ils ont 17 ans. On leur donne des pilules la nuit, on leur met des substances hallucinogènes dans leurs boissons, leur lait, leur café, leur Nescafé », a affirmé Mouammar Kadhafi, qui a perdu le contrôle d’une grande partie de son pays.

    Assurant que le mouvement était dû à une manipulation extérieure, le dirigeant libyen a invité la population à ne pas se laisser influencer par Al-Qaida, « Ben Laden […], voilà l’ennemi qui manipule le peuple », a lancé Mouammar Kadhafi. Bachar el Assad le despote syrien, ALI SALAH, au Yémen, tiennent, aujourd’hui, le même discours, la même répression sanglante. Les dictateurs arabes sont des joueurs de pipeau, puis, ils n’hésitent pas à noyer dans le sang le feu de la – révolte citoyenne et pacifique – de la jeunesse.

    S’il fallait bien dresser le portrait psychologique de Mouammar Kadhafi, le dictateur libyen, il suffisait de lire son œuvre, « le livre vert » qui en avait fait, à l’instar du – livre rouge – de Mao Tsé Tong, son bréviaire pour la conduite de la Libye.

    Il s’agit en fait d’un ouvrage prémonitoire sur la folie des grandeurs ou la folie tout court d’un leader qui a dominé le destin d’un peuple pendant quarante deux longues années.

    Dans son fameux « livre vert », Kadhafi écrit, je le cite: « si l’exercice du pouvoir est dictatorial, la vigilance de la société n’a d’autre solution que de s’exprimer et rectifier le dévoiement du régime en usant de la violence ! Autrement dit la révolte contre l’instrument du pouvoir. (fin de citation).Voilà ce qu’écrit le despote parmi d’autres proses…

    Et le voilà en fin de règne, se décrivant comme la gloire de son peuple, traitant les Libyens de rats, de chiens et de microbes…parce qu’ils ont osé demandé son départ, menaçant tout le monde d’exécution, et déclarant qu’il est là pour l’éternité !

    En fait, ce n’est pas la première fois que Kadhafi utilise de tels termes, de telles expressions, de telles insultes à l’égard de son peuple !

    Ceux qui étaient curieux d’écouter ses discours ou déclarations pour une raison donnée, ont pu noter que c’est le premier chef d’État arabe qui a traité ses opposants de chiens errants !

    Et c’est toujours Kadhafi qui a dit en 1982 que, quand il était président du Conseil de la révolution, il n’y avait pas de démocratie en Libye. Il y avait un régime militaire dictatorial ! Et si quelqu’un prétend le contraire, c’est un imposteur et un fieffé menteur!

    Dans une conférence de presse, et c’est toujours lui, Kadhafi a dit que le Libyen est un paysan paresseux et souffre de refoulement chronique, ajoutant que les Libyens sont tous le produit de l’époque ancienne dont chacun porte encore les stigmates détestables du passé. Aussi, cette société est arriérée dont la majorité est ignorante, affirme-t-il encore.

    Voilà l’ « estime »que porte le despote Mouammar Kadhafi à son peuple, un peuple affable qui l’a enduré pendant plusieurs décennies, supportant sa tyrannie et ses extravagances et qu’il méprise allégrement !

    Si les Libyens ont décidé finalement de dire basta, arrêtons les frais ! C’est parce qu’ils n’en pouvaient plus !

    Ils se sont aperçus en fin de compte, ne dit-on pas, il vaut mieux tard que jamais, qu’ils avaient affaire à un despote, un prédateur qui, en compagnie des siens, les a grugé, les a truandé, faisant main basse pendant de longues années sur les richesses du pays, un pays aujourd’hui délaissé, exsangue !

    Et comme dit le poète si le peuple décide un jour de se révolter, de reprendre en main son destin, rien ne pourra l’arrêter ! Et c’est ce que vivent les Libyens. Le peuple libyen a décidé de se débarrasser du joug du tyran et s’émanciper enfin de l’autoritarisme d’un chef d’État qui a en fait sa place dans un asile d’aliénés !

    Ainsi, les Libyens font comme prescrit dans « le livre vert »: si le peuple constate que le régime dévie de sa ligne et devient absolu, il est de son devoir de se soulever, de se révolter contre lui !

    La sentence exprimée par Kadhafi lui-même dans son bréviaire lui est aujourd’hui appliquée. Les Libyens ont donc décidé de se révolter contre le dictateur et lui signifier qu’ils ne veulent plus de lui et qu’ils le rejettent pour toujours !
    Fraternellement




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  • IDIR
    2 avril 2011 at 19 h 34 min -

    Suite :
    Étranges similitudes entre Khomeyni et Kadhafi. Ils ont chacun un « LIVRE VERT ».

    Voici le livre vert entre les mains du « Guide Suprême » libyen :

    Source : http://www.youtube.com/watch?v=9YHJY2xIWFU&feature=related

    Quelques Réflexions Divines de l’Imam l’Ayatollah Khomeyni dans son « Livre vert »

    Source : Le petit livre vert, Proverbes d’Ayatollah Khomeiny, Politique, Phylosophica, Social et Religieux, page 47, lire certaines obscénités de l’ancien « guide spirituel ».




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  • Adel
    2 avril 2011 at 20 h 36 min -

    @Zineb Azouz

    Bonjour,

    J’aimerais, si vous le permettez, rebondir, moi aussi, après notre ami IDIR, sur ce passage :

    « En Algérie, nous sommes devenus les spectateurs de notre propre perdition, nous suivons les révoltes assis sur nos fauteuils, nous nous moquons les uns des autres, nous nous donnons bonne conscience à remplir les mosquées ou mieux, à insulter les chiites, nous mélangeons dans nos meeting versets coraniques et discours aplatventriste destinés à rassurer le DRS, nous appelons à des marches via les studio de TF1. »

    Le constat que vous faites est juste et décrit bien l’état de désarroi dans lequel se trouve la société algérienne. Sur tous les forums, des Algériennes et Algériens de tous bords essaient quotidiennement de comprendre pourquoi nous sommes incapables d’impulser une réelle dynamique de changement dans notre pays. Nous continuons, cependant, à nous coucher chaque soir en espérant que demain sera le jour J.

    Je voudrais pour ma part apporter ma petite pierre à ce débat crucial en vous posant la question suivante:

    N’avons-nous pas assez de nos problèmes internes pour nous questionner en plus sur des conflits et affrontements de tout ordre qui ne nous concernent pas directement? Je sais que cette attitude peut paraître égoïste, mais elle me paraît justifiée au jour d’aujourd’hui et au vu de tout ce que notre peuple a subi comme violences et ce qu’il a à panser comme blessures et à réduire comme fractures béantes.

    fâqidou echchay’i… dit le proverbe.

    L’Algérie attend tellement de ses enfants les plus lucides – dont vous faîtes certainement partie – qu’il me paraît contre-productif de braquer nos projecteurs sur des causes qui, pour être justes, n’en sont pas moins des «pièges». Celles de l’Iran et du chiisme en font partie. S’il fallait à tout prix débattre du sort des minorités en islâm, alors parlons plutôt de nos compatriotes ibâdites.

    Je dois vous avouer que j’ai cessé d’admirer les «hommes debout» qui osent défier l’impérialo-sionisme, tels Ahmâdinedjâd, Chavez, Castro, Kim-Il-Sung ou encore Kadhafi. L’Histoire nous a montré ce qui se cachait derrières les positions «révolutionnaires» des uns et des autres et comment un déficit de légitimité et de démocratie interne peut se muer comme par magie en vertu grâce à l’«anti-impérialisme» de façade.

    Le cas des résistances palestinienne et libanaise est particulier, car on a là affaire à des mouvements de résistance qui font face à une agressions directe de la part d’Israël. A ma connaissance, Hamas et Hizbollah sont des mouvements populaires qui ont pour objectif de libérer leur terre, ce qui est une cause sacrée.

    Boumédiène était, lui aussi, un «homme debout». Saddam Hussein et Hâfedh-Al-Assad, également. Quel est le bilan interne de ces trois hommes? Un «homme debout» qui n’affiche pas clairement ses convictions démocratiques restera toujours suspect à mes yeux. La critique marxiste du capitalisme reste probablement indépassable , mais le marxisme fait tout faux quand il s’est agi de construire une alternative à la démocratie «bourgeoise» parlementaire. La théorie de la dictature du prolétariat et du dépérissement de l’État qui déboucherait sur le communisme a fait faillite.

    La démocratie parlementaire me semble être un passage obligé pour tous les peuples et l’impérialisme, «stade suprême du capitalisme», ne pourra pas être vaincu par des dictatures. C’est ma conviction, et de nombreux éléments permettent d’étayer cette thèse. Que, dans notre cas, cette démocratie puisse s’inspirer des valeurs islamiques, cela ne change rien au fond de la question.

    La tâche historique de la construction de l’État de droit et de la démocratie véritable est une affaire interne à chaque pays et l’environnement international n’y joue pas, a priori, un rôle déterminant. Les puissances occidentales essaieront toujours de tirer parti de la moindre de nos faiblesses, mais cela me paraît être dans la juste logique des choses. Je ne pense pas pourtant que les services secrets occidentaux passent leur temps à fomenter des coups tordus contre nous. Cette vision des choses est celle qu’aiment à mettre en avant toutes les dictatures afin de détourner l’attention de leurs peuples des problèmes internes, de la corruption et la rapine et afin de justifier l’hypertrophie des moyens de répression et la main-mise de la police politique sur tous les rouages de l’État.

    Le jeu des puissances occidentales étant ce qu’il est, on doit faire avec. Il me semble cependant qu’il n’empêche pas les peuples résolus d’instaurer un véritable État de droit chez eux. Le cas de la Turquie le montre suffisamment.

    L’Iran est un pays indépendant et, à ma connaissance, mieux armé que l’Algérie pour défendre ses intérêts. Ahmadinedjâd n’a nullement besoin de nous. Le peuple algérien est plus à plaindre que le peuple iranien. Alors, pourquoi devrions-nous nous mêler de ses problèmes et nous créer des contraintes supplémentaires dont nous nous passerions bien, en l’état actuel des choses dans notre pays?

    Concentrons-nous sur notre pays et oublions le reste du monde, pour le moment, car nous avons beaucoup à faire, et introduire de nouvelles questions épineuses d’ordre international dans nos débats ne ferait que compliquer les choses un peu plus et nous détourner de notre objectif principal. L’internationalisme ne me semble pas être aujourd’hui la stratégie appropriée dans notre combat.

    L’Algérie est un pays qui a tous les ingrédients pour réussir. Mais pour réussir, nous avons d’abord besoin d’un grand nettoyage et d’une remise en ordre. Cela, personne ne pourra le faire à notre place.

    Je sais que mes propos sont un peu décousus et mes arguments désordonnés, mais j’espère avoir réussi à faire passer l’essentiel de mon message. Vous aurez remarqué que je n’aime pas beaucoup les interventions qui nous balancent des textes puisés chez des «faiseurs d’opinion» occidentaux pour nous rappeler à chaque fois que l’impérialisme occidental ne nous laissera pas instaurer une véritable démocratie dans notre pays. A ces faiseurs d’opinion occidentaux qui aiment à nous donner des conseils, je dis : « Et si vous vous occupiez à faire la révolution chez vous? Pourquoi ne mobilisez-vous pas vos peuples en Occident, afin qu’il s’attaquent à cet impérialisme qui nous menace et qu’ils l’abattent? Cela nous rendrait certainement un grand service.»

    Nous avons un ennemi interne et un ennemi externe. L’ennemi interne est la tyrannie et l’arbitraire de nos dirigeants; c’est la médiocrité, la corruption, la prédation, etc. L’ennemi externe (l’impérialisme occidental) tire parti de cet état de fait pour raffermir sa position et affaiblir la nôtre. La priorité est de s’attaquer d’abord à l’ennemi interne. Tant que nous subirons le joug des toupik, boutef, ouyahia, belkhâdem et autres tristes individus du même acabit, nous ne pourrons être d’aucun secours ni pour la Palestine, ni pour le Hezbollah libanais, ni pour l’Iran d’Ahmadinedjâd, ni pour les chiites opprimés de la péninsule arabique.

    Cordialement




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  • Djilali Hamdaoui
    2 avril 2011 at 21 h 42 min -

    Je suis d’accord avec l’ensemble de votre analyse, sauf une seule ligne, une phrase pour laquelle j’ai une grande réserve : la dictature du prolétariat n’a pas fait faillite car elle n’a pas été appliquée dans aucun pays, ni par aucun parti.




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  • Sharif Hussein
    2 avril 2011 at 23 h 27 min -

    Pol-Pot aussi disait la meme chose des régimes communiste de l’époque,ils disait qu’ils ont tous dévié du droit chemin,celui d’une dictature du prolétariat pure et dure.Et,comme il etait quelqu’un qui ne plaisante pas et qui fait ce qu’il dit,il installa au cambodge avec l’aide du camarde Duch une dictature du prolétariat cristalline qui a surpris le monde entier par sa capacité d’exterminer un tiers de la population du Cambodge en un temps record.




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  • Adel
    2 avril 2011 at 23 h 35 min -

    @Djilali Hamdaoui

    Bonjour,

    Tout à fait d’accord avec vous.

    Le prolétariat auquel Marx pensait était celui des pays capitalistes avancés (France et Angleterre, surtout). Mais le système capitaliste s’est avéré plus retors que ce qu’avaient prévu les marxistes et il a su s’adapter et résister à toutes les attaques du mouvement ouvrier.

    Cordialement




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  • FAITS&DOCUMENTS
    3 avril 2011 at 0 h 04 min -

    Malek Bennabi parlait de « colonisabilité » pour désigner les dispositions mentales qui font qu’un peuple peut être subjugué par une entreprise de colonisation. Je m’étais gaussé un jour de cette notion qui, selon moi, était trop psychologique. Il s’avère cependant que c’est Bennabi qui avait raison et de nombreux Arabes, prétendument de gauche ou démocrates, se montrent maintenant sous leur jour véritable d’admirateurs inconditionnels de l’Occident dont ils attendaient en fait leur salut.

    Or, si l’Occident a développé des valeurs et des savoirs que les pays arabes auraient tort d’ignorer, ces valeurs ne se confondent pas avec les puissances occidentales dont les actions dans le tiers-monde et le monde arabe en particulier, ne visent qu’à la satisfaction de leurs intérêts économiques et stratégiques.

    Ces Arabes dont il est question, qui sont bien souvent des « intellectuels », n’utilisent même pas ce qu’ils ont appris dans leurs écoles ou leurs universités pour analyser les situations politiques. Ils fonctionnent bien souvent sur le même principe que les dictateurs qu’ils disent réprouver. Ils ne sont simplement pas du bon côté du manche. Et ils sont prêts à tout accepter pour assouvir leur haine de leurs propres dictateurs..

    Que le résultat soit le même – mort et destruction qui s’abattent sur la population, la souveraineté et l’indépendance d’un pays anciennement colonisé foulées aux pieds – ne signifie rien pour ces thuriféraires de l’impérialisme.

    Quelle que soit l’authenticité de l’opposition populaire qui s’est exprimée dans la révolte initiale contre la dictature corrompue de Kadhafi, la rébellion a été détournée par l’impérialisme.

    L’intervention de l’Europe et des Etats Unis en Libye n’a pas pour but d’apporter la “démocratie” et la “liberté” mais d’installer au pouvoir des pantins de la CIA qui dirigeront le pays aussi brutalement que Kadhafi, tout en permettant aux puissances impérialistes de piller les ressources pétrolières du pays et de se servir de la Libye comme base d’opérations contre les révoltes populaires qui soufflent sur le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.

    Source : http://mounadil.wordpress.com/
    Mardi 29 Mars 2011




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  • FAITS&DOCUMENTS
    3 avril 2011 at 0 h 14 min -
  • M.J.
    3 avril 2011 at 0 h 22 min -

    @ @Adel.

    Bonjour.

    En lisant ton commentaire et en le rapprochant de ceux d’autres internautes je remarque que la démocratie est le pivot central de toutes les argumentations.

    Or la démocratie avant d’être un mode de gouvernance et de gouvernement est d’abord et avant tout une question de culture que nous n’avons pas dans notre pays, je le dis sans gène et qu’il faudra construire petit à petit. Ce qui suppose que nous devons puiser dans nos propres ressources culturelles pour forger des espaces ou cette démocratie pourra trouver ancrage et évoluer. Mais apparemment tout est remis en cause. La révolution de novembre est critiquée, la période d’avant aussi, la période othomane est critiquée, celle d’avant aussi, la période de l’indépendance est critiquée, celle de l’après l’indépendance est critiquée et ainsi de suite.

    Il n y a rien de valable selon ce qui se dit dans ce qui s’est fait dans notre pays jusqu’a présent. Elle viendra d’où alors cette démocratie ? Devra t on en importer tous les ingrédients et faire encore de notre peuple un cobaye éternel sur lequel sont expérimentées toutes les théories fumeuses ?

    On ne peut dissocier le mode de gouvernance démocratique de la culture ambiante non démocratique et bien enracinée, cela ne marche pas. Il faut d’abord que le substrat populaire soit prêt à la recevoir pour que la démocratie s’intègre dans le mode de gouvernance. Car avant tout la démocratie est une relation culturelle de pouvoir tant à l’égard du peuple qu’a l’égard des gouvernants. Elle réclame une maturité et une conscience politique que la majorité même de ceux qui se disent nos intellectuels ne possèdent pas toujours, que dire des autres.

    Peut être que sur le plan politique Boumedienne que beaucoup ici sur le site décrient n’a pas fait grand chose pour la démocratie. Mais sur le plan social et économique, tous les algériens étaient logés à la même enseigne et les salaires plafonnés par la fameuse THS à 2000 DA étaient plafonnés par le bas par un smig de 460,00 DA. Je peux appeler cela de la démocratie économique, car la démocratie à plusieurs facettes d’expression.

    Quand j’entends qu’en hiver meurent en occident des sans abri, je ne peux m’empêcher de me dire heureusement qu’on a du soleil…et de la compassion. Et dans ces conditions je me dis parfois que la démocratie avant d’arriver au pouvoir, doit d’abord être érigée en culture. Tu pourrais me dire, nous commencerons par le pouvoir et nous élargirons ensuite. Le problème c’est que si la démocratie n’est pas bien ancrée dans la base populaire, qui accepte qu’il y ait égalité entre tous les algériens, ceux du pouvoir seront sollicités par leurs parents, leurs amis, leurs relations pour fournir des passe droits et la pression sera tellement forte que tot ou tard, ils y succomberont et adieu la démocratie, de proche en proche…et rebelote..

    Effectivement comme tu dis « celui qui ne détient pas la chose ne peut la donner ». Un peuple ne peut se donner de la démocratie en matière de gouvernance que s’il la possède en tant que culture. Or avons nous cette culture ?

    Et peut elle lui être imposée ?

    Notre peuple veut plus de liberté certes et dans tous les domaines, il veut surtout l’égalité entre tous dans tous les domaines et l’égalité des chances données à chacun et pas d’injustices, pas de passe droits. Pourtant, cette culture des passe droits semble ancrée dans notre patrimoine.

    Arriverons nous à nous en débarrasser, arriverons nous à déclencher une véritable révolution des moeurs qui établira la démocratie dans les esprits et dans le pouvoir ?

    Fraternellement.




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  • Salah Bouzid
    3 avril 2011 at 4 h 22 min -
  • Salah Bouzid
    3 avril 2011 at 4 h 29 min -
  • IDIR
    3 avril 2011 at 8 h 57 min -

    Mme Zineb AZOUZ

    En Algérie, avec d’autres femmes, particulièrement, les mères de disparus, vous êtes parmi les « femmes courage » sorties du ventre de l’Algérie profonde. Nous sommes témoins de votre générosité et de votre amour pour la nation. Cette fois, vous ne voulez pas laisser les hommes occuper seuls la première ligne de la contestation des « criminels de guerre » et, avec d’autres citoyennes, vous faites entendre votre voix.

    Nos pensées fraternelles vont aux femmes torturées par les terroristes, – pendant la période 1996 – plusieurs années après le drame qu’elles ont vécu dans leur chair, elles souffrent encore. On leur refuse le statut de victime à part entière, elles se réfugient dans leur douleur.

    En Tunisie, Sihem Bensedrine

    Elle a tout enduré. Journaliste empêchée de travailler, sa première maison d’édition fut mise en faillite en 1994, sa seconde fermée en 2000. Elle fut salie par des montages pornographiques, privée de passeport, son mari agriculteur mis en résidence surveillée, etc.

    En Égypte, Soulefa Magdi

    Cinq jours après la chute de Hosni Moubarak, cette militante de 24 ans participait à une réunion de Justice et Liberté, le mouvement pour la démocratie qu’elle a créé avec une centaine d’autres jeunes en juillet 2010.

    Dans les réunions politiques, Soulefa est loin d’être la première à prendre la parole. La jeune fille, employée de banque dans la vie courante, est plutôt discrète. Mais cette ancienne étudiante en droit sait ce qu’elle veut : pendant le soulèvement, elle était chaque jour dans les manifestations, faisant face aux gaz lacrymogènes, aux hommes de main du régime, dormant sur la place Tahrir.

    En Libye, Inès Al Drissi, éprise de liberté

    Depuis plusieurs semaines, Inès et son amie Najla s’occupent des journalistes étrangers qui affluent à Benghazi : elles les aident à trouver des traducteurs, des contacts, les renseignements sur les conférences de presse de l’opposition. « Nous sommes reconnaissants envers la presse, c’est très important de raconter ce qui se passe ici », affirme Inès Al Drissi, 23 ans. Inès veut, sans doute, défendre à sa manière, l’avocate de profession, Imène el- Oubeidi, violée à Tripoli, par les mercenaires du criminel.

    Avec son frère Anas et ses amis, l’étudiante en médecine a d’abord imaginé la révolution sur Facebook. « On discutait en ligne d’organiser des manifestations à Benghazi, après les révolutions en Tunisie et en Égypte. Mais on ne pensait pas que la même chose serait possible ici », avoue-t-elle. « Ne serait-ce que défiler dans la rue, ça nous semblait inimaginable », sourit-elle, gonflée d’enthousiasme et de fierté.

    Au Yémen, Tawakol Karman la militante

    Son foulard coloré est de tous les défilés. Si ces dernières semaines c’est aux côtés des étudiants en colère qu’on l’aperçoit le plus souvent, par le passé, il a accompagné bien d’autres combats. Depuis 2007, chaque mardi sur la place de la Liberté de Sanaa, le « hidjab militant » de Tawakol s’affiche au côté de journalistes, citoyens ou intellectuels rassemblés pour défendre la liberté d’expression. Un rendez-vous organisé par la jeune femme elle-même, à travers son association Femmes journalistes sans chaînes.

    Tawakol a pressenti l’arrivée d’une tempête sur la Péninsule arabique. Le 29 janvier dernier, accompagnée d’une cinquantaine de personnes demandant la chute du régime, elle avait tenté de se rendre vers l’ambassade égyptienne, avant d’être attaquée par des partisans du régime. « Elle essaye de déstabiliser le pays », scandait alors un pro-gouvernement, sa jambya – poignard traditionnel yéménite – fièrement ceinturée autour de la taille.

    Mais la jeune femme n’est pas du genre à se laisser intimider. Une heure après cet incident, d’une voix convaincue, elle déclarait : « Je continuerai même s’ils veulent me tuer. Si c’est le prix à payer pour offrir au Yémen un meilleur futur, je suis prête. S’ils essayent à nouveau de me blesser avec leur couteau, je descendrai à Taez. »

    La crise de la démocratie représentative est partout, à commencer par l’Europe, vieille dame démocratique, comme nous le montre la série d’élections récentes et la montée de l’abstention et de l’extrême droite dans plusieurs pays (Italie, Danemark, France, Pays-Bas…)

    Dans mon message précédent, je voulais attirer votre attention – et celle de nos compatriotes – afin que nous puissions nous concentrer sur les évènements dans les pays arabes et balayer, pacifiquement, les dictateurs. L’Iran est déjà une puissance régionale, avec des moyens médiatiques, économiques, culturels, politiques, etc. Pour ce faire, l’Iran allie une forte idéologie religieuse chiite.

    Autrement, la Turquie est à la croisée de l’Europe, de la Russie et du Moyen-Orient, elle est souvent comparée à un « pont » entre l’Orient et l’Occident. La Turquie est une puissance régionale émergente et un pivot géopolitique de grande importance.

    Benjamin Stora : « Le paradoxe tunisien a résidé dans cette contradiction, à terme intenable, entre un haut niveau culturel et un État autoritaire, traitant ses citoyens comme des analphabètes. »

    Important et pour vous aider à mieux saisir mon message : l’Insurrection de la jeunesse arabe n’est ni une Révolution à la manière des Tchécoslovaques lors de la révolution de velours ni une révolution communiste ni une révolution islamique iranienne ni une révolution djihadiste des Al Saoud ni une révolution évangéliste occidentale.

    Abdelaziz el Hays : « La révolution arabe est la reconquête de l’identité »

    Aujourd’hui, c’est à nous – les peuples – de lancer une transition pacifique pour une nouvelle force politique émergente au sein de notre communauté. Aux décideurs : Ouvrez les portes de la Réconciliation citoyenne sur les places publiques et, fermez les portes de la réconciliation des cabinets noirs. La révolte est avant tout celle de la jeunesse, le mouvement est avant tout celui de nos enfants.

    Nous avons besoin d’une grande lucidité pour poser cette question : Les Al Saoud – Ben Laden, Al-Qaida, l’Occident accompagné de ses évangélistes, les monarque et les autocrates arabes, ces « axes tordus » vont-ils, enfin, être démantelés, définitivement, dans nos pays depuis l’insoumission de la jeunesse ?
    Fraternellement
    IDIR




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    3 avril 2011 at 11 h 10 min -

    @Adel
    [Quote=Adel Adel dit :
    2 avril 2011 à 20 h 36 min »]Je dois vous avouer que j’ai cessé d’admirer les «hommes debout» qui osent défier l’impérialo-sionisme, tels Ahmâdinedjâd, Chavez, Castro, Kim-Il-Sung ou encore Kadhafi. L’Histoire nous a montré ce qui se cachait derrières les positions «révolutionnaires» des uns et des autres et comment un déficit de légitimité et de démocratie interne peut se muer comme par magie en vertu grâce à l’«anti-impérialisme» de façade.[/quote]

    Je pensais en lisant vos conseils que sincèrement vous vouliez recentrer le débat vers la situation en Algérie, car effectivement, comme vous l’affirmez à juste titre, les « Algériens sont plus à plaindre que les iraniens… », mais à la relecture du sujet, j’ai constaté que l’auteure, ne parle pas nécessairement du peuple iranien, mais du peuple ARABE, « BAHREYNI » qui se soulève cotre une monarchie imposée par la Grande Bretagne, à une population qui n’en veut pas, et pour tout vous avouer, une MONARCHIE « chien de garde » britannique, pour ne pas la qualifier de simple « administrateur » au profit de la COURONNE britannique…, actuellement défendue par la COURONNE Séoudienne, elle aussi INSTITUEE par l’espion anglais Hiemfer, qui a allié les Âl Saoud et les Al-echeikh Mohamed Ibn Abdel Wahab, au début du XVIII, quand l’objectif était de donner le coup de grâce, au Califat ottoman, oeuvre que parachèvera Lawrence d’Arabie…

    Ce rappel historique, utile, devrait permettre simplement de confirmer que les « révolutions arabes », actuelles ne sont en fait qu’en train de tenter de démanteler les systèmes de gestions des « états arabes », post-indépendances OCTROYEES pour la plupart, après un dessin des frontières par l’Angleterre et la France, et certaines, comme Bahreyn, ne sont qu’en train de tenter de toucher aux SACRO SAINTS « émirat-systèmes » et autres « présidences à vie », n’en déplaise à ceux qui croient que le drapeau et les sceaux des Républiques et autres monarchies, sont les instruments de l’indépendance !

    Je suis sûr donc que vous conviendrez que le sort de l’Algérie, est intimement lié à celui de « nos » frères du Moyen Orient, que nous le voulions ou pas, car les intérêts de ceux qui nous « surveillent » pour voir si nous ne remettons pas en cause, leurs « diktats » et leurs intérêts supérieurs, que sont leur accès, voire, leur contrôle direct ou indirect, sur nos richesses énergétiques, surtout, est omniprésent, et susceptible de déclencher l’holocauste, le vrai, comme il en fut lorsque Sadam, s’est cru « autorisé » à envahir le Koweit, ou quand plus près de nous, l’Occident a décidé de se débarrasser du poids mort que constitue le mégalomane et imprévisible Qadhafi, capable du meilleur, comme du pire, et qui dans sa volonté de puissance, aurait pu déstabiliser les pré carrés africains, par ses financements de projets qui rendraient les africains moins dépendants des occidentaux, un jeu dangereux inadmissible pour les colonialistes, qui font partie de « l’alliance »…
    Comme pour se débarrasser de Sadam, on utilisera le qualificatif mérité de tyran, à leur endroit, et on voudra « sauver les vies de civils », ce que les troupes de Schawartzkof, ont oublié de faire, lorsque Sadam, au lieu d’envoyer son aviation et sa garde républicaine défendre la patrie irakienne en danger en faisant face à l’agresseur US, préférera envoyer cette armada, bombarder Bassorah, sous l’oeil INDULGENT des US, et des AWACS qui feront relâche pour l’occasion !

    Tout ceci pour dire, que rien n’est ou tout blanc ou tout noir, mais que partout, les intérêts s’entremêlent, mais que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

    Maintenant, que vous confondiez Ahmadinajad et Chavez, avec les Castro et Kim-Il-Sung, je suis vraiment navré de tant de mauvaise foi, de votre part, sauf si vous veniez à accepter d’admettre avec moi, que les élections démocratiques ne sont qu’un leurre, et auquel cas, il faudrait selon vos critères admettre qu’il n’y a pas UN SEUL président « élu » parmi les membres des nations unies… !

    Que vous doutiez de la sincérité des résultats proclamés par les instances officielles, tant du Venezuela que de la république islamique d’Iran, qui ont confirmé les deux plébiscites populaires, de ces deux présidents, confirmés d’ailleurs par la nation, c’est votre droit, mais que vous vous rangiez derrière ces mêmes « impérialo-sionistes » dont vous dites pourtant, « refuser de suivre les opinions », voila qui me laisse pantois, et ne me laisse pour autre constat que de prendre acte du fait que pour vous, un président n’est « légitime » que s’il obtient 99,999% des voix, et c’est pourquoi je pense que les 50 années de culture « démocratique et populaire » en Algérie, vous ont marquées plus que vous ne pensez.

    Souffrez donc que je vous dise respectueusement, monsieur, que les hommes debout, ne sont pas nécessairement des dictateurs, mais plutôt des serviteurs de leurs peuples et des causes de ces peuples qui les ont portés au pouvoir, pour les libérer des carcans des systèmes imposés par des dictatures mises en place par des colonialismes, des oligarchies et des coups d’Etat, militaires.

    Être fidèle aux promesses électorales, ne signifie point, être « un révolutionnaire de façade » comme vous le dites avec mépris, mais simplement être fidèle et à l’écoute de son peuple, n’en déplaise à ceux qui nous serinent les leçons mal digérées de ces mêmes « faiseurs d’opinion…occidentaux », qu’ils condamnent par les mots ou l’écrit, tout en étant incapables de se distraire de leurs clichés…

    Ma réaction peut-être rude et fougueuse, monsieur Adel, n’a pour seule prétention que de vous rappeler que vous ne pouvez alléguer une chose et ensuite défendre son contraire, en épousant les standards et les clichés stéréotypés de ceux auxquels vous conseillez de s’occuper de « A ces faiseurs d’opinion occidentaux qui aiment à nous donner des conseils, je dis :
    [ Adel dit :« Et si vous vous occupiez à faire la révolution chez vous? Pourquoi ne mobilisez-vous pas vos peuples en Occident, afin qu’il s’attaquent à cet impérialisme qui nous menace et qu’ils l’abattent? Cela nous rendrait certainement un grand service. »]

    Alors, le meilleur service que nous puissions très facilement nous rendre à nous-mêmes, est d’IGNORER leurs classifications, et de JUGER ceux des notre qui défendent les acquis de nos « révolutions » ou bien, la mise au service exclusif de nos peuples des ressources de nos pays, comme des HOMMES DEBOUT et non comme des « révolutionnaires de façade » !

    Si nous nous déprécions, et cataloguons tous les « hommes debout », comme des dictateurs pour plaire à ceux auxquels ils ferment l’accès au pillage de nos pays, je pense qu’il n’y aura plus qu’à encenser la dynastie des Al-Saoud, à rappeler Ben Ali, et Moubarek, et à continuer de militer pour le maintien du Statu-quo ante en Algérie, voire, à rappeler tous les sergent Garcia de leur retraite dorée, à gracier Khalifa pour le nommer Gouverneur de la Banque centrale, à nommer l’ENA, Ecole Nationale d’Administration Larbi Belkheir, à nommer REBRAB, Président Directeur général de la Sonatrach, et ministre soit du commerce, soit des finances ou de l’industrie, à moins tout simplement, de le nommer à la tête d’un super ministère de l’économie nationale..

    Je suis sûr que si Rebrab, se présentait aux élections pour la présidence, il obtiendrait 99.9% ou 50.001% de voix, lors d’un scrutin « propre et tellement honnête » que la presse unanime tant nationale, que française et US, surtout, n’y verraient aucune irrégularité, surtout si son directeur de campagne, n’est nul autre que Sadi Sadi, et évidemment, toute voix discordante serait qualifiée « d’intégriste islamiste-AQMI » ou de relent de PAGS et de socialisme de la « mamelle », rentier.




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  • IDIR
    3 avril 2011 at 13 h 51 min -

    A la rédaction

    Je vous prie de montrer le vrai visage de la dictature libyenne envers les citoyennes.

    IMEN el-OUBEIDI, kidnappée et violée par les mercenaires de Kadhafi

    Source : http://ayman.iyobo.com/WGfDipBaXcj




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  • Zineb Azouz
    3 avril 2011 at 16 h 30 min -

    Monsieur IDIR,

    Je vous remercie infiniment pour ces propos plus qu’encourageants et surtout pour cette vibrante pensée envers les femmes de disparus et toutes les femmes victimes anonymes de viols et de tortures commis par tous les bords.
    Est ce bien utile à ce propos de rappeler qu’aucune femme violée n’est reconnue victime A COMMENCER par nos sœurs de la guerre de Libération,
    Connaissez vous une seule femme violée (je ne parle pas de celles engagée au sein de FLN)ou torturée dans son village qui soit reconnue comme Moudjahida ou qui perçoive ne serait ce que de quoi survivre ?

    On ne fait que reproduire des schémas !
    Je n’aime pas sexualiser les injustices, tout comme je ne m’expliquerai jamais que les femmes soient aussi éloignées de la contestation.

    Je viens de passer devant la fameuse prison de Constantine (Habs el Coudait) et je n’y ai vu comme à chaque fois qu’une écrasante majorité de femmes humiliées, parquées et livrées à leur détresse, loin de regard de la société civile pacifiées.
    Alors, bon grès ou malgré, nous restons les victimes éternelles et silencieuses de toutes les guerres et surtout de celles sans nom livrées contre les faibles, et les pauvres.

    Pour ma part, je n’oublierai jamais cette mère, lors d’une manif. à Constantine, avec la photo de son fils.
    En haillons, elle pleurait les larmes de son corps, elle m’a juré que même si elle devait manger dans les poubelles, elle n’accepterait jamais un sous de la part de l’Etat qui a tué son fils.

    Cordialement,
    ZA
    Cordialement,
    ZA




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  • Adel
    3 avril 2011 at 17 h 36 min -

    @Abdel Madjid AIT SAADI

    Cher compatriote, bonjour,

    Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mon intervention.

    Permettez-moi de clarifier un peu plus mes positions.

    D’abord, concernant les monarchies, il ne fait aucun doute que ces dernières sont dépassées par l’histoire et seront appelées elles-aussi à se réformer ou disparaître. Il me paraît difficile, cependant, d’occulter le fait que certaines d’entre elles, comme la monarchie marocaine, par exemple, ont toujours bénéficié d’une plus grande légitimité que la plupart des «républiques démocratiques et populaires» (celle de Boumédiène, entre autres). Ces monarchies sont le produit de plusieurs siècles d’histoire et elles ont des racines plus profondes, malgré tous leurs travers. Je tiens à vous confirmer que je ne suis pas monarchiste. Mais, l’histoire est ce qu’elle est et on ne peut forcer un peuple à aller dans un sens ou un autre, tant qu’il ne le veut pas lui-même.

    Pour ce qui est de l’Iran, ce que je déconseille à notre sœur Zineb Azouz, c’est d’introduire dans nos débats un problème (l’injustice faite aux chiites) qui ne nous concerne pas directement et qui compliquera une situation déjà bien compliquée.

    Concernant Ahmadinedjad et Chavez, il y a dans ma formulation matière à confusion, je vous l’accorde. Je ne me suis jamais intéressé particulièrement au parcours de ces deux hommes, mais le dernier nommé, après son récent soutien à Kadhafi me semble très peu porté à défendre les peuples contre les tyrans déguisés en «hommes debout». La haine des USA me semble constituer son seul crédo.

    En fait l’idée principale véhiculée par la phrase qui prête à confusion est la suivante: aux «hommes debout» providentiels et autres zou3ama moustachus, je préfère les PEUPLES debout. Et là, c’est toute une autre histoire. Pour moi, les peuples du Monde Arabe ont finalement cessé de marcher aveuglément comme des moutons derrière des «hommes debout» providentiels, pour se mettre EUX-MÊMES debout et demander leurs droits, tous leurs droits.

    C’est là le fait le plus important qui mérite d’être souligné.

    Cordialement




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  • Adel
    3 avril 2011 at 17 h 59 min -

    @M.J.

    Bonjour, cher ami,

    Je suis d’accord avec ton commentaire sur le fond. La culture démocratique n’existe pas chez nous et elle demande à être implantée et patiemment nourrie, en se basant sur notre substrat culturel et en tenant compte de toutes les contraintes.

    Mais il faudra bien commencer ce travail un jour, justement. Et pourquoi ne l’a-ton pas entamé en 1962? Le défaut du système de Boumédiène est justement d’avoir complètement négligé ce travail. Et même dans le domaine économique, penses-tu que l’œuvre de Boumédiène n’a pas fait de gros dégâts? Sa politique n’a-t-elle pas grandement contribué à casser l’agriculture dans notre pays et à faire des Algériens des assistés?

    Aujourd’hui, notre pays souffre de graves insuffisances dans tous les domaines. L’analyse de la plupart des opposants aboutit au même constat : avant de faire quoi que ce soit, il faut d’abord régler le problème de la légitimité du pouvoir. Et là, on aboutit inévitablement à la question de la démocratie.

    Amitiés




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  • Hamma
    3 avril 2011 at 18 h 38 min -

    Quand on veut détourner de son contexte la révolution Libyenne.

    Jusqu’à preuve du contraire, La rumeur faite ici et là que l’Algérie officielle soutien Kadhafi et tenterait de saborder les révolutions en Libye et en Tunisie tient la route. Ce communiqué d’Aqmi(voir le lien) n’est diffusé sur aucun média étranger.

    Source: http://www.tsa-algerie.com/divers/aqmi-affirme-que-ses-elements-ont-ete-tues-dans-ce-raid_15058.html

    « Bavure de l’aviation de l’Otan à Brega en Libye
    Aqmi affirme que ses éléments ont été tués dans ce raid ».

    Samir Allam

    Des éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) figurent parmi les 13 personnes tuées vendredi soir par une frappe aérienne de l’Otan dans la région de Brega (est de la Libye), affirme un communiqué d’Aqmi daté du 3 avril. Aqmi ne précise pas le nombre de victimes issues de ses rangs mais affirme que ses éléments ont été ciblés par l’aviation de l’Otan lors de la « conquête de Brega ». Aqmi promet de répondre sur le terrain et non par des slogans, selon le communiqué.

    Vendredi, neuf rebelles libyens et quatre civils ont été tués par une frappe aérienne de l’Otan dans la région de Brega. L’Alliance atlantique, qui a pris le commandement des opérations militaires en Libye jeudi, en soutien de la rébellion, a immédiatement annoncé qu’elle « examinait » les informations sur cette possible bavure.
    Ce communiqué d’Aqmi va relancer les inquiétudes concernant l’identité des insurgés en Libye. A plusieurs reprises, Mouaamar Kadhafi a accusé Al-Qaïda d’être derrière la révolte qui secoue son pays. Des pays comme l’Algérie ont exprimé des craintes de voir Aqmi profiter du chaos en Libye pour se procurer des armes. Des pays de la coalition, comme les Etats-Unis, ont aussi exprimé des craintes sur le sujet.

    samir allam




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  • Sharif Hussein
    3 avril 2011 at 20 h 16 min -

    Dans l’article je lis « le Makhzen de leur ami le roi enterrait vivants à Tazmamart ses opposants ».
    C’est pas tout à fait exacte!.

    Dans le mouroir de Tazmammart furent enterrés:

    1)Les trois frères bourequat qui etaient les seuls civils de l’ensemble des victimes qui etaient au nombre de 59.
    Les frères bourequat n’etaient pas des opposants mais des riches hommes d’affaire proche du palais royal et vivaient dans le luxe entre Rabat et Paris.Leur père,d’origine tunisienne,officier de renseignement de l’armée française au Maroc,fut chargé par le Roi Mohammed-5,au lendemain de l’indépendance,de la création des services secrets marocains.Il avait la confiance du palais d’autant plus qu’il avait épousé une cousine du Roi.
    Les trois malheureux frères furent enlevés en 1973 pas les services secrets pour des raisons qui restent obscurs.Eux meme,ont toujours soutenu d’ignorer les raison du térrible calvaire que le Makhzen leur a infligé,d’autant plus qu’il n’avait aucun différend avec le palais.

    2)56 officiers et sous-officier « impliqués » dans les tentatives du coup d’Etat de 1971 et 1972.Dans un premier temps,ils furent condamnés à des peines de prison puisque,selon l’enquete,ils furent embarqués par leurs supériers/comploteurs(qui eux furent exécutés) dans cette aventure dont ils ignoraient les finalités.

    Ces victimes,sans etre des opposants,ils furent tout de meme,victimes de l’arbitraire.




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  • Zineb Azouz
    4 avril 2011 at 1 h 36 min -

    Cher Compatriote Adel,

    Au risque de me répéter et sans vouloir être le porte voix d’aucun régime, j’insiste pour rappeler
    qu’en évoquant la scandaleuse attitude d’El Jazeera face aux massacres que subit la population du Bahreïn, je tenais avant tout à analyser et à dénoncer ces deux poids deux mesures qui ne servent personne.
    Le chiisme des uns et des autres est justement ce qui est à éviter comme argument et non pas comme fait.

    Qu’on le veuille ou non, les monarchies illégitimes de la région du Golfe inféodées au sionisme et l’impérialisme et ne survivant que grâce à cette posture d’appendice, avec à leur tête le royaume des Beni Saoud, sont toutes unies pour mâter la révolte au Bahreïn, car tels des vassaux pavloviens ils ne voient leurs populations chiites que comme le pire de leurs adversaires.

    Je ne vois pas pourquoi je devrais éviter de parler de telle ou telle injustice juste parce cette fois-ci les victimes seraient chiites, quel grave dérapage !

    Face à un citoyen criblé de balles ou écrasé par un char juste parce qu’il qui manifestait pacifiquement pour exiger plus de liberté, pour dénoncer les injustices d’une monarchie ou d’une dictature et pour réclamer le droit de choisir ses gouvernants, je m’interdis personnellement de revenir sur son Madheb ou sa religion.

    Ce qui ne m’empêche pas de d’invalider haut et fort les arguments tenus par ces cabots de l’impérialisme qui offrent gratuitement la terre de leurs ancêtres aux missiles Américains et qui se permettent aujourd’hui de casser du « chiite » en attendant de passer à autre chose.

    Les débats stériles de clergés ne m’intéressent pas, malgré toutes les pressions que nos subissons dans ce sens.

    Quant à l’Iran, je dis que malgré nous, et qu’on accepte de voir les choses ou pas, nous ne serons jugés et épiés que par rapport à nos distances avec l’Iran et le dit axe du mal en général.

    L’Iran n’a besoin de personne pour prendre sa défense, et ce n’est pas tellement le but de mon papier, mais j’ai essayé de démontrer que tourner le dos à la stratégie des Westen vis-à-vis de l’Iran, de Cuba ou de Chavez est au contraire une dimension qui pèsera sur nos jugements et nos actions.

    Encore, une fois, ce n’est pas parce que je dénonce l’attaque des cerbères contre Kadafi que j’approuve ce dernier, je dis seulement prudence et nuance sont de mise avant d’applaudir la chute d’une dictateur et la levée de bouclier d’un impérialiste !

    Le dictateur diabolisé d’aujourd’hui n’est puni que parce qu’il a été insolent et menaçants avec les gendarmes de la région et leurs multinationales.

    Les peuples, qu’ils soient chiites ou sunnites sont l’inexistant des soucis dans cette équation.

    Chavez et Ahmadinedjad, pour rappel n’ont pas eu la même réaction dans ce drame que vivent les Libyens, mais le plus important, et c’est ce qui peut être devrait nous intéresser, c’est que pour le moment, nous sommes, nous Algériens incapables de donner une identité à nos cris de colère et à nos ras le bol.

    N’est ce pas là, la différence fondamentale entre des révoltes qui boitent et oscillent et une révolution; surtout que présentement, nous continuons de subir le énième mandat du DRS.

    Chez Ahmadinedjad ou Chavaz, on dit d’abord non à tous les systèmes d’exploitation de l’homme par l’homme, non aux civilisations dont le centre d’intérêt n’est pas l’homme, non à l’hégémonie des banques centrales et de leurs armées impérialistes, que ces deux pays et d’autres réussissent ou pas, se contredisent ou pas doit au contraire affûter nos analyses et nos choix et non pas nous pousser à croire que pour nous en sortir, nous devons juste nous regarder dans le nombril et ne rien d’autre sous prétexte que ce qui se passe ailleurs ne nous regarderait pas et que les choses sont suffisamment compliquées ainsi.

    Cordialement,
    ZA




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  • NEDJMA
    4 avril 2011 at 3 h 11 min -

    @ ait saadi

    Si je vous ai bien lu vous êtes solidaire des libyens mais oppsé à toute internention? vous preferez une revolution morte que vous pouvez celebrer que des vies épargées? ne rien faire ce n’est pas donner raison à khadafi et donc prendre parti?

    Cordialement




    0
  • Djamelito
    4 avril 2011 at 15 h 17 min -

    Pas de zone d’exclusion aérienne dans le cas du ghetto de Gaza . Où plutôt si, une zone d’exclusivité aérienne pour les avions sionistes.




    0
  • Abdel Madjid AIT SAADI
    4 avril 2011 at 19 h 10 min -

    @NEDJMA;

    Je ne sais pas comment vous avez décidé que je préférerais « célébrer une révolution morte » plutôt que de voir des vies épargnées !

    Je suis solidaire de toutes les révolutions qui fleurissent et honorent les peuples arabes, comme celles du Liban, des Palestiniens, des peuples d’Egypte, de Tunisie, du Yémen, de Bahreïn… et enfin de toutes celles, que nous souhaitons advenir partout, où un monarque règne en tyran et exclut une frange de sa population de la participation aux destinées de son pays, et à ce stade, j’inclus, le Maroc, la Jordanie, l’Arabie saoudite, ainsi que tous les pays, où les présidents ont décidé de demeurer « à vie », comme en Algérie, en Syrie, ou partout où on se soumet aux occupants, comme en Irak, ou encore partout où des roitelets « émirs » ont fait de leurs pays des domaines FAMILIAUX, gardiens au service des USA, ou de la GB !

    Aurais-je oublié d’en citer ?

    Les révolutions arabes que nous voulons célébrer sont celles qui respectent la dignité HUMAINE et le droit des peuples à « DISPOSER d’eux-mêmes ».

    Que les Western s’offrent l’occasion de détruire la Libye, puisque Mou’amar leur en donne l’occasion, comme Sadam, l’a donnée à Schwarkzof et BUSH, père et fils, cela n’a rien d’étonnant de la part d’un TYRAN mégalomane…
    Mais peut-on raisonner un aliéné mental, comme QADHAFI et ALI SALEH ???
    Je prie Allah, pour les populations libyiennes livrées en pâture aussi bien à Qadhafi, qu’aux « alliés », qui reniflent le PETROLE…

    Pour le moment soyons pratiques, les frappes contre le DEMON libyen, sont une aubaine, pour sauver des vies humaines, et que vive la révolution de Benghazi…




    0
  • Hamma
    4 avril 2011 at 20 h 30 min -

    Encore une propagande anti-révolution Libyenne et afin de ne pas armer les combattants qui le demande à la coalition.

    « Selon un responsable des services de sécurité algériens »

    Aqmi a réussi à se procurer des armes en Libye

    Hakim Arous

    Source:http://www.tsa-algerie.com/divers/aqmi-a-reussi-a-se-procurer-des-armes-en-libye_15081.html

    C’était la grande inquiétude des pays de la région depuis le début des violences en Libye. Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) va‑t‑elle profiter du chaos libyen ? Alger semble y croire. Selon un responsable des services de sécurité algériens, l’organisation terroriste a réussi à se procurer des armes en Libye et à les acheminer vers ses bases arrière dans le nord du Mali.

    Selon ce responsable dont l’agence Reuters rapporte les propos ce lundi 4 avril, un convoi de huit pick‑up parti de l’est de la Libye a traversé le Tchad et le Niger avant de gagner le nord du Mali avec une cargaison d’armes, dont des missiles russes sol‑air « Strela », des lance‑grenades antichar RPG‑7, des fusils d’assaut Kalachnikov, des explosifs et des munitions.

    « Nous savons que ce n’est pas le premier convoi et que cela continue », a‑t‑il déclaré. « Plusieurs casernes ont été pillées dans la région avec leurs arsenaux et leurs dépôts d’armes. Les éléments d’Aqmi qui étaient présents n’auraient pas pu ne pas profiter de l’occasion ». « Aqmi, qui maintient d’excellentes relations avec les contrebandiers qui traversent la frontière libyenne dans toutes les directions sans la moindre difficulté, leur confiera probablement la tâche d’apporter les armes », a‑t‑il précisé.




    0
  • NEDJMA
    4 avril 2011 at 22 h 28 min -

    @ Ait SAADI

    Merci d’avoir clarifié votre position

    cordialement




    0
  • Hamma
    5 avril 2011 at 2 h 20 min -

    El Khadraoui à Echorouk : « Dahlan approvisionne Kadhafi en armes israéliennes
    2011.04.02 Par : Raed. K / V. F. Hakim Benyahia

    Des sources libyennes ont révélé à Echorouk que l’ex-chef du mouvement Fatah, Mohamed Dahlan, et une personnalité palestinienne, d’origine irakienne, sont impliqués dans une transaction d’importation d’armes, de manière secrète, d’Israël…

    Source:http://www.echoroukonline.com/fra/international/8442-omar-elkhadraoui-a-echorouk-mohamed-dahlan-approvisionne-el-gueddafi-par-des-armes-israeliens.html

    L’un des nombreux complots arabo-sioniste contre la révolution en Libye.




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  • elforkan
    5 avril 2011 at 16 h 24 min -

    Dahlan approvisionne Kaddhafi en armes israélienne, ceci n’est un secret pour personne……mais qui est le pays frontalier qui lui fournit du carburant ????
    La révolution libyenne triomphera, c’est inéluctable, il y aura beaucoup de morts c’est certain, mais en’nasr viendra !
    L’occident n’est là que pour donner longévité au conflit : l’aviation otaniste bombarde Tripoli, alors que le danger des Kataieb est bien plus loin à zenten, Breiga ….pourquoi l’Otan laisse t’il faire les kataieb, n’est ce pas là une stratégie consistant à donner toute la latitude aux kaddhafiste de détruire toutes les villes, les insurgés et civils compris….pour préparer le terrain à une intervention au sol, sans risque, tous ceux qui portaient les armes ( le risque potentiel) seraient mort ou handicapés à vie !
    L’Otan sait que tôt ou tard le conflit prendra fin, mais prendre fin sans causer grandes destructions n’est d’aucun intérêt, ça fait pas rentrer de l’argent et donner du boulot aux sociétés occidentales qui viendront reconstruire la Libye !

    à la fin, ce n’est pas les desseins sataniques de l’Otan qui choque, c’est un comportement normal, il cherche le profit pas plus, l’humanisme est autres blabla, c’est de la foutaise…mais ce qui choque, c’est le mutisme des peuples du maghreb, aucune manifestation en signe de soutien à nos frères, rien et rien….mais il suffit d’augmenter le prix de l’huile que tout le monde sorte gueuler dans la rue…des tubes digestifs, pas plus !!!
    Puis ces tubes digestifs réclament un peu de démocratie et veulent qu’une cervelle les gouverne, hé bien non, un tube digestif ne peut être gouverné que par un tube digestif pareil à lui….kama kuntum yu wala aleikum disait rassulu Allah, il avait raison !

    Je prie Allah tout Haut qu’il pulvérise tout peuple ou régime qui soutient Kaddhafi par l’acte ou la parole , qu’il fasse que ces peuples et régimes ne connaitront ni paix, ni tranquillité, ni prospérité, ni sécurité…qu’il épargne, bien sûr, toute personne, groupe de personne ou nation qui se tiendrait au coté des révolutionnaires libyens ….
    Amiiiine !




    0
  • hakimM
    5 avril 2011 at 16 h 44 min -

    Pourquoi l’Otan refuse d’armer les rebelles?
    Parce qu’ils veulent faire durer la guerre des mois pour obtenir le maximum de concessions de part et d’autres. Une victoire rapide des rebelles ne fera gagner aux occidentaux que quelques milliards, un équilibre de forces en Gadafi et les rebelles fera gagner beaucoup aux occidentaux comme concessions.
    Les occidentaux veulent contrôler l’après révolution et profiter des marches et du pétrole libyen. Si les rebelles sont nationalistes, l’Otan aidera Gadafi.




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  • Adel
    5 avril 2011 at 18 h 43 min -

    Anti-impérialisme et État de droit

    Qu’est-ce que l’anti-impérialisme? Simple, me direz-vous : c’est ce qui est opposé à l’impérialisme. Et l’impérialisme, alors? Tout aussi simple : c’est le «stade suprême du capitalisme», selon la formule consacrée de Lénine. Ce sont les pays capitalistes les plus développés (Amérique du Nord et Europe Occidentale) qui ont la fâcheuse tendance à vouloir étendre leur domination sur le reste du monde afin de s’accaparer du maximum de ressources naturelles nécessaires au bon fonctionnement de leur économie et de disposer de marchés pour écouler leurs produits. La machine économique capitaliste allant de plus en plus vite et la population du globe croissant à un rythme exponentiel, l’impérialisme devient donc de plus en plus agressif et vorace, n’hésitant pas à recourir à la force brutale lorsqu’il s’agit de protéger ses intérêts.

    Nous savons tous que la fulgurante expansion du capitalisme au 19ème siècle a eu pour corollaire le développement du mouvement ouvrier et, à partir de 1917, la naissance du «camp socialiste». Tout cela semble très loin aujourd’hui et on aurait tendance à croire qu’avec la disparition de l’URSS et de ses satellites d’Europe de l’Est, toute la stratégie développée par les partis communistes dans leur confrontation avec le Capital international serait reléguée aux oubliettes. Il n’en est rien : l’anti-impérialisme est toujours aussi vivace. Devrions-nous nous en plaindre? A priori, non. Mais…

    Que nous a appris l’histoire du 20ème siècle? Une leçon d’une importance capitale pour l’avenir de la lutte anti-impérialiste : les régimes socialistes (ou communistes) basés sur le parti unique ont fait faillite et l’impérialisme capitaliste est toujours là. L’absence de démocratie pluraliste et des libertés fondamentales a constitué un facteur de blocage qui a lourdement handicapé les pays socialistes. Une nouvelle classe de bureaucrates qui s’appuie sur le parti unique et la police politique a remplacé la classe bourgeoise capitaliste, allant encore plus loin que cette dernière dans l’arbitraire et l’oppression de ceux qui ne sont pas dans la «ligne du parti».

    L’anti-impérialisme du 20ème siècle n’a atteint ses objectifs que dans les cas de luttes pour libérer certains pays du tiers-monde d’une occupation directe, comme ce fut le cas au Vietnam dans les années 70. Pour tout le reste, l’anti-impérialisme ne fut que discours vides et gesticulations de façade de dictateurs mégalomanes qui trouvèrent dans le combat anti-impérialiste une bonne couverture pour cacher leurs crimes internes. Ce fut l’époque glorieuse de l’anti-impérialisme du FLN de Boumédiène qui vit la Kasma FLN de Oued-R’hiou condamner l’impérialisme américain.

    Aujourd’hui, dans le Monde Arabe, les régimes dictatoriaux héritiers de leurs prédécesseurs «anti-impérialistes» sont sur le point d’être balayés par les peuples qui se révoltent et demandent à vivre libres. Dans notre pays, le FLN «anti-impérialiste» des années 60 et 70, après avoir traversé une zone de turbulences durant les années 85-95, est revenu au pouvoir, avec son clone, le RND. Les chefs du FLN/RND, belkhâdem et ouyahia, sont des «anti-impérialistes» convaincus et ils ne ratent aucune occasion pour fustiger la France coloniale impérialiste.

    Qu’est-ce donc que l’anti-impérialisme aujourd’hui? S’attaquer aux USA et à l’Europe occidentale dans des discours ronflants? Acquérir l’arme nucléaire afin de faire partie du club très fermé des pays qui peuvent détruire le monde et le faire disparaître? Il y a, hélas, encore beaucoup de chefs d’États «anti-impérialistes» de ce type dans le tiers-monde. Il devient cependant de plus en plus clair que le vrai combat anti-impérialiste passe aujourd’hui par la mise en place de l’État de droit et le respect des libertés fondamentales. Un pays dont les citoyens se sentent libres et protégés contre l’arbitraire des puissants a plus de chances de décoller économiquement et d’accroître son potentiel dans tous les domaines. Sur le long terme, un régime démocratique devient de plus en plus performant alors qu’un régime dictatorial, bien que pouvant faire un démarrage fulgurant (tel le régime de Boumédiène), finit inévitablement par se planter. Au 21ème siècle, la construction de l’État de droit est la première étape de la lutte anti-impérialiste, après la libération du pays de l’occupation coloniale. C’est une étape incontournable. Près de 50 ans après l’indépendance et après avoir subi les pires violences, le peuple algérien doit reprendre aujourd’hui tout le travail à partir de zéro et oublier tout ce qui a été bâti sur du sable depuis 1962. Il lui faudra révoquer tous les charlatans de tout bord, s’armer de patience et de courage et s’atteler à reconstruire le pays sur de bonnes bases.

    Sans État de droit, l’anti-impérialisme ne sera jamais que discours creux et vaines gesticulations.




    0
  • Amar
    5 avril 2011 at 19 h 37 min -

    Tout à fait d’accord avec ton analyse mon cher Adel.(une erreur de touche m’a fait écrire Aqel à juste titre).
    OK pour l’état de droit.Il faut surtout faire attention de ne pas faire un bond de 14 siècles ..en arrière.




    0
  • MJ
    5 avril 2011 at 20 h 38 min -

    @ Adel

    Ah ! Cher ami. Ce que les mots ont de force et comme disait Victor Hugo « Lache un mot vengeur sur le dos d’un homme et l’homme s’écroule sous la force du mot ».

    Bien entendu c’était dans un autre contexte.

    Tu y tiens au tien qui est « l’anti-impérialisme », mot composé. Son sens n’est pas simplement comme tu le dis opposé à l’impérialisme, il faudrait le compléter. Il donne surtout et avant tout un aperçu sur la liberté des peuples en dehors de toute ingérence extérieure d’où qu’elle vienne.

    Un Etat de droit ne peut se concevoir s’il n’est totalement affranchi de l’influence étrangère.C’est une condition !

    Or cette condition dans le cadre des relations internationales actuelles basées sur l’inégalité est une chimère qui change de forme à chaque instant et qui demeure inaccessible en réalité.

    Le capital a engendré l’inégalité sur son propre sol qui a abouti aux révolutions internes générées par l’injustice et qui ont débouché sur le colonialisme devenu ainsi nécessité pour non seulement accroitre les marchés mais aussi avoir une main d’oeuvre plus docile et qui occasionne moins de charges.

    C’est ce colonialisme qui continue sous une autre forme plus nuancée et plus profitable pour le capital après que ce dernier eut terrassé tous les bastions de résistance à sa croissance.

    Si l’URSS est tombée ce n’est pas uniquement à cause du parti unique et des erreurs de stratégie internes mais aussi et surtout parce que le capital ne cessait de fomenter à son égard des troubles qui lui faisaient bouffer son energie. L ‘Afghanistan à été la dernière goute qui a fait déborder le vase.

    Dans ces circonstances, les pays qui veulent émerger ne doivent pas avoir pour vocation de déranger les appétits de ce capital devenu plus vorace. Sinon il les écrase d’une façon ou d’une autre comme il a écrasé l’URSS qui quoique en en dise était une puissance inouie. Or si on compose avec le capital, on doit sacrifier sa liberté. Pourquoi se battre alors pour elle ?

    Nous sommes en train ici de débattre de problèmes de fond.

    Les formes que prend ce capital devenu mondial importent peu, il ne fait que croitre comme tu dis mais renferme en son sein en tant que système une contradiction fondamentale comme dit Karl Marx.

    Si on rejette tous la construction du communisme et en général du socialisme tel qu’il se sont pratiqués, on ne peut nier les apports faits à la classe ouvrière laquelle sans cette doctrine serait dans de pires conditions à l’heure qu’il est .

    Le maitre mot est donc liberté.Tout ce qui contrecarre la marche vers cette liberté qui est un pouvoir immense et permet aux peuples de se hisser au niveau de l’Histoire, est à combattre, que ce soit l’ennemi interne de cette liberté ou son ennemi externe, qu’on l’appelle le capital, l’impérialisme ou « l’anti anti-impérialisme » c’est du pareil au même.

    Amicalement.




    0
  • Adel
    5 avril 2011 at 23 h 59 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Je ne suis pas contre l’anti-impérialisme, je suis contre un certain anti-impérialisme qui s’accommode parfaitement de l’étouffement des libertés, justement.

    Pour moi l’Occident impérialiste est une donnée de l’environnement mondial. Quand tu reproches à cet impérialisme d’avoir étouffé l’ex-URSS, tu n’es pas conséquent avec ton propre raisonnement. Il y avait une compétition et une lutte à mort entre deux systèmes. Pourquoi voudrais-tu que l’impérialisme occidental ménage son ennemi? Dans cette compétition et cette lutte à mort, le camp socialiste a perdu. Fallait-il pour qu’il gagne que l’Occident capitaliste le laisse vaincre? Les communistes étaient sûrs que leur système était supérieur au système capitaliste dans tous les domaines. N’empêche que ce système n’a pas été en mesure de tenir tête à son rival.

    Nous ne pouvons pas reprocher aux impérialistes de vouloir dominer le monde et asservir les autres peuples, car la nature de l’impérialisme le pousse à faire cela, comme la nature d’un fauve le pousse à tuer les antilopes pour se nourrir.

    Nous pouvons par contre construire un système alternatif qui détrônera l’impérialisme. Je crois que ce système alternatif, quelque soit son inspiration, ne pourra pas réussir s’il ne repose pas sur l’État de droit.

    Tu as raison, cependant, quand tu dis que les luttes du mouvement ouvrier ont permis d’endiguer les effets les plus néfastes du capitalisme. Mais ce n’était pas l’objet de mon post.

    Amitiés




    0
  • Elforkan
    6 avril 2011 at 15 h 47 min -

    Il y a un certain pays dans la région qui commence déjà à connaitre des troubles,et qui ne cesse pour briser la révolution libyenne,de brandir le spectre d’el qaida !!!
    Le spectre du terrorisme, cette potion magique qui assure longévité aux dictateurs, en réalité, et en toute franchise, ce n’est pas cette potion qui leur assure longévité, mais la lâcheté et la docilité des peuples !
    Y ‘a t’il pire terrorisme que de voler le peuple, de régner sur des gens qui ne vous ont pas choisi, de diviser les gens en clans et tribus, d’encourager la criminalité sous tout ses aspects et fermer les yeux sur tout genre de trafic ….!!!!
    Conseil à ceux qui veulent salir la révolution populaire de libyen, taisez-vous, si vous n’êtes pas capable de faire du bien, ne faite pas de mal et sachez que Dieu vous a à l’œil ! nul n’est à l’abri d’un tsunami, nul ne peut vous être d’aucun secours ni vos richesses malhonnêtement acquises, ni votre armée, ni qui que se soit : combien de nations bien plus puissantes, mais injustes, n’ont-elles étaient anéantie par le tout Puissant !
    Qui aurait pu prévoir la faillite de Ben Ali ? Celle de Moubarak ? et bientôt celle de Kaddhafi..puis d’autres !
    Qui a pu prévoir le séisme, puis le tsunami,ensuite la catastrophe nucléaire du japon, ni leur amour de travail, ni leur discipline, ni leur technologie ne leur ont été d’un quelconque secours..

    J’implore Allah le Tout Puissant par asma’ihi el husna wa sufatihi wa djabarutihi, an yahlika man arada bi eddini wa biladi wa al ibadi ech’char !
    J’implore Allah par tous attributs de détruire Kaddhafi, Assad et tous les régimes qui le soutiennent, qu’ils les anéantisse, qu’il les pulvérise, qu’il coupe leurs arrières, qu’il sème dans leur cœur la tristesse, l’angoisse, l’effroi, qu’il les frappe de terribles maladies, particulièrement le cancer,…d’ailleurs tous sont cancéreux ( Allahu Akbar !)

    Allahuma Ahlik wa damir tout ce qui aide kaddhafi par l’acte ou la parole…et fait que le sort que tu leur réservera sera pire !
    Allah on t’implore….qui en dehors de toi, puissions nous implorer et qui en dehors de toi puisse nous sauver et anéantir les injustes !!
    Muhammad (saws)dit : »« Allâh donne du répit à l’oppresseur, mais quand Il le saisit, plus aucun répit pour lui »
    Allah dit « « A combien de cités n’ai-je pas donné répit alors qu’elles commettaient des tyrannies? Ensuite, Je les ai saisies. Vers Moi est le devenir. »




    0
  • Adel
    6 avril 2011 at 16 h 35 min -

    @Amar

    Bonjour,

    « OK pour l’état de droit.Il faut surtout faire attention de ne pas faire un bond de 14 siècles ..en arrière. »

    Tu nous laisses sur notre faim, mon cher Amar. J’aimerais bien que tu nous en dises un peu plus sur ce sujet.

    Cordialement




    0
  • MJ
    6 avril 2011 at 17 h 55 min -

    @Adel.

    L’IMPÉRIALISME EST CONTRE LA LIBERTÉ
    Je retiens donc que tu admets bien qu’implicitement que l’impérialisme est contre la liberté et que les militants de la liberté doivent donc le combattre, même si c’es une donnée de l’environnement mondial et à fortiori puisqu’il l’est, c’est donc une variable à prendre en considération dans la formulation de tout projet de développement national, en tant que génératrice de limites, d’embuches et d’obstacles de toutes sortes. On ne peut pas l’aimer donc, ne serait ce que pour ça et ce qu’on n’aime pas on le dénigre. Mais les sentiments n’ont rien à voir avec la politique.
    UNE LUTTE ENTRE DEUX PRATIQUES ET NON PAS ENTRE DEUX SYSTEMES.
    Non Adel, il n’y avait pas une lutte entre deux systèmes. Il y avait une lutte entre deux façons de concevoir la réalité, celle de l’URSS qui est une interprétation du socialisme comme dans les pays musulmans il y a une interprétation de l’Islam qui les à conduit au sous développement et le capitalisme prédateur de par son essence et qui ne recule devant aucune règle de morale autre que le profit. Entre la philosophie du socialisme et le socialisme tel qu’il s’est pratiqué ou se pratique il y a l’homme que l’environnement matériel et matérialiste façonne et non pas les vertus ou les valeurs humaines supérieures qu’on brandit comme dans le cas de la Lybie qu’on est en train de bombarder humanitairement pour avoir l’outrecuidance de lui présenter l’ardoise ensuite.
    Je n’ai jamais dit que je voudrais que le capital mondial (je n’ai pas parlé d’impérialisme occidental) ménage ses adversaires, au contraire c’est l’inverse qui ressort de mon commentaire je dis
    Et si l’URSS à perdu face au capitalisme, ce n’est pas parce que le socialisme n’est pas viable, c’est seulement que la manière de l’appliquer n’a pas été la bonne. Comme l’islam ne donne pas de bons résultats non pas parce que c’est une mauvaise religion mais parce que ses adeptes n’arrivent pas à lui trouver des procédures d’application fiables et bien rodées comme aux siècles passés.
    Je ne reproche pas aux capitalistes d’être ce qu’ils sont, c’est à nous de nous prémunir de leur avidité la question est de savoir comment. Quand l’Afrique se dote de moyens de télécomminications qui lui font gagner chaque année 500 millions d’Euros grace à Kadhafi, quand elle se dote d’une banque régionale qui la met à l’abri du FMI grace à Kadhafi, c’est autant d’argent que perd le capital mondial et de moyens de pression politique sur les Etats qui la composent et donc on s’aperçoit finalement que ce Kadhafi est un monstre sanguinaire qui est là depuis …tiens 42 ans. Quelle dictature. Elle est passée inaperçue tout ce temps ? Quelle horreur !
    LE FAUVE DE LA SAVANE AGIT PAR NECESSITÉ, LE CAPITALISTE AGIT PAR CUPIDITÉ.
    Le fauve dans la savane ne vient pas raconter à la gazelle qu’il le fait pour son bien, ceci d’une part et d’autre part il ne le fait que par nécessité absolue sinon il meurt de faim, ce qui n’est pas le cas des capitalistes qui au nombre de 5 % de la population mondiale détiennent 75 % ou plus des capitaux mondiaux (ce ne sont pas des chiffres fiables mais un exemple) veulent encore arriver à grignoter sur les 25 % restants.
    LA CONSTRUCTION DE L’ÉTAT DE DROIT.
    Je débouche sur ta conclusion relative à la construction de l’Etat de droit, qui permettra d’arriver à une alternative au capitalisme moribond et qui risque d’emporter toute la planète avec lui.
    L’Etat de droit permet la liberté à l’intérieur de ses frontières et pour arriver à l’assurer, il doit être libre. Or dans le contexte mondial actuel, difficile d’assurer la liberté à des Etats comme les notres dont la dépendance de l’étranger est manifeste et chronique.
    La faiblesse des structures économiques ne nous permet pas de nous affranchir des contraintes qui limitent notre liberté aussi bien en tant qu’État qu’en tant qu’individus. D’autant que l’interdépendance des économies induite par la mondialisation fait que là ou se trouvent les moyens de production les plus développés se trouvent les revenus les plus importants. Construire une économie va à l’encontre des intérets des puissants et ne sera pas vu d’un bon oeil. Ils feront tout pour nous diaboliser. Allendé l’avait compis en 1974, le capital mondial n’aime de liberté que la sienne propre.
    Amitiés.




    0
  • NEDJMA
    7 avril 2011 at 1 h 49 min -

    Pourquoi diable certains s’obstinent à defendre une dictature corrompue vieille de 42 ans combien même elle cherche à s’autonomiser.

    Le problème fondamentaln’est pas l’intrevention de l’ouest, avec ses hésitations et contradictions incapable de faire la guerre ni pratiquer le dialogue.




    0
  • Amar
    7 avril 2011 at 11 h 43 min -

    Je ne sais pas trop pourquoi,mais j’ai peur pour mon pays.C’est pour ça que je disais qu’on risque de faire un bond dans le néant,un retour en arrière qui peut nous plonger dans les pires incertitudes.
    Un manque de culture démocratique constaté après les événements récents de ces derniers mois,un déficit de cohésion sociale,les incohérences à tous les niveaux,un héritage culturel et comportemental absurde légué par un système éducatif et une idéologie d’essence religieuse qui sévit depuis au moins une trentaine d’années,un laxisme politique qui a mené le pays à la dérive,l’encouragement d’une économie de bazar et de l’enrichissement sans efforts sont les ingrédients qui installeront inévitablement cette mentalité de 14 siècles d’arriération.
    Je suis mal dans ma peau.Je suis mal dans ma tête.Je ne suis pas tranquille car on va inéluctablement vers le règne de la loi du plus fort.On risque de finir dans une jungle où les plus faibles et peut-être les plus honnêtes n’ont pas suffisamment de moyens pour y faire face.Et je me pose la question de savoir comment cet état de droit pourra garantir les droits de ces catégories de gens.
    A l’allure où vont les choses ,on a pris tout un autre chemin.Beaucoup se sont accaparés des droits qui sont en fait des non-droits,mais que eux considèrent comme des acquis irréversibles.Et on connait le sens du mot acquis dans ce pays.
    A titre d’exemple,voyez le nombre d’espaces publics squattés ,le nombre de constructions en dur sur des trottoirs,le règne de l’informel et de l’illégal,etc,etc…je ne serais pas exhaustif car les exemples existent à l’infini et on les vit chaque jour.
    Avant de parler d’impérialisme extérieur parlons de cet impérialisme interne qui nous ronge chaque jour un peu plus et contre lequel on ne peut rien faire.
    C’est une réponse rapide à mon ami Adel,un peu décousue et rédigée à l’emporte-pièce.
    Salutations.

    ================================
    Avant ces 14 derniers siècles, l’Algérie était-elle une puissance????
    Salah-Eddine.




    0
  • Elforkan
    7 avril 2011 at 12 h 09 min -

    à un certain qui dit : «  »« OK pour l’état de droit.Il faut surtout faire attention de ne pas faire un bond de 14 siècles ..en arrière. » !!!!!!!!!!!!!!!!

    14 siècles en arrières !!!
    14 siècles en arrières, ils étaient les maitres de ce monde !! et toi et les tiens qu’étiez-vous à cette époque !
    14 siècle en arrière ?? …le monsieur lui, il est super intelligent !il est civilisé ! il doit être quelqu’un de très utile pour l’humanité !
    Lorsque d’éminents hommes de sciences et de haut niveau du monde occidental reconnaissent la haute valeur de notre prophète…il y vient quelqu’un….parler de revenir 14 siècles en arrière !!

    Saches que la dignité appartient à Allah, à son Prophète et aux croyants !




    0
  • Amar
    7 avril 2011 at 13 h 12 min -

    Non M.Sidhoum,nous n’étions pas une puissance.Et nous ne le serons pas dans les quatorze siècles à venir.Le chiffre 14 est ma simple façon de voir et j’ai le droit de voir et de juger à ma façon.C’est le premier principe d’une état de droit.
    Toutes mes salutations ,à tous.




    0
  • Amar
    7 avril 2011 at 14 h 12 min -

    @Elforkan
    « 14 siècles en arrières, ils étaient les maitres de ce monde !! et toi et les tiens qu’étiez-vous à cette époque ! »
    Je n’étais rien et maintenant aussi je ne suis rien.Je dirais même plus:je suis moins que rien.
    Seulement je vous retourne la question:Quel stade avez-vous atteint actuellement?Et dites moi si quelque part vous ne m’avez pas utilisé comme marche d’escalier pour atteindre votre hauteur présumée ?
    Sans vous manquer aucunement de respect.




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  • Elforkan
    7 avril 2011 at 15 h 39 min -

    @ Amar, tu m’excuses, si ton post s’adresse à moi, moi je ne suis le sied de personne, je ne suis qu’une humble créature,… seulement mettre sur le dos de notre religion tous les malheurs que vivent nos peuple ce n’est pas juste et ce n’est pas honnête, parce que l’Islam n’a jamais régi nos sociétés; nous les algériens de 62 à nos jours nous n’avons connu que des laïcs à la tète du pouvoir, et qu’ont -ils fait de bien à part propager la débauche,encourager le ben amiss, le sectarisme, l’enrichissement illicites, etc..etc.. !!
    alors faut être un peu honnête dans la vie .

    Et tu m’excuses de mettre emporté !!

    à l’occasion je demande à tout croyant de prier pour nos fréres libyens qui viennent une fois de plus subir les courroux de l’OTAN : une vingtaine d’insurgés ont été tués aujourd’hui par l’aviation Otaniste et ce au lendemain des vives critiques émises par Abdelfetah Younes à l’envers de l’OTAN !

    La réponse des HUMANISTES occidentaux, allergiques aux remarques et critiques, ne s’est pas faite attendre !
    Bravo l’occident ! nous vous connaissons, mais ça permet aux septiques qui ont encore des doutes sur vos noirs desseins, en Libye et ailleurs, d’en avoir la certitude !




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  • M.J.
    7 avril 2011 at 15 h 59 min -

    , par des considérations sentimentales




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  • MJ
    7 avril 2011 at 16 h 01 min -

    Je ne ferai pas l’honneur de m’adresser directement à mon contradicteur, car lui n’a pas eu la politesse de s’adresser à moi directement pour remettre en cause mon argumentation basée sur des faits précis par des considérations sentimentales et ce, sans même attendre ce que pouvait me répondre @Adel.

    Il n’ y a pas de sentiments en politique, il n’y a que des intêrêts et des rapports de force, c’est ce que veut dire le verset:

    واعدوا لهم ما استطعتم من العدة وركوب الخيل

    Ce verset signifie pour moi pauvre pêcheur, que les musulmans doivent se fortifier dans tous les domaines et commencer d’abord par combattre leur premier ennemi, leur égo, ce diable tapi en eux et qui leur sussure de prendre les chemins de leur perte.

    Ce que Kadhafi a fait, on ne peut le nier d’un revers de la main, car les faits sont tétus.

    Ce que ses opposants font ou ne font pas ou plutôt la smala qui venue en majorité d’occident s’ériger en conseil pour le remplacer, n’est bon ni pour la Libye, ni pour les pays limitrophes, ni même pour l’Afrique, fédération en construction grâce aussi, comme le reste, à Kadhafi. Je n’aime pas que Kadhafi soit un dictateur, c’est un fait, mais ce n’est que mon sentiment.

    Ce sentiment doit il prévaloir sur l’intêrêt de mon pays? Je ne suis pas Libyen que je sache et je suis en droit de placer l’intérêt de l’Algérie avant tout. Or si la situation se déteriore en Libye, ce à quoi oeuvrent les puissances qui ne veulent pas trancher mais faire pourrir la situation. Kadhafi n’a jamais eu d’armée, la Libye n’ayant pas d’armée régulière mais ce qu’on appelle le peuple en armes, concept local et qui facilite la rébellion actuelle, si donc la situation se dégrade en Libye, gageons que ses retombées se répercuterons sur l’ensemble du Maghreb, voire du moyen orient.

    Certes en tant que musulmans, les Libyens ont droit à notre aide, notre soutien même moral dans leur lutte, mais cette lutte mal partie et voulant diviser la Libye fait plus de mal que de bien et devient un istrument de déstabilisation pour tous les peuples de la région.

    Entre un tyran et l’anarchie, en tant que musulman je choisis le tyran, bien que cette fatwa qui date de 14 siècles est maintenant critiquée, mais tout n’est ce pasة est devenu matière à controverse, nous avons pris l’habitude de rejeter tout ce que nous ne comprenons pas.

    Le yéménites sont dans une situation presque similaire, tous sont armés jusqu’aux dents. Mais aucun d’entre eux n’a jusqu’à présent sorti ses armes contre Saleh. La conscience politique prime chez ce peuple. Il est vrai que la civilisation yéménite est millénaire.

    Si on voit ce qui se passe au Yemen malgré le peu de couverture médiatique, grace aux vidéos des téléphones portables des autochtones, pourtant dans un pays pauvre, peu de vidéos des présumés morts de Kadhafi apparaissent comme si les Lybiens n’avaient pas de portables alors qu’ils ont l’un des PIB les plus hauts du monde arabe, car d’abord ils sont peu nombreux relativement, et ensuite Kadhafi leur dictateur leur octroie une part par individu des recettes pétrolières. Mais malgré cela ils n’ont pas de portables ou ne veulent pas les utiliser pour filmer les tueries présumées. Qu’attendent ils pour donner des preuves ?

    Mais bon sang comment faut il expliquer cela ?

    @ Amar.

    Bonjour.

    La religion musulmane a toujours fait partie du pouvoir dans les territoires où elle s’est implantée. Un musulman, par le fait qu’il le soit est tenu d’appliquer les préceptes Coraniques à tous ses actes de la vie courante, qu’ils soient politiques, éducationnels, de savoir vivre etc…De ce fait un politicien musulman voit la politique non pas sous l’angle de Machiavelli, mais selon les principes du Coran et de la Sunna.

    L’éducation religieuse ne rend jamais une personne mauvaise ou rétrograde. On a le droit certes de s’exprimer librement, mais il faut assumer la contradiction avec le coeur ouvert. La démocratie c’est aussi l’acceptation de ne pas être d’accord avec l’autre : « Vous avez votre voie et j’ai la mienne » qu’on peut aussi traduire par « vous avez votre religion et j’ai la mienne », religion pris ici dans son sens général : vision du monde, voie empruntée dans la vie.

    Ceux qui ont fait des études islamiques ou l’école des Pères Blancs ont des comportements qui se rapprochent et qui sont des plus exemplaires dans la vie courante.

    Certes ils sont un peu rigides, mais très justes.

    Le problème n’est pas dans la religion en tant que vecteur d’éducation. Il se situe dans la forme, le contenu et les moyens que cette éducation a eue jusqu’a présent.

    J’ai expliqué dans un autre commentaire comment l’arabisation à pris pied en Algérie. Si la France avait respecté les accord d’ÉVIAN l’arabisation n’aurait jamais vu le jour.

    Mais de toute façon les relais que nous sommes de la culture française, font que nous prêchons cette culture au sein de notre population et la faisons fructifier et croitre. Et si en 1962 notre peuple analphabète dans sa grande majorité, mais sachant parler le français par nécessité, ne le parlait quand même pas dans le dessein d’exprimer sa dignité, maintenant, après cette arabisation forcenée et décriée, nous parlons plus français que les français eux mêmes et cela devient un signe distinctif de suprématie culturelle, en d’autres termes de savoir plus élevé, de strate sociale plus civilisée, parce que les arabophones ou les arabisants je ne sais plus, sont congénitalement mal formés, ils sont présumés avoir une tare. Cela à un nom : le syndrome du colonisé qui présente d’autres symptomes ….

    Ces questions historiques ont donné une certaine forme à l’éducation en Algérie dont le contenu altéré non seulement par des enseignants placés sans concours et qui étaient souvent en deça des capacités requises pour enseigner, mais encore par une franche opposition à l’arabisation sous plusieurs optiques et qui a l’ont prise à revers par un ensemble de dispositifs destinés à la faire avorter coute que coute, même si elle doit pouvoir se rattrapper.

    Le dernier en cours est celui d’un ministre en poste depuis une génération et qui le demeure bien que cette génération est une catastrophe pour le pays. Il n’ y a qu’a attendre qu’elle prenne un peu plus d’âge et l’Algérie ne sera plus un pays, mais un nid de gens retors et sans règles. Je parle de la majorité d’entre eux bien sûr et pas de tous.

    Dans un autre pays on aurait changé de ministre dix fois, mais pas chez nous. Peux tu me dire pourquoi ?

    D’autre part, si les enseignants de la première tranche, importés en majeure partie, n’étaient pas tous à la hauteur de leur tache et les moyens mis à leur disposition non plus il faut le reconnaitre, les vagues successives qui se sont algérianisées par la suite n’avaient pas plus d’étoffe ni de culture, car celui qui ne détient pas le savoir ne peut le communiquer et ils ils ont été à mauvaise école.

    A l’époque les théories marxistes voulaient que dans une optique révolutionnaire, la quantité à un seuil donné, se transforme en qualité. Il est vrai que c’est une règle de la nature. Mais dans notre contexte de bricolages en tous genres, elle ne risquait pas d’aboutir, car un point essentiel a manqué, les meilleurs ont été chassés ou éliminés et on ne leur a jamais permis d’agir en vue d’améliorer les choses. De ce fait la quantité ne saurait se transformer en qualité, quantité oui, mais médiocrité aussi.

    Cette école a foiré non pas parce qu’on y enseigne la religion, mais parce qu’on y enseigne mal et donc ce qui fait régresser ce n’est pas la religion en tant que contenu de cette école mais la manière dont les contenus sont dispensés et le contenu de ce qui est dispensé en tant que religion. Ce qui à l’évidence n’est pas pareil.




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  • Ammisaid
    7 avril 2011 at 19 h 09 min -

    Et si les 14 dernières siècles ne sont qu’une bouche qui bouffe du premier siècle de l’orient et si les lumières de l’occident ne sont que les rayons du soleil de l’orient et si nous ne sommes qu’éblouis par la fausse lumière de l’occident…?
    Il n’y a pas de temps. Le temps est l’équivalent d’une inspiration et d’une expiration et chaque inspiration et expiration est un temps enlevé du temps qui nous est offert pour vivre. C’est tout ! Nous avons connu la démocratie avant la démocratie universelle et de l’Onu. Nous avons vécu dans la paix même sous le joug des pires colonisations. Nous avons vaincu les puissances les plus redoutables que la terre a connu. Nous avons résister à des catastrophes pires que celles que nous vivons ou que nous risquerons de vivre si nous continuons à croire que nous savons rien faire, que nous ne pouvons rien faire, que nous pourrons rien faire, que nous méritons rien, que nous n’avions ni histoire, ni hommes dignes de nous guider vers la lumière…
    Nous avons tout, il nous manque que la conscience que ce que nous avons mérite d’agir dans l’intérêt général et une fois pour toutes.
    Nous vivons dans l’enfer et nous avons peur de le quitter. Nous sommes gouvernés par des imbéciles et des pervers et nous croyons que personne de tout ce peuple ne pourra faire mieux.
    Nos défaites et nos tares nous les enflons voire nous les glorifions et nos atouts et nos qualités nous sommes convaincus qu’ils sont ailleurs ou qu’ils ne pourront venir que d’ailleurs, d’ailleurs et d’ailleurs !
    Regardez tout ses hommes et toutes ses femmes qui manifestent, qui revendiquent, qui hurlent, qui résistent, qui se privent, qui se font tabasser, qui luttent…ils et elles sont des centaines de millions, ils et elles sont là, ils et elles sont issuss de ce peuple que nous ne cessons pas de critiquer, de mal juger et voire d’insulter. Qu’est ce qu’ils et elles leurs manquent ? Une seule chose, ce qui nous a manqué depuis longtemps, ce qui a fait que nous sommes toujours sous la domination des riens de rien: l’union. L’union pour une Algérie meilleure, respectable, prospère, libre, digne et juste envers tout ses fils et toutes ses filles.
    Cette désunion est semée par ceux qui nous gouvernent
    Cette désunion est entretenue, enflée et exagérée par ceux qui nous massacrent, qui nous assasssinent, qui nous torturent, qui nous humilient!..
    Cette désunion profite à ceux qui bouffent, charcutent, gaspillent, mangent, sucent, volent, jettent…nos richesses, les richesses des générations futures, le pain de l’orphelin, le médicament du malade, le savoir des étudiants, le salaire digne et juste de l’enseignant, du médecin, du journaliste…la pension de la veuve et du retraité, le jouet des petits enfants…
    Cette désunion élevé, loue et glorifie ceux qui n’aiment pas nos martyres, ceux qui utilisent notre armée, nos policiers et nos gendarmes pour nous persécuter et nous réduire au silence et à la soumission, ceux qui rient de nos valeurs, ceux qui ont effacé notre histoire, ceux qui ont violé notre honneur, ceux qui ont poussé des centaines de milliers de cadres à l’exil, ceux qui se prennent pour Dieu sur notre terre et qui sont esclaves de ceux à qu’ils confient nos milliards…
    Notre désunion joue le jeu de ceux qui refusent et refuseront notre union car elle sera fatale à leur domination si un jour elle verra le jour.
    Fraternellement




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  • Adel
    8 avril 2011 at 1 h 01 min -

    @M.J.

    Bonjour, cher ami,

    Permets-moi, en premier lieu, de te remercier de me donner l’occasion d’exposer mon point de vue, qui s’oppose au tien, d’une manière aussi sereine et courtoise. J’aime discuter avec toi, car sans rien renier de tes convictions, tu argumentes et questionnes de manière rigoureuse, sans jamais agresser le protagoniste. Cela me pousse à donner le meilleur de moi-même et d’affiner mes idées. Cela me rassure également et me conforte dans mon point de vue que la démocratie est aujourd’hui le meilleur moyen de régler la vie en société. Je te fais remarquer au passage que le système de Boumédiène nous avait privés de cela, car nous étions sommés d’accepter les thèses du pouvoir ANP-FLN ou de foutre le camp.

    Revenons maintenant à notre sujet, l’anti-impérialisme et l’État de droit.

    Quelques remarques d’abord concernant ton dernier post:

    – Le capitalisme n’est pas fait que de cupidité. Si c’était le cas, il y a longtemps qu’il aurait disparu. Tout ce qui se maintient et prospère a certainement des points forts. D’autre part, les états ayant un système capitaliste ne sont pas tous faits dans le même moule. Entre les USA et le Canada ou la Suède, par exemple, il y a une grande différence. Je dis cela, par honnêteté intellectuelle, ayant une sensibilité de gauche favorable au socialisme.

    – Ton dernier post se termine sur une note pessimiste, car tu ne proposes aucune issue à la situation : l’impérialisme nous empêche de construire l’État de droit, point barre. A moins que tu ne suggères que la seule solution pour faire face à l’impérialisme soit la dictature ?

    Pour ce qui est du sujet lui-même, voici ce que j’en dis, à la lumière de tes objections :

    En schématisant beaucoup, nous pouvons dire qu’au 21ème siècle, les sociétés humaines les plus équilibrées sont celles ou le sentiment de liberté et la responsabilité sont également forts. Je dis bien sentiment de liberté et non liberté, car l’être humain a besoin de se sentir libre pour être heureux, même s’il n’est pas vraiment libre. S’il se sent prisonnier, brimé ou opprimé, il sera malheureux, même s’il dispose de toutes les commodités matérielles. Le sentiment de liberté est très important pour l’être humain d’aujourd’hui. D’autre part, sans responsabilité, les instincts les plus bas de l’être humain risquent de prendre le dessus et de menacer sérieusement le lien social.

    En schématisant beaucoup également, je résumerai nos positions respectives par ce qui suit :

    Tu es prêt à marcher avec toute personne qui affiche une position anti-impérialiste, même si cette personne est contre l’État de droit, tel que défini dans les multiples déclarations du Collectif de l’Appel du 19 mars et du FCN (séparation des pouvoirs, liberté d’opinion, alternance au pouvoir, etc.) Dans cette catégorie, se trouvent Nasser, Boumédiène, Hafedh-Al-Assad, Saddam Hussein, Kadhafi, etc.

    Pour ma part, je suis prêt à marcher avec toute personne qui est pour l’État de droit, même si elle n’affiche pas clairement une position anti-impérialiste. En d’autres termes, AUJOURD’HUI, DANS NOTRE PAYS ET LE MONDE ARABE (je souligne, car cela peut ne pas être vrai en d’autres temps et lieux), je marcherais avec un partisan du communisme, socialisme, capitalisme, islamisme, ou tout autre projet de société, qui déclarerait sans ambages son adhésion à l’État de droit et la démocratie. Je marcherais avec les militants du MDS, du RCD, du FIS, ou tout autre parti politique, s’il s’engageait pour l’État de droit et la démocratie. Pour moi, cela signifie qu’on n’a pas le droit d’exclure un quelconque parti, y compris le FIS, s’il respecte ce minimum : État de droit et démocratie. Je ne questionnerais aucun d’eux sur sa positon vis-à-vis de l’impérialisme américain ou encore l’Iran.

    Il va sans dire que nous sommes tous deux prêts à marcher avec toute personne anti-impérialiste qui s’engage à respecter les principes de l’État de droit.

    Afin de clarifier cette position, j’aimerais revenir à l’histoire de l’anti-impérialisme (tout en sollicitant l’indulgence des spécialistes, n’ayant pour ma part aucune qualification académique pour parler de ce sujet complexe et ce post n’étant que le point de vue d’un profane qui intervient sur un forum de militants).

    Le mouvement ouvrier qui a émergé en Europe, à la fin du 19ème siècle, a connu un développement fulgurant avec l’élaboration de la théorie marxiste de la révolution prolétarienne. Selon cette théorie, l’État capitaliste est l’État de la classe dominante, la bourgeoisie ; il sert ses intérêts, non ceux de tout le peuple. Le prolétariat, conduit par le parti communiste, se fixe donc pour objectif de détruire cet État et d’imposer sa dictature, qui empêchera la bourgeoisie de reprendre le pouvoir, jusqu’au dépérissement complet de l’État et l’avènement de la société communiste parfaite.

    Cet élan initial a par la suite donné naissance à plusieurs groupes d’organisations politiques ayant chacun sa propre logique :

    1- Les partis communistes implantés dans les pays capitalistes ont œuvré, de pair avec les autres organisations politiques et syndicales de gauche, dans la légalité et en respectant les règles électorales de l’État «bourgeois». A ce jour, aucun pays capitaliste n’a vu se réaliser la révolution prolétarienne prédite par Marx.

    2- Les partis communistes des pays indépendants d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine (Russie, Chine, Cuba, Corée du Nord) qui, en s’appuyant principalement sur la paysannerie pauvre, ont réussi à renverser les pouvoirs en place et à imposer la dictature du parti communiste unique. Ces pays n’ont connu ni alternance au pouvoir, ni liberté d’expression.

    3- Les partis communistes ou assimilés (marxistes, progressistes) des pays colonisés (Vietnam, Laos, Cambodge, Mozambique, Zimbabwe, Angola, Guinée Bissau, Sud Yémen, etc.) qui, en s’appuyant également sur la paysannerie pauvre, ont réussi à libérer leurs pays respectifs de l’occupation coloniale et à s’imposer comme unique source de pouvoir. Ces pays n’ont connu ni liberté d’expression, ni alternance au pouvoir.

    4- Les partis nationalistes non communistes d’Afrique et d’Asie ( ?) dont le prototype est le parti algérien ENA-PPA-MTLD-FLN. L’ENA de Messali Hadj est née en France et a subi l’influence du mouvement ouvrier français (en particulier le PCF). Au sein du PPA-MTLD et du FLN d’avant 62, se trouvaient, en dehors des transfuges du PCA, des marxistes tels Harbi ou encore Frantz Fanon. Bien que non communiste, le FLN a adopté, après l’indépendance, le schéma marxiste du parti unique qui construit le socialisme. Ici, également, ni liberté d’expression, ni alternance au pouvoir. On peut aussi classer dans cette catégorie, le régime de Nasser, le Baath syrien et irakien, le régime de Noumeyri et celui de Kadhafi.

    Quel est le bilan de ces différents «rejetons» du mouvement ouvrier marxiste du 19ème siècle ?

    L’URSS et ses satellites ont disparu. La Chine a « retourné sa veste » sur le plan économique, tout en restant une dictature sur le plan politique. Qui croit encore aujourd’hui que Cuba et la Corée du Nord représentent des modèles à suivre ? Quand aux partis communistes et nationalistes qui ont pris le pouvoir après avoir libéré leurs pays respectifs, ainsi que les partis nassériens ou baathistes, ils ont tous mené leurs pays à la ruine et sont dirigés aujourd’hui par des vieillards qui refusent de céder la main malgré tous leurs échecs et les populations qui les vomissent. Une fois la tâche de libération du pays de l’occupation coloniale accomplie, leur évolution naturelle les conduisit vers des positions à l’opposé de l’idéal affiché. Rappelons au passage que la cupidité n’est pas le seul motif qui fait se mouvoir l’impérialisme, car l’URSS a bien eu des velléités impérialistes bien que théoriquement non guidée par le seul profit (Budapest 1956, Prague 1968, Afghanistan…)

    La seule catégorie qui a réellement fait avancer la cause du prolétariat est celle des partis communistes des pays capitalistes (en particulier la France, l’Italie et l’Espagne). Ces partis, ont, avec les autres forces politiques et syndicales de gauche, forcé l’État «bourgeois» à mettre en place des systèmes de protection sociale de plus en plus élaborés. La liberté d’expression et l’alternance au pouvoir n’ont jamais été remises en question dans ces pays.

    Que faut-il en conclure ? A mon avis, cela montre clairement que l’État de droit mis en place par la bourgeoisie au début de son règne est incontournable et tous les pays qui ont refusé de le mettre en place, lui préférant la dictature du parti unique, ont échoué. Aujourd’hui, l’Histoire demande à ces pays de mettre en place l’État de droit. Les révoltes qui se déroulent dans les pays arabes en sont la plus belle preuve. Est-ce que cela signifie que le capitalisme ne disparaîtra jamais ? Personne ne peut répondre à cette question aujourd’hui. Dans le Monde Arabe, ce n’est plus la révolution socialiste prolétarienne qui est à l’ordre du jour, mais la révolution démocratique tout court.

    Qu’en est-il de la révolution iranienne ? Il est vrai qu’elle ne peut être classée dans aucune des catégories citées plus haut. La révolution qui a renversé le Shah a été menée par le clergé chiite qui a réussi à mobiliser les couches populaires contre le despotisme des Pahlavi. Cette révolution a influencé la plupart des mouvements «islamistes» des années 80. Le modèle iranien remplacera-t-il le modèle marxiste (et nationaliste d’inspiration marxiste) dans les pays arabo-musulmans ? Il est difficile de répondre à cette question aujourd’hui, mais il me semble que le modèle turc a plus de chances de s’imposer dans les pays musulmans sunnites où il n’y a pas d’équivalent du clergé chiite. Il me semble aussi que si le régime iranien ne respecte pas les principes de l’État de droit (même si ces derniers sont adaptés à la culture islamique), en particulier la liberté d’expression et l’alternance au pouvoir, il y a de fortes chances pour qu’il finisse dans une impasse, tout comme les autres régimes des pays d’Europe, d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine qui l’ont précédé dans la voie de l’anti-impérialisme sans État de droit.

    Pour finir, faisons un peu de politique-fiction. Supposons, cher M.J., que nous soyons en mesure de refaire l’histoire de notre pays et que tu fusses, en 1965, en âge de faire un choix – en tenant compte de tout ce qui s’est passé de 1965 à ce jour dan notre pays – entre plusieurs personnalités politiques. Supposons que tu eusses à choisir entre Boumédiène, l’anti-impérialiste, partisan de la dictature du parti unique (il serait intéressant de faire une étude sur les influences qu’il a subies – Frantz Fanon ?) et Ferhat Abbas, traité d’assimilationniste et bourgeois réactionnaire, mais démocrate convaincu, partisan de l’État de droit («bourgeois», selon la terminologie marxiste). Selon moi, si Ferhat Abbas s’était trompé au début de sa carrière en croyant que l’État colonial français finirait par octroyer aux indigènes les mêmes droits que les Européens (il a d’ailleurs reconnu son erreur par la suite et a rejoint le FLN), il avait tout à fait raison, passés les premiers moments d’égarement de 1962, de s’opposer à la politique de Ben Bella et Boumédiène, notamment sur les questions du parti unique et de la liberté d’expression. L’Histoire lui a donné raison : ce qui n’a pas été accompli en 1962 et 1965, nous sommes obligés de l’accomplir aujourd’hui.

    Merci d’avoir eu la patience de me lire jusqu’au bout.

    Amicalement




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  • M.J.
    8 avril 2011 at 13 h 01 min -

    @ Adel

    Bonjour.

    Brillante ton analyse ! C’est justement cette façon de débattre avec toi sans arrières pensées qui me fait aimer ces longs posts que nous échangeons et qui me fait, sincèrement, t’aimer. 🙂

    Quelques remarques, cependant sur le fond :

    « Le capitalisme n’est pas fait que de cupidité ». Certes, non ! Je ne peux qu’être d’accord avec toi. Mais le capital mondial, le capital financier comme l’appellent certains par opposition au capital industriel, si. Il est vorace et est en train de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ou « de vendre le poisson dans la mer » comme on dit chez nous  en hypothécant l’avenir du globe par le fait de mettre sur le marché des productions futures, grace à la spéculation qui se fait notamment dans les marchés boursiers.

    Tu dis :«  D’autre part, les états ayant un système capitaliste ne sont pas tous faits dans le même moule. Entre les USA et le Canada ou la Suède, par exemple, il y a une grande différence. Je dis cela, par honnêteté intellectuelle, ayant une sensibilité de gauche favorable au socialisme ».

    Ces variantes du capitalisme sont toutes issues de la même branche (tu remarqera que je ne dis pas du même arbre) : l’exploitation par le capitalisme. Cela commence à une échelle réduite, qui renforce les mécanismes marchands dans un périmètre qui est délimité et qui se renforce en tant que nation , exactement comme tu le décris, puis cette nation arrive à saturation car le capital entre en conflit avec le marché interne et a besoin de s’élargir. Des soupapes sont alors mises en place ici et là, qui différencient les différents États et chacun adopte des mesures plus ou moins socialisantes.Il faut dire aussi que cette prolifération du capital entraine il est vrai une amélioration des conditions de vie grace à la revendication des masses . Mais cela n’est pas suffisant et entraine à la colonisation qui devient la seule issue car les contradictions internes ne font que s’aggraver au fil du temps. Au bout d’un temps, ce qui est arrivé dans le marché nation arrive dans les colonie, la revendication prend le dessus et il y reflux…en apparence. En apparence car si le capitalisme se défait de la gestion de ses marchés devenue très encombrante et très chère, il n’a jamais eu l’intention de libérer ses colonies de son emprise, car il y va de sa survie.

    D’un autre point de vue, si le capital n’a pas de frontières et n’a qu’un seul leitmotiv : le profit. Tous les pays qui réussissent à l’appâter peuvent en faire leur allié : exemple de la Chine, pourtant de doctrine socialiste .

    De ce fait la note pessimiste que tu vois dans mon post et l’absence de propositions ne sont qu’une apparence.

    Je ne suis pas pour la dictature et tu le sais. Mais je suis contre l’anarchie, car elle est pire. Et être contre l’anarchie ne signifie en aucun cas être pour la dictature.

    Ce qui nous amène à parler de démocratie et de liberté. Je vais peut être sortir du sujet mais je pense qu’il y a un lien.

    QU’EST CE QUE LA DÉMOCRATIE.

    Concept flou, la démocratie est tantôt une culture, tantot des mécanismes de pouvoir et tantot une représentation de la liberté sociale.

    LA DEMOCRATIE EN TANT QUE CULTURE :

    La démocratie en tant que culture suppose l’Existence d’un Etat dont les individus qui en composent le peuple n’ont d’autres liens que de proche parenté ou d’appartenance à une société unique. Ces individus ont appris, en l’absence de liens claniques tribaux ou autres à vivre en harmonie sous la seule bannière de l’Etat et hors de toute autre affiliation. C’est le creuset qu’a construit le capital en Europe ans le cadre des Etats nations.

    Dans une culture démocratique, même si on ne s’accorde pas avec l’autre, on admet sa vision du monde et on l’aide à la défendre. C’est dire que doit y régner un esprit d’humilité et d’égalité prohibitif de toute forme de patriarcat.

    Construire cette culture chez nous se heurte non seulement à nos formes de vies encore patriarcales, les droits exorbitants du père et du frère ainé, du mâle en dernier ressort par rapport aux femmes sont des concepts encore bien ancrés dans notre société et qui sont encore difficiles à combattre. Mais encore notre culture de « redjla » de « nif » fait qu’il est pour l’algérien difficile d’être modeste même s’il le prétend et à plus forte raison d’être humble. On le prend dans ce cas rapidement pour un peureux ou pour quelqu’un de peu affirmé et on tente de l’écraser, on attente à sa liberté, par la parole et les conseils donnés de haut, voire même de manière plus poussée.

    LA DEMOCRATIE EN TANT QUE MECANISMES DE POUVOIR :

    Le pouvoir ne peut être démocratique si le substrat populaire n’est pas mur pour la démocratie car la démocratie suppose des élections et celles ci supposent des individus dotés d’une conscience ou d’une opinion nationale et dépourvus de tout sentiment tribal ou clanique. A supposer que cette conscience ou opinion ne puisse être forgée par un martelage médiatique, ce qui même dans les pays dits démocratiques n’est pas certain, à plus forte raison chez nous.

    La démocratie suppose une séparation des pouvoirs politiques, l’égalité entre eux et une saine répartition des pouvoirs. Or dans le contexte clanique et tribal qui est le notre cette séparation ne saurait résister aux accointances et ne peut que conduire à la dérive.

    LA DEMOCRATIE EN TANT QUE REPRÉSENTATION DE LA LIBERTÉ SOCIALE :

    La liberté dans la conception qui est la notre est ou ne peut être qu’une liberté totale et de ce fait débouche sur sa négation. Alors que comme tu dis il y a la liberté, donnée objective impossible à obtenir, car l’absolu en matière de liberté aboutit à son contraire, qui est la dictature exercée sur les autres et donc la liberté ne peut qu’être mitigée et devenir liberté sociale surtout au lieu d’être simplement liberté individuelle.

    QUANT AUX SHÉMATISATIONS QUE TU AS EVOQUES :

    Tu sais bien qu’il n’y a pas que deux couleurs dans l’univers et que toute une nuance de rayonnements existent dont une grande partie n’est pas visible. La pensée humaine aussi à une gamme très large de points de vue et il serait illusoire de la ramener à un schéma binaire : ou ceci ou cela.

    C’est pourquoi, quand nous décelons une partie du spectre que nous voyons chez les autres nous marchons avec eux, même si par ailleurs leur spectre déborde à gauche ou à droite. Le but étant d’aboutir chacun à obtenir ce sur quoi il y a consensus, une liberté, conçue différemment par les protagonistes et éternellement insaissable. Une condition cependant, que les sentiments soient mis de côté. Or dans un environnement comme le notre ou les sentiments sont la base première de l’action des Hommes (grand H, c’est à dire les femmes aussi), pari difficile.

    Pour le reste de ton « post » ou tu énumères l’histoire du capitalisme et du communisme, je suis en grande partie d’accord avec toi. Car si le capitalisme n’était pas bon, notre prophète l’aurait rejeté. Or il n’a fait qu’interdire toutes les formes de spéculation.

    Je suis pour un capitalisme sans spéculation et qui soit empreint de socialime (sans sa doctrine de gouvernement, notamment), d’humanisme, car la liberté ne peut exister si elle n’exerce un minimum de dictature sur le capital dans ses manifestations sociales mais pas trop, car le faire c’est tuer l’initiative individuelle à la base de tout progrès social.

    Mais un capital trop libéré exerce d’autre part une domination effrénée sur le monde et ne cherche qu’a croitre et proliférer non pas dans le but de servir l’humanité, ce qui en principe devrait être son but, mais d’asservir l’humanité à ses besoins de prolifération.

    Si donc je suis pour le capitalisme, je suis contre la dictature du capitalisme, si donc je suis contre la dictature, je suis contre la dictature que peut aussi exercer la liberté, je ne suis pas contre la liberté, mais je suis contre l’excès de liberté. En quelques mots : JE SUIS POUR LE JUSTE MILIEU, tel que le préconise notre religion.

    Pardon d’avoir été long.

    Amitiés.




    0
  • Adel
    8 avril 2011 at 20 h 32 min -

    @M.J.

    Bonjour,

    Je suis globalement d’accord avec tout ce que tu as dit dans ton dernier post. Mais cela relève encore de la critique de l’existant. La question qui nous préoccupe le plus, cependant, est de savoir comment en sortir.

    Cela vaut aussi bien pour le capitalisme dans ses manifestations les plus absurdes (telle la spéculation boursière qui peut mettre un pays en faillite) que pour le système politique obsolète qui sévit dans notre pays.

    Je crois que la solution peut être la même dans les deux cas : dompter le fauve qui sommeille en chacun de nous. Comment? Voilà tout le problème.

    Je constate que dans les pays les plus avancés où le citoyen, malgré tous les défauts du système par ailleurs, jouit d’une certaine considération et d’une certaine «râhet el bâl» qui nous manquent cruellement, la tendance est à la multiplication des chartes qui obligent toute administration, société, etc., à faire preuve de transparence. Ces chartes (à l’image de ce qui se fait pour les certifications ISO, par exemple) doivent clairement définir les obligations de chaque partie et les moyens de contrôle et de recours. Rien n’est laissé au hasard et la loi est appliquée à tous dans toute sa rigueur.

    A l’opposé, dans la Libye de Kadhafi, que je connais un peu, personne ne peut renseigner le citoyen de manière claire et définitive sur n’importe quelle loi, règlement ou procédure. Tout est aléatoire et peut changer du jour au lendemain, sans préavis. C’est le règne du mépris le plus total pour le citoyen, au pays du gouvernement par les masses (jamâhiriyya).

    Il ne faut pas se faire d’illusions : les Algériens et Algériennes ne deviendront pas des anges du jour au lendemain, comme par miracle. Seulement, tout processus doit avoir un début, la démocratie comme le reste. Pierre après pierre, l’édifice montera. Ce qui compte, c’est la sincérité et la volonté d’atteindre l’objectif souhaité (enniyya essâfiya). Pour les peuples, comme pour les individus, le processus de guérison commence d’abord par la prise de conscience du mal et la volonté de le traiter, suivis d’un diagnostic précis et juste et, enfin, par un traitement approprié. Dans le cas de notre pays, les diagnostics et les traitement peuvent varier d’un «médecin» à un autre. Comment traiter la crise de logement? En faisant distribuer par l’État des logements sociaux ou en encourageant les promoteurs privés? Faut-il continuer dans la voie de la médecine gratuite ou privatiser les hôpitaux? Quelle langue adopter pour l’enseignement des sciences à l’université? Faudra-t-il que l’État revienne à la politique d’investissement dans les grands complexes des années 70 ou encourager le secteur privé à créer des PME/PMI? Faut-il interdire l’alcool et la mixité? etc., etc.

    Comment trancher entre les différents traitements préconisés? Il y a deux possibilités : se combattre les uns les autres jusqu’à ce que le plus fort impose sa loi (c’est ce qui s’est passé en 62-65 et l’ANP a été la plus forte, avec les résultats que l’on sait) ou bien adopter les règles démocratiques de l’État de droit et accepter le verdict des urnes.

    Amitiés




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  • M.J
    8 avril 2011 at 23 h 08 min -

    @Adel.

    Mais je pensais que cela était sous jascent et inutile à développer, je vois que je me trompe.

    Tout le monde s’accorde à dire que tout va mal en effet.

    La question n’est plus dans le constat qui a acquis une véracité reconnue par tous, mais dans le remède que chacun prescrit en fonction de ce qu’il décèle comme maladies.

    Ces maladies sont elles inhérentes à notre culture ou bien c’est justement parce que cette culture a été combattue que les maladies sont apparues ?

    Car si la maladie est inhérente à la culture, nous devons tous combattre cette dernière. Or le passé nous démontre que notre culture est celle qui a toujours permis l’homgénéité du peuple algérien et la largesse de son adhésion aux valeurs suprêmes. C’est donc que le combat exercé contre cette culture l’ayant ébréchée est à l’origine de tous les dégats. On a voulu construire l’Etat nation et on a abouti à détruire les structures sociales antérieures sans arriver à construire l’Etat nation.
    Faut il maintenant revenir en arrière et est ce possible et souhaitable, ou devons nous aller de l’avant pour terminer l’édification de l’Etat nation. Et ce faisant devra ton récupérer les parties de notre culture ancestrale qui n’est pas en contradiction avec la construction l’Etat nation ou la sacrifier ?
    Tu dis qu’il n’y a que deux possibilités: l’affrontement ou un semblant de démocratie, car je ne suis pas convaincu que la démocratie se décrète.

    Bien entendu j’aborde dans le sens de la démocratie que je qualifierais plutot de période transitoire à la démocratie laquelle réclame de vrais révolutionnaires militants convaincus,intègres et pleins d’abnégation. Comment les reconnaitra t on ? Il y a toujours un risque . Or c’est justement là où le bat blesse. Car la confiance dans ce pays s’est émoussée depuis longtemps. Le principal donc est de restaurer cette confiance. Comment ? c’est là tout le problème de l’Algerie.




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  • Elforqan
    9 avril 2011 at 15 h 56 min -

    Je lance un appel à un certain pays maghrébin qui fournit armes et matériel au traitre Kadhafi et qui se réjouit de la mort de civils qui ne sont autres que nos fréres !
    Qu’Allah pulvérise les traitres et leur fait gouter les pires châtiments ici bas et dans l’au-delà….
    Si ces personnes ont vraiment du courage, qu’ils n’envoient pas des armes, mais qu’ils aillent eux même et leur proches combattre aux cotés de Kadhafi, ou sont ils lâches !!!!
    Kadhafi est fini, et je jure mille fois par Allah qu’il est fini….ce n’est, ni une question de stratégie, ni de tas de calcul fait au pentagone,
    c’est une sunna d’Allah dans sa création qui fait que lorsque les braves sont trahis par des peuples semblables à eux semblables et reçoivent d’autre part un coup de poignard par ceux sensé venir leur donner un coup de main (l’OTAN), ils ne perdent pas espoir, mais ils désespèrent…..à ce moment précis la victoire d’Allah viendra !
    fallema istay assa er’rossulu atahum nasruna !
    Et qui donne la victoire en dehors d’Allah ?
    Et qui donne la santé ? à vous qui êtes plein d’argent…mais MALADES…vous ne pouvez même pas jouir de vos richesses mal acquises qui finiront dans les caisses des cliniques spécialisées d’Europe et d’Amérique !
    Qu’Allah éradique l’injustice et les injustices !
    Qu’il avilisse les lâches et qu’il fasse que leur ruse se retournera contre eux !

    O toi l’injuste, tu ne ferme pas l’œil la nuit, le jour tu ne peux aller au marché, ni te promener seul et de surcroit tu es malade !

    le prophète dit un jour à Abu Dhar el ghifari : o Abu Dhar, si tu peux ne pas être responsable sur deux, fait le «  »….Ah! Ah ! ya rassulu Allah de nos jour, certains sont capables de gouverner tous les humains, ils aiment le Koursi, depuis leur jeune age, ils aiment la responsabilité, ils font chef de classe, capitaine d’équipe….ils veulent toujours être haut, parce qu’ils se savent qu’ils sont bas, celui qui est déjà haut n’a pas besoin de se hisser, il domine de part sa nature tout le monde !
    Quelle attitude prendre envers ces lâches , leur faire la guerre, ou tout simplement agir comme le fait Muhammad (saws) : » »men dakhala beita abu sofian fahua amin «  »….
    Vous aimez le Koursi, peut être vous n’êtes pas homme, capable d’affronter la vie comme tout le monde, sans avoir besoin d’un quelconque appui ( sauf celui d’Allah)….prenez le Koursi et qu’il vous accompagne jusqu’à votre dernière demeure….mais soyez juste, oui c’est pas facile , faites votre possible….essayer et c’est en en forgent, qu’en devient forgeron !…maintenant si vous ne savez pas ce que « étre juste », c’est tout simplement éviter de faire aux autres, ce que vous ne voulez pas qu’on le fasse à vous ou à vos proches !!c’est pas plus simple que ça !!




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  • Congrès du Changement Démocratique