Édition du
27 July 2017

Messieurs de l’opposition, quel gâchis !

Saïd Radjef
 

Platon disait que la mission véritable d’un dirigeant n’est pas seulement d’agrandir son autorité, mais plutôt de rendre les citoyens de son pays plus heureux, moralement plus sereins, plus sûrs et plus confiants dans ce qu’ils entreprennent quotidiennement pour servir leur patrie.

Frantz Fanon disait également que chaque génération à une mission à remplir ou à trahir. Qu’en est-il aujourd’hui en Algérie au moment ou le vent du changement souffle de plus en plus fort sur le monde arabe ?

Le changement en Algérie, pourtant souhaité par la majorité écrasante du peuple, semble comme une tache insurmontable. Tout le monde est contre le régime militaire qui détient la totalité du pouvoir depuis plus d’un demi siècle. Même au sein de l’armée, le malaise se fait de plus en plus ressentir. De jeunes officiers intègres et profondément  patriotes  estiment que le changement est devenu une nécessité absolue pour sauver la république du naufrage. Bouteflika, vendu au peuple par les barons de la haute finance internationale et de la grosse industrie militaire comme étant un produit miracle pour juguler les crises meurtrières dans lesquelles se débat le pays depuis 1957, un futur prix Nobel de la paix, s’est avéré n’être en fin de compte qu’un petit strapontin entre les mains des généraux du DRS qui ont privatisé l’ANP. Mais comment faire pour réaliser ce changement tant souhaité par le peuple sans aller vers un coup d’état, source d’autres violences ? L’enjeu vaut –il la chandelle alors que la classe politique refuse de regarder la réalité en face ?

Les jeunes, comme cet enfant indélicat ayant rompu le serment de fidélité avec ses parents, de l’émeute à la harga, ont tout tenté pour se frayer un horizon d’espoir. Et à chaque tentative, ils se heurtent à la complaisance d’une classe politique qui a associé la démocratie à toutes les sauces pour se contenter du rôle d’interlocuteur privilégié de la junte. Alors que la liberté gagne chaque jour de nouveaux espaces chez nos frères et voisins tunisiens et égyptiens, en Algérie les rivalités entre partis politiques ne cessent de s’exacerber, broyant au fil des jours toutes les bonnes volontés et refroidissant les ardeurs de la jeunesse. Le plus dramatique dans cette histoire c’est que l’élite actuelle dans tous ses fragments idéologiques, ne se rend même pas compte de la dévastation politique, de la destruction des valeurs citoyennes et des repères mobilisateurs ainsi que de la déstructuration de la société qu’ont provoqué son « zaimisme » et son hypocrisie. La jeunesse ne trouve plus son inspiration dans une classe politique meublée de plaisantins et d’affamés incapables de s’affranchir de l’appât que lui tend le pouvoir. Sinon comment expliquer que des partis qui occupent  la scène depuis plus de vingt ans sont incapables de mobiliser un chat et demi et de rentabiliser la colère de la rue et la haine qu’éprouve le peuple à l’endroit du régime ? Autant le pouvoir manœuvre grâce à la manne pétrolière pour corrompre et dévier la jeunesse de ses missions historiques, autant l’opposition a freiné par ses prétentions et son narcissisme débordant la jeunesse d’inventer son destin et de construire ses propres pyramides. Aujourd’hui, le pouvoir puise dans l’aveuglement d’une élite qui a perdu le sens du réalisme et de la hauteur morale, dans la peur d’une classe politique qui refuse de déchirer le voile du mensonge et des sales connivences, pour imposer au peuple un changement de pacotille. Les généraux et la maffia politico financière sont disposés à distribuer des prébendes pour faire retourner à leur avantage les revendications légitimes du peuple. La jeunesse algérienne doit déjouer le complot du DRS et dépasser les divisions d’une classe politique qui n’arrive plus à sortir du populisme dégradant et romantique du mouvement national. La jeunesse ne doit plus arrondir les ongles ni s’embarrasser de scrupules à l’endroit de ses aînés. Il faudrait un grand coup de balai à tout ce beau monde si elle veut réellement un redressement pour sauver la république et édifier  un Etat de droit dans lequel chaque citoyen trouvera le bonheur qu’il recherche. Car chipoter comme le font nos intellectuels en ce moment, ne fera que le bonheur des sanguinaires pour qui l’Algérie se résume à un gâteau qu’ils doivent se partager. Les généraux sont bien sûr disposés à laisser quelques miettes, et si ils sont forcés, ils accepteraient de laisser quelques parts, mais céder le pouvoir, cela jamais ils ne le feront sans y être contraints. Et pour les contraindre, seule la jeunesse peut réaliser cette mission. Notre jeunesse doit être consciente de ses missions historiques et des défis qu’elle doit relever pour s’assurer un avenir radieux dans un univers ou tous les coups sont permis…


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19 Commentaires sur cet article
  • Zineb Azouz
    28 mars 2011 at 1 h 41 min -

    Merci cher Radjef pour cet appel et ce rappel à une jeunesse qui ne doit rien attendre de ces complices éternels du systèmes qui veulent à tout pris exercer leur droit d’aînesse.

    Le DRS ne lâchera que des miettes qu’il va de toutes façons récupérer.

    N’attends rien de ceux qui n’ont rien disait mon grand-père.

    Merci encore pur ces éclaircissements et cette analyse.

    Cordialement,
    ZA




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  • amar C.
    28 mars 2011 at 4 h 47 min -

    Bonjour. Je veux d’abord remercier mon ami said pour cet article merveilleux qui vehicule des idées geniales.
    Quel gachis de ne pas voir des gens comme lui au ministere de la culture au lieu de cette traitrese de khalida qui a tous les criteres sauf celui de la culture.
    La seule solution au probleme de l’algerie est de reunir tous les hommes comme said pour faire d’eux une force qui pouvant ebranler le DRS.




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  • Sami
    28 mars 2011 at 7 h 45 min -

    Je suis d’accord Mr Sais!!
    Vos articles sont toujours tres interessants !
    Mais la societe, notament, la jeunesse a ete un cible des politiques diaboliques qui l’ont affaibli bcp ! J’ai dit plusieurs fois que la regime reel etait et est toujours en guerre contre la societe et les politiques et mene des coups d’etat de 1992 etaient bien prepares dans les labos pour detruire la societe en utilisant tous les moyens pour le lavage de cerveau ! Ici un moudjahid notable, Mr Djamaleddine Habibi, à TV rachad que je suis il y’a lontemps, : `SI LA COLONISATION FRANCAISE AVAIT UTILISE LES MOYENS DU POUVOIR REEL DURANT LES ANNEES DE SA COLONISATION DIRECT DE L’ALGERIE, LE PEUPLE AURAIT TOUJOURS ETE COLONISEE OU AURAIT ETE CHANGE COMLETEMENT
    Donc pour etre sincere, la tache est devenue tres dificile ! C’est pour cel qu’il faut bien une etude tres analytique et tres profonde de la situation pour avoir , preparer un plan avec des outils tres creatifs et faire engager tt le monde surtout des alliances avec les gens honnetes meme au sein du pouvoir !! Le moment ou les choses s’explosent, parceque elles vont exploser certainement, parceque le regime est incapable de changer et condamne a ses crimes immenses contre le peuple, la jeunesse aurait assisté pour minimiser les degats !!!
    Chacun a son role qui correspond a ce qu’il pourrait donner. Il faut noter que le pouvoir est bcp affaibli par ces revoltes benies, mais par contre mais la junte s’est rallie a notre malheur. Donc je suis d’Accord avec Mr Salaheddine Sidhoume qui a dit aujourd’hui à l’émission de rachad que NOUS NE DEVONS ATTENDRE RIEN DE CE POUVOIR QUI EST IRRECUPERABLE !! DONC IL NE FAUT ATTENDRE RIEN, IL FAUT AGIR POUR SAUVER L’ALGERIE MAIS AVEC CONSCIENCE !!!
    Cordialement




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  • Messieurs de l’opposition, quel gâchis ! midipress
    28 mars 2011 at 11 h 11 min -

    […] pour s’assurer un avenir radieux dans un univers ou tous les coups sont permis…Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • Byla
    28 mars 2011 at 12 h 03 min -

    Salam alaykoum,

    Votre article est clair et précis…et c’est justement ça qu’y est triste.
    Car il faut vraiement être profondément aveugle pour ne pas comprendre ces vérités.

    Le problème est notamment générationnel !
    Aussi bien chez les militaires que dans l’opposition…les anciens (avec leur mentalité débilement orgueilleuse) s’accapare le pouvoir et son réfractaire aux changements et à l’ouverture.
    Mais c’est normal ils sont vieux et usés! l’espoir est derrière eux! ils utilisent le peu d’énergie qu’il leur restent à maintenir le staut-quo.

    Les jeunes de ces partis doivent avoir une bonne lecture de leurs (des vieux) process afin de faire le ménage en interne ou se retirer.
    Se retirer pour former une coalition entre jeunes initiés de tout horizon sur la base du changement par l’unification.




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  • Hamma
    28 mars 2011 at 16 h 39 min -

    @Radjef Saïd, tu as raison de dire qu’il faut un grand coup de balai à tout ce beau monde. Mais je serais tenté de dire aussi qu’il faut un grand coup de pied dans la fourmilière avec les conséquences que cela a et de nous coller une bonne gifle pour nous sortir de cette léthargie.

    Hier, à Annaba et dans d’autres villes d’Algérie on a fait ressortir l’emblème national mais était-ce pour la bonne et juste cause?

    Fraternellement.




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    28 mars 2011 at 17 h 03 min -

    @ Au frère Saïd Radjef
    Permettez moi cher frère de souligner que ces « messieurs de l’opposition » ne mérite plus à mon sens d’étre qualifié tel que, depuis qu’ils se sont montrés indignes. Opposants à quoi, si ce n’est à la raison, à la sagesse, au droit des gent et à l’Etat de droit, à lavérité, au bon sens, au bien étre collectif égalitaire et communautaire. Quand on voit un policier en tenue, devant l’entrée d’un siége d’un parti d’opposition, peut-on continuer à le considérer tel que ? ces messieurs de l’opposition ont bradé lesens de l’honneur et leur dignité, pour des interets bas, au détriment du bonheur national, et c’est historiquement impardonnable.
    Cordialement
    N.B




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  • misérable
    28 mars 2011 at 19 h 50 min -

    @monsieur Radjef.
    Très bonne analyse.tout est tellement clair,mais des analyses pareilles d’une aussi clairvoyance j’en ai déjà lu.je veux dire par là que je ne doute aucunement de mes chers compatriotes sur le point d’analyse politique.Franchement la plus part d’entre vous me redonne espoir quand je lis vos articles;
    mais la question que je pose à tout le monde:y’aurait-il qq’un pour mettre ces feuilles de route ……En route?!




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  • rak
    28 mars 2011 at 20 h 06 min -

    Salam, azul, bsr les ami(e)s

    Hier j’avais fais un post sur LQA afin de mettre l’accent sur la mediocratie, la voyoucratie regnantes dans notre pays et sur le « tintamare » fait autour d’un match de foot pendant que d’autres peuples de la region, que nous autres algeriens n’avons jamais cessé de « toiser » du haut de notre condescendance et de notre ego mal placé, affrontaient les chars et les balles de leurs tyrans afin d’arracher leur liberté.

    j’avais formulé le voeux de voir l’EN battue par nos amis marocains, jsute dans l’espoir de provoquer le declic et la desillusion meme si je suis un footeux inveteré, mais un arbitre africain est passé par là.
    En voyant les scenes de liesse ayant suivi cette victoire a la Pyrhus et connaissant tout ce qui s’est passé lors de la vente des billets d’entrée au stade a annaba, chers amis je commence vraiment a me demander si nous meritons un etat libre et democratique en tout cas en l’etat actuel de delabrement du corps social Algerien.
    Le mal Algerien est profond, il se passera des lustres avant que l’on puisse ressembler a nos voisins du maghreb et d’orient.
    a titre d’exemple, j’ai vu un reportage sur des exilés et etudiants libyens en occident et aux usa qui n’ont pas hesité a tout lacher, abondonner leur confort, et revenir chez eux preter main forte a leurs freres de l’interieur et apporter leur savoir faire afin de faire triompher leur cause.
    il parrait que nous sommes presque 5 millions d’algeriens dans la diaspora, je ne suis pas sur que beaucoup d’entre nous soient pret a immiter nos amis libyens.
    Aussi, chers amis, que chacun d’entre nous commence par faire son introspective avant de vouloir donner des lecons aux autres.
    Une chose est certaine, nous sommes les champions de la « tharthara » et de la critique de tout ce qui bouge depuis toujours, encore plus maintenant derriere le confort de son clavier et de preference de l’etranger.
    le net « pillulent » de message de soutien (initiative noble en d’autres circonstances) et meme de conseils a nos amis tunisiens, egyptiens, libyens, syriens… etc, comme si nous on est libres donc on se permet de guider les autres.
    un proverbe de chez nous dit( traduction)
    incapable de gerer son foyer, il se propose de gerer la mosquée ( ou la cité meme)
    ech del aar aalina! un peu de modestie ne nous fera pas de mal croyez moi

    cordialement




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  • radjef said
    28 mars 2011 at 21 h 10 min -

    Bonsoir tout le monde. Vendredi, des hauteurs majestueuses d’Ighil Imoula, un fait a attiré mon attention : un convoi de plus de 42 véhicules prenait la route de Ouadhias Boghni dans un vacarme assourdissant. Pendant un instant j’ai cru qu’il s’agissait d’un cortège nuptial, mais ma fille aînée m’a expliqué qu’il s’agissait des supporters de l’EN qui se rendaient à Annaba. Quelques heures plus tard à Mechtras, mon père me raconte que des jeunes ont tabassé leurs parents pour leur soutirer l’argent du billet match qui a atteint les 4000 dinars…Quelques semaines plutôt, des partis proposant des billets de 1000 dinars avaient du mal a rassembler une dizaine de jeunes par commune…




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  • abon
    29 mars 2011 at 0 h 35 min -

    Salam Aaleikoum.
    Je lance une idée.
    A travers le Quotidien d’Algérie un début de dialogue s’amorce, hélas souvent des incompréhensions liées plus à une mésinterprétation de terme, tout en reconnaissant qu’il demeure une certaine courtoisie. Ma proposition serait pourquoi ne pas fixer une date un lieu et organiser un séminaire libre deux ou trois jours pour débattre et peut être se réunir autour d’un véritable projet constructif en vers notre jeunesse.




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  • radjef said
    29 mars 2011 at 10 h 40 min -

    Bonjour tout le monde. Et pourtant c’est derrière le confort d’un clavier que la jeunesse tunisienne et égyptienne ont réussi à lancer leurs révolutions… La jeunesse algérienne ne diffère en rien de la jeunesse tunisienne et égyptienne. La jeunesse algérienne a le sens du sacrifice et des responsabilités morales et civiques, mais aussi, pour le plus grand malheur de notre classe politique, contrairement a la jeunesse tunisienne et égyptienne, elle a l’art et le talent de tourner en dérision une classe politique qui ne sent plus ce que sent le peuple. En un mot, le problème n’est pas dans le peuple et la jeunesse qui représente plus de 70% de la population du pays, mais il est dans la nature des dirigeants algériens…




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  • slam
    29 mars 2011 at 12 h 04 min -

    Au camarade N.Belmihoub.

    Je vous demande tout simplement de nous définir de quelle opposition nous parlez-vous dans votre aimable commentaire ? Tout d’abord,cette dernière existe-t-elle réellement sur le terrain politique ? Quelle est sa composition humaine ? Les intellectuels algériens sont-ils au jour d’aujourd’hui au devant de la scène revendicative ? A notre regret, nous avons constaté une véritable émergence de cadres voraces et chercheurs de privilèges que de ceux qui cherchent à remettre sur selle une politique propre qui puisse susciter un changement radical du système qui a dirigé le pays depuis le premier coup d’état perpétré par une junte militaire qui perdure advitam eternam!
    A notre avis,parler d’opposition politique en Algérie est tout à fait faux et insensé car seule une gamme de gens semble se décarcasser pour lutter et dénoncer les injustices commises par un pouvoir maffieux sans vergogne mais ,hélas très peu nombreuse!




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  • Mahieddine Lachref
    29 mars 2011 at 13 h 51 min -

    Bonjour tout le monde,
    M. Rak, il est vrai, comme vous le dites, qu’une partie- ou peut-être la majorité- des jeunes algériens est déconnectée de la réalité que vit notre pays depuis des décennies. Mais, ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est que, de l’autre partie de la barricade, il existe une jeunesse très engagée en faveur du changement radical, très instruite, lucide et disposant d’une autonomie de réflexion et d’action incontestables, et c’est justement sur cette partie qu’il faut compter. Or, ce que l’on remarque, c’est que depuis l’Indépendance, la classe politique algérienne, investie jusqu’à la moelle des os, dans un combat farouche pour la conquête du Pouvoir, a passé sous silence les questions les plus importantes qui consiste, en un mot, à former une élite politique et intellectuelle ayant le sens des responsabilités morale, civique et citoyenne. C’est donc, vu le distances existant entre la société et la classe politique algérienne, la faillite de cette dernière, qui a de toujours joué le jeu du pouvoir, qui fait que, aujourd’hui, la jeunesse –dans sa majorité- algériennes s’accommode plus des « séances de défoulement » que lui propose le Pouvoir que des débats portant sur les questions sérieuses auxquels l’invite cette même classe politique. Maintenant, une question se pose : si le Pouvoir a tout fait pour réduire au silence la jeunesse algérienne et freiner son épanouissement intellectuel, qu’est-ce que la classe politique, celle se réclamant de l’opposition notamment, a-t-elle fait pour mettre à l’échec l’entreprise du Pouvoir ? Décidemment, rien. Fanon, dans les Damnés de la terre, a expliqué d’une façon fort exhaustive la dimension réelle de ce que nous avons appelé « les séances de défoulement » et a explicitement signalé que cette violence exprimée dans « des chevauchées figuratives », « des meurtres imaginaires », etc., ne demande que d’être canalisée pour revêtir, dans le cadre d’une entreprise révolutionnaire effective, l’aspect positif d’une force motrice de la révolution. Que des jeunes aillent voir un match et se défouler, ce n’est nullement une tare, la tare est que la classe politique laisse ces jeunes gaspiller leurs énergies dans « des mises en scènes de violence » inutiles, c’est-à-dire non capitalisable politiquement, et pire, les détruit lorsque ceux-ci refusent d’être ses dociles instruments inconscients. De grâce, arrêtons donc de tirer sur la jeunesse et sur la société d’une manière générale, et apprenons à l’écouter.
    Fraternellement
    Mahieddine Lachref




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  • rak
    29 mars 2011 at 19 h 38 min -

    Salam, azul, bsr les ami(e)s

    Avant toute chose, je tiens a remercier Mrs Radjef et Lacheref pour l’interet qu’ils ont bien voulu apporter a mon commentaire.
    je ne ferai pas insulte a votre intelligence en faignant de croire que vous n’avez pas compris que mon propos etait involontairement volontaire  » provocateur » provoqué un peu par un sentiment de depit.tous et toutes autant que nous sommes et qu’importe ou nous sommes, ici sur LQA et ailleurs, nous avons tous mal en notre chere Algerie
    Neanmoins je maintiens que l’ossature de mon commentaire est a mon sens vraie, le delabrement de notre societé est reelle et dans toutes les couches sociales.
    durant ces derniers jours, je suis tombé sur une info dans un journal algerien qui m’a sidere : selon des statistiques officielles des services de securité duarant l’année ecoulée 10.000 mineurs ont ete impliqués dans des delits! ou va-t-on?
    @ Mr radjef, au dela du plaisir de vous lire et de nous retrouver sur ce forum de libre debat, ca me ravit de savoir que nous sommes du meme « patelin » et voisins, je sais de quoi vous parlez quand vous dites  » des hauteurs majestueuses d’Ighil Imoula  » de « Mechtras, boghni, les ouadhias » meme si en ce moment je suis loin, mais sachez que  » je vis et respire cette terre et plus globalement notre chere Algerie du nord au sud et d’est en ouest »
    En parlant de delabrement, on a pas besoin d’aller loin que notre region immediate a vous et moi (ouadhia, mechtras, boghni…) jadis bastion de la vertue, du respect et du nif pour voir que nous sommes tombés bien bas ( prostitution, drogue, violences en tout genre sous le regard bienveillant des autorites et des forces de l’ordre surpresente dans la region)
    mais bon , histoire de ne pas insulter l’avenir on doit garder le cap, ne dit-on pas que parfois la lumiere peut jaillir du neant (big bang entre autre).. peut etre qu’il faut que l’on atteigne le fond du puits pour rebondir, a moins que l’on se mette a creuser comme le disait un de nos grands humourites devant l’eternel : Fellag pour ne pas le nommer

    Cordialement




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  • SID ALI
    30 mars 2011 at 21 h 17 min -

    Merci cher Radjef pour cet appel !




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  • ventre – creux
    31 mars 2011 at 22 h 24 min -

    salam aleikoum. (wach men-mouarada) ces pseudo-démocrates ces opposants il n´y a un seul digne de ce nom il y a que des corrompus et certains partis fascistes et pro-néo-colonialistes former dans les écoles de type clanique, division,destruction de l´interieur culturel et politique pour affaiblir la patrie et pour mieux gérer leur maitre l´odieux criminel colonialiste. le néo-colonialisme a eu largement le temps de former les traitres.fils de harki nécessaires securitaires, militaires,culturel médiatique édiologique et politique pour gérer et protéger l´ennemi héréditaire du peuple algerien l´odieux criminel colonialiste! vous-voyez (goufa 3nta3 ahzeb bla-fayda) une poignée d´abeilles vaut mieux un sac de mouches.




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  • Perles
    4 avril 2011 at 22 h 48 min -

    Merci Frère Radjef pour ce constat approfondi qui doit en principe toucher notre jeunesse sur son actuel et son devenir en se posant des questions simples après élaboration d’un bilan général sur la gestion de l’Algérie par ses charognards!!!
    Personnellement,j’ai fais un constat que je résume comme citation en ceci: » Depuis 62 nos Présidents font semblant de gouverner,nous peuple dans notre grande
    majorité,nous aussi nous faisons semblant de travailler »,mais je sais qu’existe une opposition réelle,digne dans le sillage de nos vrais nationalistes en des âmes sincères et nobles, avec de grandes valeurs et la pleine labeur,courage, persévérance et abnégation pour hausser cette patrie dans la voie du travail,des grandes valeurs et de la dignité!!




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  • HOUARI
    6 avril 2011 at 20 h 31 min -

    Je ne sais pas si on parle pas tous du meme pays ..
    Car en Algerie il n’ya jamais eu d’opposition a ce regime et il n’ya pas eu d’assemblée lieu ou l’opposition representatif du peuple exerce son role politique.
    Parcontre on a des marionnettes, et un cirque pour distraire le peuple et faire rigoler les dirigeants..




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  • Congrès du Changement Démocratique