Édition du
30 March 2017

De l’indépendance au coup d’Etat de 1965 : histoire de l’usurpation du pouvoir.

Par Ait Benali Boubekeur

 

« Une certaine notion de la démocratie libérale implique plusieurs partis. Cette conception n’est pas valable pour notre pays », Ahmed Ben Bella, conférence de presse du 5 novembre 1962.

Cette déclaration du premier chef de l’Etat algérien suffit à comprendre la confiscation du pouvoir après le recouvrement de la souveraineté. En dépit des sacrifices consentis par le peuple algérien pour  parvenir à juguler le joug colonial, à l’indépendance du pays, des seigneurs le privèrent de sa victoire. Ainsi, en s’appuyant sur l’armée installée aux frontières, le tandem Ben Bella-Boumediene écarta d’un revers de la main le droit au peuple de choisir ses représentants. Dans la confusion, ce fut le bureau politique, créé le 22 juillet 1962, qui a mis en place les premières institutions du pays. Hélas, cela fut intervenu en dehors de toute consultation des Algériens. Du coup, l’accès aux responsabilités fut tranché selon la loi du plus fort. Dans cette période, le mérite et la compétence furent immanquablement relégués au second plan. De la même manière, l’allégeance fut érigée en mode de gestion. La nouvelle administration, installée à cet effet, avait pour seule vocation de servir le plus fort. Mais comment les Algériens auraient-ils pu gamberger que des militants issus du FLN, dont le premier but avait été de recouvrer la liberté, puissent reproduire un modèle combattu durant huit longues années de guerre ? Même si la direction tirait parfois à hue et à dia, rien ne filtrait dans les déclarations des révolutionnaires une éventuelle exclusion du peuple. Cependant, bien que l’objectif primordial ait été avant tout l’indépendance (Il n’y avait pas de discussion préalable sur le programme de gouvernement), il n’en reste pas moins que la rupture avec le système colonial suffisait à garantir la participation du peuple à construire son avenir. Malheureusement, ce qui ne devait pas arriver arriva. Selon Benjamin Stora, les nouveaux dirigeants n’avaient pas rompu avec la mentalité ayant prévalu jusque-là : « Au lendemain de l’indépendance algérienne, les tentatives de s’appuyer sur la société réelle pour reconstruire un Etat et l’économie se heurtent à la puissance de l’appareil militaire. » (1) Quant à Mohamed Harbi, acteur et fin connaisseur du système algérien, il estime que la compétition politique fut faussée  par la soif du pouvoir : « Le goût du changement brusque et total, le refus de l’action politique patiente, la préférence de Ben Bella pour des voies irrégulières dans la conduite des affaires publiques, tous ces facteurs mènent  droit au coup d’état de Boumediene. »(2) Toutefois, avant ce coup de force, le tandem avait réussi à s’emparer indûment des rennes du pouvoir. L’étape suivante fut de brider la société. Pour ce faire, ils ont neutralisé toute forme de contestation dans sa forme autonome. Mais une fois la société soumise, la lutte  atteignit le sommet du régime. Car, dans un système totalitaire, il ne pouvait y avoir de partage de pouvoir même entre amis.

I- Le pouvoir au plus fort.

Si la violence contre le régime colonial était la seule voie de libération, elle ne devrait pas subsister à la fin de ce système. Bien qu’on ne puisse pas légitimer une quelconque  violence, celle des Algériens pendant la guerre était inéluctable dans le sens où la définît  Frantz Fanon : « cette violence est l’intuition qu’ont les masses colonisées que leur libération doit se faire, et ne peut se faire, que par la force », a-t-il dit. En revanche, le  maintien de la violence après l’indépendance, notamment pour se pérenniser au pouvoir, fut scandaleux. Par ailleurs, avant la signature des accords d’Evian, le groupe d’Oujda ne se départît pas à user de ce moyen. Pour lui, son accession au pouvoir ne pouvait se faire que par l’élimination de l’adversaire politique. Du coup, le mandat du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) a été remis en cause. Ce groupe dénia tout bonnement à son gouvernement de conduire la période de transition jusqu’à son terme, c’est-à-dire jusqu’à l’élection de l’assemblée constituante. Et ce fut le bureau politique, autoproclamé à Tlemcen, qui lui a succédé. Or, comme le déclara Mohamed Boudiaf, figure emblématique du mouvement national, dans son journal al Jarida en novembre-décembre 1974, les initiateurs de l’action du 1er novembre 1954 pensaient qu’il fallait «donner au peuple la possibilité de trancher et de choisir la voie à suivre. » Mais un vrai nationaliste en 1954, en appelant le peuple à braver la force militaire coloniale, pouvait-il le priver du fruit de son combat ? Ou encore, pourquoi ce qui était valable en 1954, à savoir le possible choix du peuple d’assumer sa destinée, ne le fut plus en 1962 ? Hélas, au lendemain de la signature des accords d’Evian, le 18 mars 1962, la course pour le pouvoir se fit en dehors de la consultation populaire. Bien que chaque dirigeant ait pu prétendre à assumer les responsabilités suprêmes, son auto proclamation le rendit illégitime. En effet, à Tripoli, l’instance délibérative de la révolution, le CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne), ne pouvait pas siéger normalement. Le 4 juin 1962, le président du congrès, Ben Yahia,  constata que la réunion ne pouvait pas se poursuivre. Les congressistes étaient sur le point d’en arriver aux mains, sans omettre les obscénités proférées par quelques-uns. Au lieu de recourir au peuple pour trancher  le différend,  opposant le GPRA à l’EMG (Etat-major Général),  le tandem a opté pour l’entrée en force à Alger en s’appuyant sur  ses troupes frontalières. Dans cette démarche, le choix du peuple fut délibérément ignoré. Si on avait appelé à lui, il aurait sûrement désamorcé la crise. En effet, le dirigeant, issu de son choix, n’aurait pas à se soucier d’une quelconque remise en cause de son pouvoir. Car il le tint du peuple. Dans le cas contraire, le potentat devait imposer sa conception  politique.

Cependant, après l’usurpation du pouvoir,  les Algériens entendirent des fois, dans les discours officiels, qu’ils pouvaient participer à la vie politique de leur pays à condition que cela soit fait à l’intérieur du parti. Mais, pouvaient-ils être libres à l’intérieur d’une salle si cette même liberté n’était pas accordée aux autres Algériens ne pouvant pas s’exprimer devant les instances ? En tout cas, peu de temps après, ces déclarations furent contredites dans les actes. Ainsi, l’Etat incarné, dans le premier temps, par le parti, et ensuite seulement par l’armée, était omnipotent et omniprésent. Le peuple étant vaincu, le pouvoir fut concentré entre les mains de quelques personnes. Les profiteurs, pouvant manger à tous les râteliers, guettèrent ainsi le moment opportun pour se servir. Selon Amrane Ahdjoudj : « Des clans se structurent, des clientèles se cristallisent. Le système de cooptation s’institutionnalise. Docilité et allégeance ont souvent la préférence sur l’expérience et l’engagement. Les querelles de personnes et la légitimité se greffent aux rivalités pour le contrôle des appareils. » (3)

Toutefois, dans les systèmes fermés, bien que le dirigeant ait de larges prérogatives, il se soucie toujours des personnes l’entourant. Peu à peu, la méfiance s’installe au sommet de la hiérarchie. En Algérie, au début des années soixante, les dirigeants furent d’accord que lorsqu’il s’agissait de brider la société. Mais ils n’avaient pas forcément la même conception du pouvoir. En effet, si Boumediene pensait faire de l’armée la colonne vertébrale sur laquelle reposait le régime, Ben Bella croyait à l’influence du parti. Or, en cas de problème entre les deux, le rapport de force était malheureusement inéquitable. D’ailleurs, en interne, avant que l’un d’eux ne prenne la responsabilité de se débarrasser de l’autre, les réunions ou les congrès donnaient lieu à des empoignades. Lors du congrès du FLN, selon Amrane Ahdjoudj, Ben Bella ne s’adressa-t-il pas à Boumediene en ces termes : « Je le dis franchement au frère Boumediene : il sera tout avec le parti, il ne sera rien sans le parti. » (4) Ce à quoi Boumediene répondît par un autre  reproche, écrit Amrane Ahdjoudj. Mais malgré les malentendus, tous les deux vouaient une haine viscérale pour les organisations autonomes. En conjuguant leurs forces, les partis furent interdits, les syndicats atomisés et la société embrigadée.

II- Neutralisation de l’expression autonome.

Dès l’indépendance, la cible prioritaire, de la nouvelle équipe dirigeante, fut les syndicats. Le but latent fut d’interdire toute expression libre. Peu à peu, le pouvoir en place exerça une mainmise totale sur la société. L’explication des dirigeants se résumait à la nécessité impérieuse d’avoir un régime fort et stable. Mais peut-on glorifier le peuple dans le discours et l’écraser une fois le laïus terminé ? Selon Amrane Ahdjoudj : « Faute d’une confiance populaire suffisante depuis l’indépendance, son rôle (Le FLN) d’orientation et de direction politique ne s’est jamais totalement affirmé. Les décisions essentielles, les choix stratégiques et tactiques sont arrêtés par le sommet du pouvoir. » (5) Ainsi, le décret du 14 aout 1963 interdit formellement toute organisation affichant un but politique. Une règle contraignante visant à soumettre le peuple. Et les récalcitrants furent tout bonnement liquidés ou forcés à l’exil. Du coup, l’organisation de la société fut du seul ressort du sommet de l’Etat. Selon Amrane Ahdjoudj : « Un seul modèle est agréé, une seule vocation est possible : celle de soutenir le régime qui œuvre pour la préservation des acquis révolutionnaires. Dans cette optique, privées d’autonomie, les organisations de masse –y compris le mouvement syndical-, sont progressivement réduites à une courroie de transmission. » (6)

Cependant, la velléité de faire des syndicats des simples relais fut toujours le rêve de tout dictateur. En Algérie, dès 1962, le tandem Ben Bella-Boumediene s’attaqua sans vergogne à la centrale syndicale. Et pour cause. La neutralité de l’UGTA lors de la crise de l’été 1962 lui a valu une rancune du clan vainqueur. Du coup, en plus de cette animosité, le régime chercha à neutraliser toute forme de contre-pouvoir. Le système opta alors pour le musellement pur et simple de la société. Le syndicat, qui avait affiché des velléités autonomes, fut attaqué tous azimuts. D’ailleurs, l’acharnement, contre des syndicalistes qui avaient risqué leur vie pour l’indépendance,  fut incompris par les dirigeants syndicaux.

Créée le 24 février 1956, l’UGTA avait apporté énormément à la révolution. Cette centrale avait affiché, dès sa naissance, sa volonté de se soustraire de l’influence de l’organisation communiste, la CGT. A l’indépendance, quand l’UGTA voulait se limiter au combat syndical autonome, le tandem décida de la sanctionner. En effet, en janvier 1963, l’UGTA organisa son premier congrès pour affirmer ses valeurs. Selon Amrane Ahdjoudj : « Outre la volonté d’étouffer toute conception d’un syndicalisme autonome, l’objectif (des nouveaux dirigeants du pays) est de faire payer à la centrale ses prises de position de l’été 1962… Tout au long des premiers jours, de faux délégués manipulés par le FLN sont introduits dans la salle du congrès pour torpiller les débats, intimider les intervenants et finalement expulser l’ancienne direction. » (7) Dans une ultime tentative, Boualem Bourouiba, secrétaire général de l’UGTA, tenta de raisonner les agitateurs en leur expliquant que l’action syndicale devait être indépendante de la sphère politique. Peine perdue. Et le tandem Ben Bella-Boumediene obtint ce qu’il voulait. C’est-à-dire une centrale syndicale soumise au pouvoir politique. Pour achever leur besogne, le tandem exigea de l’UGTA son retrait de la CISL (Confédération internationale des Syndicats Libres). Ainsi, jusqu’à la veille de son arrestation, Ben Bella cherchait à atomiser le syndicat en Algérie. L’équipe issue du congrès de janvier 1963 n’étant pas capable de juguler les grèves, un autre congrès fut convoqué pour le 23 mai 1965. A propos de la préparation de ce congrès, Amrane Ahdjoudj écrit : « Après avoir écarté le Conseil National et désavoué l’ancienne direction, Ben Bella désigne et préside la commission préparatoire du congrès. » (8) Concernant les syndicats, la victoire de Ben Bella ne souffrit d’aucune équivoque. Mais à qui revint le dernier mot en cas d’un différend, avec le chef des armées, sur la question de pouvoir ?

III- Les retombées d’une politique autoritaire.

Les aspirations du peuple, après une guerre éprouvante, n’ont pas été concrétisées. Car les perspectives démocratiques furent obstruées. En effet, selon Amrane Ahdjoudj « Depuis 1962, de proche en proche, l’Etat se substitue à la société civile et son action change à la fois de nature et de dimension. Il devient à la fois « l’Etat-gendarme » dépositaire du monopole de la force et de la contrainte et dont la finalité est d’assurer la reproduction la moins conflictuelle des rapports sociaux. »(9) Mais la prévention des conflits, engendrés notamment par des personnes à l’extérieur du système, ne garantissait pas l’entente au sommet de l’Etat. Pour peu qu’un autre dirigeant veuille être en première ligne, le dernier mot revint au plus fort.  Dans l’Algérie des années soixante, la situation politique fut contraignante à l’égard du peuple et explosive au sommet de l’Etat. Pour le clan de Boumediene, le maintien de Ben Bella ne constitua qu’une solution temporaire. D’ailleurs, comment la situation pouvait-elle autrement lorsque le contrôle de l’armée lui échappait ? A peine une année après  l’indépendance du pays, les effectifs de l’armée avoisinaient les 120000 soldats. Elle fut indubitablement l’une des plus fortes du continent africain. Selon Samir Amin, cité par Amrane Ahdjoudj, « Mais que cette armée continue à coûter aussi cher (soldes relativement élevées, habitudes de gaspillage etc… peut être 80 à 100 milliards, armement exclu, soit 10% de la production intérieur brut) risque de réduire considérablement les possibilités de développement économique du pays. » (10) L’auteur, cité par Amrane Ahdjoudj, ne remet pas en cause le principe d’avoir une armée forte. Ce qui fut répréhensible était de bâtir une armée forte pour se maintenir au pouvoir.

Cependant, l’exclusion du peuple dans la vie politique de son pays ne résolut pas pour autant l’exercice du pouvoir. Ainsi, au lieu de construire des institutions libres, l’usurpation du pouvoir a créé des divisions au sommet de la hiérarchie. Selon Amrane Ahdjoudj : « Les conflits opposent essentiellement deux fractions, deux tendances : celle de Ben Bella et celle de Boumediene. En l’absence de régulateurs démocratiques (suffrage universel et parlement), les dissensions se reflètent  directement sur l’Etat, c’est-à-dire sur l’ensemble des appareils et organes dirigeants. » (11) Par conséquent, le rapport de force à l’égard du citoyen ne pouvait pas donner lieu à une gestion raisonnable à l’intérieur du système. Et chaque conflit en dehors du régime accentua par ricochet les contradictions à l’intérieur du système. A la ruse du chef de l’Etat, Ahmed Ben Bella de bâtir  le pouvoir sur le parti, répondait la force armée de Houari Boumediene. En effet, en congédiant les ministres proches de Boumediene, Ben Bella pensait avoir récupéré plus de pouvoir. D’ailleurs, à la veille du coup d’état, et ce avant qu’il mette fin à la mission d’Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères, Ben Bella fut « Président de la République, chef du gouvernement et secrétaire général du FLN, il s’attribue les portefeuilles de l’Intérieur, des Finances et de l’Information. » (12) Toutefois, de ce conflit, et comme en 1962 lorsque l’armée des frontières s’était opposée au GPRA, opposant Ben Bella à Boumediene, le dernier mot revint à la grande muette. Depuis, cette force stable dans l’instabilité sut renforcer son emprise sur l’ensemble de la société. En effet, Ben Bella étant affaibli, il ne restait au prédateur qu’à achever la bête blessée. Tout compte fait, la machine du coup d’état fut lancée. Rien, du coup,  ne pouvait stopper les dessins d’un homme à la tête d’une grande armée. Selon Hervé Bourges, ami de Boumediene, « Les officiers s’estiment désormais investis d’une mission de salut public : substituer l’ordre et la force à ce qu’ils considèrent comme l’arbitraire et l’anarchie. » (13) Ainsi, sans aller jusqu’à comparer le système colonial à celui issu de l’usurpation de la souveraineté nationale, le peuple algérien est resté otage du népotisme.

En guise de conclusion, il allait de soi qu’au sortir de la guerre, les Algériens ne pensaient pas que leurs sacrifices soient vains. Pendant huit longues années, ils avaient bravé un système colonial qui leur déniait le droit à la liberté. A l’indépendance, les propensions de Boumediene de gouverner par la force, en s’opposant notamment au GPRA, créèrent une anarchie au sommet de l’instance révolutionnaire. Bien que les Ben Khedda ou les Ferhat Abbas n’aient pas été élus au suffrage universel pendant la guerre, leur sagesse augurait d’une volonté manifeste de revenir au suffrage du peuple le moment adéquat.  Leur neutralisation mit fin à tout espoir de compétition politique saine. Le nouveau pouvoir, selon Amrane Ahdjoudj, fit tout pour asseoir son pouvoir au lieu de développer le pays : « Les tensions internes sont d’autant plus vives que l’Etat apparait comme le principal instrument d’accumulation et de répartition du surplus économique. Les avantages en matière de revenu, de mode de vie, de prestige et de statut social sont réels, les occasions d’enrichissement multiples. La participation au FLN se pose pour beaucoup en termes de droits et de privilèges à acquérir. »(14)

Cinquante ans après l’indépendance, force est de constater que le régime n’a pas changé. Certaines personnes qui gravitent autour ne pensent  qu’à s’enrichir au lieu de développer le pays. Les envies sont désormais décuplées. Et comme dans les années soixante, le pouvoir revient au plus fort. Du coup, les soubresauts ne sont pas estompés au sommet de l’Etat. Comparés au 15 millions d’Algériens vivant avec moins de 2 dollars par jours, les dirigeants affichent des fortunes colossales. Pour corroborer cette thèse, il n’y qu’à voir ce qui se passe chez les voisins.  Les dernières révolutions, en Tunisie et en Egypte, prouvent que les richesses amassées ne furent pas le fruit d’un travail, mais des détournements des deniers publics.


Notes de renvoi :

1) Benjamin STORA, Algérie : histoire contemporaine, page 250,

2) Id,

3) Amrane AHDJOUDJ, Algérie, état, pouvoir et société, page 16

4) Id, page 136,

5) Id, page 19,

6) Id, page 21,

7) Id, page 105,

8) Id, page 107,

9) Id, page 26,

10) Id, page 133,

11) Id, page 124,

12) Benjamin STORA, Algérie : histoire contemporaine, page 250,

13) Amrane AHDJOUDJ, Algérie, état, pouvoir et société, 140,

14) Id, page10.



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21 Commentaires sur cet article
  • HAMMANA
    29 mars 2011 at 8 h 26 min -

    Il ressort de votre article,Mr Ait Benali Boubekeur que BOUMEDIENNE et BENBELLA sont aussi responsables l’un que l’autre de la situation dans laquelle se trouve le pays aujourd’hui.Ils le sont réellement(d’ailleurs ce fut toujours mon impression depuis que j’étais tout enfant et qui fut justifiée par la suite).Bien que le parcours des deux leaders en dit long sur eux et les hissent au rang de criminels et si le second est dépossédé des avantages claniques pour ne pas trouver ne serait-ce qu’un seul pour prendre sa défense par ce qu’il ne le mérite pas tout autant que son compère,par contre ,le premier n’a pas été seulement absou de ses crimes mais,mieux encore,il a été indument investi de tous les attributs qui lui permirent d’usurper le pouvoir pour le conserver,à coup d’assassinats politiques,pendant quinze ans.

    La question qu’il convient de se poser n’est plus de spéculer sur leur implication dans les malheurs qui se sont abattus sur le peuple algérien puisque c’est désormais établi ,mais de savoir(et c’est là ou se situe notre vrai problème) si la majorité des algériens particulièrement les Chaouis sont de votre avis et qui de nos jours accepterait-il de tels propos sur « Moustaches » malgré toutes les preuves et les témoignages concordants?.




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  • HAMMANA
    29 mars 2011 at 9 h 15 min -

    Et voilà!Mr MENASRA vient de nous donner la preuve de la complicité de longue date des dirigeants du MSP avec la DRS dont il est le prolongement.C’est la raison pour laquelle ce parti hybride a résisté à toutes les épreuves.




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  • De l’indépendance au coup d’Etat de 1965 : histoire de l’usurpation du pouvoir. midipress
    29 mars 2011 at 11 h 11 min -

    […] page 250,13) Amrane AHDJOUDJ, Algérie, état, pouvoir et société, 140,14) Id, page10.Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • slam
    29 mars 2011 at 12 h 10 min -

    La phrase prononcée par Ahmed Ben Bella lors de la conférence de presse qu’il avait donnée le 5 Novembre 1962, suffit pour définir le sens que les spoliateurs des libertés ont donné à l’histoire de l’Algérie Indépendante! Des confiscations de toutes les libertés démocratiques sont nées toutes les tares d’une Algérie gouvernée par la corruption et le mépris!
    Tout le monde sait que le pays vit depuis 1962 une Dictature sans précédent .




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  • Rachid Belaid
    29 mars 2011 at 16 h 14 min -

    Nous faisons une fixation outre mesure sur ces individus et sur certains conceptes tels que « pouvoir ». Nous repetons sans cesse que ces individus ont vole l’independence de l’Algerie, que le peuple s’est sacrifie pour que ces nababs lui volent sa liberte. La question que je me pose est: pourquoi le peuple a pu se liberer de la France et toute sa puissance, a coups de centaines de milliers de chouhada, mais s’est fait avoir pendant 50 ans par ces ignares a deux sous? Avons nous tendance a surepresenter notre peuple en lui decernant une fierete exageree? au vu de ce qui se passe en ces moments dans les pays dits arabo-musulmans et au vu de l’esprit de sacrifice et de courage des Tunisiens, Egyptiens, Lybiens, Yemenites, Syriens, Bahreini, Jordaniens et autres, n’est il pas temps de se poser des questions sur notre peuple, ses qualites et ses limites afin d’eviter des espoirs vains? Les scenes d’apres match Algerie-Maroc ne doivent pas etre ignorees mais plutot etudiees sous le prisme de cette evaluation de notre peuple.




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  • Boubekeur
    29 mars 2011 at 19 h 01 min -

    A Hammana!
    D’emblée, je vous remercie de votre commentaire. Le sens que j’ai essayé de donner à mon texte est le suivant : Pourquoi un pays qui a tant consenti de sacrifices pour se libérer s’est retrouvé privé de sa victoire ? L’explication n’est certes pas simple. Depuis plus d’une décennie, je ne cesse pas consulter tous les documents pouvant m’aider à comprendre cette période. En 2002, sur la chaine Arte, un documentaire sur la crise de l’été 1962 fut diffusé. Selon le commandant Azzedine, le pays avait mal géré son indépendance. Il étaya son propos en racontant une petite histoire. Pour lui, lors d’une course de chevaux, celui qui est, au coup d’envoi, incliné sur le dos de la monture, il tombera indubitablement. L’Algérie en 1962, à cause du chantage de Boumediene et de Ben Bella de créer un bureau politique, avait été fragilisée par des luttes internes. Or les dirigeants auraient pu se dire que les institutions de la guerre étaient provisoires. Et une fois l’indépendance acquise, le dernier mot serait revenu au peuple. Hélas, la conquête du pouvoir fut faite uniquement sur la base du rapport de force. Cette violence eut évidemment des conséquences néfastes sur l’avenir du pays.
    Cependant, cinquante ans après l’indépendance, l’Algérie ne doit plus régler ces difficultés selon les méthodes ayant prévalu jusque-là. Le Chaoui, le Kabyle, l’Algérois, l’Oranais ou le Constantinois doivent travailler ensemble pour développer ce pays. Et si l’Algérie avait vécu des moments difficiles par le passé, elle n’aurait pas dû les reproduire indéfiniment. En revanche, elle doit en tenir compte pour les éviter. En tout cas, cela reste mon humble avis. Pour ma part, j’écris ces textes sans aucune animosité. Ma démarche est de susciter le débat sur les choses qui n’ont pas bien marché afin qu’il y ait une rectification. Tout compte fait, les Algériens doivent concilier leur passé et leur avenir, mais sans songer aux règlements de compte. Car, en fin du compte, que souhaite l’Algérien pour son pays ? Il souhaite d’abord que son pays soit développé, que sa justice soit juste, etc. Aujourd’hui, en Algérie, un policier peut exercer un chantage sans qu’il soit inquiété. Peut-on être fier de la justice de son pays dans ces conditions ? La réponse est non. Mais on ne doit pas se résigner non plus. Voici le sens de ma modeste démarche.




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  • Fateh04
    29 mars 2011 at 19 h 12 min -

    @HAMMANA >> si la majorité des algériens particulièrement les Chaouis sont de votre avis<<
    Pourqoui les Chaouia sont ils particuliers par rapport aux autres algériens? Votre question n'est pas innocente. J'éprouve une colère froide parce que je suis Chaoui et que vous me visez…
    Vous n'êtes pas plus nationaliste que les Chaouia ni moins d'ailleurs. Notre Histoire est commune et on la partage en pire et en meilleur.
    Les criminels sont des frères et les Chaouia ne sont en rien responsable de ce que certains ont fait au nom de l'Algèrie.D'ailleurs, les régions les plus sous développées sont celles des Aures et de l'Est en général.
    Est ce que je peux incrimminer les kabyles de ce que ouyahia fait.
    Un provèrbe de chez nous dit: // Koul mâaza tatâlague men rjelha// = Chaque chèvre sera suspendue par ses propres pattes…
    De quelle tribu êtes vous HAMMANA?




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  • HAMMANA
    29 mars 2011 at 20 h 53 min -

    A MR BOUBEKEUR

    Votre article est une initiative louable et c’est justement ce que chaque intellectuel doit faire pour aider le citoyen naif à se dégager du carcan dans lequel la confiné la propagande officielle du parti unique qui a fait du culte de la personnalité son cheval de bataille et ce,dans le double objectifs d’absoudre de leurs crimes ceux qui se proclament indument d’etre les héros de la révolution et de discréditer celle-ci en la rattachant aux charismes fallacieux dont ils furent investis né non du passé révolutionnaire dont ils se prévalent à tous bouts de champs mais acquis par la traitrise et la supercherie.Aussi est-il concevable que les figures emblématiques de la révolution soient contraints qui à l’exil et qui assassiné dans le cadre d’opérations préméditées de la chasse aux sorcière afin d’éliminer des témoins génants dont les aveux pourraient faire mal et réduire au minimum ces vétérans dans le but de détruire toutes référence historiques fiables si l’histoire de celle-ci venait un jour à etre rédigée.leur souci majeur étant de désorienter les générations futures en sapant leur histoire et le passé glorieux de leurs aieuls.

    Ainsi,faudrait-il que notre langage soit simple afin d’etre accessible à tous car c’est justement le citoyen qu’il faut éduquer,informer et libérer de ses préjugés afin de pouvoir le convaincre de la nécessité du changement;à charge pour l’élite intellectuelle de s’impliquer dans cette perspective qui doit veiller dans son dialogue à apporter les preuves nécessaires qui lui permettront de se rendre à cette évidence avec toute la conscience et la détermination requises.
    Ce n’est qu’en mettant à nu des figures qu’il considère jusque-là au-dessus de tous soupçons qu’on arrive à le rallier à la cause nationale de la rupture du régime.
    Ce qui malheureusement n’est pas encore le cas car la conjugaison de nos efforts a cédé la place aux querelles byzantines à la grande joie de nos bourreaux
    dont nous jouons consciemment ou non le jeu.




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  • El Houari
    29 mars 2011 at 20 h 57 min -

    A quand peut-on réellement voir la transparence dans les idées et les débats, pour relater l’histoire, telle que les archives nous la raconte, pas selon les ouis dires des uns et des autres.

    50 ans après l’Algérie se retrouve avec les mêmes clivages et les antagonistes c’est pas malheureux.

    50 années d’histoire effacées,
    50 annees sans histoires
    50 années a réécrire…..

    dans une Algérie sous surveillance et blocus.

    LIBÉRER L’ALGÉRIE




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  • Byla
    29 mars 2011 at 22 h 54 min -

    Salam alaykoum,

    Votre article est nécessaire à la prise de « conscience politique » de chaque Algérien.

    Effectivement, ça rend tout de suite de la complexité (loin des images simplificatrices patriotiques des usurpateurs)… et en même temps, ça contribue à la compréhension de la situation dramatique vécu actuellement par les Algériens.

    La prise de « conscience politique » pour faire de nous des acteurs de notre avenirs inchaAllah.




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  • HAMMANA
    29 mars 2011 at 23 h 49 min -

    A Mr Fetah04

    Si j’ai fais référence aux chaouis ,c’est par ce que je sais à quel point vous etes attachés à BOUMEDIENNE.Dailleurs,beaucoup d’ algériens le sont y compris de très nombreux soufis dont je fais partie et ce n’est pas de votre faute si ce personnage s’est avéré ne pas etre celui que vous adulez.Je sais à quel point est grande la déception de ceux qui finissent par découvrir que les antécédents de leurs idoles ont fait d’eux les dindons de la farce.Mais il demeure du droit des générations futures de savoir toute la vérité sur certains responsables qui se croient au-dessus de tous soupçons afin de ne pas succomber à leurs fascinations.
    Vous aurez du réfléchir à l’esprit du texte et non à sa forme car cela vous aurait évité de tirer des conclusions compromettantes et qui n’ont de sens que dans votre imagination.
    Pour vous montrer que je suis innocent,je me suis attaqué à tous les responsables qui se sont succédés au pouvoir et pourtant cela n’a pas donné lieu à une réaction aussi tonutruante de la part des autres car ils ont la sagesse de situer mes propos dans la logique du dialogue constructif abstraction faite à tous les préjugés et savent qu’il s’agit d’une réalité tangible.
    Amicalement à tous les chaouis et passez une bonne nuit.




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  • W A H I D
    30 mars 2011 at 13 h 18 min -

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    En dépit des sacrifices consentis par le peuple algérien pour parvenir à juguler le joug colonial, à l’indépendance du pays, des seigneurs le privèrent de sa victoire

    Les baltaguia le privèrent de sa victoire, ceux qui ont rejoint Oujda et Ghardimaou via la France après un séjour dans les différents bureaux des services français, une fois arrivés, vite recrutés pour étoffer les rang de l’ALN.

    La légitimité historique ou révolutionnaire, n’a aucun sens en 2010, le plus jeune des moudjahidine aurait bientôt 70 ans «cas exceptionnel », le plus vieux 90 ans au minimum « foret majorité », le fils de Chahid le plus jeune doit avoir au moins 55 ans, et le plus vieux 75 ans au minimum, la FLN, le Moujahid, le Chahid, comme l’hymne, devraient être un patrimoine national.

    Depuis 1962 le statut de super citoyen a été défini pour déjà deviser les Algériens.
    http://www.joradp.dz/JO6283/1963/063/FP878.pdf

    La question de l’assemblée constituante, le changement de la constitution, ainsi que désaccords sur la nature, au rythme des changements peuvent faire l’objet d’un referendum et laisser le peuple dans sa souveraineté décider.

    Les forces politiques n’ont pas la légitimité pour trancher cette question,

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    D’ailleurs, à la veille du coup d’état, et ce avant qu’il mette fin à la mission d’Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères

    joradp dz JO6283

    Ce dernier il n’a jamais été confirmé par Ben bella dans ce poste, car après l’assassinat de Khemisti le 11 avril 1963, le poste restait vacant et Bouteflika assurait l’intérim jusqu’au coup 04 septembre 1963.

    http://www.joradp.dz/JO6283/1963/063/FP879.pdf

    Pour quoi ces personnes demandaient la Nationalité Algérienne de ce nouveau état, et après le coup d’état de 1965.
    Pourquoi ils l’ont pas fait avant l’indépendance auprès de l’Administration françaises..
    http://www.joradp.dz/JO6283/1965/068/FP760.pdf
    http://www.joradp.dz/JO6283/1965/068/FP761.pdf
    http://www.joradp.dz/JO6283/1965/068/FP762.pdf

    Abdelatif RAHAL depuis 1962 jusqu’à présent aux commande de l’Algérie 85 Ans, Bouteflika 75 ans, Boualem Bessaieh 81 ans – En 1971, il est nommé Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères.
    http://www.joradp.dz/JO6283/1962/001/FP3.pdf

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    Présidentielles 2009

    Dans le village de Mehrez (Tlemcen)
    On a frôlé le 100%
    Par : B. Abdelmadjid

    Mehrez est un petit village qui compte une population de 8 496 personnes, en majorité des fellahs. Il est situé à 20 km de Nedroma et relève de la commune de Fillaoussène, éloignée de 50 km de Tlemcen. Cette bourgade, à vocation agricole, a vu pratiquement les 5 096 électeurs inscrits aller voter, ce qui représente un taux record de 96,77% de participation. Ce sont au total 4 722 citoyens qui ont voté pour Bouteflika, ce qui représente un taux exceptionnel de 97,18%.
    Depuis le scrutin du 8 avril 2004, la même performance est réalisée à Mehrez. Et pour cause, c’est à Mehrez que sont nés le grand-père et l’arrière-grand-père de Abdelaziz Bouteflika. Les deux sont enterrés au cimetière “Cheikh-Senouci” à Tlemcen, dans le carré des Bouteflika ; comme par hasard, Abdelkader Bensalah, le président actuel du Sénat est natif de ce même village. Comme nous l’explique le chercheur et historien El-Hassan Bénali, Mehrez est connue comme ayant abrité la dernière rencontre de l’Émir Abdelkader avec le général Bensmaïne, chef militaire qui était à la tête de la milice turque en Oranie.
    Les grands-parents de Bouteflika exerçaient le même métier de “brachmi” (couture de la djellaba), et à partir de 1900, ils ont habité à Tlemcen derb Messoufa, du nom d’une vieille tribu descendante des Senhadja. En 1927, le père de Bouteflika Si Ahmed dirigeait, en association avec son ami Benmansour, un commerce de textile et dérivés dans le quartier historique et traditionnel de la Kessaria à Tlemcen.
    C’est à cette date qu’il épousa une femme de la famille Belkaïd, connue pour son affiliation à la zaouïa Kadiria, laquelle avait de profondes ramifications avec le Maroc, mais qui décède quelques années plus tard.
    Si Ahmed épouse ensuite la fille de Bendi Djelloul, militant engagé dans la lutte contre l’occupant étranger. Sa maison était le refuge des patriotes. Vers les années 30, le père du Président réélu s’installe à Oujda et exerce le métier de gérant du bain Boucif.
    Des Algériens de Nédroma, de Tlemcen et de Béni Snous se rencontraient régulièrement à Oujda qui partageait la même sphère culturelle que Tlemcen. Les pères Khelil (ministre de l’Énergie) et Zerhouni (ministre de l’Intérieur) effectuaient souvent des déplacements à Oujda.
    Quelques années plus tard, naît Abdelaziz Bouteflika à Oujda où il effectue sa scolarité, puis fréquente le lycée où ont étudié également l’écrivain Mohammed Dib et Ahmed Osmane, ancien Premier ministre marocain.
    Bouteflika effectuait des séjours réguliers à Tlemcen avant de participer à la guerre de Libération nationale, puis d’embrasser sa carrière politique.

    http://www.youtube.com/watch?v=OxC3-ynu9SI

    W A H I D




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  • Kada
    30 mars 2011 at 22 h 07 min -

    La révolution algérienne a été un évènement historique de première importance.Le peuple algérien a consenti des sacrifices énormes (martyrs,blessés,destructions,déstabilisation de la société,etc..) Ces sacrifices étaient acceptés au regard des espoirs que promettait l’indépendance.Le peuple attendait en retour une société harmonieuse , juste ,où on ne s’élevait dans la hiérarchie sociale que selon des règles consensuelles admises par tous.Une société où serait banni « la fatma » « yawlad » « l’administratour » corrompu avec sa smala de rabatteurs et d’informateurs qui , en complicité avec la majorité des colons faisaient suer le burnous de l' »arabe » et lui extorquaient le peu qui lui restait avec des procédés malhonnêtes et injustes.

    Nous pouvons épiloguer sur tel ou tel dirigeant , ses côtés positifs ou ses côtés négatifs mais le plus dramatique est qu’AUJOURD’HUI ,une grande partie du mal colonial demeure même si c’est sous des formes différentes.Mais le plus grave , le pouvoir n’a pas su réparer le dégât le plus destructeur du colonisateur qui est la décapitation de l’élite authentiquement algérienne de SOL et de CULTURE. Au lieu de faire de la reconstitution de cette élite la priorité des priorités ,on a poussé à l’émergence de parvenus prétentieux et incultes et d’ incapables s’autoproclamant « noukhba » boostée par le parti unique sur le seul critère de l’ALLEGEANCE wa el ghazèl. A quelques rares exceptions qui ne sont , d’ailleurs, pas restées longtemps dans les parages du pouvoir.Les parvenus sont maitres dans « le poignard dans le dos ».
    Si des études socio-économiques sérieuses se penchent sur les dégâts économiques causés par la fausse élite , je suis convaincu que le chiffre dépasserait largement la moitié de tout le pétrole extrait d’Algérie.
    Le crime des dirigeants de l’indépendance est de n’avoir créé que des appareils manipulables comme des garagouz , très loin des intérêts stratégiques bien compris du pays.
    Résultat des courses:
    Un fonctionnaire avec un salaire minable lourdement imposé;
    Une faune de délinquants économiques à la périphérie du pouvoir qui joue les rabatteurs pour les manoeuvres politiques ( élections , meetings ,contre manifs)
    C’est pour cela que la corruption est devenu un fait admis et toléré
    C’est pour cela qu’on peut trouver des professions EN EXERCICE:
    – un professeur de médecine qui possède un café
    – un général importateur de médicaments
    – un sénateur qui possède un local de brochettes
    – un ministre qui possède un hammam
    – un wali importateur de pétards
    et vous pouvez combiner des milliers de fois.
    Réparer cette grosse faille laissée par le colon me semble bien improbable quand
    – nos universités périclitent
    – nos politiciens se
    ploutocratisent
    – nos dirigeants agonisent.




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  • salay
    30 mars 2011 at 22 h 59 min -

    Vous ne pouvez, M. Boubekeur, entretenir le doute et la confusion à ce niveau. Ne pas préciser les faits rend chaque congressiste coupable de ces obscénités. En préciser la (les) victime(s) est un apport sur à votre noble intention. Les obscénités prononcées par Benbella contre le président du GPRA, feu Benkheda, ont été prononcées 40 ans après contre Bachir Boumaza au Sénat. Des obscénité qui furent la cause de sa maladie et de sa mort. Vous dites « Les congressistes étaient sur le point d’en arriver aux mains, sans omettre les obscénités proférées par quelques-uns.
    J’ai été surpris par la curiosité de M. Mohamed Mechati, que j’ai eu à connaitre accidentellement à Alger, lorsque je lui ai fait part de la réponse de M. Benbella à M. Idir Ait Amrane qui lui rendait visite à M’Sila durant sa résidence surveillée. Le chantre de la revendication identitaire en se rendant chez son ancien compagnon de l’OS lui avait demandé pourquoi il s’est senti obligé de crier en juillet 62 et par trois fois: nous sommes arabes! Benbella lui avoua que s’il n’avait pas fait ça, Djamel Abdennacer ne l’aurait jamais laissé prendre la présidence de l’Algérie sachant que sa mère et son père sont des Berbères chleuhs. (Ce sont des faits rapportés par feu Idir Ait Amrane dans son dernier livre).
    Le cas de feu Houari Boumedienne est intrigant: il a vécu en tant que président de la République avec un faux nom…




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  • Boubekeur
    31 mars 2011 at 0 h 47 min -

    Bonsoir Monsieur Salay!
    Wallah M.Salay, je n’ai aucune intention de nourrir la confusion. Le but de ce texte n’est pas de relater l’incident de Tripoli. Je l’ai cité pour illustrer la diffusion régnant à ce moment-là. Sur la crise de l’été 1962, j’ai déjà publié un texte. Si vous voulez le lire, il faudra chercher sur Google « La crise de l’été 1962 était-elle inévitable ? »
    Quant à votre témoignage sur la rencontre Ben Bella Ait Amrane, cela corrobore, à mon avis, l’esprit de mon texte. Les dirigeants ne cherchent pas à s’appuyer sur le peuple pour gouverner. Et c’est le seul sens que j’ai essayé de donner à mon texte. En tout cas, je vous remercie pour votre commentaire. J’espère que vous serez satisfait de cette laconique réponse.




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  • aissa-hakim
    31 mars 2011 at 10 h 05 min -

    Boubekeur,
    Les « Evènements d’Algérie» ont opposé un empire colonial français à la pointe du progrès, membre de l’OTAN, et des tribus algériennes atomisées, analphabètes et illettrées. Il s’agit d’un conflit atypique conduit, d’une part, par des officiers coloniaux machiavéliques, issus des plus illustres écoles militaires de l’Occident. Les archives de ces évènements, si tant est qu’ils existent, ne peuvent ni ne doivent être que subjectifs, partisans, manipulées au mieux des intérêts de la puissance coloniale.
    « La raison est vide avant que le sens n’entre en action » (Aristote).
    Tâchons de donner un sens aux « Evènement d’Algérie ». Les déclencheurs de la « Révolution algérienne » n’étaient des démocrates. Ils n’ont nullement consulté le peuple algérien avant de déclencher les hostilités contre le colonialisme français. Il s’agit d’ingrats qui ont poignardé dans le dos Messali el Hadj, le père incontesté et incontestable du nationalisme algérien. Les plus vertueux d’entre eux ont été trahi et assassinés directement par leurs compagnons ou livrés par ces derniers aux services coloniaux qui les a éliminés pour libérer voie à des éléments félons, collabos du Hizb França, aujourd’hui connus de tous.
    Les novembristes n’ont pas consulté le peuple algérien avant de déclencher les hostilités contre le colonialisme français. Contrairement à l’un de leurs slogans, le peuple algérien n’avait pas répondu, comme « Un seul homme » à l’appel du premier novembre 1954 par un oui : franc, massif et définitif. Son silence imposé par la crainte pouvait-il tenir lieu d’approbation ? Le 17 mars 1962,à la veille des accords d’Evian, plus de 2.500.000 algériens étaient engagés dans les différents corps des forces de l’ordre coloniales. A peine 5000 combattants nationalistes guerroyaient-ils dans les maquis internes avec des moyens pitoyables. L’un d’eux, membre de la wilaya III, a déclaré dans une émission diffusée par la télévision algérienne : «… Jusqu’à telle date, je croyais que c’était les jambes qui portaient l’estomac. Je suis resté tels nombres de jours sans manger, je ne pouvais plus marcher. J’ai alors compris que c’est les estomac qui porte les jambes … », a-t-il précisé.
    Un peuple qui reste silencieux ne signifie pas qu’il est d’accord avec ses mafieux dirigeants. Les novembristes n’ont jamais consulté le peuple algérien avant d’entreprendre une action. Certains d’entre eux vont s’avérer être des scélérats et des assoiffés de pouvoir. S’ils n’étaient démocrates en 1954 ni avant comment pouvaient-ils l’être en 1962 ?
    En décembre 1991, le peuple algérien s’était exprimé par les voies sacrées des urnes et désigné ses représentants. Assoiffé de pouvoir et aveuglé par ses privilèges, Mohamed Boudiaf, à l’appel d’une caste de félons, il a accouru à Alger pour : s’emparer du pouvoir, décréter l’état d’urgence, interdire le FIS, le plus grand parti politique aux yeux des algériens, arrêter, arbitrairement massivement, des dizaines milliers d’algériens, parmi eux des élus, pour les envoyer dans le désert, dans des camps de concentrations, déclencher la guerre civile pour permettre à ses alliés de conserver le pouvoir et les privilèges qui sui lui sont attachés.
    Or, en démocratie, depuis l’époque romaine, la voix du peuple est dite » Vox populi vox Dei » (voix du peuple égale voix de Dieu). Et, en France, en 1873, suite à la dissolution d’une assemblée législative fraichement élue, pendant la compagne des élections qui avaient suivie la dissolution, le slogan des vainqueurs frustrés de leur victoire, du cartel de gauche, était : « Une fois que le peuple se sera exprimé, le Président doit se soumettre ou se démettre ». Mohamed Boudiaf devait s’en souvenir. Certes il avait sans doute toutes les qualités sauf d’être démocrate, sauf la qualité essentielle pour un homme politique de notre temps. Ceci, j’ai lu ta note avec plaisir. J’ai lu ta note avec plaisir.




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  • ventre – creux
    31 mars 2011 at 19 h 58 min -

    salam aleikoum. dans un pays ! comme notre beau pays l´algerie ou il y a le regionalisme, l´odieux racisme, clanisme ect…, c´est un peuple sans souverainté est non seulement un peuple privé de liberté, mais un peuple menacé dans son éxistance. (allah yestor) ou régne l´esprit de division et de haine réciproque, les vertus les plus nécessaires sont la politesse,la patience,le pardon des injures,l´amour fraternel! merci.




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  • Aissa-Hakim
    31 mars 2011 at 22 h 51 min -

    Bonsoir Salay,

    L’histoire d’Algérie reste à écrire et à commenter. Je crois connaître, en partie, les sujets abordés par Boubekeur ici et ailleurs. Vos questions sur Ben Bella et Boumediene sont en tous points honorables et doivent être entendues et si possible calmement respectueusement débattues. Pour ne rien vous cacher, je suis un vieux militant nationaliste et un très précoce opposant à un néocolonialisme rampant. J’ai personnellement et à plusieurs reprises rencontré Ben Bella et l’ai interpelé sur de nombreuses questions : la mort de Chaabani, la crise de 1962, sont différend avec : Ben Khedda et les centralistes, les oulémas, Ferhat Abbas, etc.

    Je n’ai pas pris ses réponses pour argent comptant mais je les ai, autant que je le pouvais, repassées au crible, vérifié tout ce qui pouvait l’être. Jusqu’à preuve du contraire, elles se sont avérées sinon sincères dignes de foi du moins crédibles, jusqu’à preuve du contraire.

    Ben Bella a-t-il été porté au pouvoir par Djamel Abd al Nasser ? A ma connaissance non. Pourquoi a-t-il prononcé par trois fois « Ahna arabes ? » A ma connaissance, il s’agit d’une réponse à une proposition deBourguiba qui lui avait suggéré d’inscrire l’Algérie dans le giron de la Francophonie.

    Au congrès de Tripoli, Ben Bella, dans un discours politiques, avait pris à partie son rival politique, Ben Khedda, alors président du GPRA. Le colonel Saout el Arabe avait pris le parti de Ben Khedda, qui croyait sans doute fort, pour longtemps et recouvert d’injures à caractère pornographiques Ben Bella, qu’il croyait sans doute faible. Quelle était la source du différend qui avait opposé Ben Bella à Ben Khedda ?

    Le 1er novembre 1954, des centralistes, des oulémas, l’UDMA de Ferhat Abbas, des communistes algériens, des libéraux européens et autres personnalités politiques françaises, avaient, fermement et sans appel, condamné le déclenchement des hostilité du 1er novembre 1954. Cheikh al Ibrahimi avait qualifié les novembristes « … D’individus à manier avec des pincettes ».

    En 1956, avant le congrès de la Soummam, en vue de négocier la décolonisation de l’Algérie, probablement à l’initiative d’Abane Ramande, ces anti-novembristes avaient délégué : Ben khedda, Temam et un autre, pour se déplacer à San Rémo (frontière franco-italienne) où ils devaient rencontrer Mohamed Khider, alors membre de la délégation extérieure du FLN, pour lui suggérer la dissolution de FLN pour lui substituer un nouveau parti politique plus fréquentable au yeux de la puissance coloniale. En lieu et place de Mohamed Khider, les trois envoyés par Alger ont trouvé Ben Bella qui, sans doute, avait-il jugé leur proposition indécente. Imaginons sa réaction et sa réponse avant de leur tourner les talons

    Boumediene a été rendu célèbre grâce un yacht censé appartenir à la reine de Jordanie. Or, le yacht dans lequel Mohamed Boukharouba et ses six compagnons, qui ont été embarqués, en mars 1955, dans une crique située à l’Est d’Alexandrie, n’avait jamais appartenu à la reine Dinah.

    Houari Boumediene a assassiné plus de colonels et d’officiers nationalistes algériens que 12 généraux de la trempe de : Massu, Salan, Challe, etc. Il était devenu, au Maroc et en Tunisie, le point de ralliement et le garant des promotions des DAF. Il s’est appuyé sur eux pour confisquer le pouvoir et le conserver jusqu’à sa mort.

    En fait, le bateau était l’œuvre des services tripartite : israélo-anglo-français. Son équipage, son capitaine, Ibrahim al Nial et son lieutenant, Milan Bachich, étaient des agents notoires des services français. C’est le même Ibrahim al Nial qui, le 16 octobre 1956, va livrer aux services français, l’Athos, un bateau plein d’armes destinées à l’ALN basée au Maroc.

    Contrairement aux affirmations de Boumediene et de certains de ses sbires et plumitifs, Dinah, princesse d’Egypte déchue et éphémère reine de Jordanie, n’a jamais été mordue de progressisme encore moins prêté son yacht au FLN. Je mis au défi quiconque qui apporterait le début de l’ombre d’une preuve contraire.

    Officiellement, le petit roi de Jordanie a épousé la Dinah,une princesse d’Egypte déchue en 1955. La date de cet hymen royal reste de nous inconnu. En décembre 1954, ce bateau se trouvait à quai, dans un coin perdu de Port Saïd. Sa coque était rongée et ses machines bloquées par la rouille. Sa remise en état de naviguer avait nécessité pas moins d’un mois de travaux acharnés et fort coûteux, à charge du FLN.

    Le Petit roi de Jordanie aurait-il offert à sa nouvelle reine une antiquité nabatéenne ou une relique pharaonique ?

    En fait le Bateau se nommait : « Fakhr al Bahr ». Il avait appartenu au roi Farouk d’Egypte. L’opération était l’oeuvre des plus achevées des services français qui ont rendu célèbre Mohemed Boukharouba, allias Houari Boumédiene, le futur despote algérien. Cordialement




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  • JF Paya
    5 avril 2011 at 1 h 30 min -

    Avec mes salutations les plus cordiales
    Jean François Paya historien revient sur Le Massacre d’ ORAN 5 JUILLET 1962 -excélent article Monsieur Boubekeur cette usurpation du pouvoir dans notre pays que vous dénoncez il y a bientot 50 ans que nous l’avions signalée dés la violation des accords d Evian
    massivement entérinés par le peuple le 1 er juillet 62
    et qui auraient du etre consignés dans la 1er constitution Algérienne Alors vous conviendrez que ce 5 juillet 62 à Oran fut à la base de cette confiscation du pouvoir par le clan d’Oujda que vous dénoncez par ailleurs
    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1808 Droit de Réponse

    En fait ce 5 juillet à Oran fut ponctuellement la journée la plus sanglante depuis le début de la guerre d’Algérie à nos jours malgré ce qui s’y passe depuis
    Mais elle a surtout le triste privilège d’être un cas unique dans l’histoire où une armée sur le terrain en place à proximité de ses ressortissants civils désarmés et pacifiques les laisse se faire massacrer par des éléments étrangers sans intervenir -Alors qu’on est « hors guérre  » que l’Indépendance est acquise ;que ces civils sont résignés et ne manifestent pas ;ayant méme reçu tant par les autorités Françaises que FLN des assurances quant à leur sécurité
    dans le cadre de la « Déclaration d’Evian « qui vient d’etre massivement entérinée par la population Algérienne

    http://www.oranhlmcitedesjardins.com/jfpaya/jfpaya.htm Archives documents à grossir

    Pour la période transitoire dans l’attente d’un gouvernement Algérien / Facile de dire a postériori que l ALN du Maroc n’avait pas besoin d’un prétexte pour prendre le pouvoir à Oran sans connaitre les réactions de la France ?D’autre part il fallait éviter une trop grande concentration d’Européens à Oran ;leur faire peur ;et s’affirmer comme force d’intervention devant l’armée Française (mais cela nous l’avons dit mille fois!)Quant à la division du FLN à Oran une délégation etait méme rendue à Alger contacter le GPRA (colloque de jussieu par F Soufi et autre) Voir les nouveaux témoignages Algériens
    http://dalgerie-djezair.viabloga.com/news/oran-le-05-juillet-1962-
    A SUIVRE




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  • ventre – creux
    10 avril 2011 at 17 h 32 min -

    pour le massacre des pieds-noirs (oas) a oran c´est de gaulle leur a fait payer dans le sang, leur opposition á sa politique et leur soutien á l´organisation criminele (OAS)




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  • JF Paya
    26 avril 2011 at 15 h 44 min -

    Pour répondre à « ventre creux » pour mémoire ci dessous
    Témoignage attribué à un Oranais ex FLN en 62
    à débattre sur le fond évidemment
    « Décidés à suivre les directives de notre gouvernement légal, nous organisons cette manifestation que nous voulions pacifique pour montrer la maturité de notre peuple à la presse internationale , et l’ adhésion au gouvernement Algérien après , des préparations houleuses avec les Ben-Bellistes, et partisans de l’EM du Maroc qui nous promirent les pires avatars.

    Et voilà, après un défilé ordonné des mouvements de jeunesse, scouts recrutés en masse depuis le 19 mars, syndicalistes, mouvements féminins etc.suivi par une foule considérable venue de toute la région.

    Vers 11 heures, des tirs sur ce défilé après le passage devant la grande Synagogue Bd. Joffre et place Karguenta, deux petits scouts sont gravement atteints et un ATO blessé, des meneurs se déchaînent « c’ est l’ OAS » excitant la foule chauffée à blanc et le massacre de tout ce qui était européen commence de manière anarchique se poursuivant avec l’ attaque de la gare d’Oran vers 13 heures. Où des émissaires d’Alger étaient présumés arriver.

    L’Armée Française en poste à la gare tire au F.M de nombreux morts et blessés qui ramenés en ville nouvelle proche furent mis sur le compte de l OAS par des agitateurs irresponsables. Ensuite, pour préserver certaines Européens et pour contrôle d’ identité, or, nous disposions de listes de suspects OAS fournies par des gardes mobiles Français , des arrestations se pratiquent dans la plus grande confusion par n’ importe qui dans le plus désordre amenés au commissariat central où internés au palais des sports, et au stade municipal aussi dans des lieux privés à Lamur en zone musulmane..

    Les FAF consignées depuis la veille n’ interviennent pratiquement pas et les gendarmes mobiles Français prennent position dans l’ après midi dans la ville européenne déserte et seulement là, aux principaux carrefours sans s’ avancer plus pour délivrer leurs compatriotes (lorsqu’ il y a eu intervention les otages furent libérés sans affrontements )

    Les appartements des immeubles d’ où sont venus les tirs sont visités, des hommes amenés, mais aucune arme trouvée sauf celles des nôtres en civil ou treillis militaires qui courent et se croisent dans les étages sans aucun contrôle ni encadrement ordonné, allez savoir qui a tiré, mais à postériori, nous avons notre idée la dessus.

    Ensuite des otages sont exécutés de façon sommaire par des bandes plus ou moins organisées au petit lac et ailleurs, aussi pendant le nuit, nous ne contrôlons plus rien !Bahti a disparu quelques heures.

    Le lendemain l ALN du Maroc dont le gros n’ arrive que le Dimanche 8 Juillet faute de transports, à un prétexte en or pour prendre le pouvoir et maintenir l’ ordre , en mettant en place son préfet, nomination qu’Alger subjugué dut entériner de facto.

    Certains de nos frères de l’ organisation d’Oran durent se cacher quelques jours craignant des exécutions sommaires et des règlements de compte et nous dûment à contre cœur faire amende honorable aux putschistes d’Oujda ( qui ne sont pas partisans de conserver une forte minorité européenne par idéologie mais aussi pour se partager le butin de guerre comme l’ a dit Mohamed Harbi , naïfs comme les Européens avec De Gaulle ,

    Nous avons appris ce qui allait être la stratégie provocatrice et criminelle des services spéciaux de Boumedienne (Colonel) qui s’ est poursuivie jusqu ’à nos jours avec la disparition de milliers d’Algériens et d’ autres provocations par la suite, que les coupables se reconnaissent.

    Mais pardon pour cette naïveté tragique à nos frères Oranais européens et juifs qui à vu trahis les idéaux de notre révolution d’ une Algérie multiethnique et fraternelle qui devait effacer les combats légitimes de chacun.

    AMANT ALLAH! CHEIK BENZAOUI (pour l’ amour de Dieu, je vous en prie)

    RAPPELS Andogénes :
    Question posée au référendum du 1er juillet 1962 «Voulez vous que l’Algérie devienne un état indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par la déclaration d’Evian du 19 Mars 1962».




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  • Congrès du Changement Démocratique