Édition du
30 March 2017

Unanimité pour un changement pacifique du régime

Des projets, des idées et attentes

Unanimité pour un changement pacifique du régime

 

El Watan le 31.03.11 |

Les révoltes arabes, les émeutes et contestations sociales en Algérie amènent, depuis plus de deux mois, la classe politique algérienne à faire des propositions pour «sortir de la crise», «changer le régime» et remettre le pays «sur les rails de la démocratie». En face, l’opinion nationale «bombardée» par des projets de réformes politiques attribués à Abdelaziz Bouteflika n’a pas l’occasion réelle de débattre ou de critiquer ces propositions. La télévision et la radio étatiques n’offrent pas encore l’antenne aux Algériens désireux de dire autre chose. Le pays, malgré la levée de l’état d’urgence, demeure encore fermé au débat public libre.

Hocine Aït Ahmed

– Election d’une Assemblée constituante en préalable aux réformes politiques
– Rajeunir les élites
– Bannir le recours à la violence comme «seule option laissée aux Algériens»
– Déclenchement d’une dynamique de débat national qui porte sur les préoccupations quotidiennes des citoyens.
– Mobilisation de toutes les composantes de la société à l’intérieur de tous les cadres qui sont à sa portée (associations, ONG, syndicats, forums, etc.).

 

Ahmed Benbitour

– Changement total du système «et pas un changement des hommes»
– Réunir l’opposition en une alliance pour changer le système
– Désigner six personnalités nationales «crédibles et compétentes» pour mener et concrétiser ce changement
–  Créer des radios et des télévisions non contrôlées par le régime
– Agréer de nouveaux partis et désigner un gouvernement de transition pour préparer des élections présidentielles et législatives anticipées
– Référendum sur une nouvelle Constitution après un débat avec la société civile
– Impliquer le secteur privé dans le développement économique.

 
Abdelhamid Mehri

– Supprimer les obstacles qui inhibent la liberté d’expression ou la restreignent.
– Réunir les conditions nécessaires permettant aux organisations et aux initiatives sociales des jeunes et des élites d’exercer leur droit constitutionnel à exprimer par tous moyens légaux, leurs critiques et leurs propositions.
– Multiplier les initiatives populaires émanant de la société et soutenant la demande de changement pacifique.
– Créer des amicales de solidarité contre la corruption.
– Etablir une évaluation critique et globale du système de gouvernance et de ses pratiques depuis l’indépendance.
– Etablir des ponts pour un dialogue large avec les forces politiques pour préparer un Congrès national général qui aura pour mission, entre autres, de prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de la spirale de violence.
Déterminer les tâches et les étapes pour jeter les bases d’un système démocratique et de l’Etat de droit.
– Etablir une plateforme nationale sur les perspectives du développement national global.
Etablir une plateforme nationale sur les fondements de la politique étrangère nationale et ses lignes générales.

Louisa Hanoune

– Mettre en place une Assemblée constituante.
Ouvrir un débat sur le contenu des réformes politiques
– Créer des comités pour recueillir les revendications des populations de toutes les wilayas et les communiquer aux instances nationales
– Lancer un débat démocratique sur la Constitution algérienne avant sa révision.

 

Moussa Touati

– Dissoudre les assemblées élues et les institutions constitutionnelles
– Constituer des commissions de gestion des affaires courantes du pays à mandats limités
– Elaborer une charte nationale pour définir la nature du régime et la soumettre à un référendum populaire
– Préparer une nouvelle Constitution votée par référendum dans un délai de 45 jours après l’approbation de la charte nationale
– Election d’un nouveau président de la République.
– Rejet de toute forme de violence.
– Avantager le régime parlementaire réputé «plus démocratique».

 

 

Coordination nationale pour  le changement et la démocratie  CNCD-Barakat
– Lutter pour la fin du régime politique actuel et l’édification d’une démocratie réelle, d’un pouvoir civil et d’un Etat de droit
– Œuvrer pour la consolidation de l’unité nationale dans le respect de la pluralité, de la diversité et des différences
Lutter contre la marginalisation de la jeunesse
– Œuvrer et contribuer à la structuration démocratique et autonome de la société et à la promotion du dialogue, du débat démocratique et de la culture de la non-violence
– Reconnaître la volonté populaire exprimée à travers des élections libres et transparentes comme seule source de la légitimité politique et la nécessité de l’alternance au pouvoir
– Militer pour la concrétisation du respect de toutes les libertés politiques, syndicales et associatives et pour l’égalité juridique effective entre les femmes et les hommes
– Lutter contre la corruption sous toutes ses formes et à tous les niveaux

 

Comité des citoyens démocrates  et républicains (CCDR) :

– Rassembler les forces démocratiques et lancer un dialogue entre elles
– Engager des débats citoyens à tous les niveaux
– Entamer un travail explicatif de proximité avec les citoyens

 

Coordination nationale pour le changement et la démocratie CNCD – Partis
– Conférence nationale pour désigner un Conseil national de transition démocratique (CNTD) pour un mandat d’une année
– Le CNTD procédera à la dissolution de toutes les institutions élues et à la nomination d’un gouvernement de transition pour gérer les affaires courantes
– Le CNTD engagera le pays dans une refondation nationale à travers une nouvelle Constitution à soumettre à référendum
– Les institutions élues seront reconstruites selon des priorités définies par le CNTD lors des conférences.
– L’élection de ces institutions se fera dans la transparence et sous observation internationale
– Le CNTD mettra en place une commission indépendante qui proposera les modalités de restitution du sigle FLN à la mémoire collective
– Durant la période de transition, l’armée et l’ensemble des services de sécurité seront placés sous l’autorité du CNTD.

 

Alliance nationale pour le changement
– Demander le départ des hommes-clefs du pouvoir pour concrétiser
le changement
– Ouvrir les champs politique et médiatique
– Organiser une conférence nationale pour le changement
– Elaborer une charte d’honneur de l’opposition et une plateforme
de revendications politiques
– Offrir la possibilité aux jeunes et cadres d’accéder aux postes-clés de l’Etat
– Réaliser la refondation de l’Etat.

 

Front du changement national
– Changer radicalement et pacifiquement le régime
– Refuser l’instrumentalisation des fondements de l’identité algérienne
(islamité, amazighité, arabité)
– Ne permettre à aucune institution de l’Etat, quelle qu’elle soit, d’être
au-dessus de la souveraineté du peuple, seule source de légitimité
– Définir clairement les missions constitutionnelles de l’armée
– Rejeter tout forme de violence «que ce soit dans l’expression ou la gestion des conflits qui traversent la société»
– Respecter totalement la dignité et les droits de la personne humaine et les libertés
– Dissoudre la police politique
– Mettre en place un gouvernement de transition et un conseil consultatif en vue de préparer l’élection d’une assemblée constituante
– Libérer la création des partis et des syndicats.

 


Nombre de lectures : 1485
20 Commentaires sur cet article
  • houda
    31 mars 2011 at 11 h 16 min -

    Dieu merci el watan n’a pas oublié le FCN, j’espère qu’il parle de l’authentique pas du clone.




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  • Dudesert
    31 mars 2011 at 12 h 06 min -

    Bonjour
    Plusieurs propositions sont émises par différents acteurs politiques. Mais ce qui fait défaut à mon avis est que ces propositions ne sont accompagnées d’une définition des objectifs associés.
    A titre d’exemple, pour assurer un bon contrôle de la conduite des affaires du pays plusieurs outils sont à déployer. Il faudrait aussi expliquer que les contrôles sont faits pour protéger l’individu des erreurs, des manipulations et des tentations.
    Les contrôles sont nombreux et sont déployables sur tout les processus. A titre d’exemple :
    1- l’opposition est à considérer comme un outil de contrôle
    2- l’alternance est à considérer comme un outil de contrôle
    3- la liberté d’expression est à considérer comme un outil de contrôle
    Le premier responsable d’un pays doit s’assurer que tous ces contrôles existent et fonctionnent bien.
    Le premier responsable d’un pays doit aussi s’assurer qu’il est sous contrôle.
    Nous avons tous intérêts à nous intéresser à ce qui se fait de mieux au monde en matière de gouvernance et entamer le processus de son déploiement.
    salutations




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  • el- amel
    31 mars 2011 at 13 h 58 min -

    Commission Vérité et Justice.




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  • Morjana
    31 mars 2011 at 14 h 41 min -

    Je constate qu’il n’y a que le Front du Changement National qui demande de façon claire la dissolution de la police politique.




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  • Hamma
    31 mars 2011 at 15 h 03 min -
  • Nourredine BELMOUHOUB
    31 mars 2011 at 17 h 12 min -

    Nous voulons tous le changement, alors pourquoi ne pas s’unir au sein du Front National pour le Changement, c’est le seul mouvement contrairement aux autres qui ne s’est pas éclaté, au contraire on a justement essayé de le copié pour l’éclater, toutefois avec l’effet contraire, cette tentative à permis aux rangs de se resserer




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  • HOUARI
    31 mars 2011 at 17 h 31 min -

    A l’exception des propositions sincere de Ait Ahmed, de Mehri, et du FCN je trouve que le reste cité ci dessus n’a auncune chance d’etre suivi ou ecouté par la majorité du peuple.
    Je ne peut pas concevoir le fait que des gens qui se sont sucré le bec pendant des année avec des dirigeants corrompu, et qui ont cautionné le systeme pendant des années, viennent aujourd’hui apres eclatement de la situation changer de discours et nous parler de changement radical.
    Je ne peut pas suivre des laiques, des athés, et des francophiles qui se cachent derriere la democratie pour nous imposer un changement a l’occidental, ces gens ne partagent pas les memes valeures que le peuple. Comment au nom de ce peuple viennent-ils nous exposer des solutions pour un changement.
    Comment voulez vous croire des politiciens qui proposent la democratie comme ultime solution, alors qu’en 1990 ces memes politiciens ont refusés par la force le choix democratique de la majorité du peuple, et se sont alliés en douceur avec un regime corrompu. Comment croire a une democratie qui n’a de democratie que ce qui fait le bonheur de ces soit disant democrates.
    Comment croire au changement proposé par des gens qui crient haut et fort l’evacuation des islamistes des negociations et de la scene politique.
    Oui l’Algerie a un besoin urgent d’un changement radical de systeme politique mais pas avec n’importe qui, et non plus n’importe comment.
    Nous voulons des ALGERIENS integres, competents, rassembleurs et non des VOYOUX, des OPPORTUNISTES.
    On ne veut pas changer une mafia en UNIFORME par une autre en SMOKING.
    Vive l’Algerie




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  • Si Salah
    31 mars 2011 at 17 h 34 min -

    Tu as oublié Ouyahia, qui affirnait hier:

    « Chez nous, le changement est intervenu en 1989. Il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, nous n’avons pas d’opposants politiques en prison, ni d’exilés politiques. Le développement économique profite à toutes les régions du pays, même Bord Badji Mokhtar est devenue une petite ville »…

    Si Salah




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  • MJ
    31 mars 2011 at 18 h 34 min -

    Apparemment tout le monde est d’accord. Beaucoup parmi les partis (partis-pris (pris certains la main dans le sac)) anciens ou nouveaux, beaucoup des personnes auxquelles on attribue la qualité de personnalité notion entachée de faux génétiquement (ou par testament) transmissible, mais chacun reste sur l’expectative et attend que les autres viennent à lui. Chacun considère ses « fèves comme les plus faciles à cuire » comme dit le proverbe du terroir. La « classe politique » Algérienne est elle stérile ? Ne réussit elle à produire que du ressentiment chez la jeunesse et une tendance à l’ignorer ? Il est l’heure de se réveiller ! Le bilan est fait depuis longtemps, les conséquences en sont tirées depuis longtemps aussi. La démarche corrective induite s’impose d’elle même depuis longtemps et bien qu’on l’ait retardée elle est toujours d’actualité. L’heure n’est plus aux tergiversations ni aux plans de positio nnements personnels ou de groupes. Cette facheuse tendance doit disparaitre à vouloir à tout prix se positionner. L’abnégation dont faisaient preuve nos parents pendant la révolution au profit du pays et de leur peuple doit s’inscrire dans nos consciences comme la seule valeur juste. Yezzina melfesti. Il n’y a plus de place pour les manoeuvres et pour les gens de mauvaise foi.




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  • MJ
    31 mars 2011 at 18 h 41 min -

    @ Morjana
    Et il ne devrait pas ? Ou il devrait ? Ou les autres doivent lui emboiter le pas ?




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  • Amar
    31 mars 2011 at 19 h 04 min -

    @Si Salah :Ouyahia est devenu champion en matière de changement de…menus.
    Après la loubia et les lentilles,il est passé au « makarone »




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  • kaddour
    31 mars 2011 at 19 h 21 min -

    Reste à espérer que ceux qui prônent et militent pour ce changement radical tant souhaité, s’unissent et dépassent leurs divergences. Il n’ y a qu’un seul changement fondamental c’est de rompre avec le mode de gouvernance actuel.




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  • Djamel M
    31 mars 2011 at 23 h 44 min -

    Tous ces programmes, cela donne le tournis. On se demande pourquoi ce fameux changement tarde à venir. Décidément c’est très à la mode cet insaisissable changement. Mais quel changement ? Même les harkis et les chaouchs du système s’y mettent. Chacun vient avec son petit programme et des idées soit disant novatrices. Les mots sont tellement galvaudés qu’ils perdent leur sens. Il ne manque que le programme de M’henna et Tartag. Ainsi la liste serait complète.




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  • Morjana
    1 avril 2011 at 0 h 50 min -

    @MJ: Mais bien sûr que le FCN a bien fait de demander la dissolution de la police politique! Effectivement, j’ai manqué de clarté: je voulais dire que c’est le seul qui a pointé de façon ciblée, sans équivoque, dans sa plateforme de propositions, la source essentielle de nos malheurs et le principal artisan de la tragédie vécue par notre pays depuis l’indépendance. Les autres devraient aussi se positionner clairement à ce sujet, car sans cette condition sine qua non pour un vrai changement (dissolution de la police politique), le reste n’est qu’un coup d’épée dans l’eau ! Nous parlons bien de « police politique », évidemment, pas de services de renseignement classiques, aux attributions constitutionnellement bien définies et délimitées dans n’importe quelle démocratie, et dont la suppression serait un non-sens absolu, c’est clair. Cordialement




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  • Hamma
    1 avril 2011 at 4 h 08 min -

    «Constitution, crise politique, front social, ses relations avec Bouteflika»
    Les réponses d’Ahmed Ouyahia

    Selon ma propre lecture, j’ai noté 16 points essentiels à l’interview accordés par l’A3 à H’mimi. Je me suis permis de commenter son intervention à ma manière.

    *C = Commentaire à ma manière

    A/ Sur sa participation à l’interview

    1. M. Ouyahia n’a pas choisi la chaîne terrestre ni Canal Algérie, les deux chaînes les plus captées par les foyers en Algérie et à l’étranger. Il a opté pour A3, une chaîne moins diffusée.

    C: Ces foyers sont ardents et peut-être que l’A3 est un sapeur pompier. Accuse-t-on Canal Algérie et la terrestre d’être des pyromanes ?

    2. Ahmed Ouyahia, invité en tant que secrétaire général du RND

    C: Passer à l’A3 une chaîne moins médiatisée (ndlr) en qualité de premier ministre ça aurait fait désordre et aurait suscité des interrogation, d’autant que Bouteflika n’a jamais été invité par aucune chaîne tant il n’a rien à dire.

    B/ Sur la crise politique en Algérie :

    3.« Chez nous, le changement est intervenu en 1989. Il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, nous n’avons pas d’opposants politiques en prison, ni d’exilés politiques. Le développement économique profite à toutes les régions du pays, même Bord Badji Mokhtar est devenue une petite ville »,

    C: Y a-t-il des opposants politiques et des exilés politiques dans la salle? Levez bien la main pour que l’on puisse vous recenser et vous signaler à qui de droit. Pour ceux qui sont en prison ou en exil, une procuration suffira à vous représenter. Merci ! En ce qui concerne les partis politiques, on sait combien y’en a et on sait aussi qui est « authentiquement compromis » et qui est cloné comme « authentiquement opposé ». Pour ce qui est de la presse, on comprend ce qu’elle ne dit pas quand on lit ce qu’elle écrit, et parfois elle écrit et dit ce que l’on ne comprend pas. Je comprends maintenant pourquoi Internet a tant de succès. Enfin en ce qui concerne Bordj Badji Mokhtar, c’est où déjà ? Juste pour aller vérifier!

    4.« On n’est pas contre la dissolution du parlement et le départ du gouvernement parce qu’on n’est pas en crise politique »

    C:??? (C’est lui qui le dit, mais plus loin vous allez voir qu’il ne sait pas ce qu’il dit).

    5.Il s’est prononcé contre la Constituante qui serait, selon lui, le reniement de tout ce qui a été fait depuis l’indépendance. « La constitution, c’est à dire remettre tout à plat. Après va-t-on s’entendre sur quel type d’État ? Islamique, laïc, républicain ?

    C: C’est H’mimi qui en fait tout un plat. Il ne comprend toujours pas que c’est justement tout ce qui a été fait depuis l’indépendance que le peuple renie.

    6. Ahmed Ouyahia s’est prononcé pour une révision profonde de la Constitution et l’instauration d’un système semi présidentiel. « Le système parlementaire peut être viable dans 50 ans en Algérie, mais aujourd’hui il provoquera la paralysie du pays »

    C:«Bon sang mais c’est bien sûr!» Justement ça va bientôt faire 50 ans que le pays est paralysé faute d’une constitution viable et d’un système fiable.

    7.Il a indiqué que si le MSP n’était pas content de l’Alliance présidentielle, il n’était pas obligé d’y rester.

    C: Il n’y a pas de crise politique en vue, H’mimi compte beaucoup sur les clones pour remplacer qui que ce soit dans l’alliance.

    C/ Sur Les émeutes provoquées par les barons de l’informel

    8. Concernant les étudiants qui demandent la suppression du système LMD, il a répondu : « il y a 600 000 étudiants inscrits au LMD. Comment peut-on supprimer ce système ? ».

    C: Le viol de la constitution n’était pas un problème, on n’avait pas consulté le peuple, alors 600 000 étudiants ?

    Le premier ministre a accusé certaines parties sans les nommer de chercher à transférer le conflit politique sur le terrain social.

    C: On a dit qu’il n’y avait pas de crise politique, donc pas de conflits.

    D/ Sur la Corruption, aide de l’État aux entreprises

    9. « La contrebande et l’informel, si on les combat frontalement, on risque de déstabiliser le pays. On le fait par tranches »,

    C: On peut faire semblant combattre frontalement les contrebandiers et les barons de l’informel, comme au bon vieux temps avec l’AIS, les GIA et le GSPC et puis faire passer un accord comme ce bon vieux pacte de « la réconciliation nationale ».

    10. « L’État n’est pas contre les jeunes, mais il l’est contre ces barons »,

    C: H’mimi ! Alliez-vous aux jeunes, il n’y aura plus de barons.

    11. Le premier ministre s’est aussi interrogé sur la destination finale de l’argent liquide qui sort de la banque d’Algérie et qui ne revient pas, provoquant la crise de liquidités dans les bureaux de poste. Il a parlé aussi de la hausse de l’euro sur le marché noir en accusant les barons de l’informel et les contrebandiers d’être derrière.

    C: Elémentaire mon cher H’mimi ! L’argent ça va ça vient, mais là, je crois que les pauvres retraités, les fonctionnaires et les ménages peuvent apporter des réponses à vos inquiétudes. Peut être qu’au Square Port Saïd vous allez trouver ces retraités et ses fonctionnaires échanger leur maigre pécule contre de l’euro auprès des barons et des contrebandiers afin d’aller à la Mecque pour une Omra ou de se tailler du bled.

    12.les affaires de corruption n’ont pas été révélées par la presse ou par des détectives privés, mais plutôt par les services de l’État.

    C:Les services de l’État on connaît et même la presse. Par contre les détectives privés, j’ignorais qu’il y en avait en Algérie.

    E/ Sur l’UPM

    13. « On peut négocier le report ou le retrait, mais on ne peut pas se retirer »

    C: ??? Si on ne peut pas se retirer, alors pourquoi et quoi négocier

    F/ Sur la gestion de la crise : Le chef, c’est Bouteflika

    Sur la gestion de la crise sociale, le Premier ministre a dit que le gouvernement « ne peut pas tourner le dos à la société ». « La stabilité n’a pas de prix », a t il dit, en reconnaissant que la facture sociale est élevée ! « J’essaie d’attirer l’attention sur les mesures prises, mais il y a un chef à la maison », a expliqué M. Ouyahia. Le chef, c’est évidemment le président Abdelaziz Bouteflika !

    C:Depuis 62, beaucoup de vestes ont tournées et l’instabilité, elle, elle a un prix. La fracture sociale est encore plus élevée que la facture sociale de H’mimi. Quoi H’mimi? Tente-t-on de se dérober en faisant porter uniquement le chapeau au chef ?

    14. « Il n’y a pas que les responsables qui ont échoué. C’est aussi une question de mentalités ».

    C: Là, tout a fait d’accord ! Mentalement, ils sont tous (régime et des partis boulitiques) responsables d’avoir échoués depuis 62.

    15. « il y a un destin entre moi et la présidence ».

    C: (Chanson)
    C’est un beau roman, c’est une belle histoire
    C’est une romance d’aujourd’hui
    Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
    Elle descendait (la présidence) dans le midi, le
    midi.
    Ils se sont quittés au bord du matin
    Sur l’autoroute des vacances
    C’était fini le jour de chance
    Ils reprirent alors chacun leur chemin
    Saluèrent la providence en se faisant un signe de la main (M.Fugain)

    G/ Sur la Libye

    16. « Ce qui se passe dans ces pays les concerne. Ce sont leurs affaires internes. Pour la Libye, nous sommes contre l’utilisation de la violence pour régler les problèmes. Nos préoccupations sont liées à la stabilité de la région, la sécurité de nos frontières, le développement du terrorisme et l’avenir de la présence étrangère en Libye ».

    C: Si ce qui se passe dans ces pays ne concerne pas l’Algérie officielle, pourquoi alors se préoccuper du reste et de l’avenir de la présence étrangère en Libye.

    Désolé les gars! c’est long mais WAALLAH, j’ai pris du bon temps à lire H’mimi et pris mon pied à lui répondre.




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  • HOUARI
    2 avril 2011 at 17 h 57 min -

    @Si Salah
    Avec tous mes respects, parfois il faut comme le ci beau proverbe dit, TAIRE LA PAROLE QUI N’EST PAS PLUS BELLE QUE LE SILENCE, car ce que tu ecris n’a pour moi aucun sens.
    Mais poirquoi certains ont la memoire ci courte ????.
    Pourquoi dire n’importe quoi ?????????????????????.
    On a en Algerie plus de 30 partis, mais sachez qu’il n’ya pas un parti de valable c’est purquoi d’ailleurs que le pouvoir les a agréées. Nous n’avons pas d’exilés politique en prison certe, mais nous avons des opposants politique , des milliers d’intellectuels et la creme des citoyens en exile.
    Chez nous meme les nuls qui sont les militaires et les policiers s’exilent.
    C’est vrai nous avons un developpement economique qui profite a toutes les regions du pays au point de pousser les citoyens a se suicider, un developpement qui a fait que un diplomé sur dix trouve du travail, et les neuf autres vivent la galere du chomage. Oui nous avons un developpement economique et ce n’est d’ailleur pas pour rien que ce developpement a donné naissance a un fleau social a savoir EL HARRAGA. Oui Borj Badji Mokhtar est devenue une tres belle ville meme la meilleure au monde, mais allez y vivre a Alger au coeur de la casbah, de bab el oued, a diar echems, allez y vivre a Oran au coeur de ras el ain, a el hamri, a eckmuhl, a petit lac, a hai essabah….ETC, allez y vivre au coeur de l’Algerie profonde vous saurez en suite ce que c’est de parlez de belle ville.
    Vous savez il ya ceux qui parlent pour saliver, il ya ceux qui parlent pour ne rien dire, et il ya ceux qui parlent pour leur dire que le ridicule ne tue pas.
    Ce n’est pas pour rien qu’Ouyahia se moque des citoyens.




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  • Ammisaid
    2 avril 2011 at 18 h 56 min -

    La différence qu’il y a entre bordj badji el moukhtar et club des pins et celle qu’il y entre l’enfer et le paradis




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  • rama27
    4 avril 2011 at 16 h 45 min -

    pensez-vous que le petit lachera le pouvoir aussi facilement que ça




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  • HAMMANA
    5 avril 2011 at 15 h 21 min -

    Il le lachera,croyez-moi,Mr RAMI27,à condition que:
    1)-Les gens cessent de jouer le role de mouchards au profit du pouvoir que ce soit dans les services publics ou ailleurs,
    2)-S’abstenir à etre par dizaines de milliers à l’attendre au bord des routes lors de ses visites,bravant le froid et la chaleur,
    3)-Ne pas se moquer de ceux qui font tout ce qu’ils peuvent pour sensibiliser aussi bien l’opinion publique nationale qu’internationale pour la rallier à notre cause.Ceux qui sont contre la démocratie sont très nombreux et on peut le lire à travers beaucoup de commentaires bien que leurs auteurs ne l’avouent pas.
    4)-Se refuser à faire la propagande électorale pour les larbins du pouvoir et ce,pour une poignée de dinars;alors qu’ils auraient du sacrifier ce menu pécule sur l’autel de la dignité pour arriver à vivre enfin libres.
    5)-Ne pas voter pour FLEN par ce qu’il est ould el hara ou par ce qu’il pourrait se montrer complaisant, une fois responsable, aux erreurs qu’on a l’intention de commettre en infraction avec la loi qu’on se doit de défendre car c’est elle qui nous garantie et nos droits et la dignité sans qu’on ait besoin de la faveur de quiconque.
    5)-Eviter de transformer nos villes et nos cités en dépotoirs en jetant çà et là nos ordures ménagères et se montrer civilisés car qu’est-ce cela nous coute,alors qu’on se trouve dans la rue,de garder son mégot de cigarette ou son gobelet jusqu’on ait trouvé une poubelle adaptée à ce besoin.
    6)-Accepter les reproches sans furie ni préjugés et essayer de redresser les défaillances qui faussent toujours nos raisonnements et nous empechent d’emboiter le pas aux autres pour déclencher enfin la révolution qui nous libérera de notre longue nuit coloniale.
    7)-Cesser de se montrer plus malins et plus forts que les autres et que tout le monde doit céder à nos caprices tout simplement par ce que nous sommes algériens,lors que c’est totalement indignes pour des gens qui se veut les descendants des vaillants guerriers de la révolution de novembre car c’est par le travail et le respect des autres qu’on évoluent et qu’on progressent et non par l’arrogance et l’anarchie qui sont à l’origine de notre échec au moment ou ceux qu’on qualifiait jadis de poule mouillées ont réussi l’exploit que nous ne pouvons pas faire par ce que tout simplement le courage nous fait défaut,il faut l’avouer.
    La lutte pour la démocratie passe par le civisme qui doit commander toutes nos actions et nos comportements car si on n’est pas sincères avec nous memes,on ne peut l’etre avec autrui et le pouvoir saura toujours exploiter nos contradictions car c’est nous qui lui donnons l’occasion.
    Les généraux de la DRS sont,en principe,des tigres en papier mais ceux sont les dizaines de milliers de militaires qui leur servent de collaborateurs qui font d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui.Ne sont pas t-ils eux aussi algériens?Pourquoi ne bougent-ils pas donc?
    Le changement est l’affaire de tout le monde.La révolution Egyptienne a réussi par ce que la culture des militaires les a empechés de tirer ne serait-ce qu’une seule balle sur les manifestants,alors que chez-nous,il est inutile de dire ce qui c’est toujours passé et c e qui se passera encore car il est toujours question d’éducation et de civisme.Le malheur c’est que tout le monde est au courant de cette recette qu’il n’y a pas de plus facile à suivre et pourtant on se refuse à la faire car,parait-il,le masochisme des gens fait qu’ils se complaisent dans l’anarchie,quite à hypothéquer leurs droit.




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  • Mohamed YAHIAOUI
    7 avril 2011 at 9 h 48 min -

    Assalamo Aleikoum

    A mon humble avis et je peux me tromper comme chaque être humain ,il semble qu’il est précoce de croire que la Révolution a réussie en Egypte et en Tunisie.
    En Egypte,les Généraux sont des salopards comme la plupart des Généraux dans le monde Arabe,ils forment une aristocratie tres distincte du reste de la société, MOUBARAK qui est leur parrain , a lui-même facilité la promotion et la carrière de tous les Officiers supérieurs qui dirigent l’armée Egyptienne, eux-mêmes formés dans les Académies militaires occidentales et surtout aux Etats-Unis.
    Quand aux MOUKHABARATES la sinistre police politique dirigée pendant près de 20 ans par le criminel et tortionnaire Omar SOULEIMAN ,ami intime du MOSSAD et de la CIA, ils sont toujours actifs au sein de toutes les unités de l’armée de terre , dans l’aviation et de la marine, alors même s’il y a une nouvelle constitution en Egypte ,et même si des civils accèdent au pouvoir , il faudra que l’Armée soit sous les ordres d’un Gouvernement civil, en mesure de destituer tel ou tel Général, et de nommer les Officiers supérieurs en conseil des Ministres sur proposition du Ministre de la Défense qui sera un civil provenant d’une assemblée élue.
    Croyez-vous naivement que le Sionisme qui dirige la planète , l’AIPAC , et le complexe militaro-industriel Américain,et les grandes sectes Evangélistes dénommés Chrétiens-sionistes ,vont laisser un pays comme l’Egypte, devenir une vraie démocratie dirigée par le peuple Egyptien ?
    Quand à la Tunisie , il y a le même problème ,mais en plus petit , le Général BEN AMAR , a joué un rôle qui lui était commandité par Hilary CLINTON , faire partir BEN ALI ,qui s’est réfugié en Arabie Saoudo-sioniste
    (comme par hasard, un dirigeant Laïc qui trouve protection dans un pays réactionnaire Wahabiste,en mettant une forme de l’Islam au service des ennemis de l’Islam.
    Le Général BEN AMAR est un Franc-Maçon tout comme BEN ALI , et nous attendons avec impatience un Gouvernement entièrement civil en mesure d’instaurer une vraie démocratie au service du Peuple.
    Alors attendre la démocratie par des Généraux au service de la CIA , du MOSSAD , de la DGSE , et de la Franc-Maçonnerie internationale , personnellement je reste sceptique , a moins que les Peuples Arabes continuent leur mobilisation et restent vigilants en permanence.
    La mondialisation programmée par l’Imperialisme Americano-sioniste , acceptera difficilement des pouvoirs populaires libres

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    Il serait plus sage de nous occuper de notre malheureux pays et des voies et moyens de changer la situation. Nous sommes très mal placés pour donner des leçons à nos frères égyptiens et tunisiens quant à la conduite de leurs révolutions.
    Salah-Eddine




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