Édition du
24 March 2017

INITIATIVE NATIONALE POUR LA DIGNITÉ DE LA PRESSE Les journalistes dénoncent les intimidations

Le Soir d’Algérie

03 avril 2011

Les journalistes adhérents à «l’initiative pour la dignité de la presse» se sont entendus, hier, sur la création d’une cellule qui aura la charge de recenser, dénoncer et organiser des actions de soutien aux confrères faisant l’objet de pressions et d’intimidations de la part de leurs employeurs.
Mehdi Mehenni – Alger (Le Soir) -Plusieurs cas d’intimidations de journalistes par leurs employeurs ont été soulevés, hier, à la maison de la presse Tahar-Djaout, à l’issue de la troisième réunion qui a regroupé les adhérents à «l’Initiative nationale pour la dignité de la presse». Différents intervenants ont, ainsi, dénoncé la pression exercée actuellement par certains patrons de presse qui sont allés jusqu’à menacer leurs journalistes de licenciement. Pour faire face à ce genre d’agissements d’un autre âge, les journalistes présents lors de cette rencontre se sont mis d’accord pour la création d’une cellule qui aura la charge de suivre de près de telles situations. A l’avenir, la corporation devra ainsi se mobiliser et organiser des actions de soutien pour chaque journaliste faisant l’objet de pressions ou d’intimidations. Par ailleurs et comme prévu, des délégués ont été désignés à l’issue de cette réunion, pour transmettre à partir d’aujourd’hui, la plateforme de revendications socioprofessionnelles de la corporation, à la présidence de la République, à la chefferie du gouvernement et au ministère de la Communication. Toutefois, il est à signaler que certains journalistes ont proposé l’interpellation des partis politiques et de l’APN, chose qui a reçu un niet catégorique de la part de la majorité. «Des groupes parlementaires ont demandé la dissolution de l’APN pour sa non-représentativité, alors que pour les partis politiques, c’est encore pire. Ils n’inspirent plus confiance à personne. Ce n’est donc, pas nous, journalistes, qui sommes censés être avisés, qui vont demander appui auprès de ces derniers», diront la plupart des journalistes. Concernant le contenu de la plateforme de revendications, il s’agit de «la promulgation d’un statut particulier du journaliste, étant donné que le décret exécutif n°140-08 du 8 mai 2008, déterminant les relations de travail des journalistes ne répond plus aux aspirations de la corporation, la réactivation et la réhabilitation du Conseil national supérieur de l’information, garantissant une représentation équitable des journalistes, l’élaboration d’une carte de presse nationale unifiée, la réactivation du Conseil national d’éthique et de déontologie, la dépénalisation du délit de presse, la révision du code de l’information de 1990, l’élaboration de conventions de branches spécifiques aux journalistes avec obligation de leur mise en vigueur, la facilitation de l’accès à l’information, une grille de salaire nationale digne de la profession, ainsi que la création d’un fonds des œuvres sociales avec la mise en place de son cadre juridique ». Enfin, la date du 12 avril a été retenue par la majorité pour l’organisation d’un quatrième rassemblement. Un élargissement de la contestation, ainsi que le rapprochement de la date de la tenue d’une journée de grève prévue pour le 3 mai prochain ne sont pas à exclure.
M. M.


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7 Commentaires sur cet article
  • Abdelkader DEHBI
    4 avril 2011 at 0 h 17 min -

    Des journalistes algériens qui parlent de « dignité » et dénoncent les intimidations !

    On aura tout vu ! çà me rappelle cet essai intitulé : « Je veux rentrer à la maison » de Christiane Collange – une grande et vraie journaliste, néanmoins – qui, après avoir fait les quatre cents coups au sein du monde – voire du demi-monde parisien – pendant plus de 25 ans de carrière, se décide un beau matin de se « ranger » en rentrant à la maison… Comme si elle avait d’autres choix, une fois amortie…
    Faut croire que la DRS doit être en pleine déliquescence, que le Toufik est bien malade et que les molosses cravatés le jour et cravachant la nuit, n’ont plus de feuille de route.




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  • INITIATIVE NATIONALE POUR LA DIGNITE DE LA PRESSE Les journalistes dénoncent les intimidations midipress
    4 avril 2011 at 11 h 12 min -

    […] journée de grève prévue pour le 3 mai prochain ne sont pas à exclure.M. M.Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • Aomar
    4 avril 2011 at 15 h 36 min -

    La meilleure action que pouvez faire est de cesser d’ecrire.Le milieu journalistique algerien est 90% a la solde des « seigneurs ».Journaliste est synonyme de « moukhabir » dans notre pauvre Algerie.Alors…




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    4 avril 2011 at 15 h 37 min -

    Nos journalistes ont-ils enfin compris que l’injustice est une mère qui n’est pas stérile, et qui produit des enfants dignes d’elle ?




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  • M.J
    4 avril 2011 at 22 h 08 min -

    Non c’est juste qu’ils ne veulent plus de la loi 90/11 qui les oblige à des salaires négociés, ils veulent un statut qui leur confère un salaire interessant et des assurance, pour ne pas dire des immunités.

    Quand on est journaliste en principe l’immunité est au bout de la plume, car on sait écrire et même très bien. Il n’y a qu’a voir notre frère D.B. et son maniement de la plume pour s’en convaincre. Alors s’ils sont aussi journalistes que lui pourquoi n’écrivent ils pas des livres et qu’ils laissent tomber la presse. Nous avons un vide culturel à combler, qu’ils le comblent ! Ou sinon qu’ils ouvrent des sites sur internet pour informer, rien qu’avec la publicité, s’ils arrivent à s’imposer par leur savoir faire et leur compétence, ils pourront vivre décemment.Bien que je n’aime pas le matin, il faut reconnaitre qu’il arrive à se frayer son chemin…tortueux d’après moi, mais c’est son choix…et je le respecte.

    S’ils quittaient la presse comme un seul homme, pour ce à quoi elle sert, ce serait plus digne que de quémander.




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  • nouffel
    5 avril 2011 at 1 h 20 min -

    il est parfaitement vrai qu’une presse sans liberté d expression ne peut être que mauvaise
    et je ne comprend pas comment des journalistes qui vivent un tel déni de leurs droits ont pu et continueront à écrire dans des journaux vides de contenu en pratiquant une complaisance sans commune mesure a l’égard de leurs « seigneurs  » pour des journaux a la gloire de l’état algérien. par ailleurs je suis complètement solidaire de vos revendications qui sont plus que légitimes qui mettront fin à un journalisme de connivence , désuétude et de médiocrité qui confonde gros gibier et menu fretin.




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  • Boudiaf
    5 avril 2011 at 2 h 22 min -

    Les journalistes algériens sont-ils prêts à renoncer aux privilèges que leur procure le pouvoir?

    Ils doivent être honnêtes, et dire aux algériens la vérité. Ce jour là, les employés de la presse qu’elle soit publique ou privée, commenceront par retrouver leur dignité de professionnels.




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  • Congrès du Changement Démocratique