Édition du
22 July 2017

L’école et la justice, entre ignorance, corruption et délinquance administrative

Radjef Saïd

Rabelais disait que la science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Montesquieu  lui  aussi disait qu’il  n’y  a pire dictature que celle qui s’exerce au nom  des  lois et sous les couleurs de la justice.

S’il est vrai que l’armée constitue le corps de la république, alors il convient de dire que l’école et la justice  en  sont  son âme.

En  Algérie,  la ligne politique imposée dés  1957 au moment ou le MALG liquidait au su et  au vu de  toutes et de tous  les résolutions  du Congrès  de  la Soummam,  a  eu des  conséquences  dramatiques  sur  l’avenir  du  pays.  C’est  en  se  saisissant  du  slogan « par le  peuple et pour le peuple » inspiré par Périclès  et  repris  par Abraham  Lincoln  qui  préconisait  avec  force  que  la  démocratie   est un  gouvernement  du peuple , par  le peuple  et  pour  le peuple  que  le MALG  à   réussi   a  désapproprier  le  peuple de  sa souveraineté  et  a le maintenir  dans  l’ignorance  et  le  mensonge durant  plus  d’un  demi  siècle.  Dés  1962,  l’école  symbole  fort  de  la démocratie  et  de  la citoyenneté ,  a été  déviée  de sa  noble  mission  pour  servir  un système  pervers,  illégitime    et corrompu  sans  même  avoir  conscience  d’être un  agent  servile  de l’ignorance,  du  mensonge  et de  la tyrannie.  On peut  dire sans  risque  de se tromper  que  l’école  est  le premier  responsable  des  drames   des  drames  et  des malheurs  qui  s’abattent  sans interruption  sur  le  pays  depuis  plus  d’un  demi  siecle.   C’est  à  l’école  prend  gout  au  mensonge ,  à  la  violence  et  à  la corruption ;  c’est  à  l’école  que  les  enfants  deviennent  à  l’âge  adulte  des  cas asociaux  et  totalement  asservis.

Dés  1962,  sans  préparation  ni  stratégie politique  appropriée,  le président  Benbella  introduira une  « arabisation démagogique »  à  outrance  dans  l’institution éducative,  avec  l’apport  d’enseignants  aux  compétences  douteuses  venus  pour  la   plupart  d’Egypte  et de  Syrie.  Cette  arabisation  dépouillée  de  sa  science  et  de  son  savoir,  fut  lancée  avec  zèle  et  fanfaronnades  nationalistes,  alors  que  le  pays  à  peine  sorti  de sa  longue  nuit  coloniale  ne disposait  ni  de  manuels  scolaires  ni  d’outils  pédagogiques   et  encore  moins  de  bibliothèques  en  mesure  de susciter  l’envie  des  jeunes  pour  les  vertus  que  peuvent  procurer  la  science  et le savoir.  La  médiocrité  s’installa  alors  confortablement   dans  toutes  les  parties  de  la république,  et  au  bout   de  quelques   années   seulement  la  dégradation  fut  telle  que   l’école  forma  des  bataillons  d’analphabètes   qui  n’avaient  plus  aucune  conscience  de  la  déshérence  morale , culturelle  et  intellectuelle  dans  laquelle  est  plongé  le  pays.  L’imposture,  le  gain facile  et  le  mensonge  ont  été  érigés  en  grandes  valeurs  humaines.  L’apparition du  « rai »,  du  trabendo,  de  la  violence  et  d’un  mode  d’existence   totalement  étranger  à  nos  traditions  culturelles  et  aux  valeurs  universelles  n’y  est  pas  hasardeuse.  Elle  fut  recherchée  et  soigneusement  calculée.  Comment  un  enseignant  peut-il  enseigner  le  savoir,  la  science  et  la  vérité  dont  il ignore les  règles  élémentaires  et  comment  inciter  un  jeune  à  poursuivre  ses  études  lorsque  commettre  un  attentat,  vendre  des  cigarettes  ou  des  fripes  peut  être  plus  lucratif  qu’un  salaire  de médecins  ou    d’ingénieurs ?   L’appât ,   le  gain  facile  et  le nivellement  par  le  bas ont  accéléré  la dégradation  et  le  naufrage  du  système  éducatif.

Comment  donc  un  gargotier  qui  occupe  de  façon  illicite un  local qui  l’exploite  sans  registre  de  commerce  et  sans  verser  un  moindre  loyer ,  peut-il  avoir  gain  de cause  devant  quatre  professeurs  en  médecine  qui  veulent  transformer  leurs  biens  en  clinique privée ?   Pourtant  ce  verdict  prononcé  par  un tribunal  au  Djurdjura  à  été  confirmé  en  Appel  par  la Cour  de  Tizi ouzou.  S’agit –il  d’un  cas  de corruption  avéré  ou  d’un  acte  de  délinquance  administrative ?  Peut  être  oui,  peut  être  non.  Cependant  une  chose  est  sure :  les  magistrats  qui  ont  prononcé  ce verdict  traduisent  de  façon fidele  l’image d’un  Etat qui  ignore  tout  de  ses  propres  lois,  ses  propres  règlements,  ses  propres  décrets  et  ses  propres  jurisprudences.  Si  l’Etat  ne  comprend  pas  sa  propre  législation,  comment  exiger  d’un  citoyen  qui  ne  sait pas ou  commencent  ses devoirs  et  ou  s’arrêtent   ses  droits  de respecter  la loi ?  Quel  est  l’avis  de  nos  illustres  avocats  sur  cette question  et  de   nos  amis  de  la presse  bien  pensante   qui  évitent  scrupuleusement  d’évoquer  ce  sujet  dans  leurs  articles et  leurs  chroniques ?  Nos  avocats  sont-ils  comme  l’affirment  de  nombreux  clients  des  prédateurs  incultes  et des  rabatteurs  vulgaires  qui  activent  pour  le  compte  de magistrats  paresseux    pour  qui  la  justice   se  résume  au  seul  mot  privilège ?

L’affaire  Khalifa  à  elle  seule  est  un bel  exemple  de l’ignorance  et  de  l’incompétence  qui  caractérisent  la  justice  algérienne.  A  Sidi  Said,  syndicaliste  de circonstance  placé  par  le  DRS à la tête  de  l’UGTA ,  reconnait  dans  l’affaire  Khalifa  devant  les  juges  qu’il  est  coupable  de faux  et  usage de faux, ayant  ruiné  des  milliers  de  travailleurs  et  causant    un  préjudice  de  plusieurs  milliards  de  dinars  à  la caisse  sociale  des  adhérents,  n’est  même  pas  inquiété  par  la  justice.    Au  cours  du  même  procès,  un  ministre  de  la   république  avoue  à  son  tour  ne  pas b avoir  fait  preuve  d’intelligence  et  de  vigilance  patriotique ,  se  retrouve  propulsé  quelques  mois  plus  tard  ministre  des  Affaires  Etrangères.   Une  promotion  à  l’algérienne  résume  en  privé  un  journaliste  de  la radio chaine  3.  Lorsque  les  magistrats  ne  savent  pas  séparer  leur  mission  de celle  d’un  Imam ;                lorsque  la  justice  de  nuit  (juges  cagoulés) sévit  et  lorsque  des  bouffons  du  genre  Farouk  Ksentini   sont placés à  la  tête  des  droits  de  l’homme ,  il  faut  bien  avouer  que  la  justice,  notre  justice,  va  plus  mal…que  notre  école.


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15 Commentaires sur cet article
  • AMOKRANE NOURDINE
    5 avril 2011 at 8 h 21 min -
  • anti mafai
    5 avril 2011 at 9 h 22 min -

    C’est toute la responsabilité sociale de l’État qui est ainsi transférée à des “secteurs” d’activité, sans précision du niveau de gestion de ces secteurs, et à “des opérateurs” !
    Mais puisque les seules commissions qui réussissent à voir le jour sont celles initiées par le FLN et que toutes les conclusions finissent au cimetière des enquêtes parlementaires, gageons que cette opération ne fait que participer à la démarche globale d’un régime qui n’a que l’unique souci de durer : nous faire passer le temps.
    Un temps qui semble ne pas passer au FLN, puisqu’il compte enquêter sur des troubles survenus il y a trois mois et une “pénurie” qui n’est plus à l’ordre du jour. La colonisation à criminaliser, est-ce déjà si loin qu’il faille trouver des ennemis de la nation moins dépassés ?
    Où, donc, une assemblée et un parti enquêteurs qui enterrent les résultats de leurs enquêtes, comme celle qui a porté sur la fraude électorale, trouvent-ils encore la légitimité et le culot de repartir ainsi, tambour battant, à la recherche d’une soi-disant vérité ?
    Parce que l’augmentation occasionnelle du prix du sucre menace l’Algérie bien plus que les détournements, les malversations et corruption généralisée, l’auguste Assemblée a refusé la proposition de mise en place d’une commission d’enquête sur la corruption ! Pire : la représentation nationale s’investit dans une enquête sur l’augmentation des prix après s’être opposée à une investigation sur l’accroissement du nombre de suicides ; est-ce à dire qu’il lui est plus supportable de voir les Algériens se tuer que de les voir manifester ?

    les habitants de Tirmitine, un gros bourg qui constitue la banlieue ouest de la ville de Boghni (Tizi Ouzou), ont décidé de se faire entendre aujourd’hui puisqu’ils prévoient la fermeture du siège de la daïra. Dans une pétition adressée au wali de Tizi Ouzou et dont nous détenons une copie, les citoyens tiennent à dénoncer l’attitude du chef de daïra à leur égard. Alors qu’ils réclamaient l’installation d’un réseau d’assainissement en bonne et due forme, celui-ci leur aurait rétorqué lors d’une entrevue : “Je ne reconnais ni le wali, ni le président de la République et je suis le maître à bord.” Une réponse qui a attisé la colère des habitants du quartier qui ont ainsi décidé de passer à l’action aujourd’hui. L’appel est d’ailleurs placardé dans toute la ville. Dans leur écrit, les citoyens dénoncent également les élus et des cadres de la commune de Boghni.




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  • L’école et la justice, entre ignorance, corruption et délinquance administrative midipress
    5 avril 2011 at 11 h 11 min -

    […] , il faut bien avouer que la justice, notre justice, va plus mal…que notre école.Lectures: ici pour lire l’article depuis sa source. Cette entrée a été publiée dans algerie. Vous […]




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  • Zineb Azouz
    5 avril 2011 at 19 h 27 min -

    Merci cher Saïd Rajef pour ce retour de principe aux véritables sources du mal et aux véritables objectifs du MALG et de ses secrétions.

    Tant sur le plan conceptuel qu’historique, ton papier est exhaustif : Pour saper et occuper un pays, on tue ses élites avant même la naissance de l’Etat et on détruit l’espoir représenté par la jeunesse, en instaurant en amont et en aval l’injustice et l’arbitraire comme mode de gestion et en imposant aux sommets les plus sensibles les nullités les plus crasseuses et les plus immorales, bien sûr pour que la boucle soit bouclée il faut bien entretenir l’ignorance et la servitude par une école (et plus tard une université) chargée de tuer l’intelligence et l’apprentissage de la dignité dans l’œuf.

    Cordialement,
    ZA




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  • constant
    6 avril 2011 at 2 h 53 min -

    Et l’école va de mal en pis chaque année davantage,même s’il demeure quelques excellents enseignants l quadragénaires ou quinquagénaires qui font tant bien que mal leur « douloureux » boulot ,il faut cependant dire que les enseignants fraichement employés ne sont pas à la hauteur puisque la tricherie et la fraude ont parsemé tout leur cursus scolaire…Des milliers de diplômés universitaires qui méconnaissent « leur sujet » vont devenir sous nos cieux d’émérites avocats ,médecins et bien sur enseignants!




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  • radjef said
    6 avril 2011 at 10 h 35 min -

    Bonjour tout le monde. @camarade Zineb, bonjour. Le mensonge algérien…En fin de compte c’est tout le monde qui semble trouver ses comptes dans les faux semblants, le mensonge, la violence, la corruption, le régionalisme, le racisme, la xénophobie, l’incompétence et l’ignorance…L’école prise en otage, n’arrive plus à former des citoyens et les partis politiques, des petites confréries ou les dirigeants sont devenus des manitous qui font de la sorcellerie et de l’alchimie, refusent consciemment de former des militants. Avec quoi va-t-on réaliser ce changement ? D’abord, et je pose cette question qui risque de choquer beaucoup de monde, qui du régime et de l’opposition bloque réellement la dynamique du changement ? Le régime est dans son rôle ; il fait tout pour se maintenir. Le changement pour s’accomplir a besoin d’outils adéquats. Ces outils ont pour nom la jeunesse qui constitue plus de 70% de la population algérienne, l’école, l’armée et la justice…Or nos partis passent leur temps a s’insulter et a courir derrière les privilèges qu’a s’adresser pour former des citoyens militants, sensibiliser et mobiliser l’armée, la justice, l’école et la jeunesse sur leurs véritables missions pour assurer l’épanouissement de la république. Ce n’est pas demain la veille, Mme.




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  • Zineb Azouz
    6 avril 2011 at 16 h 30 min -

    A ta question cher Radjef qui du régime et de l’opposition bloque
    réellement la dynamique du changement, je dirais :

    Pour y répondre il faut examiner ne serrait ce que sommairement le
    camembert des privilèges, des emplois fictifs, des primes, des passeports
    diplomatiques, des prêts à zéro pour cent, des méga salaires d’ex et
    d’actuels sénateurs, des sublimes logements de fonction et de tous les
    quotas qu’on connaît y compris ceux qui gèrent les kiosques, parking
    sauvages (en apparence) et même les tables de fortune pour revendre les
    cigarettes dont on connaît le parcours!

    Et là en effet, on risque de faire face à beaucoup de surprises, et Moh
    Chippa apparaîtra alors comme un garçon de chœur dans ce contingent
    hétérogène qui compte beaucoup plus »d’opposants » qu’on ne le pense, des
    opposants, s’ils ne sont pas des recrus du régime développent très vite
    envers ce dernier sympathie, adaptation, voir accoutumance.

    Trop souvent dans les sillages et les jupons du pouvoir militaire cravaté,
    notre opposition est en effet une souche très fragile et très précaire et
    ne peut donc être qu’hostile au changement.
    Elle est en quelque sorte la gaine de myéline qui sert de bouclier au
    pouvoir.

    Ils ne sont toujours pas prêts à couper le cordon, ils ne s’imaginent
    d’ailleurs même pas que la vie autrement est possible.

    Le peuple le sait, il est immunisé contre leurs cris de sirènes qui ne
    servent qu’à rappeler à leurs maîtres leur obédience et leur
    disponibilité.

    La barre est ainsi placée très haut par l’Algérien qui veut des preuves et
    des garanties et n’en peut plus des discours politiques incapables de
    produire l’espoir et la dynamique de changement.

    Le jour où nos opposants s’impliqueront concrètement, voir physiquement
    dans nos écoles et nos universités arides et dans nos tribunaux
    avilissants et fétides pour guider, écouter, sentir et porter la colère du
    peuple anonyme et sans défense, loin des caméras et des feu de
    projecteurs, ce jour là, le déclic ne se fera pas prier.

    Cordialement,
    ZA




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  • MJ
    6 avril 2011 at 20 h 09 min -

    @ Said Radjef.

    Tu parles d’école et de justice en commençant par définir la relation de pouvoir dans notre pays, basée dès l’avant début sur des pratiques ….de pouvoir…

    Les accords d’Évian faisaient obligation à l’ancienne puissance coloniale de fournir le nombre d’enseignants suffisants à l’Algérie nouvellement indépendante.

    Quand le pouvoir de l’époque lui réclama 14.000 enseignants, pour une population de 10 ou 12 millions, l’ancienne puissance refusa et proposa le chiffre de 4.000 très en deça des attentes.

    Nous sortions comme tu dis d’une longue nuit coloniale et les choix n’étaient pas très larges, mais en plus, de grandes pressions s’exerçaient sur le nouvel Etat algérien par les pays qui l’ont « aidé » durant sa révolution et dans lesquels le chomage sévissait.

    L’arabisation n’est pas un choix entre plusieurs, c’est un choix imposé et peu sont ceux qui en parlent. Chez nous tout est politique et même la vérité doit s’en accommoder.

    C’est d’ailleurs l’une des premières entorses aux accords d’Évian et qui en facilité d’autres par la suite jusqu’à ce qu’ils soient devenus complètement caduques ou presque. Reste juste la clause de nationalité mais qui n’est attribuée qu’aux « meilleurs »…encore qu’ils doivent refaire leur cursus et devenir encore plus performants…ou rester sur place et occuper de hauts postes pour servir « leur patrie ».

    Cette arabisation-alphabétisation ou pensée comme telle, analphabétisation comme on disait à l’époque, n’était qu’une manière démagogique de couvrir un besoin grave en éducation.

    Avec le recul je crois qu’on aurait du accepter les 4000 enseignants qui en auraient formé d’autres. Mais le peuple algérien aspirait au savoir et la classe dirigeante à la démagogie.

    De fil en aiguille, ce qui au départ n’était qu’une façon de s’émanciper de la volonté de tutelle de l’ancienne métropole devint une pseudo politique et déboucha sur l’arabisation de l’université, la faculté de droit ouvrit des cours en arabe à partir de 1972 et les cours en langue française cessèrent définitivement dans les années 80 je crois, puisqu’on parle de juges.

    Il faut souligner aussi que la justice au départ de la puissance coloniale n’était composée que de juges métropolitains qui partirent en 1962 laissant l’institution totalement dépourvue. Ce sont les agents du greffe, musulmans recrutés grâce aux dispositifs de 1947 et de 1957 d’association des autochtones à l’administration, qu’on mit rapidement aux postes et qui constituèrent en grande partie le premier noyau qui s’étoffa par la suite.

    Bien entendu le noyau d’une plante donne un arbre à son image, d’autant que la formation qui s’ensuivit subit les aléas sus décrits. On peut dire cela aussi de l’éducation.

    Quant au cas d’espèce que tu cites, il y a deux protagonistes : un gargotier qui exploite un local et des propriétaires qui veulent en recouvrer l’exploitation à d’autres fins.

    Tu dis que le gargotier occupe le local de façon illicite d’une part et que d’autre part il l’exploite sans registre de commerce.

    Qu’il l’exploite de manière illicite veut dire sans doute sans l’accord des propriétaires, la question se pose de savoir comment se serait il retrouvé là et depuis quand.

    Quant à posséder ou non le registre de commerce, ce n’est pas une question qui relève des propriétaires et qu’ils peuvent lui opposer mais de l’administration et les propriétaires devraient mettre en cause les services du registre de commerce dans l’instance judiciaire seuls en mesure non seulement d’établir ce fait sans équivoque mais encore d’en poursuivre l’auteur pour infraction aux lois.

    D’autres facteurs d’intêrêt public se greffent sur l’affaire et qui sont l’intérêt de la communauté par l’implantation d’une clinique à la place de la gargotte.

    Mettre en cause les services de santé de la wilaya dans le litige pourrait aider les propriétaires.

    Il faut dire que le juge civil n’a pas à se saisir de lui même et que c’est là un principe universel de la justice. Dans les affaires civiles le juge demeure arbitre des problèmes qui lui sont soumis et ne fait pas oeuvre d’équité, mais de jsutice, c’est à dire d’application de la loi aux problèmes qui lui sont posés et seulement à ceux qui lui sont posés.

    C’est donc que l’affaire a été mal gérée depuis le début de ce qu’il appert de ton billet.

    Pour terminer sur ce cas, il faut dire que les éléments que tu fournis sont incomplets et ne permettent pas une analyse juridique objective, sur le plan politique je ne sais pas. 🙂

    Amicalement.




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  • HOUARI
    6 avril 2011 at 20 h 21 min -

    Coluche disait: La guerre 14-18 avait fait un civil tué pour dix militaires. La guerre de 39-40, un civil pour un militaire. Le Vietnam 100 civils pour un militaire. Pour les prochaines les militaires seront seuls survivants, alors engagez vous……
    Dans un systeme mafieux, corrompu et policier, il faut bien acculturer, opprimer le peuple pour que regne l’anarchie, l’ignorance et le doute et ce afin que la mafia politico-financiere se maintienne au pouvoir. pour cela il faut instaurer un regime dictatorial et autoritaire . Donc ce regime ne peut survivre qu’avec l’armée, la police, la securité…etc. Mais qui optera pour cette carriere si ce n’est les injustes, les nuls, et les corrompus (illa men rahima rabbi). Colluche avait vu juste, alors ENGAGEZ VOUS……………………………..
    Voila en Algerie pourquoi l’ecole et la justice sous ce regime demeureront parents pauvre. La facture de cette corruption et delinquance administrative se traduit en un premier temps par l’effondrement morale, les jeunes se noient dans l’alcool, la drogue et les reves de sexe .
    En deuxieme temps par un racisme derivatif empoisonné a l’abscence totale de justice politique et d’education nationale.




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  • Ammisaid
    6 avril 2011 at 20 h 55 min -

    Sans commentaires pour ne pas toucher la clarté, la profondeur et la beauté de ton texte !




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  • radjef said
    7 avril 2011 at 18 h 39 min -

    Bonsoir tout le monde. @MJ, bonsoir. Les Accords d’Evian, et une fois de plus nos historiens doivent se décomplexer devant l’histoire et assumer pleinement leur devoir moral et intellectuel, c’est de la poudre aux yeux. Le contenu de ces Accords, à la vérité, n’intéressait personne, ni l’ALN qui a été menée en bateau par De Gaulle ni les autorités coloniales. L’urgence du moment était de mettre fin aux violences inutiles…
    En 1962, juste après la proclamation de son indépendance, l’Algérie a été le théâtre d’un génocide culturel et intellectuel sans précèdent. Outre les victimes de l’OAS, des milliers d’européens et de juifs ont péri par la main des « marsistes » et des révolutionnaires de la 25eme heure. Au lieu de s’appuyer sur l’élément européen et l’élément juif pour une construire une nouvelle république avec des institutions bien établies, on les a pourchassé, persécuté et tué juste pour s’emparer de leurs biens au nom d’une révolution qui n’en a jamais été une. Des parvenus aux origines douteuses et des affamés pour qui la science, le savoir, l’art, le talent, l’aptitude n’ont aucun sens, ont alors pris la république entre leurs tenailles tel un monstre qui retient entre ses crocs sa proie.
    Ce que je dis du gargotier, le maire de la ville qui lit régulièrement LQA peut en parler. Les autorités chargées de l’urbanisation de la ville et le chef de Daira également. Ce gargotier n’exerce pas seulement clandestinement ; il retient en otage la ville et empêche la municipalité de s’épanouir, de créer des emplois et de s’embellir parce que les juges ne savent pas traduire dans les faits les lois avec lesquelles ils travaillent. Quelle est donc cette loi au monde qui déboute des héritiers qui ont tous les documents en main au profit d’un clandestin qui empêche la ville de se développer ? L’Etat algérien, parce que corrompu et ignorant jusqu’à la moelle, ne comprend plus rien à sa propre législation et ses propres jurisprudences. Cher MJ, ce qui se passe au cadastre, à la conservation foncière, dans les tribunaux en Kabylie et tout particulièrement à la Cour de Tizi ouzou est tout simplement ahurissant. Comment une telle situation n’a jamais suscité des réactions de la part des partis politiques ?




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  • M.J
    8 avril 2011 at 23 h 36 min -

    Sur le premier point voici la réponse des compatriotes de ces pieds noirs.

    http://dandelotmije.over-blog.com/article-les-vrais-responsables-du-depart-des-pieds-noirs-d-algerie-64962061.html

    Sur la deuxième question, effectivement ce que tu dis reflète ce qui se passe dans tous les domaines de la vie courante en algérie, même les bergers ne sont plus ce qu’ils étaient 🙂 .

    J’ai écrit tout un pavé et je l’ai perdu, bêtement. Je te racontais l’histoire d’un voisin qui travaillait dans une officine pharmaceutique qui a été vendue corps et biens à un ancien « inspecteur » du ministère de tutelle pour une somme équivalant aux économies d’une dizaine de vies d’un simple fonctionnaire et qui sitot prise en main l’officine s’est débarrassé des travailleurs encombrants pour en recruter d’autres.
    Le voisin va à l’inspection du travail, puis en justice ou le juge du fait que la société nationale déclare que le voisin ne travaille pas chez elle rend un premier jugement qui ordonne une enquête qui se déroula dans le bureau du juge lequel mis en possession des documents rédigea un procès verbal attestant au vu des preuves que la relation de travail existe mais une fois l’affaire remise au rôle la dernière décision dit que le DG ayant changé, le nouveau n’a rien a voir. Ainsi la demande du voisin fut rejetée il n’a aucun droit parait il.
    Le juge ici, a t il confondu avec une autre affaire ? A t il tant de dossiers qu’il croule sous leur poids ? S’agit il simplement d’une erreur ? Ou bien fait plus grave ne maitrise t il pas les notions de personne juridique morale et de personne juridique physique ? Le DG qui est une personne physique, ne fait dans ce cas que représenter la personne juridique morale qui est la société nationale et son départ et son remplacement n’ont pas à influer sur les actes de la société sinon tous les contrats des personnes morales seraient nuls au bout d’un temps et il n’y aurait aucune stabilité dans les relations.Ou encore plus grave, je n’ose y pnser ?
    Ce travailleur a été chassé comme un lépreux par un type influant sur sa carrière de vingt ans et qui est censé relever les anomalies de son secteur. Un procès verbal d’huissier fait foi de ces faits, il se voit sans travail injustement durant des années alors qu’il est père de famille.
    Aucune indemnité ne lui a été servie.
    Voila ou nous en sommes mon ami.




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  • Amar c
    9 avril 2011 at 2 h 37 min -

    Bravo Said. votre article mérite d’être publié à la une du journal. Notre école effectivement a formé des monstres qui tuent et des incompétents qui nous gouvernent. leur principale mission est de tuer ou marginaliser notre élite. Votre cas pour ceux qui vous connaissent est le meilleur exemple. Pour la justice, c’est encore plus grave quand on sait que les juges et les procureurs d’aujourd’hui, pour la plus part d’entre eux ont décroché leurs diplômes grâce au copier/coller et au copiage? Ne sont t-ils pas aussi ceux qui sont faibles en mathématiques? Comment voulez vous qu’un juge qui n’a pas une certaine logique mathématique puisse juger des affaires parfois très compliquées. On peut aussi ajouter à tout cela la menace et la peur de perdre un job au salaire qui donne des vertiges. et j’en passe…
    Bravo encore une fois mon cher ami Saïd pour votre article. En plus j’apprécie la façon avec laquelle vous commencez vos articles. Ca prouve que vous lisez beaucoup.




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  • radjef said
    9 avril 2011 at 13 h 47 min -

    Bonjour tout le monde. On ne peut pas forcer la providence à donner ce qu’elle n’a pas. En quoi dénoncer les abus de la justice et la faillite de l’école est-il un signe d’appartenance aux cercles occultes du pouvoir ? En quoi rappeler aux partis leur mission et l’intérêt qu’ils doivent porter à l’école, à l’armée, à la justice, à la jeunesse et au secteur des hydrocarbures pour faire avancer la dynamique de changement, est-il un acte de trahison, de conspiration visant à déstabiliser les partis ? Le pouvoir utilise l’école, la jeunesse, la justice, l’armée et les hydrocarbures pour se maintenir et maintenir le peuple dans l’ignorance. Comment les partis comptent-ils réaliser le changement s’ils continuent à ignorer royalement l’importance de la formation, de l’école, de la jeunesse, de la justice et de l’armée ? Nos partis ont-ils conscience de la dévastation et de la faillite politique qu’ont causé leurs mensonges, leurs accusations, leur vanité et leur besoin a dénigrer et a dresser les uns contre les autres ? Nos dirigeant doivent comprendre que la rue a plus d’intelligence et de hauteur morale qu’eux, plus de conscience qu’eux. Imbiber de jeunes étudiants de haine et de colère au lieu de les former pour en faire des citoyens accomplis et des militants profondément engagés, est ce là l’essentiel de la mission de nos partis ? Pourquoi ces partis n’exigent ils pas au DRS de rendre public ses archives ? Pourquoi ils sont si muets à ce sujet ? En quoi se comporter comme une vulgaire prostitué et parler par la bouche de repris de justice, de pedophiles et de corbeaux est il un acte politique au service de la liberté et de la libre pensée?




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  • amarbouzid
    9 avril 2011 at 18 h 59 min -

    Déjà quand vous parlez d’école ,vous êtes très optimiste
    C’est,plutôt des endroits d’endoctrinement ou on excelle à détruire toute aptitude à la réflexion des petits Algériens qui sont sensés devenir des Citoyens avec un grand C,capables d’innover et de prendre en charge les besoins du Pays dans tous les domaines,sinon comment expliquer quand est incapables de produire notre propre « bouffe ».Système,PETIT système,à quand le petit grain de sable qui te bousillera?




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