Édition du
23 July 2017

Un courant de protestation à Sonelgaz

par Houari Barti

Le Quotidien d’Oran, 4 avril 2011

Les travailleurs du groupe Sonelgaz, toutes filiales confondues, ont décidé d’observer, aujourd’hui, un mouvement de protestation contre ce qu’ils qualifient de «situation déplorable des travailleurs».

Un mouvement qui tire son originalité dans le fait qu’il ne répond pas à un quelconque appel lancé par le syndicat de l’entreprise, mais par les travailleurs eux-mêmes qui se sont servis –c’est la mode actuellement- du site social Facebook pour faire circuler le mot d’ordre.

Concrètement, le mouvement devra se traduire, selon ses initiateurs, par un «rassemblement des travailleurs devant les entrées des établissements, avec maintien du service minimum.» Néanmoins, aucune indication n’a été donnée sur la durée exacte du mouvement, même si certains groupes qui se sont constitués sur le site social Facebook, ont limité la durée du mouvement à 2 heures seulement, de 08h à 10h, juste pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leurs revendications. C’est le cas notamment d’un groupe qui s’est fait baptisé «Sonelgaz-Révolution». Un groupe où l’on enregistre 851 membres. A la lecture des commentaires postés par ces derniers, on dénote une certaine «confusion» notamment sur la forme à donner à ce mouvement. «S’agit-il d’une grève ou d’un mouvement de protestation ?», s’interrogent plusieurs membres de ce groupe. Les réponses postées n’en sont pas moins confuses. Pour beaucoup de réponses, «protestation ou grève, cela importe peu, car l’essentiel est de se faire entendre.» Pour d’autres pages de groupes sur Facebook, comme celle baptisée par ses concepteurs «Sonelgaz Grève Révolution», l’appel a le mérite d’être plus clair. Il est effectivement question de «faire grève». Sauf que là aussi, il n’est pas mentionné si ce mouvement de grève sera observé tout au long de la journée ou seulement durant quelques heures.

D’autres initiatives ont, cependant, utilisé Facebook comme premier support virtuel pour pouvoir d’abord tâter le terrain et bien s’organiser avant de passer à l’action, en mode «réel». C’est le cas notamment des travailleurs de la direction de Distribution d’Oran qui ont collecté plus de 300 signatures d’adhésion au mouvement de protestation, décidé sur un ensemble de personnels composé de 500 travailleurs. Dans une lettre adressée au Président-directeur général de Sonelgaz, dont une copie a été transmise à la l’inspection du Travail, les contestataires énumèrent plus d’une vingtaine de revendications socioprofessionnelles. Parmi ces dernières, on peut citer, à titre illustratif, celle ayant trait à la revalorisation des salaires, l’amélioration des moyens de travail (véhicules, dotations de système informatique, matériel de sécurité,…), décentralisation des œuvres sociales, revalorisation du régime indemnitaire et introduction de nouvelles primes, entre autres. Mais parmi les mesures phares décidées par ce collectif des travailleurs, celle ayant adopté «la déclaration de retrait de confiance au syndicat actuel ainsi que les représentants du comité participatif et cela à compter du 04/04/2011.»

Pour ce qui est de la position officielle de l’administration de Sonelgaz, face à cette levée de boucliers des travailleurs, nos tentatives de prendre attache avec la direction générale ont toutes échoué. Nos tentatives de joindre par téléphone la responsable de la communication à la Direction générale de Sonelgaz ont eu le même sort.


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3 Commentaires sur cet article
  • djamel
    13 avril 2011 at 21 h 37 min -

    Lettre à M. Le PDG de Sonelgaz.
    Le collectif de SONELGAZ propose au PDG en l’occurrence M.Boutarfa d’aller lui-même à Sonatrach, c’est parce que, moins encombrant pour cette entreprise et c’est aussi un cadeau qu’il nous fera. En fait, MR le PDG. n’a pas froid aux yeux d’écraser l’encadrement qui est une colonne vertébrale d’une entreprise qui se veut viable . Alors, Il ne fait que distribuer des promotions et des primes à la population analphabète de l’entreprise. D’ailleurs, il n’en compte plus dans ses rangs, M.boutarfa les a tous mis au même niveau que les agents diplômés de l’université, en les faisant tous glisser en Maîtrise et même parfois, en haute maîtrise. Pour ce qui est des cadres, ils bénéficie juste d’une prime de responsabilité dont la valeur, ne peut même pas leur payer un paquet de cigarettes ou une boite de vitamines c pour réduire un tant soit peu le stress que produisent les conditions désastreuses de travail dans lesquelles m.boutarfa les a mis. Et pourtant, ce sont eux (les cadres des unités qui s’efforcent les jours à produire et à maintenir une qualité de service acceptable, malgré les pressions et harcèlements moraux qu’ils subissent aux quotidien (De M.Boutarfa et de ses collaborateurs PDG) . De plus ils ne sont pas représentés par l’actuel Syndicat qui est issue des agents d’exécution et de maîtrise. Donc, il n’y a aucun mécanisme légal, aujourd’hui à Sonelgaz pour soulever les préoccupations des cadres ou défendre leurs droits, Même, si quelqu’un d’entre-eux formule une requête à sa hiérarchie, il sera étiqueté d’un rouspéteur , classé comme homme à problèmes et la fine possibilité de promotion sera de facto compromise.
    Pour illustrer ce constat , La révision salariale intervenue en Janvier 2010 avait touché toutes les indemnités perçues par les agents d’exécution et maitrise, à l’exception de la prime de responsabilité, ce qui illustre si bien l’absence d’intérêt de SONELGAZ envers ses cadres et ses vrais acteurs de la bonne marche de l’entreprise, M.Boutarfa ne s’occupe que des revendications de M. TELLI, de ses 36 frères et de leurs 3000 électeurs (les agents d’exécution et les maîtrises issues de l’exécution. Les cadre sont complètement lésés.
    Le communiqué du 07/04/2011 de Sonelgaz était vide de sens et encore une fois une fuite. Pour preuve M.Boutarfa est incapable d’écouter le ras le bol du collectif. Parce que tous simplement dans ce communiqué, il ne parle que de l’histoire (mesures prises dans le passé qui sont d’ailleurs contestables) au lieu de se projeter sur l’avenir.
    A titre illustratif: Il parle des restructurations qui ont d’après lui permis un déroulement de carrières aux cadres , mais de quels cadres parle-t-il?
    De cadres qui étaient mis sur des postes supérieurs seniors et de cadres dirigeants? Ce sont en majorité des cadres ayant un parrain soit à l’UGTA (M.Telli,ou l’un de ses frères dans la filiale) soit dans l’entourage immédiat du PDG. Et il ose utiliser le mots ‘meilleurs’ cadres. Il tente de cachez la brillante lumière du soleil que tout le monde voit sauf M.boutarfa.
    La majorité des cadres qu’il a mis dans le cadre des appels à candidatures sur les postes de responsabilité sont loin d’être les meilleurs à Sonelgaz et loin d’être les plus expérimentés.
    La preuve, les compétences techniques et managériales sont au niveau des unités où l’on trouve de réelles compétences qui veillent au bon fonctionnement, mais qui sont totalement marginalisés par l’entreprise.




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  • rani
    14 avril 2011 at 14 h 00 min -

    Aux autres journaux sauf le quotidien d’oran
    Le 12 avril 2011, le groupe sonelgaz a connu un mouvement de protestation (greve suivie à 90%), les journaux algerien n’ont pas bougé le doigt pour écrire quoique ce soit, malgrés le fait que je les ai appelés par télephone, je vous dis soyez dignes de votre role dans une société plaine d’ambiguité.
    A monsieur le ministre de l’énergie:
    moi en tanque agent SGAZ, je me demande pourquoi je suis mal payé alors que je travaille dans la seule entreprise d’Algeire responsable de la vente d’électricité, alors que certains secteurs qui ne sont pas dans le secteur économique ont euune augmentation terrible? C’est vraiement paradoxal

    A monsieur le ministrede l’énergie




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  • MAO67
    14 avril 2011 at 21 h 33 min -

    On se doit de rappeler une logique à laquelle on y a point pensé:
    Le coopérant américain CHAKIB KHELIL ,l’architecte du démantèlement de l’entreprise est tombé;c’est tout à fait logique que ses sbires de BOuTERFA et TELLI qui ont été les exécutants de sa politique tombent à leur tour.Entetemps,nous enjoignons au sieur BOUTERFA d’arrêter de prendre l’entreprise pour une vache à traire en résiliant les contrats des zombies en retraite qu’il a récupérées(PDG de filiales en retraite à l’exemple de KINANE-DAOUADJI)qui ne sont d’aucune utilité »,car Sonelgaz est une entreprise économique par conséquent elle ne peut pas défier les lois de l’économie.




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  • Congrès du Changement Démocratique