Édition du
26 July 2017

Marche des enseignants à Tizi-Ouzou. Vers une grève illimitée dans le secteur de l'éducation.

Liberté
Par : YAHIA ARKAT

 

Lors de l’entrevue accordée par le wali à la délégation des enseignants, le chef de l’exécutif aurait refusé de signer un PV de réunion, ce qui a poussé les syndicalistes à claquer la porte. La radicalisation du mouvement n’est pas exclue.

“Dégage !” “Incompétence dégage !” “Non à l’étouffement des libertés syndicales et du droit à la grève” Les slogans au parfum du jasmin font florès à Tizi Ouzou. Les enseignants sont ainsi revenus à la charge en organisant, hier, une marche de protestation, à l’appel de deux syndicats autonomes : le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef).
Ils étaient des milliers, selon les organisateurs, à battre le pavé des rues de la ville de Tizi Ouzou en cette journée printanière. Une marche ponctuée par une journée de protestation qui a paralysé les établissements scolaires.
Les enseignants ont d’abord observé un sit-in devant le siège de la direction de l’éducation dont le premier responsable en a eu pour son grade. Les syndicalistes, qui ont pris la parole pour haranguer la foule, sont tombés à bras raccourcis sur le directeur de l’éducation accusé d’abus de pouvoir.
Des slogans qui rappellent la détresse du corps enseignant sont scandés à gorge déployée par les marcheurs tout au long du parcours de la manifestation qui s’est ébranlée vers 11h du siège de l’inspection académique.
Plusieurs banderoles sont déployées barrées de mots d’ordre qui réitèrent les revendications des enseignants devenues maintenant traditionnelles, comme l’assainissement des situations financières, l’autonomie de gestion des œuvres sociales de l’éducation, l’intégration des contractuels, le respect du droit à l’exercice de l’activité syndicale, etc. Les enseignants, qui exigent également l’enseignement obligatoire de tamazight, dénoncent “la gestion opaque du dossier relatif aux arriérés financiers”, avant de réclamer la régularisation de toutes les situations financières et administratives encore pendantes. Midi pile : la procession humaine arrive au point de chute, le siège de la wilaya.
Mégaphone à la main, des syndicalistes expliquent la démarche arrêtée par les autonomes dans la conquête des droits des travailleurs de l’éducation. Une délégation s’est dégagée pour rencontrer le wali de Tizi Ouzou.
Lors d’un bref entretien, le chef de l’exécutif aurait refusé de signer un procès-verbal de réunion, selon les dires des syndicalistes membres de la délégation. Le wali Abdelkader Bouazghi a proposé que le PV soit signé par l’inspecteur de la wilaya, ce que n’ont pas accepté les représentants des enseignants. “Nous avons voulu que le wali s’engage par écrit, mais devant son refus, nous avons préféré quitter la réunion”, affirme un délégué syndical.
Une lettre explicative a été remise au wali dans laquelle sont consignées les revendications propres aux deux syndicats autonomes qui ont décidé de travailler de concert en initiant des actions communes.
Après leur sortie réussie d’hier, les enseignants se disent “déterminés à maintenir la mobilisation, quitte pour ce faire à aller vers une grève illimitée pour arracher nos droits légitimes”, suggèrent des syndicalistes qui n’excluent pas la radicalisation de leur mouvement.

YAHIA ARKAT


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UN COMMENTAIRE
  • iris samy
    9 avril 2011 at 9 h 26 min -

    Les morts ne peuvent pas changer.
    Ils ont gâché toutes les chances qui étaient passées
    Pendant qu’ils calculer combien ils pouvaient gagner
    Et combien il faudrait tuer
    Pour garder le pouvoir qu’ils avaient usurpé.

    Pour fructifier nos richesses et fortifier notre sécurité
    Nous avons crée un laboratoire spécialement dédié
    À la destruction de tout ce qui pourra nous gêner
    Dans notre ascension vers les cimes élevées
    Ces cimes où nous pouvons respirer l’air frai et purifié

    Un mensonge de cinquante ans doit être respecté
    Sinon ceux qu’ils l’ont semé ne pourront plus rien récolter
    Nos mensonges ont été gracieusement rémunéré
    Nous ne pouvons les lâcher et s’en séparer
    De peur de gouter aux affres de la pauvreté

    Nous avions massacré, torturé et assassiné
    Dans le silence lourd et chaud de l’été
    Dans la nuit froide de l’hiver de chaque année
    Dans les villes, les villages et les forêts
    Tout le monde savait mais personne n’avait témoigné

    Nous ne pouvons pas accepter de céder
    Cette gloire dont nous sommes enrôlés
    Tout ces titres et toutes ces noblesses que nous avions usurpés
    Tout ces milliards de dollars que nous avions amassés
    Et, cette belle constitution que nous avions maintes fois violé

    Nous ne pouvons pas dissoudre cette assemblée
    Qui vote sans chercher à critiquer ou à rejeter
    Ces lois que nous cessons de copier et ou d’importer
    De ces pays avec lesquels nous avions crées des liens d’amitiés
    À condition de faire tout ce qu’ils décideront de nous dicter

    L’Algérie est cette belle princesse généreuse et bien dotée
    Elle ne pourra s’offrir qu’à ceux qui acceptent de la maltraiter
    Les prétendants sont nombreux mais rares sont ceux qui arrivent à l’approcher
    Elles se donnent avec facilité mais comme la vie dans son carnet tout est noté
    Nous l’avons trouvé, nous tétons son sein et nous n’arrivons pas à se contenter

    Pourquoi changer ? Pourquoi effacer cinquante ans de tranquillité?
    Pourquoi bouleverser cette situation qui nous a tant et tant comblé ?
    Nous mangeons, nous buvons, nous dormons et nous f…r..q…. à satiété !
    Nous n’avons jamais suer, nous n’avons jamais tellement penser
    Nous avons mené la vie de ces rois qui avaient régné allongés !

    Cinquante ans à téter le pétrole et â respirer le gaz de cette générosité
    Que nous avions cru facile à consommer, à digérer et à évacuer
    Cinquante ans à entasser les échecs et à avancer sans regrets
    Car nous ne pouvions s’arrêter au risque que tout ce que nous avions volés
    Apparaissent aux yeux de ce peuple que nous avions à jamais ignorés

    Venez nous déloger de cette tour où nous sommes enfermés
    Elle est devenue un lieu où le vice ne veut plus rien lâcher
    Venez nous délivrer de ce pouvoir pervers qui nous a possédé
    Récupérez votre bien avant que la destruction ne revienne pour tout emporter
    Vous et nous et la survie de cette terre qui reste encore très convoitée
    poste.iris samy




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