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23 July 2017

La blague de la semaine : L'Algérie dans le groupe des pays émergents !!!!

Embellie financière consolidée en 2010,L’Algérie dans le groupe des pays émergents

Le Financier

Les principaux ind icateurs macroéconomiques et financiers de l’Algérie se sont sensiblement consol idés en 2010 en dépit des turbulences externes, ce qui devra permettre au pays de poursuivre sans d ifficultés le programme d’investissements publ ics pour les cinq prochaines années, parallèlement à la poursuite de la pol itique de recadrage de l’économie.

Ces indicateurs placent l’Algérie «dans le groupe des pays émergents», selon Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie. En effet, durant le second semestre 2010, l’Algérie a enregistré une consolidation de la position financière extérieure de l’Algérie, et ce, à la faveur de la hausse des prix du pétrole sur le marché international, a déclaré avanthier le gouverneur de la Banque d’Algérie.

Entre autres, la hausse des prix de pétrole et la gestion prudente des réserves de change ont permis la poursuite du programme d’investissements publics, à savoir les grands projets du quinquennal 2010/14, ce qui a consolidé les indices macro-économiques, a-til précisé.

«Adossée au redressement soutenu du prix du baril du pétrole (…) la situation de la balance des paiements extérieurs de l’Algérie s’est consolidée au second semestre tout comme au premier semestre de 2010», indique le même responsable lors d’une communication devant les représentants des banques de la place sur les principales évolutions monétaires et financières lors des six derniers mois de 2010.

La consolidation de la position financière extérieure de l’Algérie permet de poursuivre «de manière résolue le programme d’investissements publics, à mesure que les épargnes financières accumulées par le Trésor ont été confortées en 2010», souligne M. Laksaci.

Cette performance est matérialisée, selon le gouverneur de la Banque centrale, par «un excédent appréciable» du compte courant extérieur de plus de 6 milliards de dollars au titre de chacun des deux semestres de 2010, alors que le premier semestre de 2009 s’est soldé par un important déficit de 2,47 milliards de dollars.

En moyenne annuelle, le prix du baril de pétrole a évolué autour de 80,15 dollars en 2010 contre 62,26 dollars l’année précédente. Il faut savoir aussi que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) devra terminer l’année à hauteur de 4% et 6% hors hydrocarbures, d’après les prévisions avancées dans le cadre de la loi de Finances 2011.

De même, la position financière extérieure de l’Algérie s’est nettement améliorée par rapport à 2009 à la faveur notamment de la nette progression des réserves de change qui ont atteint 157 milliards de dollars à fin septembre dernier contre 150 milliards en juillet.

Sur le même registre, la disponibilité du Fonds de régulation des recettes (FRR) située autour de 4.316 milliards DA, devrait permettre de sécuriser la position financière du pays en comblant une partie du déficit budgétaire accusé par le financement des dépenses publiques.

MAIS C’EST TOUJOURS LES HYDROCARBURES….

Evoquant l’impact de cette évolution favorable, M. Laksaci a précisé que la balance commerciale, résultant principalement de la forte augmentation des exportations des hydrocarbures, a réalisé une performance «appréciable» de 26,4% en 2010, soit un excédent de 18,81 milliards de dollars contre 7,78 milliards en 2009.

Hormis une légère baisse des quantités exportées (- 1,78%), les exportations des hydrocarbures sont ainsi passées de 44,1 milliards de dollars en 2009 à 56,12 milliards de dollars en 2010. Tirées par les demi-produits les exportations hors hydrocarbures ont, eux aussi, terminé l’année 2010 à 1,7 milliard de dollars contre 0,7 milliard une année auparavant.

 

LES IMPORTATIONS ONT SUBSTANTIELLEMENT BAISSÉ

De leur côté, les importations de biens ont légèrement progressé l’année passée, se stabilisant autour de 19,33 milliards de dollars au premier semestre et 19,05 au second semestre. Les importations de biens d’équipement et de demi-produits représentent plus de 60% de la structure des importations qui ont totalisé 38,38 milliards de dollars en 2010, explique Mohamed Laksaci.

Quant à la balance courante extérieure, elle s’est, selon la Banque d’Algérie, repliée d’un milliard de dollars des transferts des revenus des investissements directs étrangers en 2010. Parallèlement, les transferts courants se sont stabilisés à hauteur de 2,63 milliards de dollars en 2010. Le rapatriement des pensions et retraites représente la plus grande part de ces transferts, explique-t-on.

En outre, le solde global de la balance des paiements extérieurs est évalué à 16,41 milliards de dollars, contre 3,86 milliards de dollars en 2009, avec une performance particulière au deuxième semestre (10,17 milliards de dollars). Ainsi, ajoute M. Laksaci, le niveau des réserves de change de l’Algérie à fin 2010 excède trois années d’importations de biens et de services (38,75 mois), alors que la dette extérieure totale s’est stabilisée et ne représente plus que 3,5% du produit intérieur brut (PIB) pour 2010.

Le Gouverneur de la Banque d’Algérie n’a, cependant, pas fourni de chiffres concernant ces deux indicateurs, en soulignant que la gestion prudente des réserves de change, à un niveau permettant de faire face aux chocs externes, s’inscrit «dans l’objectif stratégique de consolidation de la stabilité monétaire et financière» du pays.

D’autre part, la Banque d’Algérie poursuit la stabilisation du taux de change effectif réel du dinar à son niveau d’équilibre de moyen terme, affirme M. Laksaci, ajoutant que ce taux de change s’est apprécié de 2,64% en 2010.

A propos des dépenses publiques, le patron de la Banque centrale a relevé une amélioration des recettes budgétaires qui ont progressé de 19,1% l’année passée, alors que les dépenses budgétaires ont augmenté de 6,3% tirées par les dépenses courantes. Le déficit budgétaire global lié au choc externe de 2009 s’est, quant à lui, largement contracté en 2010 «confirmant la viabilité des finances publiques».

En outre, les crédits accordés par les banques à la clientèle, entreprises et ménages, ont augmenté de 15,6% en 2010. De même, les crédits alloués pour les entreprises privées ont évolué de 16,2% en 2010, légèrement en dessous de l’évolution des crédits attribués aux entreprises publiques (18,4%).

Les crédits hypothécaires aux ménages ont, eux aussi, progressé de 13%. Ces indicateurs placent l’Algérie «dans le groupe de pays émergents à croissance rapide du crédit », relève Mohamed Laksaci.

Pour ce qui est de la répartition des crédits, le secteur privé maintient sa domination avec une part de 50,6%, en baisse relative par rapport à 2009 en raison de la forte croissance des crédits à long terme au titre des secteurs publics de l’énergie et de l’eau.

RECUL DE L’INFLATION

Par ailleurs, le taux d’inflation a reculé à 3,9% en 2010, alors qu’il était de 5,7% en 2009 et 4,8% en 2008, un taux largement inférieur à la moyenne constatée dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (6,9%) et dans l’ensemble des pays émergents (6,2%), note M. Laksaci.

 

L’inflation importée a fortement contribué à l’augmentation du niveau général des prix en Algérie, explique-t-il, soulignant que les cours mondiaux des produits agricoles de base, notamment les céréales, la poudre de lait entier et les oléagineux, ont subi de fortes hausse respectivement de 41%, 44% et 18,4%.

CONCLUSION

Pour profiter à fond de cette embellie financière, il faut que la croissance soit portée par tous les acteurs économiques et non pas uniquement par les investissements publics. En effet, il faut une diversification des sources de financement de l’économie qui, dans ce contexte, devient une nécessité.

C’est en tout cas le message adressé par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui avait à maintes reprises souligné «la nécessité de démultiplier la participation de la sphère économique pour booster la croissance». Il dira aussi que «l’Algérie ne peut pas continuer à investir 3.000 à 4.000 milliards de dinars annuellement dans des programmes d’investissements publics. »

 

Benachour Med

 


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9 Commentaires sur cet article

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  • Hamma
    9 avril 2011 at 20 h 21 min - Reply

    Je n’ose pas mettre en doute tous ces chiffres que balance Mr.Laksaci, c’est un domaine que je ne maîtrise pas et qui à mon sens devra être vérifié par des experts de la finance mondiale étant donné que l’autre gugus de premier ministre (H’mimi) nous annonce qu’il faut combattre l’économie informelle qui bénéficie aux barons dont l’argent sale mine celle-ci.

    Je ne peux aussi contredire Mr.Laksaci sur le fait que l’Algérie est dans le groupe des pays émergeants, je ne vis pas sur la lune pour pouvoir apprécier l’Algérie de haut, ni H’mimi qui affirme qu’il n’y a pas de crise politique au bled.

    Mais, ni Laksaci, ni H’mimi, ni aucun autre farceur de ce gouvernement ne pourront le contredire sur le fait que notre peuple est bel et bien dans le groupe des pays «immergés» dans les profondeurs de la trahison et du mensonge des gouvernants.




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  • SID ALI
    9 avril 2011 at 22 h 24 min - Reply

    Quelle blague.
    Un pays où on ne sait pas faire des trottoir au norme, des abris bus plus ou moins potables,
    Un pays où il faut faire des pieds et des mains pour trouver un VRAI maçon, un VRAI électricien, un VRAI plombier, un VRAI artisan,
    Un pays où le chèque ne veut absolument rien dire et qu’on vous rit au nez quand vous voulez payer de cette manière,
    Un pays où les chauffards automobilistes font ce qu’il veut sur la route et l’autoroute et en toute impunité,
    Un pays où toutes les routes des villes et villages sont pleines de trous (gruyères) et non matérialisées sauf les rues du centre ville d’Alger et de Hydra ,
    Un pays ou son « Président », ses « députés », son « chef de gouvernement » méprise son peuple,…
    NE PEUT PAS ETRE UN PAYS EMERGENT (Mouhale oua Abadène)




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  • SID ALI
    9 avril 2011 at 22 h 26 min - Reply

    Et encore, je ne parle pas du système de santé , de l’enseignement, de la recherche etc… etc…
    On est dans le goufre, c’est le mot , malgré l’autoroute Est-Ouest ou je ne sais quoi!Autoroute d’ailleurs réalisée presque en totalité par les étrangers.
    Mais on se fout de nous ou quoi ???




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  • Aghiles(El-Kseur)
    10 avril 2011 at 11 h 28 min - Reply

    Les allumettes sont importées du Pakistan !!!




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  • t.montana
    10 avril 2011 at 12 h 59 min - Reply

    Tout est relatif, quand un type vit a cleb des pin , endroit ultrasecurise avec des villas construitent par des chinois , et des architectes espagnols, et du marbre italiens, avec des piscines alimente en eau de mer , il est tout a fait normal pour lui que l’algerie est un pays emergent qui va sortir du sous developement tres tres bientot , et c’est le pays le plus democratique du monde , et le pays le plus propre du monde et tous ceux qui pense le contraire c’est des insenses, au contraire c’est lui l’insense mais il ne le sait pas , et comme dit le grand Allah « jouissance ephemere et ils vont retourne aupres de nous et on va leur montres ce qu’ils ont fais  » c’est a dire comme dit la chanson  » il faut que tu payes il faut que tu craches , il n’en est pas question que t’en rechapes , impot sur les revenus et impot sur le REVENANTS,
    version originale:http://www.youtube.com/watch?v=at3Mnw1kjSg




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  • Adel
    10 avril 2011 at 17 h 03 min - Reply

    Un pays où le travailleur qui arrive difficilement à boucler ses fins de mois se voit de plus refuser le droit de retirer son salaire à la poste parce qu’il y a pénurie de billets pourris. Lorsque, de surcroit, ce problème dure des mois sans que les autorités daignent lever le petit doigt, alors ce pays ne peut être qu’un pays condamné à végéter dans le peloton de queue, avec Haïti et la Somalie. Nos dirigeants n’ont aucune espèce d’honneur. Ce mot a disparu de leur dictionnaire. Alors, ils peuvent mentir encore et encore, tout en sachant que personne n’est dupe.

    Mais tant que le pétrole coule à flot…

    Il est vrai qu’en continuant de creuser, on peut émerger de l’autre côté de la planète, aux antipodes.




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  • amel
    10 avril 2011 at 18 h 11 min - Reply

    C’est la fable de La Fontaine :le renard et le corbeau
    le pauvre bougre de Laksaci n’a fait que reprendre les éloges de D S Kahn ,le renard du FMI pour caresser dans le sens du poil les corbeaux de chez nous. DSK est candidat aux prochaines élections française et les voix de la communauté algérienne sont très importantes tout comme le sont les réserves algériennes chaudement couvés par le trésor américain
    Malheureusement la réalité est tout autre:les mouroirs comme hôpitaux(nos braves responsables se soignent ailleurs),de véritables porcheries comme infrastructures scolaires et universitaires,absences totale de centres de loisirs pour nos jeunes(sauf des milliers de mosquées),des APC et des Daira qui survivent à l’ère de la pierre polie,enfin je passerai sur les immondices et la saleté qui envahissent toutes les villes du pays
    Alors oui monsieur Laksaci l’Algérie émérge de l’ère préhistorique :vous avez raison




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  • Amar
    10 avril 2011 at 18 h 54 min - Reply

    Ce pauvre fou est-il aussi fou que ça?
    A longueur de journées,froides ou étouffantes de chaleur,il sillonne les rues de la ville et répète à qui veut bien l’entendre:
    -Oh ma mère ,oh mon Dieu on a dépassé l’Inde.
    L’image, figée dans sa mémoire , des anciens films hindous avec les amoncellements de détritus,des bidonvilles et des populations entassées comme des sardines et côtoyant les vaches errantes,cette image-là a été transposée par ce fou génial à notre société actuelle.
    Avec tous les respects que j’ai pour l’Inde qui est un véritable pays émergent ,je donne entièrement raison à ce chantre des rues qui lui,nous immerge parfaitement dans ses visions.




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  • Djamel M
    11 avril 2011 at 20 h 06 min - Reply

    e pense que ce fameux scribouillard se trompe de signification:L’Algérie est un pays non pas immergeant mais submergeant et submergé par l’absurde et le non-droit. C’est risible lorsqu’on pense que les trois-quart des algériens vivent avec 90 euros par mois.
    Fraternellement




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