Édition du
23 March 2017

COMBIEN VAUT LA DIGNITE, maître ?

Par Nourredine BELMOUHOUB *

La turpitude de l’Etat consistant à y désigner pour le représenter des personnes soit incompétentes soit complaisantes, comme c’est le cas, -entre autres-, de la Commission  Nationale Consultative pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme, (CNCPPDH), laquelle n’a d’autres objectifs droits de l’hommistes que de farder la question des Internés des camps du sud, privilégiant s’entretenir avec des « marionnettes » qu’elle manipule à son gré, Farouk Ksentini est allé jusqu’a conseiller dans un passé récent à ces insignifiants interlocuteurs de recourir à la justice, en sachant que cette action ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau, Farouk Ksentini, en sa qualité de juriste, ne pouvait ignorer que –juridiquement- la dite plainte finirait par être déclarée irrecevable en raison du délai de prescription prévu par la loi. Bien entendu, tout le montage de ce scenario avait un but, celui de diviser les rangs des internés du Sahara avec pour vile finalité,  essentiellement étouffer un crime contre l’humanité, ensuite paralyser et à la longue étouffer le combat mené par le Comité de Défense des Internés des camps de la honte,  et enfin minorer le paria des victimes d’une déportation massive absolument  arbitraire, en refusant d’écouter, ou de rencontrer les membres du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud, représentants légitimes  dument mandatés par plus de mille internés, Le résultat est qu’à l’horizon 2011, le nombre de personnes décédées atteintes de pathologies radio induites, est 64.

Dans le scandale des camps de la honte et de l’irradiation de milliers de citoyens algériens, l’Opinion publique doit savoir que la CNCPPDH à choisi de travailler hors la présence des témoins survivants ce qui  est un comble. C’est en encore est pire, Farouk Ksentini s’est accordé le droit de choisir sans notre consentement, des gens –qu’il a jugé dignes- pour nous représenter, ceux-là même à qui il à conseillé d’aller à la justice, alors qu’il était certain qu’ils seront déboutés, dans ces conditions ou est la morale ? Conditions qui me donnent le droit d’accuser les travaux de cette Commission qui ne servirent qu’à la  décharge de l’Etat.

Il est important de rappeler qu’en avril 2009, la « machine à laver le crime»  présidée par Farouk Ksentini, (la CNCPPDH), a été « rétrogradée » par le Comité international de coordination des institutions nationales (CCI) de l’ONU, pour non-conformité avec les « principes de Paris » qui régissent les institutions nationales des droits humains. Depuis, les autorités algériennes ont fait semblant de prendre quelques mesures prétendant satisfaire les conditions posées, notamment la promulgation d’une Ordonnance établissant l’assise juridique de la CNCPPDH, devenue loi, le 22 octobre 2009. Mais ces dispositions cosmétiques, qui ne changent rien à la fonction de couverture de l’impunité des responsables du terrorisme d’État algérien, que remplit la CNCPPDH, n’ont bien sur pas convaincu le sous-comité d’accréditation : lors de sa session de mars 2010, la CNCPPDH n’avait  toujours pas –et à ce jour- son statut lui permettant d’agir devant les instances de l’ONU, notamment de participer aux sessions et aux travaux du Conseil des droits de l’homme, de prendre la parole devant lui, de soumettre des déclarations écrites, etc. Elle doit patienter jusqu’à la prochaine session, prévue en octobre-novembre 2011, pour se soumettre à un nouvel examen.

J’ose espérer que le sous-comité d’accréditation saura alors évaluer à leur juste mesure les dernières déclarations de Farouk Ksentini, qui s’attribue de plus en plus le rôle de porte-parole d’un exécutif semblant avoir décidé d’en découdre avec les droits humains en n’hésitant pas de farder leurs violations, en cautionnant tous les abus.

Et ce ne sont pas les déclarations tonitruantes de Farouk Ksentini, qui induiront en erreur les observateurs. Combien même que vêtu de l’habit des droits de l’homme, il continue à ignorer « royalement » la question des Internés des Camps de la honte, bien qu’il ne cesse d’afficher un semblant de volonté pour le règlement de la situation de cette catégorie de victimes d’une injustice, unique à l’échelle humanitaire faut-il le souligner, dans les annales des violations des droits humains

* Porte parole du Comité de défense

des Internés des Camps du Sud.


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