Édition du
24 July 2017

Débats sur la presse algérienne sur Facebook: J'ai été censuré par des "journalistes" algériens

Un débat sur la presse algérienne était censé se dérouler sur facebook. On ne connait pas les noms de ses initiateurs, qui sont curieusement restés furieusement anonymes. Or, ce débat semblait tourner en bourrique, à force de faire du sur place. J’ai ossé faire un commentaire où je disais les choses telles que je les pensais. Cinq minutes plus tard, un organisateur du débat en question, anonyme bien sûr, entreprenait de moraliser un peu la démarche, avant d’annoncer qu’il était possible qu’il allait être obligé, « peut-être », de supprimer certains commentaires qui étaient « hors sujet ». J’ai senti que c’était mon intervention qu’on visait, mine de rien. 10 minutes plus tard, lorsque je suis revenu sur la page, juste pour voir, mon commentaire avait été zigouillé.
Voici le lien de la page.
Et voici mon commentaire, tel que je l’ai livré:

 » « Si on commençait par essayer de définir ce qu’est qu’être journaliste. Est-ce une profession comme une autre ? Suffit-il de justifier d’une fiche de paie ? Personnellement, j’en connais beaucoup qui sont dans ce cas, mais qui, à mon avis, ne sont pas des journalistes. Loin s’en faut!
Suffit-il d’avoir du talent ? De savoir manier le verbe, la représentation et l’image ? J’en connais aussi, qui sont bourrés de talent, d’humour, de subtilité, voire de subliminalité, mais qui ne sont pas des journalistes. Juste des agents qui ont un hauban à la patte, qui émargeaient chez Zoubir, et qui continuent de le faire chez Faouzi, ou je ne sais quel autre feltène.
Suffit-il de porter ses convictions en bandoulière, et de ruer dans les brancards de l’Ordre, en hennissant sa fougue et en tombant dans ses penchants, de gauche s’il vous plait, à chaque virée de trop ? J’en connais aussi, qui sont comme ça, et qui gueulent bien plus qu’ils ne pissent, lorsqu’il leur arrive de le faire sur des copies, plutôt que dans leur froc. Et qui n’en sont pas plus journalistes.
La liste est trop longue, de ceux-ci, et de ceux-là, qui ont des fiches de paie, qui se soutiennent les uns les autres, au nom d’une vague corporation, qui ont du talent, de l’humour, qui font feu de tout bois, qui crachent le feu, qui grasseyent ou qui roulent les « R », qui se tapent sur le dos, et qui se tirent dans les pattes, qui se font une voix toute chaude lorsqu’ils émettent la nuit, qui font de l’esprit en surfant sur des vagues de larmes, qui rigolent dans le trait, et qui traient leur inspiration dans les rigoles de sang, qui font des papiers parce qu’ils sont dans les petits papiers de Faouzi, après avoir été les perroquets de Zoubir, qui sont des entremetteurs de conflits, parce que trop vieux, ou trop moches pour être des catins couchables. Des comme ça, et des comme çi, des couci-couça, qui couchent ce qu’ils peuvent, dans de vagues feuilles de choux.
Des en veux-tu, en voilà, des hérauts de scoops, et des héros de chcoupi, des qui se vendent au kilo, et d’autres en gros, vingt-quatre à la douzaine, du deux en un, en grappe, en kit, et même en solde à l’année. Il suffit juste de demander. Si c’est de cette catégorie de journalistes dont nous parlons, mon cher Ahmed, y’en a ! A gogo. D’ailleurs, sans vouloir manquer à quiconque, ils sont en promo, depuis pas mal de temps déjà, à force de se bousculer au portillon de chez les zuns et de chez les zôtres. »

D.Benchenouf


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