Édition du
30 March 2017

Affaire Medjnoun : Faut-il défendre le système pour être patriote?

Me B AIT-HABIB avocat
Nous nous abstenons dans cet écrit à être des donneurs de leçons.Les faits sont assez graves pour être dénoncés. Après avoir promis la tenue du procès de MEDJNOUN à la prochaine session d’abord à l’intéressé qui était en grève de la faim et qui a failli périr, après avoir été convoqué par le parquet général afin que nous cessions d’avertir l’opinion par le biais de la presse , après la promesse faite à M le Bâtonnier sur la tenue réelle de ce procès par le parquet général ,nous avons rédigé une requête aux différents responsables de la cour pour nous confirmer la programmation du procès nous venons d’être informés par le premier responsable de la cour que :
1-Le dossier du supplétif d’instruction est toujours ouvert sous la haute autorité du Magistrat qui avait le .8 juin 2008 décidé du complément d’information. Question COMMENT CROIRE A UNE PROGRAMMATION DU PROCES DU MOMENT QUE LE DOSSIER D’INSTRUCTION N’EST PAS CLOS?
2-Nous avons formulé deux requêtes pour demander la liberté provisoire pour notre mandant. Nous avons été informés par les services de M Le Président de la cour que notre requête a été classée. Cette façon de procéder est un non sens car si la requéte avait été refusée par la chambre d’accusation le refus aurait du être motivé.Ce classement permet au « fonctionnaire » judiciaire de ne pas donner les vraies raisons sachant que la demande de liberté provisoire n’est pas susceptible de pourvoi en cassation .
Détenu depuis le 28/09/99 à la prison de TIZI-OUZOU MEDJNOUN Malik est un cas unique dans les annales judiciaires du monde entier. Ce triste record de DÉTENTION PROVISOIRE nous le devons à la fonction du système judiciaire en ALGÉRIE.Nous avons mal à le dire car ce pays est le nôtre!


Nombre de lectures : 911
UN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • ulajmi
    18 mai 2011 at 22 h 41 min - Reply

    Le vrai problème réside dans le fait que l’on veut à atout pris rafistoler le système c’est comme si on prescrivait un suppositoire à un cancéreux dont les métastases ne laissent plus d’espoir.On essayant de discuter le système judiciaire comme si la mécanique des procédures obéissait à une certaine logique.Non et Non Il faut accepter pour établi que le Magistyrat est lié au mobile lequel sonne pour expliquer à ce DERNIER de mettre la fourchette et le couteau là ou on veut qu’elles soient si il veut que la cuillère continue à servir les siens.La fonction judiciaire est tellement voisine de la fonction digestive qu’elle ne laisse pas de place au hasard.Djamel Amrani l’a écrit « IL N’Y A PAS DE HASARD »




    0
  • Congrès du Changement Démocratique