Édition du
30 March 2017

URGENT :Le régime syrien tire à nouveau sur son peuple : 16 morts

Syrie: la police tire sur les manifestants à Deraa

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 29/04/2011 à 18:20

 

La répression a fait 16 morts dans cette ville, berceau de la contestation. Des dizaines de milliers de personnes ont nouveau bravé l’interdiction de manifester en défilant dans plusieurs villes pour réclamer la chute du régime. Au moins 16 personnes ont été tuées dans des tirs des forces de sécurité vendredi à Deraa, dans le sud de la Syrie, où quelques dizaines de milliers de personnes ont bravé l’interdiction de manifester en défilant dans plusieurs villes pour réclamer la chute du régime. Il y a une semaine, le vendredi 22 avril, la répression avait fait plus de 80 morts. Parallèlement, un porte-parole militaire cité par l’agence officielle Sana a affirmé que quatre soldats syriens avaient été tués à l’aube et deux autres enlevés à Deraa lors d’une attaque par un « groupe terroriste armé ». Des manifestations dans tout le pays Six semaines après le début du mouvement de contestation sans précédent contre le régime du président Bachar al-Assad, « les jeunes de la révolution syrienne » avaient appelé sur Facebook à un « vendredi de la colère » en solidarité avec Deraa, berceau de la révolte, assiégé depuis lundi par l’armée. Répondant à cet appel, 2.000 manifestants se seraient rassemblés à Midane, un quartier de Damas. Et plusieurs milliers d’habitants se sont rassemblés à Saqba, près de la capitale. Dans la ville industrielle de Homs (centre), où des milliers de personnes ont crié « à bas le régime », d’après des vidéos diffusées en temps réel sur Internet, les militants rapportent qu’au moins neuf personnes seraient décédées. Le ministère de l’Intérieur a annoncé le décès de trois policiers tués par balles. A Banias, près de 10.000 personnes ont manifesté en scandant « Liberté, solidarité avec Deraa ». A Deir Ez-Zor, à 460 km au nord-est de Damas, un millier de protestataires auraient été dispersés « à coups de bâtons et de câbles électriques » par les forces de sécurité. Dans la région à majorité kurde du nord de la Syrie, 15.000 personnes ont défilé sans incident à Qamichli et dans trois localités environnantes, selon des responsables kurde pour les droits de l’homme. Les Frères musulmans appelaient à manifester Les Frères musulmans avaient appelé les Syriens à descendre dans les rues ce vendredi, jour de grande prière, et à venir en aide aux habitants de la ville assiégée de Deraa, où 50 civils ont été tués selon une organisation des droits de l’homme. C’est la première fois que ce mouvement, interdit en Syrie et dont la direction vit en exil, appellait directement à manifester depuis le début du mouvement de contestation du régime du président Bachar al Assad: « Ne laissez pas le régime harceler vos compatriotes. Lancez d’une seule voix un appel à la liberté et à la dignité. Ne laissez pas le tyran vous asservir. Dieu est grand », disaient-ils dans communiqué. Selon l’organisation syrienne de défense des droits de l’homme, Souasiah, la répression des manifestations par les forces de sécurité a fait au moins 500 morts depuis le 18 mars dont au moins 50 civils à Deraa, ville assiégée par l’armée où les produits de première nécessité commencent à manquer. La communauté internationale à la recherche d’une réponse Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a voté vendredi à Genève en session extraordinaire une résolution demandant l’envoi urgent d’une mission en Syrie pour enquêter sur les violations des droits de l’homme. La résolution, proposée par les Etats-Unis, condamne par ailleurs « explicitement l’usage de la violence meurtrière contre les manifestants pacifiques par les autorités syriennes ». La Maison blanche a fait savoir qu’elle examinait la possibilité d’adopter des « sanctions ciblées » contre le pouvoir syrien. Côté européen, un « large accord » existe parmi les 27 pour envoyer, par le biais de sanctions, le « bon message » à Damas afin d’appeler à la fin de la répression et au dialogue avec l’opposition, a estimé vendredi un diplomate européen de haut rang. A quelques heures d’une réunion des ambassadeurs des 27 à Bruxelles consacrée à la Syrie, Pierre Vimont, le bras droit de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, s’est dit plutôt confiant quant à l’adoption par l’UE de sanctions ciblées contre les responsables de la répression syrienne. Parmi les mesures envisageables figurent un gel des avoirs, une restriction de déplacement des responsables syriens et le gel des 43 millions d’euros d’aide financière accordée chaque année à Damas.


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  • IDIR
    10 mai 2011 at 13 h 34 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique