Édition du
25 July 2017

Je souffre et je vois la souffrance autour de moi.

Fateh

Ce qui est frappant ces temps ci c’est le tsunami d’informations tendancieuses ayant pour objectif la désinformation, la manipulation.
Les techniques de l’intox sont perfectionnées au maximum. La plèbe est perçue comme une pâte à modeler selon les exigences du moment. Sous les rapports de force et de violence, on fait du détail l’essentiel et on noie les vérités sous un déluge de mensonges ou de demi vérités, qui à force d’être répétés finissent par devenir Vérités absolues.
Je souffre et je vois la souffrance autour de moi. Une souffrance morale, intellectuelle physique. L’injustice, La Hogra qui transforme le jeune en Harrag au sens propre ou au sens figuré. Ce Harrag qui veut fuir la réalité dans une coque de noix ou à l’aide d’un litre d’essence croyant qu’au bout de l’aventure l’autre rive est meilleure.

Peut-on nous passer du personnage du dictateur alors qu’il est devenu tellement familier, qu’il fasse parti de la famille,( famille révolutionnaire) ou (famille réactionnaire). Le Dictateur ce n’est pas l’autre. C’est aussi nous qui avons contribué à faire du dictateur ce qu’il est et ce que nous sommes. Pourquoi vouloir rejeter la faute toute la faute sur Le Dictateur.
Ne sommes nous pas la résultante de tant de siècles de décadence. Ne sommes nous pas devenu produit et producteur de décadence. Comment expliquer ces dizaines d’années à applaudir Le Dictateur et ses discours débiles ? Par le désir d’être dominé peut être qui a été forgé par des manipulations qui ont conditionné notre mode de pensée ou plus exactement notre mode de consommer et de dépenser. Des systèmes qui fonctionnent uniquement pour leurs ventres et leurs bas ventres.
L’usage politique du bâton et de la carotte virtuelle; la primauté de l’administration pour ne pas dire de la bureaucratie sur les forces productives, les pouvoirs étendus des états d’urgence qui n’en finissent pas alors qu’une urgence est comme son nom l’indique très limitée du point de vu temporel. L’instauration de la corruption en tant que moyen de gestion et la gestion des biens publics comme propriété privée au vu et au su de tous…
Le dictateur ne négocie pas, il s’impose. Il n’a pas besoin de légitimer son existence. Il est là parce que nous avons besoin de lui. Parce que nous avons besoin d’un tuteur, d’un maître. Et s’il parle d’une légitimité révolutionnaire ou spirituelle, c’est pour son propre égo surdimensionné. Nous avons besoin d’un Chef parce que nous sommes hypocrites, avides de gains faciles, lâches pour pouvoir briser nos chaines…

La domination de quelques individus lugubres, qui détiennent le monopole de la violence, sur le peuple dépossédé durera longtemps, très longtemps jusqu’à ce que ce peuple décide de changer ce qui est en lui : L’hypocrisie, la lâcheté et le désir du gain facile.


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UN COMMENTAIRE

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  • zaftoualaft
    30 mai 2011 at 23 h 59 min - Reply

    Tonton Fateh pourquoi tu souffres. Toi tu es pourtant conscient. Un Peuple qui a fait plusieurs révoltes et une grande Révolution contre le colonialisme, et ensuite une grande Révolte d’octobre pour se voir confisquer par la force des armes ses acquis démocratiques c’est lui qui souffre, et ses représentants politiques l’ont abandonné en milieu de route. Que peut il faire pour changer sa condition ce Peuple. Voilà la grande question.




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