Édition du
30 March 2017

« Il est du DRS » ou les chuchoteurs du régime.

Radjef Saïd

« Vous réfléchissez bien, donc vous ne pouvez être qu’un agent des services chargé de nous infiltrer et de démolir notre parti. » « Attention, ce gars ne m’inspire pas confiance ; c’est un élément des services »…Les victimes broyés par la rumeur et l’intox, généralement des universitaires, se comptent désormais par bataillons. Tout le monde chuchote dans ce pays ou la vérité peine à sortir la tête de l’eau.

Qui sont donc ces chuchoteurs qui n’osent pas dire les choses ouvertement de façon convenable ? Ces chuchoteurs qui sont dans le secret des dieux ? Qui sont donc ces gens qui sèment la suspicion, la psychose et la peur partout où ils passent ; ces gens qui fabriquent des coupables comme on fabrique des objets à faire amuser les enfants ? Qui sont ces gens qui ont fait franchir à la société un autre pas dans le monde de la violence et du terrorisme intellectuel que les terroristes eux-mêmes n’ont pas osé franchir ? Qui sont donc ces gens qui estiment que le talent, la libre pensée, la hauteur morale, l’aptitude intellectuelle et la dignité humaine sont des marques de trahison et d’appartenance à des structures obscures et criminelles ?  Des victimes. Des gens malheureux sans identité sociale qui traînent derrière eux un passé douloureux. Un passé ou se sont tissé au fil du temps toutes les intrigues, toutes les lâchetés et toutes les angoisses, les plus insoupçonnées, celles qui rendent l’homme vulnérable et insignifiant. Un passé qui ne date pas de la « bleuite », mais qui remonte aux premières heures du mouvement nationaliste lorsque Messali  a fait du populisme son dada.  Un passé que les universitaires, les historiens, les sociologues, les anthropologues et les psychanalystes refusent d’explorer par peur de réactions brusques d’un système qui a affecté chacun d’entre nous dans son périmètre restreint et intime et qui refuse à ce jour de se faire expurger de ses vieux démons, de ses mensonges, de sa schizophrénie et de son dédoublement de personnalité.

Si le timbre « DRS » semble souvent utilisé comme soupape de secours pour clore un débat ou étiqueter à tort quelqu’un dont on veut se débarrasser à tout prix, c’est aussi une échappatoire pour celui qui au fond ne veut  rien savoir sur  la nature réelle du DRS, sur ses crimes et sa mainmise sur tous les espaces de vie de la société.

Peur, fuite en avant,cupidité, vanité, ignorance, mythe,   croyance populaire la plus éloignée possible de toute analyse politique et sociologique réelle, c’est paradoxalement parce que peu de gens connaissent le DRS qu’il leur est si facile de  se taxer les uns les autres d’ « agent » comme pour se donner bonne conscience par rapport à un système monstrueux qui subordonne de façon patente toute la société, et pas seulement ses « indic » officiels, les hauts cadres, ministres compris et députés qu’il tient par les fiches d’habilitation ou les intermédiaires dans les affaires de mœurs, de corruption et d’enrichissement.

Depuis le temps que nos journalistes et nos hommes politiques parlent du pouvoir, à ce jour personne n’a osé faire une présentation ne serait ce que succincte de l’appareil DRS et de l’étendue réelle de son pouvoir.
C’est la meilleure preuve que tous le craignent et donc connaissent sa véritable nature et sa capacité de nuisance.

Préférant se perdre dans les narrations et les polémiques autour du pouvoir ou des idéologies qui au fond ne se concurrencent et ne s’affrontent que pour courtiser les bons offices de ce même  pouvoir qui ne prends d’ailleurs plus la peine de recruter au sens propre du terme, tellement on se bouscule à ses portillons et on lui porte secours en s’acharnant à neutraliser toutes les dynamiques politiques, et ce,  par de fausses attaques anti-DRS.

Le système ratisse large mais ne s’éloigne jamais de sa souche mère, c’est pourquoi toute velléité émanant de la jeunesse où survivent les graines de vérité est tuée dans l’œuf. Le MALG ne se succède qu’à lui-même et nos militants les plus sincères savent que trop peu de personnalités sont réellement affranchies.
Ce lest que traîne toute une génération liée à l’OS et au 1er Novembre agit comme un aimant magnétique sur toute forme d’émancipation politique effective de la société.

Poussés dans leurs derniers retranchements, ils finissent tous par se protéger mutuellement tels de vieux copains dont les parcours, en apparence sont différents mais qui ont en commun une sorte de secret, un abominable crime commis contre ce peuple et cette nation dès 1958.

Etre du DRS est au fond une notion beaucoup plus complexe qu’une simple carte d’affiliation ou des accointances perverses et intéressées, c’est presque le péché originel de cette nation.

La presse et les partis politiques illustrent clairement l’effet « bleuite » mais vicié, où en effet le doute fatal s’était installé entre les membres du FLN du fait d’une haute manipulation des services secrets Français afin de déstabiliser l’appareil et surtout se débarrasser des meilleurs et des plus gênants (les instruits par exemple) par la voix « royale » d’une trahison montée de toute pièce, et le plus souvent par les véritables traîtres collaborateurs érigés en juges et bourreaux.

Cet effet est vicié dans le sens où les doutes et les accusations mutuelles entre militants ou journalistes ne sont nullement en général le fait d’une manipulation du DRS, cela supposerait d’ailleurs que le journalisme et l’opposition chez nous sont autonomes au sens noble du terme.

Les journaux ont dès le départ été avisés des règles du jeu et les patrons  qui ont refusé d’obéir à la censure et aux éditoriaux dictés ont très vite été éliminés, il suffisait d’actionner la machine financière des droits de presse ou alors carrément, passer à la liquidation physique (pour cela, les groupes terroristes d’officines ne manquaient pas).

Donc, lorsque des journalistes ou des militants font semblant de s’accuser d’appartenance au DRS, c’est tout simplement un rappel à l’ordre pour que ceux qui ont mangé dans les mains des dits services (ou de cette fameuse et redoutable sécurité militaire), logé dans leurs hôtels, voyagé dans leurs délégations, n’oublient pas les lignes rouges, toute idéologie tolérée confondue.

Si les journalistes et l’opposition voulaient réellement dénoncer le DRS, il y a longtemps que beaucoup de choses auraient avancé, à cela, on a clairement choisi de faire semblant d’orchestrer une guéguerre contre, tantôt les barbus, tantôt les laïques, tantôt les droits de l’hommistes quand ce n´est pas vers le voisin marocain ou une région du pays.

Tous ceux qui soutiennent l’administration Algérienne en appliquant aveuglément des directives, en acceptant le jeu de l’ascension sociale par les nominations par décrets, en dirigeant des journaux autorisés, en s’agitant pour ne pas dire en barbotant dans des partis accrédités ou figés, savent qu’ils sont les maillons d’une longue chaîne tenue par le DRS, et même s’ils n’ont jamais été directement approchés, ils se reconnaissent et s’identifient parfaitement comme des éléments zélés, domestiqués et soumis au système.


Nombre de lectures : 4694
22 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • radjef said
    9 mai 2011 at 11 h 18 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Yacine, bonjour. Le papier est dans son contexte. Il traduit l‘état d’esprit dans lequel vit aujourd’hui le pays. La crise de confiance a atteint toutes les couches de la société. Aucun algérien ne fait confiance à un autre. Pour pouvoir changer le régime en place, il faut rétablir la confiance et faire ancrer les traditions de solidarité dans la vie de tous les jours. Il faut que l’algérien retrouve sa sérénité et la confiance dans ses actes. L’Algérie a subi un violent traumatisme qui lui a fait perdre tous ses repères et toutes ses certitudes. Aujourd’hui, elle ne se reconnaît que dans le mensonge, l’imposture, la violence, l’égoïsme…Bien sur, il n’y a pas de contradictions dans le texte ; il y a ceux qui ont imposé depuis le mouvement nationaliste à ce jour le chuchotement comme mode de fonctionnement et que l’on peut qualifier de bourreaux et ceux qui pensent que le chuchotement va les propulser dans les plus hautes sphères de la société. Ceux là sont des victimes.
    Nous vivons ici en Algérie, dans les villages reculés du Djurdjura avec des paysans…




    0
  • ROUADJIA
    11 mai 2011 at 2 h 56 min - Reply

    A Said Radjef

    Said Radjef

    Si j’ai bien saisi le propos de Said Radjef, l’Etat algérien ou ce qu’il en reste, se réduirait au DRS, et que tous les fonctionnaires, tous les employés de l’administration civile et militaire, tous les « intellectuels organiques », et tous les journalistes « indépendants » ou « stipendiés », ainsi que tous les citoyens rattrapés par le syndrome des « chuchotements » et de la « bluite » obéissent à la logique de la peur et de la soumission servile à cette institution aussi bien redoutée que honnie de tous ou presque. Que par ailleurs tous les blocages, l’immobilisme, l’arbitraire, les déportations, les assassinats réels ou présumés, les manipulations et les intox dont a souffert et souffre encore le pays sont imputables au seul DRS. Mais d’où sort-il celui-ci ? Qui lui donne tant de pouvoir de régenter comme bon lui semble tous les aspects de la vie sociale, politique et économique et intellectuelle ? Qu’est-ce qui donne à ce DRS cette force tentaculaire, omniprésente et enveloppante, sur la société civile et politique ? Je me questionne plus que je ne donne de réponse tranchée.
    Mais j’ai quand bien même une petite opinion sur le sujet : il est vrai que nos services secrets avec leurs dénominations successives ( MALG, SM, DRS…) ont toujours fonctionné sur le mode de la peur, de l’espionite, du contrôle de la pensée et de la répression, de la chasse aux sorcières, et de l’étouffement de l’expression libre, autonome et indépendante. Il est vrai aussi que tous ces services se sont occupés plus à traquer les opposants nationaux, à disqualifier et à stigmatiser les luttes pour l’autonomie de la libre pensée qu’à faire de l’espionnage politique, culturel, économique et technologique auprès des pays étrangers au profit de la nation. Dans des pays civilisés, les services secrets ont des missions non seulement de protection des intérêts de la nation contre les tentations agressives ou nuisibles des puissances étrangères, mais aussi des missions de captation de savoir, de connaissances économiques, scientifiques, technologiques, voire même sociologiques et ethnologiques au profit de leurs nations.
    Or, nos services secrets- et nos ambassades à l’étranger le prouvent-, ne semblent guère assumer ces missions d’ espionnage et de captation de connaissances et de savoir-faire au profit du pays. Du moins : pas de manière efficace…Pour la plupart « pistonnés » ou cooptés, certains de nos diplomates et de nos services spéciaux « détachés » à l’étranger s’avèrent à l’observation peu motivés à servir leur pays, et ils se montrent surtout cruellement démunis, handicapés, en matière de communication, d’entregent, d’ouverture d’esprit sur l’autre…Ils regardent et vivent leurs « fonctions » d’agents ou de diplomates non pas comme une fonction sacrée ayant des objectifs nobles, nationaux et patriotiques au sens le moins chauvin du terme, comme une « carrière » !!!
    Espionner, traquer les nationaux pour leurs opinions, leur accoler des étiquettes stigmatisantes, les noircir, enfin, voilà qui relève encore de la quête de la « carrière », de la promotion…

    Cette mentalité, et la conduite qui en résulte n’est pas une invention du DRS, mais de la culture et de l’histoire nationales dont il faudrait décrypter les modes secrets de leur fonctionnement. Ce n’est pas le DRS qui a inventé l’opportunisme, la lâcheté, le suivisme, les beni-oui, l’autoritarisme, la servilité et la platitude, l’abaissement et les courbettes ; c’est l’héritage de la culture politique et populiste de l’Algérie pré et post-indépendance qui l’a enfanté. Se focaliser uniquement sur le DRS qui n’est que l’arbre qui cache la forêt, c’est présenter à ses lecteurs une image tronquée de la réalité qui est bien plus complexe qu’on ne l’imagine. Ce n’est pas défendre ou être « pro » ou « enchanté » par le DRS que de dire la vérité qui n’est belle que nuancée…
    C’est pourquoi, je ne partage point les avis de Said Radjef ni de ceux qui épousent ses convictions à propos du DRS. Ces avis, je les trouve excessifs, point nuancés, trop extrémistes et ne militent guère en faveur d’une analyse objective et objectivante.
    On peut critiquer certains éléments du DRS ou leurs chefs ; on peut légitiment s’interroger sur les responsables des massacres de Ben Talha et d’ailleurs durant la décennie noire, on peut se questionner sur quantité d’autres crimes ou bévues commis ça et là, mais on ne saurait imputer de manière globale de tels crimes à toute une institution …

    Ce DRS qui hante les imaginaires et provoque répulsion ou Panique chez certains serait-il plus redoutable, plus sanguinaire que les moukhabarates syriens, égyptiens, marocains, tunisiens du temps de Hosni Moubarek, de Hassan II et de Zine El Abidine Ben Ali ? Ce n’est pas pour disculper nos services secrets en faisant cette comparaison. C’est uniquement pour montrer une chose : notre DRS se révèle être un « agneau », un personnage « débonnaire » en comparaison avec les services secrets de ces pays « frères ».
    Monsieur Said Radjef, si vous étiez un citoyen de l’un de ces pays « frères », et que vous teniez les mêmes propos que vous écrivez à présent sur ce site relatifs au DRS, vous seriez appréhendé sur- le- champ et exécuté séance tenante ! En dépit de vos critiques acerbes, et les miennes aussi sur les colonnes de la presse nationale, contre le gouvernement, les ministres, les recteurs, les fonctionnaires, les juges, et même le DRS que vous mettez dans le collimateur, rien cependant ne vient ( du moins pour l’instant) nous inquiéter, vous et moi ! Personnellement, je n’ai jamais eu affaire à ce DRS, même si j’ai eu l’occasion d’en rencontrer quelques-uns, ici et ailleurs. On m’a jamais demandé ou suggéré de « me taire » ou de « travailler » avec eux pour répandre « chuchotement » ou « bluite ».

    A mon avis, il faut cesser ces délires qui consistent à voir dans ce DRS-là tous les maux, tous les blocages et tous les drames que vit l’Algérie. L’explication de tous ces facteurs résident ailleurs, même si le DRS constitue par ailleurs un des maillots essentiels de la chaine complexe, mais mitée, de ce système immobile, et comme sclérosé.
    L’obsession « DRS » favorise justement ces « chuchotements » et cette « bluite » dont tu parles. Cette hantise, cette obsession « DRS » achève de détourner l’attention sur le système en tant que « tout », en tant qu’ ensemble complexe composé de segments et de parties qui s’articulent et qui s’emboitement les unes dans les autres. Le vrai débat devrait porter non pas sur la partie, mais sur l’ensemble ; non pas sur les seuls services secrets, mais sur la nature profondément pervertie du « système », corrompu et corrupteur et qui empêche l’Etat de droit de se mettre d’aplomb, sur ses pieds et non sur sa tête !
    Tel est mon humble avis.




    0
  • Zineb Azouz
    11 mai 2011 at 18 h 50 min - Reply

    Cher Ahmed Rouadjia,

    J’ai bien lu ton commentaire et ne comprends toujours pas la portée de ta réaction quand à l’aspect obsessionnel orienté DRS qu’aurait suggéré le papier de Monsieur Radjef.

    Est-ce que à ce point essayer de décortiquer de près la « mécanique » du DRS , lequel, y compris de ton point de vue confisque tous les pouvoirs dans ce pays, relève de la névrose obsessionnelle ?

    Aller jusqu’à comparer les polices politiques du monde arabes et essayer de démontrer que selon une relation d’ordre non identifiée, la notre serait la plus douce est inadmissible cher Ahmed.

    Selon quelle courbe des supplices es-tu arrivé à cette conclusion ? Est-ce aux litres de sang versé, au nombre d’orphelins, au type de parties mutilées que nous allons enfin inaugurer le Hit Parade des geôliers du monde arabe ?

    As-tu fait une comparaison des richesses spoliées et pondérées au prorata de la population et des ressources du pays pour arriver à la conclusion que notre DRS est le plus mignon de tous, juste parce qu’il n’a pas encore tué Radjef ou Rouadjia ?

    As-tu fait une étude sur les fiches d’habilitation sans lesquelles AUCUN, je dis bien AUCUN poste de responsabilité n’est accordé ?

    Nous avons un MDN dont le budget est tenu secret, pour quel motif ?
    Suis-je en droit d’exiger une réponse ou serais-je taxée de femme à la curiosité orientée et anormalement braquée sur ce sujet ?

    Non il ne s’agit pas et ne s’agira JAMAIS dans ce débat sur le DRS d’imperfections, de dépassements ni de dérapages, cela rappelle trop les discours qui ont toujours drapé ce qui se pratique dans nos commissariats et qu’on a toujours impunément et gracieusement appelé des incidents dus à des interrogatoires musclés, des erreurs de manip. ou alors des problèmes de mauvaise communication, exactement comme ceux de la villa Suzini, des caves de nos suzerains et des hameaux sis 100 m de nos casernes.

    Le DRS n’est pas une institution, ce n’est pas la mairie du coin ou une équipe quelconque obéissant à un statut particulier ou à un organe souverain élu par le peuple.

    Le DRS, c’est lui la loi, le pouvoir effectif, celui qui détient l’exécutif et le législatif, que faut-il de plus ? qu’il érige un sphinx ou un phare à l’entrée du pays ?

    Je ne disculpe ni le rôle de la société tantôt complice par passivité, tantôt par complaisance et souvent par peur d’une répression féroce, mais encore une fois il faut comparer ce qui peut être comparable.

    Y a-t-il pire crime dans une société que la lobotomiser en tuant la réflexion, l’initiative et le dialogue ?
    La monopolisation économique corrompue et parasitaire, la pauvreté envahissante dans un pays qui regorge de richesses et la brutale et inouïe répression sont l’œuvre de ceux qui ont abusé de ce pays comme on abuse d’une captive trop riche.
    Et si ce n’est pas le DRS qui « dirige » le pays, alors, et avec tous mes respects, je te défie de me citer un SEUL responsable affranchi, nommé ou dégommé par un pouvoir civil légitime n’obéissent à aucune région militaire ou service du DRS.
    Si tu en trouves, je demanderai personnellement à SAG, notre ex premier ministre intronisé Harki de te répondre.
    Auquel cas, oui nous avons le droit d’être obsédés, polarisés et rongés par ces bourreaux responsables de nos malheurs, nos victimes, nos analphabètes, nos harragas, nos mercenaires, nos réserves de change, notre capitale assiégée et nos pays saccagés.
    Mais rassure toi, notre obsession ne nous détruira pas car elle est nourrie par le besoin de s’affranchir et non pas de détruire, c’est l’obsession des bourreaux à décapiter toutes les têtes et toutes les poches de résistance et de dignité qui finira par avoir raison d’eux, de cette haine et de ce besoin pathologique d’asservir et d’humilier tout ce qui bouge.

    Cordialement,
    ZA




    0
  • rak
    11 mai 2011 at 19 h 47 min - Reply

    Salam, azul, bsr les ami(e)s

    Mr Rouadjia qui ecumait les colonnes de LQA avant les revolutions arabes, apres une eclipse de 4 mois, revient cette semaine suite a la contribution de notre ami Radjef aussitot qu’il s’est agit du DRS, est ce une surprise?.
    Les archives de LQA pouvant en temoigner , si besoin, le fil conducteur et l’idée directrice en filigrane de toute les contributions de cet imminent professeur, sensé nous eclairer, est la defense du DRS.
    je parie chers amis que pour encore plus nous convaincre de l’angelisme du DRS, il sera tres bientot fait appel a un autre « mouthakef el kerch », Mohamed Chafik Mesbah pour ne pas le nommer, qui viendra lui aussi precher la bonne parole au sujet de notre bien aimée DRS.
    Ech Del aar aalikoum!! pas vous les soit disant intellos!
    toutes les justifications du monde ne saurai vous absoudre de votre travail de sape et d’alienation en faveur des bourreaux et du responsable de tout nos malheurs depuis 1957: MALG/SM/DRS
    Ellah yahdikoum ou yehdina

    Cordialement




    0
  • radjef said
    11 mai 2011 at 20 h 52 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. A Raoudjia, bonsoir. Comme vous pouvez le constatez tous mes papiers sont l’œuvre d’un travail collectif auquel sont associés sociologues, historiens, hommes politiques et jeunes universitaires. Vous connaissez beaucoup de monde parmi ces gens. Je suis surpris par le qualificatif « d’extrémiste » avec lequel vous nous accablez. Par ailleurs, à travers votre commentaire vous tentez de laver « du DRS » en expliquant que la situation que nous vivons aujourd’hui est le produit d’un ensemble. Si le DRS qui détient la totalité du pouvoir depuis plus d’un demi siècle n’est pas responsable de la faillite de l’Etat, vous devez en votre qualité de sociologue nous dire qui est responsable de nos malheurs. Les algériennes et les algériens n’ont pas faim. Ils ont un niveau de vie qui dépasse de loin une bonne partie des pays de l’Europe. En dépit de cette situation, ils n’arrêtent pas de s’immoler, de se suicider et de s’embarquer dans la « harga » Plus de 13000 mouvements de protestation ont été enregistrés depuis le début de l’année en cours. Le peuple algérien veut retrouver sa dignité et renoncer a cette obligation de mentir et de tricher qui est imposée à toutes et à tous. Selon vous qui a spolié le peuple de sa dignité en le forçant au mensonge, aux faux semblants, aux sales connivences, aux lâches complaisances et a renoncer à sa citoyenneté ? L’algérien ne souffre pas de la faim, du chômage et de la crise de logement. Il souffre de sa schizophrénie. Il veut guérir. Qui retarde sa guérison ? Je suis certain qu’en votre qualité de sociologue vous n’ignorez pas que trois algériens sur cinq sont des indicateurs à titre permanent pour le compte de la police politique. Que signifie pour vous cette situation ?




    0
  • Amar
    11 mai 2011 at 21 h 37 min - Reply

    Je m’incruste:
    l’histoire d’un Haggar,qui n’a pas faim du tout ou de l’arroseur arrosé pas tout à fait drôle.
    C’est devenu monnaie courante,dès qu’on ressent un besoin d’argent on recourt toujours à la même solution.Les coupeurs de routes ont réglé leurs problèmes par la solution de facilité largement à leur portée,car constituant le créneau où les forces de l’ordre n’aiment pas trop y mettre le nez.Elles ne font regarder en laissant faire.
    A défaut d’être Harrag et affronter les mers pour arriver à des destinations incertaines,on s’improvise donc Haggar.Quelques pneus suffisent et une route est vite coupée.Comme toutes nos routes,la RN12 est devenue un piège à cons,une fois vous y êtes engouffré,vous n’avez plus les moyens d’en sortir,murets de séparation des voies obligent.
    Le téléphone portable aidant,nos Haggars de voyous,sous couvert de quelques prétendants au pré-emploi à qui nos bureaucrates ne s’empressent pas de régler leur minable dû,vont se positionner en animateurs-vedettes du grand bal des coupeurs de routes comme en ce dimanche 08/05/2011.Les pneus sont vite enflammés ,l’épaisse fumée noire commence à peine à se dégager que l’autoroute est déja engorgée de véhicules.Et nos animateurs de bal commencent:quelques femmes voient leur chaine arrachée,des chauffeurs impotents sont rackettés,100DA par là,200 DA par-ci ,et le pactole commence à gonfler.Les gendarmes postés au loin, admirent le spectacle.
    Les CNS ne sont arrivés de Reghaia que 3 ou 4 heures après.Faut dire qu’ils sont rapides,ceux-là,mais à d’autres tâches ,pas pour secourir la population.Ils sont finalement parvenus à débloquer la situation et soulager les victimes de ce calvaire.
    Le lendemain,rebelote!
    Un groupe de 10 à 15 personnes commence à se former au même endroit.
    Un Haggar zélé arrête le premier véhicule venu .Droit de passage:1000 DA et que ça saute.
    Le bonhomme met la main sous son veston et sort un gros calibre qu’il pointe au nez du Haggar:répète donc ce que tu as dit!
    Le Haggar fait dans son froc et saute par dessus le muret de sécurité pour s’enfuir.Un véhicule en sens inverse le percute et l’envoie 3 mètres en l’air.Il se relève et reprend sa fuite,mais un autre véhicule,venant à vite allure le heurte et le tue sur place.
    Ses amis ,voyant le manège se dispersent dans tous les sens et vident les lieux en 30 secondes. L’inconnu à l’origine du drame est toujours inconnu.
    Moralité de l’histoire:quand on veut faire le barbouze il ne faut jamais s’attaquer à plus fort que soi.Ciblez toujours les personnes âgées et les bonnes femmes.N’approchez jamais les colosses du pouvoir ou de la sécurité civile,surtout quand ils sont dotés de gros matériel dissuasif.
    Aujourd’hui ,j’ai emprunté la même route.La circulation était fluide avec un calme rassurant,et quelque part un silence d’enterrement.




    0
  • aquerado
    12 mai 2011 at 20 h 03 min - Reply

    Salam,
    @mr Amar, le fait divers que vous venez de reveler est tres significatif, je pense ,de la situation rendue complexe et confuse par les tenants du pouvoir en imposant cette dictature inique. Tenebres sur tenebres, injustices sur injustices on peut comprendre l’etat d’ame de cette jeunesse et meme des vieux d’en finir avec leur vie. Notre Prophete nous a predis cette situation, dans le sens que viendra un jour ou le vivant enviera la place du mort. Qui aurait imagine un jour que les musulmans se suicideraient en si grand nombre? tout ceci provenant d’un vol slandaleux de leur independance par une bande de malfrats imbus de leur personne pensant detenir la lumiere et la verite qu’ils voulaient faire rayonner sur l’ Algerie meurtrie. Foutaise! Apres 50 ans de rapines et de larcins le bilan est catastrophique, les jeunes ont adoptes ces techniques venant du sommet rendant la vie infernale a tous les Algeriens sans exception. En fait on assiste a un suicide collectif que les gens du pouvoir entretiennent, au pire accentue pour garder leurs mefaits sous le boisseau le maximum de temps possible. Mais rien ne dure, actuellement tout se fissure et le roi est nu. Meme l’armee ne peut plus faire grand chose, si ce n’est a assister a la mort lente de leur bebe. Que faire? Les aspirations du peuple sont de voir l’elaboration d’une republique saine se construire sous leurs yeux et participer activement a celle ci afin de sortir de ce marasme quasi paralysant. Pour se qui est du gamin que certains s’empresseraient de lui cracher dessus pour avoir harcele ces automobilistes, je pense qu’il est une victime et meme un « martyr » de cette situation qu’ont provoque ces « colosses du pouvoir » comme vous le dites si bien. On est aucunement dans un etat de droit c’est la loi du plus fort qui reigne. Omar ibn Khatab que DIEU soit satisfait de lui n’a jamais coupe la main d’un etre humain qui avait vole parce qu’il avait faim ou etait malade. Le jour ou il en sera autrement je serai le premier a applaudir son chatiment.




    0
  • Adel
    13 mai 2011 at 17 h 22 min - Reply

    Il est vrai qu’en observant les Algériens dans leur pays aujourd’hui, on ne verrait que bassesse, servilité, mauvaise foi, tricherie, mensonge, etc., et ce à tous les niveaux. Le peuple algérien et gravement atteint par un mal que je ne saurais identifier avec précision. J’avais 8 ans à l’indépendance et j’ai donc assisté à la lente mais inexorable décomposition de la société algérienne. J’ai connu celle de mes grands-parents, dans laquelle l’Algérien était travailleur, économe jusqu’à la parcimonie, respectueux des lois et de la communauté. J’ai vu cet Algérien se dégrader au fil des ans jusqu’à devenir ce qu’il est aujourd’hui, un être déboussolé et dévastateur.

    Qui est responsable de cette néfaste évolution?

    L’honorable Dr Rouadjia sait certainement qui a dirigé l’Algérie depuis l’indépendance et de quelle manière. Il sait qui a fait et défait les constitutions, les systèmes économiques, les lois et les règlements de toutes sortes. De Ben Bella à boutef, il sait comment les «présidents» algériens sont arrivés au pouvoir. Il sait sur qui ou quoi ils se sont appuyés pour gouverner.

    S’il a vécu dans la même Algérie que moi, alors il sait sans aucun doute que notre mal, tout notre mal vient de la tête. Et cette tête, c’est l’Armée, dont le DRS est devenu depuis 92 l’organe le plus important.

    Le système algérien est le reflet de la culture militaire algérienne, médiocre, brutale, faite de hogra et de servilité. Cette culture a été implantée dans la société algérienne et rares sont ceux qui ont pu y échapper, car elle se trouve partout.

    Il ne pourra y avoir de véritable «guérison» dans notre pays tant que cette culture n’est pas éradiquée et tant que ceux qui en sont les concepteurs et qui la «perfectionnent» ne sont pas neutralisés.

    L’honorable Dr Rouadjia parle de la liberté qu’ont les Algériens de critiquer le DRS. Vivant en Algérie, il n’ignore certainement pas que cela fait partie des «améliorations» que les cerveaux du DRS on apportées à leur système pervers : donner la possibilité aux gens de critiquer en maintenant tout sous étroite surveillance, comme lorsqu’on laisse des enfants jouer dans une cour où tout est balisé et où des surveillants les ont constamment à l’œil. L’honorable Dr Rouadjia n’ignore certainement pas que lorsque les choses sérieuses sont en jeu (les élections, par exemple), nul écart n’est permis. A-t-il jamais vu de réels débats à l’Unique entre des représentants du pouvoir et des représentants de la véritable opposition (pas celle du pouvoir)? Le Dr Sidhoum pourra-t-il un jour s’exprimer à l’ENTV?

    Les hommes du DRS sont partout. La décennie 90 a permis, à l’ombre du «terrorisme» et de l’état d’urgence, de mettre en place un maillage très serré qui emprisonne le pays et l’empêche de respirer. Bien sûr, le DRS est en perte de vitesse et sa fin approche. Il a épuisé toutes ses ressources maléfiques et ses méthodes ont été éventées. Cela a été possible parce que des hommes et des femmes comme notre ami Saïd Radjef et ses prédécesseurs (Samraoui, etc.) ont osé aborder ce sujet tabou.

    Les jours du DRS sont comptés, mais le mal qu’il a fait à la société algérienne et au pays ne sera pas facile à réparer. Il faudra au moins une génération.




    0
  • Mahieddine Lachref
    13 mai 2011 at 19 h 07 min - Reply

    Bonjour tout le monde.
    Je pense que, concernant le papier de Said Radjef, il est plus question de lever le voile sur les responsabilités des partis politiques et des élites algériennes dans la « décomposition de la société » que de tirer sur le DRS. Donc, si M. Rouadjia a raison lorsque il dit que tous les maux de l’Algérie n’incombent pas au DRS, ce qui est par ailleurs vrai, celui-ci a lourdement tort d’accuser Said Radjef d’extrémiste. Il faut que l’on s’explique les choses: lorsque on écrit un papier, on cible forcément un public potentiel, et, au risque de me tromper, je crois que le papier de Said Radjef est destiné en premier lieu aux responsables des parti politiques et aux intellectuels « indépendants », qui, conscienment ou inconsciement, continuent à jouer le jeu du DRS et à donner davantage de sens à la culture de la suspiscion que celui-ci, c’est-à-dire, le DRS, essaie de promouvoir au sein de la société.
    Fraternellement
    M.L




    0
  • Sharif Hussein
    14 mai 2011 at 0 h 55 min - Reply

    C’est dificile et peut-etre injuste de faire une comparaison pour établir une sorte de hièrarchie de l’horreur entre la répression menée par le makhzen et celle menée par la DRS contre leurs opposants réspectifs.
    Néamoins,certaines données peuvent nous aider à en faire une idée plus précise.En voilà quelques unes:

    -L’instance équité et réconcilation(IER) chargée par l’Etat marocain de traiter le dossier des victimes des années de plomb sous le régne de Hassan-2( une période de 30 ans de 1960 jusqu’à 1999),a reçu et examiné environ 5000(cinqmille) dossiers de ces memes victimes ou de leurs ayant droits.
    Parmis ces 5000 dossiers,dont des cas d’incarcération arbitraire,torture…..ect,le cas des victimes de disparition forcée qui etaient au nombre de 1000(mille) environ fut le plus douloureux.L’IER, en conclusion de plusieurs années de travail et d' »invéstigations » et avec l’aide des pouvoirs public,a réussi à découvrir et réveler le sort de ces victimes à l’exception de 6 ou 5 cas dont celui, le plus médiatisé,de M.Benberka.
    L’IER a pu ainsi reconstitué le calvaire de chaque victime arrivant jusqu’aux fosses communes et autres tombes secrètes pour exhumer les corps et les livrer à leurs familles(aprés examen de l’ADN) qui ont pu donner une digne sépulture à leurs chers et faire leurs deuils.
    les uns et les autres,furent ainsi réhabiltés,rétablis dans leurs droits et indemnisés.

    Il est à signaler tout de meme que dans cette expérience mahkzeniène qui se voulait d’équité et de réconciliation,les bourreaux,eux,n’ont pas été inquiètés.

    Donc on peut dire que sur une période de 30 ans,la répression du makhzen s’est soldée par un bilan d’environ 5000 victimes dont environ 1000 cas de disparition forcée.

    -Pour le cas de l’Algérie,il n’ya pas de recensement fiable pour pouvoir avancer des chiffres crédibles.Néamoins,plusieurs intervenants dans le domaine des droits de l’homme en Algérie,avancent avec insistance le chiffre apocalyptique de 250 000(deux cents cinquante milles) morts,et 20000 cas de disparition forcée en plus d’un million de déplacés,et ce pour la seule décénnie noire(1992-2000).Le DRS a donc réussi la prousse macabre de faire 60 fois plus de victimes que le makhzen en trois fois moins de temps.Sacré agneau quand-meme.
    Des victimes de l’incarcération arbitraire,de la torture et d’autres abus,on en parle meme pas,personne n’avance des chiffres,tellement leur cas semble marginal au milieu de tant d’horreur.
    Et pour boucler la boucle notre personnage débonnaire,a nié aux victime,tous droits de réclamer justice et réparation,par la force de la loi dite de réconciliation nationale.

    Je pense qu’à partir de ses données quoique aproximatives dans le cas de l’Algérie,on peut esquisser un début de comparaison,chacun selon son échelle de l’horreur;exercice à éviter pour les ames sensibles.




    0
  • NEDJMA
    14 mai 2011 at 20 h 44 min - Reply

    L’armée le pouvoir n’est pas là?
    DRS L’injustice n’est pas?

    Ça y est aprés le billet ,un sociologue ni organique ni de service nous fait un RECADRAGE socio-politique;Le MAL DRS ce n’est pas mal,il faut être bien naif ou bien PRÉVENU pour y croire.

    La honte del’Etat-DRS, le courage de tous ceux qui LE DÉNONCENT ne peut que l’affaiblir.

    Les choses se gâtent les navires arabes coulent de toutes parts,le système DRS, LE RÉGIME DRS, L’ETAT DRS,la dictature militaire,l’Etat policier
    sortons-en et au plus vite, à nous de le montrer à nous d’imposer l’avenir que nous voulons.




    0
  • Rouadjia
    14 mai 2011 at 22 h 02 min - Reply

    Bonsoir à tous

    Je vous ai tous bien lu et bien compris aussi les différentes réactions, toutes légitimes par ailleurs, dès lors même que je ne partage pas certains points de vue émis ça et là. Etant en ce moment absorbé par mille choses, je ne manquerai pas de répondre à tous ceux et à celles qui se sont indignés vertueusement contre ma démarche intellectuelle réputée à tort et à travers comme étant une défense déguisée du DRS…Une précision s’impose : je n’ai pas pas taxé Redjaf d’extrémiste, j’ai seulement dit que l’extrémisme de la pensée en général, tout comme le réductionnisme et la globalisation sont dangereuse et improductives pour ceux qui en usent et abusent. Que, pour nuancer, j’ai dit que le DRS n’est qu’un des arbres qui cache la grande foret compliquée et complexe de l’Algérie menée à la hussarde par une poignée d’individus qui aiment plus leurs intérêts, leurs poches, que leur propre nation. Le DRS n’en est que l’un des garants des intérêts de ces corrompus et corrupteurs de l’Etat; mais il est cependant loin d’être l’unique, bien qu’il puisse placer des hommes d’après le fameux « rapport d’habilitation ». D’ailleurs qui dit « habilitation » dit tout bonnement aptitude à obéir aux ordres et aux règles du jeu qui président à toutes les formes de perversions morales, éthiques et intellectuelles de la nation. Oui, je suis contre l’extrémisme d’où qu’il vient, de gauche comme de droite, et surtout ennemi invétéré du réductionnisme et de l’amalgame qui sont cause de nos malentendus.
    Merci de bien comprendre où je veux en venir….foin de guerre froide inutile ou d’anathèmes!




    0
  • Bladi
    15 mai 2011 at 1 h 03 min - Reply

    A Mr Rouadjia, Sans cette secte sanguinaire nommé DRS nous n’aurons besoin que de 5 ans max pour rétablir l’espoir et l’ordre. Les harkis du system auront une deuxième fois droit à faire un choix comme en 62, rester en Algérie et travailler pour l’Algérie ou bien rejoindre leurs maitres « suivez mon regard ». Le mal et tout le mal est dans cette DRS qu’il faut extraire telle une tumeur maligne.




    0
  • radjef said
    15 mai 2011 at 12 h 20 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Dr A Raoudjia, bonjour. Je n’ai jamais douté de votre engagement intellectuel ni de votre sincerité. J’ai de l’admiration pour vous.Cela dit, en Algérie, il n’y a qu’un seul et même pouvoir depuis le 1er novembre 1954 à ce jour, celui de l’armée.Au fait, il n’y a jamais eu de pouvoirs successifs dans notre pays. Ceux qui le disent et l’ecrivent sont malhonnêtes ou bien sont dses ignorants qui ne connaissent rien de l’histoire de leur pays. Celles et ceux qui ont tenté de se dresser contre ce pouvoir ont été toutes et tous broyés. Le dernier en date Med Boudiaf à vouloir retablir l’ordre politique et citoyen, à été froidement executé par la junte au pouvoir. La politique est une chose tres precieuse pour qu’elle soit confiée aux militaires, disait un dirigeant anglais. Il faut empêcher l’armée d’asseoir son pouvoir financier, prevenait un général américain alors president des USA.Ces deux messieurs savaient ce qu’ils disaient. En Algérie, nous avons des élites qui exhortent l’armé&e à s’impliquer davantage dans la vie politique comme si les tragédies des années précedentes n’etaient d’aucun enseignement. Nous avons encore des dirigeants politiques qui ne savent pas encore ce qu’ils veulent. Certains, offusqués, m’ont demandé pourquoi je tire tout le temps à boulets rouges sur l’armée, en arguant qu’au sein de cette institution il existe des volontés sinceres et patriotiques. Et d’ajouter: »nous allons demander à ces volontés de sauver la republique et la democratie ». De quelle menace, l’armée va t-elle sauver donc la republique et la democratie? Les camarades qui me demandent de ne plus ecrire des choses méchantes sur l’armée et le passé, n’hesitent pas cependant de qualifier Me A Yahia Abdenour qui demandait à ces mêmes volontés militaires d’intervenir pour mettre un terme au regne de Bouteflika, de pushiste petit bourgeois…




    0
  • ROUADJIA
    21 mai 2011 at 3 h 50 min - Reply

    A propos du DRS…

    Bonsoir cher (es)s compatriotes,

    Un certains intervenant, voire plusieurs intervenants de ce site insinuent, que si je suis revenu à la charge, après une longue éclipse, pour débattre du « DRS », c’est que je pactiserais avec lui secrètement. En un mot, je prendrais sa défense contre ses détracteurs sous les dehors d’une approche « académique ». Je ménagerais en quelque sorte la chèvre et le choux ! Erreur d’appréciation, mes concitoyens !
    Pour lever toute ambigüités à ce propos, et être transparent à moi-même, je me dois de signaler à tous ceux qui seraient rattrapés par le syndrome du doute et de la suspicion, que je ne suis pas revenu spontanément, comme les fois précédentes, débattre au sujet du DRS, dans ce site, mais à la demande fort amicale de mon compatriote, Said Redjef, qui m’avait sollicité, suite à un coup de fil reçu de lui, de prendre part à ce débat qui lui tient tant à cœur. Ce n’est pas que le débat sur le DRS soit inintéressant ou marginal, mais c’est parce que j’en ai assez dit à son propos que j’ai hésité un instant sur l’attitude à prendre vis-à-vis de cette invite. Comme j’ai décelé, à travers la voix téléphonique de Said Radjef, un accent sincère d’un homme engagé, et fortement préoccupé par les perspectives politiques bouchées du pays auquel il témoigne un amour certain, je me suis résolu de prendre part au débat qu’il a suscité ici par son article qu’il consacré ci-dessus à cette institution-le DRS- dont il conteste la légitimité.
    Une autre précision s’impose : je n’ai jamais rencontré Saïd Redjef, mais je souhaiterais volontiers faire « physiquement » sa connaissance, car ses écrits, même si je ne les partage pas entièrement, ne me laissent guère indifférent.
    Passons maintenant au fond des choses : Le DRS, objet de contestation et de rejet de la part des uns, et de sympathies « serviles » ou asservies par les autres. D’après le sondage de notre ami Redjaf, ce DRS bénéficie malgré tout d’une certaine audience de la part de bon nombre d’Algériens dont les « oreilles » lui capteraient tous les courants ou les tendances dissidentes de la société civile. S’adressant directement à moi, Radjef écrit : «Je suis certain qu’en votre qualité de sociologue vous n’ignorez pas que trois algériens sur cinq sont des indicateurs à titre permanent pour le compte de la police politique. Que signifie pour vous cette situation ? ». J’ignore ce chiffre, mais s’il s’avère qu’il existe 3 algériens sur 5 faisant office d’ « indicateurs » au profit du DRS, c’est que celui-ci a le vent en poupe, et qu’il bénéficie d’une solide assise sociale, et plus large encore qu’on ne le croyait. Ou bien ce chiffre souligne que la majorité des Algériens sont si lâches qu’ils accepteraient les servitudes et la soumission…
    Dans les deux cas, l’imputation récurrente de nos « malheurs », de notre sevrage de démocratie, de liberté et de justice, au seul DRS, ne résiste pas à l’analyse. Même si ce DRS participe de notre étouffement, et surtout de la reproduction indéfinie de l’incompétence à travers les fameux « rapports d’habilitation » qui ont pour objet essentiel de propulser à la tête des institutions stratégiques de l’Etat tous les hommes qui ne brillent pas par leur intelligence ou leur probité éthique ( sauf exception), mais uniquement par leur docilité manifeste, il n’en reste pas moins que le DRS n’est qu’un instrument, certes essentiel, parmi tant d’autres, d’un « système politique » dont les réseaux et les ramifications entrelacés dépassent les volontés individuelles et collectives de ses composantes humaines. Je pourrai dire sans me contredire qu’au sein et parmi les hommes de cette institution, il en est beaucoup qui sont compétents et honnêtes, mais qui font cependant des choses… à leur corps défendant ; autrement dit, contraints et forcés…
    Si changement il devrait y avoir, il ne devrait pas concerner seulement la refonte de cette police politique, dont l’existence ne relève pas, il est vrai d’une fiction, mais toucher tous les secteurs de l’Etat ( système éducatif,administration, justice, police…), changement qui devrait également affecter l’univers mental et intellectuel de la société civile qui demeure encore largement tributaire d’une conception fataliste où la résignation l’emporte sur l’esprit critique ou rationnel. En outre nos hommes politiques ( Hauts Cadres, Ministres, etc.) ne sont pas, pour la plupart, des hommes indépendants d’esprit, mais complètement hétéronomes, et ce trait de conduite se manifeste de manière éclatante à travers leur gestes et attitudes marqués au coin de l’obséquiosité et de l’éloge systématique de Sa Majesté Le Prince régnant de l’heure… C’est ce profil d’hommes à l’échine courbée et c’est ce type de société « traditionnelle » ou « archaïque » qui donnent corps et âme à cette police politique et lui permet d’enserrer tout le corps social entre ses étaux…Le DRS ne fait qu’exploiter et gérer un état de fait. Il ne tombe pas du Ciel. Il sort directement des entrailles de la société algérienne, de son histoire, de sa culture et de ses mœurs politiques, hérités du passé et dont le présent ne fait que perpétuer les réflexes et les méthodes.
    Redjef dit:« Les algériennes et les algériens n’ont pas faim. Ils ont un niveau de vie qui dépasse de loin une bonne partie des pays de l’Europe ». Puis, il ajoute plus loin que : « L’algérien ne souffre pas de la faim, du chômage et de la crise de logement. Il souffre de sa schizophrénie. Il veut guérir ». « ils n’arrêtent pas de s’immoler, de se suicider et de s’embarquer dans la « harga ». Cela n’est pas exact. Je pense qu’une bonne partie de nos compatriotes souffre justement de ces maux indiqués. Ils sont bien réels, et les minimiser, serait faire une mauvaise appréciation de l’état de la nation. Mais nos concitoyens ne souffrent pas uniquement de ces besoins purement matériels ; ils souffrent aussi de la soif de justice, de liberté de penser, de liberté d’initiative, d’agir et d’entreprendre. Ils souffrent aussi de la dévalorisation et de la marginalisation des compétences vraies, de la promotion rampante de la médiocrité, de la justice à deux vitesses, de la hogra érigée en un système de gouvernement ; de la corruption tentaculaire et de l’immunité dont bénéficient les corrompus et les corrupteurs protégés… Pire que la faim, la crise du logement et le chômage, l’injustice, l’intolérance, le manque du débat politique, animé et contradictoire, ainsi l’étouffement de certaines libertés, voilà qui figure en somme parmi les sources de nos malheurs actuels. Les ingrédients de la révolte, l’irruption soudaine et imprévue des explosions de violence ne proviennent pas forcément de la faim proprement dite, mais métaphoriquement de la faim de la justice et de la liberté ! Nier ces données, c’est faire preuve d’une analyse superficielle de la réalité du monde social et politique.
    Enfin, peut-on dire que tous ces « maux » nous proviennent de ce « DRS » tant stigmatisé ? Peut-on affirmer qu’en éliminant celui-ci, l’Etat changerait de nature et la République algérienne deviendrait plus « démocratique » qu’elle ne l’est aujourd’hui ? Comment envisagez-vous, intervenants de ce site, pour mettre hors d’état de nuire ce DRS présumé « malfaisant » ? Par quoi le remplacer ? Allez-vous éliminer aussi, au passage, les TROIS INDICATEURS ALGERIENS SUR CINQ passés à son service ? Cela ferait beaucoup de monde à « détruire » pour que la société algérienne gangrenée par le mal de la corruption économique et morale soit assainie ! Cela ne risque-il pas de nous conduire vers une guerre civile, sanglante, fratricide ?
    Je ne peux pas vous suivre, compatriotes, sur cette pente dangereuse. Moi, ce que je veux, c’est une rénovation du DRS, de la justice, de l’administration, de la culture par des moyens pacifiques, non violentes ; par la critique rationnelle, mesurée, sévère et sans ménagements ni complaisances.
    Voilà ma réponse à tous ceux qui me soupçonnent de compromission avec le DRS !
    Merci de votre compréhension.




    0
  • ahmed
    21 mai 2011 at 8 h 43 min - Reply

    L’Algérie est malade à tous les niveaux et le DRS est un des principaux symptômes de cette maladie . Ce n’est pas le DRS,qui demande aux algériens de conduire comme ils le font ni de stationner n’importe comment . Le DRS,n’a jamais demandé aux enseignants d’exiger que nos enfants de six ans entrent dans les toilettes avec le pied gauche .Sachant à peine faire la différence entre la gauche et la droite et mettant du temps pour retrouver le bon pied, ils finissent par uriner dans leurs pantalons . L’Algérie nouvelle a besoin de dissoudre le DRS pour le remplacer par des services d’espionnage et de contre espionnage,soumis au contrôle d’une commission parlementaire . Les réformes ne s’arrêteront pas là,elles toucheront tous les secteurs car le bilan est catastrophique .




    0
  • Ammisaid
    22 mai 2011 at 9 h 46 min - Reply

    Nous sommes tous et toutes coincés dans toile d’araignée même ceux et celles qui sont ailleurs en exil, lointain ou proche. Ceux et celles qui se débattent, qui résistent et qui gigotent sont aussi pris dans les mailles solides et puissants de la toile. Ceux et celles qui pensent, qui réfléchissent, qui écrivent et proposent des solutions aussi. Ceux et celles qui vivent à l’aise et qui souffrent aussi. Ceux et celles qui prient et qui appèlent Dieu au secours et ceux qui boivent et fument pour échapper aux mailles qui les enserrent aussi. Ceux et celles qui se suicident, qui s’immolent, qui tentent le diable par la met et

    s’engouffrent dans les abysses profonds de la folie aussi. Ceux et celles qui attendent, qui patientent et s’isolent dans un silence résigné la tête pleine de vérités aussi. Ceux qui s’agitent, qui se révoltent, qui hurlent, qui éructent et cassent aussi. Ceux et celles qui tabassent, qui torturent, qui humilient et qui se sentent parfois obligés de tuer aussi. Ceux et celles qui partent et qui reviennent et ensuite qui repartent et qui reviennent ou pas aussi. Ceux et celles qui volent, qui violent, qui fraudent, qui usurpent, qui mentent et qui
    sont payés à ne rien faire aussi. Ceux et celles qui subissent la misère, les deuils, les

    souffrances physiques et morales, les malheurs et les terreurs aussi. Ceux et celles qui disent la vérité, qui agissent avec sincérité et qui refusent de participer à la tragédie aussi. Ceux et celles qui profitent de cette tragédie pour manger, danser, acheter, voyager, dormir et se produire aussi. Ceux et celles qui ne trouvent personne pour se marier, travailler, se loger et exister à deux et puis à trois…aussi. Ceux et celles qui vivent dans des palais, dans des villas luxueuses et qui circulent sur des voitures puissantes et spacieuses aussi. Ceux et celles qui vivent dehors ou dans des gourbis aussi. Ceux qui ne

    font tout et sui ont tout et ceux qui font tout mais qui n’ont rien aussi. Celui qui a assassiné et celui qui est assassiné aussi. Ceux et celles qui croupissent dans des prisons pour avoir fait une broutille et ceux et celles qui font des actes graves et qui jouissent d’une impunité totale aussi.
    Le bourreau et la victime !
    La suite est fort bien connu et tout est mille fois dit et répété partout dans les foyers. Tout le monde sait qui est qui mais il faut toujours chercher du côté où il n’y a rien à trouver.
    Maintenant, faut-il changer l’araignée où détruire les fils qu’elle a tissé et ceux et celles qui y sont coincés ?
    Ou attendre un tsunami qui détruira l’araignée, les fils qu’elle a tissé et tout ceux et toutes celles qui y sont coincés ?
    Ou faut-il supplier l’araignée de tisser des fils un peu plus légers pour que tous et toutes nous puissions Respirer et se mettre enfin à construire un état de droit où tout le monde sera respecté?
    Ceux et celles qui savent quoi faire doivent le dire à ceux qui ne savent comment sortir de cette impasse où nous sommes coincés.
    Mais, au fait qui refuse tout changement qui va nous emmener vers la liberté, la dignité, la justice et pourquoi la prospérité pour tous et pour toutes et selon les mérites des uns et des autres?
    Toujours la question qui refuse….et qui dit oui ….??????????????????????????????




    0
  • Anissi Djalloul
    22 mai 2011 at 10 h 45 min - Reply

    Le hanach devient une zerzoumia ou un ver de terre si on arrive à faire un etat de droit.Le hnech n’est qu’un fils du peuple algerien est ne fait sauf ce que lui ont fait apprit ses parents, sa famille et son entourage.Alors le mal est parmi nous , avant de juger les autres il faut commencé par banir l’idée de hanech de notre tete et puis combattre les hanechs de la sociéte par le savoir ; le savoir faire et le savoir etre et non par le bla bla.La vrais vie libre c’est des actes de bien faisance qui refletent réellement le savoir faire du citoyens et c’est des comportements de bien se conduire dans la société qui retracent la vrais pensé de l’algerien qui veut du bien à son pays et son peuple; ce n’est pas par des slogants creux qui ne font qu’enrichir le lexique de la langue du bois que nous en avons marre de ces conséquences néfastes à la morale , au moral et au savoir surtout des sois disants intellectuels .




    0
  • ahmed
    22 mai 2011 at 19 h 05 min - Reply

    Il y a des peuples qui ont opté pour la discipline et ont en fait leur cadre de vie,c’est le cas des pays occidentaux ainsi que le Japon et dernièrement des pays comme la Corée et la chine . Il y a d’autres peuples qui ont associé avec beaucoup de réussite la discipline et la malice ou la ruse . Ces peuple sont moins industrialisés mais réussissent bien particulièrement dans le domaines des affaires,nous citons les libanais et les juifs . La société algérienne, malheureusement a fait de la malice et de la ruse,sa seule devise tout en déclarant la guerre à toute forme de discipline . Nos relations sur les lieux du travail,dans la rue,à la mosquée et même entre conjoints sont basées sur la malice et la ruse .L’absence de discipline associé à cette excès de malice,bloque notre société qui est traversée par des tentions qui n’existent nul part ailleurs .
    Cette malice diminuée de toute discipline,touche notre pays à tous les niveaux et le DRS,n’échappe pas à cette règle surtout dans des sociétés où le port d’armes est synonyme de courage et de supériorité .
    L’Algérie malade de sa malice,a besoin de réformes profondes . Il est clair,qu’il faut dissoudre rapidement le DRS pour le remplacer par des services au service du peuple et non pas contre le peuple .Un grand chantier nous attend,l’école,l’identité nationale,des réformes politiques,sociales et économiques sont nécessaires . La malice a montré ses limites,un minimum de discipline nous fera beaucoup de bien .




    0
  • Larbi Anti-DRS
    22 mai 2011 at 22 h 11 min - Reply

    Le mal qui ronge l’Algérie c’est l’inexistance de la séparation des pouvoirs. Cela est due a l’absence du multipartisme, qui est lui meme est due a la presence d’une dictature pur et dure. Cette dictature est protégé et renforce’ par ceux qui détiennent les armes, qui allouent les contracts de pétroles et gas et gerent les finances du pays comme s’il s’agit d’un butin de guerre. Cela sont les militaries et les services secrets qui ne sont qu’un service de gardiennage et nettoyage. Donc le DRS Algérien est un service de tueurs et d’assassins qui eu le droit jusqu’a maintenant d’assassiner 250 000 Algériens et Algériennes et de détruire l’avenir de tous les autres pseudo-vivants.
    Comme ont dit « Kama Toudin Toudan »: Les fils de Belayat et d’un Petit mesquin surnommer générale qui n’ont meme pas su éduques leurs enfants, comment peuvent-ils pointer la direction à suivre a tout un peuple? Comment peuvent-ils en plus forcer leurs presence dans les spheres de decisions par des coups d’etats et par la force des armes. C’est pour que la coke, heroine et crack font ravagent en Algérie, c’est cela l’avenir qu’ils imaginent pour les enfants d’un pays martyrs.




    0
  • radjef said
    23 mai 2011 at 19 h 49 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. A Raoudjia, bonsoir. Je salue l’homme sincère et honnête que vous êtes. La situation que je décris dans le présent article ne date pas d’aujourd’hui, elle remonte au mouvement nationaliste. Celle ci s’est exacerbée durant la guerre de libération avec ce qu’on appelle la « bleuite » L’armée gère tout. Toutes les décisions qui ont engagé le destin de la nation, ont été l’œuvre des militaires et seulement des militaires. C’est cette situation à l’origine de la faillite de la classe politique, que les élites algériennes refusent de montrer du doigt. Nous avons des partis qui passent leur temps à s’entredévorer entre eux comme des reptiles et qui refusent d’engager le vrai combat pour la restauration de l’ordre citoyen, politique et intellectuel…Non Mr Raoudjia, le peuple n’a pas faim ; le peuple manque de liberté, d’éducation et de citoyenneté…Sinon comment expliquer qu’un village de l’arrière Djurdjura avec à peine 12000 âmes puisse compter plus de 60 boucheries, 40 bars, un parc automobile qui fait le double d’un grand arrondissement parisien, des habitants qui font leur marché de la même manière qu’on le fait à Paris, New York, Berne, Madrid, Rome et Londres ? Bien sur, il y a toutes ces fausses notabilités, ces âmes parvenues et boiteuses sorties dont on ne sait où et que la providence a portées accidentellement aux devants de la scène, qui brouillent et parasitent tout sur leur passage, d’autant plus vrai la crédulité du peuple est immense… Mais cela ne doit pas tromper un intellectuel de votre race. Vous ne pouvez pas arrondir les angles sur certaines questions.




    0
  • SID ALI
    23 mai 2011 at 22 h 00 min - Reply

    Cher radjef said , sur 12000 âmes que vous citez combien ont un job, un salaire, un logement décent une perspective, etc… etc…Est-ce que ceux sont TOUS ces 12000 âmes qui « font leur marché de la même manière qu’on le fait à Paris, New York, Berne, Madrid, Rome et Londres » ?




    0
  • Congrès du Changement Démocratique