Édition du
22 July 2017

Chaos et renaissance

Par Sadouki.K

L’avènement, au lendemain de l’indépendance, d’un régime autoproclamé de type militaire en provenance d’Oujda(Maroc) a entrainé progressivement l’Algérie dans le marasme et le chaos. Ayant émergé furtivement par l’entremise d’une agressivité au détriment d’une société ayant défié le colonialisme pour, finalement, lui  asséner le coup fatal. Depuis 1962, les politiciens du chaos ressassent le même discours, affichent le même style de laideur, la même agressivité pour gouverner par la force et  sans partage. Certains gouvernants quittent la scène plusieurs années pour réapparaître  avec le même air et il se montre en face du peuple, sans la moindre pudeur « Si tu n’as pas honte fais ce que bon te semble ». Cette sentence nous fait deviner le résultat de celui qui persiste dans ses actes impropres, car en fin de compte, ce qui l’attend c’est le chaos et entrainant toute la société dans son sillage. L’Algérie, une nation prospère si son idéal n’avait pas été battu en brèche, au lendemain de l’indépendance, par un clan venu de l’extérieur et s’imposant par la force. C’est le groupement de base du chaos auquel est parvenue notre société aujourd’hui.

Le règne de l’incompétence

Le régime en place n’a pas favorisé l’émergence de la connaissance pour développer le comportement rationnel des algériens et leur permettre de construire les soubassements d’une société organisée et prospère défiant le mythe de la rente pétrolière. Tout ce qui se montre favorable à l’ordre, à la critique constructive est brimé, humilié et réduit à l’indigence. Seuls les hommes du pouvoir réfléchissent et sont capables de le faire. D’une autre façon c’est l’antithèse de la connaissance qui est encouragée, promue et félicitée. Cette situation chaotique repose sur la rente pétrolière (sans contrôle populaire) qui permet au régime de se maintenir et de récompenser ses fidèles et les clientèles de soutien. Seul le médiocre, et le laid est « politisable », c’est-à-dire admis dans la cour du régime en place. Même quand un pseudo-intellectuel tourne autour c’est pour servir de plume pour les analphabètes qui détiennent le pouvoir. Ce manque de cohérence ou de communication entre celui qui décide et celui qui pense entraîne la « folie » dans tous les projets qui sont lancés et dont certains restent à l’état chaotique, parce que déviés en cours de route par les malfrats (profiteurs du système chaotique) qui gravitent autour du régime et qui sont sa seule force d’être. Car selon une loi biologique, la ressemblance donne l’accroissement. « Quand les responsabilités sont confiées à des incompétents, attends-toi au chaos ». Le comble du chaos c’est que cette situation se perpétue, et ces mêmes incompétents, quand le chaos est décrié par quelques uns d’avertis, se mettent soit à montrer du doigt l’ennemi extérieur qui veut, disent-ils, semer le chaos, soit verser dans la rhétorique politicarde pour retourner le sens des évènements (suivre Ouyahia).

Le népotisme

Cette tendance chaotique se manifeste dans les tous les échelons du corps social et surtout à certains hautes fonctions de l’Etat. En dehors de ma région ou de mon clan tu meurs. Et si tu veux survivre contentes toi de ce que je veux bien te donner. On jette de cette façon le Peuple dans des situations chaotiques ou parfois aucune issue n’apparait à l’horizon. Les journaux nationaux ont rapporté l’information de 16 ministres issus d’une même région. Comment peut-on manquer de pudeur pour favoriser un tel chaos. De cette sorte les hautes fonctions sont du domaine de la « réserve familiale » et inscrites au patrimoine des dignitaires du chaos. Même un individu rare doté d’une grande intelligence capable de redonner espoir à ce pays, n’a aucune chance de passer. S’il lui arrive de passer, en sauveur de dernier ressort, comme le cas de Boudiaf, s’il n’accepte pas de se conformer à la règle du chaos il est éliminé sans état d’âme. Cette règle est généralisée dans tous les domaines de la vie sociale. Certains universitaires n’ont pu trouver de travail depuis des années pour faute de népotisme.

La fuite de responsabilité sociale

Elle se caractérise par l’absence de l’Etat dans la fourniture d’aide aux nécessiteux qui se trouvent dans une situation chaotique, car notre valeur suprême, la solidarité, a disparu la scène face à l’individualisme outrancier. On pensait que le colonialisme et la situation chaotique que vivait le peuple algérien pour survivre était révolue, mais, en fait, elle a empiré. En effet, depuis les réformes des années 90 dictées par le FMI, il n’y a plus de classe moyenne, les membres de la caste au pouvoir, grâce à leurs appuis et leur infiltration dans les rouages de l’Etat deviennent de plus en plus riches, avec une arrogance jamais égalée. Le pauvre, dans notre   société est de plus en plus pauvre et aucune couverture sociale ni réseau de solidarité ne sont là pour le rassurer. Il doit accepter son sort de « damné de la terre » et le régime n’a aucune pitié pour lui, car toutes les tentatives d’aide sociale officielle sont déjouées par les malfrats qui ont trouvé leur lieu de naissance dans la société chaotique. L’éducation vers le sommet est réservée pour ceux qui ont en les moyens. Les logements sont inaccessibles désormais. Le peuple travailleur doit se contenter d’habitat précaire, s’il lui arrive à se frayer une place dans les villes qui étouffent. On lui promet d’éradiquer ces habitations. Comment un pays pauvre (en dehors des recettes pétrolières) et chaotique comme l’Algérie peut il éradiquer cet habitat précaire qui a pris une dimension incommensurable face à une démographie galopante et des réseaux chaotiques. Les canaux de logement sont réservés pour les clientèles et leurs « pourvoyeurs » en tchipa. En matière de santé le peuple est mal soigné quand il arrive à trouver l’endroit et les moyens de le faire. Les dignitaires du chaos eux se soignent, même à l’état d’agonie, dans les pays occidentaux, sans foi ni loi, croyant échapper aux mains de Dieu qui décide quand et du lieu. Les nouveaux riches accentuent leur arrogance, quand il n’est pas permis d’équiper tous les hôpitaux publics de moyens adéquats pour soigner dignement les algériens dans leur pays.

La disparition de la confiance

Le peuple réduit à une situation chaotique ne croit plus en ses gouvernants. La perte de confiance se manifeste dans tous les actes quotidiens. Tous les algériens se mettent à parler politique (traduisant leurs soucis quotidiens) et n’ont pas de représentants élus démocratiquement. Ils ont compris que le chemin du vote ne mène à rien de sérieux, et les gouvernants persistent dans leur « code génétique » hérité de l’ère coloniale pour pratiquer la fraude de masse à chaque rendez-vous électoral. La confiance s’est effritée au fil des années, et aujourd’hui elle est réduite à un taux zéro, sauf pour les zélateurs du régime chaotique. Combien de promesses faites à ce peuple et qui n’ont jamais été tenues. Quand le socle sur lequel est bâtie la confiance se brise, un peuple devient réfractaire et le régime chaotique n’a d’autres alternatives que d’accentuer le chaos par la répression. L’état sécuritaire dure depuis 20 ans et il ne vient pas à l’idée de le supprimer (sauf sur pression de l’Occident), parce que la confiance a disparu : le régime chaotique lui aussi ne fait pas confiance au peuple. « Celui qui nous trompe n’est pas des nôtres ». Le peuple sait qu’il a été trompé en 1962. Ces dirigeants venus d’ailleurs ont été dévoilés avec le temps, même si tous les symboles de la Révolution ont été utilisés pour cacher leur vraie identité. Comment peut on diriger un pays, lui imposer des lois unilatérales, quand on porte une double nationalité, et quand ses enfants sont à l’abri à l’Etranger. La différence entre un « harrag » et un fils d’un dignitaire du chaos, c’est que tous les deux ont fui le pays : le premier avec des moyens chaotiques (il n’avait pas d’autres choix) a tronqué la mal-vie pour rechercher une place dans un monde meilleur. Le second aidé par son proche évoluant dans les rouages du régime chaotique, a tronqué sa belle vie pour se cacher ailleurs en gaspillant l’argent mal acquis. Un jour de 1995 un haut cadre du Ministère des finances que j’ai croisé sur mon chemin me déclara froidement « je suis sur le point de partir au Canada ». J’ai rétorqué comment quelqu’un de ton âge (58 ans) peut-il envisager une telle alternative. Il me répond « j’envoie d’abord mon fils, ensuite je le rejoins. Et il ajoute « si on ouvre les frontières tout le peuple va s’en aller, et le suivront les chiens et les chats ». Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire, chaque fois que je me remémore cette métaphore tragi-comique. Peut-être a-t-il vu juste. Il n’est pas utile, dans cette modeste contribution, de débattre des implications de ces écueils sur les autres catégories économico-sociales de notre société telle la misère économique, la déconfiture culturelle, les dérives de la justice, la corruption dans les rouages de l’Etat (rapporté par la presse) l’insécurité avec la montée du banditisme  qui est le produit des inégalités, la misère matérielle et intellectuelle, el hogra, l’arrogance, l’intolérance, une enfance et des mères divorcées livrés à la rue sans protection, un manque de vision pour l’avenir du Peuple, une jeunesse sans repères, une vie d’enfer dans les grandes villes après l’invasion rurale forcée, etc. Quand acceptera-t-on de rendre l’âme à ce Peuple meurtri par 132 ans de colonialisme impitoyable. Une famille algérienne normalement constituée ne réclame rien d’autres que de vivre dignement et satisfaire les différents besoins fondamentaux : se vêtir, se nourrir, se loger et apprendre, par l’école, à vivre dans une société communautaire fondée sur la solidarité et la citoyenneté. Il est toujours temps pour redonner espoir à un peuple, il suffit de se repentir et le peuple pardonne. Alors il restera ensuite à instaurer de véritables mécanismes démocratiques pour que l’Algérie vive et se développe. Quand on bâtit sur du chaos tôt ou tard ce chaos vous rattrape parce qu’on ne peut récolter qu’une société chaotique. L’histoire qui se déroule sous nos yeux, démontre qu’il y a une limite à tout, les plus farouches des dictateurs ne peuvent tenir éternellement quand ils se croient au dessus de tout. On a vu la Tunisie, on a vu l’Egypte, quels vaillants Peuples. Les autres Peuples arabes sont sur la ligne du changement. Le Peuple  algérien a mené sa révolution en octobre 1988 pour un changement démocratique véritable, en payant un lourd tribut. Sa revendication légitime : qu’on lui restitue ses acquis légitimes. Halte à la souffrance et à la guerre civile. Le pouvoir a balayé d’un seul trait l’avènement d’une ère démocratique, en noyant dans l’œuf les germes de la démocratie arrachée après un sursaut révolutionnaire, inconnu jusque là dans les pays arabes. Ces derniers vont prendre une longueur sur nous grâce à une jeunesse éclairée et avide de démocratie et de liberté. La Renaissance de la société algérienne en particulier, et celle de la société arabe en général est en marche. Le pouvoir s’entête encore dans son régime policier ridicule, mais sa disparition  n’est qu’une question de temps.

SADOUKI.K


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27 Commentaires sur cet article

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  • zaftoualaft
    12 mai 2011 at 19 h 34 min - Reply

    that is the question.
    1- Une révolution générale contre le régime, et on s’en débarrassera, mais il faut accepter de sacrifier sa vie, ne pas avoir peur de mourir pour une juste cause.
    2- une révolution des officiers de l’armée, qui sont intègres, compétents et aspirent au changement pour le bien de la société.
    3- Une pression internationale pour amener les dirigeants à passer la main aux nouvelles générations (tout est possible).
    4- une décomposition endogène du système par pourrissement (mais cela arrivera lorsque les ressources financières se tariront).
    5- Rabbi yehdihoum, le pouvoir se retire sur la pointe des pieds et cède les clefs de la cité à un conseil national de transition.




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  • hakimM
    13 mai 2011 at 3 h 04 min - Reply

    @Zaftoualaft
    4) La yahdi elleh adhalimin, ——- éliminé
    3) Quand les poules auront des dents —- éliminé
    2) Sans appuie du peuple qui sort en masse, ils ont les mains liées——- peu probable sans 1)
    1)C’est la vraie et unique solution viable qui peut entrainer la solution 2), mais il faut courage+sacrifice+solidarité+altruisme+perspicacité.

    Mais, sincèrement, mon intuition me dit que la solution 2) aura lieu….




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  • Reduane
    13 mai 2011 at 12 h 33 min - Reply

    A Hakim M.et Zaftoualaft:
    Numéro 2-Le pays du rêve est le seul qui mérite d’être habité(Jean jacques Russeau).l’armée est un corps uni.Une tribu soudée.Alors de ce côté-là,il n’y a rien, à mon avis, à attendre.Numéro 1? Seul Allah le sait.Mais j’ai un doute.Après les massacres des année 90,le ressort est cassé.Mais vu l’expérience de l’Égypte et surtout la Tunisie,Tout est possible. Salutations




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  • Ferhane
    14 mai 2011 at 11 h 20 min - Reply

    M,Sadouki:
    vous dites: »il suffit de se repentir et le peuple pardonne ».Se repentir par rapport à quoi.Les milliers de morts et 8200 disparus ne comptent .Le pouvoir reconnait être à l’origine des ces diparus. Le DRS en est responsable.Doit-on pardonner, selon vous?




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  • ferhane
    14 mai 2011 at 17 h 19 min - Reply

    cet article décrit le chaos.Quand on finit de le lire on est K.O.Mais après avoir repris nos esprits on en arrive à la conclusion que M.Sadouki exagère.Il mélange les cas personnels(illustrés par la photo) et les problèmes politques et sociaux.Mr.Sadouki oublie les réalisations positives de M.Bouteflika:La réconciliation nationale, la fin pratiquement du terrorisme,la reconnaissance de l’Algérie comme puissance financière et surtout, il ne faut pas l’oublier, la construction prochaine à Alger, de la plus grande mosquée du monde.Ensuite M.Sadouki, vous parlez de démocratie? Vivre comme les Européens ou les Américains:La femme qui dirige l’homme…c’est cela que vous voulez voir s’installer dans notre pays? exposez-nous votre conception de la démocratie.Les problèmes, on les connait.Ce régime est pourri, on le sait.Passons à la deuxième étape.Quelle type de société voulez-vous et quelle démocratie, sachant que la démocratie et l’islam ne peuvent pas cohabiter.salutations




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  • sadouki
    14 mai 2011 at 23 h 25 min - Reply

    Redouane
    Pour faire disparaître un désordre, il faut se révolter soit violemment soit par la non violence pour clamer son refus de vivre dans la dictature et la répression. Les choses n’ont pas la même teneur qu’en octobre 1988 où la crise a accéléré le processus et sous la contagion de l’ordre mondial (dépérissement de l’ordre socialiste). Chez nous on finira inéluctablement par subir le mouvement venant des pays arabes, les ressources financières permettent l’accalmie provisoire mais tôt ou tard le mouvement s’accélérera, car le régime est devenu un corps étranger collé au corps social qui aspire à une vie avec plus de liberté et de justice.




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  • sadouki
    14 mai 2011 at 23 h 44 min - Reply

    @Ferhane
    Je pense que lorsqu’on pardonne c’est mieux que de tenir rancœur et gâcher une vie à se morphondre. Si les dirigeants de la tragédie acceptent de se repentir, de rendre les clés de la cité, et de demander pardon aux familles des victimes ces dernières finiront par pardonner. Ces coupables finiront enfin par reconnaître leurs crimes, et c’est ce qui compte. El Touba est admise dans notre religion et seul Dieu les punira. La tragédie algérienne, de la guerre civile, devra être écrite par les historiens et enseigner à l’école pour qu’il n’y est plus de répétition à travers l’histoire. Je compatis à la douleur des familles algériennes, moi-même j’ai été touché durant la Révolution en perdant mon père, assassiné sous les tortures et porté disparu.
    Pour les réalisations positives, il faut laisser les experts s’exprimer sur le bilan, mais en l’absence de contrôle populaire on peut raconter toutes les merveilles du monde. Tout ce que vous citez comme réalisation c’est pour glorifier votre président.
    Pour la démocratie, quant à sa compatibilité avec l’Islam lisez le grand penseur algérien Malek Bennabi « Islam et démocratie, il vous explique magistralement l’essence de la démocratie dans l’Islam.




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  • sadouki
    14 mai 2011 at 23 h 47 min - Reply

    @Ferhane
    Pour vous donner mes convictions sur le modèle de société que j’approuve, je suis en parfaite concordance avec les idées de Mr. Ferhat ABBES, lisez son livre testament « demain se lèvera le jour ».




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  • Ferhane
    15 mai 2011 at 12 h 33 min - Reply

    A Sadouki:Vous parlez de pardonner.et vous utilisez le mot touba, de la religion musulmane.Mr.Sadouki, il y’a une grande différence entre pardonner à quelqu’un qui a commis un vol ou un fait mineur qui nous a bléssé.ça ce n’est rien.Mais là, il est question de 200 000 morts de 8500 disparus,ce dernier chiffre est admis par le pouvoir lui-même et vous pensez qu’on doit pardonner.Non.Non.Je ne suis pas d’accord.L’argentine a condamné les coupables de disparition.A mon avis, on ne doit pas pardonner.On doit juger et condamner les coupables de crimes que ce soit des membres du pouvoir ou des groupes armés.Vous dites:Votre père est mort pendant la révolution.Rebbi yarahmou.Est-ce que vous pardonnez aux Français ou pensez-vous que la France doit se repentir pour les crimes commis en Algérie?
    Salutations




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  • Lyes
    15 mai 2011 at 14 h 08 min - Reply

    L’analyse de Mr.Sadouki combiné le religieux et le politique.Ferhat Abbas s’intéresssait essentiellement au politique.malek bennabi a essayé de combiner les deux.Ali Belhadj disait que la démocratie est Kofr.Il y’a deux mondes le religieux et le politique.l’islam vise à bâtir la société des croyants et la démocratie la société des citoyens.L’islam comme pratique individuelle mérite un grand respect mais comme modèle politique doit être refusé et rejeté.La religion est une affaire privée, doit être une affaire privée.L’imam et les religieux ne doivent pas s’occuper de politique.Sinon,Mr.sadouki doit montrer carrément ses cartes:dire que son but est de construire la société des croyants, une société religieuse à la saoudienne…




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  • sadouki
    16 mai 2011 at 0 h 17 min - Reply

    @ Ferhanne
    Brièvement, je pardonne à la France si elle se repentit sur les crimes qu’elle a commis en Algérie. Je pardonne au Pouvoir algérien pour les crimes commis durant la décennie noire si les coupables se repentissent. Ensuite s’il y a des juridictions qui veulent les poursuivre ce n’est plus mon problème.




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  • sadouki
    16 mai 2011 at 0 h 18 min - Reply

    @ Liès
    Il faut un débat d’experts pour définir les convergences entre démocratie et Islam. Pour moi la démocratie selon les principes de l’Islam c’est la tolérance inter-communautaire, la liberté d’expression constructive, la justice sociale, la protection de la veuve et de l’orphelin, le mérite selon les capacités de chacun (le respect de l’échelle sociale) l’ordre social rigoureux, la représentativité de tous les couches sociales au conseil consultatif etc. Pour vous il y a deux mondes le politique et le religieux, pour moi il y a osmose entre le politique et le religieux si on veut bâtir une société avec une morale (qaderni oua qadrak), sinon crac-boum le matérialisme avec son chapelett d’immoralité, el hogra, les passe droits etc. Vous parlez d’une société religieuse à la saoudienne, qu’est ce que c’est. Moi je vis en Algérie, je connais l’Islam de Ben Badis (rahimahou Allah). Pour vous préciser la pensée de Ferhat Abbès sur l’Islam et démocratie lisez son dernier livre testament (demain se lèvera le jour ». Avant de lancer des supputations sur des auteurs d’articles, commencer d’abord par appliquer le premier principe de l’Islam « Lis ».




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  • Liès
    16 mai 2011 at 17 h 00 min - Reply

    A Mr.Sadouki:Vous dites <>.Donc soyez musulman.Et ceux qui ne veulent pas etre musulmans?quel sera leur sort dans votre société musulmane?ceux qui ne font pas le ramadhan, quel sera leur sort?Est-ce que votre société musulmane acceptera les non-croyants, les chrétens, les bouddistes, les Juifs,etc…?Peuvent-ils construire des églises, des synagogues, des temples, etc?Salutations




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  • Ferhane
    16 mai 2011 at 17 h 09 min - Reply

    Mr.Sadouki:vous dites »Lis ».Vous oubliez un autre mot important de la vie aujourd’hui:Apprends.Apprends des autres peuples, de l’Amérique de sa philosophie du bonheur, de la réussite,de l’esprit de l’inistiative, apprends de l’Amérique pour faire comme elle:inventer, créer, construire le bonheur,faire avancer la médecine et la science,l’énomie, etc… apprends,Algérien, de l’Amèrique pour t’ouvrir l’esprit et aller vers les autres peuples.Etes-vous d’accord avec ce programme Mr.Sadouki?




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  • sadouki
    16 mai 2011 at 18 h 57 min - Reply

    @ Liès
    Celui qui ne veut pas être musulman, il sera compagnon du diable ce n’est pas mon problème. Il n’y a pas de violence en Islam, tel qu’on me l’a appris. Pour le reste c’est la consultation populaire qui le décidera. Les religions n’ont connu la véritable cohabitation, dans la tolérance, qu’à l’âge d’or de l’Andalussia. Le monde aujourd’hui a perdu la citoyenneté et a balance dans l’identitaire où chaque communauté essaye de se réfugier. Même chez nous en Algérie nous visons cette fracture. L’Algérie de la Révolution était une, aujourd’hui elle est multiple.




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  • sadouki
    16 mai 2011 at 18 h 59 min - Reply

    @Ferhane
    Si vous lisez sans apprendre c’est un non sens. Méditez ces paroles du Prophète « quémande la Science, même s’il faut aller la chercher en chine ». Pourquoi vous prenez l’Amérique comme exemple : c’est le berceau de la destruction humaine, la science sans conscience, un développement prodigieux de la technologie sans moralité. Apprends pour faire vivre tes enfants dans le bonheur et non pour copier aveuglément l’Amérique. Moi j’aime les films westerns américains, ça calme l’esprit et à la fin le shérif triomphe toujours.




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  • Ferhane
    17 mai 2011 at 0 h 17 min - Reply

    Mr.Sadouki:
    vous dites »copier aveuglément l’Amérique ».Le Japon a copié l’Amérique est il est devenu une grande puissance.La chine aussi.Dans le passé nous,Amazighs, avons copié les Arabes et nous avons adopté l’islam.Pourquoi, je ne copierai pas les Américains pour que mon pays soit une terre ou il fera bon vivre, un pays donnant à tous les citoyens le nécessaire(logement,travail,santé,éducation),une terre leur permettant de ne pas s’exiler(il existe 7 millions d’ALgériens en exil),une terre ou comme l’Amérique,les enfants sont élevés dans de bonnes conditions ou la justice n’est pas un mot vide de sens.Est-ce que vous suivez l’affaire de Dominique strauss-kahn, le patron du FMI(organisme que vous citez dans votre texte)qui vient d’être inculpé pour viol:Savez-vous qui a porté plainte conte ce puissant patron du FMI qu’on présentait comme le futur président de la France,sachez que c’est une femme de chambre et tenez-vous bien immigrante originaire d’afrique, du Ghana.Voilà la grandeur de l’Amérique, cher Mr.Sadouki.sortez de votre schéma du passé arabo-islamo-andalous du Hna-hna, Koun-na-koun-na.Voyez-vous à travers ce que vous êtes, ce que notre pays est:Un petit pays de 34 millions d’habitants qui a tout à apprendre, surtout de la grande Amérique, de l’angleterre, de l’Allemagne ou de la Scandinavie ou des Asiatiques(je ne cite ni les France, ni l’Espagne, ni l’Italie, à cause du passé colonial).Et pour conclure:copier l’Amérique Ntaâ-oujahna.Je souhaite vivement que l’on puisse le faire.l’Amérique ne nous impose rien.On prend d’elle ce qui nous mène vers le chemin du bonheur, de la prospérité et de la liberté:La démocratie…Salutations




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  • Ferhane
    17 mai 2011 at 10 h 39 min - Reply

    Mr.Sadouki:
    Vous vous contredisez.Vous souhaitez dans votre texte un »changement démocratique »et de l’autre vous rejetez ceux qui ne sont pas musulmans en les traitant de  »compagnons de diable ».Le mot démocratie implique l’acceptation de l’Autre quelle que soit sa différence.Le fait de le qualifier de diable traduit de votre part un rejet.Donc, vous ne souhaitez pas une démocratie mais l’avènement d’une société théocratique.Vous voulez changer notre autocratie actuelle portant un uniforme de militaires par une autocratie portant un burnous et une barbe teinte au Henna.2)-Vous n’avez pas répondu à ma question:doit-on accepter dans votre société des religions différentes ou non?Pour finir,Mr.Sadouki:L’Amérique n’est pas le berceau de la destruction humaine,C’est le berceau de la civilisation qui bâtit, fait avancer la science,ouvre ses portes aux gens de tous les pays, respecte les religions, les différences,protège les individus contre l’abus de pouvoir,Pour preuve:Le directeur du FMI(organisme que vous citez dans votre texte vient d’être arrêté pour viol après une plainte,savez-vous de qui?Une femme de chambre et de surcroit immigrante et en plus, tenez-vous bien:Une femme originaire d’Afrique noire, le Ghana…Salutations.Merci de répondre à mes questions.J’ai noté que vous esquivez les questions en donnant des références d’auteurs.C’est votre opinion que je veux et non pas celle de Ferhat Abbas ou Malek Bennabi




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  • sadouki
    17 mai 2011 at 19 h 20 min - Reply

    @ Ferhane
    Je ne rejette rien, et je vous répète ceux qui ne sont pas musulmans c’est leur affaire, même s’ils veulent côtoyer le diable, et ils devront défendre leur point de vue dans un cadre démocratique. Si la majorité les approuve tant mieux, sinon ils ne doivent pas nous dominer avec leurs valeurs qui consistent à mimer les pseudo-valeurs occidentales à l’aveuglette. Les normes sociales, conformes à la démocratie et aux principes islamiques (congrès de la Soumam) doivent être respectées par tous si on veut bâtir une société juste et libre. Je n’ai pas la prétention de changer l’autocratie actuelle par une autre, c’est le Peuple qui décide de ses gouvernants, selon son niveau culturel et politique. Vous défendez l’Amérique, comme si vous étiez un patriote de ce pays. Vous oubliez que Bush a tué 700.000 Irakiens en une seule nuit. Vous me parlez de DSK, qu’est ce que j’en ai à foutre, et ça prouve quoi le fait qu’il ait été arrêté par les Américains. Savez vous que le frère de Bush a géré une banque qu’il a détourné 300 millions de dollars, et comme punition : entendu par une commission (même pas par un tribunal) pour conclure qu’il était jeune et qu’il n’avait assez de maturité pour la gestion, et qu’il n’a rendu aucun sou. Je respecte Mrs. Malek Bennabi, et Ferhat ABBES deux grands gentlemens de l’Algérie et leurs pensées me conviennent parfaitement pour les intégrer dans mes opinions personnelles. Goethe « philosophe allemand » qui admirait notre Prophète vous résume notre religion : « tout ce que vous faite de bien vous êtes en Islam ». Notre Prophète a dit le meilleur de vous c’est celui qui est utile pour les autres. Stop et fin




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  • Amar
    17 mai 2011 at 20 h 31 min - Reply

    « Vous oubliez que Bush a tué 700.000 Irakiens en une seule nuit »
    Que c’est énorme.Rien que le nombre de zéros fait peur.Plus c’est gros,et mieux ça passe.




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  • Ferhane
    17 mai 2011 at 21 h 54 min - Reply

    A Sadouki et Amar:
    Comme disait Voltaire »Il faut cultiver son jardin »et moi mon jardin c’est mon pays l’Algérie.J’évalue la relation de l’Algérie et de l’Amérique, directement.Savez-vous que Robert Kennedy, le frère du président jhon Kennedy (1960-1968) a visité l’Algérie en 1963.Savez-vous que la place d’El Biar depuis cette visite porte le nom de son frère, le président jhon Kennedy,Savez-vous Pourquoi?Vous le saurez en lisant le texte suivant et en lisant tous les autres textes portant sur John kennedy et l’algérie (google.com)
    ——————————————-
    KENNEDY PARLE DE L’ALGERIE -Le 2 JUILLET 1957.
    Au SENAT AMERICAIN….

    Le 2 JUILLET 1957 s’ouvre au sénat américain un débat sur l’ALGERIE.Un projetderésolution introduit par lesénateur du Massachussets JOHN FITZGERALD KENNEDY fait grand bruit. »Le jeune sénateur invite ni plus ; ni moins,Le président des ETATS UNIS, le général EISENHOWWER et le secrétaire d’ETAT JOHN FOSTER DULLES à user de toute leur influence, pour mettre fin à la guerre d’ALGERIE.De façon que soient reconnues la personnalité et l’Indépendance algériennes »Pour KENNEDY l’ALGERIE a cessé d’être un problème français.
    Les représentants du FRONT de LIBERATION NATIONALE à new YORK avaient pris contact avec le jeune sénateur ils avaient bien étudié le monde politique américain ils avaient une tactique « faire ;parler du problème algérien et ne pas faire peur »(Kennedy et l’ALgérie,
    google.com)

    Sadouki et Amar:Vous lutterez plus efficacement pour le progrès de votre pays si vous vous recentrez sur lui et d’arrêtez de fondre votre personnalité en dehors de celui-ci.Soyez Algérien avant tout et après tout.Salutations




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  • Liès
    17 mai 2011 at 23 h 26 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    MISE AU POINT IMPORTANTE

    @ amis internautes
    @ Sadouki

    Ce Liès qui donne la réplique à @ Sadouki n’est pas Liès Asfour.

    C’est peut-être une erreur au départ, qui s’est transformée en imposture méchante et tendancieuse, par la suite.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




    0
  • M.J.
    17 mai 2011 at 23 h 48 min - Reply

    A celui qui usurpe le pseudo de @Liès.
    Je sais pertinemment bien que l’admin pourra confirmer que l’adresse IP de celui ci ne provient pas de la même ville que celle de notre ami @Liès dont l’honnéteté intellectuelle n’est plus à démontrer sur ce site, malgré les divergences que j’ai eues et que j’ai avec lui. La piété quelle que soit sa base et dans quelque religion qu’elle se manifeste commande de se montrer honnête et d’éviter le mensonge et les manipulations.

    Si donc cet usurpateur croit servir l’islam ou la chrétienneté de cette façon, je lui dis simplement qu’il fait erreur.

    Si maintenant ce pseudo est celui d’un autre @Liès qui se joint à nous, qu’il veuille se démarquer et signer par @liès2 pour ne pas induire les lecteurs à le prendre pour le premier @Liès et à s’expliquer d’abord.
    Salutations.




    0
  • Ferhane
    18 mai 2011 at 11 h 41 min - Reply

    A Sadouki et Amar:
    correction:la phrase de Voltaire est »Chacun doit cultiver son jardin ».La vox populi(Le peuple) algérienne traduit cette philosophie en faiant référence à Djeha:ton village brule lui a-t-on dit.Réponse de Djeha:l’important est que ma maison soit épargnée.Ta maison brule, lui a-t-on-annoncé.Réponse de Djeha:L’important est que ma personne soit épargnée.Vous cmprenez:Qu’on s’occupe des autres contrées du monde et de leurs problèmes,c’est acceptable,pourquoi pas.Mais que cela devienne une obsession est une maladie grave.Car cela nous fait oublier notre vécu,cela nous détache de nous occuper de nous et de notre pays.L’Irak et autres, je laisse cela aux autres,aux gens concernés.s et je m’occupe de mon Algérie.Et puis à bas Bush et vive l’Algérie et vive l’Amérique




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  • Amar
    18 mai 2011 at 13 h 05 min - Reply

    @Ferhane
    Je ne sais si ma petite phrase a été bien comprise ,mais je ne fais que réfuter le chiffre avancé par @Sadouki.
    Vous associez mon nom à celui de M.Sadouki alors que j’exprime un avis tout à fait contraire au sien.
    C’est bien triste ya Si Ferhane!




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  • sadouki
    18 mai 2011 at 13 h 31 min - Reply

    @Ferhane
    bravo, bravo, bien recentré. L’Algérie c’est notre problème, un point c’est tout. L’Amérique c’est pour les films cow boys.
    Salutations




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  • Ferhane
    18 mai 2011 at 16 h 56 min - Reply

    A Amar:
    désolé mais je n’ai pas saisi la subltilité « highclass’ de ta phrase.Mais y’en a marre de ces gens qui sont toujours en train de nous faire naviguer loin de notre réalité,de notre espace:L’Algérie.Notre problème,notre vie, notre souffle, c’est l’Algérie.Alors sortons de cette maladie qui a envahi notre esprit qui est de toujours amener les discussions en dehors de l’Algérie et ce, quand le débat porte sur notre pays.Alors, parlons de l’algérie.salutations




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  • Congrès du Changement Démocratique