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26 July 2017

La «juge» qui fait parler d’elle à Staouéli

ACTUALITÉ

EN ATTENDANT LA DÉCISION DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE DE CHÉRAGA
La «juge» qui fait parler d’elle à Staouéli
L’Expression 08 Mai 2011

L’abus de pouvoir, depuis que l’homme existe, est l’accoucheuse véritable de l’Histoire.

Quelquefois, il suffit d’une étincelle pour allumer un grand incendie. Les pyromanes en sont persuadés. Rappelons-nous l’histoire de cette policière qui, dans un excès de zèle, a giflé un jeune chômeur, marchand de fruits et légumes de son état. Cela se passait dans une localité chez nos voisins tunisiens, à Sidi Bouzid.
La victime s’est immolée par le feu. Son nom a fait le tour de la planète. Il s’appelait Mohamed Bouazizi. La gifle de la policière a provoqué la… révolution dans plusieurs pays arabes. L’abus de pouvoir, depuis que l’homme existe, est l’accoucheuse véritable de l’Histoire.
Eh bien! ce même scénario, à peu de chose près, a failli se produire dans une résidence de la banlieue d’Alger. A Staouéli, à la cité Horizon Bleu, une juge fait la loi. Elle provoque ses voisins, les malmène, se targue de sa position sociale et de ses relations dans le milieu judiciaire.
Le procureur de la République de Chéraga (cour de Blida) a reçu dernièrement une plainte des habitants de cette résidence, représentés par les membres du syndic. Tous, des cadres encore en exercice ou à la retraite. De vrais pères de familles et de bons et loyaux citoyens. Mais cela ne suffit pas à se faire respecter par une voisine qui risque d’éclabousser tout le corps de la magistrature.
Le règlement de la copropriété voté en assemblée générale, comportant les droits et devoirs de chacun, conformément aux lois de la République et les textes régissant les biens immobiliers collectifs, est allègrement violé par… la juge.
Que s’est-il réellement passé pour que la situation soit explosive dans cette paisible résidence de la banlieue ouest d’Alger? La juge a accaparé, dit le comité, un espace vert commun. Elle y a planté des piquets avec fils de fer pour… «faire grimper ses plantes». Ainsi, cette «installation» délimite et finit par bloquer tout passage pour l’entretien de cette partie de la copropriété.
Deuxième étape: la juge installe un store, disent ses voisins, qui déborde largement sur l’espace commun. La juge refuse de restituer cet espace et menace ses voisins! Toutes les tentatives faites pour la convaincre de réviser sa position ont échoué. Elle a même fait appel à la police pour faire pression sur l’un de ses voisins.
Pis encore, propriétaire de deux logements dans cette cité, elle refuse carrément de payer ses charges, comme le font les 120 copropriétaires. Des charges pour assurer le bon fonctionnement de cette cité et payer une quinzaine de travailleurs entre femmes de ménage, gardiens de jour comme de nuit et agents polyvalents. Voilà le récit, en bref, de cet abus de pouvoir caractérisé d’une juge qui risque de mettre le feu aux poudres si le procureur général n’intervient pas dans les meilleurs délais pour déclencher une enquête.
La semaine prochaine aura lieu une assemblée générale, indique-t-on, des copropriétaires. A l’ordre du jour: dépôt de plainte et médiatisation de l’affaire pour dénoncer à l’opinion publique les abus d’autorité d’une juge qui a fait main basse sur le bien d’autrui.
Affaire à suivre.


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15 Commentaires sur cet article

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  • nina
    9 mai 2011 at 0 h 31 min - Reply

    salam
    cela s’appelle lakfaza eh! oui une juge qui donne l’exemple de pratique de l’injustice au lieu de respecter son métier et dire qu’on est dans une algérie libre.il faut chasser ce genre de personnes de notre société par l’instauration d’un etat de droit.
    allah yahdiha




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  • qlq1
    9 mai 2011 at 1 h 37 min - Reply

    il n’ya qu’en Algérie (Syrie,Birmanie…presque c’est tout)..que les tronc d’arbres peuvent devenir des crocodiles..




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  • hadj vesoul
    9 mai 2011 at 9 h 43 min - Reply

    En Algérie le juge c’est la loi.Qui connait mieux la loi que la loi?.On ne peut pas en vouloir à la loi;mais à ceux qui l’ont voté;et,ils représentent la loi qui les a installé en tête de liste pour qu’ils soient élus.




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  • Byla
    9 mai 2011 at 12 h 42 min - Reply

    Salam alaykoum,

    Un représentant de la justice qui fraude impunément la justice…c’est la loi du plus fort…mais l’ALgérie n’est pas votre jungle…

    La justice est, sans doute, un droit mais il est de notre devoir de la prendre (surtout pas se plaindre de la hoggra) et de la meilleure manière car nous sommes civilisés.
    Bravo à ces copropriétaires qui ont raison sur le fond et y mettent la forme.
    Si chaque individu commence par nettoyer les injustices dont il est victime, ce sera alors le début de l’éveil des consciences et l’effondrement du système obscurantiste.
    ps : et merci LQA




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  • ealors
    9 mai 2011 at 14 h 48 min - Reply

    ELLE A RAISON, elle ne fait que copier ce que font tous les gens de pouvoir et leurs cours depuis 1962. La seule différence, c’est que dans les années boumédienne ces chikours se résumaient à une poignée de gus, avec chadli à quelques centaines et avec boutef çà s’est démocratisé et en se retrouve avec des centaines de milliers.




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  • karim
    9 mai 2011 at 15 h 02 min - Reply

    Dans le quartier ou elle habite, cette qualité de juge ne vaut rien en droit, elle est colocataire ou coproprietaire, et devrait etre traitée en tant que telle, par les voisins et les autorités
    Les voisins n’ayant encore déposé aucune plainte,ils ne peuvent invoquer cette qualité, pour ce qu’ils estiment etre un deni de droit, ni parler de la profession de cette dame comme element favorisant son arrogance présumée, alors que cette meme qualité ne peut les empecher de porter plainte devant la police de l’urbanisme ou le tribunal de competence territoriale, et ce n’est qu’après la decision de ce tribunal et des autres instances de recours que nous saurons ce qu’il en est exactement du statut de cette personne et de ses agissements exacts
    Si le meme fait etait accompli par une concierge dont le rejeton serait un dangereux individus aux mauvaises frequentations, ce fait divers n’aurait pas eu une telle publicité et encoremoins de plainte déposée de peur de represailles, et ce genre d’affaire est frequent dans nos quartiers abandonnés par un semblant d’etat à la loi du plus fort et meme du plus fou.
    Que ces gens là prennent un bon avocat, et deposent une plainte en bonne et due forme chez qui de droit, et si d’aventure par un deni de droit, la justice tranche en faveur de la dame en question parcequ’elle est juge et non parcequ’elle a raison, il sera toujours loisible à tout un chacun de suivre le raisonnenemnt qui lui plait avec for ce argumentation, mais avant ce n’est que de la pure speculation.
    Sans avoir vu le dossier ni la cité de près, il est facile de deviner qu’elle habite au rez de chaussée de l’immeuble, ce qui fait que les nuisance inherentes à ce genre d’etage elle les assume toute seule, et parmi ces nuisances la visibilité de son logement par les passants, l’ammoncellement de dechets en tout genre sous sa fenetre,et les nuisances sonores et physiques induites par les pilliers de batiments qui à defaut de bars foisonnent dans nos cités.
    Et je ne comprend pas l’insistance des voisins des autres etages à nettoyer juste devant la fenetre de la juge, alors que c’est elle la première touchée par les dechets en question et elle a du cloturer pour justement les eviter, et je comprend moins en quoi des fils de fer pour des plantes grimpantes peuvent les gener s’ils n’ont pas l’intention de s’implanter sous cette fenetre justement.
    Ce genre de cloture existe dans tous les rez de chaussée de toutes nos cités et sont l’oeuvre de toutes les categories sociales sans que cela entraine un tel tollé, à moins que justement cette qualité de juge ne soient utilisée par ses adversaires comme une sorte de moyen de chantage qu’ils n’oseraient pas essayer contre un alcoolique ou un trafiquant de drogue notoire.
    Je ne suis pas juge, et je n’ai jamis considéré la justice Algerienne comme etant apte à repondre aux attentes des justiciables que nous sommes tous, mais ce n’est pas faire justice que de condamner une juge moralement parcequ’elle est juge, et on ne peut passer de l’abus judiciaire à l’abus inverse sans rester toujours dans l’abus et justifier ainsi la situation actuelle comme une fatalité culturelle sous nos cieux.
    En parlant de Bouazizi, les tunisiens ont acquité et meme felecité la fliquette dont la giffle les a debarassé de Ben Ali, alors qu’il n yavait en fait aucune giffle, et par contre un chapelet de vulgarités lachées à son encontre par Feu Bouazizi, qui ne faisait que gagner son pain, alors qu’elle ne faisait qu’appliquer la loi en lui interdisant de vendre sur la voie publique sans autorisation ni papiers pour, à moins que dans notre esprit le contraire de la dictature soit l’anarchie, dans ma tete l’anarchie n’est pas le contraire mais le justificatif de la dictature et jamais l’inverse
    Si le système est pourri à tel point que le droit en a pris un sacré coup, vouloir lancer des croisades contre des personnes qu’on pense etre elements du système en les punissant de leur qualité et non pour leurs actes, prouve que le système à reussi totalement en pourrissant toute la société et dans ce cas la revolution est un plongeon dans le vide, ce qui sert evidemment le système en place.




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  • djamel
    9 mai 2011 at 16 h 11 min - Reply

    il y’en a tellement comme elle en Algérie que ca sort du anormal pour devenir une affaire normale .bled el hef .




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  • Abdelkader DEHBI
    9 mai 2011 at 17 h 56 min - Reply

    «  » »La «juge» qui fait parler d’elle à Staouéli » » »

    La Direction de Publication du Journal l’EXPRESSION devrait se montrer un peu plus courageuse et aller jusqu’au bout de cette dénonciation d’abus d’autorité, en désignant clairement cette juge par son nom et son prénom.




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  • jeune DZ
    9 mai 2011 at 19 h 48 min - Reply

    Deux appartes à elle seule, Waw! elle doit vraiment être bien payer la fonctionnaire de l’état.

    c’est p’tetre ça la question la plus importante, non?




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  • batni
    9 mai 2011 at 22 h 21 min - Reply

    A mr Abdelkader DEHBI,
    Toute personne est presumée innocente jusqu’a sa condamnation, ce que vous proposez au journal est anti-democratique est dangereux.

    Mes respects,




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  • nouffel
    10 mai 2011 at 0 h 52 min - Reply

    cette juge de fonction incarne réellement la justice des pauvres de notre pays, que nous la subissons tous au quotidien




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  • Meryem
    10 mai 2011 at 15 h 19 min - Reply

    Bonjour,
    Ma famille a vécue la même situation, ici a Bejaia. Une juge a essayer d’user de son influence pour s’accaparer ce que mon père a mis des années pour finir de payer…et avec la complicité de certains procureurs et police urbaine et même de l’Edemia….le cauchemar continu!!




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  • Byla
    10 mai 2011 at 16 h 37 min - Reply

    @ batni :
    depuis quand faire du journalisme est anti-démocratique ?…à oui c’est vrai, j’oubliais, on est en ALgérie…la justice, la liberté d’expression, de manifester etc..c’est anti-démocratique.

    Merci pour l’intimidation exprésément nommée et formulée…jusqu’à quand cette va encore durer cette mascarade ?




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  • Anonymous
    4 juillet 2011 at 3 h 10 min - Reply

    Cet article démontre, malheureusement, le manque de professionnalisme de certains journalistes et médias en Algérie. Sans référence aucune, ni aucune source d’information vérifiable, on se permet de porter un jugement sur une
    personne en se basant uniquement sur la nature de sa fonction de cadre de l’état.

    Pire encore, on remet en cause le statut de juge et l’image de la justice algérienne, juste pour soulager l’ego mal placé de certaines personnes dans cette copropriété. Le plus frappant est l’ignorance de certains commentaires, qui tombent dans le piège qui est le sujet même de cet article. Comment peut on arriver a rabaisser le statut d’un Juge qui représente, jusqu’aux dernières nouvelles, le symbole du droit et de la justice dans notre pays, a une banale histoire d’un petit espace vert, le quel corrigez moi si je me trompe, ne lui sert pas a y planter du cannabis, ou y construire illicitement, ou bien y déposer ses poubelles, mais juste faire pousser des plantes . Vous rendez vous de la gravite de la chose ? Savez vous dans d’autres pays de droit ce qu’il faudrait pour arriver a remettre en question le statut de juge ? Est-ce un discours populiste le réel sujet de ces propos ? Que se passe t’il pour les instigateurs de cette « révolte » si la justice prouvait qu’ils ont tort ? Faut-il se révolter contre la justice ? Pour une histoire de plantes et de stores ? sérieusement les gens ?

    Cet article est a l’image du mépris et le non respect des citoyens envers l’autorité, qui est le reflet de l’ignorance qui raigne dans notre pays, véhiculant, sans justifier, des propos qui inspirent la haine de la justice, ou bien celle des hauts cadres de l’état … dans les deux cas, ça ne vole pas très haut …




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  • mouloud feraoun
    19 février 2015 at 19 h 05 min - Reply

    Cette magistrat représentent l,image réelle de la justice en Algérie l,injustice et l;humiliation de la société ( la société est bien gouvernée quand les citoyens obéissent aux magistrats et les magistrats aux lois)




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  • Congrès du Changement Démocratique