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Mme Louisette Ighilahriz face aux "Bleus" du Général SCHMIDT!

Par Iskander DEBACHE. Paris le 6 Mai 2011.

 

J’ai déjà évoqué dans une édition précédente du 5 Mars 2011 de notre confrère en ligne « Le Matin-DZ et reprenant ainsi une information publiée dans un article de Florent Bouchardeau (Rue89 du 25 Juin 2007) où il était fait état d’une société de Mercenariat et d’intelligence agissant à partir de l’Algérie et en l’occurrence la société GEOS conjointement créée par le Général Smaïl LAMARI et le Général Schmidt chef du service Action/Exploitation de la D.G.S.E. lors de la décennie noire.

Pour rappel aux non initiés, le Général Schmidt n’est  personne d’autre que l’ancien Capitaine Schmidt dit Prosper qui officiait aux oeuvres de basse Police à partir de Février 1957 à la Villa Sésini dans les rangs de ce qu’on appelait alors le Groupe de Renseignement et d’Exploitation G.R.E. commandé par le Colonel Godard, chef du deuxième bureau à l’état-Major de la 10ème D.A.P. Ce pour quoi Prosper a officié avec tellement de zèle qu’il a fini sa brillante carrière au grade de Général de division à la tête du service Action de la D.G.S.E. par laquelle sont également passés le Général Aussaresses, le colonel Trinquier ainsi que le Capitaine Léger et tout ce beau monde de  sinistre mémoire…

Alors question: Le D.R.S. ne serait pas en fin de compte une réédition des « Bleus » du Capitaine Léger revue et corrigée dans une version réadaptée et transposée à l Algérie indépendante?

C’est ce matin que l’information du reste connue comme un secret de Polichinelle est tombée à la « Une » du journal El Watan dans un brillant article consacré à Mme Louisette Ighilahriz où cette noble dame a fait état de propos qui lui ont été tenus par le Général Schmidt lors du procès auquel elle a assigné ce dernier auprès de la 17ème chambre du tribunal de Grande Instance de Paris pour actes de torture et crime de guerre dont elle a été réellement victime au pendant les trois mois de sa détention secrête dans les sous-sol de la villa Sésini.

C’est lors du procès en appel tenu en Mars 2005 à Paris que le Général Schmidt lui avait confié selon les propos recueillis par notre confrère EL WATAN:

El WATAN- Lors de ce procès contre le Général Schmidt (lieutenant durant la guerre de libération, il avait qualifié Louisette Ighilahriz d’affabulatrice après ses propos sur la torture, ndlr.), celui-ci vous a glissé à l’oreille qu’il avait de la compassion pour vous, mais qu’il avait encore ses hommes à lui en Algérie…
Mme Louisette Ighilahriz: Absolument. Je l’ai constaté et vérifié. Il savait à l’avance qui j’avais vu, qui j’avais rencontré à Alger. Comment pouvait-il le savoir ? Lors de la dernière journée du procès, il m’a dit que ses hommes lui rapportaient quotidiennement mes faits et gestes. Qui sont ces hommes ?

 

Et cette noble dame ne saurait si bien dire! C’est du Général Schmidt et des cadres de son service que les hommes de GEOS prenaient leurs ordres sans trop calculer les supplétifs serviles de la Harka du D.R.S. Toufik et Lamari compris!

Et pourtant, GEOS a été créée sur les conseils du Général Schmidt pour éviter l’ouverture officielle d’un bureau de la D.G.S.E. activant à ciel ouvert en plein Alger où les risques de réprobation n’allaient pas manquer de tomber entrainant peut être même un possible rejet populaire par les Algériens envers ce qu’ils auraient considéré comme un acte de haute trahison.

S’agissait il d’un reliquat de la Françafrique? On ne saurait le dire mais il y a cependant une coïncidence troublante entre le retour « aux affaires » de Jacques Foccart le père de la Françafrique à partir de l’année 1986 à la faveur de la cohabitation entre le gouvernement Jacques Chirac sous la présidence Socialiste de François Mitterrand et la montée du Général Toufik et de ses complices comme Smaïl Lamari à la tête du D.R.S. marquant ainsi l’éviction progressive de l’ancienne Sécurité Militaire. Ce qui est sûr c’est qu’à partir d’Octobre 1988, l »offensive de la Françafrique s’est largement manifestée d’abord au moyen de la manipulation que l’on sait, consacrant la montée de l’Islamisme pour finir par une « Bokasserie » qui prêterait plutôt à sourire si les termes n’en étaient pas aussi dramatiques….

Le fin mot de cette affaire est que Madame Louisette Ighilahriz est victime d’un règlement de comptes d’abord de la part de Yacef Saadi qui se voit de plus en plus subtiliser le monopôle de fait qu’il entend exercer sans conteste sur la bataille d’Alger entendez par là et à l’adresse du Général Schmidt: (Je suis votre seul interlocuteur pour tout ce qui concerne La Casbah d’Alger et la Zone autonome,) puis d’anciens officiers Parachutistes de la 10° D.A.P. outrés de se voir régulièrement épingler notamment sur le thème sensible de la torture par un petit bout de femme certes frêle et menue, mais déterminée au point qu’elle n’entend pas se laisser subrepticement escamoter au chapitre des pertes et profits d’un épisode aussi douloureux de l’histoire.

Thème récurrent dans l’histoire des conflits, le recours aux atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes, on l’a vu à Abou-Ghraïb et même bien avant, lors de l’opération Phoenix au Vietnam, fait basculer la légitimité des conflits dans la réprobation universelle dès sa première médiatisation.  En Algérie, la France a perdu son âme et l’armée Française ne s’en est jamais relevée, preuve en est qu’elle reste désormais toujours à l’affût du moindre dérapage de ses éléménts projetés en Afrique ou dans le reste du Monde.

En Argentine, ces faits quotidiennement dénoncés par quelques mamies vêtues d’un fichu blanc, ont fait tomber l’une des dictatures le plus féroces de l’après guerre!  En fait, rien ne peut justifier le recours à l’extorsion forcée d’aveux sans remettre en cause non pas seulement le principe d’inviolabilité de la personne humaine mais jusqu’au statut lui même, universellement admis et reconnu de la dignité humaine. il suffirait tout au plus d’une accusation et malgré tous les démentis, toute tentative de justification prendra dans le meilleur des cas, la forme et les contours d’une pathétique manifestation obscène de mauvaise foi!

Or, pour revenir au procès en appel de Mars 2005, en dépit du non-lieu accordé par une justice d’état à un commis de l’état empêtré dans ses contradictions entre la dénégation de la torture et sa nécessité préventive, à mesure que la mauvaise foi et l’iniquité d’une justice d’apartheid administrée par un tribunal univoque emplissaient l’air, le procès intenté par Madame Louisette Ighilahriz a néammoins et à l’acquiescement tacite de tous, induit un autre procès parallèle, un procès de fait, à la fois tenace et insidieux, celui d’une mauvaise conscience mal étouffée qui s’est empressée de rendre un autre verdict tacite, concluant à la reconduite de l’éternelle damnation de la République sur un réquisitoire de non-dits étayés par le témoignage criard des fantômes de la sinistre Villa Sésini planant ce jour là au vu et au ressenti manifeste de toutes les parties présentes dans la salle d’audience…

pour insoutenable qu’eût été la thèse de l’affabulation invoquée par Maurice Schmidt, et bien que sous-tendue par celle d’un soi-disant complot ourdi contre l’armée Française, il en existe néammoins une troisième qui transcende allègrement le politiquement correct, celle de la réalité, de la consubstantialité de la torture avec une guerre de décolonisation revue et corrigée sous le prisme de la confrontation Est-Ouest, première étape nécessaire et suffisante en vue de l’intégration future d’une Algérie indépendante dans le processus de mondialisation. Or depuis 1945 et la conférence de Potsdam, la décolonisation s’est imposée comme une étape préliminaire et indispensable à un projet de mondialisation expurgé de toute velléïté Marxisante. Dès lors, la chasse était ouverte et l’usage inconsidéré e la torture s’est vite imposé comme un outil incontournable dans le cadre d’une stratégie globale pensée et mise en oeuvre en très haut lieu dans un conflit qui a mis à contribution tous les moyens de la guerre souterraine où l’infiltration le disputait allègrement à la brutalité des extorsions d’aveux.

On comprend dès lors tout le zèle et l’acharnement développés par des officiers affranchis tels que Schmidt, Graziani, Bigeard et Trinquier (le théoricien de la guerre antisubversive dans un conflit Géostratégique), à traquer et débusquer des hommes et des femmes tels que Larbi BenM’hidi, Maurice Audin, l’Aspirant Maillot, Fernand Yveton et Henri Alleg rescapé de justesse d’une mort certaine et d’une disparition annoncée n’était-ce la médiatisation forcée de son arrestation par les hommes du G.R.E.

Mme Louisette Ighilahriz était de ceux là et on peut comprendre pourquoi elle a été détenue si longtemps dans les sous sols de la Villa Sésini. En Fait, c’est là que se situaient les véritables enjeux de la guerre d’Algérie! Le reste, zone autonome comprise, n’était que faire valoir destiné à contourner la volonté des Pieds Noirs et autres « petits blancs » en les mettant devant le fait accompli d’une insurrection de type Nationaliste dans un pays qu’il allait bien falloir se résoudre à quitter un jour, desseins funestes s’il en est, dont la révélation tardive et la confirmation progressive de leur mise en oeuvre, allaient inéluctablement conduire au Putch des Généraux Challes, jouhaud, Salan et Zeller furieux rien qu’à l’idée de s’être fait rouler dans la farine….

Si la justice n’est pas là pour écrire l’histoire, elle ne peut cependant, s’en affranchir, Ce n’est pas en écrivant l’histoire à sa manière, ni encore moins par un verdict de complaisance que la France exorcisera les démons de sa mauvaise conscience mais plus par un réel retour à un sens plus développé de la réalité, par un recul au regard de sa propre histoire, c’est en acceptant que les choses soient dites qu’elle y arrivera.

Or, il semblerait au contraire que la quête de vérité par Mme Louisette Ighilahriz ait suscité une peur panique chez les Bleus du Général Schmidt et les médisances tenues par Yacef Saadi   « n’a pas participé à la guerre. Menteuse. Joue la comédie (parlant de ses blessures) » procèdent des mêmes dénégations que celles proférées par les Officiers Français!

Et d’affirmer sous la forme interrogative : – s’il n’y a pas eu de faille et de zones d’ombre dans le parcours de certaines personnes et des opacités entretenues et qui ont été pris de panique suite à mes procès contre les généraux français

Et comme je vous comprends Mme Ighilahriz! désormais, en plus d’être clairement établie, la collusion entre vos tortionnaires d’hier et leur « Bleusaille » restée au pays ne fait plus aucun doute. Cela dit, vivement 2012 et l’ouverture au public des archives de la guerre d’Algérie qu’on rie un peu!

 

Iskander DEBACHE.

 



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28 Reponses pour " Mme Louisette Ighilahriz face aux "Bleus" du Général SCHMIDT! "

  1. Hacene dit :

    @ Mr skander
    permettez cher monsieur d’avoir des doutes. j’ai peur que les officiels francais ou plutot les officieux francais ne tripotent ces meme archives , en enlevant des pieces maitresses au puzzle de l’histoire de la guerre d’algerie , et ceci ne fera que proteger des gens , en france , et du meme coups des algeriens en algerie surtout que le denominateur communs des 02 rives ,c’est l’interet des francais en algerie et celui de leurs serviteurs en algerie et en france.
    quant a l’histoire elle sera toujour tronquee
    Mme Louisette vous aurez gain de cause ne serai ce que par la justice divine
    Merci

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  2. salay dit :

    le mot « bleu » a fait perdre le sens aventuriers criminels de la France coloniale. Jugez par cet extrait d’un document historique: « Cette opération a duré 10 mois, de la fin de novembre 1955 à celle de septembre 1956. C’est une opération secrète que certaines parties des forces militaires françaises ont planifiée pour installer un troisième maquis en wilaya 3. Les forces révolutionnaires ont contrecarré, géré et exploité cette opération à leurs avantages pour en faire une grande victoire des troupes de l’ALN contre les forces colonialistes et une sévère déroute des services secrets français.
    Plusieurs noms ont été attribués à cette opération:
    Opération l’oiseau bleu,
    Opération militaire de Kabylie
    Commandos K
    Force K
    Le complot.
    Le Gouverneur général Jacques Soustelle a commencé à penser à cette opération secrète dès le mois de novembre 1955, un an après le déclenchement de la Révolution. Il envisageait de créer une troisième force pour combattre et remplacer le front de libération national et l’armée de libération nationale pour l’aider dans sa politique d’insertion. Une politique à laquelle Soustelle vouait acharnement et enthousiasme. Il avait oublié que la méthode était dépassée, les Français ont échoué à son application en Indochine et en Algérie avant le début de la Révolution.
    etc, etc, etc…

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  3. Mr Hacène
    A une époque quand je faisais e l’audiovisuel, je devais enquêter dans la communauté Harkie pour le compte de l’Associated Press:
    Je me suis retrouvé dans un hameau de forestages dans les Pyrénées où ils avaient fidèlement reproduit un douar de Kabylie et alors qu’on était attablés au café du village, l’un d’eux m’a fait une réponse pour le moins étrange:
    – J’étais un Harki, pas un traitre….
    Où est l’erreur me diriez vous? La suite a de quoi surprendre:
    – J’étais un Harki, je portais un uniforme, tout le monde me connaissait et savait qui j’étais. … Quand je rentrais dans un café, les gens se taisaient…. Dans la famille, lors des fêtes ou des mariages, on n’abordait jamais le thème de la guerre du moins pas devant moi… Je n’étais donc au courant de rien…
    et Moh N’achid de poursuivre sur un ton monocorde:
    – Mais la nuit, quand j’étais de faction à la porte de la S.A.S. je savais qui descendait des Maquis, quittait la Katiba et profitait d’une mission ou d’une visite chez lui pour venir subrepticement informer les chefs d’états Majors locaux.
    C’étaient des officiers de l’A.L.N. , les mêmes qui ont poussé plus tard, au lynchage des Harkis avec pour seul dessein de ne pas laisser vivre des témoins probables de leur compromission.
    J’étais sidéré en apprenant cela…. Mais bon….

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  4. hakimM dit :

    D’après des sources proches des révolutionnaires, Yacef Saadi s’est rendu, a vendu quelques patriotes a la France, et des 1962 a hérité d’une fortune douteuse de milliards.

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  5. aquerado dit :

    Salam,
    Tres bon article mr Iskander qui suscite beaucoup la reflexion. Surtout vers la fin sur Mr Yacef Saadi qui parle de Mme Ighilahriz en termes un peu mesquins:« n’a pas participé à la guerre. Menteuse. Joue la comédie (parlant de ses blessures) » De quel droit Mr Saadi pouvez vous rabaisser les souffrances d’un etre humain, d’une femme en l’occurence, ou est votre galanterie? alors que vous etes allez en France aux obseques de Mme Germaine Tillion? avez vous eu des informations confidentielles de l’etat major Francais a son sujet? Avez vous ete torture par les services Francais ou liquide, alors que cela etait systematique, lorsqu’ on etait responsable de nombreux attentats dans la capitale? Y a t-il eu un deal entre vous et le commandement de l’armee Francaise ou le general de Gaulle afin de sauver votre vie? Pourquoi avez vous ouvert les portes d’alger aux armees du groupe d’oujda alors qu’elles etaient deja responsables de nombreuses exactions a l’egard des combatants de l’interieur? ou etait donc votre vision de l’avenir? Est se que vous ne regrettez pas cette decision qui a conduit la capitale a ressembler a un veritable gourbi? car vous l’avez offerte a des gens qui ne la porte vraiment pas en estime et qui l’on donnee en prostitution a toutes les revolutions foireuses des annees 70.

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  6. AS dit :

    ah ca m’interesse… enfin un gia aqmi officiel demasque

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  7. si hicham dit :

    Mais qui a dénoncé la cachette de hassiba ben bouali, et ali la pointe? aux francais?

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  8. Bonjour à tous,
    Il ne faut pas se faire d’illusions, les archives relatives à la guerre d’Algérie ne seront pas ouvertes automatiquement en 2012, en particulier les documents concernant les personnes. L’administration française a prévu des dispositions restrictives pour garder au secret certaines archives préjudiciables à l’image de marque de la colonisation dite « mission civilisatrice », et celles concernant les personnes qu’elles soient du reste algériennes ou françaises. Peut-on ouvrir des archives qui prouvent que des massacres de populations algériennes ont été couverts voire ordonnés par l’administration coloniale ? Peut-on ouvrir les dossiers des algériens qui ont collaboré avec la France coloniale de 1830 a 1962 ? Peut-on communiquer les PV d’interrogatoires ? Peut-on ouvrir les dossiers des soldats français déclarés morts au combat alors qu’ils avaient été exécutés par leurs officiers pour désobéissance, ou conduite de lâcheté devant l’ennemi ?
    Ci-dessous des extraits du Code du patrimoine français, dans la partie qui traite de la communication des archives.

    Code du patrimoine
    Version consolidée au 1 avril 2011
    • Partie législative
    o LIVRE II : ARCHIVES
     TITRE Ier : RÉGIME GÉNÉRAL DES ARCHIVES
    Chapitre 3 : Régime de communication
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=589FD0121F3B096B79B6AE9F61BE5DB2.tpdjo16v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006159942&cidTexte=LEGITEXT000006074236&dateTexte=20110509

    « Les mêmes délais (cent ans) s’appliquent aux documents couverts ou ayant été couverts par le secret de la défense nationale dont la communication est de nature à porter atteinte à la sécurité de personnes nommément désignées ou facilement identifiables. Il en est de même pour les documents relatifs aux enquêtes réalisées par les services de la police judiciaire, aux affaires portées devant les juridictions, sous réserve des dispositions particulières relatives aux jugements, et à l’exécution des décisions de justice dont la communication porte atteinte à l’intimité de la vie sexuelle des personnes. »

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  9. mohand dit :

    je crois que avec tous ce qui s était passé durant la guerre d algerie pourra nous livrer des surprises sur les collaborateurs de la france et qui occupent tjrs des postes de responsabilités ds les hauts postes de l état et qui travaillent tjrs pour le compte du pays colonisateur pour ne plus laisser l algerie en paix mais il est bon de savoir que l algerie a payée très chere le prix de son indèpondance pour être destabiliser par des serviteurs de la france vive l algerie vive les algeriens propre integre surtout nationaliste que notre algerie reste debout avec l aide du dieu tout puissant

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  10. abon dit :

    A l’image de beaucoup d’Algériens d’origine autre que musulmane, Madame Louisette Ighilahriz a choisi le camp de la vérité et auquel nous ne rendrons jamais assez Hommage, tout comme ces grands Hommes (je ne citerai que Maurice Audin dont on n’a toujours pas retrouvé le corps) contrairement à beaucoup d’Algérien(ne)s d’origine dite Musulmane, il y en a beaucoup qui n’ont vu dans la révolution Algérienne que l’occasion de jouer un beau coup.

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  11. Jeff dit :

    Les hommes de l’ex Lieutenant SCHMIDT l’alsacien, lors de la bataille d’Alger, sont l’ex Sergent Chef LAMARI Mohammed lors de la même bataille d’Alger et quelques sbires qui ont fait carrière dans la gendarmerie nationale et certains dans la police Algérienne après l’indépendance. Mais comble de l’ironie, le premier devient dans les années 90 chef des forces armées de son pays de toujours alors que le second devient chef d’État majors d’un pays conquis par la force au détriment des vrais combattant de l’intérieur. Notre général LAMARI « alias sergent garcia » a déserté l’armée française en …. 1961 pour la frontière ouest et il ne cache pas sa participation à la bataille d’Alger du côté Français dans l’hebdomadaire « point ». Voici le contenu :
    LE POINT : De nouveaux attentats attribués au GIA (Groupe islamiste armé) et au GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) ont fait 56 morts, le 4 janvier, dont 43 militaires. A ce jour, vous, leur chef, n’avez eu aucune réaction publique. Pourquoi ?
    MOHAMED LAMARI : Parce que la seule réaction qui convient, c’est l’action. Dès que ces assassinats sont survenus, nous avons poursuivi ceux qui les ont commis. Les premiers assaillants ont été tués, d’autres ont été arrêtés.
    LE POINT : Ces précisions sont un peu courtes…
    M. LAMARI : Pourquoi en donnerais-je d’autres ? Pour satisfaire ces petits cercles d’opposants bien connus ? Non… Je n’entrerai pas dans des luttes partisanes visant l’institution militaire ou ses généraux, ceux qui ont sauvé le régime républicain. Lorsque cette lutte a commencé, nous avions 27 000 terroristes en armes. Il en reste un millier. Notre stratégie a consisté à sécuriser les localités en détruisant les terroristes ou en les repoussant vers les montagnes. Nous ne disons pas que nous avons gagné, mais nous avons brisé leur colonne vertébrale. Nous n’avons jamais dit qu’il n’y aurait plus d’assassinats. Il y en a eu, il y en a, il y en aura. Cette guerre a fait 52 000 morts…
    LE POINT : Vos opposants évoquent une rupture de fait entre le président Bouteflika et l’armée que vous représentez. Est-ce exact ?
    M. LAMARI : Les spéculations sur une prétendue rupture entre le président de la République et l’ANP sont fréquentes. On le dit aujourd’hui avec le président Bouteflika comme on le disait hier avec le président Zeroual. Un nouvel article dans Le Canard enchaîné a repris cette thèse, qui demeure fausse. Je vous le dis très nettement : il n’existe pas d’antagonisme entre le président Bouteflika et l’armée, institution de la République au fonctionnement régi par la Constitution. Dans ce cadre, nous faisons notre travail. Nous mettre en opposition avec le président, ça ne prend pas !
    LE POINT : Cette proximité que vous affichez avec le président vous conduira-t-elle à le soutenir lors de la prochaine élection présidentielle, en 2004 ?
    M. LAMARI : Ce n’est pas à l’ANP de faire les présidents. L’année prochaine, l’institution militaire reconnaîtra le président élu, même s’il est issu du courant islamiste. En 1992, nous étions face à un choix très simple : soit assister à l’instauration d’un régime théocratique totalitaire à l’image de celui qui s’est installé en Afghanistan quelques années plus tard ; soit sauver les institutions républicaines, ce que nous avons fait. Lorsque le général Liamine Zeroual a été élu, on a vu en lui l’officier, avant le président. Lorsqu’il a décidé que sa mission était terminée, il a passé le relais à un homme politique élu, M. Bouteflika. Depuis, nous sommes revenus à notre mission constitutionnelle, ni plus ni moins.
    LE POINT : Nombreux sont pourtant ceux qui prétendent que ce sont les généraux – et vous êtes le premier d’entre eux – qui dirigent l’Algérie – et en tirent les ficelles…
    M. LAMARI : J’oppose un démenti formel. Ce sont les terroristes du FIS qui ont, les premiers, parlé de « cabinet noir ». C’était de bonne guerre. Mais aujourd’hui ces accusations sont inacceptables. Je défie quelque chef de gouvernement, quelque ministre que ce soit d’affirmer publiquement qu’il aurait été sommé de faire telle ou telle chose. L’armée obéit aux élus du peuple ! Notre mission antiterroriste, dans le cadre de l’état d’urgence, se déroule sous la responsabilité du ministre de l’Intérieur.
    LE POINT : On dit aussi que vous auriez manipulé certaines entités terroristes et seriez ainsi responsables de la mort de milliers d’Algériens. Que dites-vous de ces accusations ?
    M. LAMARI : Vous évoquez là la fameuse question : « Qui tue qui ? » Il s’agit d’attaques insupportables, visant à toucher notre honneur d’officiers en prétendant que nous aurions massacré nos propres concitoyens pour accroître les tensions. On atteint le délire quand on dit qu’on m’aurait vu, avec mon adjoint, égorger des femmes et des enfants ! On prétend même engager des poursuites contre moi devant une juridiction internationale. Je m’en contrefous, l’essentiel étant que mon pays soit sauvé. Et advienne que pourra… Revenons sur ce qui s’est réellement passé. Au début des années 90, une frange de notre population a marché quand on lui a proposé d’instaurer un régime théocratique. Mais, grâce à nous, elle a finalement compris qu’il ne s’agissait que d’un moyen de conquête du pouvoir et a cessé de soutenir les terroristes. Quand on nous accuse d’avoir manipulé le GIA, je réponds que nous n’aurions pu le faire que pour conduire ses membres à se massacrer entre eux. Je vous rappelle que tous les chefs du GIA ont été abattus, sauf un. Comme les autres membres de ce groupe lorsqu’ils sont arrêtés, celui-ci a été jugé et se trouve en prison.
    LE POINT : Un ancien cadre du DRS (1), Abdelkader Tigha, a affirmé dans Libération que les sept moines français de Tibehirine ont été tués dans le cadre d’une manipulation du pouvoir algérien. Qu’en dites-vous ?
    M. LAMARI : Cela ne tient pas debout ! A quelle fin aurions-nous pu conduire les moines à la mort ?
    LE POINT : Pour obtenir un meilleur soutien de la France dans la lutte contre le terrorisme.
    M. LAMARI : Bien au contraire, nous avions mis toutes nos forces sur cette affaire et étions sur le point de libérer les moines quand leurs ravisseurs, acculés, les ont exécutés. Vos diplomates alors en poste à Alger savent parfaitement comment les choses se sont passées. Quant à l’homme qui nous accuse, il n’est pas le premier. Déjà, le livre « La sale guerre » (2) l’évoquait. Ce qui n’est pas un gage de véracité… Je souligne que celui que vous présentez comme un « cadre » est un sergent-chef déserteur, condamné à deux reprises et sur le coup d’une troisième affaire, plus sérieuse, de vol de véhicule militaire, pour laquelle il risquait gros. Il est parti…
    LE POINT : Approuvez-vous la torture ?
    M. LAMARI : J’y suis opposé. Notre génération en a souffert. J’ai personnellement vécu la bataille d’Alger et n’ai en aucun cas voulu que nous employions de telles méthodes. Je ne dis pas que la torture n’a pas été pratiquée, mais, chaque fois que cela s’est produit, nous avons ouvert une enquête… Pourquoi torturer quand, au bout de trente minutes d’interrogatoire, tous les terroristes se mettent à pleurer en disant « J’ai été trompé » ?
    LE POINT : Quelles sont vos relations avec les services de renseignement français ?
    M. LAMARI : Avec la DST et la DGSE, nous partageons une même analyse sur les menaces terroristes. Ce n’est pas de ce côté que nous avons un problème. Mais bien avec nos amis politiques, les dirigeants français. Ils nous soumettent à un embargo de fait sur tous les moyens de lutte antiterroriste. Nous n’avons même pas pu acquérir en France quelques milliers de cartouches de chasse pour nos gardes communaux ! Mais la lutte antiterroriste, ce n’est pas que les moyens de nos services. Seuls, nous ne réglerons pas le problème. Or la mobilisation internationale ne vient pas. Pis : lorsque nous avons voulu faire une loi antiterroriste vingt fois moins contraignante que celle mise en oeuvre aux Etats-Unis, nous avons eu le monde entier contre nous.
    LE POINT : Avez-vous, avec d’autres généraux, accaparé les richesses de l’Algérie, notamment en prélevant des commissions occultes ?
    M. LAMARI : Qu’on m’apporte seulement un semblant de preuves ! Nous ne sommes ni des voleurs, ni des tueurs ! Si des généraux en retraite ont du succès dans leurs affaires, c’est leur problème. Pour ce qui me concerne, je gagne à peine l’équivalent de 1 500 euros par mois, et cela me suffit… L’opposition politique accuse les généraux d’accaparer 90 % de la rente pétrolière. Mais, dans ce cas, comment mon pays aurait-il accumulé 24 milliards de dollars de réserves en quelques années ? Si on veut enquêter sur nos biens, notre Cour des comptes est là pour ça, tout est contrôlable, et nous avons à répondre de chacun de nos actes. Mais le problème est ailleurs, dans la marche de l’Algérie vers une organisation économique et sociale productrice de richesses, dans la transparence.
    LE POINT : Que pensez-vous de la guerre en préparation contre l’Irak ?
    M. LAMARI : Même si le régime de Saddam était haïssable, détruire l’Irak, quel que soit le résultat des inspections de l’Onu, serait injuste. C’est fabriquer les terroristes de l’avenir, en Irak comme en Palestine.
    LE POINT : Accepteriez-vous que Saddam Hussein s’exile en Algérie ?
    M. LAMARI : Si le président de la République le décide, on s’y résoudra –
    *Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne1. Département du renseignement et de la sécurité, ex-Sécurité militaire.2. Habib Souaïdia, « La sale guerre », La Découverte, 2001.
    © le point 17/01/03 – N°1583 – Page 44 – 1464 mots

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  12. IDIR dit :

    A la rédaction,
    Avant de lire l’article, pardonnez-moi de dire que la photo ne peut-être adaptée dans ce journal, avec tous mes respects aux femmes.
    Fraternellement

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  13. YESLI Mouloud dit :

    Informations receullis sur le site: http://guerredalgerie.pagesperso-orange.fr/algerie%20jour%20par%20jour.htm de : Jean-jacques.viala@wanadoo.fr

    Voici le passage sur Louisette Ighil Ahrez:

    20 juin 2000:

    Le premier, le Monde va répondre au souhait de M. Bouteflika en publiant dans son édition du 20 juin le récit d’une ancienne combattante de l’Armée de libération nationale (ALN), Louisette Ighilahriz, alias Lila, Française mariée à un Algérien. Elle n ‘a pas été arrêtée par hasard: âgée de vingt ans, elle a rejoint un maquis décimé dans une embuscade le 28 septembre 1957. Grièvement blessée, elle a été transférée à Alger où, pendant trois mois, selon ses dires, elle a été torturée. Elle dénonce ses tortionnaires: « Massu était brutal, infect. Bigeard n’était pas mieux, mais, le pire, c’était Graziani. Lui était innommable, c’était un pervers qui prenait plaisir à torturer: Ce n’était pas des êtres humains. »

    Personne, à la lecture de ce texte, ne semble alors s’étonner qu’une jeune femme grièvement blessée au combat ait pu survivre à trois mois consécutifs de tortures quotidiennes. Ni qu’une petite auxiliaire des terroristes nécessite l’attention pendant trois mois d’officiers aux importantes responsabilités.

    Le général Bigeard s’insurge : « Le témoignage de cette femme est un tissu de mensonges Tout est faux, c’est une manoeuvre. »

    A l’appui de ses dires le Monde reproduit une photo de torturé, Là–

    Le 26 juin, un nouveau personnage sort du bois: le général Paul Aussaresses, quatre-vingt-deux ans, qui fut attaché au cabinet du général Massu pendant la bataille d’Alger. Interrogé par Georges Fleury, écrivain et ancien militaire ayant servi en Algérie, il confirme l’emploi de la torture dans cette guerre où, pour l’adversaire, tous les coups étaient permis. Ce qui permet au Journal du dimanche, dans lequel paraît cet entretien, de titrer: « Torture : tout le monde savait « .

    Dès lors, la machine est lancée. Devancée par le Monde l’Humanité reprend le relais, elle publie à son tour les affabulations de Lila, le 8 Juillet il reprend l’intégralité du livre de Alleg, continue pendant tout l’été, et le 31 Octobre « demande à Jacques Chirac et à Lionel Jospin de condamner ces pratiques »

    Cette supplique est signée par les porteurs de valises survivants, Alleg, Audin (la veuve), de Bollardiére (la veuve) Dreyfus, Favreliére, Halimi, Liechti, Reberioux, Schwartz, Tillon, Vernant, Vidal-Naquet.

    D’après « Le Livre Blanc de l’Armée française en Algérie. » ISBN 2-9517809-0-7

    23 Novembre 2000:

    Dans un interview au Monde, Massu déclare: « J’ai dit et reconnu que la torture avait été généralisée en Algérie (. ..) On aurait dû faire autrement, c’est surtout à cela que je pense. Mais quoi, comment? Je ne sais pas. Il aurait fallu chercher; tenter de trouver. On n’a malheureusement pas réussi, ni Salan, ni Allard, ni moi, ni personne.  »

    le Monde demande: La France doit-elle officiellement condamner la pratique de la torture, comme l’ont réclamé les signataires de l’appel publié par l’Humanité? « Je pense que ce serait une bonne chose. Moralement, la torture est quelque chose de moche, je prendrais donc cela pour une avancée. Et si cela pouvait avoir d’heureuses conséquences, je trouverais cela très bien. »

    En général on ne cite que « on aurait dû faire autrement ».

    25 novembre 2000:

    Le 24 Novembre, les députés communistes demandent la création d’une commission d’enquête sur « les tortures et les crimes contre l’humanité commis par la France durant la guerre d’Algérie ». Cette commission, affirment-ils, « devrait permettre de contribuer à la vérité, recueillir des témoignages, mesurer l’ampleur des crimes commis, les motivations et les conséquences ».

    Comment vont réagir les socialistes ? Le hasard – mais s’agit-il d’un hasard? -fait que toute cette agitation intervient à quelques jours de leur congrès, prévu à Grenoble. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, réaffirme la position définie par Lionel Jospin au dîner annuel du Crif, le 4 novembre: si un « devoir de mémoire » et un « travail de vérité » s’imposent, c’est aux historiens, et non aux politiques, que cette tâche incombe. Il n’est donc pas question d’appuyer la demande de commission d’enquête formulée par les communistes. Le premier ministre (qui soulignera devant l’Assemblée nationale, en juin, que son ancien engagement chez les trotskistes était notamment justifié par son anticolonialisme) le confirme le 25 novembre à Grenoble: « Le conflit colonial (la guerre d’Algérie) ne relève pas d’un acte de repentance collective, ni de procédures judiciaires. »

    On attendait une prise de position de Jacques Chirac. Elle survient le 14 décembre, à l’occasion d’un entretien télévisé. Le chef de l’Etat affirme: « Nous devons être attentifs à ne pas créer d’événements qui peuvent raviver les plaies. Il y a eu des deux côtés des atrocités qu’on ne peut que condamner sans réserve. Elles ont été le fait de minorités. Mais il y a eu des milliers, des centaines de milliers de jeunes Français qui se sont battus avec courage, et dont la France peut être fière. Je ne ferai rien qui puisse salir leur mémoire ou briser leur honneur: Dans ce type de situation, il faut prendre son temps et laisser faire l’Histoire.  »

    En somme, le débat pourrait être clos.

    D’après « Le Livre Blanc de l’Armée française en Algérie. » ISBN 2-9517809-0-7

    28 janvier 1957:

    Deux bombes à Bab el Oued, nombreux blessés .

    La grève est un échec complet pour le FLN :

    Les statistiques militaires décomptent 9.251 actions rebelles contre les personnes civiles en 1956. Elles ont été multipliées par cinq en un an et sont passées d’une moyenne mensuelle de 189 en 1955, à des chiffres mensuels dépassant 800 à partir de mai 1956, pour culminer à 972 en septembre, 1.004 en décembre et 1.492 en janvier 1957.

    Dans l’agglomération d’Alger la progression est analogue: moins de 10 attentats en moyenne mensuelle au premier trimestre 1956, 40 en mai, plus de 120 en décembre, ce qui fait justice d’une légende d’après laquelle l’aimable terroriste Yacef Saadi aurait lancé ses tueurs contre les Européens, à partir de juin 1956 seulement, pour venger deux condamnés à mort exécutés à ce moment-là.

    En réalité, au congrès de la Soummam, le C.E.E. a cru pouvoir s’installer à Alger et faire converger trois opérations: des attentats voulus meurtriers pour frapper l’opinion, un débat à l’O.N.U, début 1957, et une grève générale insurrectionnelle. Des chefs rebelles n’excluaient pas un succès débouchant sur une insurrection générale.

    Alors, d’après Harbi, Abbane et Ben M’Hidi croient l’heure de la victoire proche Ben Khedda sans doute également qui s’est installé comme eux à Alger. Ce sera la débâcle.

    Politiquement d’abord, puis militairement par voie de conséquence. Le gouvernement affecte à Alger- ville, sa meilleure division, la 10e D.P. de Massu, lequel reçoit la délégation des pouvoirs du préfet I.G.A.M.E. Barret. Il s’agit d’empêcher le projet F.L.N. C’est donc une question de vie ou de mort pour l’Algérie et pour la France en Algérie.

    21 septembre 1.957:

    Au cours d’une banale vérification d’identité, les gendarmes trouvent sur un certain Hadj Smaïn un laissez passer signé du premier ministre français. Interrogé, Smaïn explique qu’il est chargé des contacts avec Yacef Saadi, chef de la zone autonome d’Alger, qu’il vient de le rencontrer au 3 de la rue Caton. Cet immeuble où habite le père de Bouhired et sa sœur est surveillé depuis plusieurs mois par les paras et les bleus de Leger, il a été fouillé de très nombreuses fois sans succès. Oubliant d’avertir Bourgés Maunoury, on déclenche une opération pour le lendemain à l’aube.

    22 septembre 1.957:

    Bien renseignés, les légionnaires sondent les différents murs du 3 rue Caton, et finissent par repérer dans la salle de bain la cache astucieuse où se cachent Yacef Saadi et Zhora Driff. Yacef Saadi, lance une grenade qui blesse légèrement Jeanpierre, puis se rend. Ils sont tous les deux tout nu, on les habille avec des vêtements militaires. Yacef sera tellement coopérant avec les militaires (et il a tant de liens avec l’intelligentsia) qu’il aura la vie sauve. Il livre tout ce qui reste de la zone autonome, le souteneur Ali la pointe (qui installé au 4 rue Caton s’était enfui par les toits lors de l’arrestation de Yacef Saadi) et ses filles poseuses de bombes, Ben Hamida et Zerrouk, dont il ignore qu’il travaille pour les paras. Yacef, pour prix de sa coopération, coule des jours heureux encore à Alger et dans sa superbe villa de la côte d’azur.

    Parmi les documents trouvés dans la cache de Saadi, une centaine de lettre ronéotypées destinée au procureur de la république et décrivant les tortures auquel le terroriste arrêté aurait (soi-disant) été soumis, il suffit de remplir les blancs, nom de la victime, date de l’arrestation, le reste en particulier la description des « tortures »est tout imprimé.

    23 septembre 1.957:

    La commission de l’intérieur de l’assemblée nationale repousse une proposition du groupe MRP (Bidault) instituant le collège unique en algérie. Les élus d’algérie se sont partagés en fonction de leur appartenance politique, et n’ont pas fait bloc contre. Les gaullistes sont contre.

    24 septembre 1.957:

    Une personne assassiné à Boufarik.

    Assassinat du responsable du syndicat MNA des usines Renault par le FLN, ainsi que d’un dirigeant du parti.

    La fin de la bataille d’Alger : La zone autonome d’Alger fait eau de toutes parts. Les terroristes ayant du sang sur les mains rejoignent les maquis de Kabylie ou de l’Ouarsenis, d’autres se rendent en métropole où ils vont ranimer les attentats contre les messalistes. Dans les « caves » du quartier de la Goutte d’Or, les « tribunaux » clandestins condamnent et exécutent, et pas seulement des musulmans: 7 Européennes sont découvertes abominablement torturées sous prétexte qu’elles renseignaient la police.

    Enfin, sur dénonciation, Yacef Saadi est repéré le 23 septembre par les parachutistes du 1er R.E.P. Sous la menace du plastiquage de son repaire, il accepte de se rendre avec sa maîtresse Zohra Driff, une redoutable passionaria. En même temps que la nouvelle de son arrestation, le bruit court dans les rédactions parisiennes qu’il a été exécuté sans jugement par les paras. De très bonne heure le lendemain, le chef de cabinet de M. Bourgès-Maunoury s’inquiète auprès du chef du Deuxième Bureau d’Alger qui, méchamment, le laisse à son inquiétude. Trois jours plus tard, c’est le ministre en personne qui prie le général Salan de vérifier lui-même l’état de santé du prisonnier! Avant d’être rapidement soustrait à la curiosité des militaires et des policiers, celui-ci donne les caches où son adjoint Ali-la-Pointe, « un dingue de la gâchette » dit-il est susceptible de se terrer. Effectivement, Ali-la-Pointe et ses derniers fidèles sont repérés 5, rue des Abderamanes. Encerclés par les légionnaires, ils refusent courageusement de se rendre. On dynamite leur repaire, provoquant une série d’explosions en chaîne: les dernières bombes des terroristes d’Alger …

    D’où venaient ces bombes qui tenaient Alger en haleine ? Elles sont initialement l’apport du parti communiste à la lutte commune contre la France. Devenu clandestin, après sa dissolution officielle fin 1955, le P.C.A. forme, sous la direction du docteur Hadjeres Sadek, assisté de Yaya, un journaliste d’Alger Républicain et de deux instituteurs, Castel et Guerroudj dit Lucien, des commandos terroristes urbains. Un membre du P.C.A., Daniel Timsit, aidé d’un Italien, Giorgo Arbib, élabore les premières bombes avec la poudre fabriquée dans un laboratoire de l’hôpital Mustapha et avec des détonateurs au fulminate de mercure confectionnés dans une pharmacie de Birkadem; à la suite d’une manipulation malheureuse, le laboratoire saute ainsi qu’un morceau de l’hôpital.

    Un autre militant, Fernand Yveton, arrêté alors qu’il déposait une bombe à l’usine à gaz, dénonce le réseau. Yaya et les Guerroudj sont arrêtés. Yveton, condamné à mort, est exécuté le 11 février 1957. Les « commandos urbains » fournissent à Ben M’Hidi ses premières poseuses de bombes, Raymonde Peschard, une assistante sociale et Danielle Mine, la fille de Madame Guerroudj; on a dans la famille de la suite dans les idées. L’une et l’autre sont les maîtresses de musulmans passés du scoutisme à la rébellion. Sous les voiles empruntés aux femmes arabes, jamais soumises aux fouilles pour préserver la pudeur musulmane, elles transportent impunément leur engins de mort.

    Danielle Mine et Raymonde Peschard disparaissent pendant la bataille d’Alger. Elles ont été enlevées, torturées et liquidées par les paras de la Légion. Deux imaginatifs féconds, M.M. Arnauld et Vergès en font un pamphlet aussi mensonger qu’attendrissant; on retrouve Danielle Mine à Tunis, mariée, et Raymonde Peschard en Kabylie où elle a rejoint son amant! En mai 1956, Krim Belkacem fait revenir du maquis un ancien étudiant en chimie, Taleb Abderhamane, qui réussit à fabriquer explosifs et détonateurs. La villa des Roses où il s’est installé à El Biar, saute. Taleb retourne au maquis où il sera d’ailleurs capturé quelques mois plus tard.

    Il est remplacé par le fils d’un sous-préfet, Silvain H…, ancien membre des jeunesses communistes et lui aussi étudiant en chimie. Celui-ci met au point les bombes qui explosent en février 1957. Arrêté un soir, rue de la Grenade, la police le soustrait à l’attention des paras, le transfère en métropole… où il est libéré. Il a eu le temps de fabriquer suffisamment d’explosifs pour charger des carcasses fignolées par d’autres spécialistes. Ces manipulations connaissent quelques déboires. Une bombe cachée dans l’arrière d’un bar, square Bresson, saute prématurément. Plusieurs bombes entreposées à l’Imprimerie générale, à Bab-el-Oued, explosent le 9 novembre 1956. Le propriétaire de l’imprimerie M. Benzadi, effrayé, se réfugie en France. Le F.L.N., convaincu qu’il a provoqué lui-même l’explosion du stock, l’abat à Vichy quelques temps plus tard.

    En janvier 1957, Ben M’Hidi interrompt la dangereuse fabrication des explosifs. Par l’intermédiaire de transporteurs de poissons venant du Maroc, la willaya 5 lui expédie à présent du plastic qui permet de miniaturiser les engins.

    Le régiment Bigeard connaîtra une belle réussite dans la course aux bombes. Partant des indices les plus minces, il remonte les filières de transport jusqu’aux caches. Il neutralisera 150 engins dont un de 25 kg, de quoi faire sauter tout le Gouvernement général. La bataille d’Alger met en lumière la collaboration accordée au F.L.N .par certains milieux algérois.

    Des Européens, les uns sincères, les autres guidés par l’intérêt, se proposent de combler le fossé que la répression, comme les attentats, creuse entre les communautés. Ils publient un journal l’Espoir qui sans jamais stigmatiser le terrorisme, dénonce la répression, souscrit à toutes les thèses du F.L.N. Il disparaît en février 1957 pour réapparaître en novembre 1960, à l’instigation du  » Mouvement de soutien au général de Gaulle ». Il est subventionné par des industriels: huileries, savonneries, tabacs, armement naval. ..qui prennent ainsi une assurance sur l’avenir . Mais une tendance beaucoup plus radicale se manifeste qui prend part à la lutte aux côtés du F.L.N. en ne reniant aucun de ses aspects. L’abbé Scotto rassure ceux qui pourraient réprouver les attentats aveugles. Pour ce curieux directeur de conscience, une cause semble rester juste quels que soient les moyens utilisés.

    Quelques femmes versent dans la collaboration, hébergent des chefs rebelles, les transportent, distribuent les ordres. M. Gallice, conseiller municipal, directeur d’une papeterie rue Horace Vernet, fournit le papier pour des tracts qui n’ont rien de pacifique. Les poseuses de bombes, musulmanes et européennes, font tranquillement retraite chez les Sœurs blanches à Birmandreis ou chez les Clarisses à Notre Dame d’Afrique qui pourtant les savent recherchées par la police. Le Père Collet des Pères Blancs, n’ignore pas les activités de ses hôtes de passage. Quant à l’abbé Bertal, de la mission de France, il donne asile à Daniel Timsit et à Salah, alias Oussédik Souali, qui lui ont pourtant avoué qu’ils fabriquaient des bombes !

    Maître Popie, avocat insoupçonnable, est le dépositaire des fonds extorqués aux commerçants de la casbah. Il s’est spécialisé dans des manipulations financières savantes qui permettent de faire passer en Suisse les fonds recueillis à Alger, en utilisant les comptes de gros industriels, les Bentchicou, Tamzali, Abbas Turqui, Bengana.. .tous gens acquis au F.L.N. Le 13 mai 1958, pris de panique, Maître Popie s’embarque précipitamment pour Marseille. Arrêté, il est trouvé porteur de 20 millions de francs appartenant au F.L.N .

    L’organisation de la zone autonome d’Alger aurait été beaucoup plus laborieuse si les rebelles n’avaient bénéficié de toutes ces complicités.

    En attendant, fin 1957, les paras ayant démontré que nul n’était au-dessus des lois, les musulmans d’Alger respirent, se confient, le renseignement revient. Si la guérilla urbaine déclenchée par le C.E.E. n’a pas, comme il l’espérait, entraîné, la condamnation de la France par l’O.N.U. l’impact de la bataille d’Alger sur l’opinion publique internationale et métropolitaine est considérable et hors de proportion avec l’importance des opérations policières qu’elle comportait.

    La presse qui a raté la bataille de Budapest l’année précédente, déferle sur la capitale de l’Algérie où aucun barrage ne s’oppose aux investigations même les plus indiscrètes. Les correspondants retrouvent leur jeunesse du temps où ils faisaient les chiens écrasés, en fréquentant les P.C. des paras ou les commissariats. La bataille de la casbah, pour le lecteur français, c’est les Mystères de Paris, pour l’opinion internationale, c’est les barricades de la Commune ! Selon les opinions politiques, on fait des héros de Massu et de Bigeard, qui ne le demandaient d’ailleurs pas, ou d’affreux tortionnaires; Yacef Saadi est un Robin des Bois et Djemila Bouhired une Jeanne d’Arc algérienne.

    Les complicités rencontrées par les hors-la-loi que les polices pudiquement dissimulaient, mais que les forces de l’ordre étalent avec indignation, ont un parfum de scandale qui ravit les polémistes. Les milieux où se rencontrent les collaborateurs de l’adversaire ne pardonneront jamais aux parachutistes ce gênant déballage.

    (Henri Jacquin, la guerre secrète en algérie, Olivier Orban 1977, ISBN 2-85565-055-0)

    25 septembre 1.957:

    Yacef Saadi, arrêté le 23 se met à table pas même bousculé, dès sa première audition, il raconte tout ce qu’il sait, mais il n’apprend que peu de choses aux soldats qui l’écoutent, sauf ce qui concerne Ali la Pointe le dernier tueur encore en liberté.

    Messieurs il ne faut pas se précipiter à condamner, l’un ou l’autre, il faut d’abord lire aprés Yacef est un traitre ou un ARGAZ, Abane et Ben Mhidi ne sont pas trompés d’hommes, je pense sauf qu’il faut faire attention à ce genre de manipulations. Pour ce qui est des archives, elles sont déja disponible, certaines sont consultables sur place, d’autres avec dérogation, lisez le livre de Maurice Faivre, sur les archives inedites de la guerre d’Algerie, ou bien le Jacquin etc, voir lien ci-dessous. Pour ce qui est des BLEUS DE CHAUFFE, véritable gangréne durant la guerre de libération reste le point le plus noir de la stratégie militaro-psysho-destruction de l’armée Française. Moi personnelement j’ai eu beaucoup d’informations sur l’affaire Melouza en posant des questions à des vieux de ma région, sans passer par les archives certes ils ont les chiffres exactes, mais ils m’ont bien éxpliqué l’armée du général Belounis, dit Staifi, le pourquoi de Melouza? Au fait aprés plusieurs avertissement a la population locale, ainsi que plusieurs fellagas, assassinés dans ces douars egorgés, des fois pendus, le FLN via Si nacer et Amirouche ont décidé de passer à l’action, L’affaire MNA/FLN, HArkat BOU ALAM, LE commando Georges….Messieurs vous avez tout sur internet, dans les bibliothéques, des livres, les opérations si quelqu’un veut vraiment des informations tout est consultable en France. Il n ya pas d’excuses à attendre les archives de 2012 alors elles sont déja disponibles depuis 2002. Ne pas se précipter dans les jugements sinon on risque de se tromper lourdement et refaire les mêmes erreurs du couple frere / ennemi
    FLN/MNA.

    Lien pour reference sur la guerre d’algerie:

    http://guerredalgerie.pagesperso-orange.fr/Livres.htm
    Amicalement Mouloud

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  14. Aliouette dit :

    Ce grand criminel de Lamari qui a combattu l’instauration d’une « théocratie » a en revanche participé à la spoliation des richesses de ce pays en instaurant une maffiocratie où sa fille multimilliardaire en sa qualité de dirigeante d’une boite d’import-import en pharmacie a frappé au visage un responsable d’une administration avec sa chaussure au mois de décembre à Alger!
    Mais ce gros assassin ses heures sont comptées pour rejoindre le Grand Tribunal !

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  15. Iskander DEBACHE. dit :

    Bonjour à tous
    Avec mes sincères salutations,
    Je pense que nous devrions éviter de nous fourvoyer en faiant le procès des uns et des autres notamment sur la sincérité de leur engagement.
    La question que je pose à travers cet article porte essentiellement sur la nature de cette guerre. A savoir:
    1 – S’agit il d’une guerre de décolonisation et dans ce cas précis on peut poser la question de savoir pourquoi dans un même espace régional et en l’occurrence le Maghreb, la transition soit passée pacifiquement au Maroc et en Tunisie alors qu’il a fallu une guerre de huit ans en Algérie?

    2 – Le même cas de figure s’est posé en Indochine où la transition s’est opérée pacifiquement au Sud Vietnam au Cambodge et au Laos alors qu’il a fallu huit ans de guerre au Nord Vietnam?

    3 – Y a t’il eu une politique concertée pour la décolonisation entre les grandes puissances et quel en a été le positionnement dans la confrontation Est-Ouest? Dans le processus de Mondialisation?
    J’aimerai bien qu’on en discute dans ce cadre….

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  16. salay dit :

    Beaucoup d’idées fusent dans cet échange sur les polémiques et différends entre des hommes et des femmes qui ont eu à lutter, mourir, souffrir… pour que leur pays retrouve une place dans le concert des Nations. Le colonialisme et sa barbarie sont illustrés, on ne peut mieux, par cette femme dénudée et que deux grosses bêtes inhumaines encadrent habillés de leur barda, de leurs armes, de leur arrogance animale. Dommage que malgré cette scène, certains « Algeriens » portent des jugements de valeurs sur des acteurs décédés ou encore vivants (Algériens) et discutent de missions civilisatrices de l’ex-puissances coloniales.
    PS: Il serait plus judicieux en ces jours de visites de charniers de Guelma, Sétif, Kerrata…perpétrés par les bêtes inhumaines contre des populations désarmées et décharnées de nous dire qui est cette femme. Surement, une héroïne que des lâches ont cru avilir…

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  17. farouk dit :

    Une info capitale. Le général français avec une assurance incroyable assure avoir ces hommes en Algérie et il le prouve à Mme Ighilahriz. On est dans la haute trahison. Un délit pénale. Dans un pays normalement constitué le parquet aurait déjà ouvert une enquête.

    Encore plus incroyable. M. Debache quand vous faites l’éloge de deux publications le matin et el watan parmis d’autres encore qui sont sous contrôle dgse/drs qui ne s’en cachent même pas, c’est à dire de ceux que vous êtes censés dénoncer cela decridibilise beaucoup votre approche. Dommage.

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  18. moustaqim dit :

    @ Slay
    vous voulez savoir le nom de la personne? elle s’appelle « Algérie », n’est ce pas Frantz Fanon qui disait :  » La France veut dévoiler l’Algérie « . Aujourd’hui, la guerre d’Algérie n’est pas fini, elle continue plutôt avec d’autre moyens ( Françalgérie, khalida Toumi, colonisabilité….).

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  19. salay dit :

    @moustaquim: La guerre d’Algérie s’est terminée le 19 mars 1962. La 4eme puissance mondiale a signé les accords d’Evian avec ceux qu’elle dénommait les Fellagas, les Felouzes… dont le représentant était en face d’eux, un certain Krim Belkacem (Allah Irahmou). Le monde vit au 21ème siècle mais certains sont « demeurés » comme le régime du coup d’état de 1962 accroché à la France coloniale, celle des harkis non celle de Johnson. La France du 3è millénaire est une partie d’un ensemble qui a un nom, une monnaie, un projet qui se matérialise…Le problème ne réside pas en les français contemporains mais en ceux qui n’arrive pas à se libérer de leur statut de colonisés et de colonisables. Et puis personne n’en veut plus d’eux. Ils servent à quoi au fait?

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  20. aquerado dit :

    Salam,
    @Moustaquim. J’ai l’ impression que vous avez lu dans mes pensees, c’est ce que j’allais repondre, cette femme represente l’Algerie dans toute sa misere et ses soufrances victime de l’oeuvre civilisatrice de la France de messieurs les socialistes qui a l’epoque considerait l’arabe comme un dechet n’est se pas mr mytherrant? Alors que ce dernier a participe au gouvernement de Vichy dans les exactions contre les juifs, on le retrouve quelques annees plus tard avec sa clique de sionistes donner le depart a la 1ere guerre contre l’Irak. Comment peut on faire confiance a des gens qui crient shoah a longueur d’annee et qui genocide d’un autre cote. Pourriez vous faire un examen de conscience et arreter vos massacres de par le monde. Les gens sur cette planete ne demande qu’ a vivre en paix, mais par votre jeu vicieux dans les finances et les guerres interminables que cela engendrent vous avez creez le chaos et la mort. Finalemant vous ne changerez jamais, vous chassez le naturel et il revient au galop. Reformez vous avant qu’il ne soit trop, relisez le marchand de venise de William Shakespeare.

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  21. moustaqim dit :

    Merci Mr Iskender pou l’article…. quant à la 1ére question que vous posez, je crois que Ch. De gaulle tenait beaucoup aux expériences nucléaires ( Regane) et chimiques ( à la base B2 Namous) ils dureront officiellement jusqu’en 78)
    En plus de l’indépendance énergétique qu’il espérait grâce au pétrole algérien.

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  22. @moustaqim
    Justement j’attendais cette proposition. Je crois que ce n’est pas aussi simple et même lié à des intérets beaucoup plus globaux et Géostratégiques.
    La question des essais nucléaires a été vite réglée en la transposant à Muroroa dans le Pacifiuque, quant au Pétrole, les Occidentaux ont toujours préféré que ce soit un pays du tiers monde qui le produise puisque produit au standards salatriaux Européens, il aurait été invendable.
    C’est à la faveur du New Deal et après son élection que Roosevelt a proposé la décolonisation soit un démantèlement des empires coloniaux après avoir tiré les leçons de la crise de 1929 et l’Algérie ne devait pas échapper à la règle.
    En 1940 la France était déjà occupée et l’Angleterre sur le point de l’être et c’est là qu’il a imposé son idée d’abord à Churchill puis à De Gaulle en contrepartie de son intervention.
    Le cas spécifique de deux pays: l’Algérie et le Vietnam a dû être revu sous le prisme de la confrontation Est-Ouest.
    En 1954, Pierre Mendès France avait déjà évoqué l’indépendance de l’Algérie mais il disait à ce propos: Une Algérie indépendante oui nous sommes d’accord mais imaginez une Algérie socialiste amarrée au pacte de Varsovie qui menacerait directement les rives Sud des pays du pacte Atlantique…
    Les Français voulaient d’abord expurger l’ALgérie des cerveaux pensant à gauche et à l’extrême gauche c’étaient là les vrais enjeux de la guerre d’Algérie.
    Le F.L.N. n’a pu accéder à une représentation aux Nations Unies qu’après avoir donné des gages de sa neutralité dans la confrontation Est-Ouest dont la création du Mouvement des pays Non-Alignés ainsi que par l’affiliation de l’U.G.T.A. à la fédération mondiale des syndicats libres pour dire: – Voyez, nous ne sommes pas communistes….

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  23. @ salay Vous dites : La guerre d’Algérie s’est terminée le 19 mars 1962, et ce n’est ni pour vous contrarier , ni pour le plaisir de dire n’importe quoi, mais je crois que c’est faux, la preuve est que la France coloniale à continuer, par la bénédiction d’une clause « dite secrète » à expérimenter 11 bombes criminelles (dont béryl et ses dégâts), essais effectués à in Ekker, plus précisément au coeur de la montagne Taourirt Tan Affela (Tamanrasset), jusqu’au 16 février 1966, alors parler d’indépendance me laisse perplexe, car en plus de la farce du 19 mars, je subi avec des milliers d’autres citoyens les effets de l’irradiation nucléaire provoqués par des bombes « secrètement autorisée » n’est que journalistique,dés lors qu’on ne peut pas parler d’accord puisque la franc coloniale ne s’adressait pas à une nation juridiquement constituée mais à une rébellion alors parler d’indépendance, ca pose un problème.

    Porte parole des iiradiés des Camps du Sud

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  24. hakimM dit :

    Je salut ce que Salay a écrit, en effet, officiellement l’indépendance était pour 19 mars 1962, pour des raisons bizarre, cette date officielle a été reportée pour le 5 juillet 1962!!!!!!!!!!!!!

    @Benmouhoub, Oui par la suite Benbella, le Marocain a pris le pouvoir illégitime, illégitime, il était une marionnette de tout étranger et de tout traître.

    C’est après 1965 qu’il y a eu nationalisation des ports d’Alger d’Oran et du pétrole, de manière graduelle, par Boumediène.

    Par la suite, les officiers de la France ont pris le pouvoir dans l’armée et la liquidation de l’Algérie a commencé en bradant tout le pays et en vendant 30% des hydrocarbures et 100% des importations.

    C’est à dire que tout ce qui a été construit entre 1965 et 1980 a été détruit par la suite par la mafia infiltrés par les officiers de la France dont plusieurs sont des généraux.

    C’est la vérité, c’est les harkis et les fils de Harkis qui sont au pouvoir depuis 1980 ou même avant.
    L’élite et le peuple restent observateurs…..

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  25. salay dit :

    Apparemment, je me suis fait mal comprendre. Cette femme, cette Algérie n’est pas si misérable que ça. Leur combat contre la France, colonialisme ou civilisation, a abouti. L’après-indépendance incombe à nous tous,y compris ceux qui à mon sens ont des comptes à régler malheureusement sans courage si ce n’est de tirer sur les ambulances. Allah Yerham Echouhada.

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  26. Macizel dit :

    Vous pouvez telecharger les depositions de Yacef Saadi une centaine de page ou il a balancé l’organsiation de la Bataille d’alger et son soutien en 62 à l’armée des frontiéres de Ben bella et Boumedienne. Freres de combat dites vous?

    http://www.salan.asso.fr/archives.htm

    http://www.salan.asso.fr/bio.htm

    http://www.salan.asso.fr/bio.htm

    Et sa particpation a la deuxiéme Bataille d’Alger cette fois ci contre ses freres de GPRA comme soutien à Ben Bella le Marocain et Boumediene l’egyptien de l’est. hasard d’histoire, c’est Krim en lui même qui installé Boumediene a la tête de l’armée des frantieres aprés l’affaire de officiers de la W1 et W2 en tunisie.

    http://www.guerredalgerie.fr/

    http://www.guerredalgerie.fr/1962_Aout_decembre.htm#28.08.1962

    Macizel

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  27. aquerado dit :

    Salam,
    @ Mr Debache, quand vous dites que: »Les Français voulaient d’abord expurger l’ALgérie des cerveaux pensant à gauche et à l’extrême gauche c’étaient là les vrais enjeux de la guerre d’Algérie. » Je pense que vous faites une grande erreur, c’est tout le contraire qui s’est passe, si cela avait ete le cas, la France aurait commencee par eliminee boumedienne, boussouf et toute leur clique alors qu’elle en avait largement les moyen lorsqu’ils etaient a Tunis ou au Maroc se qui n’a pas ete fait. Sachant que la majorite des gens ayant construit et structures le FLN faisaient partis de la noblesse Algerienne, cette derniere a ete entierement decapitee par la France (comme dans la revolution Francaise en laissant les « rouges »), et ceux qui se pavannent actuellement a Alger et se prennent pour les veritables revolutionnaires n’ont ete que des executants aux mains des socialistes(sionistes) de mytherrant et des aveugles de de Gaulle qui peut etre s’est fait berne? De toute facon si de Gaulle n’avait pas laisse noyaute le FLN par les sionistes staliniens, l’Algerie aurait depuis longtemps renouee fraternellement avec la France et n’aurait pas connue peut etre ce genocide epouvatable des annees 90. Mais meme le parti de de Gaulle s’est fait noyaute par ces sionistes comme quoi tout etait deja ecris, et que personne ne peut echapper a son destin.@Mr, Macizel.J’ai Parcouru quelques lignes des archives que vous avez postees et je peux affirmer vraiment que celui qui avait parle de sale guerre avait totalement raison. Rien n’est bon dans une guerre, hormis pour celui qui tire les ficelles.

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  28. sami dit :

    taper ali la pointe allez / la soeur d’ali lapointe raconte la verite et document officiel sur charef saadi capture en 1956 a negocie sans torture page 2du blog et ducument du 8 10 1957 CHAREF SAADI ET DRIF ZOHRA ONT BALANCE TOUS LES MOUDJAHIDS ALILAPOINTE AMIROUCHE ETC IL s’est couche sans menace livre tous les noms et ce pour les archives la turquie en a diffuse des film de 1945 c’est trop grave chien affame jete au prisonnier femme enfants viellard,des fusillades ,des viols ,on y voit setif,palestro,constantine ,il ouvrait le ventre des femmes ,fusillait des sur tout ce qui bouge meme des bebes la turquie a diffuses ces videos lors de l’intervention de la france pour genocide armenien et la turquie avait sorti alors la france reconnaitra le genocide algerien et les video on ete retire d’internet j’ai pu visionner que 20 MINUTES la censure a ete bref j’avais pas fini mais 20minutes etait choquantes l’annee prochaine on pourrai acceder aux archives ,lalgerie a peur de ces archives car lhistoires est falsifie et tous les stars vivantes (moudjahid de franca pas algerie)ont fait une autre histoire c’est devenu des stars alors 2012 J’ai peur quil nous foute le pays en l’air par ex tous torture et execute sur place charef saadi ausaress s’occupait de lui sil lon pas frappe sil mangeait bien,amirouche ,ali la pointe ect tous sur place

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