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23 March 2017

L’appel au coup d’état Le serpent sera-t-il assez stupide pour se mordre la queue ?

El Watan, 9 mai 2011

Le putsch demeurera immanquablement un coup d’Etat, même si on veut le présenter comme l’antichambre de la plus libératrice des démocraties.

Qu’un ancien soutien d’un coup d’Etat appelle de ses vœux les militaires à perpétrer un autre putsch n’est finalement pas étonnant. Mais qui aurait songé que la culture du pronunciamiento finirait par trouver partisan jusque dans les rangs des universitaires ? C’est pourtant l’étrangeté qui nous est arrivée ce premier jeudi du mois de mai : la supplique à l’armée pour débarrasser le pays d’un Président impotent est dorénavant relayée par la thèse universitaire. Ainsi parée d’arguments qui peuvent sembler, à première vue, plus acceptables que la vulgate politique dans laquelle il a été formulé il y a plus d’une dizaine de jours, le recours au coup d’Etat cherche à gagner en honorabilité pour tenter, pour la «dernière fois» rassure-t-on, de vendre l’idée à quelques baïonnettes en mal d’aventure.
En somme, on demande au serpent de se mordre la queue. Mais n’est-ce pas que, comme le dit si bien un proverbe indien, «même habillé de pourpre, un singe restera toujours un singe» ? Il en est ainsi du putsch qui demeurera immanquablement un coup d’Etat, même si on veut le présenter comme l’antichambre de la plus libératrice des démocraties. Le renversement du pouvoir par des gens d’armes conduit, dans presque tous les cas, aux mêmes conséquences : le hold-up politique qui, lui-même, l’autoritarisme s’étant installé, sera suivi d’une mise sous coupe réglée du pays et de ses ressources.

Ce n’est point un hasard si l’économie algérienne ne repose plus désormais que sur le container qui a déjà transformé le pays en un immense et sordide marché informel. Et qui est le maître incontesté du container ? Outre ces effets dévastateurs à moyen et court termes, il y a lieu de rappeler qu’un putsch se déroule dans presque tous les cas en provoquant des effets dramatiques, voire souvent sanglants. Lors de la guerre des wilayas et du coup de force contre le GPRA, au moment où l’Algérie accédait à l’indépendance, les armes ont parlé. Afin d’éviter un nouveau bain de sang, de limiter le nombre de victimes et pour que revienne le calme, il a fallu que le peuple investisse la rue et dise : «Sept ans ça suffit !»

Le fameux «redressement révolutionnaire» de juin 1965 s’est soldé par de très nombreuses disparitions, des arrestations, des internements arbitraires et la pratique systématique de la torture. Tahar Zbiri a fait sortir la troupe en 1967, soit deux ans à peine après le putsch de 1965 et les enfants d’une même nation se sont alors rués les uns sur les autres à coups de canons et de bombardements aériens. Qu’y a-t-il de plus terrible, de plus destructeur et de plus meurtrier qu’une guerre civile ? Si les affrontements interlibanais sont loin, pour les partisans de la force, l’exemple libyen est sous nos yeux pour nous rappeler les vingt années vécues dans la douleur par des millions d’Algériens.

Emprise de l’armée

Est-il encore besoin de rappeler qu’outre les souffrances infligées à la population, la guerre civile est également fatale pour la superstructure économique ? Les chiffres faisant état du bilan des dégâts sont astronomiques pour l’Algérie et l’on peut observer en direct, actuellement, comment sont en train de disparaître les villes libyennes.
En 1978, l’armée impose le colonel Chadli Bendjedid qui, après avoir affirmé la prise de sa botte sur le pays, le ruine en moins de temps qu’on a eu pour le réaliser. C’est la fameuse décennie noire. Chadli n’est pas l’auteur d’un putsch mais son intronisation relevait toujours de l’emprise de la force armée sur le peuple algérien. Lorsque son pouvoir vacilla, en 1988, il n’hésita pas à faire sortir l’armée des casernes. La troupe juchée sur des chars occupa la rue et n’hésita pas à utiliser des balles réelles. Malgré les effets désastreux d’une politique infantile, les militaires, toujours usant de la dissuasion que leur donne la possession d’armes, cautionnent le colonel-président en encourageant sa candidature pour un nouveau mandat présidentiel.

Guerre des clans

Il en profite pour pousser à l’irruption de l’islamisme politique qui finit par surprendre toute la nomenklatura et c’est de nouveau le pronunciamiento contre Chadli lui-même et les salafistes qui, de leur côté, promettaient de régler leur compte à tous les acteurs politiques et sociaux.
Le coup d’Etat plonge le pays dans le désespoir. Les prisons et les camps d’internement ouvrent grand leurs portes. Encore une fois, c’est l’ère du sang et de la mort. Cela dure depuis près de 19 ans. La parenthèse Boudiaf refermée grâce à l’assassin Boumaârafi (encore un officier), le pouvoir reste entre les mains des militaires qui n’ont même pas besoin d’un paravent : le général Khaled Nezzar qui troqua sa vareuse contre costume et cravate n’en demeura pas moins le seul membre influent du Haut comité d’Etat.

C’est à un autre général, Liamine Zeroual, qu’échut, deux années plus tard, le pouvoir. Ce dernier démissionnera en 1998, non pas parce qu’il développait une grande volonté de sortir son pays du cercle infernal dans lequel l’avait placé l’élite militaire, mais juste parce que s’était déclarée dans l’ombre une nouvelle guerre des clans qui, déjà, anticipaient les lendemains de la défaite des islamistes. C’est ainsi qu’arriva Bouteflika sous bonne escorte de soudards. Que l’on ne s’y trompe pas : Bouteflika et les galonnés qui le soutiennent, ceux-là même qui ont cautionné la révision de la Constitution afin qu’il puisse rester jusqu’à la fin de ses jours, n’ont aucune intention de céder la place. Ces gens-là ont banni le mot alternance de leur vocabulaire.

De César au petit Ben Ali en passant par Napoléon ou encore les généraux-dictateurs sud-américains, les putschistes ne dérogent pas à la règle : une fois aux commandes, ils y restent. Ne veut-on pas tirer les enseignements de toute cette tristesse faite de cinquante années de gestion du pays par un système dont la colonne vertébrale a toujours été militaire pour oser encore faire appel à quelques desperados pour faire la révolution à la place du peuple ?

Que l’on ne s’y trompe pas, en Tunisie et en Egypte l’armée n’a pas pris fait et cause pour le changement. Les manifestations de rue par l’immensité des foules qu’elles drainaient n’avaient d’égales que la volonté populaire de se défaire des deux dictateurs. Une telle situation a donné à réfléchir aux états-majors qui, finalement n’ont pas, comme au Yémen et en Syrie, osé obéir aux ordres de Ben Ali et Moubarak. Mais il est clair qu’en Egypte, l’armée a été pendant assez longtemps dans l’expectative.
Si la mobilisation n’avait pas eu l’ampleur qu’elle revêtit assez rapidement, les généraux se seraient rangés du côté du vieux dictateur. En Tunisie, tout un chacun sait que les forces armées sont dérisoires devant les effectifs de la police et ici, l’état-major de cette dernière a été renversé dans le sillage du clan Ben Ali.
Voilà les exemples que se doivent de méditer les Algériens s’ils veulent obtenir des changements, se défaire non pas seulement d’un Président perclus par la maladie et incapable de gouverner mais de tout un système qui s’impose depuis cinquante ans par la force des armes.

Ahmed Ancer




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21 Commentaires sur cet article

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  • Belaïd R.
    10 mai 2011 at 0 h 00 min - Reply

    Je préfère nettement ton article d’aujourd’hui à celui de la semaine dernière que ta rédaction a refusé de publier et qui s’attaquait à Mr Ali Yahia. Tu as vraiment mûri, camarade Ahmed Ancer. Je pense que tu vois qui je suis. Nous avons milité ensemble au PAGS et nous avons eu de longues discussions dans notre semi-clandestinité en 92, avant ta fuite en France. A l’époque tu applaudissais l’arrêt du processus démocratique et tu refusais d’admettre qu’il s’agissait d’un coup d’Etat. Aujourd’hui je constate dans ton article que tu qualifies le désastre du 11 janvier 92 de coup d’Etat. Il est vrai que seuls les imbéciles ne changent pas. A l’époque la ligne de conduite politique de notre direction sous la responsabilité de notre camarade Cherif Hachemi était à l’éradication sans pitié. Je m’incline devant ton repentir même tardif. Je crois que notre ancienne direction doit faire son mea culpa. Des erreurs tragiques qui ont coûté cher à notre pays et ont fait disparaitre notre cher parti.
    Salutations militantes au camarade Ahmed.




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  • HAMMANA
    10 mai 2011 at 7 h 47 min - Reply

    Il n’y a pas de plus facile que de demander pardon à un peuple qu’on a meurtri et après qu’on est commis tous les crimes du monde.Faire son mea culpa de cette façon(encore faudrait-il qu’il soit sincère)ne suffit pas pour rendre justice aux algériens.Il n’est pas le seul à sauter sur l’occasion pour se dédouaner dans le but de se faire une virginité.GHOZALI et ali yahia abdenour l’ont eux aussi fait dernièrement chacun allant à son train.Hitler a lui aussi commis l’erreur d’embarquer toute l’Europe dans une guerre mondiale mais lui au moins il a eu le mérite de se suicider que de venir après tant d’année se foutre de nos gueules.Se taire aurait été plus honorable.




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  • OrO
    10 mai 2011 at 10 h 12 min - Reply

    Ce point de vue a d’autant plus de poids que son auteur était un partisan de l’éradication totale dans les années 90.
    Curieuse époque où les partisans du Putsch de 1992 s’opposent à une nouvelle aventure militariste alors que les opposants de 1992 appellent de leurs voeux une intervention de l’armée.




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  • Afif
    10 mai 2011 at 13 h 00 min - Reply

    La prise du pouvoir de janvier 92, appelez-la comme vous voulez, mais c’est le mode scrutin de la majorité absolue à deux tours qui a mis le feu aux poudres.

    Alors que si le mode scrutin était le mode proportionnel, le FIS avec 3.260.000 voix obtenues sur 12.000.000 d’inscrits et plus de 6.000.000 de votants n’aurait pas eu une majorité écrasante, sa victoire aurait été modeste, elle n’aurait fait peur à personne et le FIS lui-même aurait compris qu’il ne pouvait pas former un gouvernement sans s’allier avec un autre parti.

    On n’aurait pas entendu certains propos provocateurs et personne ne se serait senti menacé et obligé de recourir à « l’éradication ».

    Ce que je dis aujourd’hui, je ne le dis après coup mais j’avais saisi en temps opportun à l’époque le Chef du Gouvernement pour lui proposer le mode de scrutin proportionnel pour les raisons que je viens de citer.

    En tout état de cause, l’éradication n’était pas la solution : il aurait été possible de dialoguer et de trouver une solution, quitte à annuler les élections de manière consensuelle et à organiser de nouvelles élections avec le mode de scrutin proportionnel, mode qui va être adopté par les Révolutions tunisienne et égyptienne, qui ont certainement tenu compte de l’expérience dramatique algérienne.




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  • Adel
    10 mai 2011 at 17 h 01 min - Reply

    L’auteur fait une distinction entre armée et police (dans le cas de la Tunisie).

    Ce qui est en cause dans les dictatures du Monde Arabe, c’est le pouvoir dans sa totalité, avec sa pratique de l’arbitraire et de la hogra. L’armée, la police et le police politique sont autant d’instruments entre les mains de ce pouvoir pour réprimer le peuple et protéger le pouvoir. Que ce soient les soldats, les policiers ou les agents de la police politique en civil qui tirent sur les manifestants, quelle différence cela fait-il?

    Ce n’est ni l’armée, ni la police, ni la police politique qui sont mauvaises en elles-mêmes, c’est leur utilisation par le pouvoir tyrannique contre le peuple et les forces de l’opposition qui pose problème.




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  • Ninie
    10 mai 2011 at 17 h 39 min - Reply

    Salam alaykoum,

    J’aime bien l’expression : « quelques desperados pour faire la révolution à la place du peuple ? »

    Mais je pense qu’il y a des signes qui ne trompent pas.
    Les citoyens ont une perception de leurs intérêts et du contexte. Ils ne sont pas naïfs des abus et travers du système. Ils sont méfiant néanmoins et ne souhaitent pas répéter les travers du passé…il y a des signes qui montrent que le peuple Algérien est dans l’attente éveillée du moment.
    Le problème c’est que le système le sait, les réseaux d’influences aussi et on se demande qui aura le rôle principal de l’histoire…pour l’instant c’est encore le round d’observation.




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  • NEDJMA
    10 mai 2011 at 21 h 39 min - Reply

    @belaid R,@Ancer

    À la ligne de silence et de la honte à succédé celle de la dénonciation.
    Le paradoxe stalinien( regrets:mon cher parti,notre direction)




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  • hakimM
    11 mai 2011 at 1 h 35 min - Reply

    @Affif,
    Voila ce que j’ai dis en janvier et février et on m’a répondu avec opposition sans même réfléchir.

    Si le mode de scrutin était différend, le FIS aurait eu au maximum 40%, on lui aurait donne sa chance de diriger avec coalition et il aurait fait des choses nouvelles et aurait appris des choses du FLN et du FFS.
    Le FIS aurait du prendre les 40% du premiers tour et céder le reste. Mais a vouloir tout, il n’a rien eu.

    Une démocratie naissante n’avait pas besoin de Nezar et les 40 tueurs, ni de certaines franges du FIS et les 40 Moukafirine.




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  • AS
    11 mai 2011 at 9 h 26 min - Reply

    l’invasion terrestre de la libye en revelateur… les generaux algeriens comme bouc emissaires…




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  • Gone
    11 mai 2011 at 13 h 29 min - Reply

    http://www.tsa-algerie.com/politique/dialogue-national-le-choix-de-bensalah-ne-fait-pas-l-unanimite_15587.html

    Je crois qu’ inciter l’armée à destituer le Président n’est pas digne du tout. De toutes les manières le changement doit se faire en dépit de tous les complots. Il faut aller à cette rencontre, forcer les portes et échanger pour engranger une vraie réforme du TOUt, méfiez vous de l’Otan, il ne sert que ses intérêts. La France actuelle est représentée par une élite aussi xénophobe que cruelle.Ont- il ménagé , les Roms, les femmes en foulard… ou les civils Libyens massacrés dans les hôpitaux? au nom d’une résolution de la spectre ONU, ennemie des peuples libres, des esclaves qui font la chasse aux hommes libres… j’ai vu hier des images qui ont réveillé ma colère, puis c’est la tristesse et l’impuissance, l’Otan vient de détrôner Tsahal en matière de massacres . De plus les sociétés françaises prennent leurs paniers: marchés et projets en Algérie.




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  • Gone
    11 mai 2011 at 13 h 31 min - Reply

    Des marchés et des accords donnés, sans contrepartie et sans garantie…les maudits .




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  • batni
    11 mai 2011 at 15 h 58 min - Reply

    A @Belaïd R,
    Pout les uns c’etait un coup d’état militaire pour d’autres c’est un coup d’arrêt a un processus électoral dévoyé, la question qu’il faut se poser est quelle est la solution a la déferlente qui allait emporter définitivement le pays.
    Imaginez une seconde le désastre si les responsables de l’ex-parti dissous étaient aux commandes du pays.
    C’est trahir les 200000 morts et les milliers de veuves et d’orphelins que d’oublier les scenes délirantes au niveau des places publiques a Alger, les marches aux pas d’oies des élements de ce parti etc…

    Au bout du compte l’ex-parti dissous a été utilisé a son insu, pour tordre le cou aux avancées démocratiques que le peuple Algérien allait engrangés comme résultat de ses luttes depuis 62. Dommage.

    Mes respects,




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  • Afif
    11 mai 2011 at 17 h 51 min - Reply

    @ Gone :

    Ta colère, tu devrais la réserver à Khadafi et ses acolytes comme Bachar Assad, car c’est leur politique et leur acharnement à tuer de l’arabe qui a fait intervenir l’OTAN.

    L’OTAN n’est pas venue toute seule, on lui adonné l’occasion. Elle a ses intérêts et aujourd’hui, la meilleure façon de défendre ses intérêts stratégiques, c’est de s’allier aux peuples arabes, plutôt qu’à leurs dictateurs.

    Le vent a tourné et les occidentaux savent s’y adapter.




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  • Afif
    11 mai 2011 at 18 h 02 min - Reply

    @ hakimM :

    Ce n’est pas la première fois que j’aborde le thème des élections de décembre 1991 dans LQA. Moi aussi, j’ai eu des contradicteurs, mais après quelques échanges, ils ont ont reconnu le bien fondé de notre analyse, la votre et la mienne. La meilleure preuve est donnée par les révolutions tunisienne et égyptienne qui ont adopté le mode de scrutin proportionnel.




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  • batni
    11 mai 2011 at 18 h 47 min - Reply

    @ Afif,
    Je doute que le seul choix du mode de scrutin puisse arrêter l’ascention de l’ex-parti dissous vers le pouvoir.
    La philosophie de ce parti est de tout avoir sans rien laisser aux autres (les sanafirs :), il est facile de classer ce genre de parti.
    Il faut se rappeller qu’au niveau géopolitique les occidentaux (Américains,Anglais et Francais en tête), dans leurs guerres froides contre l’URSS, ont encouragés et favorisés la prise de pouvoir par les partis religieux islamistes representant de la bourgoisie compradore de nos pays au grand bonheur des multinationales prédatrices.
    N’est-ce pas que l’ex-président Francais Francois Mitterand était contrarié par l’arrêt du processus électoral et qu’il ne s’est pas géné pour le dire. Idem pour l’administration Clinton qui se frottait les mains pour les contrats juteux qu’un pouvoir compradore allait leurs réservés.

    Mes respects,




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  • Mohand
    11 mai 2011 at 20 h 09 min - Reply

    « La révision déchirante » c’est ce à quoi doivent s’employer les ex-PAGSisstes et RCDistes qui avaient soutenu la politique criminelle de « l’éradication finale » prônée par les Généraux janviéristes. Les Resonsables de ces micro-partis notoirement connus pour leurs liens organiques du DRS, la Gestapo locale,bref.

    Pour ce qui est du Coup d’Etat, d’abord il est n’est plus accéptable de suivre ces charlantants qui tentent de mous mener par leurs sinistre jeux de mots
    vers le mensonge total. D’autant plus que la « Stratégie de la tension » avit infligé au pays plus de 200 000 morts, 40 000 veuves, 350 000 orphelins, 900 000 exilés, 20 000 disparus,20 000 déportés/déplacés, xxx milliards de dégâts.

    Le Coup d’Etat avait pour but principal la re-structuration de la domination de la caste militaro-mafieuse sur la société… Tout autre chose est pure propagande des Maitres de la Gestapo locale, le DRS et leurs ponce-pilates, ces faux-opposants et pseudo-démocrates sponsorisés et mis au devant de la scène depuis 1989, date de « l’ouverture contrôlée » marquée par le « façonnage » artificiel » du champs politique et médiatique…




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  • Afif
    11 mai 2011 at 21 h 46 min - Reply

    @ Mohand :

    Comprendre une tactique dans le cadre d’une stratégie : dans ce cadre, il serait intéressant, à mon avis, de savoir quelle a été l’intention du pouvoir de l’époque en choisissant le mode de scrutin à la majorité absolue à deux tours. Son but avait-il été de donner une victoire apparemment écrasante au FIS pour le pousser à la faute et enterrer une fois pour toutes la démocratie naissante ou bien avait-il un autre objectif qu’on ignore.

    Le secours de certaines lumières qui jonglent avec les stratégies des uns et des autres nous est indispensable pour éclairer notre lanterne.




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  • NEDJMA
    11 mai 2011 at 22 h 39 min - Reply

    OH que c’est bien dit Mohand, merci




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  • fateh
    12 mai 2011 at 0 h 13 min - Reply

    @ afif.
    l’usus et l’abusus d’une terminologie désuète cuisinée à la sauce du sophisme de la caricature jusqu’à perdre sa saveur ne trompe plus personne. On ne peut prendre meilleur exemple du sophisme de la caricature que cette phrase de Monsieur Ahmed Nacer :
    ++les salafistes qui, de leur côté, promettaient de régler leur compte à tous les acteurs politiques et sociaux.++
    Qui veut noyer son chien, l’accuse de rage.
    De quels salafistes/salaphistes parle-on?

    Le Galvaudage des // STRATEGIES// et des // TACTIQUES// ne signifie plus rien tellement les moyens et les fins s’imbriquent. Je peux dire que l’exposé démonstration d’Ahmed Nacer n’est qu’un repli tactique à des fins stratégiques pour rester dans le lexique utopiste.
    @ mohand… Chapeau bas!
    Quoique je préfère l’enterrement des cadavres idéologiques au lieu d’essayer de leut octroyer :: une révision déchirante ::




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  • Malik Amad
    12 mai 2011 at 12 h 06 min - Reply

    LES SERPENTS SE MORDENT DEJA LES QUEUES…
    Tres bien commente mr. Ahmed Ancer.
    En realite, « Nous » l´immense majorite de la jeunesse algerienne, plus de 20 millions sur les 36 Millions du peuple, nous avons MARRE de voir et de revoir chaque matin et chaque soir « ces cadavres du FLN, RND et leurs clones-satellites qui gravitent dans le vide, nous faire « la lecon des grands ». Ils doivent savoir et comprendre une fois pour toutes que nous avons touts compris: leurs morbides et sordides complots, manipulations, la ruine du pays et assassinats sestymatiques de l´elite algerienne depuis bien avant 1962 a ce jour…
    Le pouvoir criminel algerien ne VEUT PAS ENTENDRE LES CRIS DE DESESPOIR D´UN PEUPLE QUI SOUFFRE. Toutes les personnes qui se sont immoles par le feu, suicides extreme et violent n´ont finalement pas fait vibre a ce jour les fibres emotionnelles des dirigeants incompetents algeriens bien au chaud dans « leurs palais ». Mais jusqu´a quand?
    Le systeme politique criminel algerien, la junte militaire, le DRS, « cadavres et charognards » du FLN, RND et leurs « clones » viennent de montrer pour la enieme fois leur incapacite a engager une veritable transition democratique claire et transparente.
    Ainsi le pouvoir continue de gagner du temps en priviligiant « la fuite en avant », par de fausses promesses, de faux debats…manoeuvre bien connues pour laisser passer l´orage. Mais les realites du jour sont la et personnes ne peut predire des lendemains surs etant donne que depuis 50 longues annees, ces memes hommes incompetents issue d´un systeme corrompu, criminel ont ruine notre cher pays a le rendre miserable ainsi que son peuple… Et la jeunesse algerienne dans tout cela???
    Ce n´est pas au president d´un Etat, ni aux autres responsables incompetents de DICTER des « reformes bidons » aux algeriens, mais c´est au peuple algerien seul habiliter a decider de son avenir.
    L´avenir de notre cher pays se joue maintenant. Il n y aura pas une deuxieme fois… Tous ces « cadavres, charognards du FLN,RND et leurs valets » doivent disparaitre du paysage algerien en les expediant en enfer une fois pour toute.
    Pour cela je sollicite « les plumes » des journalistes de LQA, la votre aussi mr. Ahmed Ancer pour denoncer les complots, manipulations et agissements grave d´un regime criminel policier qui tente par tous les moyens de saper le moral, de diviser la jeunesse et le peuple algeriens pour preserver « ses acquis » et « leurs fauteuils » jusqu´en l´an 2999…
    La LIBERTE et la DEMOCRATIE ne se donnent pas, il faut les prendre par la force, par la grace d´ALLAH.
    Malik




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  • moustaqim
    12 mai 2011 at 14 h 28 min - Reply

    @ Afif…
    Pour moi le problème n’était pas dans le mode de scrutin, il était dans la démarche adoptée par l’opposition pour accéder à la démocratie.
    Aujourd’hui les révolutions arabes nous le confirment : il fallait faire tomber le régime tout le régime, puis après commencer le processus démocratique.
    Les dictatures arabes ont tous la même structure, leurs régimes ont tous tendus le piège « des réformes », « des élections propres » à leurs peuples mais ces derniers ont répéter en cœur : …… الشعب يريد
    Je rajouterai seulement, au cas où vous n’êtes pas convaincu, le fait que les éléments du FIS qui voulaient jouer le jeux démocratique ont tous été éliminer d’une façon barbare, je pense à Hachani, mohamed Said et Radjem, Sahraoui et d’autres (que Allah les combles de sa miséricorde).
    Vous pouvez me répondre que le régime pouvait adopter la solution libyenne, je rétorquerai : elle est de loin meilleurs que, 200000 morts et le retour à la case de départ que nous vivons nous Algériens aujourd’hui.




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  • Congrès du Changement Démocratique