Édition du
23 July 2017

Le civil et le militaire.

In La Nation.info

Par Salima Ghezali.
Mardi 10 Mai 2011

 

Un débat autour du rôle de l’armée dans le changement du système de pouvoir actuel est salutaire. A condition d’engager les êtres au-delà de la simple rhétorique. Car une partie du clivage qui scinde dangereusement « parole politique » et « action politique » réside dans la déconnexion plus ou moins profonde des mots avec le pays, le système et l’armée auxquels ils renvoient.


Mille anecdotes pour le dire.
Affecté pour son service national dans une garnison du sud du pays dans les années 70 un jeune médecin se présente devant son commandant et lui déclare son incompétence à servir à ce poste, sa spécialité étant la gynécologie. Sans se laisser démonter le commandant le convoque pour la levée des couleurs du lendemain et devant les 600 hommes rassemblés il interpelle ses troupes en ces termes : « s’il ya un homme parmi vous qu’il avance d’un pas. » Aucun soldat ne bouge, le commandant se tourne alors vers le médecin et lui dit : « Tu peux travailler. »
Cette anecdote, comme des milliers d’autres dans son genre, est généralement rapportée dans les milieux « éclairés » pour dénoncer la brutalité des rapports ayant cours au sein de l’armée et entre cette dernière et les « élites ». Dans les milieux « populistes ou militaristes » elle vise au contraire à mettre en relief la vanité et l’égoïsme social du comportement des civils de manière générale et des « savants » en particulier.
A elle seule, cette lecture restrictive faite de part et d’autre contient l’immensité du « gap » qui sépare le discours savant sur le réel et le discours du « réel » sur le savant.
Ce qui se joue dans cette histoire n’est rien de plus que la notion d’autorité au sens que lui donne Hannah Arendt : « … s’il faut vraiment définir l’autorité, alors ce doit être en l’opposant à la fois à la contrainte par force et à la persuasion par arguments. La relation autoritaire entre celui qui commande et celui qui obéit ne repose ni sur une raison commune ni sur le pouvoir de celui qui commande, ce qu’ils ont en commun, c’est la hiérarchie elle-même, dont chacun reconnait la justesse et la légitimité, et où tous deux ont d’avance leur place fixée. »
Ce qui est en jeu ici est la qualité effective de l’autorité exercée par le militaire et l’absence d’autorité par absence de justesse et de légitimité chez le « savant » en l’occurrence le médecin.
Dans son volet implicite, cette part immergée du réel qui neutralise sa part apparente, le discours est là pour disqualifier une petite imposture par une imposture plus grande. L’excuse : Je suis gynécologue étant neutralisée par l’assertion : il n’ya pas d’hommes ici. Et pourtant cette deuxième affirmation qui repose sur un mensonge évident dispose d’une autorité qui neutralise la première laquelle relève de la vérité du diplôme.
Caractéristique des sociétés où la rareté et l’adversité forcent à une économie en « jérémiades » les obligeant à aller à l’essentiel. Cette histoire met en évidence, parfois à tort et parfois à raison, une posture du « savant » en décalage criant avec les impératifs de survie de sa société. En plus bref, une garnison militaire dans les années 70 avait besoin de quelqu’un sachant soigner les bobos et les blessures ordinaires, ce que n’importe quel médecin généraliste pouvait accomplir
En faisant référence à sa spécialité de gynécologue pour refuser son affectation dans une garnison militaire le médecin est doublement suspect. Suspect de vouloir échapper aux contraintes du service national en zone inconfortable. Suspect d’ignorer l’ampleur des besoins d’un pays en manque de tout. Par cette anecdote le militaire marque sa double supériorité sur le civil. D’abord en allant au charbon. Ensuite en affirmant son autorité dans son domaine de compétence : se faire obéir.
La faillite du « savant » intervient à l’instant même où il participe à faire glisser le domaine de compétence du militaire de l’application de la loi vers l’énonciation de la norme.
Tout pronunciamiento donne à celui qui l’accomplit la possibilité de formuler la règle du jeu. Il ne reste aux autres qu’à obéir. Ou à entrer en guerre. Or aucune de ces deux possibilités ne permet de résoudre la douloureuse question du rôle des élites.
Il existe pourtant une extraordinaire galerie de portraits de « savants » médecins, ingénieurs ou autres qui se sont jeté corps et âme dans la « bataille du développement ». Tout comme il existe des responsables militaires qui ronflaient pendant l’exercice de leurs missions. Ou pire. Là n’est pas le problème du jour. Le problème du jour est de relever le défi d’instaurer une autorité en soi au sein de l’élite civile.

Recréer de l’Autorité dans l’espace civil.
Il existe effectivement un pouvoir des textes et on peut, on doit même, y recourir pour affronter la complexité du réel. Mais il ya également un pouvoir qui se passe des textes et des mots pour s’exercer. C’est avec celui-ci que l’Algérie a son plus gros problème. Autrement plus grave que toute l’approche juridique et politique qui peut séparer une simple révision constitutionnelle d’une assemblée constituante. Ou un premier coup d’Etat de la promesse du dernier avant la route.
Ce pouvoir d’obstruction devant l’émergence d’une Autorité en soi dans l’espace public civil a pour nom tantôt pesanteurs sociales, tantôt police politique. Tantôt démission des élites. Et plus vraisemblablement une combinaison des trois.
Mais il est bien là. Et c’est lui le défi à relever. Avec les moyens que la science, la politique, la culture, la société, les croyances, les valeurs mettent entre les mains des acteurs sociaux. Et seulement par ces moyens.
C’est en tous cas ce qui, par delà toutes les autres vicissitudes, a jusqu’ici manqué pour l’émergence du moindre contre-pouvoir.
Comment continuer à utiliser les concepts de société civile, de compétences scientifiques, managériales, intellectuelles ou politiques quand ces dernières ne sont pas en mesure d’instaurer par elles-mêmes et en leur propre sein une autorité en soi. En l’absence de l’élaboration et d’une reconnaissance par les pairs d’une instance capable de décliner le juste et le faux au sein des corporations, des partis, des universités etc.
On a bien plus entendu remettre en cause la légitimité de Bensalah à mener les discussions autour des réformes politiques que celle de Babes à organiser les Etats-Généraux de la société civile. Pourtant le second est à la société ce que le premier est à la politique : un servant docile des manœuvres du pouvoir. Mais les technocrates quand ils vont à la soupe prétendent faire de l’expertise.
La science, la connaissance, la culture et la politique ne peuvent se réduire à une prestation de service. Que l’on effectue en échange de biens matériels. N’impliquant aucune plus value morale. Ou citoyenne. Ni même une obligation de respect de la déontologie. En tout domaine de compétence.
A elle seule l’expérience de la chasse aux sorcières menée contre les cadres par le gouvernement Ouyahia à ses heures d’épurateur du secteur public renseigne sur la fragilité sociale, tous corps confondus, des forces d’administration et d’encadrement civils du pays.
Avocat, architecte, urbaniste, médecin, juge, journaliste, économiste, manager, entrepreneur, enseignant, fonctionnaire, informaticien, ingénieur, universitaire, chercheur, député, militant politique, élu local… Tous ont des organisations qui parlent pour eux. Tous pourtant sont incapables de faire émerger en leur sein un ordre professionnel, corporatif ou un groupe d’intérêts juste et légitime. Capable d’énoncer une parole qui fasse autorité.
A partir de là toutes les paroles se valent. Et seule demeure la force qui fait loi.
Cet état de choses voulu par le pouvoir réel c’est-à-dire par les parrains militaires d’un personnel politique, administratif, économique et culturel docile n’est nulle part contré par une force morale mobilisant la société sur les terrains politique, administratif, économique et culturel pour faire contre-pouvoir. Réel. C’est-à-dire engagé à faire respecter la norme et non à la faire violer à son propre bénéfice comme c’est le plus souvent le cas.
Là est le problème et le défi majeur. L’intervention, encore une fois, de l’armée pour pallier à cette carence ne peut en aucun cas remédier au fait que celui qui dispose de la force dispose du reste à sa convenance.
Plus grave, la carence entretenue des élites civiles pourra être invoquée contre la société dans son ensemble par un de ces désirs de pureté totalitaire aux quels les situations de crise ont souvent donné lieu à travers l’Histoire.
« La dernière fois l’armée est sortie pour nettoyer les rues, la prochaine fois ce sera pour nettoyer les palais. » Ce propos d’un militaire à la retraite est à méditer dans toutes ses implications.
S.G.


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28 Commentaires sur cet article

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  • marwan
    10 mai 2011 at 21 h 34 min - Reply

    regadez ce gros halouf qui a masacrer des milliers dalgeriens,que dieu nous aide a vous passez tous en justice




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  • ZIZETTE
    10 mai 2011 at 22 h 07 min - Reply

    Ah parceque les déshérités auxquels est confiée la tâche de nettoyage, ont très mal fait leur travail, ils ont laissé traîner les grosses légumes……




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  • hakimM
    11 mai 2011 at 1 h 27 min - Reply

    Si on choisit le chanteur Baaziz comme président, on aurait été beaucoup plus heureux qu’avec les généraux corrompus assassins entourés par Boutef et petites personne affamées d’argent et de pouvoir.

    Moi je crois profondément qu’on peut trouver un commandant intègre formé de grandes écoles, aimant son peuple et son pays, bien entouré et averti qui puisse faire un coup d’État( contre Boutef et les assassins qui l’ont ramené) puis installer une constituante et construire la liberté, la dignité et la démocratie, puis éliminer les harkis qui sont actuellement au pouvoir.

    Mais pour que ce coup d’État fonctionne, il faut que le peuple soit uni et mobilisé et qu’il existe une vraie élite courageuse, soudée, altruiste, instruite, de longue halène, non vendue.

    Mon message est pour dire que nous avons a faire un grand travail de fond, d’union, de nettoyage de soi-même, de réunions de quartiers, de réunions de chefs de quartiers, etc.

    Tout le reste est pure philosophie, ou messages des opportunistes, ou messages d’idiotie.




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  • Adel
    11 mai 2011 at 1 h 31 min - Reply

    Peut-on imaginer effort d’opposition plus radical et plus déterminé que celui du FIS des années 89-92? Qu’a fait l’Armée? Et que penser de l’assassinat de Boudiaf? Et les 200.000 morts et 20.000 disparus?

    Il ne s’agit pas de rhétorique, mais de dizaines de milliers de morts. Il y a deux alternatives pour tout civil : collaborer totalement et sans réserve ou s’opposer et devenir un «ennemi» et un «traître». Si c’est le deuxième choix qui est fait, la SM-DRS n’est jamais très loin. Le cas d’Ahmed Taleb El Ibrahimi est édifiant : emprisonné et torturé par la SM sous Ben Bella, il devient ministre sous Boumédiène. Refus de collaborer avec le premier et serviteur docile du système durant le règne du second.

    Le pouvoir militaire laisse très peu de choix aux «savants». Le choix de l’opposition et de la lutte n’a jamais été facile. La collaboration est certainement plus avantageuse. Lorsque la kalshnikov est au pouvoir, la plume seule ne peut pas grand-chose.

    Les janissaires turcs ont régné sans partage sur notre pays pendant trois siècles. Combien de savants ont émergé durant cette période?

    Le règne de la force, c’est comme la désertification.




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  • boukezouha abdelouahab
    11 mai 2011 at 9 h 45 min - Reply
  • boukezouha abdelouahab
    11 mai 2011 at 10 h 06 min - Reply
  • djamel
    11 mai 2011 at 12 h 49 min - Reply

    @ S.G
    « La dernière fois l’armée est sortie pour nettoyer les rues, la prochaine fois ce sera pour nettoyer les palais. » Ce propos d’un militaire à la retraite est à méditer dans toutes ses implications.

    qui occupe les palais actuellement ?
    ceux qui occupent les palais actuellement sont installé par qui ?
    pour moi ceux qui vont nettoyer et ceux qui occupent les palais ne sont pas crédible.
    comme le dit bien ce proverbe : le chien ne mord jamais un chien .




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  • Aristote(ys)
    11 mai 2011 at 14 h 53 min - Reply

    A Mr Adel
    vous dites  »Les janissaires turcs ont RÉGNÉ sans partage sur notre pays pendant TROIS SIECLES.Le clan d’oujda, en train de se constituer en aristocratie, a un plan pour durer aussi longtemps.Vous trouverez la réponse en lisant mes textes 27-26-29 sur mon site:aristote-algeria.com
    salutations
    Aristote(y.s)




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  • HOUARI
    11 mai 2011 at 17 h 14 min - Reply

    Entendons nous sur une chose. On est au 21 ieme siecle. Un militaire est un civil qui a mal tourné. Donc comment voulez qu’un individu qui a mal tourné puisse diriger?????????????.
    L’Algerie est une preuve a l’appui. D’autant plus que la vie militaire exige peu d’idées. Les militaires font penser a une troupe de theatre qui repeterait toujours sans jamais jouer. A defaut de tuer l’ennemi ils tuentt le temps. L’orsqu’on vole a l’unité on est voleur, l’orsqu’on vole des milliers de gens on est militaire et on recoit des medailles. Il suffit d’ajouter militaire a un mots pour lui faire perdre sa sagnification, ainsi la justice militaire n’est pas justice. d’autre part la plus petite unité de mesure de l’intelligence c’est le militaire.
    Que le militaire reste la ou il le faut, qu’il reflechisse dans et pour les casernes car les casernes Algerienne sont mal dirigées. Le politique a besoin de competence d’integrité et d’honneteté.
    Diriger un pays par des militaires comme en Algerie c’est comme diriger l’education par des ivrognes.




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  • amel
    11 mai 2011 at 19 h 25 min - Reply

    Bien dit Houari,depuis 62 ,nous sommes dirigés par des gueux galonnés mais aux neurones de pailles ,c’est eux qui ont détruit le pays et ils continuent
    le pays ne doit en aucun cas être dirigé par des déglingués de la tête qu’ils soient militaires ou appartenant à des partis « fumiers »‘
    l’Algérie a besoin d’intellectuels diplômés(et pas de faux diplômes) qui se consacrent au développement du pays et non aux magouilles politiciennes et non au pillage des richesses du pays




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  • hamid
    11 mai 2011 at 19 h 29 min - Reply

    ah..le gros ventre et la petite tête?!
    cordialement hamid constatnine




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  • Alilou
    11 mai 2011 at 19 h 56 min - Reply

    @Houari

    Moi je te corrige sur une chose,

    un ivrogne est un sbon vin qui a mal tourné …

    L’action c’est ce qui compte qu’est-ce qu’on fait de concret….




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  • NEDJMA
    11 mai 2011 at 21 h 38 min - Reply

    @S.G

    Mille billets comme de petits cailloux jusqu’a El mouradia.
    Programme inconnu, rdv secrts,agenda caché,candidat clan-destin,l’appartchik du système, hamrouche casseur du secteur public, MOI J’EN VEUX PAS.




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  • Djahida
    11 mai 2011 at 21 h 44 min - Reply

    Je pense que tout algérien se devrait de réfléchir sérieusement sur les points suivants :
    1/ concept de la colonialisabilité, propre à quelques rares pays dont le notre ;
    2 l’armée , un marteau AUX MAINS DE QUI ?
    La vocation d’une armée n’est pas de faire dans la dentelle ou de prêcher l’amour et la paix.
    Sa véritable mission c’est de détruire l’ennemi. Le problème , qui a la légitimité et la légalité pour lui désigner l’ennemi ?Le drame d’un peuple NON REPRESENTE commence quand le marteau ou la scie circulaire du menuisier commencent à fonctionner tous seuls sans la volonté délibérée de l’artisan ;
    3/Incapacité de la classe politique à s’imposer (primauté du civil sur le militaire)pour quelles raisons ? (le PCUS s’est imposé à l’armée rouge , le PCC s’est imposé à l’armée chinoise , Cuba , l’écrasante majorité des pays)
    4/peuple historiquement marginalisé, dirigé soit par le sabre soit par le goupillon ou les 2 à la fois :
    Episode :
    – carthaginoise sabre ( y compris berbère) et marginalisation
    – romaine sabre et grande marginalisation
    – vandale sabre et exclusion
    – byzantine sabre et marginalisation
    – arabe goupillon et sabre
    – almohade goupillon et sabre ( berbères)
    – almoravide goupillon et sabre ( berbères)
    – mérinide goupillon et sabre ( berbères)
    – espagnole sabre
    – turque sabre (turc + supplétifs berbères et arabes et chrétiens)et goupillon
    (turc-berbère-arabe)
    – français sabre (français + supplétifs indigènes)) et goupillon (supplétifs indigènes)
    – FLN sabre et goupillon (fonctionnaires)

    Le « savant » (ou l’intellectuel ou le penseur ) est absent ou porté disparu dans la grande mêlée de haoulai wa haoulai.
    Ce constat historique peu reluisant contient les secrets de nos tares politiques et les clés d’une éventuelle sortie des sentiers battus pendant plus de 23 siècles. Sommes nous capables de nous exorciser ? Bonsoir.




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  • still
    11 mai 2011 at 22 h 47 min - Reply

    Regardez comment il déborde du fauteuil!D’ailleurs ils (lui et ses semblables) débordent sur tous les plans sans jamais se soucier du désagrément qu’ils causent a « leurs » concitoyens;comment voulez-vous qu’ils puissent un jour SE confiner dans l’espace qui leur est réservé par la Constitution?
    S.G.la militante vire a la philosophe.




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  • Sassi Allaoua
    11 mai 2011 at 23 h 38 min - Reply

    Regardez bien la photo:

    Qui est l’employeur et qui est l’employe’?




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  • aquerado
    11 mai 2011 at 23 h 53 min - Reply

    Salam,
    Si on analyse cette photo aux allures ubuesques, on distingue un general imbu de sa personne au sourire vicieux et narquois une cigarette a la main prenant a la maniere d’une catin de la republique(irrespectueux) ses aises et decide a imposer son vouloir quelquesoit l’adversaire(tu bouges on te plombe). A cote un petit president frele essayant de se faire le plus petit possible, decide a ne faire de mal a personne et perplexe sur les compromis a entreprendre. Cette photo represente pour moi l’image parfaite du statu quo que vit actuellement l’Algerie.




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  • HOUARI
    12 mai 2011 at 17 h 13 min - Reply

    Au Chili Pinochet etait un militaire, en Tunisie Ben Ali etait un autre militaire, en Egypte Mobarak en etait un aussi, en Libye Guaddafi est un militaire regardez ce qu’il fait de son pays, en Algerie Boumedienne, Zeroual, Nezzar, Laamari etaient aussi des militaires qui ont dirigés le pays, et bien regardez donc ce que ces monstres ont engendrés comme politiciens, et regardez en face de vous ce qu’ils ont fait de notre economie.
    Le resultat des pays dirigés par des militaires a marqué l’histoire par leur dictature, leurs echecs, leurs assassinats et par leurs complots dans des affaires de corruptions. Si le pont des generaux d’Alger pouvait parler il vous citera tous les noms de nos generaux et de leurs magouilles au port d’Alger.
    Un militaire ne sait conjouguer le verbe manger qu’au present et qu’avec JE et NOUS.
    La grande trouvaille des militaires, c’est qu’elle est la seul a avoir compris que la competence ne se lit pas sur le visage, il a donc inventé les grades. Il est vrai que les militaires comprennent rarement la situation politique. Le general Bonaparte etait extremement ignorant dans l’art de gouverner, nourri des idées militaires, la deliberation lui a toujours semblé de l’insubordination.
    Un militaire dans les pays qui se respectent restent dans les casernes, au tier monnde comme en Algerie, les militaires s’occupent de politique pour corrompre, ruiner, et detruire un peuple.
    L’histoire le prouve.




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  • Ammisaid
    12 mai 2011 at 23 h 13 min - Reply

    Un civil qui s’habille d’une tenue militaire devient un militaire et un militaire qui s’habille d’une tenue civil devient un civil. Le plus important c’est m’habille de son coeur. S’il est habillé du mal, il fera du mal et s’il est habillé du bien, il fera du bien. Dés fois les choses sont plus simples qu’elles paraissent.




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  • jijelli
    13 mai 2011 at 12 h 30 min - Reply

    je suis tout à fait d’accord avec vous mr amisaid.le problème de l’algèrie est psycanalytique dans les profendeur…le problème du civil sur le militiare il d’attait depuis l’ètoile du nord africaine de messali el haj…l’algèrien est par nature amoureux du culte qu’il soit civil ou militiare ceux qui n’ont jamais travaillè dand l ‘etat et le militaire ne pouvrons jamais comparè tout les deux c’est pareil.sauf que il y a la des militaires qui sont compètans d’autre qui sont nul et copier coller au civil.pour gouverner ce pays difficille il faut possèder les deux qualitè a la fois sinom on ne sortirera jamais de l’auberge.l’algèrien il deteste la sècuritè et aime ètre sècuruser et c’est lui qui provoque l’insècuritè. corrigons d’abord notre âmes (coeur)moi le premier…après tout rentrera dans l’ordre.tout les pays du monde sont gouverner par les militaires dèrrière les rideaux sauf qu’eux accèpte le changemment et la modèrnitè de l’èsprit et le savoir faire et les relation entre civil et militaire et c’est ça qui nous manque.




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  • Malik Amad
    13 mai 2011 at 14 h 30 min - Reply

    C´EST LE MILITAIRE!!!
    Oui! Trois fois OUI! C´est le militaire qui dirige et gouverne notre cher pays dechire et lamentable apres 50 longues annees de regne par « les charognards » de la junte militaire algerienne. Tous les « politiques civils, presidents en exercice ne sont que des « marionnettes » entre les griffes des Caporaux-Generaux.
    Observez attentivement les Lamari, Gaid et consorts de la junte militaire, du DRS. Ce sont des gros ventru aux allures d´animaux extra-terrestres venus d´une autre planete. J´ai vu en direct l´arrivee en Algerie d´un general de la marine americaine recu par le chef d´Etat-major Gaid. L´americain etait mince et elegant dans sa tenue militaire tel un modele de magazines, a cote de lui Gaid avait l´allure d´un elephant affale et fatigue dont le gros ventre donnait l´impression de tomber.
    J´avais honte de voir « ce cadavre prehistorique » envoye par le pouvoir pour « representer l´Algerie ».
    C´etaient des images a l´extreme ridicule. Que doivent penser de nous ces americains, anglais… Nous le savons en realite, cela se lit dans leurs yeux percants.
    Alors que dire des Boutef, Ben Bella, Lamari, Touati,Nezzar les criminels, A.Belkhadem,Ouyahia et consorts.
    Jusqu´a quand ces « cadavres, charognards » continuerons a gouverner une nation INDIGNE D´EUX. Ce sont en realite des analphabetes ignorants qui se sont succedes aux postes cles de l´armee depuis 1962 a ce jour, alors que notre jeunesse lettree est au chomage depuis des annees. Ce qui a pousse des milliers d´entre eux fuir, partir en exil pour echapper a une MORT LENTE dans leur propre pays. Et les haraguas, ces pauvres bougres qui tentent l´impossible en pleine mer, et ces pauvres miserables qui s´immolent par le feu pour attirer l´attention du pouvoir. Mais celui-ci ne daigne meme pas les entendre ou les voir, de peur d´offrir un semblant de salaire a ces miserables qui crient leurs faims, la misere de leurs familles et leurs detresse…
    Pourquoi seuls les pays musulmans Arabes ignorent les cris et la detresse de leurs peuples?
    Alors que notre religion musulmane, les textes du Coran insistent clairement sur le partage des bienfaits, des richesses qu´IL nous a donne pour sauver les pauvres en detresse.
    Toutes les richesses du petrole, du gaz et autres ressources de notre grand et riche pays ne sont en realite « exploitees » que par les hommes du pouvoir pour leurs propres interets avec bien sur la junte militaire qui s´octroie la part du lion, et le peuple n´a plus que les larmes pour se consoler et le Muezzin cinq fois par jours a la Tv pendant que « EUX » ils trinquent devant une bouteille de Whyskie a la sante du peuple…
    C´est cela l´Islam pour un pays qui se dit « Sunnite » et qui ne jure que par ALLAH?
    En Algerie touts est faussé, faux, infect, sale, morbide, jusqu´au trefond de leurs moelles. Il faut tout raser, tout desinfecter pour reconstruire une NOUVELLE ALGERIE LIBRE ET DEMOCRATIQUE au sens reel du terme.
    Tous les moribonds, cadavres et charognards du FLN, RND, DRS, Junte militaires, leurs valets et leurs clones doivent disparaitre pour toujours du paysage algerien. C´est la seule condition pour reussir un AVENIR MEILHEUR, par la grace d´ALLAH…
    La liberte ne se donne pas, il faut la prendre…
    Malik




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  • mohand ibn echahid
    13 mai 2011 at 17 h 45 min - Reply

    Salam Azul

    Y a t il kelk´1 ki puisse confirmer cet article
    Le MALG et l’Algérie indépendante, selon le fils de De Gaulle
    .av Syphax At Uqassi kl. den 10 maj 2011 kl. 14:30.Le fils du général de Gaulle a rapporté dans son dernier livre «Mon père De Gaulle», une confidence lourde de sens faite par son père : «Nous avons laissé 140.000 harkis infiltrés dans les rangs de l’ALN». Etait-ce au nez et à la barbe du «…génie» Boussouf et de ses «Marocains du MALG».Lisez svp:

    1-Les malgaches Notamment la première promotion nommée promo Larbi Ben m’hidi sont issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d’agriculteurs établis au Maroc de longue date. La petite bourgeoisie, pour utiliser une formulation marxiste.

    Voici quelques noms connus de cette fameuse promotion des Marocains du MALG : Hadjadj Malika, Miri Rachida, Hamid Ghozali, Abdessmed Chellali, Berri Mustapha, Mohamed Semache, Kerzabi Smail, Abdallah Khalef (Kasdi Merbah), Abdelkader Khalef (Kamel), Ali Tounsi (Ghouti),Ahmed Zerhouni(Ferhat),Hadj Azzout (Nacer),Mohamed Laâla (Kaddour),Abdelhamid Temmar ( Abdenour), Hassan Bendjelti (Abderezak),Boualam Bessaïeh (Lamine) etc…

    2-Deux riches familles marocaines ont offert leurs maisons et leurs fermes pour abriter les stages du MALG. Il s’agit des familles Benyekhlef et Bouabdallah. L’un des fils Bouabdallah est actuellement le PDG d’Air Algérie.

    3-Dès la proclamation de l’indépendance le 5 juillet 1962, le clan d’Oujda fomente son premier coup d’Etat en destituant violemment le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne).

    4-Selon une source bien informée, le vrai non de Ahmed Benbella serait Ahmed ben Mahjoub ben Embarek qui serait un marrakchi de père et de mère. Sa biographie officielle le fait naître à Maghnia, mais le culte du mensonge du pouvoir algérien est tel qu’il est permis d’en douter.

    5-Zerhouni a créé le Service Action commandé par le sinistre Abdallah Benhamza. Ce tortionnaire, qui avait fait des aveux à la presse par la suite, était chargé de réprimer durement les opposants communistes et berbéristes. Kasdi Merbah, les frères Zerhouni, Ali Tounsi et tous les marocains formés par Boussouf et structurés dans la SM ont semé la terreur au sein de la population.

    6-Autre exemple: Le général Salim Benabdallah dit Slim, «né en 1938 à l’Ouest». De la même génération que Zerhouni, il a occupé des fonctions stratégiques en qualité de Directeur des Relations Extérieures au MDN de 1990 à 1996. Cette structure du renseignement coiffe l’ensemble des attachés miliaires affectés dans les ambassades Algériennes. En 1999, Bouteflika lui confie la direction du protocole en voulant de faire de lui le maître de la sécurité et la protection présidentielle (DSPP).Le DRS l’en a empêché en maintenant à la présidence un autre « Marocain du MALG », le général Hassan Bendjelti dit Abderezak dont le mensonge officiel fait croire qu’il est le seul officier supérieur originaire du Sud ,en raison de son bronzage prononcé.

    7-Le système de cooptation des nominations en Algérie a introduit de nombreux marocains dans les rouages stratégiques de l’Etat. Un des plus célèbres est l’actuel directeur de cabinet de la présidence Moulay Mohamed Guendil El Meknessi qui n’aurait acquis la nationalité Algérienne qu’en 1972. Avant d’être nommé à de si hautes responsabilités par Bouteflika, il a longtemps été la cheville ouvrière du ministère de l’intérieur ou il a grimpé tous les échelons ( Chef de DaÏra, Wali, Chef de cabinet, secrétaire général).

    8-Le Colonel Bencherif a estimé le nombre d’Algériens rentrés du Maroc en 1962 à pas moins de 10 000 hommes entraînés uniquement pour prendre le pouvoir et mettre au pas tout opposition intérieure avec la bénédiction du pouvoir Gaulliste.

    9-On ne peux pas parler des planqués des frontières, sans évoquer le nomde l’actuel président du sénat Abdelkader Bensalah l’actuel président du sénat.Celui-là même qui risque de devenir président de la république en cas de décés ou d’empêchement de Bouteflika.Abdelkader Bensalah serait d’origine marocaine. Il aurait acquis la nationalité algérienne par naturalisation en septembre 1965, à l’âge de 24 ans peu de temps avant d’être nommé diplomate à l’ambassade d’Algérie en Egypte.

    10-Voici un échantillon de craintes exposées, en 1959, par le colonel Lotfi à Monsieur Ferhat Abbas alors président du GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) : « Notre Algérie va échouer entre les mains des colonels, autant dire des analphabètes. J’ai observé chez un grand nombre d’entre eux une tendance aux méthodes fascistes. Ils rêvent tous d’être des Sultans au pouvoir absolu. Derrière leurs querelles, j’aperçois un grave danger pour l’Algérie indépendante. Ils n’ont aucune notion de la démocratie, de la liberté et de l’égalité entre citoyens. Ils conserveront du commandement qu’ils exercent le goût du pouvoir et de l’autoritarisme. Que deviendra l’Algérie entre les mains de pareils individus ? Il faut que tu (Ferhat Abbas) fasses quelque chose pendant qu’il est encore temps… », a-t-il prédit.




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  • salay
    13 mai 2011 at 18 h 18 min - Reply

    Merci @Djahida pour ce décompte historique. Il est réconfortant de constater que malgré tous ces dictateurs, ces colons, ces mercenaires, ces criminels, ces despotes, ces assassins, ces pilleurs, ces voleurs, ces vandales, ces byzantins…le Peuple algérien ou berbère, arabe ou arabo-berbere, amazigh, ces mangeurs de couscous… persistent à leur donner des cauchemars jusqu’à fausser l’Histoire et à user de cinquièmes colonnes pour le mater…




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  • foufou.19
    13 mai 2011 at 18 h 21 min - Reply

    donc je comprends d’après votre analyse qu’il nous reste juste le boycotte de toute élection jusqu’à voir plus clair




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  • SID ALI
    13 mai 2011 at 19 h 15 min - Reply

    Il serait interressant que LQA publie la dernière interview de Ben Bella sur Jeune Afrique. La situation de l’Algérie d’aujourd’hui s’explique quand on sait que ce sont des individus de cette trempe là qui ont pris le pouvoir après l’indépendance.
    No comment, comme dirait l’autre !

    ====================================
    Intéressons-nous aux choses interessantes. Ne polluons pas notre site d’inepsies d’un individu qui se permet, toute honte bue, d’insulter des Hommes comme Abane et Aït Ahmed.
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • SID ALI
    13 mai 2011 at 21 h 30 min - Reply

    Ok, s’il est plus judicieux de ne pas informer les internautes et de ne pas les éveiller, et bien tant mieux.Moi j’estime que publier cette interview n’est pas de la pollution. Mais bon, chacun son avis.




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  • aquerado
    14 mai 2011 at 1 h 46 min - Reply

    Salam,
    @mr Ibn Echahid si l’article concernant le fils de de Gaulle que je salue pour sa franchise venait a etre confirme je pense que se serait un pas historique vers la reconciliation des deux pays. Etape qui n’a jamais ete franchie par aucun officiel francais depuis l’independance de l’Algerie. Je pense qu’il tient bien de son pere et l’encourage a aller de l’avant. Si seulement vous nous donniez tout simplement le mode d’emploi afin de nous debarrasser de cette vermine qui a pourri l’existence de nos deux pays, sans pour autant faire trop de casse on vous en sera tres reconnaissant, merci d’avance.




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  • Moh
    14 mai 2011 at 10 h 20 min - Reply

    Ce serait injustice de dire qu’à l’intérieur du pouvoir de 1958 à nos jours , il n’y a pas ou il n’y a pas eu des gens qui voulaient sincèrement servir le pays , mais le BP du parti FLN a mis en place LE SYSTEME VICIEUX ET VICIE qui donne le choix entre la génuflexion rémunéré en fonction du degré de flexion vers le bas (le dernier stade c’est « Enn nachafa »)ou l’exclusion et la marginalisation opérées par des chiens enragés ou des sbires zélés n’excluant aucune méthode. L’allégeance sans conditions est une condition sine qua non à l’intégration au système. Un ancien militant , lors d’un meeting ou trônait la fine fleur du « hizb el 3tid », excédé par les discours triomphalistes , bondit de son fauteuil arracha le micro et déclara avec rage « safagna, sabagna 7atta tabou yeddina ,ou ma 3titouna walou »
    Un système politique bâti uniquement sur le mercenariat qui a progressivement , par tranfugation remonté la lie vers le haut et les éléments compétents et patriotes vers le bas ou vers la bouche d’évacuation. Ce système n’est ABSOLUMENT pas capable de mobiliser le peuple vers des objectifs stratégiques d’importance. Il tombera comme est tombé l’Odjak quand les occidentaux ont mis fin à la course. Une période blanche supplémentaire pour ce pays qui ne mérite pas ça.




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  • Congrès du Changement Démocratique