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30 March 2017

Urgent : Nouveaux massacres aujourd'hui en Syrie : 19 morts

Syrie : la ville de Homs bombardée

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.05.11 | 08h47  •  Mis à jour le 11.05.11 | 20h44

 

 


Près de deux mois après le début de la contestation, la répression se poursuit en Syrie. Dix-neuf civils, dont un enfant, ont été tués mercredi dans les régions de Deraa (Sud) et de Homs (Centre), foyers de la contestation contre le régime syrien, a déclaré mercredi le chef de l’organisation nationale des droits de l’homme, Ammar Qourabi.

Selon cet opposant syrien, « 13 personnes, dont un enfant de 8 ans, ont été tuées par des tirs de francs-tireurs à Al-Harra, un village de l’ouest de la région de Deraa ». Parmi les morts figure aussi un infirmier venu secourir les blessés, a-t-il ajouté. Une quatorzième personne a péri dans la localité voisine de Jassem. Les forces de sécurité ont en outre effectué des perquisitions dans les villages de Jassem et d’Al-Harra, ainsi que dans le village d’Enkhel, selon la même source.

A Homs, cinq personnes ont été tuées par des tirs d’obus de chars sur le secteur de Bab Amr, a-t-il ajouté. Une ONG avait auparavant fait état de neuf morts à Homs tués par les forces de sécurité alors que les autorités syriennes avaient annoncé la mort de deux soldats et de « plusieurs membres de groupes terroristes » dans les régions de Homs et Deraa. La région de Homs et ses 100 000 habitants sont la cible depuis trois jours d’une opération sécuritaire.

BANIYAS TOUJOURS BOMBARDÉE

Baniyas, ville du nord-ouest du pays, est quant à elle encerclée. L’armée continue de « rechercher des chefs de file des manifestations qui n’ont pas encore été arrêtés », a affirmé Rami Abdel Rahmane, président de l’Observatoire syrien des droits de l’homme à Londres.

« Un blindé est posté depuis mardi soir sur la place où sont organisées les manifestations », a-t-il souligné. Parmi les 450 personnes arrêtées depuis samedi à Baniyas, 270 ont été relâchées. Elles ont raconté avoir été « violemment frappées et insultées », selon la même source. « Celles-ci ont signé des déclarations pour ne plus manifester », a indiqué le militant.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté mercredi à Genève le président Bachar Al-Assad à entendre les appels à la liberté de la population. Après avoir laissé entrevoir la perspective de réformes, le chef de l’Etat envoie depuis fin avril l’armée et les forces de sécurité dans plusieurs villes insurgées. La Syrie a néanmoins retiré mercredi sa candidature au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, jugée malvenue par une partie de la communauté internationale, et a laissé sa place au Koweït. Une décision jugée opportune par la communauté internationale.

« Cette élection était devenue un référendum sur la répression violente de la Syrie contre les contestataires, et la Syrie s’est retirée plutôt que de s’exposer à une défaite cinglante », a souligné Peggy Hicks, de l’association de défense des droits de l’homme Human Rights Watch. « Le refus des Etats membres du groupe Asie d’accorder un soutien suffisant à un pays qui est en train de tuer son propre peuple et dont le bilan concernant les droits de l’homme est déplorable relève du bon sens », a estimé l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice.

L’ambassadeur français pour les droits de l’homme, François Zimeray, a quant à lui estimé que la candidature de la Syrie était « indécente, une offense aux droits de l’homme, une provocation ».

NOUVELLE LOI ÉLECTORALE

Par ailleurs, une commission a été chargée de rédiger d’ici à deux semaines une nouvelle loi électorale « conforme aux critères internationaux », a annoncé mercredi l’agence SANA, alors que la tenue d’élections libres est l’une des exigences du mouvement de contestation. « La commission examinera les lois en vigueur dans d’autres pays et contactera des spécialistes », a indiqué le vice-ministre de la justice, Najm Al-Ahmad, nommé président de la commission. « Notre objectif est d’élaborer une loi électorale similaire aux meilleures lois en vigueur dans le monde », a-t-il déclaré.

Les manifestations contre le régime du président Bachar Al-Assad, au pouvoir depuis 2000, ont éclaté le 18 mars à Deraa, dans le sud de la Syrie, avant de s’étendre à tout le pays.


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3 Commentaires sur cet article

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  • elforkan
    12 mai 2011 at 19 h 28 min - Reply

    Nouveau massacre !! mais est ce étonnant d’un kafir fils de kafir, un fils de criminel !

    Les hypochrites du Maroc jusqu’en Arabie qui nous gouvernent par force sont des hypocrites, ils font apparaitre la croyance et cachent la mécréance, sinon comment expliquer qu’un croyant démolit des mosquées, des habitations et tuent femmes, hommes et enfants ?? ne craint-il pas Dieu ? ne sait-il pas qu’un jour, il sera jugé !
    Je peux jurer sans risque aucun de me tromper que nos gouvernants ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, c’est des gens sans foi ni loi, pour préserver leurs privilèges, ils sont capables de mettre leur pays à feu et à sang; d’ailleurs est-ce une personne normalement constituée chercherait le pouvoir et la responsabilité, certainement pas ! une personne normalement constituée fuirait la responsabilité comme elle fuirait la peste…..mais ces types là sont des assoiffés , et des complexés ( problèmes dans leur jeune age )…qu’Allah ait pitié des peuples !! qu’ y a t’il d’autre à dire ? ils sont des criminels ! mais pourquoi, le sont-ils ? parce qu’ils sont lâches !
    Un brave et un courageux ne tuent pas, il n’a peur de personne, et ne craint pas la critique parce que seul Allah et son Prophétie ne sont critiquables !
    Ces lâches fils de lâches, les Kadhafi, Assad et leurs semblables qui tuent et qui ont tué par le passé ne le font que parce qu’ils sont lâches, comme le faisait le Pharaon , il exterminait les bébés fils d’Israél de sexe masculin et laissait ceux du sexe féminin……ils craignent les hommes et laissent les femmes,..
    Qu’Allah nous fasse voir en ces criminels « 3adja’iba kudratihi »!
    Qu’Allah exauce les douaas des opprimés et qu’il éradique, pour l’instant Kadhafi, Assad et Abdellah Saleh….les autres, le jour arrivera si….




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  • hakimM
    13 mai 2011 at 2 h 58 min - Reply

    @AlForcane
    D’accord avec toi pour ton analyse, la preuve est la maintenant, avant on disait de ces dirigeants kouffar sans preuve, maintenant, on l’a la preuve.

    Mais, a ma connaissance , il y a un verset qui dit, que le combat contre les traitres par les armes est permis s’ils nous tuent, nous sortent de nos maisons, etc.
    C’est pour dire que nous, a part les vœux pieux, nous faisons très peu d’actions solides et solidaires.




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  • IDIR
    14 mai 2011 at 13 h 06 min - Reply

    Livre – « Éloge de la haine » de Khaled Khalifa

    Un beau roman, un auteur courageux : Khalid Khalifa dit les choses, comme de plus en plus de Syriens… Né en 1964 dans un petit village non loin d’Alep, en Syrie, Khalid Khalifa, d’abord docteur en droit avant de devenir l’auteur de trois romans, scénariste prolixe (cinéma et télévision) et fondateur d’une revue, vit aujourd’hui à Damas.

    Khalid Khalifa sera aux Halles de Schaerbeek le jeudi 19 mai à 20 h 30 dans le cadre du cycle « Mondes arabes ». Merci de faire circuler le message.

    Extrait : Il y a d’abord Mariam, l’aînée, la gardienne du renom de la famille, celle qui enseigne à sa nièce que le corps est un tabou et un péché, elle finit par dormir dans un cercueil placé dans sa chambre.

    Marwa, celle qui collectionne les papillons et qui se décide en fin de compte à épouser un officier des « Brigades de la Mort », chargée d’écraser les Frères musulmans. Il y a aussi l’autre tante, Safa’, la libérale qui croquait la vie à pleines dents et qui finit par se recroqueviller sur elle-même sous sa burqa après son mariage avec Abdallah le Yéménite, devenu un moudjahidine à Kandahar, ancien combattant communiste avant que « la lumière divine » ne touche son cœur.

    Et il y a surtout les trois oncles, Bakr le leader clandestin, Omar le libertin et Salim le soufi, si opposés du point de vue idéologique et comportemental. Il y a surtout Radwân, l’aveugle, recueilli par le grand-père, devenu membre de la famille et qui passe son temps à fabriquer des parfums.

    En prison, la narratrice nouera des amitiés solides, découvrant auprès de ses compagnes d’infortune, venues d’horizons opposés, la douceur et la douleur qui enveloppe l’âme humaine. À sa libération, sept années plus tard, la haine qui s’est entièrement désagrégée dans son cœur, lui permet de remettre de l’ordre dans sa vie et de faire petit à petit l’apprentissage de l’amitié et de l’amour. Apaisée, elle achèvera ses études et se retrouvera en fin de compte médecin stagiaire dans un hôpital de Londres.

    Source : http://www.letemps.com.tn/article-52804-09022011.html




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  • Congrès du Changement Démocratique