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26 March 2017

Ahna fi hna ou le "changement dans la continuité"

Bensalah prend d’abord la température de la classe politique

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El Watan le 12.05.11

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, devrait entamer dans les tout prochains jours les consultations avec les partis en vue notamment de prendre connaissance de leurs attentes concernant les «réformes politiques» que compte initier Abdelaziz Bouteflika.

Une source proche de son entourage indique qu’il commencera à recevoir les premières personnalités politiques dans une semaine environ. L’annonce du début officiel de ces consultations et de la composition du staff qui aura à travailler avec lui se fera, précise-t-on, au cours d’une conférence de presse que Abdelkader Bensalah prévoit lui-même d’animer.
Mais même si la «phase pratique» des consultations dont il a été chargé par le chef de l’Etat de mener n’a pas encore officiellement commencé, M. Bensalah a néanmoins déjà rencontré, à sa demande, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, le responsable du MSP, Bouguerra Soltani, et la porte-parole du PT, Louisa Hanoune. Pour quelles raisons ? Le président du Sénat – qui se trouve être l’un des fondateurs du RND – aurait, dit-on, voulu prendre la température de la classe politique et jauger l’état d’esprit de ses futurs interlocuteurs. 

D’autres sources ajoutent que le président du Conseil de la nation (Sénat) s’est également entretenu avec le général Touati avec lequel il a eu à organiser la conférence du dialogue national en 1994. Une conférence au terme de laquelle le général Liamine Zeroual, alors ministre de la Défense nationale, a été désigné chef de l’Etat. L’option Zeroual s’était imposée d’elle-même après que Abdelaziz Bouteflika eut refusé le poste. Les consultations politiques, précisent nos sources, ne se limiteront pas aux seuls leaders des partis agréés. L’on affirme que Abdelkader Bensalah prévoit d’adresser des invitations aussi bien aux responsables de partis encore non reconnus, comme c’est le cas du Front démocratique (FD) de Sid Ahmed Ghozali et du Parti pour la liberté et la justice (PLJ) fondé depuis peu par Mohamed Saïd. Les personnalités politiques nationales auront également l’opportunité de faire connaître leurs positions sur la question. A ce propos, l’on assure que la liste des participants est ouverte et que toutes «les personnalités qui comptent et qui ont l’habitude d’intervenir dans le débat politique national», à l’image de Abdelhamid Mehri, seront conviées à ce tour de table censé déboucher notamment sur la révision de la Constitution du pays.
Des proches du président du Conseil de la nation préviennent en outre que Abdelkader Bensalah ne sera pas un arbitre et qu’il n’a pas été chargé de négocier au nom du président de la République. Son rôle, mentionne-t-on, consistera surtout à écouter et à transmettre à Abdelaziz Bouteflika les attentes ou les revendications de la classe politique concernant le volet des réformes politiques. Aussi, M. Bensalah se donne au plus tard jusqu’à la fin de l’année pour organiser les plus larges consultations possibles, recueillir les doléances des uns et des autres pour en faire une synthèse exhaustive avant de transmettre le tout à Abdelaziz Bouteflika.
Si, de prime abord, il apparaît que le pouvoir ne veut exclure aucun acteur du débat, il est à craindre toutefois que les consultations en question se réduisent à un simple tête-à-tête avec les membres de l’Alliance présidentielle, cela dans la mesure où les partis de l’opposition, chacun pour des raisons qui lui sont propres, ont décidé, pour l’heure, de décliner l’invitation. C’est le cas essentiellement du FFS, de Ahd 54, du RCD et du FNA.
En plus de ne pas être globalement d’accord avec la démarche empruntée par le chef de l’Etat pour poser le débat des réformes politiques, ces partis contestent également le choix de Abdelkader Bensalah comme «interlocuteur» de la classe politique. Alors que du côté du pouvoir, on assure justement que «le président du Sénat fera l’affaire eu égard à sa longue expérience parlementaire et à sa connaissance des partis», l’opposition indique par contre qu’elle aurait préféré que le chef de l’Etat désigne une «personnalité indépendante».
Bref, c’est la crise de confiance avant même le commencement des discussions. Maintenant le tout est de savoir si le président de la République va rester dans sa logique et maintenir les mêmes règles du jeu tout en sachant que son dialogue national risque de n’être au bout du compte qu’un simple monologue.

Zine Cherfaoui

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3 Commentaires sur cet article

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  • aquerado
    12 mai 2011 at 20 h 38 min - Reply

    Salam,
    Je retiens deux phrases qui m ont fait gaussees allegrement de ces bouffons: »Une source proche de son entourage indique qu’il commencera à recevoir les premières personnalités politiques dans une semaine environ. » et l’autre: »M. Bensalah se donne au plus tard jusqu’à la fin de l’année pour organiser les plus larges consultations possibles, recueillir les doléances des uns et des autres pour en faire une synthèse exhaustive avant de transmettre le tout à Abdelaziz Bouteflika. » Alors que le peuple se languit de voir un changement et brule d’impatience en s’immolant pour certains, de voir ce statut quo continuer indefiniment. Treve de plaisanterie messieurs il y feu en la demeure, arretez de vous moquer du monde passez aux choses serieuses on connait bien vos techniques eculees: http://www.youtube.com/watch?v=tT0pcOnVESg&feature=related




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  • salem
    12 mai 2011 at 22 h 16 min - Reply

    LE DRS EST EN TRAIN DE CREER UN CLIMAT DE TERREUR DANS CERTAINES VILLES D ALGERIE EN REACTIVANT SES GROUPES TERRORISTE POUR TERRORISER LES ALGERIENS EN ESPERANT AVORTER LEUR ASPIRATIONS AU CHENGEMENT.CE CINEMA NE PEUT PLUS TROMPER PERSONNE CAR TOUT LE MONDE SAIT MAINTENANT QUE LE TERRORISME EN ALGERIE C EST LE DRS ET UNIQUEMENT LE DRS ,C EST L ENEMI NUMERO UN DE LA NATION ALGERIENNE,CE SONT DES TRAITRES QUI ONT DETRUIT DES GENERATIONS D ALGERIENS, TOUT LES ALGERIENS DOIVENT S UNIR CONTRE CE MONSTRE QUI EST UNE MENACE REELLE POUR L ALGERIE,LES ELEMENT DU DRS DOIVENT RENDRE DES COMPTES AU ALGERIENS POUR TOUT LES CRIMES QU ILS ONT COMMIS CONTRE LE PEUPLE ALGERIEN DEPUIS LE DEBUT DES ANNEES 90 ET JUSQU A AUJOURD HUI.




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  • salay
    13 mai 2011 at 18 h 07 min - Reply

    Le marché de dupes a commencé quand le président Boutef I a exigé un score respectable. Puis Boutef II s’est donné un score de l’époque « Noir et Blanc » en s’adressant à ses sujets via les média étranger. Boutef III fort de ses pions commanda le viol de la Constitution, exigea d’être un 4/4 de président et dissout le gouvernement pour ne garder qu’une équipe d’exécutants choisie dans son harem présidentielle (FLN/RND/HAMS)… Malheureusement pour lui, il a compté tout seul, sans la maladie, sans le destin, sans le tseunami qui frappe à nos porte. Le pays a besoin d’hommes comme ceux de novembre 1954 dont Boudiaf qui avait dit: la révolution se fera même avec des singes de la Chiffa. Elle s’est faite laissant d’autres péroraient un demi-siècle après…




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  • Congrès du Changement Démocratique