Édition du
22 July 2017

On ne naît pas dictateur, on le devient.لا يولد الإنسان دكتاتوريا بل يصير كذلك

On ne naît pas dictateur, on le devient.

jeudi 24 mars 2011, par Bouchta Essette

In Divergences.net

 

 

Il paraît que le temps est par excellence l’éternel ennemi de l’homme. Il est une espèce de parasite qui se nourrit de sa vie et de celle de tout ce qu’il touche. C’est le temps qui nous affaiblit et nous dégrade, c’est lui aussi qui nous vieillit et nous tue. Cependant, le temps n’est pas seulement que cela ; comme tous les phénomènes de la vie, le temps se présente telle une arme à double tranchant. S’il tue, il est capable en revanche de donner la vie, il permet au bébé de grandir et de se fortifier, aux plantes de pousser et de fructifier. Bien géré, le temps est un protecteur de l’homme et son ami fidèle, mal géré, il se transforme en un véritable cyclone dévastateur. Phénomène extrêmement complexe ; considéré sur le plan duratif, il devient un élément tantôt bénéfique, tantôt maléfique à l’homme. Aussi, exposé à sa merci, un corps malade est-il susceptible soit de se dégrader, soit de se fortifier, en se laissant prendre par la durée s’il réagit négativement, ou s’en dégageant s’il réagit positivement. Si le temps est par exemple bénéfique à l’étudiant chercheur, en ce sens qu’il lui permet d’accumuler le savoir au fur et à mesure du déroulement de sa durée, il peut souvent jouer un rôle tout à fait opposé dans la situation de quelqu’un qui, victime d’une maladie incurable, souffre de plus en plus, et ce au fur et à mesure de ce même déroulement. Si le temps s’accommode souvent de la ponctualité et de la précision (un voyageur risque de rater son train ou son avion s’il ne s’est pas présenté à temps à l’heure de l’embarquement), il devient plus tolérant dans d’autres circonstances. C’est bien le cas du temps qui est imparti au politicien.

En effet, le temps est pour le politicien un adjuvent d’une rare importance. Plus sa durée est considérable, plus elle lui donne la possibilité de fortifier son assise. Cela peut se démontrer avec évidence dans le cas des chefs d’États arabes dont le pouvoir se voit balloter par les vents des indépendances qui soufflent depuis quelques mois sur le monde arabe. En ne considérant que les têtes qui sont tombées ou qui sont en train de tomber, on cite en l’occurrence Ben Ali, Moubarak, Abdellah Salah et Kadhafi qui ont gouverné respectivement de vingt, trente jusqu’à quarante ans, on est en mesure de démontrer que si ces quatre chefs d’État sont devenus des potentats caractérisés, c’est probablement grâce à cette longue durée au cours de laquelle ils ont exercé le pouvoir. Tout donne à penser qu’au début de leurs mandats, ces présidents devaient être comme tous les autres, des chefs qui donnent l’impression d’être mus par des sentiments nobles qui les poussent à se mettre à la disposition de leurs peuples respectifs. Frais émoulus, ces chefs encore novices, et donc manquant encore d’expérience, ne sachant ce que peuvent leur celer les différentes institutions de l’État dont ils ignorent encore le fonctionnement, n’avaient donc qu’une seule solution : être plus ou moins au service de la nation. Au début de l’exercice de sa fonction, un chef d’État est obligé d’être relativement correct. « Nul n’est juste volontairement » ; Platon l’aura déjà souligné. C’est comme s’il était introduit dans un tunnel dont il ne connaît ni les aspérités, ni les ornières, guidé à peine de son flair dont il n’est jamais sûr. Mais plus il avance dans cette obscurité inhospitalière, plus il s’aguerrit et maîtrise cet espace auquel il finit par s’adapter et qu’il adaptera à ses multiples exigences. Forcé donc d’être juste au début de son périple politique en raison de son incapacité d’être injuste, victime de son ignorance ou de son inexpérience, il est loin d’être le dictateur auquel le temps le mène fatalement. Il faut dire que plus le temps passe, plus il subit une lente et imperceptible métamorphose qui le fait basculer progressivement de la positivité à la négativité. Cette métamorphose, le chef d’État n’en est peut-être pas responsable. Le peuple est généralement l’agent principal dans son propre asservissement. Par sa soumission volontaire, son ignorance et l’image excessivement grossie et embellie qu’il se fait de son chef, il accepte de se rapetisser comme une peau de chagrin et par voie de conséquence de gonfler outre mesure l’image de celui qu’il commence à considérer volontairement comme son dieu. Quand un chef d’État se voit de la sorte courtisé, son amour-propre aidant, il finit par succomber à la tentation. Pourquoi pas ? Puisqu’on le veut. Et parce que son peuple se sent grisé par cette lévitation qu’il a lui-même entretenue et dont il ne mesure pas la conséquence, il pousse son chef à adopter une nouvelle attitude qui sied à son nouveau statut. Celui-ci se plaît ainsi dans cette vertigineuse ascension spirituelle à tel point qu’ayant atteint une certaine altitude, il finit par considérer son peuple comme de simples punaises ou des « sauterelles », pour emprunter le mot que Kadhafi emploie pour qualifier son peuple. Grâce ou à cause du temps qui s’écoule, ces chefs d’État finissent par déclarer leur divorce d’avec leurs peuples. Les relations ne sont plus les mêmes qu’elles étaient à leurs débuts. Alors qu’à ce moment gouvernant et gouvernés étaient quasiment sur un pied d’égalité, passé un certain temps où le chef s’est installé dans sa tour d’ivoire après en avoir affermi les fondations et pris suffisamment connaissance de ses mécanismes, il ne se considère plus comme un responsable politique qui a envers son peuple desdevoirs à honorer, mais comme une entité inatteignable qui peut tout au plus distribuer des sentiments ou des appréciations en fonction du degré de servilité de chacun. Le peuple qui s’est vautré dans la passivité, qui, à son tour, a subi la même métamorphose que son chef sans rien faire pour y parer, prend l’habitude à cette servitude disons volontaire pour abandonner ses droits, se contentant de quelques charités ou quelques dons que son chef daigne bien lui distribuer. De la sorte, le temps aidant, le chef d’Etat passe facilement d’un camp à l’autre. Il n’est donc pas né dictateur, il l’est devenu, ou plus exactement, c’est le peuple, par son ignorance et sa passivité, par ses éternelles prosternations qui l’a mis dans cette posture dictatoriale, lui accordant volontairement toutes ses propres qualités, ne gardant pour lui que des défauts. Voilà pourquoi il serait injuste qu’un peuple accuse son chef de dictature ; et s’il y a quelqu’un qu’il faut à tout prix incriminer, cela ne doit être que son ignorance et son abrutissement.

À la lumière de cette lecture, il nous est aisé de comprendre l’entêtement de ces potentats qui, malgré les instantes demandes que les peuples ne finissent pas de leur adresser, restent sourds et imperméables à tout contact, considérant que ces demandes doivent être précédées d’une demande. Autrement dit, comme si un chef d’État demandait à son peuple de lui adresser une demande pour avoir l’autorisation de faire une demande, sans quoi, ce qui est souvent le cas, toute demande orpheline serait considérée comme nulle et non avenue. Pour un dictateur, comme il est d’ailleurs le cas pour un Abdellah Salah ou un Kadhafi, le peuple ne doit pas avoir de sensibilités, il n’est admis que comme des être-là, une espèce de plus-value, pour exécuter les ordres qui leur sont transmis. Dans le cas contraire, la machine punitive qui n’a pas de limites se met en branle, punissant ceux qui ont l’audace de dépasser leurs limites en essayant de s’adresser au chef, ou encore, ce qui est plus stratégique et plus important, dissuadant toute velléité inconvenante.

Dans les pays arabes, les peuples ont cultivé l’art de la soumission et de la servitude volontaire, au point de se faire plus vils qu’on le leur demandait. L’excès de zèle, le dévouement dans la bassesse, et bien d’autres qualités de mauvais relent, voilà ce qui caractérisait ces peuples arabes, et cela n’est pas surprenant, du fait que les chefs d’État étaient placés dans des conditions sociopolitiques telles qu’ils ne pouvaient pas ne pas être des dictateurs. Dans cette phase critique des Arabes, un chef d’État est dictateur ou n’est pas chef d’État, il n’a pas le choix. Quand Ben Ali a accédé au pouvoir, il devait se demander : « Pourquoi Moubarak ou Abdellah Salah ou Kadhafi sont-ils si puissants et pas moi ? Qu’est-ce qu’ils ont de plus que moi ? Sont-ils plus présidents que je ne le suis ? » Et le voilà galopant le cheval de la dictature pour être, sinon le meilleur des dictateurs, du moins leur égal. Ainsi devaient aller les choses ; Et le dictateur ne peut plus, après deux, trois ou quatre décennies se permettre d’imaginer qu’un jour puisse venir une quelconque créature, de quelque nature qu’elle soit, qui puisse remettre en question son pouvoir et son autoritarisme.

Et pourtant, un jour, pas comme les autres, fatal pour l’un ou l’autre potentat, va malheureusement poindre avec un nouvel air, celui des indépendances ; Un jour imprévisible qu’aucun signe précurseur n’avait annoncé, où d’autres vérités jusqu’alors tapies dans le tréfonds de l’inconscient collectif connaîtront le jour pour sonner le glas de la dictature arabe. Surprise, choc, folie, stupéfaction, ahurissement et tout le bataclan. Comment a-t-on osé ? La dictature dans les pays arabes, vieille d’une cinquantaine d’années, jusqu’à l’ennoblissement, comme essoufflée, s’écroule de tout son poids dans les places publiques. C’est un véritable chaos. Et ces dictateurs qui naguère étaient juchés là-haut sur des fauteuils confortables sont aimantés vers le bas, vers le sol, vers la déchéance, vers la crasse et la puanteur, ce qui va leur permettre de voir le visage du petit peuple, un visage meurtri, non par la faim ou par le manque, non par la maladie ou par l’usure naturelle, mais par le mépris et l’injustice. Quelle ironie du sort quand on se rappelle Kadhafi avec son air hautain, comme s’il débarquait d’une autre planète, s’adressant à des instances internationales pour leur exposer des idées qui ne peuvent végéter que dans un esprit taré ? Lui et ses compères, ils vont rivaliser en bassesse, offrant à qui mieux mieux à leur peuple des concessions ; acceptant des compromissions auxquelles il leur était impossible de penser quelques semaines auparavant. Que ne concéderont-ils pas pour garder ce cher pouvoir dont ils ne permettraient pas d’être sevrés ? Que ne prostitueraient-ils pas s’y maintenir ? Dans quelle puanteur n’accepteraient-ils pas de tremper si le peuple leur permettait, ne serait-ce que pour un laps, de caresser encore le sceptre du pouvoir ? Dans quel gouffre d’ignominie ne seraient-ils pas prêts de plonger pourvu qu’on continue à les appeler « excellence » ? Dans le cas contraire, quelle folie ne commettraient-ils pas pour sauvegarder ces acquis somme toute indus et immérités ? Quelle tuerie ne commettraient-ils pas ? Quel carnage massif, quelle destruction, quel incendie, quelle terre brûlée, quel contrat avec le diable, quel pandémonium, quel cataclysme ne déclencheraient-ils pas s’ils ont réalisé que les dés sont jetés et que plus jamais un jeudi ne précédera un mercredi ?

Quand les peuples arabes, comme par un véritable enchantement, ont recouvré leur esprit, ils n’avaient plus qu’à exiger de ces dictateurs les qualités qu’ils avaient comme volontairement investies en eux : tels la puissance, la force, le courage, la douceur, la générosité, la persévérance, l’acharnement. Privé de toutes ces qualités qui reviennent de droit à leur propriétaire qui est le peuple, le dictateur déchu et dépossédé subit une seconde métamorphose qui le remet dans son état d’antan, un être misérable qui aura vieilli et qui ne gardera de ses années de prestige que des remords inutiles : La Béotie aura raison de conseiller au peuple se résoudre à ne plus servir s’il a envie d’être libre. Et si donc un peuple a fait d’un homme un dictateur, il a toute latitude de faire d’un dictateur un homme.

Bouchta ESSETTE

 

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Traduction en langue arabe réalisée par Rachid Z.C

لا يولد الإنسان دكتاتوريا بل يصير كذلك

يقال أن الزمان هو العدو الأبدي للإنسان بامتياز، وأن الزمان بمثابة نوع من أنواع الطفيليات التي تتغذى من نسيج حياة الإنسان ومن كل ما له صلة به. إن الزمان هو من يضعفنا وينهك أجسامنا إلى حد الاندثار، وهو أيضا من يصاحبنا على درب شيخوختنا وفنائنا، لكن الزمان ليس ذلك فحسب؛ فمثله مثل جميع ظواهر الحياة المحيطة بنا، فهو بمثابة سيف ذو حدين، فإذا كان يشكل عاملا يودي بصاحبه إلى الموت، فهو قادر بالمقابل على أن يهب الحياة، حيث يمكّن الرضيع من النمو وتقوية بنيته، ويسمح للنباتات بالازدهار والإثمار. يكون الزمان إذا ما تم إدارته، ببصيرة وحكمة، بمثابة واقيا للإنسان وصديقه المخلص، أما في حالة سوء تدبيره، فيتحول إلى إعصار مدمر حقيقي. وهو بذلك يعد بمثابة ظاهرة بالغة التعقيد، بحيث إذا نظرنا من زاوية الاستمرارية الزمنية، فإنه يصبح تارة مفيدا، وتارة أخرى سيء التأثير بالنسبة للإنسان. ومن هذا المنطلق، يكون الجسد المعتل، رهينة الزمان، معرض إما للاضمحلال بالتآكل، في حالة تفاعله سلبيا إزاء عامل الزمان،  وإما للتحصين إذا ما تمكن هذا الجسد من الفكاك من قيوده، من خلال تفاعله إيجابيا. إذا كان الزمن على سبيل المثال مفيدا للطالب الباحث، من حيث أنه يسمح له بتراكم المعرفة مع مرور الوقت، ويرقى به إلى أعلى المراتب التي تهيئه للاضطلاع بأدوار مميزة، يكون الزمان بالمقابل، في غالب الأحيان، عكس ذلك، مثلما هو الأمر بالنسبة لحالة شخص آخر يصارع مرض عضال، حيث تزداد معاناته يوم بعد يوم، وفق هذا التسلسل ذاته. إذا كان الزمان يتكيف في كثير من الأحيان مع مقتضيات حسن التوقيت ودقته، بحيث يكون صارما (المسافر مثلا قد يفوته موعد انطلاق قطاره أو طائرته، في حالة عدم حضوره في الوقت المناسب لمكتب التسجيل والمراقبة)، يكون في ظروف أخرى أكثر ليونة وانسيابا، تماما مثلما هو الحال بالنسبة للزمان المخصص للمسؤول السياسي.

بالفعل، يشكل الزمان بالنسبة للسياسي عاملا مساعدا ذا أهمية نادرة، وكلما طال أمده،  مكنّه من ترسيخ وتدعيم قاعدته في الحكم، ويتجلى ذلك بكل وضوح في حالات رؤساء الدول العربية التي تقذف بهم رياح التغيير والتحرر والاستقلال التي تهب منذ بضعة شهور في بلدان العالم العربي. وحتى إذا اكتفينا فقط بالنظر إلى الرؤوس التي تهاوت، أو تلك التي تسير في طريقها للأفول، ونشير هنا بالتحديد إلى كل من زين العابدين بن علي ومبارك والقذافي  وعلي عبد الله صالح، الذين حكموا بلدانهم على التوالي، عشرين وثلاثين وحتى أربعين سنة، فباستطاعتنا بكل سهولة إثبات أن سبب تمكّن هؤلاء رؤساء الدول الأربعة، من التحول إلى مستبدين حقيقيين، قد يعود بالأساس إلى طول الفترة التي مارسوا خلالها سلطتهم.

كل الأدلة تشير إلى أن هؤلاء الرؤساء لم يختلفوا في مستهل ولايتهم في الحكم، عن غيرهم من القادة، وكان يبدو عليهم أثناء هذه الخطوات الأولى من الحكم، وكأن تحركهم يتم بدافع المشاعر النبيلة، وأنهم قد نذروا أنفسهم في خدمة شعوبهم. وانطلاقا من وضعهم الهش في بداية المشوار، المتميز بحداثة عهدهم بهذه المناصب، وما ينطوي ذلك من نقص في الخبرة والتجربة، فضلا عن جهلهم بدهاليز مختلف مؤسسات الدولة التي لا زالوا يفتقرون أدوات فك رموز التحكم في آليات تشغيلها، يبقى المتاح الوحيد أمامهم في هذه المرحلة: أن يضعوا أنفسهم، بشكل أو آخر في خدمة الوطن.

في بداية مشواره في الحكم،  من واجب رئيس الدولة أن يكون « صالحا » نسبيا. « لا أحد يكون عادلا بإرادته الخالصة وعن طواعية »، كما سبق وأن أشار إلى ذلك أفلاطون. فالأمر بالنسبة للرئيس حديث العهد بالولاية، يكون كما لو  أنه دخل نفقا موحشا، يجهل كل شيء عن  وعورة مسلكه، وفجواته،  وليس له ما يسترشد به في هذا الظلام الدامس سوى حدسه الذي لا يمكنه التأكد منه أبدا، لكنه كلما خطى خطوات داخل هذا النفق المظلم الوحش، كلما اشتد عوده واكتسب ثقة في النفس وسيطرة على هذا الفضاء الذي يصير في نهاية المطاف مستأنسا، ويتكيف مع متاهاته، بل ويكيفه بعد ذلك لتلبية متطلباته المتعددة. وبما أن اتصافه بالعدل في بداية مشواره السياسي يكون أمرا اضطراريا بسبب عدم قدرته على أن يكون عكس ذلك أي ظالما، كونه مقيد في واقع الأمر بجهله أو قلة خبرته، فإنه لا يزال حتى هذه اللحظة بعيدا  كل البعد عن الديكتاتور الفعلي الذي سيصير إليه حتما مع مرور الزمان، ويمكننا القول أنه مع مرور الوقت، يطرأ عليه تحول بطيء وغير محسوس، ينقله تدريجيا من الإيجابية إلى السلبية، وهذا التحول النوعي، قد لا يتحمل رئيس الدولة وحده المسؤولية عنه. عادة ما تشكل الشعوب هي نفسها العامل الرئيسي في تمكين القادة من استعبادها. ومن خلال خضوعها الطوعي، وجهلها المستحكم، والصورة المضخمة والمنمقة التي تضفيها على زعمائها، فهي بذلك ترضى إراديا بان تقلص حجمها إلى حد الذوبان، في حين تحيط بالزعيم هالة من التبجيل، من خلال تضخيم صورة من بدأت تنظر إليه وتعتبره إلها مقدسا. وعندما يلاحظ رئيس دولة ما، الهالة التي يحظى بها وسط شعبه والتبجيل الذي يكنه له الغير والتملق السائد من حوله، خاصة وأن ذلك يتناغم مع طبيعة النفس البشرية التي تهوى الإطراء وتمجيد الذات، فكل ذلك يقود القائد السياسي في نهاية المطاف إلى الوقوع ضحية الإغراء، و لما لا، طالما أن هذا ما يريدونه منه؟

ولأن شعبه يشعر بالنشوة وهو يلحظ هذا الارتقاء والرفعة الساحرة التي تقذف بالقائد إلى القمة، علما أن هذه المكانة الرفيعة ساهم الشعب بنفسه وبشكل رئيسي في صناعتها، دون أن يدرك على ما يبدو حقيقة وخطورة تبعاتها، فهو بذلك، أي الشعب، يدفع زعيمه دفعا نحو تبوء موضع رفيع جديد يليق بمكانته الجديدة، فيتعود الزعيم على التلذذ بهذه السطوة، وهو يشعر بهذه النشوة التي يكتسبها خلال ارتقائه الروحي المذهل، لدرجة أنه عند وصوله ارتفاعا معينا، ينتهي به الأمر إلى احتقار شعبه وازدرائه، معتبرا إياه مجرد هوام أو « جراد »، لاستعارة الوصف الذي استخدمه القذافي في نعت شعبه. وهكذا، بفضل أو بسبب طول الزمان الذي ينقضي، ينتهي الأمر برؤساء الدول إلى إعلان طلاقهم البين من شعوبهم، بحيث لم تعد العلاقات التي تربطهما هي نفسها كما كانت في بداياتها. وبعد أن كان الحاكم والمحكوم في ذلك الوقت على قدم المساواة تقريبا، فمع مرور فترة زمنية معينة، يتبوأ الرئيس موقعه عاليا، محصنا في برج عاجي بعد أن عزز دعائم هذه القلعة واستوعب ما يكفيه من الخيرة لتسيير آلياتها، لم يعد ينظر إلى نفسه مجرد زعيم سياسي، يتحمل المسؤوليات أمام شعبه وله واجبات تجاهه، بل يرى نفسه كيانا قائما بذاته، منيعا لا تصل إليه الأيدي، وأقصى ما يمكن التكرم به اتجاه هذا الشعب، هو توزيعه من حين لآخر، بعض المشاعر أو الأحكام القيمية، وفق درجة خنوع وعبودية هذا أو ذاك.

إن الشعب الذي استمرأ العبودية وارتاح وهو قابع مستلقي على أريكة السلبية، قد طرأ عليه هو بدوره نفس التحول الذي مر به زعيمه، دون أن يقوم هذا الشعب بأي فعل للتصدي له، فيصير معتادا على هذا الاستعباد، الذي يمكن اعتباره تطوعيا، متنازلا عن حقوقه، راضيا بما يجود به عليه زعيمه من فتات الصدقات والإكراميات، وبهذه الطريقة، وبتظافر عامل الزمان، ينتقل رئيس الدولة بسهولة كبيرة من موقع إلى آخر.

وهكذا يتبين أن الرئيس لم يولد ديكتاتورا، بل يصير كذلك، أو بعبارة أدق، فالشعب، من خلال جهله وسلبيته، وبانحنائه المذل والمهين المستمر للرئيس، هو من رفعه إلى موضع الديكتاتور، إذ منحه طواعية جميع مزاياه الخاصة، ومحتفظا لنفسه فقط بالعيوب و النقائص. ولهذا السبب فمن الإجحاف أن تتهم الشعوب قادتها بالدكتاتورية، وإذا كانت ثمة جهة تستحق التجريم وتتحمل القسط الأوفر عن ذلك، فليس هذه الجهة سوى جهل هذه الشعوب وغباءها المميت.

في ضوء هذه القراءة،  من اليسير جدا فهم مرد عناد وتعالي هؤلاء المستبدين، الذين رغم توالي الطالبات الملحة التي  ما برحت توجهها إليهم شعوبهم، ظل الحكام يصمون آذانهم ويديرون ظهورهم، رافضين جميع أشكال التواصل مع هذه الشعوب المنادية بالحوار والإصلاح، معتبرين أن هذه الطالبات نفسها يجب أن يمهد لها بطلبات مسبقة!

أو بعبارة أخرى، يمكن النظر إلى هذا الأمر كما لو أن رئيس دولة ما، يطلب من شعبه أن يقدم طلبا تمهيديا يتيح له إمكانية تقديم الطلب المنشود، و إلا يكون مصير هذا الطالب، كما هو الحال في غالب الأحيان، التجاهل، باعتباره لاغيا وباطلا.

بالنسبة لأي ديكتاتور، كما هو الحال مع علي عبد الله صلاح أو القذافي، ليس من حق الشعوب أن يكون لها حساسيات،  المسموح لها فقط هو أن تظل هذه الشعوب مجرد موجودات، نوع من فائض القيمة، تقتصر مهمتها على تنفيذ الأوامر الموجهة  إليها، و إلا تسلط عليها الآلة العقابية التي لا حدود لها، فتفعل فيهم فعلتها، لتنزل أشد العقاب بكل من يجرؤ على تجاوز الحدود الموضوعة، إذا ما حاول الاتصال بالزعيم، أو تقوم هذه الآلة بدور أكثر استراتيجية و أهمية،  أي تثبيط  وإحباط أي محاولة تعتبر تجاوزا غير لائق.

في البلدان العربية، ترعرعت الشعوب في كنف مناخ يرسخ ثقافة وفن الخنوع والقابلية للعبودية الطوعية، إلى درجة مبالغة هذه الشعوب في الركوع المذل بحيث تزايد على بعضها بعضا إلى درجة تجاوز حتى المطلوب منها. إن التحمس الزائد والتفاني في الوفاء والإخلاص في إهانة النفس، وغيرها من الصفات الأخرى الكريهة، يشكل بعض السمات التي كانت تتميز بها هذه الشعوب العربية، ومن ثم لا غرابة أن يكون هؤلاء القادة قد نُصِبوا في مثل تلك الظروف الاجتماعية والسياسية الخصبة، بحيث كان من المستحيل أن يكونوا غير ذلك، أي كل شيء كان يهيئهم ليصيروا حكام مستبدين. وفي هذه المرحلة الحرجة التي يجتازها العرب، فرئيس الدولة إما أن يكون دكتاتورا أو لا يكون رئيس الدولة،  ليس أمامه خيار آخر، وعندما اعتلى زين العابدين بن علي سدة الحكم، ربما حدّث نفسه متسائلا: « لماذا يكون علي عبد الله صلاح، و مبارك أو القذافي يتمتعون بهذه القوة والسطوة وليس أنا؟ ماذا يملكون أكثر مما لدي؟ هل هم رؤساء أكثر مني أنا؟  » فما كان منه إلى أن امتطي حصان الديكتاتورية ليصير أفضل الدكتاتوريين، أو على الأقل في مستواهم. كان ذلك من طبيعة الأمور؛  لم يكن واردا أن يتصور الدكتاتور، مجرد تصور، بعد قضائه عقدين أو ثلاثة أو أربعة عقود في الحكم، أنه سيأتي يوم يمكن لمخلوق ( من الرعية، التي لم اكتسب بعد مرتبة المواطنة)، أيا كانت طبيعته ومرتبته، ليضع سلطة القائد وهيمنته موضع الشك والمساءلة.

ورغم ذلك كله، سيأتي يوم لا مناص، يوم مغاير تماما عن سائر الأيام الأخرى، يوم حاسم وحتمي، ليس بوسع  هذا الطاغية أو ذلك الفرار منه، يوم يبزغ فيه فجر جديد، لسوء حظ الحكام المستبدين، يوم تأتي معه رياح التجديد، رياح الاستقلال؛ يوم ليس باستطاعة أحد التنبؤ به، لم تسبقه أي علامات تدل على اقتراب دنوه، وفي هذا اليوم الحاسم، ستطفو إلى السطح، حقائق أخرى ظلت مخفية طويلا في أعماق اللاوعي الجماعي، لتقرع جرس نهاية وأفول الديكتاتورية العربية، وتكون عندئذ المفاجأة، أو الصدمة، أو الجنون، أو الحيرة، أو خليط من هذا وذاك.

قد يسأل السائل، كيف تجرؤوا على ذلك؟ (يقصد الشعوب العربية) إن الدكتاتورية في البلدان العربية، وقد عمرت قرابة نصف قرن من الزمان، بما جعلها جديرة بأن توشح بوسام الشرف في هذا المجال، تبدوا الآن في حالة يرثى لها، وهي تلهث في محاولة استرداد أنفاسها، فتنهار من عليائها، في الساحات العامة. إنها فوضى عارمة بكل المقاييس. أما هؤلاء الطغاة الذين كانوا البارحة يتربعون في عروشهم متعالين عن باقي الشعوب، في كراسيهم المريحة، نراهم ينحدرون الآن، تجتذبهم إلى الأسفل، إلى الأرض، قوة لا قبل لهم بها، إنه السقوط نحو الاندثار، نحو القذارة والنتانة، سقوط إلى الأسفل يجعلهم اقرب إلى واقع هذه الشعوب ليروا  وجه البسطاء، وجه ترتسم عليه ملامح المعاناة والمكابدة، ليس من فرط الجوع أو الفاقة، وليس نتيجة المرض أو التآكل الطبيعي البيولوجي، ولكن بفعل ما تجرعته هذه الشعوب عقودا طوال من الاحتقار والضيم. يا لها من سخرية الأقدار، عندما نتذكر القذافي ومشيته المتعالية ونظرته المتعجرفة، كما لو أنه قادم للتو من كوكب غير كوكبنا، وهو يخاطب الهيئات الدولية ليعرض عليهم أفكارا سخيفة، لا يمكن أن تنبثق إلا عن فكر أرعن، متخلف، منقطع عن الواقع المحيط به! وها نحن نشاهده اليوم، على غرار رفاقه القادة في البلدان العربية، يتنافسون في الخسة، في المزايدة على من يقدم تنازلات أكبر، كسبيل لاسترضاء شعوبهم؛  تنازلات، لم يكن المرء قبل بضعة أسابيع، يتصور، مجرد تصور، التفكير في إمكانية وقوعها، بل ويبدو أنهم مستعدون للتنازل عن كل شيء، بلا استثناء، طالما ذلك يمكّنهم من الاحتفاظ بالسلطة، العزيزة على قلوبهم، والتي لا يستطيعون التخلي عنها! إنهم مستعدون للانحدار لا يتخيله أحد، من أجل مجرد البقاء! ليس ثمة حد لما هم مستعدون تجرعه من وحل ونتانة، إذا سمح لهم الشعب بمواصلة معانقة، ولو لفترة وجيزة، صولجان السلطة. إنهم مستعدون التمرغ وسط جميع أنواع مستنقعات العار، لقاء إمتاع آذانهم بسماع أصوات وهي تناديهم  » فخامة الرئيس »! أما إذا تعذر ذلك، فلن يترددوا أبدا، في ارتكاب أخطر الحماقات للحفاظ على هذه المكاسب التي استولوا عليها، بطرق غير مشروعة وغير مستحقة. ليس ثمة جريمة أو مجزرة سيترددون لحظة واحدة في اقترافها للبقاء في الحكم، وفي حالة ما إذا أدركوا أن الأمور قد حسمت، ولم تعد تجدي أي مراوغة، وأن عقارب الساعة لن تعود إلى الوراء، فكل شيء يصير بالنسبة إليهم مباحا، المجازر الجماعية، التدمير واسع النطاق، سياسة الأرض المحروقة،  التحالف حتى مع إبليس، زرع الفوضى العارمة، بل وإحداث كارثة إذا اقتضى الأمر.

عندما استعادت الشعوب العربية وعيها واستجمعت أفكارها، في استفاقة تبدو وكأنها حدثت بقدرة قادر، كل ما كان عليها أن تشترط توفره في هؤلاء الطغاة، لا يتجاوز تلك الصفات التي أضفوها من تلقاء أنفسهم على هؤلاء القادة، مثل العظمة، والقوة، والشجاعة، والرفق، والكرم، والمثابرة، والإصرار. وبمجرد تجريدهم من كل هذه الصفات التي تعود في واقع الأمر إلى أصحابها الحقيقيين، أي الشعوب، بدا الديكتاتور المخلوع والمحروم، وكأنه يمر بعملية تحول ثانية، التي أعادته إلى حالته السابقة، قبل التسلط،  مجرد إنسان بائس، شاخ وهرم وهزل جسده بفعل الزمان، إنسان لن يستذكر من سنوات المجد سوى الندم غير المجدي: الحكمة واليقظة تقتضيان من الشعوب عدم قبولها في المستقل الوقوع في براثين الاستعباد إذا أرادت أن تكون حرة. إذا كان الشعب هو من صنع من الإنسان ديكتاتورا،  فله كل القدرة أن يعيد الديكتاتور إنسانا.

بوشتا الست


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19 Commentaires sur cet article

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  • Sabir
    15 mai 2011 at 0 h 47 min - Reply

    Bonjour,
    Vous voulez dire quoi? que le peuple est fautif parce qu’il a laisse le chef jusqu’à il est devenu dictateur ou c le chef qui s’impose jusqu’à il est devenu dictateur, mais c claire c lui qui s’impose,
    et comme je suis Algerien ce qui m’interesse et le bien de l’Algerie mais parcontre aux autres nous somme pas unis, je ne sais pas a cause de quoi chacun chercher son propre interet.
    j’espere qu’on sera unis un jour.




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  • IDIR
    15 mai 2011 at 15 h 39 min - Reply
  • elforkan
    15 mai 2011 at 15 h 46 min - Reply

    « On ne nait pas dictateur, on le devient »!!!
    Oui, on le devient parce que le peuple nous aide à le devenir !!
    Lorsque vous voyez des gens sortir acclamer un roi ou un président,brandissant ses portraits; lorsque vous voyez des gens mettre ces mêmes portraits dans leurs chambres et celles de leurs enfants , lorsque vous voyez les gens écouter les discours de ceux-ci et être entièrement branchés comme s’il s’agissait de l’écoute du Coran;
    lorsque Dieu vous donne et vous remerciez M.le président et lorsque M. le président vous lèse et que vous vous en preniez à Dieu ; lorsqu’on vous programme un bon match de foot, vous accourez remplir les tribunes par milliers, lorsqu’on vous ramène un chanteur ou un danseur vous accourez également remplir les salles de spectacle…..et en famille !!!….alors est-ce de leur faute de devenir des dictateurs et de ne donner pas le poids d’un atome de considération au peuple.
    De plus, un peuple qui se comporte de la manière mériterait-il considération ?




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  • Elforkan
    15 mai 2011 at 16 h 03 min - Reply

    J’ajouterai ceci , celui qui veut le changement, il doit d’abord s’auto-révolutionner, changer ce qu’il y a en lui même, pas la peine de faire de révoltes ou des révoltions changeons nous et Allah changera notre état.

    Allah dit  » Allah ne changera point de l’état d’un peuple que si ce dernier entreprend à changer ce qu’il y a en lui «  » et automatiquement si nous nous changerons ce qu’il y a en nous tout changera conformément au Hadith qui dit «  »Comme vous êtes, le serons vos gouvernants »…..alors en toute franchise, sommes-nous bien ? sommes nous bien éduqués , honnêtes, intègres, serviables, aimons aux autres ce que nous aimons à nous même ??
    NOUS NE LE SOMMES PAS !…déduction logique on mérite ce qui nous gouverne, comme on dit, ils sont issu du peuple, ils viennent de nous, ils ne viennent pas de la planète mars, ils sont comme nous, hypocrites, assoiffés de pouvoir, voleurs, escroc, régionalistes, clanismes..etc…. »ILS » sont comme « NOUS », et lorsque « NOUS »sera bien……… »ILS », le sera, obligatoirement !




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  • HOUARI
    15 mai 2011 at 16 h 50 min - Reply

    Cette photos me rappelle les QUATRE CHARLOT.C’est vrai, on ne naît pas dictateur on le devient. C’est comme d’ailleurs ces quatre charlot,ils ne sont pas naît voyous mais le sont devenu,




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  • hakimM
    15 mai 2011 at 19 h 36 min - Reply

    @Elforkan
    Oui, il faut donc se changer soit même : devenir sincères, moins opportunistes, moins rêveurs, et unis contre la mafia qui nous tue et nous a applaudir.

    Il faut aller faire tous les quartiers et tous les villages pour préparer au changement qui ne viendra que par de lourds sacrifices.

    Sans sacrifices, on périra. Vaut mieux mourir en combattant que mourir en lâche.

    Je dirais contrairement au titre de cette rubrique que c’est l’élite puis le peuple qui ont fait de ces quatre voyous des corrompus assassins ou complices d’assassins.
    En 1962, le peuple avait dit 7 ans c’est suffisant A cause de ce relâchement et de ne pas savoir suivi Ait Ahmed et les autres révolutionnaires, on paye encore.

    Cette mafia ne partira que si on occupe toutes les rues pendant des mois sans relâche.




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  • abd el allah el muslim
    16 mai 2011 at 0 h 22 min - Reply

    bonjour a tous ne dit on pas que les peuples sont a l’image de leurs gouvernemts? tand que le peuple ne
    cherche pas sincerment a changer il aura le gouvernent
    qu’il mérite.il m’arrive t’entendre des algériens dire
    l’algérie? plus d’espoir !!! ma question est la suivante,avec un tel état d’esprit comment voulez vous
    changer quoi que se soit en algérie????




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  • still
    16 mai 2011 at 0 h 51 min - Reply

    Vous accusez indûment le peuple et le temps de faire les dictateurs. Si les peuples font les dictateurs pourquoi se plairaient-ils a les destituer ensuite? Si le temps fait les dictateurs pourquoi fait-il aussi des gouvernants de qualité?
    Le temps est un paramètre neutre qui permet à l’homme de se réaliser et de remodeler l’espace/environnement à son profit.
    L’home, à la différence de Dieu qui l’a créé a besoin de temps pour s’émanciper.
    Quand Dieu veut créer une chose il dit : « Soit » et la chose prend immédiatement forme ; tandis que l’homme, meme s’il a le pouvoir de créer, il est obligé de « faire » avec le temps, étant incapable de création instantanée. Ainsi, il peut créer, mais dans un processus laborieux, lent et jamais parfait (en comparaison a la création divine).
    Apes cette digression quelque peu philosophique revenons au sujet des dictateurs. C’est vrai que les dictateurs ne sont pas nés tels quels. Mais comme nous l’avons dit auparavant, ils ne sont créés ni par le temps, ni par les peuples mais par l’entourage immédiat du dictateur en herbe. Cet entourage formé de conseillers, de hauts fonctionnaires et surtout d’ « âmes charitables qui aiment le président et lui veulent du bien » dépend au sens premier du terme du président ; sa prospérité, ses avantages et son impunité pérennent au tant que le président lui-même et disparaissent avec l’arrêt de sa fonction au sommet de l’Etat. Dès lors, l’entourage du président adopte une stratégie qui tend à le conforter « dans son siège » quelque soient ses inepties et quelque soient les conditions des institutions de l’Etat, en faisant écran aux doléances qui tentent de trouver chemin a son ouïe d’une part, et en gonflant son ego outre mesure d’autre part. Quand ces mesures ne suffisent plus à insonoriser le palais présidentiel, « l’entourage » qui s’est élargi, organisé et renforcé sur tous les plans au fil du temps prend des initiatives illégales pour « protéger » le président et assurer la (leur) sécurité et la (leur) stabilité. Ils finissent par recourir aux assassinats, d’abord en ciblant les contestataires les plus téméraires pour intimider la foule .Si la foule ne n’abdique pas , l’ « entourage » déjà coupable d’assassinat cède a la panique et procède au génocide systematique. En parallèle, le président d’abord coupable d’insensibilité aux doléances du peuple (a cause de l’imperméabilité de l’entourage) devient coupable de génocide perpétré en son nom par ce même entourage .Quand l’entourage « s’amincit » ou le rideau se lève le roi découvre sa nudité.
    La vanité ne paie pas.




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  • Cherifi
    16 mai 2011 at 0 h 53 min - Reply

    Salut, Je tiens,tout d’abord,a féliciter les auteurs des differents sujets publiés jusqu’ici et qui méritent d’etre lus plus d’une fois avant de poster un quelconque commentaire.Seulement,quand le sujet traite de la dictature,les commentateurs,qui n’arretent pas de regarder derrière eux,opposent à celui-ci Ait Ahmed, Ali Benhadj ou Boussouf.Quand il traite du pouvoir, les obus tombent de toutes parts sur les militaires, le DRS et El Mouradia.Quand on aborde le sujet de la démocratie,les memes dictateurs du bavardages se tiraillent entre le retour au califat,tamazight langue nationale et la légitimité révolutionnaire. Quand on essaye de voir plus clair dans la ratatouille dans laquelle se débat le monde arabe, les conseils fusent de partout et nos gueulards se trouvent,déjà,aux avant-postes pour en prodiguer à nos « frères » de la « oumma el arabia ».Pourtant ce qui fait le plus mal c’est que nous sommes le dernier GHACHI après celui du Rwanda et le Libéria,puisque celui du Yemen est de loin plus meilleur que nous,et nous ne voulons pas le savoir,ou plutot,ne pas vouloir le reconnaitre. »Maaza wa laou taret ».Chaque Algerien à les solutions de tous les problèmes,les notres et ceux des autres.Il peut,non seulement, améliorer toutes les differentes situations en un clin d’oeil,mais solutionner tous les problèmes auxquels est confrontés toute l’humanité dans un laps de temps très court.Il faut juste lui laisser le temps d’arriver à El mouradia et à partir de ce moment l’affaire devient la sienne.Je crois que j’ai déjà dis ce que je pense de ce GHACHI parmi lequel je vis depuis plus d’un demi siècle et jamais je ne m’attendrais,ne serait-ce,qu’a une lueur de celles et ceux qui,à chaque foisqu’ils visent EL Koursi,ne prennent pas la peine d’appeller Dieu,le faire descendre à eux et faire de LUI leur militant. De celles et ceux qui essayent de s’organiser en secte, d’infester les rues et polluer le climat par leur puanteur afin de leur ceder le passage qui mène directement à la présidence.De celles et ceux qui sont devenus les etres sacrés de la nation après avoir,à eux seuls (es)libérés le pays du joug colonial et par conséquent ils sont devenus les dignes dirigeants de ce GHACHI qui ne sait qu’applaudir le maitre du lieu et du moment.La division rien que la division si nous voulons avancer en arrière comme disait l’autre.




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  • RAIS
    16 mai 2011 at 1 h 00 min - Reply

    Si l’Algérie avait un dictateur nos rues seraient propres et nos quartiers respectables, nos journalistes plus professionnels pour éduquer les citoyens.




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  • Alilou
    16 mai 2011 at 1 h 28 min - Reply

    @Elforkane,

    Quand le ventre joue de l’harmonica la tete est OUT OF SERVICE….

    Le peuple creve de faim (Faim de nourriture, de culture, de savoir de civisme, de foie, de travail etc…) et on l’amuse comme on veut et peut…e ce dernier se laisse faire car incapable de reflechir avec sa tete car son ventre est vide et son coeur aussi….




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  • elforkan
    16 mai 2011 at 13 h 58 min - Reply

    @hakim
    Entièrement d’accord avec toi…sauf ta dernière ligne
    « Cette mafia ne partira que si on occupe toutes les rues pendant des mois sans relâche. »

    Cette proposition serait vrai , si on a affaire à des nationalistes, des gens qui aiment leur pays ne serait-ce d’un poids d’un atome, des gens qui vont se dire il vaut mieux qu’on dégage qu’être la cause de la ruine du pays, des gens qui diront  » mieux vaut sacrifier mon Koursi que l’intérêt général »..

    Malheureusement, ce n’est pas le cas, ces abrutis assoiffés de pouvoir, ne raisonnent pas comme raisonnerait le commun des mortels; tu peux faire gréve 100 ans et occuper les rues 1000 ans, ils ne bougeront pas de leur Koursi, ils s’en fichent de ce qu’il adviendra de leur pays et de son économie, ils s’en fichent royalement, ils sont sans foi, ni loi, ils n’ont ni religion, ni pays, leur pays est là où ils ont déposer leurs magots et leur religion est  » la fin justifie les moyens » !
    exemple, voyez Abdellah Salah, est-ce qu’il a bougé ? kadhafi ? Assad ?…..Que faire ?
    Qu’Allah les pulvérise, eux et les leurs , qu’il les fasse dans une telle situation où ils demanderont à mourir et ne mourront pas !
    Qu’Allah coupe leurs arrières, qu’ils les avilissent et qu’il leur réserve un sort tel que ceux qui les enviaient auparavant diront  » Elhamdullah qui ne m’a pas fait roi, président, ministre,député.. ou à un de leurs proches « 




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  • Alilou
    16 mai 2011 at 14 h 08 min - Reply

    La Cour pénale internationale lance des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi

    Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi avoir demandé des mandats d’arrêt contre le leader libyen Mouammar Kadhafi, son fils aîné Seif Al-Islam et le chef des services de renseignements Abdallah Al-Senoussi pour crimes contre l’humanité.

    « Sur la base des preuves recueillies, le bureau du procureur a demandé à la chambre préliminaire 1 de délivrer des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam et Abdallah Al-Senoussi », a déclaré M. Moreno-Ocampo, lors d’une conférence de presse à La Haye, où siège la CPI.

    Les juges de la CPI peuvent décider d’accepter la requête du procureur, la rejeter ou demander au bureau du procureur des informations supplémentaires.

    M. Moreno-Ocampo, saisi le 26 février par le Conseil de sécurité des Nations unies, avait annoncé le 3 mars l’ouverture d’une enquête pour crimes contre l’humanité commis en Libye depuis la mi-février, visant huit personnes au total dont le colonel Mouammar Kadhafi et trois de ses fils.

    Depuis le début de la révolte mi-février en Libye, les violences ont fait des milliers de morts selon le procureur de la CPI, et poussé près de 750.000 personnes à fuir, selon l’ONU.




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  • elforkan
    16 mai 2011 at 16 h 51 min - Reply

    @Still….j’aimerai humblement donner mon point de vue , suite à :

    « Si les peuples font les dictateurs pourquoi se plairaient-ils a les destituer ensuite? »

    Il est très juste de dire que ce sont les peuples qui font les dictateurs et font également les bons gouvernants, c’est pas un sociologue, politicien,ou autre stratège qui le dit mais c’est Allah dans le verset( à peu prés) « Allah ne changera point en l’état d’un peuple que s’il entreprend lui même à changer son état » »…c’est à dire que si un peuple est dans sa majorité mauvais ( comme nous les sommes !), il aura obligatoirement un mauvais gouvernant ( un voleur!), si le peuple est bon, obligatoirement il aura un bon !
    c’est une règle mathématique (loi de probabilités), si vous tirez une bille d’un sac où il y a plus de billes noires que de billes blanches, la probabilité de tirer une bille BLANCHE est MINIME, par contre tirer une bille NOIRE est un événement presque certain ……nous sommes presque tous des NOIRS, alors il ne faut pas trop être ambitieux,et chercher à ce qu’un BLANC nous gouverne !
    En plus sachez, et ce qui est le plus dramatique,c’est que parmi ces NOIRS n’atteindra le sommet que le plus NOIR d’entre eux….le plus MALIN !




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  • Adel
    16 mai 2011 at 20 h 33 min - Reply

    Je pense que la galerie de portraits qui illustre l’article gagnerait à être modifiée. boutef n’est pas le dictateur en charge de l’Algérie. Ce n’est qu’un sous-traitant.

    En fait l’Algérie n’a connu qu’un seul vrai dictateur, Boumédiène. Il eut la chance de mourir jeune, au sommet de sa gloire de dictateur tiers-mondiste anti-impérialiste socialiste non-aligné. Il a cependant légué à la postérité un système dictatorial increvable, garanti pour 100 ans au minimum. Tous ceux qui lui ont succédé n’ont eu qu’à s’installer aux commandes et laisser la machine tourner. Elle fait tout toute seule.

    boutef, parti faire un tour et prendre l’air chez ses amis du Golfe, retrouva le système plus performant que jamais. Même que belkheir et ses copains l’avaient entre temps perfectionné – disons trafiqué un peu – : maintenant, il produit du capitalisme, le socialisme ne valant plus grand-chose sur le grand bazar des idéologies. Ils ont aussi affûté ses lames-SM (équivalent de lames-Gillette) qui peuvent à présent réaliser des massacres de masse et pratiquer la torture à grande échelle. Il peut également simuler le multipartisme à merveille, avec presse indépendante et toute la panoplie du parfait démocrate made in lhih. boutef a également apporté quelques améliorations. Il a notamment réussi à faire cohabiter trotskystes et islamistes sans aucun problème et le vol et la corruption fonctionnent maintenant parfaitement, sans avoir besoin de se cacher, en dinars et en devises.

    Allah yarhmak ya Si El Houari. Tu nous a laissé une pure merveille!




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  • still
    18 mai 2011 at 0 h 42 min - Reply

    Je ne nie pas ce que Dieu a dit;je précise simplement que c’est la « hachia » qui corrompe le « sultan ».Dans notre cas ,ceux qui profitent du statu quo maintiennent l’épouvantail qui fait semblant de gouverner l’Algérie a la tête de l’État.D’autre part , comme l’a souligné Cherifi,les peuples arabes qui ont initié la révolution chez eux -simples citoyens et élites confondus-se sont avérés plus murs, plus cultivés et mieux organisés que nous.
    Il faut nous réexaminer et revoir notre ego a la baisse car nous n’avons,en tant que peuple, que ce que nous méritons, dans notre état actuel d’inconsistance,d’incohérence , d’éparpillement et d’indécision.




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  • elforkan
    19 mai 2011 at 19 h 06 min - Reply

    @still
    Effectivement dans la plus part des cas, c’est la hachia qui corrompe la chachia….mais chez-nous, malheureusement, la chachia n’a pas besoin d’une hachia pour la corrompre !!!!
    Nous sommes malheureux ! on n’a pas de chance ! depuis 1962 on n’a pas vécu une seule journée, tout en se sentant libre, indépendant, être humain respecté, jouissant de tous ses droits.
    Comme le disait si bien un de nos prêcheurs dans un darss «  » Nous sommes perdant sur toute la ligne avec ces gouvernants, nous avons perdu l’Ici-bas car ils ont tout pris , nous réduisant à la misère et la mendicité , et ils nous ont fait perdre l’au-delà en nous ouvrant la voie vers tout ce qui peut mener vers la dérive : Bars, cabarets, chansons Rai, drogue, alcool, prostitution..etc…comme ils sont prodigues, lorsqu’il s’agit de débaucher et comme ils sont avares lorsqu’il s’agit d’éduquer, de bien gérer, d’être honnête, juste, d’écouter le peuple lorsqu’il revendique ses droits !!!
    Avec le colonialisme….. on n’a perdu que l’ici-bas !!!alors…. ?




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  • ahmed
    21 mai 2011 at 3 h 17 min - Reply

    Monsieur elforkan,

    La fermeture des bars et la censure sur la musique Rai,n’ont rien à voir avec l’éducation . Vous voulez combattre un régime totalitaire mais vous proposer inconsciemment un autre système totalitaire qui ne respecte pas la différence et qui ne tolère pas les autres tendances .




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  • Elforkan
    21 mai 2011 at 20 h 30 min - Reply

    @ ahmed
    Non je n’ai pas dit qu’il faut remplacer un système autoritaire par un autre, mais qu’au moins que si l’on donne de la liberté aux uns, qu’on donne également la liberté aux autres, par exemple, de laisser les gens faire des ders dans les mosquées, ne pas interdire le coran le vendredi comme c’est le cas dans mon quartier et bien d’autres, et comme il y a des matière de dessins, chants, danses etc..qu’on ajoute une matière  » éducation civique et religieuse » au moins dans le cycle primaire…
    En plus pourquoi imposer à nos filles la mixité ?? celui qui veut que sa fille fréquente une école mixte, c’est son affaire, mais qu’on ne l’impose pas aux autres !!!
    C’est vrai que la religion ça ne s’impose pas , mais pourquoi nos dirigeants laïcs nous imposent des lois importées ça et là en occident ??
    Laissons le choix au peuple, laissons le peuple décider de son destin…..et on fermera nos gueules dans le cas ou le peuple choisira de vivre à l’américaine ou à la française !!




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  • Congrès du Changement Démocratique