Édition du
22 July 2017

Les garde-chiourmes de la politique : le DRS ou les Partis ?

Zineb Azouz

 

Louis XIV disposait de quarante-deux galères nécessitant au moins 12 000 rameurs, voire plus en raison du taux de mortalité élevé.

Les persécutions subies par les protestants après 1685 vinrent donc à point pour alimenter la chiourme au point de commuer la peine de mort en celle de galères à perpétuité.

 

De combien de rameurs de la politique dispose le DRS, et quels sont ses véritables besoins en fantassins tous corps confondus, entre journalistes, mercenaires, courtisans, intermédiaires, tortionnaires, proxénètes et adeptes de la matraque et des sales besognes ?

 

Nous savons, et ce n’est pas l’objet de ce papier, que toutes les dictatures se nourrissent de la misère de leurs favelas et que pour les basses besognes, personne ne fait mieux le travail qu’un condamné à la mort par misère qui troque ses haillons (que d’autres théoriciens appelaient « Lumpen ») pour un uniforme flambant neuf et une matraque en bonus.

Nul besoin de se salir les mains, tant que les victimes de n’importe quel système préfèrent l´anonymat, ne s’identifient pas comme tels, ne se reconnaissent pas dans la rue et continuent de souffrir en silence et surtout chacun dans son coin.

Le tout est que la masse des souffre-douleurs et des oubliés ne prenne jamais conscience qu’elle constitue en réalité toute une classe, sédiment muet et pourvoyeur d’une drôle de main-d’œuvre sur lequel reposent les dictatures et tous les systèmes de manipulation, d’asservissement, d’aliénation  et d’exploitation.

Si les victimes se reconnaissent dans la rue et ailleurs, elles deviennent très vite solidaires entre elles et non plus agressives, défiantes et antagonistes prêtes à s’entretuer pour un os, formant ainsi toute une large classe sociale qui ne peut que se muer en une force et un contrepoids, risquant de déstabiliser dangereusement les fondations et les fondements de tout un système.

 

C’est d’une autre catégorie de garde-chiourmes[1] qu’il s’agit ici, ceux dont le rôle et la place ont évolué, exactement comme ce fût le cas pour leurs ancêtres, les fouetteurs de Galériens, noble métier qui donna sans doute naissance à celui de « gaïd », de contremaître, de chef d’équipe et pourquoi pas justement de chef de parti politique dans une « démocratie » comme celle de l’Algiré.

Cette prononciation-label qui a rebaptisé l’Algérie est presque un concept identitaire, voir politique qui a levé le voile sur toute  une génération et ses rapports aux symboles et à la réalité.

C’est nos supporters de l’équipe nationale qui nous ont appris ce vocable, des supporters représentatifs de tout un monde qui ont chanté et écrit l’Algiré comme ils le sentent le voient et l’ont appris à l’école.

Transportés pour l’occasion dans les avions de l’armée populaire nationale, ils ont été pour un temps les maîtres de la rue et la seule véritable image de l’expression populaire de l’Algiré  des « one two tré ».

 

 

L’expression politique et la politique du DRS

 

Censée faire partie des mœurs, us et coutumes de toutes les composantes d’une société affranchie, la politique chez nous se pratique au son du clairon, dans les salles confinées et les salons parfumés où se tiennent des conclaves dont les maitres penseurs et donneurs d´ordres sont totalement déconnectés des réalités et des attentes d’un peuple déçu, bâillonné et matraqué.

 

Pour beaucoup d’Algériens, la politique est le meilleur moyen d´améliorer sa situation à moindre coût,  trouver une place au soleil, s´octroyer un standing, s’assurer un méga salaire de député, s’enrichir, avoir des entrées dans le sérail, des avantages et des privilèges et bien sûr accepter de se nourrir sans pudeur des supplices du « ghachi » sur lesquels on fait semblant de discourir à chaque festival électoral et à chaque émeute.

 

Aucun espoir de changement n´est envisageable tant que la politique est bannie de nos activités, tant que l’Algérien ne se sera pas réapproprié tous les espaces d’expression, qu’il s’agisse du comité de parents d’élèves, des comités de quartier, de la mosquée, en passant par les associations, les clubs de réflexion, les corps de métiers, les syndicats ou bien sûr de ces fameux partis politiques, l’Algérien s’il souhaite s’en sortir n’a pas d’autre choix que de se réconcilier avec la politique en forçant des portes, mais pas n’importe lesquelles.

 

Le DRS dont certains doutent encore du rôle, a  pour priorité non seulement de museler l’opposition, mais aussi et surtout de fabriquer la sienne. Cette fausse opposition qui se chargera d´endormir le peuple, de le bercer d´illusions, mais aussi de veiller à la pérennité du système en déléguant des lièvres à chaque consultation et en contrecarrant les initiatives de ceux et celles qui luttent contre la médiocrité et pour l´instauration d´un état de droit en Algérie. Une opposition parodiée qui ne doit sa survie qu’à son soutien acharné et inconditionnel à toutes les  « politiques » et réformettes du DRS.

C’est une des raisons qui fait qu’on ne peut parler dans ce pays d’aucun modèle économique et d’aucune vision politique.

 

Quel meilleur moyen que de créer à chaque tendance, à chaque courant de pensée, à chaque expression et à chaque velléité son contretype, son clone ou sa copie, n’épargnant ni les islamistes ni les communistes, ni les nationalistes et encore moins les « droits de l’hommistes ».

 

Les barrages et les verrouillages de la société civile qui accompagnent ces « politiques », quand les escadrons de la mort sont en année sabbatique, commencent  au bas de nos portes, sur nos  trottoirs, nos cours d’école, nos mosquées et nos universités pour atteindre tous les niveaux et gangrener tous les rouages et les cercles vitaux d’une société et d’un Etat.

 

Des concepts sont inventés, des ennemis de la nation sont créés, des mythes sont faits et défaits, de faux héros sont fabriqués, et des plumes serviles, dociles et ambitieuses sont ainsi recrutées pour ce faire et se retrouvent  propulsées au rang d’éditorialistes de haut voltige devant les portillons desquels se bousculent d’autres recrues de la politique du DRS, les dits  militants des partis de l’opposition.

 

On finalise ce dérochage et ce décapage des circuits de la pensée critique et surtout de l’expression à coup d’autorisations, accréditations et autres agréments distribués ou rétribués aux plus méritants parmi les scribes et les cabots, lesquels se retrouvent du jour au lendemain à la tête de partis politiques, associations et autres  relais divers.

 

Ainsi toute aspiration ou tentative de faire de la politique autrement est une chimère et les rares militants sincères sont alors condamnés à quitter la table s’ils n’ont pas été déjà vilipendés, dénigrés, salis voire éliminés.

 

Le climat politique se résume à une acclimatation pavlovienne aux politiques du DRS, et nos partis politiques nous prouvent chaque jour qu’ils ne sont que les gardes-chiourme des logiques du pouvoir.

 

Ils acceptent honteusement de s’exprimer à partir d’une  capitale « épargnée » par la levée de l’état d´urgence et tels de petits chahuteurs, on les chasse de la rue pour leur offrir comme défouloir des salles de fêtes et autres espaces à spectacle.

 

La politique du DRS, dont la plus grande victoire est d’avoir justement  anéanti, idéologisé, dénaturé et perverti la POLITIQUE est aujourd’hui dans l’impasse, car dans un contexte où ils sont sommés de changer de vitrine, ils semblent à court de cheptel.

Les eaux stagnantes qu’ils ont entretenu à coup de sale guerre contre le peuple, et par les temps qui courent, ne leur permettent plus de survivre, incapables de produire un discours politique un tant soit peu solvable, ils sont pour une fois comme nous, en sursis !

 

 

L’image de l’armée et son rôle dans le façonnage du discours politique

 

La mise en coupe réglée de la société sous les fourches caudines du DRS n’aurait jamais pu autant réussir si les partis politiques, leaders historiques et élites n’avaient pas tous convergé à un certain moment pour ne pas toucher à la SACRALITE de l’armée.

 

Pourquoi tant de pudeur, de précautions et de méandres pour parler de l’armée dans notre pays ?  N´est-elle pas une « institution » comme les autres soumise à des lois et non à des hommes ? Est-elle au dessus des lois de la République ? Que craignons-nous au juste, d’être traités de Harkis, d’anti-nationaux ou carrément de traîtres ?

 

Sommes-nous ainsi condamnés et tenus à ce rite initiatique qui consiste à chaque fois à faire cette révérence née d’un amalgame et d’une dépravation de l’histoire et qui consiste à confondre les vaillants Moujahidines de l’intérieur habillés de Kachabia et à peine nourris avec une armée de renfrognés, de barons, de traîtres, de sous-officiers de Schmidt, de jeunes harkis anonymes et de tant d’autres qui se sont empressés de liquider les rares poches de nationalisme pour occuper le pays, usurper les symboles de nos révoltes et le drapeau de notre révolution ?

 

Ce n’est pas un hasard si dans notre pays, tout le monde peut violement critiquer le président ou ses ministres mais jamais oser, ne serait- ce que songer à poser une seule question à l’armée.

 

Toucher à l’image de l’armée, c’est déshonorer le pays, c’est cracher sur la mémoire de nos martyrs (y compris sur ceux assassinés, pardon neutralisés par le MALG ou restés sans sépulture dans les caves pourries de nos casernes pendant des années suite à un petit oubli), c’est risquer la cour martiale, c’est renier sa patrie, c’est être un DESERTEUR qui, par peur « sûrement » d’aller affronter l’ennemi,  a DESOBEI et a donc TRAHI.

 

La fabrication du consentement et des consensus se nourrit de ce type de discours presque axiomatique, qui tel des incantations, à force d’être répétées, acquièrent valeur de démonstration.

Des lignes rouges qui pendant plus de 50 ans, en plus de la censure et de la répression inouïe, ont imposé dans le champ politique des thèmes blasphématoires.

 

Et c’est ainsi que toute l’opposition se fait allégrement piéger, que le manège continue de tourner et que les Algériens  n’en finissent pas de galérer[2].

 

Une opposition toujours en charge de maintenir la cadence et qui fait aujourd’hui semblant de s’émouvoir quand les plus « éclairés »  sortent de leur réserve en faisant appel aux seuls maîtres qu’ils connaissent et se retrouvent à solliciter le DRS pour venir arbitrer, déloger et restructurer le climat politique.

On en est toujours aux acclimatations !

 

Ce pouvoir qui n’est autre que l’annexe et l’ombre de ses services soit disant secrets et qui n’ont de secrets que leurs geôles, leurs caves et leurs fortunes. Jusqu’à quand allons-nous continuer à y voir un interlocuteur ?

Est il encore permis d’espérer quoi que ce soit de nos bourreaux et des fossoyeurs de nos espoirs, de nos libertés et de notre dignité ?

 

Un discours politique construit depuis 50 ans sur des thèmes factices et des martyriseurs de substitution où même lorsqu’on a le courage inouï de parler de l’armée on prend des gants et des précautions pour ne pas risquer de tomber dans le délit de lèse-majesté, usant et abusant de l’expression  « institution Militaire »

 

La peur des peurs est non pas de désigner le DRS mais de s’en ELOIGNER et d’imaginer une vie et un discours politique construit sur autre chose que les thèses héritées et les échéanciers électoraux dictés.

 

Toute la matrice des revendications et des protestations dans le pays est une avalanche de doléances adressée au bon vouloir du pouvoir, aucune ne suggère ne serait ce que de façon timorée la nécessité d’en découdre avec ce fameux « Nidham ».

 

Comment en serait-il autrement quand la production d’idées n’est orientée que pour répondre aux attaques et aux provocations du pouvoir au lieu de s’attaquer aux fondements de ce dernier ?

 

Ainsi, on continue d’aller manifester devant les dites institutions du pays, alors que tout le monde sait qu’elles ne sont que des annexes sans autre pouvoir que celui d’exécuter aveuglément des ordres parfois à peine lisibles. Ces postes de commandes à la tête desquels ne sont placés que les fidèles parmi les fidèles sont dans leur rôle quand ils nous rappellent à chaque fois que les doléances du peuple ont été transmises ou à l’étude, ils s’expriment tels « des courroies de transmission » convergeant toutes vers le même MDN et ne rendant compte qu’à leurs maîtres.

 

Le pays est géré au jour le jour, à vue sans autre priorité que celle qui permet d’ajourner le départ  des derniers survivants d’Oujda et Ghardimaou.

 

La seule structure qui semble opérationnelle est celle du DRS qui maintient le cap, continue d’occuper la scène par de faux débats, de fausses marches, de faux matchs [3](comme celui qui a eu lieu entre le MOC et le CSC à Constantine et où, par craintes de débordements de joie ou de colère, dirigeants et joueurs ont été sommés de  veiller à ce qu’aucun but ne soit marqué), de fausses oppositions aussi inoffensives qu’inutiles et surtout de FAUX ESPOIRS de révolution.

 

Les faux scoops, un scandale par ci, un attentat par là, distillés et triturés grâce á la complicité et la complaisance des médias soumis, et où le foot et ses trafics de billets et de scores continue bien sûr de jouer un rôle oh ! Combien central pour distraire l’arène et son peuple (pour ne pas dire sa plèbe) de plus en plus noyé dans des problèmes sociaux aussi inextricables qu’inextinguibles, un peuple dont les émeutes ne se comptent plus, un peuple qui ne brûle plus les pneus, mais qui s’immole dans cette indifférence ténébreuse écoeurante que même les torches humaines n’ont pas pu éclairer.

 

C’est dans ce climat où  la Harga et l’immolation, dérivatif à l´alcool et à la drogue pour « fuir » la tyrannie et la Hogra, que nos alchimistes de la politique continuent de palabrer autour de la constitution, de l’assemblée constituante et de tant d’autres sujets assujettis aux cahiers de charge et calendriers du DRS.

 

Les pseudo-opposants ne savent d’ailleurs toujours pas s’il faut supplier l’armée pour supplanter Bouteflika ou au contraire solliciter Bouteflika pour qu’il supplie l’armée.

 

Dans l´ordre ou dans le désordre, le Tsunami est à nos portes malgré toutes ces apathies, ces déprimes, ces démissions et ces déceptions, car à force de tuer dans l’œuf tout embryon de révolte et tout souffle de liberté, on finit par créer des mouvements mutants essentiellement ingérables, surtout que l’ère des chars qui tirent dans la rue est un tant soit peu révolue.

 

A bon entendeur salut !

 

ZA, Le 14 Mai 2011

 


[1] Le  seul motif de ce type de fonctions est de  STIMULER et surtout de maintenir la CADENCE et le rythme, jadis des galériens, esclaves, forçats ou autres, ensuite des ouvriers et dactylographes au service des bourgeoisies naissantes, jusqu’à toucher enfin toute les couches de la population et toutes les modes de  pensée.

 

[2] Un hasard linguistique fait que Galérien et Algérien soient des anagrammes !

[3] Voir par exemple Le match CSCONSTANTINE-MOCONSTANTINE a-t-il été truqué par le Wali ?  http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20110427224400AAMSMQC


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16 Commentaires sur cet article

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  • Salah Bouzid
    16 mai 2011 at 18 h 45 min - Reply

    La suppresssion du service national peut contribuer à l’affranchissement des galériens. Les jeunes Algériens doivent prendre conscience qu’ils ont tout à gagner en articulant une telle revendication qui pourrait déclencher un mouvement qui émanciperait tout le peuple de l’emprise de l’armée qui a paralysé le pays depuis l’indépendance.

    Et l’armée elle-même s’en sortira plus forte de ce changement. Une armée débarassée du népotisme, du régionalisme, de l’incompétence jouira du respect et du support de son peuple.




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  • NEDJMA
    16 mai 2011 at 20 h 01 min - Reply

    Bonne contribution (ANTI-DRS1) à laquelle il faut rajouter tous les billets sur les limiers de la junte au pouvoir de DB (ANTI-DRS2)ou la TERREUR comme outil diplomatique et politique.

    Bonne lecture




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  • rak
    16 mai 2011 at 21 h 09 min - Reply

    Salam,azul, bsr les ami(e)s

    Machi hek aalik Mme Azouz d’oser encore fustiger le DRS dans votre remarquable contribution, apres celle de notre ami Radjef, j’en connais au moins un qui ne va pas etre content, lui qui est si absorbé en ce moment.
    c’est pas juste, vous allez obliger votre collegue de M’sila a rapliquer par une de ses contributions dont il a le secret pour « laver du DRS » comme le dit si bien Mr Radjef, a moins que cette fois ci il soit « bon entendeur » ou sous traite la tache

    Cordialement




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  • Djahida
    16 mai 2011 at 22 h 00 min - Reply

    Louis XIV ou le Roi Soleil avec ses galériens et autres de ses tyrannies a donné à la France , un pays historiquement très moyen , les bases d’une grande puissance. Ni la famille du roi ni sa Cour n’ont déposé des fortunes en Angleterre , en Autriche ou en Russie encore moins chez le Turc et ses dépendances, bien au contraire. C’est loin d’être le cas de nos roitelets et leurs « garde-chiourmes » dont les avoirs financiers et biens immobiliers déposés chez « fafa » wa akhaouatiha sont proportionnelles à la situation topographique du responsable sur le rafiot Algérie cinglant tantôt vers l’Est tantôt vers l’Ouest .Ces fortunes extraites et soustraites du patrimoine national ( pétrole , gaz , produits agricoles , corail , poissons , services rendus et dessous de table au détriment des intérêts nationaux , contrebande , drogues , alcools , chair fraiche,etc..etc..la liste est longue !) El Moutanabbi , par ses somptueux vers , nous interpelle:
    « Les gardiens de Misr se sont assoupis, fermant l’œil sur les renards,
    Les estomacs ont débordé et les grappes (les richesses de la terre) n’en finissent pas »

    LA DECAPITATION PERMANENTE ET CYCLIQUE DE L’ALGERIE

    L’Histoire a montré que chaque peuple qui a survécu disposait d’une élite PATRIOTE ET COMPETENTE qui l’a guidé dans les moments décisifs.
    Les tentatives d’asservissement d’un peuple par un autre peuple a été une constante naturelle des hommes jusqu’à ce jour. Il n’ y a que les méthodes et les moyens qui changent.
    Tous les conquérants de l’Algérie ( le Maghreb en général) ont utilisé avec férocité la décapitation de l’élite algérienne ou le sabotage de son émergence (les vandales tuaient tout berbère qui savait lire et écrire).Frapper la tête ,c’était le moyen le plus efficace pour briser sa capacité de résistance et perpétuer l’hégémonie sur un pays riche et vaste. Les cafards aiment l’obscurité , tout conquérant vorace commence par couper la lumière, détruisant phares et lampions, écartant tout témoin gênant .
    Les méthodes de destruction de l’élite sont très variées :
    – l’élimination physique ( judiciaire par complot ou extra judiciaire , accident ou autre)
    – la méthode Bongo ( corruption par la fonction ou par la pension)
    – la marginalisation ( avec un panel très large de méthodes machiavéliques. Un petit exemple :un chercheur de haut niveau se retrouve administratif sous la coupe d’un ignare complet
    – le parasitage (et tachwich) de la vie publique ou/et privée ( en terme populaire « ihablouk)

    Le drame c’est , le forfait accompli ,les « décapiteurs » se délectent en prenant en dérision le cadre « traité » : « Regardes , c’est le type qui parlait de démocratie , de liberté , tu vois comment qu’il parle maintenant qu’ « ils » lui a jeté un os ! »
    Comme dit l’adage « ils vendent le singe et se moque de celui qui l’a acheté »
    La technique de Talleyrand (la fonction , la pension ou la sanction) adapté aux contrées africaines par feu Omar Bongo et autre dictateur pernicieux.

    La décapitation a une autre cause plus tragique, c’est le retournement de la plèbe.
    Beaucoup de militants de causes justes et de défenseurs acharnés des classes défavorisées ne trouvent ni aide ni soutien de ces derniers , souvent ces masses sont manipulées et retournées contre ces militants en faisant appel aux mentalités rétrogrades et intolérantes et à la petite pègre des quartiers. Et les étiquettes fusent : athée , harki , coureur , soûlard , hizb frança, barbu , min douar el foulani , etc..etc..

    En conclusion
    Nous n’irons pas jusqu’à dire que le pouvoir a intentionnellement détruit l’élite algérienne car il y a et il y a eu des patriotes authentiques dans ce pouvoir mais le constat est là :
    Nous avons perdu une grande partie du peu d’élite qu’on avait et quelques rares patriotes peinent à en renouveler une capable de prendre en charge les problèmes du pays malgré l’abondance financière et une démographie dérisoire .Ceci est le résultat de l’ incompétence Ya3mala eldjahilou fi nafssihi ma ya 3mala el 3douwou fi 3douwihi., la voyoucratie et le sabotage des ennemis traditionnels du peuple algérien.
    C’est pour cela que le pouvoir doit partir , de préférence en douceur , toute jacquerie perturbe la pépinière algérienne .Il ne reste plus beaucoup de temps , bientôt toutes les places du nouveau monde qui est en train d’ETRE DESSINE seront prises. Bonsoir.




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  • Adel
    17 mai 2011 at 1 h 14 min - Reply

    Décidément, je crois que nous avons sur LQA au moins deux femmes qui valent leur pesant d’or. Au magnifique texte de notre sœur Zineb Azouz, répond le non moins magnifique commentaire de notre sœur Djahida, toujours égale à elle-même.

    Un grand bravo et merci à toutes les deux.




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  • aquerado
    17 mai 2011 at 18 h 29 min - Reply

    Salam,
    Merci a Zineb et Djahida deux grandes reines de l’eveil des consciences.




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  • Hamma
    18 mai 2011 at 19 h 40 min - Reply

    Excellent article de notre soeur Zineb égale à elle-même et tout aussi excellente est la contribution de notre soeur Djahida.




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  • radjef said
    18 mai 2011 at 20 h 11 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Zineb, Djahida, bonsoir. Que peut-on faire dans une société totalement dévorée par le mensonge, l’hypocrisie, les faux semblants et l’imposture ? A défaut de produire de vraies élites, l’Algérie fabrique des écrivains, des faiseurs d’opinions, des journalistes, des militants opposants taillés sur mesure. Le mensonge et la complaisance sont si bien installés dans notre pays que le moindre bruit de vérité soulève moult indignations et fait de son auteur un proscrit, une offense à Dieu et à la providence…Personnellement, je ne crois plus à l’Algérie de demain. On ne construit pas une république en faisant la guerre à la libre pensée, à la science, au savoir, au savoir faire, à la vérité, au talent…Notre pays ressemble aujourd’hui à cet arbre totalement pourri que le moindre vent peut déraciner…Ce n’est pas à un changement que nous allons assister, mais à la fin d’un rêve : la disparition de l’Algérie en tant qu’Etat et nation.




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  • rak
    18 mai 2011 at 21 h 35 min - Reply

    Salam, azul, bsr les ami(e)s

    j’ai cru deceler un petit passage a vide, de coup de bleues, de spleen de notre ami Radjef, je vous rassure a miss t’murth(wlid bled en arabe algerien) qu’on en connait tous a un moment ou un autre.
    si je puis permettre, rien ne vaut une deconnexion pour faire repartir les batteries, je vous subjere une bonne partie de dominos au café des Ait taleb a tizi n’tleta ou a DEM, ou alors un petit retour a la terre en solitaire par une ballade dans la nature dans notre chere kabylie profonde.
    ceci etant dit, ni les romains, ni les vandales, ni les gaulois, ni « athbaa ouhoum wa asbakouhoum » ne sont venus a bout de l’ame de notre terre ancestrale et de sa population, alors ce ne sera surement pas les ignares kerchistes de DAFistes, oujdistes ou autres cahiristes( caire ) qui nous feront plier meme s’il restera un seul resistant d’entre nous et il y’en aura y’a pas de doute!
    « les seules batailles perdues sont celles que l’on a pas menées »
    alors main dans la main, menons toutes les batailles mais celles qui peuvent paraitre Don quichoteste

    cordialement




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  • batni
    18 mai 2011 at 22 h 20 min - Reply

    Mr Radjef Said,
    Et si le problème provient de ce qu’on appelle l’opposition authentique? N’est-ce pas que celle-ci propose des solutions pires que le mal qu’elles sont censées résoudre?

    Tout les moyens sont bons pour encadrer, bâillonner le peuple, tous les opposants proposent des solutions dans un  »cadre » qu’ils s’empressent de définir pour exercer leurs tyrannies. Et souvent ce cadre est toujours plus contraignant que le cadre que propose le pouvoir actuel.

    Tout le monde se rappelle le fameux article 120 du PFLN utilisé pour bâillonner le peuple; l’esprit de cet article se retrouve dans toutes les plateformes de l’opposition sans exception.
    Aucune plateforme ne propose simplement le respect des droits humains universels; toutes cachent leurs penchants vers la tyrannie dans des phrases du genre ‘dans le cadre ….’.
    La réaction tiède du peuple à toutes ces propositions de solutions provient du fait que toutes les oppositions trace au peuple un cadre qui est très limitatif dans lequel il peut exercer ses droits dans le cas ou cette opposition prend le pouvoir.

    Mes respects,




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  • Bladi
    19 mai 2011 at 2 h 14 min - Reply

    Article appru dans Maghreb Intelligence

    http://www.maghreb-intelligence.com/algerie/1246-l%E2%80%99etrange-retour-d%E2%80%99%C2%ABel-mokh%C2%BB.html
    L’étrange retour d’«El Mokh»
    Posté le : 18 mai, 2011

    A Alger, le retour aux affaires du général Touati après des années d’anonymat a chamboulé les rapports de force au sein du régime. Alors que celui qu’on appelait «El-Mokh» avait officiellement quitté toutes ses fonctions au sein de la présidence et de l’ANP, Bouteflika s’est retrouvé dans l’obligation de lui dérouler le tapis rouge afin de sauver un système politique plus que jamais affaibli. En effet, le général major Mohamed Touati, considéré comme une des éminences grises de l’armée algérienne, n’a jamais été un allié pour Bouteflika. Bien au contraire, dès les premières années de son règne, Bouteflika a tout fait pour écarter cet homme rusé, considéré comme une tête pensante du clan des généraux. Pour Bouteflika et ses alliés, il était important d’évincer cet homme afin de marquer la fin d’une époque au sein de l’armée algérienne. Mais la victoire de Bouteflika n’a pas duré longtemps, car le cerveau est de retour. Selon plusieurs sources proches du palais El-Mouradia, Bouteflika à travers la nomination surprise du général Touati, a tendu une main amicale au clan militaire avec lequel il cherche désormais à conclure la paix. «Bouteflika a délégué Abdelmalek Guenaïzia qui a négocié pendant plusieurs jours avec le général Touati et d’autres anciens généraux comme Taghit et Nezzar afin de les rallier à une cause commune : celle d’unir les efforts de tous pour dépasser cette crise aiguë par laquelle passe le régime Algérien. Les militaires savent très bien que la fin de Bouteflika n’arrangera pas leurs affaires car les lobbys américains et français n’accepteront pas une nouvelle période d’instabilité dans le pays. Ils ont donc accepté de contribuer aux réformes de Bouteflika mais avec « leurs conditions », signale une source bien au fait des dessous du sérail en Algérie.

    Ainsi, en échange de sa participation à la commission de Bensalah, le clan de Toufik, dont les intérêts sont défendus par Ahmed Kherfi, responsable de la Direction de la sécurité intérieure (DSI), et les anciens généraux, a exigé un engagement de Bouteflika pour ne jamais laisser une porte ouverte au retour à la politique des anciens du FIS. Par ailleurs, Bouteflika a été amené à réduire de 7.000 à 4.000 le nombre des détenus du FIS qui seront prochainement libérés. Une liste noire de prisonniers du FIS a été élaborée par les militaires. Les inscrits sur cette liste ne doivent en aucun cas quitter les prisons car ils détiennent des informations stratégiques sur les dessous de la guerre civile. Le clan présidentiel s’est aussi engagé à ménager Ouyahia et ses amis jusqu’en 2014. Les militaires tiennent toujours à leur soldat et ne veulent pas le voir éjecté du gouvernement. Une fois ces détails réglés, le choix s’est naturellement porté sur le Général Touati pour rejoindre la commission de Bensalah. De l’avis de toutes les parties prenantes, le Général Touati est connu à Bruxelles et à Washington, et il est apprécié par les partenaires étrangers. Il saura donner l’illusion que le régime algérien est uni pour guider le pays à bon port. Reste à savoir enfin si vraiment le sérail a réussi à dépasser ses clivages en Algérie pour résister à la contestation populaire dont la dimension sociale risque rapidement de s’effacer pour laisser la place à des revendications politiques dangereuses pour la survie du régime Algérien.




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  • le citoyen Algérie libre
    20 mai 2011 at 19 h 41 min - Reply

    Des documents administratifs se vendent entre 1000 et 5000 dinars
    Après plus d’un mois de grève des agents communaux à Tizi Ouzou

    La grève des agents communaux, depuis plus d’un moins maintenant à Tizi Ouzou, est une occasion en or pour certains responsables et agents administratifs sans scrupule pour vendre des documents administratifs aux citoyens. Selon des sources proches de l’administration et de quelques citoyens, des documents administratifs tels que les extraits de naissance,
    le S12, les fiches familiales, les fiches de résidence, les formulaires exigés pour la vente de voitures… se vendent en catimini à raison de 1000 à 5000 dinars.
    La décision prise par le chef de daïra de Tizi Ouzou de fermer carrément la salle des archives des mairies n’est pas la solution idoine afin de mettre fin à ces pratiques. Selon notre source qui a requis l’anonymat, certains agents administratifs se sont emparés des documents administratifs vierges et cachetés bien avant le début de la grève des agents communaux.
    La procédure est simple, il suffit de ramener un ancien document similaire à celui demandé, sur lequel est mentionné le numéro d’enregistrement pour avoir un document authentique, en prenant le soin de mentionner la date de délivrance d’avant l’enclenchement de la grève des communaux, bien sûr. Les demandeurs, ou bien «les clients», obtiennent leurs documents contre le paiement d’une somme d’argent qui varie entre 1000 et 5000 dinars.
    «J’ai acheté la semaine dernière un extrait de naissance intégral, mais je n’ai pas rencontré l’agent administratif. C’était par l’intermédiaire d’un voisin», témoigne une habitante de la nouvelle ville de Tizi Ouzou sans toutefois nous révéler la somme qu’elle a versée. «Je lui ai payé son café», se contentera-t-elle de nous dire.
    «Ce n’est pas de la corruption, ce n’est qu’un service rendu», se justifie-t-elle devant notre insistance. «Moi je ne connais personne pour avoir un extrait de naissance, sinon je ne vous cache pas que je suis prêt à payer plus de 5000 dinars pour l’avoir. C’est ça notre pays !», nous dira un autre jeune rencontré devant le siège de la mairie de la ville de Tizi Ouzou.
    Au siège de la mairie de Tizi Ouzou, aucun élu ni responsable présent. La structure est complètement désertée. La grève des communaux est largement suivie à travers l’ensemble des communes de la wilaya de Tizi Ouzou. Les citoyens commencent à prendre leur mal en patience devant la persistance de la grève.




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  • ahmed
    21 mai 2011 at 3 h 03 min - Reply

    Nous sommes en plein somalisation de l’Algérie . L’Etat est complètement absent . Pour stationner,pour avoir un document,pour passer dans une rue,le citoyen doit payer !
    Pauvre pays…




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  • amin
    1 juin 2011 at 4 h 03 min - Reply

    Salam a tout le monde, un tres bon article comme tojuours dailleurs de Madame Zineb mais j’aurai souhaiter plutt un s’investissement a proposer des alternatives et des solutions possible pour contrer ses pratiques mafieuses et non nous faire de la chartcutierie d’un systheme en decomposition, et a nous exposer des pratiques de la DRS que toute personne veillee d’esprit ne deverai plus ignorer.
    Mes amities.




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  • Zineb Azouz
    1 juin 2011 at 11 h 31 min - Reply

    Monsieur @Amin,

    Merci pour votre remarque, en sachant que tout le monde cherche en effet des solutions ou ne serait ce qu’un soupçon de début de solution.

    Si j’ai tenu à faire la « charcuterie » du système comme vous le dite, bien que mon papier cible plutôt des relais du DRS sur lesquels nous ne nous arrêtons que pour exprimer notre amertume ou nos interrogations sans fin, c’est justement pour cibler un problème précis ou une plutôt une victime dont on ne parle pas assez, il s’agit de la politique que les Algériens ont déserté et rejetée.

    Comprendre le fonctionnement du système est une clé majeure dans la recherche d’une solution de sortie, et saisir les mécanismes de la machine qui fabrique des complices à tous les niveaux est un travail titanesque qui nécessite d’autres compétences que celles d’un charcutier car, si j’ose dire, lé bête est vivante !

    Les partis de l’opposition, l’opposition et les opposants sont des entités de nature très différente par exemple et continuer à croire que le DRS ne dirige la politique qu’à coups d’élections truquées ou de postes de députés distribués est une lourde erreur.

    Comprendre un problème, c’est y répondre à moitié, et si vous relisez le texte vous verrez qu’une des solutions dont je parle est LE RETOUR A LA PRATIQUE DE LA POLITIQUE dans toutes ses dimensions en marquent sa présence dans tous les espaces d’expression scellés, du comité de quartier, jusqu’au plus haut niveau des centres de décision.
    Je parle aussi de toutes ces masses de victimes de tout bord qui ne se réalisent toujours pas en tant que poids mais continuent de penser seuls et surtout de subir dans la solitude, l’anonymat et pourquoi pas la pseudonymie.

    Continuer à s’emmurer derrière le mur du silence, de la peur et de la méfiance en pensant que le système va se réformer ou s’auto-désinfecter pour être moins cruel et plus viable est un drame.

    Hypothéquer les luttes par une garantie de résultats est encore plus dramatique, car c’est un travail de tous les jours Monsieur @amin qui nous attends si on veut se réapproprier la pratique de la politique des citoyens affranchis.

    Cordialement,
    ZA




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    4 septembre 2011 at 22 h 05 min - Reply

    @ Zineb AZOUZ : Permettez moi de Vous faire part de ma profonde admiration, non pas pour votre style rédactionnel que je ne discute pas ici, car en vérité la lecture de ce chef d’œuvre que je qualifie de délice de fins gourmets pour qui sait apprécier à sa juste valeur la justesse et l’éloquence d’un point de vue brodé de mains d’artiste, je dirais ici par crainte de le dévaloriser, brodé par des doigts de fée, tant il est Politiquement correct autant dans sa forme que dans le fond. Vous aviez mis le doigt là ou ca fait mal, en disant haut et fort, annotation et connotation dans le sens le plus large du terme, ce dont nombreux murmurent tout bas. Pour être sincère, le fait ma rquant qui mérite une attention toute particulière dans ce remarquable, précis et juste constat, ce dont je retiens et considère étant le point fort, au-delà des vérités que nul ne peut contredire, sauf bien entendu les missionnaires de service, ceux qui parlent pour ne rien dire, sinon pour médire, ou alors ces bavards et autres insignifiants parleurs, qui interviennent en pratique pour le plaisir de contredire, ce qui frappe l’esprit, dans votre merveilleuse toile de Maestria, c’est ce courage, ,c’est cette vertu des temps difficiles qui de nos jours, regrettablement hélas, fait un grand défaut, au point ou on est forcé de se questionner pour savoir si vraiment le sacrifice humain d’Octobre 88, aurait servi à quelques chose. Vous aviez évoqué le droit-homéisme ambiant de salon, n’était-ce le sacrifice des défenseurs des droits de l’homme à l’image du défunt Maitre Mahmoud KHELILI, ou le combat sans relâche et désintéressé de M° Ahmed SIMOZRAG, M° Rachid MESLI, les Docteurs Salah-Eddine SIDHOUM et Kamaleddine FEKHAR, e quelques rares jeunes nouveaux Militants des droits humains, le reste, n’est que combats de coqs pour des positions de sociales de conforts, et autres guérillas pour une question de leadership. Par ailleurs, quand on remarque que la seule action des Partis politiques, se sont des ateliers d’été, aux bords des plages, bien sur avec l’argent fourni par le trésor public, provenant des fonds de poches des contribuables que nous sommes. Madame Zineb AZOUZ, je suis infiniment triste, de constater que tant d’Algériennes et d’Algériens sont tombés, Dieu pourquoi ? Sans compter ceux qui vont tomber encore, qu’ils soient d’un coté de la barrière ou de l’autre, pour moi ca restera des vies humaines inutilement sacrifiées, Ce sang algérien, qui dans un passé récent fit l’objet d’un honteux détournement en raison de sa noble pureté, alors que collecté pour secourir le peuple Irakien lors de leur première « démocratique » agression par un occident laudateurs des droits de l’homme, donneur de leçons d’humanisme « de croque-morts », et à l’occasion « civilisateur », à l’image de la France civilisatrice en Algérie hier et en Libye aujourd’hui, ce sang quand il n’est pas détourné, ou inutilement sacrifié se serait-il dévalué au gré de la Bourse ? Non en vérité il s’est dévalorisé car nous avons bradé quelque chose qui nous était chère, un élément de grande valeur nommée SOLIDARITE, voila un élément moral de notre patrimoine national dont chaque est sensé être, en plus d’héritier, un dépositaire comptable devant l’histoire et vis-à-vis des martyrs de la révolution et ce n’est pas tout, car comptable notamment vis-à-vis des générations futures. Oui je suis profusément triste du fait que nous soyons parvenus au stade ou, quand une voix dénonce un fait choquant, un acte contraire à nos valeurs morales et nationales ou une situation injuste qui blesse la raison, des sons de cloches acides s’élèvent bizarrement avec un air insolent qui frise l’indécence, pourquoi ? Que sais-je, moi qui ne suis pas partisan de la brosse –chitta- je ne saurais le comprendre. A ce stade, convenant que les choses sont si graves, au point ou j’ose vous questionner Chère Madame AZOUZ, pour savoir si vous aviez dénoncé des porcs ou autre chose, car je dois dire mon étonnement lorsque j’ai lu « chartcutierie », Mais Bon Dieu que nous arrive-t-il ? Après « parkingueur » et « Avanci el’lor », « chartcutierie « voila un nouveau créneau que l’Ansej pourrait financer, et on aura tout vu, et tout entendu. Finalement je commence à comprendre, pourquoi le système en place à pu se maintenir aussi longtemps et comment il risque de se maintenir encore un temps, non pas avec la force des bâillonnettes, .mais bien plus, grâce à la pointe des « languettes ». Au revoir Madame AZOUZ, Rabi yahafdek, et la caravane passe…les guignols grimacent et aux DAF In Chaallah, le coup de grâce.

    Nourredine BELMOUHOUB
    Défenseur « Libre » des Droits de l’homme




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  • Congrès du Changement Démocratique