Édition du
20 July 2017

Danse avec les loups!

Touati est un militaire notoirement connu pour son acharnement à tuer dans l’œuf toute velléité de changement. Nezzar, son acolyte dans l’arrêt du processus électoral, l’a d’ailleurs écrit dans ses
mémoires : « Touati est derrière le coup d’Etat militaire de 1991 ». La lettre de démission forcée lue par Benjdid est simplement l’œuvre de ce criminel qui doit être traduit en justice selon la Constitution de notre pays.

Ce général, tombé en disgrâce auprès du roi vieillissant, surgit comme par magie pour guider notre peuple sur le chemin du changement démocratique. C’est ce sage qui hérite de la présidence de l’instance de consultations sur les réformes politiques…

Jusqu’ici tout est normal au pays des paradoxes…

Normal aussi de voir M. Soltani jouer au coq scandalisé par des institutions inappropriées aux exigences du changement et aux aspirations du Chaab…

Là où le bât blesse, c’est de voir mêlés à cette mascarade des hommes, comme Ghozali, qui n’ont cessé de clamer haut et fort, depuis le début du printemps arabe, que ce régime est un danger pour les libertés
individuelles, que ce régime s’est fourvoyé dans toutes ses entreprises et que malgré les 500 milliards de dollars de notre pétrole, ce régime à raté toutes ses entreprises visant à moderniser notre économie, pire le pays se transforme en une SARL familiale.

Deux conclusions s’imposent au peuple algérien :

– Soit le président a perdu toute forme de discernement et l’avion est sans pilote ;
– Soit les généraux ont tout simplement repris la main, coupé, belote et rebelote.

M. Ghozali qui, il y a quelques mois, nous gratifiât de sa bombe médiatique « Nous étions les Harkis du régime », accepte de danser avec les loups encore une fois et nous prouve que harki c’est pour la
vie.

Ghani Mahdi
23 mai 2011


Nombre de lectures : 3769
34 Commentaires sur cet article

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  • guerra
    23 mai 2011 at 20 h 27 min - Reply

    //Les individus de l’espèce Canis lupus appelé communément loups peuvent prendre des aspects très différents selon leur région d’origine. Les loups sont des prédateurs, vivant et chassant en groupes organisés, selon une hiérarchie sociale complexe.
    tous les Canis lupus ne sont pas des « loups » et tous les « loups » ne sont pas non plus de l’espèce Canis lupus.//

    Cette présentation des loups peut servir de metaphore pour illustrer notre système politique.




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  • HAMMANA
    23 mai 2011 at 21 h 27 min - Reply

    Cet article est à l’endroit de ceux qui doutent encore de la décrépitude du régime et de la solidarité de tous ses compartiments quoiqu’ils en disent.Il est inutile de rappeler que chaque pierre qui tombe est perçue comme un signal d’alarm de la part du reste du clan d’ou l’impossibilité d’aucun désaccord fondamental entre les membres de la mafia politico militaire.Les divergences ne constituent qu’un leurre et nous voilà devant la restructuration de ce régime avec les memes batteries usées certes mais inamovibles.
    Quant à se préoccuper des déclarations de GHOZALI,celà dénote une naiveté déconcertante quand on sait le role qu’il a joué dans le désastre national.Vous vous attendiez peut-etre à ce que le pouvoir fasse appel à AHMED TALEB IBRAHIMI ou à BENBITOUR ou à ce qui reste de braves dans ce pays pour faire le changement qui signifie tout bonnement leur mise à mort.Un peu de bon sens quand meme!




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  • marwan
    23 mai 2011 at 23 h 16 min - Reply

    cest une insultes a lintelligence du peuple algérien
    tout ces criminels qui se réunissent entre eux pour
    comploter contre le peuple,mais rassurez vous le peuple nest pas dupe je naimerais pas être a la place de ce chitane bouteflika.




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  • Afif
    24 mai 2011 at 0 h 23 min - Reply

    @ HAMMANA :

    Incroyable ce qu’on lit. Vous dites qu’AHMED TALEB IBRAHIMI est un brave qui peut opérér le changement souhaité, « changement qui signifie tout bonnement leur mise à mort ».

    Je vais vous donner mon témoignage que vous pouvez vérifier dans les archives d’Europe n°1. Un jour, en écoutant la radio pendant que je conduisais, c’était je crois pendant les évènements de Constantine en 1986, au journaliste qui lui disait pourquoi les algériens étaient privés de libertés et ne jouissaient pas de démocratie, Ahmed Taleb qui était ministre des Affaires étrangères, lui a répondu que la démocratie algérienne était supérieure à la démocratie française, en ce sens que ce n’était une démocratie purement formelle, alors qu’en Algérie, la démocratrie était surtout économique. Par politesse, le journaliste français n’a pas voulu insister, car il aurait pu lui rétorquer quelle était cette démocratie économique qui jetait des centaines de milliers d’algériens dans les bidonvilles des banlieues françaises et qui enregistrait des morts violentes dans les queues des souk-el-fellahs pour un bidon d’huile. En tout les cas, Ahmed Taleb donnait l’impression de défendre becs et ongles la dictature aussi bien celle dont il était ministre que celle dont il a été ministre auapravant, vous n’avez qu’à lire ses mémoires pour en convaincre.

    En tout état de cause, votre commentaire est édifiant. Il m’a convaincu du bien fondé de la caricature d’El Watan de ce jour (dernière page) : l’âne qui refuse de se lever et de marcher a tout à fait raison, je le comprends avec le genre d’intellectuels et d’élites qu’on a, toujours en retard d’une guerre.




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  • still
    24 mai 2011 at 0 h 23 min - Reply

    Ou est la « famine révolutionnaire » gardienne des valeurs du 1er novembre?




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  • fateh
    24 mai 2011 at 0 h 28 min - Reply

    Mais depuis quand est-ce que cet individu a servi l’Algerie?….Ghozali est age de 73 ans et a ma connaissance il n’a jamais fait partie de l’ALN ou meme du FLN pendant la revolution…Il semblerait qu’il fut meme un certain moment proche de Jospin pendant ses etudes universitaires….
    Ajoutant que sir ghazali porte un peu le parfum daafiste, c’est pourquoi il ne faut pas s’etonner qu’il soit le candidat du DRS pour remplacer le squatter d’ELMOURADIA….




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  • rachid quebec
    24 mai 2011 at 0 h 59 min - Reply

    tous ces requins avec a leur tete le grand requin cherchent a prevoir qui sera le futur president et en meme temps legalise par des lois l argent qui ont ete servi illegalement pour proteger les decideurs et leurs beneficiaires.il n y a ni reforme , ni reformette mais il y en a re for miettes.




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  • hakimM
    24 mai 2011 at 2 h 07 min - Reply

    Le Lougarou a deux formes : humaine lorsqu’on le laisse vider les caisses de l’état, cannibale lorsqu’il se sent menacé.
    La menace c’est le peuple qui grogne et veut imiter la Tunisie.
    Les lougarous c’est les menteurs aux USA, les generaux assassins, le FLN-RND et acolytes et puis la DRS et bébés éprouvettes.

    Il y a retour actuellement du régionalisme contre les kabyles pour dissuader le peuple de voter FFS, il y a aussi refus de laisser les vrais partis islamistes qui peuvent engranger très large.

    Alors que le peuple est écrasé et coupé de sa tète comme une vulgaire herbe. L’élite, une partie du peuple et les partis a un centime comme le PT et le Hamas vivent dans l’idiotie, le délire de penser qu’un jour assassins et mafia vont se reformer sans révolution digne de 1954.

    Que dieu nous donne des hommes comme Ait Ahmed, Abane, Amirouch, Ali Lapointe, Zabana, etc. pour se débarrasser des harkis comme ce fut.

    Si au moins nous étions capables de créer une chaine humaine qui commence par Ait-Ahmed, dans laquelle on voit le nom de toutes les personnes du FCN, puis qui finit a la case un million par le nom d’un chômeur algérien décidé a en découdre avec l’axe du mal.

    Serions nous capables maintenant de faire quelque chose d’autre que de se lamenter et de philosopher.




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  • Moh
    24 mai 2011 at 10 h 30 min - Reply

    Salam,
    @Hammana
    « Vous vous attendiez peut-etre à ce que le pouvoir fasse appel à AHMED TALEB IBRAHIMI ou à BENBITOUR »

    Le pouvoir, va faire appel à ses deux messieurs et ils vont venir en courant pour sauver l’Algérie(c’est toujours du déjà vu avec le pouvoir militaire).
    Nezzar la déjà dit dans une interview (reportage Canal+) « On choisi toujours le plus malléable » ce qui veut dire des personnes qui n’ont pas de base populaire.




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  • Zineb Azouz
    24 mai 2011 at 10 h 36 min - Reply

    Monsieur Ghani,

    Merci pour ce rappel fort et exhaustif, mais je voulais juste vous faire remarquer à propos de SAG, qu’au fond il n’y a aucun mal ni aucune contradiction à ce qu’un harki reprenne du service.

    Le mot Harki qui viendrait de Haraka, intègre bien cette notion de troupes mobiles opérant sous les ordres de militaires pour des missions bien précises, de nettoyage (au sens large), de gardiennage, de viol, pourquoi pas et autres besognes que les gradés surtout n’ont pas le temps de faire par eux même.

    Les harkis participaient souvent aux parades et aux levées de drapeaux, ils logeaient dans les casernes, pas dans les mêmes conditions que les militaires, tout de même, à tout seigneur, tout honneur, mais mangeaient malgré tout à leur faim, surtout comparé au reste du Ghachi.

    Il est vrai que certains ont été enrôlés dans ce corps sans le savoir, pensant parfois, et comme le leur avait dit le caïd, que c’était un boulot de garde champêtre, mais beaucoup de Harkis savaient ce qu’ils faisaient.

    Pour revenir à notre SAG et sa « Kharja » médiatique, je vous fais remarquer qu’il n’a jamais dénigré le corps des Harki, il a seulement dit qu’il en faisait partie et à se titre, moi je n’ai vu dans son interview qu’un dépôt de candidature, une sorte de cris, de rappel pour signifier à qui de droit qu’il a de beaux restes et qu’il est toujours prêts et dispo. pour d’autres missions.

    Corrigez moi si je me trompe mais, mais je ne vois aucune disconvenance à ce que des voisins de palier ou de clubs bossent ensemble à leur temps perdu, surtout pour des travaux d’intérêt général.

    Encore merci.

    Cordialement,
    ZA




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  • Alilou
    24 mai 2011 at 15 h 14 min - Reply

    Ce qu’il ya a retenir de toute cette dance machiavelique est que nous avons beau faire parti des troupeaux d’agneaux, il n,empeche de se poser la question suivant a quoi on sert nous en tant que GHACHI, si les dés sont pipés d’avance ????

    Quelle serait notre riposte a tout ce cinema burlesque dont les acteurs ne sont que des guignols et des pantins ???

    Continuerons nous longtemps a subir le dictat d’un amas de vieux debris de pseudo elus ???

    Tous les constats possibles et imaginables ont ete dressés par nous tous y compris moi qui suis null en tout, et on continu a leur donner de l’important a ecris sur LQA des tas de choses les concernant, on devrait les ignorer et dirriger notre energie bcp plus a preparer un plan d’action pour contre-carrer leurs dessins …diabolique…

    On a le choix, entre nous dresser tous ensemble, et ce quelque soit nos differences, contre cette horde de loups jamais rassasiée ou continuer a servire de mechwi a ces harkis eternels et voir notre patrie transformee en differentes Inc… et nous d’eternels esclaves….????




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  • el-amel
    24 mai 2011 at 15 h 44 min - Reply

    Un article paru dans le journal le monde le 24/05/11 sur « Les islamistes font leur retour dans le jeu politique algérien »
    La sémantique, les dates et les lieux font revisiter l’histoire. Le discours est radical et méprisant. « ancien prédicateur aveugle de Belcourt » qui serait né en 1958 et le choix de la date du 4 ou 5 juillet. Pour fêter le 19 juin, le lecteur répondrait « Je vous ai compris ! »
    L’histoire de la journaliste débute dans « La maison située à Bouzaréah » pour contempler « Bab el oued » pour ne pas dire la mosquée car le « PRECHEUR radical » serait passé par là et aurait été à Belcourt. L’histoire narrée ne s’arrête pas dans ces deux quartiers, elle visite le Sahara guidé par le « spécialiste de l’islamisme » qui analyse la situation. Qui pourrait analyser l’histoire d’« Alexandre et la première mondialisation » qui est d’actualité dans la « conquête » du sud.
    Combien de morts faut-il encore pour assouvir sa soif de sang !




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  • AHMED
    24 mai 2011 at 19 h 54 min - Reply

    tous ces loups si on rassemble leurs age chaque 11 individu constitueron un siecle , il ont fait l’actualité depuis 1990. les jeunes majoritaire en nombre ne disent riens ……pour le moment mais ce dialogue des sourd continue il aboutira surement choc des générau ah pardon au choc des génération .
    ps: pour le gars du drs qui va faire son rapport sur nos commentaire je dirais nous aussi nous avons notre SRD!!!!!!.




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  • Liès
    24 mai 2011 at 20 h 51 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Mon père, Rabbi yerhmou est né en 1905, il était membre actif du Ppa-Mtld, il avait connu personnellement Messali Hadj, et Kheider était un de ses amis les plus proches.

    Il était artisan, fellah et commerçant.

    Notre maison (une ferme où rien ne manquait), avait servi pendant la guerre, de refuge pour les combattants de l’Aln et d’endroit où ils pouvaient trouver l’aide logistique dont ils avaient besoin.

    Dans les années 1959 et 1960, les combattants commençaient à venir assez fréquemment chez nous, et parfois y restaient pendant plusieurs jours.

    Il se passait la même chose dans le douar voisin, chez une famille très engagée pour la révolution. Une famille aisée, elle aussi.

    Et ce qui devait arriver arriva. L’information atterrit chez le centre de commandement français de la zone.
    Les soldats ne tardèrent pas à passer à l’action en mobilisant des grands moyens. Ils opérèrent de nuit. J’étais petit, je ne connais pas les tactiques de guerre; et même maintenant.

    Mais j’étais un témoin oculaire.

    Les français sont venus d’abord chez la famille du douar voisin, où ils ont surpris effectivement une section d’une dizaine de moudjahid.
    Ils ont cerné la maison (une ferme) avec des half-track, des blindés et des jeeps tous feux déployées.

    Ils ne voulaient pas donner l’assaut, mais ils attendaient le petit matin.

    Le matin pendant que les gens commençaient à vaquer à leurs occupations, les moudjahid commençaient à tirer afin de se frayer un passage et prendre la fuite, car le nombre et les moyens étaient trop disproportionnées.
    L’un deux avait réussi à sortir en courant il s’engouffra dans le lit profond d’un oued qui le cachait complètement.

    Deux jeeps avec 4 soldats à bords dans chaque, le prirent en chasse, allant dans les deux sens opposés de l’oued.

    Ils savaient d’après le relief où il devait réapparaître afin de continuer sa course.
    Ce combattant avait couru dans la direction de notre ferme, et fut abattu après qu’il ait tenté de se relever et de tirer à trois ou quatre reprises, avec sa mitraillette, une mat 49 je crois.

    À chaque fois que je me rappelle cette scène, j’ai les larmes aux yeux. Une scène vraiment épouvantable et émouvante pour l’enfant que j’étais.

    C’est vous dire que les vrais moudjahid ont soit été tués par l’ennemi, soit marginalisés une fois l’indépendance acquise.

    Je continue mon histoire.
    Beaucoup savent que la les soldats français, quand ils découvrent qu’une famille  »travaille avec les frères », ils détruisent complètement la maison, prennent possession de tous les biens (cheptel, couvertures etc.), amènent en prison tous les hommes et envoient errer les femmes et les enfants.

    C’est ce qui nous arrivés, les 3 familles de trois douars qui se faisaient face.
    Le lendemain, c’est à dire la nuit suivante, c’était au tour d’une autre famille d’un autre douar,les soldats n’avaient rien trouvé, et durant la même nuit, c’était à notre tour d’être encerclés avec la même armada et selon la méthode utilisée.

    Les soldats savaient qu’aucun moudjahid ne se hasardait dans la zone, c’est pourquoi ils n’avaient pas attendu le petit matin pour investir notre maison.

    Ils avaient ramené avec eux le chef de famille du douar voisin pour insinuer à mon père de passer aux aveux et ne pas tourner autour du pot.

    Mon père qu’on avait réveillé soudainement était habillé d’une légère  »abaya » c’était un genre de pyjama de l’époque, et on avait commencé à le torturer avec le chien qui lui sautait dessus et les soldats qui lui assénaient des coups de godasses aux côtes. Toutes ces scènes, je les ai vu de mes propres yeux d’enfants.

    Je ne sais pas pourquoi nos femmes sont si courageuses dans ce genre de situation, car c’est ma mère qui l’a délivré de la torture en criant qu’il était en voyage pendant que les combattants de l’Aln avaient construit la cache souterraine (casemate).

    Notre casemate avait la particularité d’avoir sa bouche d’entrée à l’intérieur de la ferme, cachée par un petit enclos de chèvres, mais tout le reste de la cache était dehors.

    Pendant ce temps les soldats qui cherchaient en tapant sur le sol avec une masse pour entendre résonner là où il y aurait le vide, venaient de trouver la cache.

    Ceci était suivi par une forte acclamation des soldats, c’est comme une intense joie.

    On nous avait sorti de nuit, les femmes et les enfants, et on avait embarqués avec mon père tous ses frères, tous adultes à l’époque.
    Je me rappelle être sorti avec un seul pied chaussé.

    C’était un cauchemar une scène pareille quand elle vous arrive.

    Juste après qu’on nous avait sorti et nous étions restés debout à une distance de sécurité, nous entendions une forte explosion.

    C’était pour détruire la cache et le toit du préau qui servait à abriter les bêtes avait éclaté en mille morceaux.

    Les feux pleinement déployés des phares des véhicules de l’armée française donnaient l’impression qu’on était en plein jour.

    Une fois les soldats partis emmenant notre père et ses frères, nous commencions notre errance et nos pérégrinations.

    De nuit malgré le couvre feu, nous avons marché, vers la ville, pour trouver aide et refuge.

    Et là ici commence une autre histoire.

    Je vais brièvement la résumer :

    Ceux qui nous avaient aidé à louer un petite maison, qui avaient récupéré de l’entrepôt de la caserne, nos couvertures nos ustensiles et quelque objets précieux, comme le réveil à l’époque etc., sont des algériens qui travaillaient dans l’administration française.

    Nous avons habités dans une rue où résidaient des familles de harkis, lesquels connaissant notre histoire, faisaient de leur mieux pour nous consoler et empêchaient que nous soyons terrorisés.

    Je me rappelle que quand il passaient la nuit en patrouille, ils frappaient du poing le mur extérieur en nous disant à haute voix : « Dormez, n’ayez pas peur.»

    Des proches n’ont pas lésinés sur les moyens pour nous aider à continuer à aller à l’école en nous achetant (de chez le libraire juif) les livres et les fournitures scolaires, et particulièrement pour le frère qui devait aller au lycée dans le régime d’internat et qui avait besoin de tout le trousseau.

    Nous avons trouvé beaucoup de chaleur auprès de ces gens.

    Sauf qu’à l’indépendance, les harkis sont partis, nous n’avons plus revu un seul depuis.

    Mais ceux qui travaillaient dans l’administration française et qui avaient vocation d’aider les familles algériennes en difficultés, en ces temps de guerre difficiles, et qui ont pratiqué le droit et la justice envers les leurs et ont fait la révolution à leur façon, une révolution humanitaire, ceux-là ils ont été égorgées et assassinées avec une rare violence par des  »moudjahidines » dont la plupart a survécu que par la félonie, la trahison et l’abdication.

    Je n’ai jamais pu me résoudre à accepter leur mort et je porte ça dans mon subconscient surtout que c’est des souvenirs d’enfant pour qui ces gens (victimes de barbarie) ont fait beaucoup de bien à ma mère et à mes frères et soeurs.

    Voilà, au moment où la plupart de nos amis internautes et d’autres intervenants parlent d’histoire, j’ai sauté sur l’opportunité et j’ai tenu à raconter la mienne.
    Je me sentais le devoir de le faire sans savoir vraiment comment.

    Je m’excuse auprès du lecteur de la longueur du texte et du style décousu, car il s’agissait ici non pas d’esthetique de mots mais de restitution des faits réels tels que je les ai vécu.

    Donc, selon moi, ce qui est en train d’arriver à l’Algérie, depuis l’orée de l’indépendance, à ce jour, je le conçois quelque part comme une MALÉDICTION du ciel en réponse au SANG INNOCENT INJUSTEMENT VERSÉ.

    Donc, que les gens qui versent facilement dans les diatribes et les jugements hâtifs aient un peu de pudeur en parlant de notre histoire qui, dans les faits est trop complexes.

    Car parler mécaniquement en terme de moudjahid et de harki est une façon de perpétuer une injustice et c’est aussi un relent de grande ignorance.

    C’est pourquoi, j’ai toujours prôné la réconciliation et le pardon entre les algériens, la réparation des préjudices causés à certaines familles et leur juste réhabilitation. Afin de repartir du bon pied.

    Une fois cette plaie refermée et apaisée, nous pouvons construire le futur avec sérénité.

    Car cette malédiction, (je ne juge personne) qui nous a frappé au point ou nous vivons indigemment pendant que nous marchons et nous dormons sur de l’or, que nous importons tout, que personne ne travaille de la façon à mériter son salaire, et la liste est longue et je n’ai nulle envie de l’énumérer, ajoutés aux crises successives, dont la plus grave reste cette de la décennie noire, cette malédiction nous poursuivra tant et autant que nous n’avions pas EXPIÉ par la VÉRITÉ et la JUSTICE (on ne demande ni la prison ni le lynchage), la FAUTE du sang injustement et innocemment versé.

    Un gros travail reste à engager contre nous-mêmes, contre nos propres démons.

    Nous devons faire une profonde et efficace introspection en nous, et débarrasser note culture et notre façon d’être de tout ce qui l’enlaidit et qui cause son immobilisme.

    Nous sommes devenus hélas, véhéments et féroces les uns contre les autres.

    Trop peu appellent à la paix et ne sont même pas écoutés; mieux, ils sont raillés.

    Qu’on se le dise, il n’y a pas une partie seule qui est responsable de la situation de crise qui perdure.

    La responsabilité est collective. C’est toute la société qui en est collectivement responsable même si certains s’en défendent à juste titre.

    Nous devons apprendre à nous parler sereinement, à nous respecter mutuellement, et surtout à être civilisés au sens où nous devons avoir l’obligation d’agir pour le bien de ce pays, même si notre aisance matérielle et notre statut particulier civil et professionnel nous permet allègrement de nous en passer.

    Notre pays doit rester notre pays que nous devons servir quelque soient les motifs et les sirènes qui nous susurrent d’adopter une attitude contraire.

    Une série de mesures urgentes doivent être prises :

    1- Arrêter définitivement de verser le sang, de qui que ce soit.

    2- Ouvrir aux gens les canaux d’expression pour qu’un dense débat puisse avoir lieu, cela sera une sorte de thérapie bénéfique pour les représentants des pans de la société et pour cette société, après un verrouillage et une censure qui n’avait que trop durés.

    3- Élaborer une éthique dans les échanges et dans la façon de présenter son point de vue et obliger chacun à la respecter.

    4- Définir les objectifs du changement et de l’instauration d’un véritable État de droit et assigner à ces objectifs un calendrier pour les mettre en pratique.

    Ces objectifs ne sont pas à inventer et on n’a pas besoin de oulémas pour nous les trouver.

    Ce sont des valeurs universelles et des modèles de gouvernances en usage dans le monde démocratique.

    Aller vers une Algérie nouvelle et plurielle mais stable et unie, sous le signe de la triptyque :
    Égalité, Liberté, Solidarité.

    ÉGALITÉ devant la loi et devant les chances de réussite (la justice y est incluse).

    LIBERTÉ d’entreprendre, de créer, de penser, de croire…

    SOLIDARITÉ : la société à l’obligation de se solidariser et de protéger suffisamment la dignité de ceux parmi elle qui sont les plus faibles et les plus vulnérables (les handicapés, les enfants, les aînés, les femmes en difficultés, les malades chroniques…)

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • Malika
    24 mai 2011 at 21 h 40 min - Reply

    A la question ,pourquoi nos responsables n’écrivent pas?
    Réponse:ils ont honte de ce qu’ils ont fait.




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  • Alilou
    25 mai 2011 at 2 h 41 min - Reply

    @Lyes,

    J’ai lu ton histire avec un peu les meme yeux que toi l’ayant ecrite, c’est extremement touchant et pour rejoindre ton post je dirai que la malediction continue encore et encore, les vrais moudjahidines sont morts et depuis belle lurette et il en reste 2 ou trois cachés de peur qu’on les rajoutes a la longue liste d’assassinats gratuits, car pour que le vrais harki puisse apparaitre il faut tuer le vrais moudjahid…hamdouallah il n’en reste plus grand nombre de vrais moudjahidines et nous comme ghachi nous avons le devoir de retablir la verité meme au prix du sang meme si tu ne partage pas mon avis, autrement la malediction perssistera et meme DIEU ne nous viendra pas en aide, la loi du talion, la malediction se passe de generation en generation tant que la verité n’est pas retablie, et je vous le repete, quitte a attirer une fois de plus le courroux du Dr SIDHOUM que je respecte enormement, IL N’Y A PLUS D’HOMMS EN ALGERIE TANT QUE JE CONTINU A VOIR LES HARKIS DEAMBULER SUR LA TERRE ALGERIE. FOUKEN IRGAZEN THIL DZAEIRE…

    Alilou

    ===============================
    yenayass avava awathnagh, yenayass, ammi aakalnagh.
    Salah-Eddine




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  • hakimM
    25 mai 2011 at 12 h 02 min - Reply

    @Allilou et Salah Eddine,
    ‘C’est parce qu’ils nous ont reconnus peureux et faibles qu’ils nous ont frappés’ : traduction en Français.
    Et ils ne cesseront de nous voir faibles moutons tant que nous ne faisons pas de gros efforts d’union qui fera notre force, même si nous serons que 100 milles contre vents et marrées.

    Soyons sincères depuis des décennies, on retrouve les forces d’union et de courage seulement chez le FIS et la Kabylie.
    Ou sont donc les autres????

    Que vaut la foi d’un lâche opportuniste?
    Que vaut l’islam d’un khebziste peureux?
    Que vaut Errejla d’un homme qui se cache?
    Que vaut l’esprit d’un poète philosophe en temps de guerre?
    Si le constat est vrai qu’il n’y a plus d’hommes en Algérie alors pourquoi ceux qui ont du nif et du courage continue de se battre?

    Depuis deux ans, on voit quelques journaux virulents contre le régime mafieux, mais nous ne faisons que des constats.
    Sommes nous des végétaux? Est-il si difficile en Algérie d’être un homme?
    Les familles et la société ne sont-elles pas responsables du manque d’hommes?




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  • Afif
    25 mai 2011 at 12 h 07 min - Reply

    @ Lyès :

    Tu as bien fait de raconter ton histoire, celle que tu as vécue. En ce qui me concerne, je te remercie.

    Au sujet de la malédiction qui se serait abattue sur le peuple algérien, pour ma part, j’en suis convaincu depuis longtemps, car j’ai remarqué que pour beaucoup d’algériens, les salauds passent pour des braves et sont applaudis alors qu’ils sont responsables de leur misère et ceux qui cherchent à venir à leur secours sont critiqués et traités de tous les noms.

    Exemple flagrant : Messali Hadj, celui qui a dit que la terre d’Algérie n’est pas à vendre serait un traître, alors que ceux qui ont volontairement, de manière consentie, accepté que l’Algérie soit sous souveraineté française, sont devenus des héros qui seraient à l’origine de notre indépendance.

    Les exemples d’ingratitude sont légion. Je pense que Dieu, qu’Il soit éxalté, ne nous pardonnera pas tant qu’on ne reconnaisse pas les sacrifices de chacun à son juste titre.

    Dans ce cadre, j’invite tous les justes à se rendre le 3 juin à Tlemcen pour se recueillir sur la tombe de Messali Hadj. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Vaut mieux aujourd’hui que plus tard.




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  • aquerado
    25 mai 2011 at 17 h 27 min - Reply

    Salam,
    Merci mr Lies pour avoir raconte ici votre histoire qui est simple et tres bien ecrite, durant la guerre d’Algerie, qui n’ a pas ete tendre pour vous. Mais le fait de mettre par ecrit ou dire le mal qu’on a subis permet souvent d’exorciser ce mal qu’on porte en nous et se sentir mieux. C’est tout du moins se que je ressens. Meme l’humour est un moyen efficace pour balayer et guerrir d’une maladie psychologique. Toutefois il faut etre dipose a le faire et ne pas trop donner d’importance a cette vie ephemere qui a contrario nous ramene peur et anxiete avec la panoplie d’effets psychosomatiques. A une epoque l’Algerie entiere a ete (ppa-mtld) mr Lies, mais l’inadequation du combat qu’avait engage Messali Hadj face a la barbarie et l’autisme des colons afin de sortir les Algeriens de cette epouvantable misere a ete un echec total. Son culte de la personnalite etait devenu dangereux pour liberer totalement les Algeriens, et les gourous, les hommes libres n’aiment pas trop. On est pas le genre de personne a baiser les mains ou applaudir un roi, c’est dans notre temperament. Les Algeriens ont tout essaye aupres des colons et de l’administration Francaise pour demander l’egalite des droits pour sortir de cet esclavage afin d’affronter cette epoque moderne. Si seulement la France avait ete a l’ecoute, non que dalle! que penser de quelqu’un que vous allez liberer en 1945 et qui vous repond par un genocide? De ce fait de jeunes gens a la fleur de l’age soutenus par les oulamas on decide d’entreprendre la guerre apres avoir a maintes reprises fait appel a mr Messali pour les rejoindre. Mais devant l’orgueil de ce dernier une guerre fratricide et sans pitie s’est engagee entre le FLN et le PPA. Qui avait raison dans tout ca? Qui etait le moteur de ce genocide? L’ignorance et l’acculturation grave imposee par la France n’etaient elles pas a chassees? Meme HO CHI MINH a refuse l’offre du general Salan qui lui imposait le carcan en 1946 lui repondant nous voulons etre les maitres chez nous et jamais etre des esclaves. Pire ils ont subis un autre genocide epouvantable entre 1965 et 1975 mais ils s’en remettent bien apparemment. Tout reside donc dans cet effort surhumain(grand djihad) qui permet de battre des montagnes.




    0
  • Afif
    25 mai 2011 at 19 h 57 min - Reply

    L’Algérie n’a jamais été toute entière PPA/MTLD. De même, aujourd’hui, les algériens ne sont pas tous pour le changement.

    Les soi-disant « jeunes gens à la fleur de l’âge » n’ont jamais été soutenus par les Oulamas comme il a précisé dans un commentaire, c’est faux, bien au contraire, les Oulamas traitaient le chef de leur parti Messali Hadj d’aventurier et d’ignorant inculte, donc eux aussi « les jeunes gens » étaient considérés comme tels à l’image de leur chef.

    Les Oulamas n’ont rejoint la Révolution que bien plus tard et sous la menace en 1956, après que deux d’entre eux aient été condamnés. Basta, arrêtons de faire le jeu de ceux qui ont réussi à usurper l’histoire, comme Ahmed Taleb Ibrahimi qui, lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale sous Boumediene, a gommé le grand PPA, ses dirigeants, ses sacrifices (des centaines de condamnations à mort sans compter les années de prison qui ont touché un grand nombre de ses militants) de l’Histoire nationale, et donné à enseigner à deux générations au moins, une histoire tronquée où les ex-assimilationnistes sont devenus comme par miracle les chantres de l’indépendance nationale.

    Ahmed Taleb endosse une grave responsabilité devant Dieu et devant l’histoire d’avoir trompé des millions de jeunes qui, dans les années 90 coupés de leurs aînés, sont devenus des zombis capables d’actes les plus inqualifiables.

    La première faute de Messali Hadj, nous l’avons dit dans un autre forum, c’est de ne pas avoir refusé le titre de Président à vie du parti qui lui a été décerné par le Congrès d’Hornu en juillet 1954. Personnellement et comme beaucoup d’algériens, j’étais contre et je suis toujours contre. Nous ne sommes pas des royalistes et nous ne le serons jamais.

    J’ai vu une fois Yacef Saadi, pourtant algérois et kabyle, baiser la main d’un Président. Donc, il ne faut jamais se focaliser sur l’origine, n’est pas Ben M’hidi ou Zabana qui veut, parce qu’il est d’une certaine région.




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  • Amar
    25 mai 2011 at 21 h 12 min - Reply

    On a bâti un pays sur du faux.On continue de prêcher du faux pour faire vrai opposant ou tranquille régnant.On a sacrifié beaucoup de choses sur la base de faux principes.On a su fabriquer de fausses élections pour élire de faux candidats soutenus par de véritables maitres des lieux.On a même même eu droit à une chiée entière de faux moudjahidine pour s’ériger en ayant-droit authentique.
    Bref,dans ce pays de faussaires,moi je ne me retrouve pas.J’ai envie de retourner à l’école,pour apprendre toutes ces choses que je ne connaissais pas avant. Seulement ,de mon temps ,quant l’instit voyait qu’on avait tout faux,il nous barrait tout,nous effaçait tout et nous disait de recommencer à zéro avec un bonnet d’âne ,en plus.
    Ce n’était pas facile,mais avec un peu d’efforts,on arrivait à assimiler et on arrivait à trouver juste.




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  • M.J.
    25 mai 2011 at 21 h 19 min - Reply

    @ Aquerado.

    La guerre mon frère n’est tendre pour personne, ni pour @Liès ni pour qui que ce soit d’autre et le fait de transcrire un témoignage ne signifie en aucune manière que le mal est toujours présent chez la personne ou qu’elle a des maladies psychologiques, le temps arrive toujours à effacer les effets des séquelles. Ce qui permet par contre de guérir d’une maladie psychologique, ce n’est ni l’humour, ni l’écrit mais l’amour. L’amour envers son prochain, l’amour en Dieu en qui toutes les créatures trouvent refuge et miséricorde, lorsqu’elles sont animées d’intentions sincères et louables.Comme disait notre prophète (saaws) « Tous les hommes sont les enfants (عيال) de Dieu et les meilleurs d’entre les Hommes sont ceux qui sont utiles à ses créatures ».  
    Les maladies psychosomatiques que beaucoup d’algériens sont en train d’expérimenter, sont le fruit non pas de la guerre de libération, mais de cette crise qui dure depuis l’année 1988 et bien avant.
    Les harkis, de même que les moudjahidine ont tous commis des erreurs durant la révolution, car c’étaient des hommes et tout homme est pécheur par nature. De plus certains moudjahidine et remarque que je dis certains et pas tous, ne sont montés au maquis que pour des raisons strictement personnelles qui avait un problème avec son père, qui avec sa belle mère, qui avec son créancier, car les gens étaient pauvres et empruntaient et souvent n’étaient pas en mesure de rembourser etc…quoique la majorité était animée de bonnes intentions et visait à libérer le pays du colonialisme en espérant faire de l’Algérie un paradis. Ceux là on été décimés par la traitrise, par l’armée coloniales, par la faim et le froid et par la dictature qui s’est installée après l’indépendance et qu’ils génaient considérablement. Rahima allahou echhouhada. Les harkis quant à eux aussi se subdivisent en plusieurs catégories. Il y en a qui ont reçu l’ordre de la révolution elle même de rejoindre les casernes françaises à des fins de renseignement, d’autres se sont fait recruter car c’était un boulot comme un autre qui permettait de nourrir sa famille ce qui s’apparente aussi au jihad sur le plan de l’islam, il y en a aussi qui l’ont fait en réponse à des exactions commises par eux par des éléments impurs de la révolution et la fourchette est large….
    Il n’y a pas que deux couleurs dans la vie mais tout un spectre et notre oeil ne les perçoit pas toutes. « و ما اوتيتم من العلم الا قليلا» .
    َAucun pays voulant réussir son décollage économique et social ne peut faire l’impasse sur l’application de la justice et la manifestation de l’entière vérité puis ensuite de pardonner à ses enfants, tous ses enfants une fois que cela devient possible et qu’il veuille bien pardonner, le pardon doit toujours être volontaire et n’intervenir sous aucune contrainte quelle qu’elle soit ou être obtenu par la ruse et les manoeuvres (العفو عند المقدرة) dit notre prophète.

    Notre religion musulmane (et notre civilisation et notre culture qui en sont issues) est une religion du pardon et en arabe le terme (‘3afou) signifie l’oubli total et absolu et non pas seulement le pardon qui suppose l’existence du souvenir. Notre prophète (saaws) a parlé de (‘3afou) et non pas de maghfira.
    Le (‘3fou) ne libère pas seulement le bourreau, mais surtout la victime et tous les deux retrouvent leur sérénité et c’est à Dieu que nous appartenons et à lui nous retournerons pour être jugés. La parole doit être responsable et s’inscrire non pas dans le dessein de favoriser un plan sur un autre ou semer la fitna et les clivages, mais à faire découvrir la vérité pour les autres et surtout pour soi même car la vérité est fugitive en ce monde et Dieu Seul est Vérité.

    Fraternellement.




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  • aquerado
    25 mai 2011 at 23 h 34 min - Reply

    Salam,
    Mr Afif pardonnez moi mon manque de precision mais quand je parle du MTLD je parle de celui qui existait avant le FLN. La majorite des Algeriens y adheraient de coeur, la veritable scission s’est produite en 1954 lorsque le FLN a decide d’entreprendre l’action armee. Autre chose, quels oulamas etaient contre l’action armee pour sortir le pays de cette infernale situation d’esclavage? a moins que vous parliez des oulamas de bazar ou souk el fellah, bachagha et compagnie ? depuis l’emir Abdelkader et beaucoup d’autres le combat n’a jamais cesse pour ramener la France a la raison. Pour se qui concerne Ahmed Taleb el Ibrahimi vous vous trompez lourdement a son sujet, vous attaquez l’homme alors que c’est le systeme entier qui est pourri. Mr Ahmed Taleb el Ibrahimi vaut mille fois mieux que ben bella, boumedienne, chadli, bouteflika reunis. Quand un systeme dilue la fine intelligence dans un ocean de mediocrite vous ne pouvez pas vous attendre a une renaissance de l’Algerie. Le seul moyen s’est de tirer sa reverence.




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  • aquerado
    26 mai 2011 at 2 h 55 min - Reply

    Salam,
    Merci mon frere MJ de m’avoir consacre ce tres joli texte et m’incline devant votre grande sagesse, je suis entierement d’accord avec vous sur le fait que l’amour entre nous comme cetains compagons du Prophete prieres et paix sur lui, se disaient entre eux, « je t’aime a travers DIEU », liberera ce grand mal qui est en nous. Les choses les plus merveilleuses de ce monde ont ete faites avec un immense amour l’exemple du taj mahal est encore present. Quand je vous parle d’humour, c’est que j’aime rire et me moquer de cette vie et de ce monde futiles a la maniere d’Ali que DIEU soit satisfait de lui qui disait, « O vie, nous sommes divorces trois fois. » Il connaissait le sens reel de la vie et toutes ces richesses, mais il avait donne un coup de pied dedans a l’instar de notre prophete prieres et paix sur lui, qui a sa mort avait rendu a cette dounia la totalite du peu qu’il possedait. Je terminerai mr MJ en affirmant sincerement que la reussite de la societe Algerienne viendra par des gens pour qui la vie et ses lumieres importent peu, mais l’amour de voir son prochain vivre heureux.




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  • Afif
    26 mai 2011 at 12 h 04 min - Reply

    @ aquerado :

    D’après votre réponse à MJ, vous êtes un homme de bien.

    Quand j’ai parlé du PPA/MTLD, moi aussi je parlais de celui d’avant 1954 : tous les algériens n’étaient pas PPA, beaucoup étaient UDMA, PCA et Oulamas et voulaient le rattachement de l’Algérie à la France, malgré les sacrifices inouïs consentis par le peuple algérien après le débarquement des troupes françaises pendant une longue période de 70 années et son refus d’accepter l’occupation. Cette résistance farouche du peuple algérien était une preuve irréfutable de l’illégitimité de l’occupation française et présageait la restauration de l’état algérien un jour ou l’autre. Mais quand l’UDMA, le PCA et les Oulamas, associés dans le Congrès musulman, se sont proclamés en 1936 pour le rattachement de l’Algérie à la France, ils ont de ce fait mis fin à l’illégitimité de l’occupation : heureusement que le PPA et Messali hadj étaient là pour dénier toute représentation du peuple algérien par le Congrès musulman, confirmer l’illégitimité de l’occupation, revendiquer l’indépendance totale et assurer la continuité de la résistance entamée par les Hadjout de la Mitidja, l’Emir Abdelkader et poursuivie après eux jusque vers la fin du 19iè siècle.

    En ce qui concerne Ahmed Taleb, son passé parle pour lui : ministre sous Boumediene et sous Chadli, il n’a jamais reconnu qu’il a été harki du système. Il assume son passé de « fine intelligence » organique du système.




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  • aquerado
    26 mai 2011 at 18 h 11 min - Reply

    Salam,
    @Mr Afif, encore une fois je pense que vous faites fausse route, je pense que la majorite des Algeriens avant 1954 etait pour le MTLD et que Messali Hadj etait la figure de proue du mouvement politique pour l’independance. Beaucoup de gens respectait Messali Hadj Allah y rahmo, et beaucoup de gens issus de son parti se sont retrouves par la suite dans le FLN. Mais comme je vous le disais cette jeunesse fougueuse issue du PPA/MTLD etaient pessimistes dans la vision du combat de Messali face a des colons totalement aveugles et extremistes, comme ceux actuellement en Palestine. A trop vouloir tout, on fini par perdre tout. Que fallait il faire? attendre qu’on devienne des Indiens et que le monde vienne nous visiter dans nos reserves comme des phenomenes de foire? Ces hommes ont pris les devants que DIEU les recompense. Vous donnez l’impression de contingenter les choses PPA, UDMA, PCA… mais les frontieres etaient floues et ca se promenait dans tous les sens. De plus UDMA etait un parti assimilationiste avec perte totale d’idendite, il fallait voir comment etait accoutre ferhat Abbas pour cela j’aime mieux Messali qui ne reniait aucunement son identite. Pour le PCA(parti communiste Algerien) s’etait un parti minoritaire succursale du PCF qui travaillait pour sa gamelle, dont le lietmotiv etait pain, paix , liberte. Avec une telle devise tu peux toujours courir. Pour ce qui concerne mr Ahmed Taleb Ibrahima je reste toujours sur mes positions et ne bougerai pas d’un iota, et posez vous la question pourquoi on ne veut pas agreer son pari WAFA?




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  • Adel
    26 mai 2011 at 19 h 27 min - Reply

    @aquerado

    Bonjour,

    Notre ami M.J. est sans conteste un sage qui sait éveiller en nous les sentiments les plus nobles en nous rappelant l’enseignement de notre Prophète (saaws).

    Permettez-moi d’intervenir au sujet de votre commentaire dans lequel vous avez utilisé à plusieurs reprises le mot vie. Je ne connais pas votre âge et il m’est difficile de le deviner d’après vos écrits (au pif, je vous donnerais 40 ans). Pour ma part, à 57 ans, je peux me targuer d’une certaine connaissance – aussi minime soit-elle – de la vie et de l’être humain. Si notre Prophète (saaws) et son cousin Ali (raa) sont pour tous les musulmans de la planète d’indépassables modèles, nous devons malheureusement raison garder et reconnaître qu’il n’est pas donné au premier venu d’atteindre une fraction du niveau de maîtrise de soi et d’esprit de sacrifice qu’ils avaient.

    Pour revenir à la vie, je crois que le dicton qui dit «Il faut de tout pour faire un monde.» n’est pas loin de la vérité. L’être humain n’est pas un ange. Il a des instincts qui le poussent souvent à faire violence à ses semblables pour arriver à ses fins. La vie dans ses aspects les plus charnels et les plus sensuels peut être belle et tout à fait respectable. Le rire, la joie, la musique, la danse, les plaisirs du palais ou ceux de la vue ainsi que les moments intimes passés avec un partenaire qu’on aime et qu’on désire, tout cela c’est aussi la vie et peut être goûté sans nuire à personne.

    Ce qui est condamnable, c’est l’exercice brutalement égoïste de son droit à satisfaire certains besoins, quel qu’en soient les conséquences négatives pour les autres. Tout être humain, en plus de vouloir satisfaire ses besoins physiques de base, a aussi besoin d’être reconnu par les autres. Certains ont la chance de satisfaire ce besoin par des moyens élevés tels que la science, l’art ou l’exercice d’une activité désintéressée noble et utile à la communauté. D’autres, moins doués intellectuellement ou sans talent artistique, ni esprit de sacrifice chercheront cette reconnaissance à travers la possession et l’étalage de richesses matérielles, afin de prouver qu’ils sont capables de réaliser de grandes choses et qu’ils méritent de ce fait d’être reconnus par leur communauté. Ceux qui sont doués de science ou de talent artistique ne doivent pas mépriser ces individus, qui sont utiles à leur manière à la société. Le monde est fait de l’agencement de toute cette mosaïque de volontés et de buts.

    La vie est d’une extraordinaire richesse et permet à l’intelligent, au sensible et au sage comme au jouisseur d’être heureux sans brimer ses semblables. Lorsque l’harmonie règne – et cela ne peut être le cas que s’il y a des lois reconnues et respectées par la majorité -, alors chacun peut mener une existence paisible en s’adonnant à ce qu’il apprécie le plus, sans chercher à rendre tous ses semblables comme lui. Si, par contre, aucune loi ne permet à cette harmonie de régner, commence alors la dérive vers la loi du plus fort ou du plus rusé. C’est la situation que nous connaissons actuellement dans notre pays, malheureusement. Cela ne doit pas nous empêcher de continuer à aimer la vie, cependant, et de rire ou chanter, à l’occasion.

    Cordialement




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  • hakimM
    26 mai 2011 at 23 h 43 min - Reply

    A ma connaissance, et d’après les proches révolutionnaires, Messali El Hadj ne voulait pas reconnaitre la rivalité avec des initiateurs de indépendances armée dans les années 40 Son erreur était de vouloir a tout prix la liberté de l’Algérie sans guerre armée (pacifiquement) ou avec une préparation dans le temps.
    Il y avait déjà en ce temps le zaamisme et le régionalisme de part et d’autres des trois tendances du MTLD et même dans le FLN.
    Seul Dieu sait si on avait suivi le combat pacifique si on seraient indépendants, libres non gouvernés par la mafia infiltrée.




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  • Afif
    27 mai 2011 at 0 h 32 min - Reply

    @ aquerado :

    Vous dites : »posez vous la question pourquoi on ne veut pas agréer son parti WAFA? »

    La même question est valable pour Ghozali et son parti « le Front Démocratique » non agréé comme Wafa.

    Conclusion apparente : le pouvoir craint Ahmed Taleb et Ghozali. Et bien non, ce n’est pas la réalité. Mon avis est que le Pouvoir veut signifier à ses deux monsieurs qu’ils ne devraient pas oublier les règles de jeu qu’il a mises en place depuis 1962 et qu’eux-mêmes ont pratiqué lorsqu’ils étaient dans le pouvoir. Ils leur fait sentir le déni de justice qu’ils ont fait subir à l’opposition ou avec leur caution d’intellectuels organiques. Il leur dit : puisque maintenant vous avez opté pour l’opposition, vous allez goûter à votre tour ce que vous avez fait subir aux autres quand vous étiez au pouvoir.

    Remarque supplémentaire pour Ahmed Taleb : ce monsieur veut récolter les fruits de deux générations trompées par sa falsification de l’histoire lorsqu’il était ministre de l’Education nationale. Résultat de cette falsification, pour deux générations, donc des millions d’algériens, c’est l’Association des Oulamas qui est à l’origine du déclenchement de la Révolution. Ahmed Taleb étant le fils du Président de l’Association des Oulamas sera donc à coup sûr le bénéficiaire ultime du vote de ces millions de jeunes injustement trompés. Et çà, Bouteflika et le pouvoir le savent.




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  • aquerado
    27 mai 2011 at 9 h 55 min - Reply

    Salam,
    Je suis entierement d’accord avec vous mr Adel sur le fait que chacun a le droit de vivre sa vie comme il l’entend tout en respectant celle d’autrui. Personne n’arretera les gens de boire de l’alcool ou de se droguer ou de faire de leur corps se qu’ils desirent jusqu’a la fin du monde, mais on peut attenuer de maniere sensible certaines derives.On fait tous des erreurs , on transgresse tous les lois a un moment de notre vie par ignorance par mechancete ou encore par oubli, c’est dans notre nature humaine Mais le fait de sensibiliser les gens d’une maniere intelligente par des campagnes publicitaires efficaces ou des demarches sinceres et desinteressees sur le danger de certaines pratiques nefastes peut conduire a assainir la societe. Le grand defi de l’Algerie et de son gouvernement qui a grandement failli a sa tache, est d’eduquer ce peuple par la tele, l’ecole, l’exemplarite qui doit venir du haut, le civisme, la discipline, le respect d’autrui, car on est tous interconnectes les uns les autres, si je vous fais du mal aujourd’hui vous en ferez demain peut etre a mes enfants ou a l’ensemble de la communaute. Comme l’ histoire de la metaphore du papillon dont le battement d’aile a un endroit donne peut provoquer un phenomene inexplique aux antipodes. Peut etre que si Hitler n’avait pas eu cette enfance ou cette jeunesse tourmantee on n’aurait pas eu tous ces genocides ? mais aurait on pu eviter la guerre 14/18? fruits de toutes ces ideologies pessimistes du 19eme siecles qui a conduit l’occident a perdre son ame dans le 20 eme siecle dont la maxime de Rabelais, « science sans conscience n’est que ruine de l’ame » vient donner presque 4 siecles apres une lecon magistrale a cette Europe decadente. Notre Prophete prieres et paix sur lui dans un hadith authentique a parle de l’humanite partagee en deux, vivant sur un bateau. une partie vit sur le pont et dispose de tout le necessaire et pilote ce navire, l’autre partie de l’humanite vit dans la cale du bateau et ne possede pas la vision ou la clairvoyance de ceux qui se trouve en haut. Un jour par epuisement des ressources(eau) les gens dans la cale decide de faire un trou dans la coque sans demander l’avis de ceux du haut par honte, par orgueil ou pour ne pas deranger ceux du haut. Si ceux du pont ne font rien pour arreter leur entreprise c’est toute l’humanite qui part a sa perte. Enfin mr Adel pour ce qui est de mon age , j’en est 10 de moins que vous.




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  • aquerado
    27 mai 2011 at 17 h 54 min - Reply

    Salam,
    Mr Afif vous nous donnez l’occasion de comparer Mr Ghozali et Mr Ahmed taleb el Ibrahami qui sont a mes yeux incomparables,la nuit et le jour. Mr Ghozali est un opportuniste dont la finalite etait d’obtenir les honneurs ou la gloire, meme son noeud papillon qui parle pour lui. De l’autre cote nous avons un projet de societe, l’ Algerie est musulmane depuis 13 siecles vous ne pouvez pas effacer cette fabuleuse histoire qui a permis a l’occident de renaitre du jour au lendemain. L’Arabe a ete le moteur principal de la propagation de cette belle religion et de sa culture. De 1830 a 1962 l’Algerie est passee de 90% de lettres a 10%! avec toute l’immense ignorance et les dechirements que cela a induit sur le peuple, on ne peut pas genocider tout ce passe. Le fait de dire je vous cite:  » Il leur dit : puisque maintenant vous avez opté pour l’opposition, vous allez goûter à votre tour ce que vous avez fait subir aux autres quand vous étiez au pouvoir. » C’est penser comme un petit et se genre de raisonnement l’histoire le lamine. Ces discours de « nains » n’ont jamais fait une grande nation, apres avoir connu les affres de la guerre, les geoles de ben bella pensez vous qu’il en est a recolter des fruits? Il faut arreter la demagogie. Le probleme est de rassembler un maximum d
    ‘Algeriens competants et arrete de leur tirer dessus comme on l’a fait avec Abane Ramedane en ecoutant les sirenes des etrangers. On ne doit plus penser Egyptien, Francais, ou Turc on doit penser nous meme et liberer notre mentalite de cette esclavage. Cette culture de l’assassinat a tout va doit cesser, condition sine qua none afin de batir un projet de societe viable.




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  • M.J.
    27 mai 2011 at 21 h 12 min - Reply

    D’après ton commentaire et si j’ai bien tout compris l’être humain qui n’est pas un ange et qui a des instincts peut trouver la vie belle et respectable dans ses aspects les plus charnels, les plus sensuels avec un partenaire qu’on aime et qu’on désire, la musique, la danse etc…Et on peut le faire sans nuire à personne.
    J’allais réagir sur ça, mais heureusement, sage que tu es et tel que je te connais, tu enchaines que ce qui est condamnable c’est l’exercice brutalement égoiste de son droit à satisfaire certains besoins, quels qu’en soient les conséquences pour les autres.
    Et là je ne manque pas de déceler une contradiction, car un partenaire suppose qu’il s’agit d’un individu qui a une parenté, des frères, des soeurs, peut être un mari ou une épouse, un lien de confiance surement et partir dans ces conditions à la recherche de plaisirs licencieux leur nuit immanquablement surtout dans la configuration sociale (comme disent les marxistes) qui est la notre. Nuire aux autres pour assouvir ses besoins effectivement est d’un égoisme brutal comme tu le dis si bien.
    Puis tu passes à l’affirmation de l’égo et tu énumères les différentes façons de le faire et tu finis par dire que la vie permet à toutes les catégories d’être heureuses sans brimer les autres et qu’il est simplement question de mettre en place un contrat social et de réglementer les actions dans le groupe pour instaurer l’harmonie.
    C’est très bien dit effectivement, quoique je ne vois pas bien le rapport avec la réponse que m’a faite @aquérado et à laquelle tu sembles réagir. A moins que je n’aie rien compris.




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  • Afif
    27 mai 2011 at 23 h 53 min - Reply

    @ aquerado :

    Si Mr Ahmed Taleb est un type bien, je ne demande qu’à être convaincu, mais alors pourquoi, lorsqu’il était ministre de l’Education nationale, les programmes d’histoire ont ignoré l’existence de l’ENA/PPA/MTLD et fait incruster à des millions de jeunes que c’est l’Association des Oulamas qui a été à l’origine du déclenchement de la Révolution. Comme tu dois le savoir, tous les dirigeants historiques de Novembre sont des militants du PPA. N’est-ce un hold-up mémoriel qui a des conséquences plus dramatiques que le hold-up d’une banque, puisqu’il touche tout un peuple et surtout son avenir représenté par sa jeunesse.

    A l’époque où le FIS activait légalement, ses militants qui m’étaient proches étaient persuadés que c’était l’Association des Oulamas qui avait déclenché la Révolution et quand j’essayais de rétablir la vérité, ils me répondaient par des ricanements.

    En ce qui concerne Mr Ghozali, je sais que c’est un opportuniste, mais au moins, il s’est repenti et il a reconnu qu’il a trahi son peuple en occupant les postes qu’il a occupés. Mr Ahmed Taleb s’est-il repenti ? A ma connaissance, non. Mais si j’apprends un jour qu’il s’est repenti et qu’il a fait son mea culpa, je changerai certainement de jugement à son égard. Mais, en attendant, n’oublions pas que nous sommes musulmans et pour ma part, je m’en remet à Dieu en ce qui concerne Ahmed Taleb et non Ghozali qui s’est repenti.




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  • Adel
    3 juin 2011 at 16 h 54 min - Reply

    @M.J.

    Bonjour,

    Désolé de répondre à ton dernier message en retard, mais je viens juste de le lire.

    Dans mon commentaire adressé à notre ami @aquerado, je voulais juste faire ressortir l’idée que l’être humain équilibré tel qu’il transparaît dans la culture islamique n’est pas celui qui renonce totalement aux plaisirs de la vie (dans son aspect sensuel et charnel), mais celui qui sait s’y adonner avec modération et en respectant les règles de bienséance (que les législateurs et moralistes musulmans ont codifiées au fil du temps).

    Cela n’exclut pas le fait que certains êtres exceptionnels puissent y renoncer totalement et consacrer leur vie à la science, ou la prière et la méditation (tels les soufis, par exemple). L’humanité a besoin de ces gens-là, comme elle a aussi besoin des poètes et des artistes. Chacun d’eux révèle un aspect de l’existence humaine, en s’y consacrant entièrement. Mais il est clair que si tous les êtres humains devenaient des soufis et s’adonnaient en permanence à la prière et la méditation, la vie ne serait plus possible, car le premier élan de la vie est d’abord donné par les instincts, la raison venant dans un deuxième temps canaliser et réguler la satisfaction de ces instincts afin de permettre à l’individu de vivre en société, sans causer de dommages aux autres ou être rejeté par ces derniers.

    L’être humain est souvent tenté de fuir hors de la vie et il essaie parfois d’échapper à ses contraintes et aux besoins de son propre corps et de son ego, ce que @aquerado exprime par « donner un grand coup de pied dans la vie » traduction de l’expression populaire algérienne « drab eddenia b coup de pied » ).

    Bien sûr, en situation de crise ou de guerre, on est amené à mettre de côté toutes ses préoccupations « terrestres » pour se consacrer entièrement à une tâche vitale, mais cet état de tension ne peut pas durer indéfiniment et une fois la menace écartée, la vie reprend ses droits.

    D’autre part, combien d’être humains peuvent réellement se consacrer totalement aux autres et les aimer inconditionnellement, tout en renonçant à satisfaire tout désir personnel? Pour certains philosophes – Nietzsche, entre autres -, même les actions les plus altruistes relèvent encore d’une attitude égoïste, ce que l’individu recherchant en fin de compte étant la reconnaissance, donc la satisfaction d’un désir!

    Amitiés




    0
  • Congrès du Changement Démocratique