Édition du
21 July 2017

Radjef Belkacem : L’inoxydable résistant

Par Hanafi SI LARBI

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El Watan le 24.05.11

 

A ses enfants Yamina, Tarek et Amar

«On voit que l’histoire est une galerie de tableaux où il y a peu d’originaux et beaucoup de copies».
Alexis de Tocqueville

Il y a 22 ans, le mercredi 25 mai 1989, Belkacem Radjef s’éteint à l’hôpital de Béni Messous à l’âge de quatre-vingts ans. Militant de conviction, respecté pour sa franchise, son altruisme et son abnégation, ce géant de 1m90, qui n’avait nullement abandonné avec l’âge ses sentences,  ses comportements et son franc-parler qui le caractérisaient depuis sa jeunesse, est né le 19 septembre 1909 à Agouni Boura près de Larbaâ Nath Irathen. A travers son itinéraire militant, c’est toute une période où le mouvement national indépendantiste a pris racine et a abouti à l’étincelle libératrice du 1er Novembre 1954. Bien sûr, des centaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens anonymes ont sacrifié leurs vies pour que vive l’Algérie, mais l’on sait aussi que dans les grands moments et mouvements sociaux, idéologiques et politiques, des hommes sortent du lot et deviennent dès lors l’incarnation d’un mouvement historique. Belkacem Radjef est de ceux là.
En 1924, alors qu’il n’avait que 15 ans, Belkacem Radjef débarque pour la première fois en France. Malheureusement, il ne tardera pas à revenir au pays suite à une maladie. Il y retournera  le 18 septembre 1928 pour ne revenir définitivement qu’à l’indépendance en 1962.
L’engagement
En 1930, à la célébration du centenaire de la conquête de l’Algérie, et à Levallois, j’avais à peine 21 ans, j’eus l’occasion de recevoir Si Djillani qui me présenta le journal El Ouma. Le premier article a attiré mon attention : «Notre émancipation dépend de notre action». Le journal coûtait 50 centimes. Je voulais donner 5 francs. Si Djillani refusa les 5 francs en disant que c’était des invendus qu’il fallait utiliser pour convaincre. Ce n’était pas l’argent qui intéressait le parti. J’ai trouvé que les militants qui dirigeaient cette organisation étaient d’honnêtes hommes. Huit jours après, j’ai assisté à une réunion. Je retins ceci : il fallait s’unir, s’organiser, se défendre et créer un mouvement pour lutter, relever le défi. C’est la raison qui m’a amené à militer au sein de l’Etoile nord-africaine. En 1932, dans un café rue Jean Jaurès à Levallois, Radjef en compagnie de Si Djillani «recrutent» Imache Amar qui sera très vite rédacteur du journal El Ouma et secrétaire général de l’ENA. A partir de cette année, des sections locales furent créées y compris à Alger. Ainsi, en mai 1933, une assemblée générale regroupant les sections se tient au 49 rue de Bretagne à Paris élit Messali Hadj président, Amar Imache secrétaire général, Belkacem Radjef trésorier, Si Djillani, directeur du périodique El Ouma dont Imache restera le rédacteur en chef,  entérine la rupture avec le Parti communiste et interdit la double appartenance.

Le 5 août 1934, une assemblée générale regroupait plus de 800 personnes. Et pour cause ! Cette AG revêtait une grande solennité car, pour la première fois, le drapeau algérien vert et blanc frappé d’un croissant rouge a été présenté. Les Algériens se levèrent comme un seul homme en chantant : «Vive l’Algérie», «Vive l’indépendance», «Vive l’ENA». L’audience de l’ENA prenait de l’ampleur. Le jeune Radjef se fortifie et incarne l’ardeur d’une organisation en plein décollage. Son procès en 1934 et son emprisonnement avec Messali et Imache en 1935/36 inscriront son nom dans la mémoire de toute une génération. En 1936, la guerre civile fait rage en Espagne. Des pressions étaient exercées sur nous pour participer à la campagne pour la formation de brigades d’Algériens pour aider les Républicains en Espagne. Nous reprochions aux Républicains de n’avoir pas proclamé l’indépendance du Maroc dit espagnol, quoiqu’il ne fût déjà plus sous leur autorité. «Franco en était le maître», racontait Radjef. Après le Congrès musulman du 2 août 1936 au stade municipal d’Alger, où l’idée d’indépendance de l’Algérie a été proclamée à qui voulait l’entendre par Messali Hadj, le gouvernement de Léon Blum prononça la dissolution de l’Etoile nord- africaine. Suite à cet acte arbitraire, le 11 mars 1937, à Nanterre, la majorité des membres de l’ENA dont Radjef
Belkacem, fonda le Parti du peuple algérien. Dès les 20 et 21 août de la même année, Radjef présida une réunion du PPA et dénonça «les manœuvres perfides de l’impérialisme français»(1)
L’ennemi de mon ennemi, c’est mon ami
En 1938, Hadj Dahmane, commerçant établi en Belgique et militant du PPA, est contacté par les Allemands qui voulaient connaître le sentiment des Algériens nationalistes en cas de guerre. Ce dernier se confie à Radjef qui en parle à son tour à Mohamed Rebbouh. La profondeur de l’humiliation subie et l’amertume quotidienne poussent Radjef et Rebbouh, dans la stricte confidentialité, à se rendre clandestinement en Allemagne à partir de la Belgique. «Lorsque nous arrivons à la capitale du Reich, nous sommes en présence de représentants de deux ministères : celui des Affaires étrangères et celui de la Guerre», racontait Radjef, et  d’ajouter : «Nous leur avons précisé que nous ne sommes pas venus en qualité de délégués du PPA, mais pour nous informer et informer ce dernier».
Messali, prisonnier à El Harrach, condamna énergiquement cet impair qui pouvait être exploité par l’adversaire pour crier à la collusion PPA/nazisme.
En février 1947, il assista au Comité central de Zeddine (wilaya de Aïn Defla), qui consacra la mise sur pied de l’OS qui a donné, malgré toutes les difficultés qu’elle a rencontrées, la naissance à l’action révolutionnaire armée organisée de Novembre 1954.
En mars 1952, lors d’une réunion du Comité central du PPA/MTLD tenue à Larbaâ (wilaya de Blida) et présidée par Radjef, Messali faisait le compte rendu d’un long voyage qui l’avait conduit du Caire à La Mecque. Il racontait à un détail près son périple, s’attardant sur certains détails tels que Sa Majesté le roi d’Arabie qui l’a accueilli à la descente d’avion, ses contacts au Caire… sans rapport avec l’ordre du jour qui consistait à la préparation du 2e Congrès du parti. Radjef, président de séance et d’un ton solennel l’interrompit : «Camarade Messali, ce que tu viens de dire ou rien, c’est la même chose.»  Et il passa directement à l’ordre du jour. Messali s’exécuta, car il savait que Radjef obéissait à sa conscience et à un idéal et non à un homme aussi charismatique soit-il. L’année d’après, lors de la crise de la direction du PPA/MTLD qui divisait la force du parti, Radjef Belkacem, après quelques vaines tentatives auprès de Messali qui d’habitude l’écoutait et tolérait même ses critiques, en compagnie d’un groupe de militants, lança un appel à la base pour prêcher l’esprit démocratique et sauvegarder l’unité du parti. «On a tenté d’éviter la dissension en optant pour une troisième tendance. Des discussions ont eu lieu avec Boudiaf pour lancer un mouvement qui ne pouvait être que révolutionnaire. Pour éviter les luttes intestines, il fallait rester uni». C’est, en substance, les termes de la déclaration signée par Belkacem Radjef, exaspéré lui aussi par le zaïmisme incarné par Messali. «Le terrain était déjà préparé pour le CRUA».(2) Au lendemain de la lutte armée, en décembre 1954, Radjef est emprisonné à Paris. Il n’est libéré qu’en 1956, date à laquelle il rejoint  la Fédération de France du FLN. A 45 ans, il faisait déjà figure «d’ancien». «La guerre de guérilla est étrangère à sa formation et sa culture. Pour la plupart des hommes de sa génération, une nouvelle époque commence, qui appelle d’autres méthodes, d’autres moyens, d’autres idées. Il a conscience d’avoir préparé des lendemains meilleurs et de passer le témoin à ceux qui ont à conquérir puis à gouverner une ‘‘Algérie libre’’».(3)
Le Secours national algérien : les enfants d’abord
Le 15 juillet 1962, Radjef rentre au pays. Loin de tous les profits faciles que son nom et ses relations eussent pu lui valoir, il se consacrera au volet social, plaie béante de 130 années de colonisation et d’oppression. L’Algérie se voulait indépendante pour tous ses enfants. Et il n’y a pas de réelle indépendance si des enfants restent en nombre impressionnant à travers le pays contraints de devenir cireurs, porteurs, mendiants, vendeurs  à la sauvette, vagabonds de toutes catégories. A Alger, l’actuelle place des Martyrs abondait de cireurs, orphelins pour la plupart, sans ressources ni soutien. Radjef, avec un groupe de militants sincères, a pensé apporter un tant soit peu de réconfort à cette marée d’enfants extrêmement démunis, misérables, libérés sur le plan politique, mais pas économique ni social. Il jugera impératif de doter l’Algérie, au même titre que les autres nations modernes, d’un organisme de solidarité sociale. «Il ne faudrait plus voir dans l’Algérie indépendante un Algérien s’agenouiller pour cirer les chaussures de son semblable. C’est l’image même du colonialisme, de l’asservissement», dira Radjef, lors d’une réunion improvisée en septembre 62, au café Tantonville du Square Port Saïd, qui regroupait un certain nombre de militants, tels que Boudraâ,
Lefgoun, Oucheri, Tidjani, Ali Zazoum et d’autres : il faut créer un mouvement qui puisse prendre en charge tous les enfants en difficulté. L’idée du Secours national algérien était née. Reste la concrétisation sur le terrain. Maître Benabdellah a pris soin de rédiger les statuts et les déposa à la préfecture après la tenue d’une assemblée générale qui consacra Radjef président, Boudraâ, vice-président et Tidjani
Abdelkrim secrétaire général du SNA. Ce dernier contacte le capitaine Smati(4) pour l’acquisition des locaux de Sidi Ferruch*, des baraquements qui jadis appartenaient à une fondation française de bienfaisance, La Tasse de lait, de Mme Massu.
Sans difficulté aucune, Smati répondit à l’appel. Ensuite, par le biais de l’UGCA, une collecte est organisée parmi les commerçants d’Alger. Quelque 8 millions d’anciens francs, somme énorme à l’époque, a été collectée. L’organisation scolaire et éducative a été confiée à M. Champeaux, ancien instituteur de Boudraâ à Seddouk (w. de Béjaïa). Le SNA est mis sur les rails. Une fois les moyens matériels et humains fin prêts, on procède alors au ramassage des cireurs et des enfants livrés à eux-mêmes. On les place dans ce premier centre baptisé Dar El Amal après les avoir douchés et habillés convenablement. Tidjani fut le premier responsable de ce centre d’espoir. C’était début octobre 1962. A la fin novembre de la même année, Bachir Boumaâza, alors  ministre du Travail et des Affaires sociales de l’époque, convoque Radjef au Palais du Gouvernement. Il lui signifie que pour une «meilleure prise en charge de cette fondation, il serait intéressant de porter Ben Bella à la tête du SNA comme président d’honneur, mais à une condition : faire en sorte de dire que c’est lui qui l’a mise sur pied». Radjef s’étonna d’une telle proposition qui immobilise les initiatives citoyennes. Le SNA deviendra désormais l’idée de l’homme fort du système, le président Ahmed Ben Bella. Après «La Révolution, c’est Moi», le SNA c’est Lui aussi ; comme l’explique Tidjani Abdelkrim : «Une réunion s’est tenue à la salle Pierre Borde, l’actuelle Ibn Khaldoun, en présence du président Ben Bella et ses membres du gouvernement. Nous avons ramené nos enfants de Sidi Ferruch qu’on habilla de nouveau en haillons, barbouillés, et confectionné des boîtes de cireurs, du cirque, quoi. Ensuite, devant tout ce beau monde et face aux caméras, nos enfants ont cassé leurs fameuses boîtes. On avait applaudi. Le nouveau SNA venait de renaître». L’Algérie indépendante perdait ainsi et pour longtemps l’art d’association. La bureaucratie s’impose comme nouvelle force sociale. Aucune initiative citoyenne de quelque nature que ce soit ne sera tolérée sans l’aval ou le «haut patronage» du zaïm du moment !

– Notes de renvoi :

-1)- Selon un rapport de la police française établi en 1936
-2)- A. Mahsas in El Watan du 15 février 2007
-3)- Omar Carlier in Algérie Actualité n°1236 du 22 au 28 juin 1989.
-4)- Ancien retraité de l’armée française, responsable des œuvres sociales à la préfecture d’Alger.
*Actuellement Sidi Fredj

– Sources :
-1) Documents :
– Notes de feu Belkacem Radjef (certaines manuscrites d’autres dactylographiées)
– Mohamed Harbi Le FLN mirage et réalité, Editions J.A
– Benjamin Stora Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens-1926/1954, Edition L’Harmattan
– Les mémoires de Messali Hadj 1898/1938, Editions Jean Claude Lattes
– Mahfoud Kaddache Histoire du nationalisme algérien, Tomes 1 et 2
-2) Entretiens :
Tidjani Abdelkrim ; feu Benyoucef Benkhedda, Ali Merrouche ; Ahmed Ali Mahsas ; feu Ali Zamoum, la famille Radjef de Bouinan.

Hanafi Si Larbi

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25 Commentaires sur cet article

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  • Kaci Seddiki
    3 juin 2011 at 20 h 03 min - Reply

    Chers amis, vous rappelez-vous comment j’ai été pris à partie par un quelque dénommé MC quand j’ai revelé que feu Radjef Belkacem est mort,seul ,dans une chambre de l’hopital de Beni Messous,puant la peinture ,alors que le défunt souffrait des bronches ?




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    • tazla
      13 avril 2012 at 14 h 56 min - Reply

      bonjour c est comme ca qu ont finit la majorite de nos heros je voudrais savoir si vous etes de sa famille ou un ancien eleve du secour national moi j etais au centre du camp du marechal tizi ouzou 1965 a 1967




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    • Secours national algérien
      1 mars 2014 at 15 h 00 min - Reply

      Je vous salut mes chers frères et je voudrais bien être un élément de cette association, comme j’étais un ancien pensionnaire de ces centres S.N.A puis devenus E.N.E.P.E je suis partant pour la création de cette association.




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      • Ghedir
        2 novembre 2014 at 7 h 14 min - Reply

        Bonjour, centre SNA puis ENEPE,Souk haras, Annaba,Sètif,Sidi fradj.Paix pour ce grand homme qui nous a donnè un bout de pain et l’éducation quand nous étions abandonné de tous.
        Cordialement.




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    • benmadani Abdeldjabar.
      11 février 2015 at 16 h 43 min - Reply

      Sans commentaires rien a affaire je suis vraiment désolé pour mon père … je le considère comme tel parce que j’étais un enfant de SNA a Bab el oued puis notre dame et ensuite a tefeschoun… sidi ferruch et j’ai erminé ma vie de centre a la pérouse……




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    • Tarek Radjef
      20 février 2015 at 19 h 14 min - Reply

      Malheureusement nous, ses enfants,n’etions pas en Algerie. Par contre son epouse s’occupait de lui. On nous a dit qu’il a succombe a une infection urinaire non pas a cause de ses bronches qui effectivement etaient tres faibles.




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  • tazla
    13 avril 2012 at 14 h 50 min - Reply

    je suis un ancien eleve de l ecole technique de tadmait 1965 1966 et 1966 1967 section dessin industriel c etait un centre du secour national algerien fonde par monsieur RADJEF BELKACEM je cherche des anciens eleves pour creer une association et rendre hommage a notre pere spirituel




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    • Secours national algérien S.N.A
      1 mars 2014 at 14 h 13 min - Reply

      Bonjour Mon frère Tazla j suis une ancien pensionnaire de secours national algérien j’étais au centre de notre dame d’Afrique 1967 – 1969 puis transféré au centre de tefescoun(khemisti), ces centres sont devenus E.N.E.P.E moi également je suis pour la création de cette association (0660504262 Benmadani Abdeldjaba)




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    • tawa20002011@yahoo.fr
      9 juin 2014 at 13 h 08 min - Reply

      je suis un ancien eleve de tadmait
      deraji rabah retraité ex directeur banque
      je suis pour la création de cette association




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    • Ghedir
      2 novembre 2014 at 7 h 20 min - Reply

      Bonjour, mon email qui nous permettra de ne pas oublier cette générosité de Monsieur RADJEF et son équipe pour cette œuvre de bienfaisance.
      Cordialement.




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  • tawa20002011@yahoo.fr
    7 juin 2014 at 1 h 44 min - Reply

    je suis un ancien eleve du sna de 1963 à 1972.
    en 1963 j’etais à douera  » chateau  » c’etait là ou j’avais connu ali zamoum et amar azouz . en 1964 transferé au centre dar el 3amel apres renomé ho chi min sidi ferruch .en 1965 transferé centre annexe sidi ferruch.en 1967/68 j’etais l’eleve de kateb yacine on faisait du theatre .en 1968 à l’aide de kateb yacine et ali zamoum j’etais acteur ds film  » l’enfer à dix ans  » realisé par sidali mazif . en 1969 affecté au centre de bab el oued  » el kettani  » l’annee ou j’avais eu ma 6eme.je garde un tres bon souvenir de ces grands hommes revolutionnaires militants de la cause algerienne et apres l’independance ils ont continuer sans relache à edifier l’algerie ces hommes sont: rajef belkacem , ali zamoum , kateb yacine ,hmida,amar azzouz,mahi,cha3mbi etc…ils ont tout donné pour l’algerie je suis pour la création de cette association  » 0552218401  » Hammou mohamed mon e.mail tawa20002011@yahoo.fr
    tawa20002011@yahoo.fr




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    • malou mohamed
      8 juin 2014 at 12 h 34 min - Reply

      Moniteur a téfeshoun
      Louable initiative, a encourager.
      Les grands hommes n’ont jamais été épargnés par l’histoire. Monsieur Radjéf était de ceux-la.
      Tous les grands évenemnts ont été:
      -pensés par une catégorie de gens respectables
      -réalisés par des hommes convaicus et courageux
      -ils ont profité a des laches, sournois et
      dépourvus de toute moralité qui s’echinent a
      éffacer toute trace de leurs ainés.
      Éssayons de mettre fin a la ritournelle
      un enfant de chahid




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      • benmadani abdeldjabar
        11 février 2015 at 16 h 48 min - Reply

        Moi aussi j’étais a tefeschoun durant les années 1968 jusqu’au 1973, quartier est B1 avec boualem Sghir comme moniteur.




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  • Amar Radjef
    30 août 2014 at 22 h 29 min - Reply

    Bonsoir,
    Je suis le plus jeune fils de Belkacem Radjef.
    J’étais moi aussi au « château Holden » à l’été 1963, je venais d’avoir mon premier bac, je faisais le moniteur bénévole (déjà).
    Je trouve que la création de cette association est une excellente idée que je soutiendrais, moralement au moins.
    Cordialement




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    • A.Benmostefa
      31 août 2014 at 20 h 55 min - Reply

      el marhoum, Radjef Belkacem, militant de l’ENA (1930) ; membre du comité directeur de l’ENA (1933) chargé de trésorier, de l’administration et de la defusion d’El Ouma ; membre fondateur du ppa 1937) ; membre du comité central du MTLD (1946-1954). né le 19 septembre 1909 au douar Oumalou Ain el hammam (fort national), el marhoum Radjaf Belkacem (grand militant ENA, PPA, MTLD) est issu d’une famille pieuse maraboutique. Comme bien d’autres Kabyles de cette commune , il décide de quitter l’Algérie en 1928, il exesce la profession de menuisier a Levallois-Perret pendant environ trois années. Après un court voyageen aAlgérie, vraisemblablement pour revoir sa famille, el marhoum Radjaf Belkacem revient a Lavallois en 1932 et s’embauche comme garçon dans un lavoir ou il travail du 1er octobre au 1er avril 1933. il est peine âgé de 21 ans lorsque s’opère sa prise de conscience politique, au moment de la célébration des fêtes du centenaire odieuse de la colonisation, en 1930.Radjef raconte comment s’est déroulé son premier contact ave l’ENA. Et comment il a été a y adhérer : en 1930, j’eus l’occasion de recevoir Si Djilani.Nil nous présenté le journal el Ouma. Le premier article qui a attiré mon attention, c’était sur quatre colonnes : notre émancipation dépend. De notre action. Si Djilani m’a appris que le journal était financé par les militants, tirait a 3 000 exemplaires et était donné plus souvent gratuitement que vendu. Un rendez-vous mefut fixé avec des militants. Huit jours après, j’ai assisté a une réunion, j’ai vu les militants parler, discuter de nationalisme, d’indépendance, je retins ceci : il fallait se défendre, s’organiser,s’unir, créer un mouvement, pour lutter, relever le défi, sauvegarder notre dignité parce que je voyais que partout en Algérie nous étions maltraités, malheureux. C’est la raison qui m’a amené a militer au sein de cette organisation nationaliste. au moment ou se tient l’Assemblée générale de l’ENA en mai 1933, qui le voit accéder a des postes de responsabilité, il se trouve sans travail. il se fait allouer le secours de chômage par la mairie pendant un certain temps, puis quitte lavallois pour venir s’installer au 49, rue Daguerre (dans le quatorzième), siège de l’Etoile nord-africaine. Membre du comité central, il devient permanent du parti chargé de la trésorerie, de l’administration. et de la deffusion du journal El Ouma. suite…




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      • A.Benmostefa
        31 août 2014 at 22 h 30 min - Reply

        Suite…Radjaf Belkacem grand militant l’ENA – PPA – MTLD.il exesce les fonctions de propagandiste dans le travail de militantisme et de contact, et a l’entière confiance du nouveau leader de l’ENA.. Trésorier de l’organisation, occupant une responsabilité administrative, déchargeant Messali Hadj de tout ce lui n’est pas directement politique dans le travail de secrétariat, il est, de fait, le secrétaire-adjoint de l’Etoile. il entreprend une tournée dans le nord (Douai, Lille, valenciennes) en juillet 1933. Dans les réunions publiques, il apparaît d’emblée le troisième orateur après Mes sali et Imache. Lui aussi dans ses discours, Radjaf promet dans un meeting tenu le 09septembre 1934 : quand nous serons riches, nous achèterons des canons, Radjaf Belkacem prend la parole a presque toutes les réunions du parti. il attaque violemment la France et la colonisation, réclamant la libération de l’Afrique du nord, par l’Union des musulmans Algériens, Tunisiens, marocains. Le 05 novembre 1934, Radjaf poursuivi par la police coloniale pour reconstitution de société des soute est condamné a six mois de prison et 2 000 francs d’amande. libéré, il reprend sa place au sein de la direction du parti. Le 09 juin 1935, l’Union Nationales des Musulmans Nord-Africain (nouvelle appellation de l’Etoile) tient une assemblée générale a lavallois-perret . après Imache qui dénonce la politique d’assimilation, Radjef dresse l’historique du nationalisme algérien depuis la reconstitution de l’ApEtoile. A ce momentcependant son rrôle va s’accuser dans les années 1938-1939, pesant davantage encore en matière d’orientation. Totalement disponible pour le travail de propagande dans la mesure ou son temps de travail professionnel est limité (marchand de quatre-saisons, chômeur, laveur de voiture…, il peut consacrer beaucoup de son temps a l’Etoile. il milite alors dans la section de Billancourt de l’ENA.. a la veille du front populaire, Radjef s’occupe plus spécialement des contacts avec les commerçants regroupés dans la ligue de défense des musulmans nord-africains. en mars 1937, le parti du peuple algérien (PPA) se donne une direction composée de la plupart des anciens responsables de l’Etoile, a l’exception d’Imache. Radjef qui en fait partie, voit son rôle s’accroitre. Enjanvier 1938, il fait le bilan de la politique du front populaire en des termes ttrès sévères : le nombre de ceux qui meurent de faim en Algérie n’a pas diminué d’une unité, les lois fascistes d’exception y ont retrouvé une vigueur nouvelle, et l’opinion algérienne est plus que jamais traqués dans la personne de ses représentant. le 12 mars 1938, en l’absence de nombre de ses leaders emprisonnés, le PPA. Tient sa première assemblée générale a Paris. Radjef, avec si Djilani et Amar Khider, anime les débats. Les 20 et 21 août 1938, dans une autre assemblée générale tenue dans le quatrième arrondissement, rue Vandamme, le PPA. Présente un programme en soulignant la nécessité d’œuvrer pour une émancipation réelle des masses encore exploitée et de déjouer les manœuvres perfides de l’impérialisme français durant ces deux jours, Radjef préside la réunion. En décembre 1940, les allemands créer a Paris un bureau de propagande spécialisé pour les pays du Maghreb, la section algérienne est dirigée par Radjef qui parle en kabyle a radio-paris-mondial. Dans sa thèse The rise and fall of the movement of Messali Hadj, a la fin de la seconde guerre mondiale, le PPA. Décide une amnistie des militants s’étant égarés dans la voie sans issue de la collaboration. Radjef reprend son poste de combat n’ayant jamais renoncé a ses convictions nationalistes. il participe a la session du comité central de zeddine en 1948. il joue un rôle de premier ordre dans la remise en place de la fédération de France du mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, secoué par la crise berberiste en avril 1949. Berbérophones, il est chargé de reprendre la situation en main avec Saidi Sadok et Chawki Mostefai. A l’occasion de cette affaire, il retrouve pleinement sa place dans la direction. A la mi mars 1952. il préside la réunion du comité central du MTLD. Qui rejette l’idée du congrès national algérien. Au moment ou s’ouvre la crise du MTLD. Au début du mois d’octobre 1953, Radjef demande a Messali de revenir sur sa position. en février 1954, avec Ali Mehsas et Safi Boudissa, il participe a la constitution d’un comité appelant les militants a rester neutres entre les deux tendances en présence. En août 1954, au moment de la tenue du congrès des centralisées a Alger, il représente l’immigration ouvrière en France. Son rôle sera effacé dans la guerre. Après l’indépendance. Il occupera d’une institution consacrée aux orphelins de la guerre. sources : pages historiques du PPA, Kadache un historien du nationalisme algérien, el Ouma, brochure du MTLD, Carlier, Hamdi, Mohamed Harbi, entretien Bougheroumi, Ait Ahmed, Ali Mehssas. (rahimah Allah wa Allah yarham chouhada (s) el moukhlissine. Salam aleikoum.




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        • Tarek Radjef
          19 février 2015 at 23 h 16 min - Reply

          Bonjour,
          Je suis le fils aine de Belkacem, ne en 1937. Jeune enfant, j’ai accompagne mon pere a plusieurs reunion dans les cafes de Paris. En particulier, au 22 Rue Xavier Privas dans le 5eme.
          Je remercie A. Benmostefa pour retracer le parcours de notre pere. En general, les faits sont tres bien reportes. Je souhaite preciser que la reunion du MTLD du 13 Aout 1954 a pris place a Belcourt dans un garage. Le but etait la reconciliation. Les Centralistes , les Neutres don’t faisait partie mon pere et les Messalistes etaient presents representes par Mezerna. Des representants du CRUA invites en observateurs, dont Ali Kafi, etaient aussi presents.
          Mon pere a ete elu president de la reunion. En fait, il m’a raconte qu’il donnait la parole aux jeunes en preference. Il etait fier de cela. La reunion a dure 72 heures. Personne n’avait le droit de sortir. Ils etaient ravitailles en sandwich par camionnette et dormaient sur les bancs. Si les autorites locales les avaient trouves, cela aurait retarde la lutte pour l’independance d’au moins dix ans.
          J’ai aussi ete au chateau Holden, j’ai remplace temporairement Ali Zammoun quand il a ete nomme sous-prefet de Tizi-Ouzou.
          Je serais tres heureux de voir votre association fleurir.
          Tarek.




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          • batni
            20 février 2015 at 16 h 50 min -

            Mr Tarek Radjef,

            Peut-on connaitre l’évolution de la position de feu votre père (Que dieu est son âme) par rapport a la question Berbère?

            Merci et mes respects,




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        • Tarek Radjef
          21 février 2015 at 5 h 50 min - Reply

          Je voudrais aussi preciser que pendant la guerre 54-62, notre pere etait incarcere a la prison de la Sante de mi-Decembre 1954 jusqu’au 10 Octobre 1956. Durant cette periode il a continue a sensibiliser et former ses camarades de prison. Je connais une personne devenue fameuse apres leur relachement a qui il a appris a lire. Une fois libere, notre pere est devenu un des Permanents de la Federation de France du FLN.




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    • Patrick/Amar RADJEF
      21 février 2015 at 10 h 00 min - Reply

      Je m’apperçois que je n’ai pas mis mon contact :
      Si je peut vous aider à monter cette associaiton des anciens de L’ENA ce serait de bon cœur.
      Mon adresse mail :pradjef@nat.fr
      J’ajouterai que mon père n’était pas contre la France tout entière car il s’était cultivé tout seul et il savait qu’il a une France Humaniste , mais il était farouchement contre la France colonialiste, Il avait beaucoup d’amis et était respecté par tous ceux qu’il fréquentait.
      J’ai vécu auprès de lui, en Bretagne, les dernières années de la guerre d’indépendance.. et les premières de l’indépendance en Algérie.
      ….




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      • naït mohand
        15 juin 2016 at 8 h 19 min - Reply

        Bonjour Patrick/Amar RADJEF. Je suis Naït Mohand, j’ai eu l’honneur de connaitre votre valeureux père car je fais parti de ces enfants ramassés par le secours national algérien et installés au chateau « Holden » à Douéra. Gamin j’éprouvais beaucoup de respect à ce Monsieur d’une stature imposante et qui parlait fort. A l’occasion d’un rassemblement je ne sais plus à quelle occasion, votre papa avait dit que la France était sa seconde patrie.( c’etait meme la premiere fois que j’entendais cette expression ). Sur le coup cette affirmation m’avait cinserement étonné. Ceci confirme ce que vous dites bien sur. C’était un grand homme qu’il repose en paix, les enfants de l’Algérie ne doivent pas l’oublier.
        ndahmane@hotmail.com




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  • Tarek Radjef
    20 février 2015 at 19 h 52 min - Reply

    Batni avec plaisir,

    Notre pere etait Algerien avant tout, ensuite fier d’etre Kabyle. Les discours qu’il a fait pendant la lutte pour l’independance de son pays etaient le plus souvent en amazight. Son arabe etait rudimendaire au plus.
    Son trajet a ete dicte par les elements suivants.
    1) Un amour inconditionnel pour son pays l’Algerie..
    2) Les autres d’abord, ma famille, moi en dernier.
    3) L’unite fait la force. Une Algerie unie avant tout.
    4) L’education des enfants pour oeuvrer vers un meilleur futur.
    5) L’action sociale.pour eliminer la faim.

    A son enterrement a El Alia en 1989, ou le gouvernement et ses opposants etaient presents, quelqu’un a remarque que meme mort, il nous unit.




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  • Meziani mohamed
    29 octobre 2015 at 14 h 46 min - Reply

    Je suis un des enfants receuilli en fin 1962 par le secour national algerien
    Hommage a feu Belkacem Radjef et que dieu lui donne inchallah sa place au paradis ainsi que
    tous les membres fondateurs.
    Hommage à tous ces hommes , ses femmes algeriens ,et européens qui nous ont sauvés
    Au directeur de dar el amel de sidi ferruch Mr zaoui hamida ,son épouse denise ,son fils
    vasso
    a tous les éducateurs Mr mohame ben bella ,Messieurs bouali ,slimani said (takchouka ),
    a tous mes camarades de dar el amel ,annexe sidi ferruch ,centre de tefechoun ,et centre de
    bab el oued
    A mokrane ,boudina le cuistot,pierre texier le courageux et tous ce qui se reconnaitront
    Je voudrais dire aux enfants de Mr RADJEF BELKACEM et de tous ceux qui nous ont aidés d’etre fier de vos pères parce que c’est grace à eux que tous ces enfants sont sauvés tous et parmis eux il y’a un ministre ,des PDG ,des cadres dirigeants ,et enfin des entrepreuneurs
    Merci pour le journaliste qui n’a pas oublié ce grand homme nommé BELKACEM RADJEF

    « la plume écrit en pleurs les 50 années de souvenir des vrais hommes universels




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  • Meziani mohamed
    29 octobre 2015 at 15 h 03 min - Reply

    Mon coeur saigne car je note avec regret que l’attention des gens n’est en aucune façon dirigée vers ce qui est digne de ce jour et de ce temps.
    Le soleil de vérité s’est levé sur le monde ,mais nous sommes pris au piège de nos sombres immaginations.
    Les eaux du très grand ocean se soulèvent autour de nous ,mais la soif nous désseche et nous affaiblit.
    Entre les larmes et l’affliction nous trainons nos jours,nous tatonons et trébuchons dans notre pays frappé de famine.
    Si nous méditons quelques temps sur les versets du coran,nous serons convaincu du fait que si une ame est douée des attributs de la vraie foi et marquée par les qualités spirituelles ,elle deviendra pour l’humanité entière,l’emblème des infinies miséricordes de dieu.
    « Ne penses-tu pas être qu’une forme chétive alors que l’univers repose en toi »
    Tous ces phénomènes si variés,ces concepts,ce savoir ,ces sciences ,ces arts et ces inventions sont des émanations de l’esprit humain.
    Tout peuple qui s’est aventuré dans cette mer sans rivage a surpassé les autres.
    Le bonheur d’une nation consiste en ce qu’elle brille comme le soleil dans le ciel du savoir.
    « Ceux qui possèdent le savoir et ceux qui ne l’ont pas seront-ils traités de même »
    Combien longtemps encore errons-nous?
    Quels doit etre la durée de notre confusion?
    Combien de temps durerons nos conflits d’opinions.
    Ces antagonismes stériles,cette ignorance,ce refus de penser.
    « Tous les barbus ne sont pas une preuve de vertu et de savoir ,tous les chapeaux des laics ne sont pas un signe d’ignorance et d’immoralité.
    Combien de chapeaux ont fièrement levé la bannière du savoir.
    Combien de barbus ont abbaissé la foi de dieu ».
    Cette poignée de jour s’estompera comme les ombres et ne sera plus.
    Oeuvrons donc pour que dieu puisse répondre sa grace sur nous ,afin que nous laisserons un souvenir favorable aux coeurs et sur les lèvres de ceux qui nous suivrons.




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  • bouzebra farid
    14 octobre 2016 at 15 h 46 min - Reply

    Bonjour vous m’avez rapler de m’en enfance passe à SIDI FURUDJ DE 1972A1974 après STOUALI DE 1974A1976 et ma formation DE 1976A1980 à BOUIRA (À LA FERME ÉCOLE DES ALLMEND ) SONT AVOIR lINFORMATIONS D’AVOIR DES HOMMES DERRIÈRE NOUS . MERCI ET MERCI ENCORE




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  • Congrès du Changement Démocratique