Édition du
25 March 2017

Dégagez-moi!

Zehira HOUFANI-BERFAS

Vous n’avez pas cessé de crier au changement! De me harceler de critiques, régime honni et illégitime par là! Corrompu et anti-national par-ci!  Bon, je reconnais que vous n’avez pas tout à fait tort, je mérite sûrement certaines accusations. Je fais la chasse à l’intelligence, j’ai un faible pour l’incompétence et l’ignorance, j’encourage la bêtise à grande échelle car elle me renforce dans ma fuite en avant et fortifie ma vanité. C’est vrai aussi que je vous maltraite et vous humilie. Je vous ai confisqué vos rêves et vos richesses et fait de votre pays un immense bidonville où la vie n’a plus de sens. Je ne parle pas du Club des pins, bien sûr, c’est mon territoire et plus tard, celui des miens, incha Allah.

 

En tant que régime totalitaire, je pense avoir fait le tour de la nuisance pour rendre la vie insupportable sous le ciel d’Algérie. La preuve, vous êtes toujours aussi nombreux à fuir aujourd’hui comme hier pour trouver asile ailleurs. J’avoue que même moi, ça ne m’amuse plus de vous faire souffrir. D’ailleurs, il m’arrive parfois de m’écoeurer moi-même de me savoir à ce point tyrannique et corrompu. Cette étiquette qui me colle à la peau devient pesante et j’en ai assez de la porter devant le monde entier. Convenez que c’est loin d’être une réputation enviable, mais je l’assume… et persiste comme vous savez, puisque de toutes façons, votre léthargie ne fait que m’encourager.

 

De plus, je vous ai entendu dire « y’en a marre du pouvoir! » Vous ne le savez peut-être pas, mais je vous ai aussitôt répondu, à ma façon naturellement : « Dégagez-moi! », car j’ai vraiment cru mon heure venue. Surtout après la chute de mon copain Benali. Je ne pouvais pas y croire, au commencement, mais quand mon 2e copain s’est effondré, (pauvre Moubarek qui rêvait de léguer l’Égypte à son fils) les choses devenaient sérieuses et je m’y suis préparé… à partir bien évidemment. Je me suis dit qu’en tant que peuple opprimé depuis si longtemps, vous ne pouviez pas rater ça, vous venger enfin de moi, votre régime politique honni et corrompu, et provoquer ma chute. D’ailleurs, je n’ai même pas pensé envoyer l’armée dans la rue quand vous avez investi quelques parcelles. J’avoue qu’à un moment, j’ai bien cru que la place des Martyrs connaitrait le même destin que Place Etahrir.  Bien sûr, j’ai envoyé les policiers, que voulez-vous, il faut bien que la dictature s’exerce, surtout quand elle est (ou se croit) sur le point de s’effondrer. C’est un peu le baroud d’honneur, on sait ce que c’est, c’est dans nos mœurs. Bref, j’attendais qu’une vague populaire puissante nourrie de décennies de colère vienne me déraciner du pouvoir. C’était une chance inouïe pour tous mes détracteurs et j’étais persuadé qu’ils ne pouvaient pas se permettre le luxe de la laisser passer. Je savais qu’ils portent encore les stigmates des virus que je leur avais inoculés pour qu’ils se haïssent, se déchirent, se corrompent et se méfient les uns des autres, mais la volonté peut tout surpasser. Et les exemples des autres peuples en révoltes démontrent qu’on peut tout dépasser si l’objectif est d’atteindre l’ennemi commun. Et j’en suis toujours UN pour vous. N’est-ce pas?

 

Pourtant j’ai survécu à la vague, grâce à vous. Et grâce à vous également, je vais encore vous nuire, ainsi qu’à vos enfants, voire vos petits-enfants, peut-être, et ce, même si des fois je suis tanné de vous voir réduit à ce peuple si dépendant, qui ne se voit qu’à travers moi. Je suis donc forcé de constater que vous ne voulez pas plus que moi le changement. Je ne peux pas vous contraindre à me dégager, ce n’est pas mon rôle. Si je suis encore là, en train d’imposer mes lois, c’est que vous avez plus peur du changement que de moi, le régime oppresseur. En fin de compte, il faut peut-être croire que nous sommes faits l’un pour l’autre.

Pauvre Algérie!


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39 Commentaires sur cet article

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  • Souhir ALI
    25 mai 2011 at 18 h 32 min - Reply

    Merci chere dame d’avoir su dire ce qui me déchire le coeur, mais bon sens où sont nos hommes?




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  • messoudi
    25 mai 2011 at 23 h 49 min - Reply

    bravo madame pour cette analyse aussi juste que pathetique ,mais vous ne faites aucune allusion aux véritables raisons qui rendent les algeriens en general et les jeunes en particulier aussi cataleptiques car il doit surement y avoir des mobiles objectifs à cette lethargie et insensibilité des plus dramatiques.




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  • abd el allah el muslim
    26 mai 2011 at 0 h 28 min - Reply

    chere madame avant tout bravo pour cet article permeter
    moi de rajouter seci ,moi régime criminel j’ai fait de toi peuple un lache.




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  • moustaqim
    26 mai 2011 at 1 h 02 min - Reply

    Les Algériens ont été trop manipulés, c’est pour ça qu’ils sont prudents, pour l’instant à mon sens, ils regardent et analysent ce qui se passe en Egypte et en Tunisie……
    Si par bonheur ces démocraties naissantes ne seront pas avortés après les élections les Algériens vont agir……et Dieu est seul Savant.




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  • Rachid Belaid
    26 mai 2011 at 1 h 37 min - Reply

    Vous avez absolument decrit la realite Algerienne, on ne peut le dire mieux. Nous avons par notre faute transforme de simples etres humains a l’intelligence tres reduite en des demi-dieux, venere par certains et craints par la majorite. Certes ils ont les doigts sur la gachette, mais la force d’un peuple est bien plus forte que toutes les armes et les chars du monde, preuve a l’appui, Tunisie, Egypte, Lybie, Yemen, Bshrein, Syrie. Il faut peut etre se rendre a l’evidence que l’Algerie a enfante d’une generation fantastique en 54 et puis des pires apres 62. Il faut accepter notre echec et raccorder nos attentes et nos espoirs par rapport a notre faillite actuelle. Meme pour la decenie rouge, pourquoi avons nous permis une telle tragedie? ou etait le peuple entre temps?




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  • hakimM
    26 mai 2011 at 2 h 20 min - Reply

    @Souhir Ali,
    Ils attendent les vrais hommes lesquels attendent les vrais vrais hommes lesquels attendent les femmes!




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  • Ahmwd
    26 mai 2011 at 3 h 25 min - Reply

    Tous les hommes, tous les algeriens et algeriennes ont ete au bien reduit a l’esclavage soit corrompu, par la force ou l’exile s’il le faut. Quel gachi que ce peuple…




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  • clandestin
    26 mai 2011 at 13 h 32 min - Reply

    bravo madame tous des aplaventristes , des khoubzistes des carrieristes , des beafteakistes , les egoistes des minables materialistes , des envieux et des jaloux voila le resultat de 50 ans de diktature ,je ne sias meme pas si ca vaut la peine de se battre pour ce peuple pour la democratie n il ne la merite pas .C est tous des opportunistes des vrais adpetes de takhti rassi …je suis desolé mais c est la realité, mem si je conclus par hacha limayassthalouhach…




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  • amaawajou
    26 mai 2011 at 13 h 38 min - Reply

    Bonjour Madame Houfani!
    Tout est dit dans cette belle analyse, les algeriens sont bafoués dans leurs dignité dans leur pays et dans les pays étrangers aussi.
    Parlant de la Hogra et puisque vous vivez au Québec, n’avez pas constaté la discrimination au travail de la communauté magrebine?
    avez vous entendu parler du pourcentage de chomage chez les magrebins au Québec?
    Comment se fait il des intellectuels de votre trempe font peu ou ne font rien pour sensibiliser et combattre le racisme qui a atteint son paroxysme ?
    Moi personnellement j’aimerais bouger , j’aimerais faire quelque chose , j’ai des idées et de la volonté pour mettre à nu surtout les employeurs racistes mais je n,ai pas fait des études universitaires…
    Qu’en pensez vous si on s’inspire de la ligue de la defense des droits des noirs pour créer un mouvement fort et uni pour la defense des magrebins contre la méprise de la société québecoise envers nous , juste parce que nous sommes des musulmans ou jsute parce que nous portons des prénoms musulmans.
    Ou est la dignité au Québec lorsque des algeriens changent leur prénom juste pour une petite jobbine?
    Ici au québec nous devons nous organiser, nous unir et prendre des actions, il est temps de lever le drapeau rouge, de dire basta au racisme.
    Merci




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  • sema
    26 mai 2011 at 14 h 28 min - Reply

    Salam alaykoum,

    L’attitude des Algériens me semble cohérente d’une certaine façon. Le pays est traversé par de multiples courants et intérêts divergents qui fonctionnent comme de véritable mafia sans scrupule. Par ailleurs ils ont des soutiens extérieurs puissants et malsain.
    Faire le changement c’est aller au bras de fer avec ces différents acteurs…donc cela exige une préparation crédible.
    Le peuple a besoin d’être solide et unis comme pendant l’indépendance.
    Hamdoulilah on ressent que la base existe via les différents mouvements locaux qui témoignent d’une prise de conscience.
    Pour transformer ces mouvements locaux en mouvement de masse il faut impérativement une union autour d’une plateforme commune : c’est le FCN. C’est d’autant plus important que c’est un préalable essentiel pour engager le bras de fer avec efficacité comme on l’a vu en Egypte :
    – les réseaux étrangers ne s’avanturent pas lorsque qu’ils ont un adversaire unit issue de la base.
    – le peuple Algérien suivra le mouvement de masse organisé, si celui-ci est unit et crédible car c’est rassurant pur l’avenir (éviter le chao).

    Voilà, les ingrédients y sont. Un peuple conscient. Des mouvement locaux (inefficace séparemment). Il manque la rencontre entre le peuple conscient et un mouvement crédible et massif. C’est le rassemblement des patriotes éclairés autour du FCN pour ganger la confiance de la masse et balayé à jamais la médiocrité, l’autoritarisme, le mensone, la hoggra et les assassinats par une génération criminelle qui rendra comptes le jour J inchaAllah.




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  • Petit Omar
    26 mai 2011 at 16 h 39 min - Reply

    Rachid Belaid a posé la vraie question. »Pourquoi avons-nous permis la tragédie de la décennie rouge ».Les massacres ont touché des régions précises:L’Algérois et le sud de l’Oranie.Cependant l’Algérois a été le plis frappé.En plus des massacres,il y’a eu 1,5 millions de personnes qui ont fui ou ont été chassés de leur terre pour aller s’installer autour des villes(Alger,Blida…).En regardant,cette question des massacres voici ce qui apparait:
    —————————————-
    Nombre Total de massacres (1994-2002) -Algérie: 300 massacres
    ——————————
    Massacres par régions:
    ——————————–
    -Algérois:243

    Hors-Algérois:57
    ———————–
    *Constantinois :3 massacres -Sétif- :1-Msila :2

    *Oranie :44 massacres:Mascara:8-Tiaret :9-Saida :9-Tlemcen :5-Relizane :5-Arzew :2

    -Oran(région) :2

    *Sahara :10 massacres -Laghouat :4-Djelfa :3-Béchar :1-El bayadh :1-Aflou :1

    *Kabylie:aucun massacre
    ***Extrait du site:aristote-algerois.com(texte 30)
    A cela il faut ajouter les disparitions:8200 dont le pouvoir reconnait en être l’auteur.
    -Question pour reprendre celle de Rachid Belaid:Pourquoi les Constantinois, les Kabyles et les Oranais n’ont pas réagi face à ces massacres qui frappaient plus précisément les Algérois.Et aujourd’hui, on voudrait les voir se soulever de nouveau.Qu’attendent les Constantinois,les Oranais,les Kabyles pour marcher massivement vers Alger et renverser le pouvoir comme l’ont fait les Tunisiens et les Egyptiens.Pourquoi attendre que le changement doive venir d’Alger.




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  • docgyneco
    26 mai 2011 at 17 h 41 min - Reply

    Excellent article chapeau




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  • Adel
    26 mai 2011 at 18 h 00 min - Reply

    Notre sœur Mme Zehira Houfani-Berfas – dont je salue le retour sur LQA – a du talent, c’est un fait indéniable. Elle sait trouver les mots et le ton justes pour dire ce qu’elle a à dire. Elle nous avait habitués à plus d’optimisme et de combativité, cependant.

    Je fais moi-même partie de cette masse informe qui n’a pas le courage de sortir dans la rue braver les policiers et les agents du DRS pour demander au pouvoir de dégager et je ne m’aventurerai donc pas à lui faire une leçon de morale. Je lui ferai cependant remarquer qu’un militant se doit d’être conséquent avec lui même. Quand on croit à la justesse d’une cause et qu’on décide d’œuvrer à son triomphe, on prend le parti de lutter et de se battre jusqu’au bout, même si on est seul sur le terrain. Lorsque le petit groupe qui fonda l’ENA en France activait et recrutait des militants, combien y avait-il d’Algériens qui croyaient à l’indépendance et se battaient contre le colonisateur? Ce petit groupe y avait cru pourtant et avait œuvré sans relâche pour l’indépendance de l’Algérie.

    Un militant n’accuse pas le peuple, il essaye de trouver le meilleur moyen de le mobiliser et il agit sur le terrain pour mettre ce moyen en application, et si ce dernier ne marche pas, il essaye d’en trouver un autre.

    Si le peuple algérien n’était pas aussi désorienté qu’il l’est aujourd’hui, cela voudrait dire que 50 ans de dictature n’auront pas eu entièrement raison de lui. Mais la vérité est que le régime politique mis en place en 62 et renforcé en 65 et 92 est l’un des plus pervers que l’humanité ait connus et son action a eu un effet particulièrement dévastateur et multiforme. Pour moi, l’effet négatif de 50 ans de dictature militaire en Algérie est pire que celui des 132 ans de colonisation française.

    D’autre part, il ne faut pas minimiser les effets de la tragédie des années 90. Un peuple qui a subi un tel traumatisme ne peut être blâmé pour son excès de prudence.

    Les Algériens sont désorientés et perplexes. Ils ne sont pas totalement apathiques, cependant. Les grèves et mouvements de protestation qui se déclenchent sans arrêt depuis quelques mois sont un signe de vitalité. De même, le bouillonnement d’idées qu’on observe sur tous les forums, dont LQA est un bon exemple, ne peut que dénoter une prise de conscience qui touche de plus en plus de personnes. Ce qui manque, c’est l’unification de tous ces mouvements et de toute cette énergie derrière une seule bannière et leur orientation vers un but politique clair et consensuel.

    Il ne faut pas non plus minimiser la fracture qui existe, dans la société et les élites qui composent l’opposition et œuvrent pour le changement, entre partisans d’un État islamique qui appliquerait intégralement la chariaa et partisans d’un État de droit démocratique. Tant qu’un socle commun liant tous les opposants au régime n’est pas trouvé, le peuple algérien éprouvera des difficultés à se mobiliser et on assistera à des tirs croisés au sein de cette opposition, dont les différentes composantes continueront à se neutraliser mutuellement, pour le plus grand profit du pouvoir.

    Le peuple algérien a dépassé le stade de la révolte. Il est à la recherche d’un consensus qui lui permettra de sortir définitivement du règne de l’auto-destruction pour aborder celui de la paix véritable et du progrès. Je crois personnellement que ce consensus peut se faire autour de l’objectif de l’État de droit et que cet objectif est en parfaite harmonie avec les valeurs et l’enseignement de la doctrine islamique. Je ne pense que l’application immédiate et intégrale de la shariaa islamique telle que préconisée par l’aile radicale du mouvement islamiste ou l’application d’une laïcité pure et dure à la française, avec pour corollaire l’interdiction du FIS, telle que revendiquée par l’aile radicale du courant moderniste, puisse servir de base à ce consensus.

    Le travail de clarification des objectifs et d’unification des rangs prendra du temps, mais une fois qu’il arrivera à son terme et qu’il donnera ses fruits, alors le peuple algérien ne manquera pas de se lever comme un seul homme pour balayer définitivement le régime tyrannique pourri corrompu et corrupteur qui l’étouffe depuis si longtemps, comme il a balayé le régime colonial inique.




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  • Liès
    26 mai 2011 at 20 h 36 min - Reply

    Paru dans TSA aujourd’hui 26/05/2011.

    CONSULTATIONS POLITIQUES.

    Les dix propositions de Khaled Nezzar

    Le général à la retraite Khaled Nezzar a été reçu ce jeudi 26 mai par la commission Bensalah.

    A la sortie de sa rencontre qui a duré plus de deux heures, le général Nezzar a révélé aux journalistes ses dix propositions pour les réformes politiques engagées par le chef de l’État.

    Il propose :

    1- « de limiter le nombre de mandats présidentiels,

    2- l’alternance au pouvoir,

    3- de légiférer par ordonnance présidentielle jusqu’à l’élection de la prochaine APN,

    4- d’autoriser la création de nouveaux partis politiques et de nouvelles associations de la société civile,

    5- de respecter le caractère républicain et démocratique de l’État algérien,

    6- de garantir les droits de l’opposition et des minorités parlementaires,

    7- de confier à une commission indépendante la préparation des futures textes de lois.

    8- de garantir la liberté de manifester pacifiquement même dans la capitale,

    9- la transparence dans tous les domaines.

    10- aucune légitimité ne doit prévaloir en dehors de la légitimité constitutionnelle en ce qui concerne les croyances religieuses et les libertés individuelles.»
     
    L’ancien homme fort du régime a estimé que ces réformes sont nécessaires pour l’instauration de l’État de droit.
    « Cette initiative doit s’inscrire dans notre objectif de transmettre le flambeau aux nouvelles générations », a ajouté Nezzar qui a plaidé pour la restauration de l’autorité de l’État.




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  • Djahida
    26 mai 2011 at 22 h 46 min - Reply

    LES DIX PROPOSITIONS DE NEZZAR ET LES DIX REALITES DU SYSTEME
    le général Nezzar a révélé (TSA) aux journalistes ses dix propositions pour les réformes politiques engagées par le chef de l’État. Il propose «
    1. de limiter le nombre de mandats présidentiels
    2. l’alternance au pouvoir, (pour les fonctions électives et administratives sans exclure aucune institution)
    3. de légiférer par ordonnance présidentielle jusqu’à l’élection de la prochaine APN,(donc dissolution ou gel des activités de l’APN)
    4. d’autoriser la création de nouveaux partis politiques et de nouvelles associations de la société civile,
    5. de respecter le caractère républicain et démocratique de l’État algérien,
    6. de garantir les droits de l’opposition et des minorités parlementaires,
    7. de confier à une commission indépendante la préparation des futures textes de lois ».
    8. de garantir la liberté de manifester pacifiquement même dans la capitale,
    9. la transparence dans tous les domaines.
    10. aucune légitimité ne doit prévaloir en dehors de la légitimité constitutionnelle en ce qui concerne les croyances religieuses et les libertés individuelles ».

    Le système répond :

    1. mandat à vie (M.Belkhadem a soutenu le 4ème mandat de M.Bouteflika. m ;Ouyahia n’a pas soutenu le contraire)
    2. un minimum de 12 ans pour un ministre , des députés ayant exercé jusqu’à 5 mandatset ça continue
    3. quasi-unanimité des partis du pouvoir pour le maintien de l’APN jusqu’à échéance du mandat
    4. aucun parti ne sera agréé pour le moment (Ministre de l’Intérieur)Pour la société civile , c’est il n’y en pas ; hacha quelques associations marginalisées localement et sur le plan national
    5. il n’y a ni république (au lieu de res publica , pouvoir , chose publique , nous avons res privus opacus nécessaire à la cohésion sociale et à l’unité du pays )ni démocratie (le peuple ne décide de rien, il n’est pas MATURE ,on pense et on décide à sa place jusqu’en 2030 Inn Chaa Allah))
    6. nous garantissons rien du tout ni les droits de la majorité encore moins ceux des minorités NOUS SOMMES UN PEUPLE UNI PAR LES THAWABITE LES 3 THAWABITE . DONC LES MINORITES SONT DES PERTURBATEURS OU TRICES
    7. indépendante , il faut les trouver les IN DEPENDANTS .Le système ne veut pas des indépendants hors ceux du système Le peuple ne veut les indépendants du système (taâ système)
    8. jamais ! vous voulez faire comme Ben M’Hidi jeter la révolution dans la rue, on risque d’avoir une révolution non pas des œillets , orange ou du jasmin , nous allons à la révolution figues de Barbarie !Et vous allez perturber Hydra et Club des Pins , là ou les M’khakh pensent pour le peuple el Aggoun.
    9. transparence , vous rigolez !personne n’acceptera même pas l’aide cuisinier de l’école primaire de Bir El Khali . Ça marche bien pour la majorité , dans le noir , pourquoi changer un système « démocratique «qui satisfait » tout le monde sauf el 7ssadine
    10. Personne ne peut nous enlever ce que nous avons gagné bil BAROUD , personne surtout que notre famille croit en exponentielle.
    Vu que M.Bouteflika a souvent répété avoir des difficultés pour appliquer les dix points du général, fondement d’un Etat moderne et civilisé
    Quand le général propose ces points avec force, c’est qu’il n’avait pas pu les appliquer lui-même
    Vu que M.Bouteflika et le général Nezzar sont des patriotes mais impuissants et maintenant impotents
    le système n’est pas entre leurs mains IL EST ENTRE LES MAINS DE LA MAFIA .
    Bonsoir.




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  • NEDJMA
    26 mai 2011 at 23 h 32 min - Reply

    Ce ne sont pas ni les intellectuels ni les affairistes qui débarrasseront le pays de ses tyrans mais les millions de GUEUX.
    Ils ne descendront pas dans les rues sans savoir qui et comment garantiraient leurs droits et interêts,beaucoup savent qu’ils font partie de l’enfer et de l’avenir arabe.




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  • Zehira houfani
    27 mai 2011 at 3 h 59 min - Reply

    Bonjour à tous,
    Cher frère Adel, je vous réponds très simplement d’abord pour vous remercier de l’accueil chaleureux et de l’introduction généreuse que vous me faites, mais aussi pour reprendre certaines de vos remarques plutôt pénibles.
    Vous me demandez notamment,indirectement d’être conséquente avec moi-même et poursuivez « quand on croit à une cause et qu’on décide d’œuvrer à son …….on se bat jusqu’au bout, même si on est seul du le terrain ». Vous faites ensuite le parallèle avec le combat des militants de l’ENA contre le colonisateur. Vous me rappelez la fracture qui existe entre les Algériens et les stigmates de la décennie noire.
    Très franchement, je trouve le propos à tout le moins agaçant. Je n’ai pas découvert la cause algérienne sur LQA, et je ne l’ai pas jetée aux orties après coup. Je porte en moi la lutte pour une Algérie libre et démocratique et je n’ai pas besoin de leçons sur ce chapitre, je vous assure. Le fait est que je suis comme disent certains « un électron libre » qui agit selon sa conscience, ce qui souvent ne fait pas l’affaire des groupes, des partis, etc. Cela s’est encore vérifié pour moi dès janvier avec les révoltes et les marches que j’ai personnellement soutenues et même initiées parce que justement, elles correspondaient à tout ce que je n’avais cessé d’appeler dans mes textes et mes positions. Et nous étions d’ailleurs tous sur la même longueur d’onde, nous poussions pour que la société bouge et l’occasion du « printemps arabe » est survenue en réponse à nos Appels. C’est ainsi que je vois les choses. Et vous les voyez autrement sur LQA.
    À partir de là, ce fut la déception certes, mais surtout la tristesse devant l’éclatement face au régime. Désolée, si je ne suis plus optimiste, en autant que j’ai pu avoir quelque raison de l’être ces dernières années. Bref, vous me reprochez d’accuser le peuple, au lieu d’essayer de le mobiliser et vous poursuivez avec un cours qui ne m’apprend rien sur les conséquences de la dictature sur le comportement des gens. Je me permets de vous signaler mes articles sur les « ravages des dictatures ». Je reconnais qu’il y a un ton provocateur dans mon article, jamais, cependant, je n’ai ciblé le petit peuple, mais ceux qui ont des devoirs envers lui et leur pays. Aussi, je regrette, mais le régime algérien n’a pas l’exclusivité de la terreur, en Amérique centrale et du Sud, en Europe, en Afrique les mêmes régimes ont sévi et les peuples en sont quand même venus à bout. Alors arrêtons de nous conforter en disant que le nôtre est pire.
    Nous avons de graves problèmes, j’en conviens, mais il n’est pas utile de m’en faire la leçon, cher frère Adel, nous sommes de la même génération. Cela dit, votre conclusion pointe vers de meilleures perspectives pour l’Algérie et son peuple et je ne peux que me sentir heureuse à l’idée qu’elle puisse devenir réalité.
    Sans rancune.




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  • Adel
    27 mai 2011 at 17 h 12 min - Reply

    @Zehira Houfani

    Bonjour,

    Je suis désolé de vous avoir agacée avec mes propos. Ce n’était pas du tout mon but, car ce qui m’intéresse dans LQA, c’est avant tout l’échange d’opinions et d’arguments, même si cela prend parfois un ton vif.

    Connaissant votre engagement sur le terrain, je ne me permettrais jamais de porter un jugement sur votre personne. J’ai réagi à votre texte, car j’en ai trouvé le ton et le contenu très différents de ce que vous nous proposez habituellement. Ce que j’ai dit dans mon commentaire n’est pas une leçon, mais une réaction à chaud à votre article que j’ai trouvé très pessimiste et j’ai essayé de développer quelques idées qui compensent ce pessimisme – que je comprends par ailleurs, mais que je me sens quelque part obligé de tempérer.

    Salutations fraternelles




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  • kaddour
    28 mai 2011 at 17 h 03 min - Reply

    @ l’auteure du texte,

    C’est vrai qu’il est plus facile de dresser le constat de la situation de son pays et de s’autoriser à insulter son peuple, que d’analyser ou d’entreprendre ce qui est à l’origine d’un marasme, d’une crise. Vous faites le procès de tout un peuple en occultant gravement ses dimensions ethniques et culturelles. C’est,entre autres, à ce niveau qu’on peut chercher les raisons de l’échec et de l’inaction.

    Un Algérien d’Algérie.




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  • balak
    28 mai 2011 at 18 h 51 min - Reply

    j’ ajouterais 2 propositions essentielles aux 10 autres de nezzar:1)que tous les responsables, direct ou indirect, des massacres commis en algerie soient presentés au TPI pour etre juges pour crime contre l’ humanité » 2) toutes les fortunes et les biens acquise illegitiment par les decideurs civils ou militaires depuis 1962 soient rendus au peuple, alors là ,seulement, il(ou ils) sera(seront) credible.Tout le reste n’ est qu ‘une vaste supercherie dramatique




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  • Djahida
    28 mai 2011 at 21 h 52 min - Reply

    @Kaddour
    Je pense qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre le fait d’être désespéré ou déçu par le comportement de masses inconscientes et parfois viles et serviles avec le sentiment d’amour ou de haine qu’on peut avoir pour un peuple .Les pays qui dominent le monde ne sont pas basés uniquement sur les données ethniques et/ou culturelles mais surtout sur l’effort,le travail bien fait et LA JUSTICE.Ces valeurs ,aucune ethnie n’en a l’apanage , c’est une histoire de volonté politique et d’EDUCATION.Avec mes respects.Bonsoir




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  • Adel
    29 mai 2011 at 1 h 26 min - Reply

    @Djahida

    Bonjour,

    Je pense que le véritable problème réside dans la relation qui doit exister entre le peuple et les élites.

    Le peuple est ce qu’il est : bon ou mauvais, conscient ou inconscient, libre ou servile, on ne peut pas avoir un peuple de rechange. Le rôle des élites n’est-il pas justement de transformer un peuple inconscient et servile en peuple conscient et libre? S’il y a échec, ce ne peut être que celui des élites, pas celui du peuple. Mais il est vrai que les élites, étant issues du peuple, ne peuvent que refléter le niveau de ce dernier à un moment donné de son histoire. Dans une situation de décadence, les élites seront faibles.

    L’élite a-t-elle le droit d’être déçue par son peuple? Si c’est le cas, alors cette élite commet une erreur de logique. L’élite peut à la limite avouer son impuissance à faire face à la situation de grande décadence que connaît le pays.

    Je dirais plutôt que c’est le peuple qui a le droit de se dire déçu par ses élites, pas l’inverse.

    Cordialement




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  • Zehira houfani
    29 mai 2011 at 5 h 06 min - Reply

    @ amaawajou,
    Bonjour compatriote,
    Un peu tard, mais je tenais à vous répondre.
    Bien évidemment que je suis au courant de tout ce dont vous me parlez concernant les Maghrébins et en particulier les Algériens au Québec. Vous avez raison, personnellement, je n’active pas dans le domaine de l’intégration des immigrants au Québec. Ce n’est pas un domaine qui me préoccupe. Vous soulignez que notre dignité est bafoué d’abord dans notre pays puis à l’étranger. Dans le même raisonnement, je vous répondrai que je préfère me consacrer à la rétablir chez nous en militant pour un État de droit dans lequel les Algériens pourraient prétendre non seulement à la dignité, mais aussi à la liberté, à la justice et la prospérité au lieu de s’exiler et en plus changer de nom pour être accepter par les autres.
    Cela dit, vous êtes dans un pays de tous les possibles, vous venez d’assister à des élections qui ont donnée la députation à des gens de toutes les origines, dont algérienne, et qui plus est sans grand diplôme et loin de toute Hogra, piston, etc. Je ne dis pas que tout est facile, mais si on s’organise, il est possible de changer les choses pour soi et la communauté. Il suffit de s’impliquer avec d’autres compatriotes et s’engager dans le travail communautaire. Je regrette de ne pas participer personnellement au projet, ceci étant, je vous encourage à ne pas laisser tomber et de soumettre votre idée à d’autres compatriotes plus susceptibles de mener ce combat avec vous. Il n’est pas utile d’avoir un doctorat pour militer pour une cause, c’est plus une question de volonté, de persévérance




    0
  • Zehira houfani Berfas
    29 mai 2011 at 16 h 23 min - Reply

    @Adel,
    Votre réplique à Djahida m’interpelle encore une fois. Qui parle de peuple de rechange? Ni elle, ni moi! De plus, il n’y a pas de bon ou de mauvais peuple, je n’y crois pas. La différence entre les peuples n’est qu’une question de savoir et d’éducation. Dire qu’il y a carence en éducation chez le peuple algérien , ce n’est ni le dénigrer, ni le haïr. C’est une vérité qui se vérifie par un simple tour dans nos villes, nos quartiers, nos marchés, nos services et espaces publics, nos enfants dans les rues, etc. Certes la grande responsabilité est imputable aux autorités, mais celle de la société n’est pas moins engagée. La vôtre, la mienne et celle de toutes les personnes éduquées et qui sont conscientes de ces carences et plus encore de leur devoir et capacités de changer les choses. A la limite, je dirais que le problème n’est pas entre l’élite et le peuple, mais plutôt entre les « élites » (qui se dévalorisent peut-être) et le pouvoir, quand il n’est pas inter-élite. Et l’allusion à un peuple de rechange relève du domaine du fantasme et je ne pense pas que Dhahida et moi en soyons des adeptes. Encore une fois, cher frère Adel, cessons de nous faire des leçons entre convertis et gardons nos énergies pour mieux faire, chacun comme il peut et selon ses convictions.
    Fraternellement.




    0
  • Hamma
    31 mai 2011 at 19 h 35 min - Reply

    Le débat ouvert par notre soeur Mme Zehira Houfani Berfas concluant sur le constat suivant: « c’est que vous avez plus peur du changement que de moi », fait poser une question que je voudrais soumettre à tous: Est-ce le peuple qui a peur du changement ou a-t-il juste peur de changer? La nuance est grande et je pense que c’est là où réside le véritable problème.

    Notre soeur Zehira touche du doigt ce problème que beaucoups de spécialistes nationaux et internationaux n’arrivent pas encore à comprendre.

    Fraternellement.




    0
  • Noureddine Fethani
    1 juin 2011 at 9 h 59 min - Reply

    Changer de peuple .La belle affaire ! Tous les courants politiques et idéologiques de ce pays – et cette publication en représente un certain – se retournent contre une majorité d ‘ Algériens coupable de ne pas grossir leurs rangs durablement et
    déséspéremment clairsemés .

    La quéstion qu ‘ on refuse de se poser ici et ailleurs et celle de savoir si ce peuple qu ‘ on voudrait changer n ‘ a pas ce droit d ‘ avoir le droit d ‘ ignorer une  » opposition  » qu ‘ il juge qu ‘ elle ne le représente pas et de se plaire dans un systéme qui corréspond à son propre niveau de conscience politique ,social et civilisationnel.

    On avancera vers le changement quand on on en aura fini
    avec la démagogie , l’ exaltation et le délire !

    ========================
    Soyez un peu patient, monsieur et évitez de nous donner des leçons en matière de « liberté d’expression ».
    Salah-Eddine




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  • Noureddine Fethani
    1 juin 2011 at 10 h 24 min - Reply

    Mon commentaire vous incommode ?  » La libérté d ‘ expréssion  » serait -elle , chez vous aussi ,les parongons de la démocratie ,seulement la libérté de dire comme vous ?




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  • karim
    1 juin 2011 at 13 h 57 min - Reply

    Nous sommes en train d’assister au redéploiement de la force économique française qui a pour mission –en plus celui de ramasser le maximum de fric dans un minimum de temps- d’aider les Bouteflika à demeurer toujours au pouvoir, cela bien au-delà de 2014.

    Abdelaziz Bouteflika n’avait d’autre choix que d’accepter l’aide proposé à Deauville, en contre partie de son appui personnel à l’installation des grandes entreprises françaises.

    Deal à Deauville…

    On va assister, dans les semaines à venir, à un début d’une vaste opération visant à réduire au silence, de façon imperceptible et au cas par cas, toutes les voix qui cause problème aux intérêts de la France officiel et les tenants du pouvoir en place.

    El Watan, le Matin ainsi que le groupe Cévital sont déjà dans le viseur,

    en attendant tous les autres…

    « …Parce que si elle prospère, nul ne la nomme trahison.»

    citoyen karim




    0
  • Djahida
    1 juin 2011 at 22 h 55 min - Reply

    MAFIA , VOUS DITES !

    Le langage de la rue donne l’étiquette « mafia » aux marginaux , délinquants mineurs, un peu déséquilibrés , auteurs de petits larcins , voleurs à l’étalage ou à la tire , des abonnés des tribunaux correctionnels . Le mot « mafia » chez nous , chose stupéfiante , est , des fois utilisé pour discréditer quelqu’un , un peu « roujla » qui n’accepte pas de se laisser faire ,dans une société où pullulent escrocs , aigrefins , carotteurs, fripons et charlatans.

    Alors que la mafia est une toute autre histoire.
    L’ « honorata societa » , la famiglia , l’argent qui coule à flots , le crime organisé , les accointances avec les hauts dignitaires , la navigation souterraine dans les eaux du pouvoir , les participations décisives dans la vie politique ,économique , culturelle, religieuse, les sectes en particulier la franc maçonnerie , etc…
    La mafia , la véritable ,est là où se trouve l’argent et avec l’argent , on peut tout. Et qu’on ne vienne pas raconter que l’argent ne fait pas le bonheur à nos « jwa3a et « 3raya » , sans foi ni loi , et en particulier en ces temps de rapine organisée et « démocratisée »;

    Quand on sait que:
    Lucky Luciano a été sollicité par l’honorable Roosevelt en 1943
    Les Yakusa au Japon ont pignon sur rue, avec un siège officiel, cartes de visites
    la mafia russe possèdent 10% du territoire et contrôlent un quart de l’économie grâce à ses 300.000 membres. C’est la plus puissante actuellement dans le monde. Elle est majoritairement composée des anciens cadres soviétiques.

    Les grosses mafias prospèrent principalement :
    1. lors du passage du socialisme au capitalisme (recyclage et adaptation des cadres dirigeants)
    2. en cas de guerre (appoint surtout basses besognes)
    3. prospérité financière et/ou économique
    4. faiblesse des institutions

    La doyenne des mafias , l’italo-américaine , a été laminée ou ramenée à activer dans la complète légalité, grâce au courage et à la détermination des institutions et aux hommes et femmes qui les composent souvent au prix de leur vie et de ceux qui leurs sont chers.

    Nos mafias nationales sont en plein essor.
    Ralentir leur ascension diabolique est liée à la mise en place d’institutions fortes. Sinon ils ne disparaîtront qu’avec la fin du pétrole. Ce jour là , l’ algérien reviendra à ses origines en pleurant sur le passé et les occasions ratées , il sera capable de tuer pour une chèvre ou une botte de foin , la femme ne
    serait plus un enjeu majeur , elle redeviendra la prolétaire de l’homme.




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  • karim
    2 juin 2011 at 11 h 43 min - Reply

    C’était vers les années 50, quand le contexte y était favorable, que des personnes – Martyrs pour nos libertés confisquées- avaient pensées que les temps étaient venus afin de semer cette graine identitaire qui devait permettre l’émergence d’une grande Nation Algérienne.

    Ceci pour contrebalancer les herbes folles coloniales qui foisonnaient à l’époque.

    En confisquant notre indépendance, ceux qui ont fait violence au Peuple Algérien –ils ne sont pas nombreux- croyaient qu’ils ont fait en sorte que jamais celui-ci n’aura sa souveraineté, et que cette graine n’a aucune chance d’éclore, qu’elle est morte à jamais.

    Seulement voilà, on n’étouffe pas ce genre de graine sans s’attendre à des conséquences funestes.

    Et la suite, somme toute linéaire, a fait que cette graine, longtemps étouffée, mute et se transforme en un monstre impressionnant de par son caractère qui avait inspiré la répulsion de toute l’humanité par son horreur, sorti pour la première fois de sa gestation ténébreuse dans les années 90.

    Le grand malheur voudra que cet être terrifiant, vivant désormais au plus profond de notre inconscient collectif, et qui se nourrit de la tyrannie et de l’injustice, n’ait fait que retourner temporairement dans son gouffre, en attendant que ses forces soient décuplées.

    Notre Patrie est en danger réel et le pire de tous les crimes, c’est d’avoir cette possibilité de la sauver…et de ne pas le faire.

    citoyen karim




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    2 juin 2011 at 14 h 22 min - Reply

    Chez les bani hef et’ich, c’est l’émoi depuis que les nouvelles qui parviennent des tribus voisines, amènent leur lot de mauvaises nouvelles, comme la destitution des chefs de bandes. Ici, les sujets sont devenus passifs et ne demandent que la vie sauve, et les quelques travailleurs qui trouvent à s’employer dans des emplois saisonniers et mal rémunérés, sont si satisfaits de leur sort relatif, pourvu que les gardes assignés à la surveillance des « idées » et des « consciences », ne les assassinent plus pour avoir mal pensé ou mal apprécié les bienfaits que leur octroient les seigneurs de guerre, désormais en retraite dorée, après avoir sauvé la « Ripoux bliss » qui leur assurait le beurre, la crème et l’argent du beurre.

    Depuis quelques jours, il y a grande agitation et Si Abdeka, a désigné trois caïds, pour écouter les doléances des barons du régime, mais bien entendu, il veillera à ne pas rassembler Elghachi tous ensemble, surtout après les amendements que certains députés et sénateurs, pourtant si chèrement payés, se sont crus obligés de proposer à propos de l’étude des codes communaux et de wilaya.
    Après tout, on a peur de la réédition d’un nouveau jeu de paume, devait-on convoquer des Etats généraux, pour rédiger une nouvelle constitution, surtout que certains députés se sont crus orateurs et prêts à imiter doyen du Tiers Etat, le célèbre Mirabeau qui aurait alors, selon la légende, prononcé cette phrase célèbre : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes.»

    Hélas, et heureusement, nos « dIpItIs » nationaux, n’ont ni l’éloquence d’un Mirabeau, ni la culture des ténors de l’ex Assemblée nationale française, que furent les Lamine Debaghine ou les Boumendjel et autres Ferhat Abbas, ou encore les tribuns hors pair, que furent les Messali Hadj, pour défier le « POUVOIR assassin », que défièrent les jeunes, pourtant un certain « printemps berbère », malheureusement dévié, puis encore, pour demander en 1988, quelques droits constitutionnels, vite confisqués, puis quand ils tentèrent à maintes reprises de remettre le train des réformes sur rails, avant qu’ils ne soient fauchés par la mitraille revancharde des DAF… qui n’attendaient que le moment opportun pour se venger de ces fils de « fellaghas », qui n’attendent que l’occasion de leur bruler la politesse et de leur rappeler leur passé minable, honteux, méprisable…

    Hélas, mille fois hélas, ce qui aurait pu être une Consultation nationale, pour asseoir une véritable démocratie et écrire une nouvelle constitution, s’est transformée en cirque pour « blanchir » les DAF, les potentats de l’Ancien régime, les serviteurs zélés du pouvoir « assassin », les commerçants dans l’art de laver encore plus blanc, les criminels d’hier, les aventuriers du « janviérisme », les bâtisseurs d’empires industrielo-importateurs, et enfin les « réinvestisseurs-blanchisseurs » de CHIPPA…

    Pour ceux qui s’attendaient à ce que je fasse allusion aux changements, je vais vous décevoir, tant que Khadafi, Saleh, l’émir hamad bin isa al khalifa, les Al-Saoud, les roitelets du Golfe, les Assad, tiendront, les chefs de poste, en Algérie et au Maroc, et dans les pays du Maghreb, ou des pays arabes du Moyen Orient, ainsi bien entendu que leurs courtisans, n’auront aucun souci à se faire.

    Les suzerains d’Occident, suivent la vague « gagnante », et depuis le faux pas de MAM, ils ne sont pas prêts à s’engager ni pour la « démocratie », ni pour les peuples, ni pour les despotes, ils sont pour une stratégie GAGNANT-GAGNANT.

    En effet, ils travailleront avec tout REGIME sorti des « urnes » mêmes frelatées, et même un « régime islamiste », surtout s’il est wahabisé, et pour ne pas effrayer, surtout, s’il n’est pas comme HAMAS, ou Hezbollah, trop travaillé par le modernisme.




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  • guerriere de la lumière
    2 juin 2011 at 15 h 16 min - Reply

    @ Madame Houfani! A bon entendeur ….

    @ Lyès : Moi je dirais que NEZZAR se prend vraiment pour Moise (Alayhi Salam) … avec les Dix Commandements !!!
    Hier DJAZZAR wa L’YOUM HADDAR wa 3ATI AF’KAR … YAKHI GHADDDDDDAR!!!!!




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  • Liès
    2 juin 2011 at 21 h 35 min - Reply

    Reçu 5/5 malgré le léger brouillage volontaire.

    L.A




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  • Abdellah Ben Abdelah
    4 juin 2011 at 23 h 26 min - Reply

    Tant que les charognards du régime depuis 1962 ne sont pas eclipser que se soi par force ou par leur dégagement au déla dentre vie ils ne cederont pas la place à personne pour mener les commandes de l’Algerie comtomporaine par peur d’etre jugés de ce qu’ils ont comi comme crimes odieux contre du peuple, l’anéantissement total de l’economie algerienne, de la déroute totale de la jenesse et du retard accumulé du dévellopement vis à vis des nations qui ont le meme age que l’Algerie dans l’indépendance et qui ont moins de revenus.Jamais un corrompu ne deviendra un honnete homme tant qu’il a le pouvoir et de l’argent.C’est pour cela que les actuelles dirigeants et leurs acolytes dirigeant d’hier soi disant en retraites ne procederont jamais au changement souhaité par la majorité des algeriens car ils ont la peure au vantre qui un changement sera fait le peuple leur demandera des comptes por tous ce qu’ont fait depuis l’indépendance . Donc il ne faut attendre d’eux que le pireet cette commision de réformr ou de consultation pour les réformes ou les va et viens inutiles ne représentent qu’une pièce théatrale qui sert a devier l’intention des masses populaires de ce qui sepasse comme evenements dans plusieurs pays arabes des situations et surtout nos voisins la Tunisie et la Lybie.




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  • karim
    5 juin 2011 at 12 h 29 min - Reply

    Initiative citoyenne :

    On ne le dira jamais assez, le vrai changement, comme partout ailleurs, ne pourra venir que d’un bouleversement radical à même de provoquer une rupture totale de tout ce qui a était commis jusqu’à présent, afin de libérer chez nous, la seule énergie au monde qui soit pérenne : l’intelligence humaine.

    Le Peuple Algérien est désuni parce que la cohésion sociale c’est considérablement effritée.

    La cohésion sociale c’est effritée parce que la confiance sensée régner entre nous, n’existe plus. Pour que cette confiance soit rétablit, il faut que des messages forts soient envoyés.

    Pour ce qui est de ma façon de voir, si les choses feront que j’accéderais au pouvoir suprême, c’est pour faire un seul et unique mandat de cinq (05) ans, avec comme seul et unique programme : déblayer le terrain.

    Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que dans notre nouveau monde, la meilleure façon de faire de la politique – la vraie-, c’est celle qui consiste à faire face au koursi. C’est plus commode, dans la mesure où on peut se retirer de l’arène politique quand on le voudra, comme on peut continuer…jusqu’au dernier souffle de sa vie.

    Demain je passerais au cabinet de Monsieur Mokrane Aït Larbi pour lui demander ce qu’il en pense de l’idée de Monsieur Djamel Zenati sur l’organisation d’un congrès national de l’opposition.

    citoyen karim




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  • Andalousya
    5 juin 2011 at 22 h 43 min - Reply

    Essalam aleykoum

    Il faut patienter cher peuple d’Algérie malgré les peines et les difficultés quotidiennes, il faut patienter , les vautours rôdent autour de nous en Libye et ailleurs..Attendons le moment opportun pour réclamer la bonne gouvernance.
    L’Otan et les maîtres du monde (usa europe) sont en alerte rouge pour foncer sur l’Algérie au moindre cri d’exaspération prétextant nous sauver faisant main basse sur les richesse de l’Algérie, le pire est à nos portes si l’on ne fait pas gaffe.
    La tempête occidentale bombardant joyeusement les foules arabes devrait nous faire réfléchir…
    Patience..




    0
  • Mohtabou
    5 juin 2011 at 23 h 44 min - Reply

    @Andalousya

    Question à 1 Franc?
    Combien des serviteurs du pouvoir pencheront vers la coalition occidentale?
    Combien des gens de la vraie opposition le feraient?
    La réponse est évidente.
    Donc le pouvoir doit logiquement s’appuyer sur la vraie opposition pour SAUVER LE PAYS.Quant au peuple , il en a vu d’autres.




    0
  • karim
    17 juin 2011 at 9 h 31 min - Reply

    Le 16 juin 2011 à 08h56, j’ai été victime à l’intérieur de mon entreprise même, d’une tentative d’assassinat par un responsable de l’AGERFA formellement identifié.

    Une plainte au pénal à était enregistré au commissariat de police de Bab Ezzouar à 10h33 et des radiographies ont étaient effectuées à l’Hôpital Zmirli à 13h.

    Dimanche matin j’ai rendez-vous avec un médecin légiste pour les certificats nécessaires en vu d’une présentation devant le procureur de la république…

    citoyen Karim Aït Aïssa




    0
  • karim
    20 juin 2011 at 9 h 28 min - Reply

    Le 19 juin 2011 à 11h19, je remets le certificat pour coups et blessures à un inspecteur de police du commissariat de Bab Ezzouar –en face l’USTHB- autre que celui qui m’a entendu et qui a du être muté. L’inspecteur ressort le dossier, me fait savoir que mon agresseur avait bien était entendu sur P.V –il me le montre- et que le dossier va être envoyé au procureur qui va …l’étudier ( ?!), pour ensuite nous convoquer.

    Une affaire de tentative de meurtre…

    Je me rends par la suite à mon entreprise légalement établit, avec registre du commerce et bail en bonne et du forme, mais sur laquelle Air Algérie, avec une simple promesse de vente de l’AGERFA, qui n’est même pas publiée à la Conservation –donc non opposable- a confier à une entreprise canadienne, SMI, le travaille qui consiste à ce que celle-ci trouve d’autres entreprises pour la construction son nouveau siège qui va coûter au contribuable algérien des millions de dollars.

    L’actuel siège Place Audin étant la propriété d’un pied noir…

    Seulement voilà, une fois sur les lieux, à 11h30, deux agents de sécurité de la société SEGMA m’interdisent l’accès au site de l’Ex-Foire d’Alger sur ordre de …mon agresseur : le responsable de l’AGERFA.

    « L’État de droit commence dans la police » disait la plaque bleue, accrochée au mur de la salle d’attente du commissariat de police.

    Vers 10h je passerais à la brigade de la gendarmerie nationale de Bab Ezzouar afin de les informés de toute la situation…

    citoyen Karim Aït Aïssa




    0
  • Congrès du Changement Démocratique