Édition du
23 March 2017

Les contradictions flagrantes de nos dirigeants.

Par Ait Benali Boubekeur

Les consultations  de la commission présidée par Ben Salah se poursuivent. Celle d’hier représente ce qu’il y a de plus aberrant et saugrenu. En effet, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, et non le premier ministre, vient de proposer une batterie de mesures pouvant sortir l’Algérie de son marasme actuel. Toutefois, il se trouve que les propositions du secrétaire général sont diamétralement opposées à celles qui sont mises en œuvre par le premier ministre. Car, ce qui est ambivalent c’est que le secrétaire général représentant « la vertu démocratique » n’est pas d’accord avec ce que lui-même applique au gouvernement. Or, ce dernier, en l’occurrence Ouyahia, pour que le lecteur ne se perde pas, est prêt à accomplir les sales besognes, et ce  pour peu qu’on ne le sollicite pas  en tant que secrétaire général du RND. En effet, bien que l’Algérien puisse se perdre dans ce jeu empreint d’ambiguïté, le secrétaire général du RND  souhaite que, dans son pays qu’il chérit tant, le premier ministre sorte du parti majoritaire au parlement. Dans le but de partager le pouvoir, le secrétaire général aspire à un régime semi-présidentiel. Ainsi, le premier ministre pourrait avoir un avis sur la conduite de la politique nationale. «  Le gouvernement devra, pour le RND, être comptable de son programme devant l’APN », écrit TSA en rapportant les propos d’Ouyahia. En revanche, quand il s’agit de demander l’avis du premier ministre, ce dernier avait pour seule réponse : « J’applique le programme du président Bouteflika ».

Cependant, l’une des mesures phares du RND est la limitation du nombre de mandats présidentiels. Hélas, cette proposition ne fut pas partagée par le premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui, en novembre 2008, avait déployé tous ses efforts pour que la limitation des mandats présidentiels soit amendée. Cette révision, pour rappel, avait permis à Bouteflika de briguer un troisième mandat, contraire à l’esprit de la constitution de 1996. Par ailleurs, selon le secrétaire général du RND, et là on ne parle pas du premier ministre, si les mesures préconisées par le RND sont retenues, le pays consolidera indubitablement « le pluralisme démocratique ». En effet, dans une proposition sur l’organisation du référendum, le RND  plaide pour que l’opposition ait son mot à dire. Plus péremptoire, il propose que l’administration tienne compte des votes négatifs. Ignorant probablement que les fraudes se fassent en catimini, le secrétaire général du RND propose l’utilisation d’urnes transparentes. Par ailleurs, faut-il rappeler que son parti était majoritaire en 1997 à l’assemblée nationale en recourant aux méthodes empruntes à Marcel-Edmond Naegelen. Ce dernier avait réussi à désigner les députés du second collège issus, pour la majorité ou peu s’en faut, de l’administration coloniale.

En somme, dans les jours à venir, la commission Ben Salah va probablement inviter d’autres ténors du régime. Les solutions de sortie de crise seront-ils assumées en tant que responsables ou en tant qu’observateurs ? Et ça, la science politique aura du mal à expliquer le cas algérien. Car, un responsable, une fois désigné à assumer une charge, doit mettre en œuvre une politique et non pas l’explication de ce qu’il souhaiterait faire. A moins que ce soit un cas comme Ouyahia qui, en étant secrétaire général du RND, n’est pas d’accord avec lui-même dans l’exercice de ses fonctions. Tout compte fait, ce carnaval nous renseigne sur le degré de sérieux de nos responsables. A qui sera le tour prochainement ? on le découvrira bientôt.

 


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18 Commentaires sur cet article

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  • Adel
    3 juin 2011 at 17 h 28 min - Reply

    Ils sont inusables, inoxydables et increvables. Ils sont aussi multi-usage et interchangeables.

    Les Occidentaux ont depuis longtemps compris que le plaisir est dans le changement. D’ailleurs, ils ne fabriquent plus de voitures très solides qui coûtent cher. Chez nous, au contraire, c’est ce qui dure longtemps qui a de la valeur. Mais ce que ces messieurs-dames ignorent peut-être, c’est que le peuple est fatigué de voir leurs bobines, depuis tant de décennies. En vérité, je suis convaincu qu’ils le savent mais n’ayant aucun sens de l’honneur et étant prêts à tout pour rester aux commandes, ils ne peuvent même pas envisager la possibilité que d’autres puissent occuper les fauteuils qu’ils chérissent tant.

    Il est clair qu’ils ne font pas cela par devoir – depuis le temps qu’ils répètent le même discours creux et appliquent la même politique médiocre, ils doivent s’ennuyer fermement au bureau -, mais par appât du gain. Vont-ils laisser cet immense pouvoir de décision qu’ils ont conquis de haute lutte sur un peuple désarmé et abandonner tous les innombrables acquis et avantages que procure la gestion de la rente pétrolière à des « va-nu-pieds » surgis du néant? Que nenni!




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  • Rachid
    3 juin 2011 at 18 h 13 min - Reply

    Salam alaykoum,

    « Les solutions de sortie de crise seront-ils assumées en tant que responsables ou en tant qu’observateurs ? »

    C’est on ne peut plus clair cela me rappel la crise financière dont la responsabilité des banques étaient claires et dont les conséquences on été supportées par le contribuable !
    C’est le fameux adage « on privatise les bénéfices et mutualise les dettes »!




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  • t.montana
    3 juin 2011 at 21 h 44 min - Reply

    Mais il propose que le premier ministre sorte du parti majoritaire au parlement , donc il devra appliquer theoriquement le programme de son parti , et c’est pour cela que son parti a eu la majorite ( programme acceptee par le peuple), et il veut que le regime soit semi-presidentiel donc le peuple doit elire un president pour son programme aussi, mais si le president elu est issu du parti minoritaire il y’aura cohabitation , meme les francais critiquent les lenteurs que peut engendrer la cohabitation et l’impossibilite de mener des réformes importantes durant cette periode donc il y’aura une perte de temps inutile ,la solution serai de diminuer les pouvoirs du president , alors pourquoi elire un president qui aura des pouvoirs dimunue , la solution ideale serai un regime parlementaire comme le propose le MSP , le probleme est que Boutef est pour le regime semi-presidentiel , les francais le font on le fait nous aussi s’ils se jettent a la mer on va se jetter nous aussi mais si les francais avaient raison ils n’auraient pas perdu l’Algerie , je conseille a Mr Ouyahia de voir cote Allemmand ils reussissent pas mal avec leur systeme ainsi que toute les democraties parlementaires du monde ,car c’est pas logique que le president fasse une compagne presdentiel qui coute des millions pour que finalement il sera bloquer par le parlement dont la majorite ne sera pas de son camp ,regardez Obama il n’arrivent pas a passer sa loi sur la securite social bien qu’il n’a meme pas eu a choisir un premier ministre , donc je dis a Boutef et a son premier ministre d’etre un peu serieux dans leurs propositions s’ils veulent du bien au bled !




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  • Malika
    3 juin 2011 at 22 h 18 min - Reply

    Je pense qu’il rêve d’être un vrai premier ministre!!!!
    Avec des vrais députés.




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  • Aliouette
    3 juin 2011 at 23 h 05 min - Reply

    Des chars et blindés algériens en phase d’être convoyés en Libye?
    Lundi, 30 Mai 2011
    Alain Cohen-Krawcyk

    L’intensification des frappes aériennes de l’OTAN ciblant les objectifs militaires en territoire libyen particulièrement l’armement lourd et les dépôts d’armes, auraient drastiquement réduit les stocks des forces loyales au colonel libyen Mouammar Kadhafi.

    Pour réapprovisionner ses soldats en armement, le Colonel Kadhafi n’aurait pas d’autres choix que de s’adresser à son voisin algérien qui a, officiellement, gardé toutes ses distances avec le conflit libyen. Dans son édition de lundi, le quotidien britannique The Independent rapporte toutefois que l’Algérie tente actuellement de fournir des armes, notamment des chars et des véhicules blindés, aux forces loyales au régime de Kadhafi. Selon le journal anglais , un dirigeant arabe serait même entré en ligne avec les dirigeants algériens pour essayer de dissuader de fournir de tels équipements militaires aux forces pro-Kadhafi. Pour l’auteur de l’article, Robert Fisk, spécialiste des questions du moyen-orient, la livraison d’armes lourdes aux forces loyales libyennes peut retarder l’offensive aérienne lancée actuellement par l’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN) en Libye et violer les sanctions internationales contre le régime de Tripoli. Robert Fisk s’est interrogé dans son article, sur le degré d’implication du «pouvoir» algérien, qui comprend un grand nombre de « généraux corrompus », dans les livraisons d’armes aux forces de Kadhafi. La Libye et l’Algérie, rappelle The Independent, partagent de longues frontières, qui rendent facile toute opération de livraison d’armes. Déjà d’autres médias français et anglo-saxons avaient relayé des informations faisant état de la présence sur le champ de combat libyen, de centaines de mercenaires venus d’Algérie, dont ceux issus du front Polisario qui contrôle les camps de réfugiés sahraouis à Tindouf dans le sud-ouest du territoire algérien. Mais, les autorités d’Alger continuent à réfuter de telles informations. Pas plus tard que dimanche 29 mai, le Premier ministre Algérien, Ahmed Ouyahia a fait une sortie médiatique pour faire porter le chapeau aux autorités Marocaines, les accusant de vouloir impliquer son pays dans le conflit libyen en véhiculant ces informations. «Ces derniers temps, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Alger, on observe des déclarations de l’Agence Officielle Marocaine et une agitation du lobby Officiel Marocain aux Etats-Unis, pour vouloir impliquer l’Algérie dans l’envoi de mercenaires en Libye et dans l’envoi d’armes en Libye».




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  • Elmoustakim
    4 juin 2011 at 11 h 42 min - Reply

    Salem
    le message claire ;changement a l’intérieur du régime et son excellence H’mida est le parfait acteur pour jouer n’importe quel rôle dans n’importe qu’elle situation.Notre caméléon a des ambition qui pourrait être légitimes a condition que machi laab H’mida oua racha be H’mida.




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  • Jeff
    4 juin 2011 at 22 h 20 min - Reply

    Il y a dédoublement de la personnalité. Je ne sais pas qui parlait à l’autre. Est-ce Ahmed qui parlait à OUYAHIA ou l’inverse. En tout état de cause, dans cette inaudible cacophonie il y a le passage du coq à l’âne dans le discours du premier ministre ou du chef du RND. Cette ambivalence du discours est le symptôme de la schizophrénie par excellence.




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  • Ammisaid
    5 juin 2011 at 0 h 24 min - Reply

    Quand Ouyhia parle (toute sa clique) il n’a pas besoin d’oreilles pour l’entendre, ni de cerveaux pour sur ce qu’il dit. Il éructe et le son de éructation dépend de ce qu’il a avalé.




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  • boukezouha abdelouahab
    5 juin 2011 at 10 h 11 min - Reply

    ce qu’il faut savoir (rédigé par mon ami)

    Le président du RCD ne perd jamais une occasion de se taire et de se faire remarquer. Une fois de plus, il se présente, toute honte bue, comme le « leader » qu’il n’a jamais été et qu’il ne sera jamais de l’opposition, et lui-même fabriqué par les médias « nationaux » et surtout français, se sont mis au service, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une junte militaire qui a non seulement assassiné la démocratie naissante en Algérie mais le peuple algérien notamment cette jeunesse que Saïd Sadi prétend vouloir défendre aujourd’hui. C’est cette même jeunesse, martyre des journées d’octobre 1988, que le RCD qui s’est fait l’allié de son bourreau, le général Khaled Nezzar consulté – quelle atteinte à la mémoire des victimes ! – sur « l’avenir politique » de l’Algérie par la Commission Bensalah alors que, comme le général Ratko Mladic, ce « boucher des Balkans » auteur de l’extermination de milliers de civils musulmans en Bosnie, il devrait se retrouver dans le box des accusés au Tribunal pénal international de la Haye. Cette tâche indélébile dans le curriculum vitae politique du chef du RCD le disqualifie à jamais de toute prétention à jouer un rôle dans le processus de changement du système que la jeunesse algérienne a engagé depuis le 5 octobre 1988. La mémoire politique algérienne n’a pas oublié les conditions et les circonstances dans lesquelles le RCD a été créé avant même que la Constitutions du 23 février ne soit promulguée. La jeunesse n’ignore pas qu’il est le seul parti avec le FLN à être, pour ainsi dire, « hors la loi » que le pouvoir militaire et celui de l’argent ont propulsé et promu comme un produit cosmétique. Le RCD peut verser, aujourd’hui, des larmes de crocodiles, aucun algérien soucieux de l’intérêt de l’Algérie et de la cohésion de la nation ne peut succomber au chant des sirènes qu’il entonne. Il peut s’attaquer, comme il le fait dans la résolution de son Conseil national de ce vendredi 3 juin, à ses parrains de l’armée qu’il traite « d’inculte et de violente » vingt ans après l’avoir porté au pinacle, s’être rangé derrière ses chars qui ont écrasé le peuple algérien et participé au premier gouvernement de Bouteflika qu’il vilipende aujourd’hui. Faisant la conclusion tardive, trop tardive de l’impossibilité « d’amender les choses de l’intérieur », le RCD lance un appel implicite aux puissances occidentales de renverser le pouvoir d’Alger pour l’y installer pour que, dit-il, « la chute des despotes ne soient remplacés par des dictatures théocratiques ».

    Preuve que le RCD dont l’un des plus fervents partisans, le général Mohamed Touati, est membre de la « Commission Bensalah » est toujours aux ordres et continue de soutenir ce pouvoir qu’il feint de dénoncer, il cite les assassinats de Abane, de Chabani, de Khider, de Mecili et de Boudiaf, les événements d’avril 80, d’octobre 88 ou du printemps noir sans souffler mot sur la décennie rouge dont il a été l’un des acteurs le plus zélé. La jeunesse algérienne sait tout et n’ignore rien. Ce n’est pas le RCD qui va la tromper.




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  • Mokhtar
    5 juin 2011 at 22 h 33 min - Reply

    Chers amis,
    Soyez un tantinet indulgents avec LES ZOUAVES DES TEMPS MODERNES , nos zouaves à nous , uniquement à nous , qui ont traversé les siècles sans perdre de leur capacité à servir « loyalement « el Hakem » et à gérer ses monstrueux caprices.Ils peuvent même accélérer sa descente en enfer pour faire bonne figure devant le nouveau « hakem ».Ah ya dzeir Ah!




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  • Malika
    5 juin 2011 at 23 h 01 min - Reply

    @ Mokhtar

    Ce n’est pas les zouaves qu’il faut blâmer ,il faut de tout pour faire un monde. c’est plutôt les ouailles , moutons errants et inconscients qui se font mener en bateau depuis des siècles sans arriver à trouver les moyens de se débarrasser de leurs oppresseurs et leurs serviteurs.
    Le comble des combles c’est les moutons qui applaudissent avec les quatre pattes au patron de l’abattoir surtout quand il leur JETTE la pitance , produit de la terre qu’ils ont longtemps labouré.




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  • Mechkirou
    6 juin 2011 at 2 h 19 min - Reply

    Bravo Monsieur le premier ministre vous avez réussi à désorienter tout le peuple Algérien avec vos décisions politiques contradictoires. Nous ne savons pas sur quel pied danser. Vous avez instaurer un système à sept têtes comme la fameuse bête légendaire, vous avez une approche politique des problèmes que vit le peuple Algérien semblable à la demarche du crabe et du scorpion jumelé.
    Mais détrompez-vous cette situation ne saurait ètre eternelle et le peuple mille fois trompé recouvrira sa dignité spoliée.
    Ya saâdak ya faal el khir.
    Bonne réussite à tous les élèves et étudiants qui passent des examens de fin d’année




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  • Ali Ammar
    10 juin 2011 at 1 h 41 min - Reply

    Analyse de haute classe.***Qu’en est-il de l’Algérie par rapport à l’aspiration à la parole des peuples arabes? Qu’en est-il de l’Algérie au regard de cette lame de fond qui secoue le monde arabe et qui appelle de toutes ses voix à un système réellement démocratique? Qu’en est-il de l’Algérie dans ce tourbillon populaire qui est en train d’emporter des régimes supposés immuables et durables pour l’éternité? Qu’en est-il de son président autoproclamé, Abdelaziz Bouteflika, malgré une parodie électorale, et toujours partant pour un énième mandat? Qu’en est-il de sa gouvernance et de ses rapports avec ses proches voisins et ses partenaires lointains?
    Il n’aspire également qu’à un voisinage en bonne intelligence avec les pays de la région, sur la base d’intérêts mutuels bien compris. Cette ligne de conduite est une constante fondamentale qui a été régulièrement reconduite, malgré des incidents de parcours, parfois graves, mais finalement rattrapés et digérés. L’Algérie n’est pas une nature morte. Elle n’est pas hors du temps présent. Elle vibre à l’écho de l’actualité arabe, de la Libye au Yémen, et de l’Égypte à la Syrie. Quoi qu’on pense. L’Algérie a en effet connu, au mois de février, un mouvement de protestation certes réduit par le nombre, mais fortement expressif. Le pouvoir algérien a aligné vingt mille para-militaires et une armada de sécuritaires en civil, pour encadrer et bâillonner deux mille manifestants. Un rapport de un à dix. Pratiquement un record. Puis plus rien. Silence mortifère sur la place des martyrs, à Alger.

    Tout se passe comme si l’Algérie de Bouteflika se serait repliée sur elle-même, toutes portes, fenêtres et frontières closes. Une stratégie d’autarcie face au bruit indésirable du monde extérieur. En attendant une déflagration du terrorisme intérieur. Car ce calme est trompeur, même si Bouteflika le voudrait permanent jusqu’à la fin d’une présidence qui ressemble, de plus en plus, à une fin de vie. Impossible, lui renvoie la réalité. L’Algérie d’aujourd’hui, il en est l’une des causes premières et la conséquence actuelle. Le pouvoir, Abdelaziz Boutelfika l’aurait voulu dès décembre 1978, à la mort de Houari Boumediène, son mentor et maître à penser. Il ne l’a pas eu. La junte militaire ne l’a pas voulu. Il en gardera un profond ressentiment. Les généraux n’avaient aucune estime pour ce jeune premier qui n’a pas de faits d’arme à son actif, pendant la guerre de libération, hormis sa fréquentation du fameux groupe d’Oujda, qu’il utilisera comme tremplin pour se propulser dans le cercle restreint de l’Algérie indépendante. La traversée du désert, Bouteflika la vivra dans le confort douillet de Suisse, aux frais de généreux donateurs émiratis. Il lui faudra attendre vingt ans pour avoir, enfin, les clés du palais de la Mouradia, en 1998. Dès son installation, Bouteflika annonce la couleur aux siens Abdelaziz Bouteflika impose à l’Algérie et au Maghreb un prolongement irréel de la guerre froide. et à ses voisins. Il remet les pendules de l’Histoire à l’heure de Houari Boumediène. Il faut dire que Bouteflika ne craint pas l’anachronisme. Pour lui, le Mur de Berlin n’est pas tombé. Comme si de rien n’était, Bouteflika impose à l’Algérie et au Maghreb un prolongement irréel de la Guerre froide. C’est alors que tout se fige. Toute évolution de décrispation, d’actualisation et de normalisation de la vie politique algérienne et du rapport de l’Algérie à l’ensemble maghrébin, est considérée comme une trahison de sa pensée, donc nulle et non avenue. Au final, Abdelaziz Bouteflika est devenu un facteur de blocage, un goulot d’étranglement, un fardeau encombrant, un boulet harassant, pour son peuple et pour toute la région. Voici donc venu le temps pour qu’il “dégage”.
    Par Mohamed Selhami.Source Maroc-Hebdo.




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  • kader
    11 juin 2011 at 15 h 34 min - Reply

    ils enveniment la vie des autres, n’ayant pas compris exactement le sens de la vie, agissant par égoïsme, ils se sont accaparés de tous, par ailleurs, nous subissons les conséquences de leurs politiques.
    « DÉGAGE » slogan de la révolution tunisienne, par contre il est nécessaire de mettre ce verbe au pluriel, car il y’a beaucoup de monde qui s’y mis de la partie, par où commencer, ou par qui commencer, comment agir avec ces fennecs.




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  • abdelkaderderamchi
    11 juin 2011 at 16 h 48 min - Reply

    le plus urgent et le plus important ce n’est pas le changement qui arrange la classe politique algerienne sans que cela puisse changer les affaires courantes des citoyens halte a la demagogie non au pouvoir opprimeur faites fonctionner vos partis dont vous etes les principaux acteurs et auteurs responsables des deboires et de l’injustice envers nous citoyens de votre republique qui nous nargue et nous prive de nos droits vous n’avez qu’a consulté le trvail qui se fait dans vos partis d’oppositions de votre pouvoir pour savoir combien messieurs les tchatcheurs nous souffrons le martyr de vos administrations et de vos elus ingrats et tricheurs qui n’aiment pas le bien des citoyens que par les idées basses halte a l’oppression par le regionalisme le sectarisme politique dont mon age me le rappel a debuté pour moi et tous mes compatriotes un novembre 1954 a ce jour du 21eme siecle .




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  • boukezouha abdelouahab
    17 juin 2011 at 13 h 05 min - Reply

    pris sur le site udma

    C’est fantastique ! Ahmed Ouyahia qui a le don d’ubiquité peut se mettre à son balcon pour se regarder passer. Hier, invité à l’émission de télévision Hiwar Essa3a, il portait sa casquette de Secrétaire général du RND. Il n’était plus, durant plus d’une heure, le Premier ministre. Ahmed Ouyahia était devenu Ouyahia Ahmed qui suggère à son double de rejeter l’idée d’une conférence nationale sous le curieux prétexte que la société algérienne étant « atomisée » (sic), celle-ci ne « servirait à rien », selon son avis d’expert. Après avoir passé des années à désintégrer cette même société et à empêcher l’émergence d’une opposition solide et crédible, le pouvoir dont Ahmed Ouyahia n’est, en réalité, que le factotum, peut se prévaloir de sa propre turpitude et de ses crimes pour tenter de contrarier l’inéluctable changement qui se profile en Algérie. Il faut dire à Ahmed Ouyahia, le Premier ministre, qui semble l’ignorer que la cohésion du peuple algérien est intacte pour engager un changement radical à travers une Constituante souveraine




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  • boualem
    19 juin 2011 at 21 h 34 min - Reply

    Bonsoir tous les lecteurs de cette rubrique
    Je voudrais poser une question qui me taraude l’esprit depuis pas mal de temps Pourquoi les différents protagonistes, démocrates, libéraux, socialiste, travaillistes enfin toutes les forces vives du pays ne s’associent pas dans un grand rassemblement démocratique pour en finir avec cette situation ? Je vois que tout le monde veut la démocratie, la liberté, mettre fin à la corruption, système dégage, etc… sans que personne ne veut s’engager sur quoi que ce soit.
    Pouvez vous m’éclairer, car la suspicion seule ne peut justifier cette lâcheté!!!
    Un congrès national des forces libres de l’Algérie démocratiques c’est pour quand ???

    BINATIONNAUX PASSE VOTRE CHEMIN SVP




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  • medjeri
    24 juin 2011 at 18 h 18 min - Reply

    chers amis la situation dans notre pays est reellement catastrophique la corruption a atteint des paliers incommesurables elle touche toutes les couches du simple agent communal au directeur central de ministere le trafic de drogue est gere par des generaux de l’anp et par des cadres de la police les rassemblents du samedi(cndc) reprimes dans certains endroits d’alger nous constatons plus de policiers que de passants nous avons vu comment ces voyous se sont comportes avec les medecins residents lors des differents sit-in comment ils ont tabasse les etudiants ce regime est reellement aux abois il se trouve totalement isole surtout apres la chute tres prochaine du dictateur fou de tripoli il est vrai qu’une grande partie du peuple est est indecise quant a l’attitude a adopter devant ce grand marasme ce peuple est completement deconnecte des partis politiques democrates ou islamistes il a vraiment besoin d’un traitement de choc pour sortir de sa lethargie et cette therapeutique ne peut etre prodiguee que par l’information d’oo la necessite urgente de la mise en route d’une television de l’opposition qui aura pour role principal d’eveiller les consciences les bandits qui ont dilapide redoublent de ferocite sont entrain de vendre leur bien et acheter des biens en europe aux etats unis et emirats arabes d’autres sont entrain de ruiner le pays et mettre la population devant des risques de maladie avec la benediction des elus de l’apn (ils ont vote une loi autorisant l’importation de la friperie) le pays est dans une situation grave et preoccupante a plus d’un titre c’est le moment d’unir nos efforts de mettre de cote nos differences politiques et d’gir ensemble pour sauver notre algerie bien aimee




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  • Congrès du Changement Démocratique