Édition du
28 March 2017

L’Algérie: Essai de synthèse

Abdelkrim BADJADJA

L’Algérie est un pays Amazigh, Arabe et Musulman. Cependant:
– Celui qui dit “Je suis Kabyle, et non Arabe”, a raison.
– Celui qui dit “Je suis Arabe, et non Kabyle”, a raison.
– Celui qui dit “Je ne suis ni Kabyle, ni Arabe, mais Chaoui, ou Mozabite, ou Targui”, a raison également.
– Celui qui proclame “Je suis Musulman, et peu importe mon origine ethnique”, a raison sans aucun doute.
– Celui qui dit “Je ne suis ni Amazigh, ni Arabe, ni Musulman, mais je revendique la citoyenneté algérienne, a tout à fait raison, Qui pourrait contester l’algérianité des moudjahidates Annie Steiner, Jacqueline Guerroudj, des militants nationalistes tels le couple Chaulet Claudine et Pierre, et tous ceux qui sont tombés au champ d’honneur pour l’Indépendance de l’Algérie: Fernand Yveton, Henri Maillot, Maurice Laban, Raymonde Peyschard…?
– Celui qui dit “Je ne suis pas obligé d’être Musulman”, c’est son affaire, il n’a de compte à rendre à personne, si ce n’est à …DIEU Le Tout Puissant.

Par contre, celui qui affirme: “Je suis Kabyle et non Arabe, donc l’Algérie n’est pas un pays Arabe”, a tort parce que l’Algérie fait partie d’une zone géographique appelée “Le monde Arabe”. Et la définition “pays Arabe” est une définition de géopolitique et non une définition ethnique, sachant que les populations des pays Arabes ne sont pas toutes forcément Arabes.

Celui qui affirme que l’histoire de l’Algérie commence avec la propagation de l’Islam au VIIème siècle, a tort. Et inversement, celui qui est convaincu que l’histoire de l’Algérie s’est arrêtée au VIIème siècle avec l’arrivée des premiers cavaliers arabes, a tort lui aussi. A tous les deux, je répondrais que l’histoire de l’Algérie commence avec le premier homme dont on a retrouvé les restes sur cette terre: l’homme de Mechta El Arbi aux environs de Chelghoum Laid, cela remonte à 500.000 ans déjà. En fait, les traces les plus anciennes de l’homme en Algérie remontent au moins à un million d’années; elles avaient été découvertes au Djebel Sidi M’Cid sur les hauteurs de Constantine, l’antique Cirta. Peut-être existe-t-il des traces plus anciennes encore dans d’autres régions de notre vaste pays.

Et quoi répondre à celui qui ose contester l’algérianité de la majorité de nos compatriotes sous prétexte qu’ils sont les descendants des “envahisseurs arabes” voilà quatorze siècles déjà! Au Canada, on délivre la citoyenneté aux immigrants après un séjour de cinq ans seulement. En Algérie, quatorze siècles ce n’est pas suffisant!
Et qui est en mesure de prouver qui descend réellement des “Berbères” et qui descend des “Arabes”? Où sont les registres et les arbres généalogiques remontant à quatorze siècles pour trancher cette question? Je suis archiviste, et je sais que les seuls documents permettant de tracer l’arbre généalogique de chaque famille datent des années 1880 avec l’instauration obligatoire de l’Etat civil: il s’agit des registres matrices qui d’une part ne permettent pas de remonter plus loin que la fin du 18ème siècle, et qui d’autre part ne permettent pas du tout de distinguer le Kabyle de l’Arabe, tous des “indigènes” selon l’administration coloniale, tous des “bougnoules” selon la famille Le Pen. Certains me rétorqueraient “je suis né en Kabylie, de parents Kabyles, je parle le Kabyle, donc je suis Kabyle”. C’est fort possible. Peut-être aussi, s’agit-il de descendants de familles arabes installées en Kabylie depuis plusieurs siècles et parfaitement intégrées au sein de la société kabyle. Que vont devenir dans quelques siècles nos compatriotes nés en France de parents algériens. Des Français à part entière, oubliant peut-être leurs origines, surtout s’ils décident de changer de noms de famille parce que mal vus par la société française.
Conclusion: Arrêtons ces fausses querelles sur l’origine des uns et des autres, assumons notre histoire depuis l’origine, et surtout occupons-nous de reconstruire notre pays ravagé aujourd’hui par la malgouvernance, la corruption, et la dégradation de nos valeurs morales ancestrales.


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67 Commentaires sur cet article

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  • abon
    7 juin 2011 at 21 h 11 min - Reply

    Oui Bravo Monsieur de rappeler qu’être Algérien est tout simplement un privilège. Algérien nous disait feu mon père, « m’khalat b’krââa kelb » j’ignore d’où vient cette expression mais je suis Algérien et je l’assume.




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    • aramess19
      6 novembre 2014 at 19 h 54 min - Reply

      ça vient bien de chez nous,M’khalta be qraa kelb.tu ma fait pensé a mon pere Allah yarrahmou moi quand je pense a mon pere je rit.




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  • zaftoualaft
    7 juin 2011 at 22 h 12 min - Reply

    @ Badjaja
    Bon on a bien compris, je ne suis pas, je ne suis pas, je suis, je suis. Donc je suis pluriel, et je suis singulier.
    Mais entre singulier et pluriel. Je veux situer ma force. Où me situer pour me sentir plus fort que plus faible.
    Si on nous compare aux pays forts, qu’est ce qui fait leur force. Si je suis intelligent j’analyserais la tangente depuis plusieurs millénaires et j’essaierais de comprendre où se situe le point de rencontre entre la force de ces pays et la ligne motrice. Je découvre enfin que ils ne sont pas singuliers, du moins ils l’étaient et sont devenus pluriels : l’europe, l’amérique….toutes les civilisations étaient fortes grâce aux grands ensembles. La civilisation arabo-musulmane s’étendait aux trois quart du monde. Aujourd’hui on est faible parce que notre vision est devenue étriquée en regardant pas plus loin que le bout de notre nez.
    Moi je suis d’accord pour étendre notre identité vers plus loin. Mr. Ferhat Abbès nous conseille de bâtir dans un premier temps la confédération Maghrebine, ensuite vers les autres pays arabes et africains et même l’Indonésie pour reconstituer notre tissu musculaire et garantir un avenir sûr dans le monde des Unions, où nous représentons la désunion même à l’échelle du quartier.
    Raabi yehdina




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  • salem
    7 juin 2011 at 22 h 23 min - Reply

    Très beau texte émanant d’un esprit ouvert tourné vers l’avenir car l’algerie comme vous le dite si bien a besoin de tout les algeriens pour se reconstruire après un ravage qui dure depuis 50 ans.




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  • Afif
    7 juin 2011 at 22 h 56 min - Reply

    Je suis plus proche d’un français de gauche que d’un algérien qu’il soit oranais, kabyle, chaoui ou autre, exploiteur de ses ouvriers qu’il ne déclare pas à la sécurité sociale et qui, paradoxalement, se place au premier rang au moment de la prière dans la mosquée. Mieux encore, il y a des juifs qui sont préférables à certains algériens qui se reconnaitront.

    La réalité d’aujourd’hui, c’est la solidarité internationaliste et altermondialiste.

    Cela n’empêche pas d’ouvrir les frontières avec le Maroc, de permettre la circulation des biens et des personnes, le droit d’investir et de travailler dans n’importe quel pays du Maghreb, en somme de travailler pour un Maghreb démocratique, un Maghreb qui ne peut s’unir que dans la démocratie. Et puis plus tard, viser l’union du monde arabe, toujours dans une perspective démocratique et enfin tisser des relations poussées avec l’ensemble du monde musulman.

    La Proclamation du 1er Novembre, issue du programme du PPA, vise en toute clarté l’Union du Maghreb dans son aire arabo-islamique.




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  • aboumossab
    8 juin 2011 at 1 h 32 min - Reply

    @Afif
    El-Arbi arbi wa lou elcolonel Bendaoud. Même si vous trouvez que vous êtes plus proche d’un français de gauche que d’un algérien, ce dernier ne voit en vous qu’un arabe illéttré assis sur un puits de pétrole.
    Donc Monsieur, essayons de vivre ensemble avec le respect mutuelle, et construisons notre pays en donnant le libre choix pour chaque algérien.




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  • Koulou
    8 juin 2011 at 2 h 00 min - Reply

    Qu’on le veuille ou non l’Algérie est une mosaîque donc arrêtons de faire des amalgammes entre tel ou tel population.Le Kabyle n’est pas meilleur que le Chaoui ou le Tergui ou le Constantinois ou l’Oranais et vis et versa.C’est la foi qui défini la nature de l’individu quelque soit son origine.Ne dit-on pas qu’une mosaîque est plus attrayante de par sa constitutionalité et sa complémentarité si on peut la définir de cette manière.
    De Gaule(LA RAHIMAHOU ALLAH comme disait FEU HB)avait senti le danger en voyant cette Algérie que tout le monde chérissait, de l’orient à l’occidant, cette mosaîque d’individu de tout horizon et tendance et qui avait mis à genou l’une des puissances occidentales, alors il avait misé sur cette carte de division (Diviser pour reigner)et jusqu’à dâte ça marche.




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  • dilmi kouraiche
    8 juin 2011 at 8 h 33 min - Reply

    Salutations.

    (cha3boy eldjazair mouslimoun wa ila el3oroubati yantasib)
    D’après le guide de la civilisation algérienne and elhamid ibn badis esanhadji.

    Moi je suis algerien musulman et j’ai appelé mon fils avant hier à la naissance(anas islam).

    Dilmi kouraiche

    Auvergne firansa.




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  • zaftoualaft
    8 juin 2011 at 8 h 49 min - Reply

    @ Afif
    Ne faites pas d’amalgame. Vous croyez que les français déclarent leurs ouvriers. Saqsi moudjarab. J’ai travaillé en france et en algérie chez des français, ils font la même chose. Et si vous saviez ce qu’a fait la gauche française en algérie en excellant dans la guillotine, vous n’aurez pas fait cette déclaration rapide. Tous les hommes se ressemblent, ce qui les différencient c’est la religion et leur activité pratique. On peut être religieux par le culte, et faire les quatre cents coups. Mais il ne faut pas généraliser. Il y a de très bons religieux, et il y a de très mauvais non religieux. A vous de choisir votre camp sans juger les autres. Le problème en algérie c’est que le Peuple est livré à lui-même et sans Etat fort et juste vous ne pouvez pas construire une société épanouie.
    Bon vent




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  • Mohand
    8 juin 2011 at 10 h 04 min - Reply

    Il nous faut combattre tous les mythes, quels qu’ils soient: politiques, religieux, identitaires, culturels et coloniaux. Je m’en ici à ces derniers: les mythes coloniaux. Aussi, est-il besoin de rappeler que « l’anthropologie coloniale » était élaborée par les missionnaires rattachés ambilicalement et directement au Corps expéditionnaire militaire. Les écrits produits étaient destinés à des fins de propagande, d’intox et de conquête des esprits. L’objetcif est clair: diviser pour régner. Et on avu comment il ont divisé et comment ils ont régné par la terreur, les tortures, les massacres, les spoliations pendant 132 ans. Le « colonialisme intérieur », autrement dit la « caste militaro-mafieuse » au pouvoire fait pareillement. Il/elle fait tout pour diviser les Algériens pour les embrigader, les dominer. Pour ce faires, Les Généraux puisent dans le passé colonial et usent de tous les artifices et moyens divers et variés pour y arriver. Les Maitres du DRS, qui sont les instigateurs de cette politique destructruces jouent à fond la division, la dispersion, l’éparpillement, l’émietteemnt, l’effritement…pour faire en sorte « l’ECARTEMENT » entre les positions soit tel qu’il n’y’ait plus de point de convergence, d’alliance, d’entente. C’est pour ça qu’ils entretiennent les EXTREMISTES des tous bords: baaâ^ssistes, islamistes, séparatistes, harkistes, régionalistes, arabistes, kabylistes, etc, etc. Il suffit d’aller sur certains sites pour s’en apercevoir…
    Le fait est que la guerre de libération n’a pas débouché sur une « révolution culturelle » à me^^eême de procéder à la déconstruction des mythes coloniaux, religeiux, politiques et autres. C’est l’une des raisons qui nous a amené à cet affaiblissement du lien national…que nous devons renouer au plus vite.




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  • Sema
    8 juin 2011 at 10 h 18 min - Reply

    Salam alaykoum,

    Merci pour votre article.
    Vérités qui devraient être des évidences et dont il est nécessaire de rapeller et défendre sans cesse…surtout à l’aune du rassemblement des Algériens.
    L’obscurantisme, le régionnlisme, les complexes de supériorité ou d’infériorité…sont des maux de satan qui nous écarte de l’essentiel pour nous diriger sur des détails menant à la division (pour le plus grand bonheur de certains-usurpateurs-).

    L’Algérie est notre socle commun et elle a besoin de tous ses enfants éclairés dans l’union.
    Par contre, il ne faut pas être naïf non plus. Certains individus travaillent sous drapeau et scellent même des alliances entre eux au détriment du peuple et de l’intérêt général…il faut au moins, si c’est pas trop demandé, en avoir conscience pour ne plus continuer à être le didon de la farce qu’on plume siniquement.
    L’Algérie est une nation souveraine délimitée par une frontière. Cela n’empêchent pas, par ailleurs, de sceller des pactes profonds avec nos voisins.




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  • Abdelkader DEHBI
    8 juin 2011 at 10 h 55 min - Reply

    @ — Si Abdelkrim Badjadja :

    Je vous félicite pour cette mise au point très pédagogique relative au concept de la nationalité – ici de la nationalité algérienne – un chapitre qu’il est grand temps de clore définitivement, pour passer aux choses sérieuses, à savoir, les moyens de la lutte citoyenne pour l’avènement dans notre pays d’un véritable Etat de Droit.

    Cela étant précisé, et sans vouloir créer « un débat dans le débat » sur un tout autre sujet, permettez moi de marquer mon scepticisme au plan de la simple logique, sur le fait que l’apparition de l’Homme – en Algérie et ailleurs – puisse s’exprimer en termes de centaines de milliers, voire de millions d’années, comme vous l’écrivez :
    [….le premier homme dont on a retrouvé les restes sur cette terre: l’homme de Mechta El Arbi aux environs de Chelghoum Laid, cela remonte à 500.000 ans déjà. En fait, les traces les plus anciennes de l’homme en Algérie remontent au moins à un million d’années; elles avaient été découvertes au Djebel Sidi M’Cid sur les hauteurs de Constantine, l’antique Cirta. Peut-être existe-t-il des traces plus anciennes encore dans d’autres régions de notre vaste pays.].
    Il me semble illogique en effet, de parler de centaines de milliers, voire de millions d’années quand les connaissances actuelles les plus établies sur le passé semblent buter lamentablement autour des seuils de – 10.000 à – 20.000 av. J-C.
    Or, il y a une indication allusive dans le Coran qui semble suggérer que la durée totale de la période de l’Histoire de l’Humanité serait de 50.000 ans :

    تَعۡرُجُ ٱلۡمَلَـٰٓٮِٕڪَةُ وَٱلرُّوحُ إِلَيۡهِ فِى يَوۡمٍ۬ كَانَ مِقۡدَارُهُ ۥ خَمۡسِينَ أَلۡفَ سَنَةٍ (4).سورة المعارج (70)

    « Les Anges ainsi que l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans. » (Verset 4 Sourate n°70 – les ascensions.

    Ce serait passionnant que des chercheurs comme vous qui traquez le passé, se penchent sur cet aspect des choses.




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  • Afif
    8 juin 2011 at 12 h 15 min - Reply

    Mon comentaire a suscité des réactions auxquelles je vais répondre sans nommer le destinataire de ma réaction, il se reconnaîtra.

    1) La fameuse phrase qu’a prononcé Cheikh Ben Badis Rahimou Allah, il l’a prononcée à la suite d’une déception que lui a provoquée le gouvernement français en refusant sa demande de rattachement de l’Algérie à la France en 1936, Ben Badis et le Congrès musulman qui l’ont accompagné (PCA, UDMA, Elus de Constantine)ayant voulu que les départements algériens soient considérés comme des départements français à part entière. Ceci dit, Cheikh Ben Badis, malgré tout le respect qu’on lui doit, a commis dans cette entreprise un crime contre la nation en voulant la rattacher à la France contre son gré et en légalisant l’occupaton française de l’Algérie qui était illégale depuis 1830 et qui est restée illégale et illégitime jusqu’en 1962, grâce à l’opposition irréductible de Messali Hadj Rahimou Allah et à son refus permanent de l’occupation française.

    2) Je n’ai rien de commun avec un arabe comme Khadafi ou Bachar El Assad. Tous les français de gauche ne sont pas colonialistes et même Miterrand le colonialiste, Arafat a pu apprécier son aide et l’a trouvé à ses côtés lors de la guerre du Liban de 1982. Certains algériens et certains arabes sont pires que les colonialistes. A ce sujet, les meilleurs soutiens actuels de Gaza et du peuple palestinien sont les altermondialistes, les arabes étant en retrait à cause de leurs régimes qui les empêchent de s’exprimer.

    3) Berbère, arabe, musulman, je le suis et j’en suis fier avec mes amis de gauche du monde entier et face à tous les prédateurs.




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  • Dudesert
    8 juin 2011 at 12 h 28 min - Reply

    Le problème identitaire a été crée par le colonialisme Français et accentué par le pouvoir Algérien.
    Diviser pour régner a été développer dans toute sa dimension par le pouvoir Algérien.
    La division a concerné au départ principalement la Kabylie parce que proche du siège du pourvoir central.
    Les attaques contre le fait identitaire Algérien ont été l’œuvre du pouvoir. Ces attaques ont malheureusement trouvé des oreilles disponibles pour être accepter et diffusées telles quelles.
    Les réactions à ces attaques ont été plus violentes que réfléchies et posées. Ce qui a accentué les déchirures.
    Toutes les actions positives mises en œuvres dans le sens d’une consolidation de l’Algérie avec ses diversités régionales, voire tribales ont été détruites et laminées par le pouvoir. Dont l’objectif est de perdurer et aussi de transmettre ce pouvoir dans le même système. Et dont l’objectif final est l’enrichissement de sa composante sans se soucier du devenir de l’Algérie.
    Au final, je voudrais dire qu’il reste encore à faire par des actions de sensibilisation, de communication et d’explication pour d’abord réintégrer le composante berbère dans toute sa diversité et ensuite consolider la dimension Algérienne dont les composantes arabes et musulmanes sont à mon sens acquises.




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  • slimane
    8 juin 2011 at 12 h 28 min - Reply

    l’algérie est un pays d’afrique, est un pays du maghreb, est un pays d’afrique du nord,

    pour ceux qui disent la déclaration du 1er novembre provient du programme PPA araboislamique, doivent dire si AIT AHMED méritait alors d’être radié à cause de cette crise Anti berberiste.

    j’ajoute,
    les kabyles, qui ne mettaient pas en avant la berbérité de l’algérie à cette période là, comme ait ahmed , abane et belkacem krim, préferaient concéder sur cette question de leur bien pourvu qu’il y ait union nationale, ce premier cité, disait à ce sujet, nous on voulait s’unir avec le maroc et la tunisie.

    mais après 62, les gens ont cru avoir tu la langue berbère à tout jamais,

    quand à ceux qui ne savent pas ce qu’est la kabylie, et qui pensent que c’est des nomades venus de partout,

    la kabylie, se disingue par un élément majeur, depuis 1500 Apres Jesus, les autres regions étaient soumises aux turcs, et non la kabylie,
    pour la colonisation française, ils ont choisi de punir les kabyles apres l’insurrection de 71, par la création de « bureau arabes » gérés pas des arabes, et non des kabyes, ils ont changé des noms aux gens et à des endroit, à des symboles, ils ont remplacé tous les , AIT …par des Ben.
    ce n’est pas comment les autres nous considèrent qui nous définit mais comment nous on se nomme qui compte,
    vive l’algérie algerienne.
    Ferhat Abbas disait en 1984, l’algérie est une nation à trois identités majeures, islam, berbérité et arabité.




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  • Petit omar
    8 juin 2011 at 12 h 38 min - Reply

    Mr.Badadja
    Vous dites »Peut-être aussi, s’agit-il de descendants de familles arabes installées en Kabylie depuis plusieurs siècles et parfaitement intégrés au sein de la société kabyle. »Cet argument est avancé par les arabophones d’origine kabyle qui cherchent un prétexte pour justifier le fait d’avoir de la famille en Kabylie.L’anecdote suivante vous éclairera.Un jour nous êtions,mes amis de quartier et moi,en train de discuter dans notre rue(ville arabophone)..Arrive un monsieur,Il nous demande, avec un accent chantonnant signe de sa venue de Kabylie, »Je cherche la maison de la famille X ».Un des mes amis lui demande pourquoi tu la cherches ».Le monsieur répond ceux sont des cousins.Cette réponse nous étonna car la famille X a toujours exhibé une origine ARABE moyen-orientale et ce monsieur était kabyle.Nous lui avons indiqué la maison de la famille, en se jetant entre nous des regards interrogateurs, nous, kabyles arabisés.Quelques jours, plus-tard, l’occasion m’a été donnée de parler avec un des membres de la famille, un ami, et de lui dire  »Tu nous a toujours dit que vous êts d’origine arabe, comment se fait-il que tu as de la famille en kabylie et des cousins kabyles?La réponse a été la même que ce que vous avancez dans votre texte et je la reprends intégralement »
     »il s’agit de descendants de familles arabes installées en Kabylie depuis plusieurs siècles et parfaitement intégrés au sein de la société kabyle ».Allons. Mr.Badjadja.Soyons sérieux.La situation identitaire est déjà assez compliquée sans cela pour que vous nous emmeniez vers cette voie farfelue d’autant plus que les Arabes,Banu-hillal,venus au Maghreb étaient dominants et pour des raisons de complexe de supériotité,ils ne pouvaient en aucune façon,pour des raisons tribales se mélanger aux autres, berbères, qui, pour eux, étaient une race inférieure.Suivons,pour une fois, le conseil de Mr.Bouteflikaqui a dit »N’ayons pas honte de dire que nous sommes des Amazighs ».
    **Un lien utile pour approfondir la question identitaire:aristote-algeria.com




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  • guerriere de la lumière
    8 juin 2011 at 13 h 04 min - Reply

    Bismillah Errahmane Errahim
    « Ya ayouha Elladhina Amanou Ina khalaknakoum chou3ouben wa kabaila lita3arafou, a7ssanoukoum 3inda Allah Athkakoum » Sadaka Allah el Adhim

    Ce verset saint du Coran résume tout!

    Seul nos actes comptent, le reste n’est que racisme, perte de temps et de moyens et surtout BlaBla.




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  • benamina
    8 juin 2011 at 15 h 34 min - Reply

    A mon avis il n’y a pas(chez nous) de dualité conflictuelle arabe/berbère mais une cohabitation plus ou moins antagoniste de deux projets de sociétés ou deux sentiments d’appartenance à deux aires civilisationnelles différents, l’arabe musulman et l’occidental. Sans les débordements ou le parasitage de cet antagonisme de civilisations, les rapports arabe/berbère sont totalement harmoniques. Nos compatriotes Mozabites portent en eux avec fierté, sans heurts et sans conflits les deux cultures, les deux langues. Dans le pays chawi(est du pays) et dans la région de Tlemcen, on peut trouver dans la même tribu des arabophones ‘purs’ et des berbérophones ‘purs’ sans que cela ne provoque des étonnements. La cohabitation devient conflictuelle, dégénère et déborde sur l’histoire, l’identité, la cohésion sociale et même les fondements de l’état lorsqu’interviennent les extrémistes des deux bords. Chaque tranchée y va de sa propre justification, sa propre interprétation et sa propre rhétorique.




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  • Moultahiq
    8 juin 2011 at 16 h 05 min - Reply

    L’article est bien pensé. Mais dans une nation, il y a une société ou plusieurs sociétés donc des citoyens. La nation est définie par la constitution (les régles de base de vivre ensemble) qui elle doit être définie par les sociétés qui l’abritent, delà né le citoyen. L’histoire de l’Algérie est complexe et méritent une attention particulière pour construire cette nation. Et tanqu’il n’y aura pas cette édification première, tous les maux des combinaisons cités dans l’article seront vint. Même si une constitution vit 50 ans, cela vaut la peine de s’y pencher même si la durée de sa construction dépasse 2 ans.




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  • ahmed
    8 juin 2011 at 19 h 27 min - Reply

    En politique,il n’y a que les résultats qui comptent et la question qui se pose est la suivante; que gagne l’Algérie de son appartenance d’un point de vue géopolitique au monde Arabe ?
    L’Égypte qui se dit la championne du nationalisme arabe,est un pays très pauvre de 85 millions d’habitants . Il existe une grande frontière entre les pharaons et Israel et donc un risque de conflit armée entre les deux pays à tout moment . Ces données expliquent la tendance du nationalisme arabe de ce pays qui a besoin d’aides financières . Au fait ,en politique rien n’est gratuit,l’Égypte en prônant le nationalisme arabe,pense beaucoup plus à l’argent des arabes qu’aux arabes . Boumédiéne s’est fait avoir en 67 et en 73,en signant des chèques à blanc pour financer des guerres perdues d’avance .Au Liban et dans d’autres pays du moyen orient où il y a des minorités chrétiennes,le nationalisme arabe est instrumentalisé par les chrétiens pour éloigner la menace islamiste .
    la superficie de l’Algérie fait à elle seule le double de celle de tous les pays arabes réunis . La richesse de notre pays (plus de 150 milliards de dollars de réserve),notre grande superficie,notre proximité de la rive nord de la méditerranée,la présence d’une très forte communauté algérienne en Europe,font qu’on devrait au moins poser le pour et le contre d’une appartenance géopolitique au monde arabe .
    Notre pays,devrait être plus ambitieux et refuser le statut de province d’un moyen orient instable et fanatique . Sachons que le zéro est un chiffre absorbant,l’union entre pays sans démocratie sans économie et sans projets ne débouchera sur rien . L’Algérie a besoin de réformes politiques,économiques,culturelles et sociales . Une fois un minimum de développement réalisé,notre pays créera des zones de coopération entre différentes régions du pays car on ne peut pas parler d’union vers l’extérieur alors que le chiffre d’affaire entre les départements algériens tend vers zéro . Une fois les états unis d’Algérie consolidés,on envisagera de créer une véritable union du Maghreb . Cette union maghrébine n’est possible qu’après un changement des mentalités car la conception tiers-mondiste du voisinage est révolue . Vouloir empêcher le soleil de briller sur le voisin ne mène que vers des conflits . On doit comprendre une fois pour toute que quand le soleil brille sur un pays du Maghreb,il ne fait pas obligatoirement de l’ombre aux autres pays au contraire le développement d’un des pays du Maghreb,ne peut que être bénéfiques pour les autres pays de la région .




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  • rachid
    8 juin 2011 at 21 h 06 min - Reply

    Bravo pour l’auteur de l’article:voila les reflexions qu’on doit avoir en 2011.l’époque ou on disait c’est la main de l’étranger , c’est la france et tralala tralala c’est terminé.Ce qu’a dit Benbadis a été acéptée pendant son époque peut etre mais maintenant on ne l’accepte pas et on le rejette.maintenant les jeunes crient:l’algerie aux algeriens point c’est tout.alors de grace ne faisons pas les erreurs des gens du passé en ce qui concerne l’identité de l’algerie :il faut savoir qu’un etre humain glorifie son grand pere ,c’est naturel.Mais on peu pas dire aux gens il faut glorifier uniquement mon grand pere sinon tu n’es pas de nous.Alors la on va vraiment droit aux frottements qui fera allumer le feu.Alors soyons une société de 2011.Si des erreurs ont été commises par nos anciens au nom de la révolution ,c’est le moment de les corriger sinon………………………




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  • rabah
    8 juin 2011 at 21 h 09 min - Reply

    oui monsieur je suis d’accord avec vous sur le principe il faut étre algérien et assumer notre divérsité et notre metissage, par contre vous avais répondu a ceux qui disent que les arabes sont des envahisseur donc depuis 14 siecle donc sont parfaitement algériens et je suis d’accord, mais par contre vous n’avez pas répondu a ceux qui disent que « chaab aldjazair muslimun oua ila a aoroubia yantassib » ce que veux dire que le peuples algériens est musulman et sont des descendant arabes et oublier les bérbéres
    il faut étre juste dans vous réponses et aller jusqu’au bout

    cordialement
    rabah




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  • Adel
    8 juin 2011 at 21 h 31 min - Reply

    @Mohand

    Bonjour,

    Il est certain que les Français qui avaient la charge de mener la conquête et l’occupation (pacification, selon eux) de l’Algérie avaient utilisé tous les moyens pour atteindre leur objectif. Il y a, cependant, me semble-t-il, certains aspects historiques qu’il ne faut pas perdre de vue.

    Au début du 16ème siècle, il y avait deux dynasties qui régnaient sur certaines parties du Maghreb central (qui deviendra l’actuelle Algérie) : les Hafcides de Bejaya (liés aux Hafcides de Tunis) et les Zayanides (ou Abdelwadides) de Tlemcen. Ces deux dynasties avaient vainement tenté d’étendre leurs domaines respectifs à tout le territoire, sans succès. De nombreuses villes (dont El-Djazayer) et tribus échappaient totalement à leur pouvoir.

    Les chefs corsaires turcs Aroudj et Kheir-Eddine réussirent à installer leur domination sur tout le territoire, après avoir éliminé les deux dynasties en déroute. Pendant les trois siècles que dura la domination turque, l’État central, avec ses trois beylicks de Constantine, Titteri et Mascara ainsi que Dar-Es-Soltan (El-Djazayer), fut dirigé par les janissaires turcs. Cet État tirait la plus grande partie de ses revenus de la Course en méditerranée et prélevait aussi les impôts sur les populations locales. En dehors des quelques grandes villes, l’autochtone – «arabe» ou «kabyle» – vivait dans sa tribu. Il faisait allégeance au chef de sa tribu et ne reconnaissait d’autre autorité que la sienne. On ne pouvait donc pas parler d’unité au sens moderne de ce terme. La tribu était le seul monde de l’individu. Il y vivait en parfaite harmonie avec les siens et en sécurité au milieu d’eux. Les tribus et confédérations tribales de Kabylie et des Aurès, tout autant que celles des Hauts-Plateaux ou du Sahara, avaient des chefs qui formaient une aristocratie guerrière au sein de laquelle le pouvoir se transmettait de manière héréditaire. Le pouvoir central turc avait ses hommes qui traitaient avec ces chefs.

    Cette cohabitation entre un pouvoir central turc (donc étranger, bien que musulman) et des tribus relativement autonomes dura trois siècles. Durant tout ce temps, l’«arabe» vivait-il vraiment avec le «kabyle»?

    La colonisation française mit fin à l’État turc en Algérie et les dey Hussein et ses janissaires durent quitter le pays. La bourgeoisie française, qui était derrière l’expédition et qui entendait en tirer profit, employa tous les moyens militaires et administratifs pour casser les tribus et briser le pouvoir des seigneurs locaux – dont beaucoup furent tués ou déportés – tout comme elle l’avait fait durant les siècles passés pour se libérer de la tutelle de la féodalité en France. Le Sénatus-Consulte de 1863 joua un grand rôle dans la désintégration des tribus, qui furent réparties en de multiples douars-communes échappant à l’autorité des anciens seigneurs devenus de simples auxiliaires de l’administration coliniale.

    La résistance à l’occupant demeura un fait tribal et l’émir Abdelkader eut à expérimenter à ses dépends la difficulté de fédérer toutes les tribus derrière un chef unique.

    L’«indigène» algérien se retrouvera donc orphelin de sa tribu et il faudra attendre les années 1930 pour voir émerger de nouvelles élites issues de la petite paysannerie et de la classe moyenne des villes, libérées du carcan de la tribu et de l’autorité des anciens seigneurs. C’est à ce moment-là que les Algériens – «arabes» et «kabyles» – commencèrent réellement à vivre et à lutter ensemble contre la domination coloniale.

    La colonisation mit en contact deux formations sociales se trouvant à des stades d’évolution différents. Le système colonial capitaliste, qui s’appuyait sur une réelle puissance industrielle, parvint à détruire totalement le système tribal traditionnel. Du point de vue historique, cela constituait un progrès, car la société tribale était condamnée à disparaître un jour ou l’autre. L’État bourgeois mis en place par la colonisation était certainement plus performant et plus en adéquation avec l’époque que l’État de la Régence qui s’appuyait sur les chefs tribaux. Le grand problème, cependant, était que les «indigènes» n’avaient pas leur place dans cet État, ou, du moins, la seule place qui leur était laissée était celle de main d’œuvre taillable et corvéable à merci dans les domaines des grands colons. Aucun droit politique ne leur fut accordé.

    La colonisation constitua donc une profonde déstabilisation de la société algérienne. Celle-ci parvint cependant à reprendre des forces et à s’adapter à la sa situation de société colonisée. Les confréries maraboutiques, derniers restes du système féodal traditionnel, qui avaient pris le relais des chefs de tribus en tant qu’autorités locales d’encadrement, furent critiquées sans ménagement par le Mouvement des Oulémas, pendant que les élites issues de la plèbe (Messali) et de la petite bourgeoisie (Abbas) développaient de nouvelles méthodes de lutte modernes, inconnues de leurs ancêtres du 19ème siècle.

    La société algérienne aborda l’ère de l’indépendance exsangue et profondément déstabilisée du point de vue culturel et politique. Malheureusement, la politique excessivement volontariste et imprudente – en plus d’être autoritaire – de Boumédiène contribuera à casser le peu de liens qui restaient encore dans nos villes et surtout nos campagnes – le peuple algérien étant dans son immense majorité d’extraction rurale, profondément attaché à sa terre. L’industrialisation hâtive, alimentée par une soudaine richesse générée par la rente pétrolière après la nationalisation et la hausse des prix du pétrole, contribua à casser définitivement le monde rural et à drainer des masses de plus en plus nombreuses vers les villes devenues d’immenses cités-dortoirs sans âme.

    L’échec de la politique de Boumédiène et tous les déboires qui s’ensuivirent ont eu pour résultat la société algérienne de 2011.

    Le poids de l’histoire est donc très grand. L’Algérie aurait-elle pu avoir un parcours plus calme et les Algériens seraient-ils devenus plus apaisés et moins portés à rejeter l’autre – «kabyle» ou «arabe« – si des hommes plus modérés tels que Ferhat Abbas ou Ben Khedda avaient pris le destin du pays en main en 62? Peut-être…

    Il me semble donc que la politique de division du colonialisme, malgré ses effets négatifs, ne fut pas d’un grand poids devant les profonds bouleversements socio-culturels que connut notre pays avant et après l’indépendance et qui ont fait que l’Algérien, ayant perdu sa tribu, n’a toujours pas trouvé de véritable protecteur, à ce jour, l’État national qui devait jouer ce rôle ayant totalement failli.

    Cordialement




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    8 juin 2011 at 22 h 12 min - Reply

    Je cite Guerrière de lumière qui a écrit:
    QUOTE : « guerriere de la lumière dit :
    8 juin 2011 à 13 h 04 min

    Bismillah Errahmane Errahim
    « Ya ayouha Elladhina Amanou Ina khalaknakoum chou3ouben wa kabaila lita3arafou, a7ssanoukoum 3inda Allah Athkakoum » Sadaka Allah el Adhim

    Ce verset saint du Coran résume tout!

    Seul nos actes comptent, le reste n’est que racisme, perte de temps et de moyens et surtout BlaBla. »
    ——– UNQUOTE——

    Par principe, lorsqu’on cite le CORAN, c’est-à-dire la parole d’Allah, on prend la peine de VERIFIER ce que l’on écrit, dans un texte du CORAN, et par solidarité islamique, je vous offre un lien vers un CORAN en ligne, avec traductions, pour vous le permettre.

    http://tanzil.net/#49:13
    Vous tomberez, évidemment sur le texte que vous avez ECORCHE.
    Je rétablis donc la parole écorchée et FALSIFIEE par ignorance (excusable ?) par vous en espérant que PLUS JAMAIS vous ne vous aventurerez à citer Allah, Exalté soit-IL, sans vérification préalable.

    Voici donc le texte :
    يَا أَيُّهَا النَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَاكُم مِّن ذَكَرٍ وَأُنثَىٰ وَجَعَلْنَاكُمْ شُعُوبًا وَقَبَائِلَ لِتَعَارَفُوا ۚ إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِندَ اللَّـهِ أَتْقَاكُمْ ۚ إِنَّ اللَّـهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ ﴿١٣﴾سورة الحجرات49
    Yâ ayuha Annassu Inna khalaqnâkum min dhakarin wa untha wa ja’alâkum chu’ûben wa qabâ’ila lita’ârafu, inna akramakum ‘inda Allahi atqâkum. Inna Allaha ‘alîmun khabîrun. surat alhudjurât 49/v.13

    O hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. (13)

    Vous pardonnerez mon intrusion, car je ne voulais pas entrer dans ce débat stérile, qui devrait être dépassé aujourd’hui, car le peuple algérien, a autre chose à faire que de s’écorcher pour savoir qui de nous est kabyle, mozabite, arabe, ou chaoui d’extraction ou de pseudos origines.
    Aujourd’hui, comme hier, nous sommes face à notre destin, face au destin de l’Algérie, toute entière, sans distinction d’origine millénaire ou simplement de pure nationalité.
    Aujourd’hui, le défi, c’est le développement, le bien vivre ensemble, la récupération de NOTRE identité, qui constitue le socle de notre algérianité.

    Une fois ceci admis, je considère qu’est algérien, quiconque aime, vit et travaille pour la promotion de ce pays, et CHOISIT d’en faire sa patrie, de se fondre dans le creuset national algérien.

    Nos origines sont multiples et elles sont le fruit de BRASSAGES de populations, de cultures, de langues, et d’ethnies, et l’Algérien actuel est le produit de cet amalgame historique, qu’il l’admette ou pas, et NUL ne peut prétendre être issu d’une souche « pure », sinon qu’il réponde « pure depuis telle date »… ce qui IMPOSSIBLE.

    Revenons au vrai débat, et évitons les débats stériles, qui ne peuvent intéresser que des spécialistes dans le cadre EXCLUSIF de débats académiques pour l’art et l’approfondissement des connaissances, mais point BARRE.

    Forts de l’apport des cultures méditerranéennes, africaines, européennes, et asiatiques dont les cultures issues des religions monothéistes au premier plan desquelles l’Islam qui nous définitivement marqués de son empreinte INDELEBILE, quoique fassent les néo-berbères gréco-latins-christianistes de l’école revancharde française, aucun algérien ne saurait effacer d’un seul trait, quinze siècles de notre patrimoine commun avec la nation UMMA islamique.

    Pays arabe, ou simplement maghrébin, soyons avant tout algériens, UNIS pour le meilleur et pour le pire, ensuite bâtissons THAMAZGHA de SIWA en Egypte, aux iles Canaries, si les Espagnols nous le permettent et ensuite seulement, songeons à déloger nos frères descendants putatifs des « Banu Hillal », en étant sûrs de ne pas nous tromper et n’avoir pas, ce faisant demandé à de VRAIS descendants d’arabes qui s’ignorent, d’avoir déchus de leurs algérianité de VRAIS et authentiques imazighen qui s’ignorent et ignorent leur histoire…

    J’ai mal quand je lis des IDIOTIES pareilles, qui ne peuvent faire que le jeu du pouvoir, comme hier, il a fait le jeu du colonialisme.

    Si Abdel Madjid Ath Sidhi Saadhi… Ibn… Ibn Abdelqaoui, chiche qui peut dire quelle est ma véritable ascendance, et pourtant ma famille se dit « descendants des Saadiens » qui ont régné sur le Maghreb oriental, mais est-ce suffisant pour se dire descendant de Sayida Fatima Ezzahra,as ?




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    8 juin 2011 at 22 h 15 min - Reply

    Veuillez corriger SVP

    Si Abdel Madjid Ath Sidhi Saadhi… Ibn… Ibn Abdelqaoui, chiche qui peut dire quelle est ma véritable ascendance, et pourtant ma famille MRABTINE (cherfa) se dit « descendants des Saadiens » qui ont régné sur le Maghreb occidental, (tombeaux des Saadiens à Marrakech). Mais est-ce suffisant pour se dire descendant de Sayida Fatima Ezzahra,as ?




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  • zaftoualaft
    8 juin 2011 at 23 h 16 min - Reply

    @Ait Saadi
    Allah iziyane sâadak
    lisez Ibn Khaldoun (rabbi yarahmou) vous ne pouvez remonter que deux ou trois générations dans votre lignée d’aieux.Seul Sidna Mohamed peut remonter jusqu’à Sidna Nouh. Le reste n’est que spéculation. Le meilleur de vous est celui qui est utile pour les autres.
    Je suis importe peu, je serais voilà ce qui compte.
    amicalement




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  • dilmi kouraiche
    9 juin 2011 at 0 h 12 min - Reply

    Salam azoul à toutes et à tous.

    Le guide de la civilisation algérienne pour l’indépendance abd elhamid ibn badis restera l’exemple intellectuel de la génération d’avenir concernant la base de l’histoire d’eldjazair bani mazrana.




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  • NEDJMA
    9 juin 2011 at 0 h 14 min - Reply

    @Ait saadi

    Un compatriote qui repond si bien, que la raison vous conduise jusque dans les moindres détails.

    cordialement




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  • Ammisaid
    9 juin 2011 at 0 h 47 min - Reply

    Je n’ai jamais entendu une branche d’un arbre dire à une autre branche d’un même arbre dire qu’elle n’est pas du même arbre même si elles différentes en tout points de vues. C’est tout ce que je comprends et je sais. Celui qui n’est capable d’exister que par opposition à l’autre a le devoir de se poser des questions sur la qualité de son existence.




    0
  • Petit Omar
    9 juin 2011 at 2 h 26 min - Reply

    A Adel
    Tu oublies un élément fondamental dans l’histoire de l’Algérie et qui a unifié toutes les régions de l’Algérie et toutes les formations politiques algériennes:La révolution algérienne(1954-62)qui s’est concrétisée dans l’adhésion de toutes ces formations à la charte de la Soummam(août 1956).La nation algérienne actuelle trouve son origine dans la révolution algérienne.Il faut réactualiser la charte de la Soummam et bâtir la société algérienne sur la base des principes qu’elle contient




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  • hakimM
    9 juin 2011 at 4 h 49 min - Reply

    En principe lorsqu’on accepte l’évidence, les choses identitaires se résolvent vite.
    Mais nous, on n’accepte pas l’évidence.
    Nous sommes un pays berbère ou amazigh.
    Nous n’avons jamais eu de triidentites (amazigh, arabe, islam)
    L’arabite ne vient que de l’islam pour nous permettre de comprendre, lire le coran et faire d’autres choses importantes liées a l’islam. Ce n’est pas une identité, c’est une langue.
    L’islam n’est pas une identité, c’est une religion, partagée par 97% des algériens.
    L’Indonésie, l »iran, et tous les pays autrefois colonisés par les anglophones ( asie) ne se sont jamais considérées arabes, pourtant les arabes ont passe plus de temps qu’au Maghreb.
    Pourquoi, parce que la France est l’anti-identite, la France et les harkis qui sont au pouvoir sont l’anti-nationalisme, l’anti-amazighite, l’anti-démocratie, l’anti-liberté.
    Lorsqu’on efface l’identité des kabyles et des berbères en changeant leur nom authentique de Ait en Ben, on crée en eux une dissonance qui les handicape.
    Cela a pour effet aussi de créer de l’animosité des kabyles envers les sois-disons arabisés et vice-versa.

    Pourquoi tout ce travail de destruction de l’identité kabyle, c’est parce que les kabyles n’ont pas abdiqué devant n’importe quel ennemi étranger.

    Ainsi la force des Algériens est inhibée par la racisme contre les kabyles et le contre-racisme des kabyles contre les autres, ce qui fait que nous sommes devenus faibles, partagés, désunis, collaborant entièrement avec la France et les harkis.

    La destruction de l’identité, cœur de la révolte n’est faite que par les français, français qui sont super pleins de haines, d’arrogance et de machiavélisme.

    Nous au lieu de lutter contre la France et ces harkis au pouvoir, on lutte contre les kabyles…..

    En réalité, les berbères sont connus par leur partage en deux parties face a un ennemi extérieur, la moitié se vend a l’ennemi et la moitié combat l’ennemi, ce qui fait de l’Algérie depuis longtemps +1-1 = 0.
    C’est pour cela que nous avons perdu, quelle honte historique 4-0!
    Et c’est pour cela que tous les pays se sont révoltés et nous on chante : kabyle, arabe, islam, blabla, champions des blablas.
    C’est pour cela qu’actuellement, je fais des recherches de sites algériens qui font union contre le régime, pas contre les kabyles ou autres.




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  • OrO
    9 juin 2011 at 9 h 39 min - Reply

    Je crois,monsieur Badjadja,que votre énumération n’est pas exhaustive.Il y a une autre catégorie d’algériens qui dit « je ne suis pas arabe(c’est sont droit) et vous aussi vous n’êtes pas arabe,et si vous persistez à vous considérer comme arabe,vous êtes soit une victime de la propagande arabiste soit un traitre ».Ce type de raisonnement est,j’ai eu à le constater personnellement,largement majoritaire au sein de ce qu’on appelle le courant « berbériste ».




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  • mounir aberahmane
    9 juin 2011 at 11 h 24 min - Reply

    Mise au point : existançe des raçes sur terre : Arabe, Latin, Blanc, Berbère, Phaoran, grecque, juifs.
    les envahisseurs de l’algérie d’origine étrangère : Zerhouni, Chakib khali, Medelci, et Compagnie..
    n’attendez pas de ces gens vous défendent..




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  • kaddour
    9 juin 2011 at 12 h 47 min - Reply

    Bonjour,

    Avant, pour les tenants du totalitarisme primaire, l’Algérie n’était que d’essence civilisationelle Arabo-musulmane.Après des luttes acharnées menées par les activistes berbéristes, on daigne aujourd’hui, du bout des lèvres, reconnaitre une autre dimension identitaire qu’est l’Amazighité. Demain, on ne sait de quoi il sera fait.

    Nous voilà donc, pour reprendre l’expression de l’Algérie officielle, avec le  »fameux » triptyque Amazighité – Arabité – Islam. Au delà de toute cette  »tshaksthouka », au demeurant bien épicée, et pour éviter toute polémique ou désaccord sur la question, n’est ce pas plus raisonnable, objectif et particulièrement réaliste de considérer et de consacrer une bonne fois pour toute l’Algérie Algérienne et non autre chose d’autre. Dans le cas contraire, n’oublions pas que les extrêmes en appelles d’autres.

    L’auteur : » celui qui dit je suis Kabyle et non Arabe… »

    pourquoi focaliser sur les kabyles ? alors qu’il se trouve aussi parmi les chaouis, les mouzabites, les chenouis et surtout les touaregs qui revendiquent haut et fort leur identité Amazigh. Alors de grâce, cessons de stigmatiser le Kabyle, qui a certes ses spécificités, mais qui demeure avant tout Algérien au même titre que tous ses concitoyens des autres régions de notre pays. De plus,à l’instar de ces concitoyens, les kabyles ont des qualités et des défauts, autrement dit il ne sont ni meilleurs ni pires.

    L’auteur :  » l’Algérie fait partie d’une zone géographique appelée  »monde Arabe… »

    l’Algérie, fait aussi partie depuis son existence, d’une zone géographique appelée  » Afrique du nord » ou le grand Maghreb, tout autant qu’elle appartient à l’espace méditerranéen. Cela se passe de tout commentaire.

    L’auteur :  » la définition d’un pays Arabe est une définition de géopolitique et non une définition ethnique »

    Cette façon de voir les choses n’engage que ceux qui ont engagé l’Algérie sur cette voie, à savoir un
    pouvoir illégitime composé de mercenaires à la solde de puissances étrangères.
    Quant aux populations des pays Arabes qui ne sont pas forcément Arabes, chacun assume ses choix en la matière.

    L’auteur:  » contester l’Algérianité de la majorité de nos compatriotes (Arabes) »

    Mr BADJADJA, vous êtes archiviste mais pas statisticien, et à supposer que vous exceller dans cette dernière fonction, cela nécessiterait une recherche approfondie pour déterminer l’identité exacte et l’appartenance ethnique de la majorité des Algériens. Vous dites, d’ailleurs à juste titre, qu’il est difficile de prouver qui est véritablement Amazigh ou Arabe tant il faut remonter loin dans l’histoire. Il faut donc être cohérent dans vos propos Mr BADJADJA.

    L’auteur :  » Au canada, on délivre la citoyenneté aux immigrants après un séjour de 05 ans »

    Il faut, encore une fois, éviter la confusion des genres, vous reprochez aux kabyles de dénier aux  »Arabes » la citoyenneté Algérienne, alors, que par la faute des mercenaires au pouvoir, aucun Algérien, toute ethnie confondue, ne bénéficie à ce jour du statut tant souhaité de citoyen au sens noble du terme.
    Quant aux immigrants Algériens au Canada ou ailleurs en occident, ils finiront avec le temps par s’intégrer et de se dissoudre complètement dans la culture et l’identité des pays d’accueils, dont les valeurs qui fondent leur civilisation seront toujours intactes et davantage renforcées par, justement des apports des cultures extérieurs.
    Les Canadiens accueillent des immigrants de tous les pays du monde, parce qu’ils sont avant tout eux-même, connaissant leur origine et sachant où aller, et rien ne peut les perturber ni les faire vaciller de leur marche dans la continuité de leur histoire. Ne comparant pas l’incomparable.

    L’auteur :  » qui est en mesure de prouver qui descend réellement des Amazighs ou des Arabes ? »

    Il est vrai que c’est un peu délicat comme situation, particulièrement dans les grandes agglomérations. cependant, comment peut-on savoir si on ne cherche pas, comment peut-on savoir si on continue à occulter la réalité et à se détourner de l’essentiel, comment peut-on savoir si on continue à décréter ce que doit être l’identité Algérienne, comment peut-on savoir si on ne brise pas les tabous à l’intérieur desquels nous demeurons prisonniers, comment peut-on savoir…

    Si on devait arrêter les querelles sur les origines des uns et des autres à titre individuel, cela ne peut être le cas des origines de notre pays, l’Algérie. Pour moi, c’est très important de m’identifier à l’histoire millénaire de mon pays, sinon je ne suis rien, et actuellement, malheureusement, on est rien culturellement parlant. Dès lors, on navigue à vue, dans le flou total, sans aucune perspective, on est bien planté dans un décor de carte postale.

    Il faut impérativement que l’Algérie redevienne elle-même c.a.d Algérienne, faute de quoi, on ne sortira pas de ce marasme et de cette déchéance.

    Par ailleurs, cohérence oblige, si on admet que tout est faux depuis, au moins 1962, alors on doit presque tout repenser et refaire presque tout.

    Salutations.




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  • guerriere de la lumière
    9 juin 2011 at 13 h 08 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI!

    Merci mon frère pour cette correction!
    Mon intension était claire. Que Dieu me le pardonne pourtant!

    Juste pour vous faire une remarque, pourquoi préciser je cite : »et pourtant ma famille MRABTINE (cherfa) »

    On est tous égaux devant Dieu!

    Aucun titre honorifique ne nous distinguera les uns des autres sauf nos actes.

    Moi aussi je trouve ce débat stéril et nous enfonce encore plus dans des sentiments négatifs et nous empêche de faire Alliance contre ce monstre de pouvoir qui se nourrit justement de ça!

    Qu’à cela ne tienne, je suis algérienne et j’assume pleinement toutes ces dimensions et après?

    L’important c’est d’être un honnête citoyen!

    Toutes nos wilayates sans exception souffres des mêmes mots :
    – démission citoyenne
    – incompétance à tout les niveaux
    – anarchie totale dans toutes sortes de gestion
    – abus de pouvoir
    – corruption
    …etc

    Le pouvoir actuel n’est pas aussi fort, il se nourrit de nos faiblesses et de notre démission totale collective!

    Respectueusement à vous.




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  • batni
    9 juin 2011 at 16 h 10 min - Reply

    On trouve encore des personnes qui veulent classer les Algériens en castes comme en Inde (les intouchables, les arayas ,les chorfas, les nobles etc…). En Algérie il n’existe que des citoyens égaux en devoirs et en droits.
    C’est ces personnes qui depuis l’antiquité ont fait en sorte que l’Algérie soit toujours une province PÉRIPHÉRIQUE d’un empire, voir l’Algérie au temps de l’empire Romain, Carthaginois, Abbaside , Ottaman, Francais etc…
    L’Algérie doit être Algérienne avant tout et doit baigner dans son milieu naturel qui est l’Afrique du Nord ou elle sera son centre rayonant. Toute tentative de la rattachée a des ensembles ou elle ne serait qu’une province périphérique est voué a l’échec.




    0
  • Adel
    9 juin 2011 at 17 h 31 min - Reply

    @Petit Omar

    Bonjour,

    Tout à fait d’accord.

    Je ne me suis pas attardé – mon commentaire étant déjà trop long – sur ce qui s’est passé à partir du moment où de nouvelles élites organisées au sein de partis politiques modernes prirent la relève des anciens chefs tribaux qui avaient résisté à l’occupant durant tout le 19ème siècle.

    Il est clair que les 30 années de lutte qui débouchèrent sur l’indépendance furent celles durant lesquelles la nation algérienne prit pleinement conscience de son existence et de ses caractéristiques. Cela ne se fit pas sans conflits et heurts entre les différents groupes. Le congrès de la Soummam fut une étape décisive, car il codifia le projet national de tous les Algériens en termes modernes.

    Cordialement




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  • Omrane
    9 juin 2011 at 18 h 03 min - Reply

    @Petit OmarLes Banu Hilal est la derniere vague venue d’Orient au Maghreb. Les Arabes sont venus en plusieurs vagues, les premieres se sont installes au nord dans plusieurs regions du pays, d’ailleurs plusieurs parmi eux ont ete accueillis et integres dans plusieurs regions berberes. Ceci explique lapropagation rapide de l’Islam dans nos regions. D’autre part, avec le declin des Almoravides, plusieurs sont revenus vers le maghreb a partir d’Afrique et du Sahara occidental pour trouver refuge dans plusieurs regions d’Algerie, de Tunisie et du Maroc, ces populations etaient arabo-berberes, cad qu’elles etaient un vrai melting pot dans l’unite de la religion. Merci a tous. Pardon pour les accents mon clavier est russe




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  • Adel
    9 juin 2011 at 19 h 13 min - Reply

    Cette question de l’identité – qu’est-ce qu’un Algérien? – se manifeste à plusieurs niveaux.

    Le premier problème, auquel tout Algérien est confronté immédiatement, est celui de la langue : il y a des Algériens berbérophones et des Algériens arabophones. L’Algérie officielle a longtemps essayé d’enfermer les dialectes berbères dans un univers très restreint, celui de l’oralité. Le but inavoué était de condamner ces dialectes à l’extinction. Le postulat culturel qui est à la base de cette position est que les dialectes berbères sont des survivances du passé, qui ne sont porteurs d’aucune civilisation. Le même traitement est d’ailleurs réservé à l’arabe dialectal, supposé être remplacé à terme par l’arabe scolaire. La jeunesse de Kabylie a, à partir du début des années 80, opposé une résistance ouverte et organisée à cette tentative de mise à mort des dialectes berbères.

    Le deuxième niveau est celui de la religion. On peut dire sans risque de se tromper que tous les Algériens se reconnaissent comme musulmans. Ceux qui choisissent d’être agnostiques ou athées ne remettent pas fondamentalement en cause l’appartenance du peuple algérien à l’islam. Ils reconnaissent qu’ils ne sont pas représentatifs de la majorité de la population. Par ailleurs, la conversion au christianisme reste un phénomène marginal. Il y a cependant un particularisme qui est plus ou moins refoulé au niveau de l’Algérie officielle et de la société également, c’est celui de l’ibadhisme, rite de nos compatriotes du M’zab. Quel a été, par ailleurs, l’effet de l’érosion de l’autorité morale des familles maraboutiques de Kabylie, par exemple? Et l’apparition, à partir du début des années 80 du mouvement appelé «islamisme» (ou encore de manière péjorative «intégrisme» ou «fondamentalisme»)? La façon dont l’islam est vécu par chaque Algérien et Algérienne a certainement subi et continue de subir des modifications par rapport à ce que nos parents et grands-parents ont connu – attitudes qui ont elles-mêmes été transformées par la colonisation et l’action du Mouvement des Oulémas (question des confréries et marabouts, entre autres).

    Le troisième niveau est celui de l’histoire. L’Algérie officielle n’a fait aucun effort – et c’est peu dire – pour mettre en valeur la dimension amazighe de l’Algérie à travers les âges. Cela semblait aller de soi que l’Algérie fût avant tout arabe et musulmane et que toute autre dimension n’était que perturbation mineure indigne d’être mentionnée. Mais les Berbères ont-ils été seulement islamisés et arabisés? N’ont-ils pas aussi «berbérisé» l’islam et les Arabes installés chez eux? N’y-a-t-il pas un islam et une langue arabe maghrébins-berbères? L’homme amazighe n’a-t-il pas fait preuve d’une extraordinaire faculté d’assimilation des races et cultures qui ont traversé son territoire depuis la nuit des temps? Sinon, comment pourrait-on expliquer la survivance des dialectes amazighes face au latin et à l’arabe, langues qui ont dominé de vastes aires géographiques pendant des siècles?

    Le quatrième niveau est celui de la géopolitique. Là encore, l’Algérie officielle a opté très tôt pour l’appartenance de l’Algérie à la Nation Arabe. L’unité du Maghreb – matrice berbère originelle -, pourtant clairement inscrite dans les programmes politiques des partis nationalistes du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie, avant les indépendances, ne fut jamais une préoccupation majeure du pouvoir politique.

    Mais, au fond, pourquoi avons-nous besoin d’inscrire dans notre Constitution que notre identité se compose de l’amazighité, de l’arabité et de l’islam? N’est-ce pas là une simple réaction au déni identitaire que le colonialisme a fait subir aux Algériens pendant 132 ans? Le pouvoir politique aurait donc implicitement pour mission historique de restaurer l’identité nationale écorchée par le colonialisme – perte de la langue arabe en tant que vecteur de haute culture, recul de la pratique religieuse islamique, ignorance du passé historique arabo-islamique, perte des liens avec la Nation Arabe, etc.

    La manière dont cette restauration a été menée depuis 1962 pose problème aujourd’hui, du moins pour une partie de la population qui exprime son désaccord à haute voix.

    Y-a-t-il une « crise identitaire » en Algérie? Si oui, est-il possible d’en sortir et comment? En ce qui me concerne, je ne vois pas d’autre solution que le dialogue franc et sincère qui n’a pas peur d’aborder toutes les questions, même celles qui sont tabou.




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  • aissa-hakim
    9 juin 2011 at 20 h 52 min - Reply

    Monsieur, je trouve votre texte d’un grand intérêt cependant je crois lui trouver trois lacune de taille :
    1. L’administration coloniale a commencé à recenser les autochtones algériens à partir1880. Ce recensement était loin d’être généralisé. Dans les années 50-60 du siècle dernier, beaucoup étaienr inscrit sous l’appellation : « SNP » (sans nom patronymique) et présumés né en…Par ailleurs, l’administration coloniale,sans chercher les origines éthniques des indigènes, elle les isncrivait souvent sous un patronyme ridicule du genre : Boubegra, Boueghla, Boume3za, Bouguettan,Boukhana, La3ouer… Par conséquent, nul n’est sûr de ses origines ethniques.
    2. L’Arabité est d’abord une culture avant d’être une géographie. Quand Djamel Eddine al Afghani, l’un des plus éminent savant d’al Azhar, avait été déclaré A3djami » (non arabe), les savants d’al Azhar ont philosophé sur la notion de qui est arabe qui ne l’est pas? Il a été déterminé : « Est arabe celui qui réflechit et parle en arabe ». Sans doute comme l’écrasante majorité des algériens de ma génération, Je ne réfléchie ni ne parle l’arabe. Alors qui suis-je?

    3. Il existe une vaste région berbérophone en Algérie que les spécialistes semblent ignorer ou négliger, c’est la région des monts Dahra et de l’Ouarsenis. qui va de Ain fla




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  • Petit Omar
    9 juin 2011 at 23 h 19 min - Reply

    A Omrane
    Les Banu-hillals se sont établis en Tunisie mais pas en Algérie.Ceux qui y’sont venus après avoir obtenu une concession(terrain) de la part des Zayyanides de Tlemcen(Yaghmoracen)ne sont pas restés car il n’existait pas de paysans à soumettre et à exploiter.De fait, le territoire algérien, montagneux à 80% ne leur permettait pas de subvenir à leurs moyens de subsistance.Pour Hedi Lahouari, professeur d’université et Yahia Abdennour, président de la ligue des Droits de l’homme algérienne, il n’y a pas d’Arabes en Algérie.Pour ces deux intellectuels »Les Algériens sont des Berbères,berbérophones dans les montagnes et arabophones dans les plaines ».(lien:aristote-algeria.com)




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  • Afif
    10 juin 2011 at 1 h 03 min - Reply

    @ hakimM :

    Vous dites : « Nous au lieu de lutter contre la France et ces harkis au pouvoir, on lutte contre les kabyles. »

    Nous sommes à 40 commentaires et je n’ai pas remarqué ce que vous avancez : personne n’a critiqué les kabyles en tant que communauté. S’il nous arrive de critiquer certains kabyles, c’est comme pour tout le reste des algériens, à savoir qu’on les critique pour leur position politique. Le peuple algérien est uni : il l’a été au cours de la guerre de libération nationale et il l’est toujours, pourquoi s’obstine-t-on à chercher à le désunir ? Dans quel but ?




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  • Dell
    10 juin 2011 at 13 h 18 min - Reply

    Depuis quand les arabes ont envahis l’Algérie. L’Algérie n’existait pas en ce temps-la. De plus, les arabes comme tu dis ne représentaient qu’un petit pourcentage (2 à 3 %) des troupes qui se sont installés au Maghreb,en fait en Tunisie. J’ai bien dit « installés ». Car dans le temps, il n’y avait pas de notion (dite moderne) de frontière. Celui qui voulait s’installer, pouvait s’installer et pouvait repartir quand il le voulait.C’est d’autant plus vrai que ces Arabes étaient des nomades,donc toujours en déplacement.
    Alors, quand il y a des gens qui parlent « d’envahisseurs », je me pose des questions sur le niveau intéllectuel.




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  • Targui
    11 juin 2011 at 6 h 59 min - Reply

    C’est bien beau ce que vous dites Monsieur Badjadja, mais dis moi ! comment se fait il qu’aucun des habitants de la capitale de Tamazgha Cirta ne revendique son identité Amazigh ? pire encore, ils ont abondonner leur tradictions et coutumes pour epouser l’orient jusqu’a. En ma qualité de Targui, je ne vois que les Kabyles et quelques regions du l’Aures qui revendiquent leur identité. J’aime tous les Algeriens sans distinctions de race, de religion et de couleurs , mais il faut bien qu’on se reveille et qu’on rende a cesar ce qui lui appartient, je veux dire la propre identité de l’afrique du nord. Qui sont ils ces gens de l’orient pour nous affliger ce sort ???




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  • Ammisaid
    11 juin 2011 at 15 h 03 min - Reply

    Je suis muet. Je suis sourd. Et. Je suis aveugle. Je suis qui ? S’il vous plait décidez à ma place !




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  • AvridAlemmas
    12 juin 2011 at 14 h 45 min - Reply

    Il est absurde qu’un pays aussi vaste que l’Algérie ne soit suffisant qu’à un seul point de vu, une seule langue, une seule ethnie. Notre pays pourrait abriter des centaines de millions d’individus et des centaines de langues qui pourraient cohabiter en toute harmonie. Sinon, comment vivaient nos ancêtres d’avant la colonisation, n’est ce pas dans le respect mutuel ? Un échantillon qui témoignerait des relations amazigho-arabes de nos ancêtres se trouve actuellement en Libye, les amazighs et les arabes libyens se respectent mutuellement comme étaient nos ancêtres d’avant la colonisation. Ils se retrouvent aujourd’hui solidaires contre le dictateur. Aaah, si qaddafi savait… Le respect des kabyles d’autrefois envers les arabes et les noirs par exemple les a amené à donner des noms à leurs enfants comme EL3ARBI et AKLI (akli voulant dire d’Afrique Noire et non esclave comme disent certains). Les arabes aussi avaient un grand respect envers les kabyles et les appelaient « leqbayel lahrar » car non inféodés aux turcs. Aujourd’hui, cette harmonie est détruite par la colonisation et son corolaire, le pouvoir. Le kabyle d’aujourd’hui n’est rien sans sa kabylité, de même pour l’arabe, donc, non plus algérien. Etre algérien passe d’abord par la reconnaissance de soi, identité forgée par l’histoire, sinon, on est rien. Il est fort de constater aujourd’hui qu’un peuple fort de plus de 10 millions d’âmes soit dénié de sa langue, de sa culture de sa kabylité. Ce déni qui a été inauguré par le colonisateur français est perpétué, raffiné par le seul pouvoir qui voudrait porter le chapeau aux populations arabes. La réaction des kabyles ne s’est pas faite attendre car devant la mort, une bête devient féroce. Ils se sont déchainés sur les arabes et le pouvoir mais ce dernier réussi à faire orienter le gros de leur tire sur les seuls arabes. Cette technique machiavélique est utilisée également par le makhzen marocain. Un activiste amazigh marocain m’avait dit un jour : « nous n’avons aucun problème avec le roi mais avec les partis politiques, le roi n’est nullement contre nos revendications ». Le makhzen n’hésite pas à envoyer ses agents qui parlent au nom des arabes et qui stigmatisent les amazighs en direct à la télé, spécialement en cette période de grogne comme l’illustre cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=CQFT5aig4Q0&feature=player_embedded#at=64 (pour ceux qui n’arrivent pas à voir où est la stigmatisation dans le discours du Monsieur n’ont qu’a imaginer que son discours est dirigé à l’encontre de leur identité). La manipulation machiavélique du pouvoir algérien se fait des deux cotés. Il infiltre ses agents dans des mouvements, amazighs et islamistes notamment, pour les amener à des radicalisations, stigmatisations, menaces envers l’autre, et plus encore, et créer ainsi des épouvantails des uns envers les autres qui l’aideraient à faire tout ce qu’il veut. Des kabyles ont été ainsi amenés à soutenir le pouvoir dans l’arrêt du processus électoral de 91. Jugez en qui est le gagnant et qui est le perdant de la décennie noire, les affaires des tenants du pouvoir et de leurs clientèles n’ont jamais été aussi fertiles, ceux là même que le terrorisme n’a jamais menacé. Le grand perdant est le peuple, kabyles et arabes. Notre salut consiste à se défaire de cette machination machiavélique du pouvoir et à orienter toutes nos énergies à le détrôner.




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  • houda
    12 juin 2011 at 16 h 48 min - Reply

    je voudrais intervenir dans ce débat un peu épineux mais sans vouloir égratigner la sensibilité des uns et des autres. le débat doit être dépassionné et posé scientifiquement.
    Grâce à l’Islam la langue arabe s’est répandue sans problème dans la totalité de l’Afrique du Nord : pourquoi la même chose ne s’est pas passée en Turquie,en Iran, en Indonésie, en Malaisie, pourtant pays très majoritairement musulmans, ya-t-il une explication honnête et scientifique à ce phénomène ?
    Les berbéristes ont-ils besoins de stigmatiser l’arabe en tant qu’ethnie et en tant que langue pour affirmer, développer et même imposer leur langue ? est-ce en refusant l’autre qu’on peut s’affirmer ?
    ce rejet de l’arabe n’est-il pas au fond un rejet de l’Islam ?
    Si la langue française a été institutionnalisée comme langue nationale et officielle à l’indépendance, verrait-on un acharnement contre cette langue ? Au contraire elle est parlée par nos officiels et la plupart d’entre nous admirent béatement des enfants pas plus haut que trois pommes parler la langue de Molière. Mais gare à celui qui apprend à ses enfants de parler l’arabe classique , c’est un rétrograde.
    Je ne veux pas polémiquer et ce n’est qu’un avis personnel, je tiens à vous dire que je suis de parents berbérophones sur au moins 4 générations, au delà الله اعلم
    Je pense qu’il faut aussi un peu de respect pour la langue du Coran ainsi que pour notre prophète qui est arabe.
    j’espère n’avoir blessé personne, nous sommes tous algériens et la diversité est un don de Dieu.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    14 juin 2011 at 12 h 32 min - Reply

    Quelles langues enseigner en Algérie?

    Question :
    Cher Abdelkrim Badjadja,
    Entièrement d’accord avec vous sur cette mise au point, qui mêle diversités culturelles – dans le temps et dans l’espace – et unité de notre pays.
    Comment, à partir de ce point vue, abordez-vous la question des « Algériens et leur(s) langue(s) », pour reprendre le titre d’un ouvrage de Khaoula Taleb-Ibrahimi, et envisagez-vous l’enseignement de ces langues?
    Bien à vous.
    T.A.

    Réponse:
    Bonjour cher ami, et je suis content d’enregistrer votre approbation.
    En ce qui concerne l’enseignement des langues, je soutiendrais volontiers l’apprentissage de quatre langues dans l’ordre suivant:
     L’Arabe, langue d’enseignement général du primaire au secondaire.
     L’Amazigh, langue historique qui doit être enseignée dans le primaire à tous les élèves sur tout le territoire, et non en Kabylie seulement ce qui réduirait sa portée historique à une seule région.
     Le Français doit continuer à être enseigné dès la quatrième année primaire ; mais à partir du moyen et du secondaire il deviendrait l’unique langue d’enseignement pour les matières scientifiques : math, physique, chimie, sciences naturelles, afin de permettre aux futurs étudiants scientifiques de ne pas se perdre dans le dédale de la terminologie.
     L’Anglais, devrait être imposé comme deuxième langue étrangère dès le moyen, vu son expansion à travers le monde.
    Amitiés.
    Abdelkrim Badjadja




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  • Petit Omar
    15 juin 2011 at 20 h 26 min - Reply

    A Mr.Badjaja;
    Je suis d’accrd avec votre liste de langues à apprendre.Mais avec une précisions et une nuance.L’arabe devrait etre l’arabe algérien et non pas l’arabe classique.Il faut un lien entre la langue de de l’école et celle parlée dans la famille sinon il y’a une instabilité affective chez l’enfant algérien et un mépris de soi chez l’individu algérien.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    16 juin 2011 at 6 h 37 min - Reply

    A Petit Omar,
    L’Arabe parlé en famille ou dans la rue est un mélange de mots arabes et français dans le genre « Ja y traversi la chaussee, crasatou tomobile ». C’est donc une langue anarchique qui ne répond à aucun critère organisé, chacun étant libre de parler comme il l’entend, et même d’improviser à sa guise de nouveaux mots, généralement du français arabisé. Dans tous les pays du monde, il y a une différence dans le langage libre parlé en famille ou dans les rues, qui ne répond à aucune norme, au vocabulaire limité, et la langue classique enseignée à l’école qui permet d’accéder à la science et à la technologie.




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  • D B
    16 juin 2011 at 7 h 56 min - Reply

    @A.BADJADJA
    Pas d’accord avec vous, cher Abdelkrim, sur l’arabe parlé algérien. Il est vrai qu’aujourd’hui, cette langue vernaculaire est devenue une sorte de sabir presque risible. Il n’en fut pas toujours ainsi. J’ai le souvenir d’une langue dialectale épurée, très belle. Il faut écouter les paroles du chi3r el melhoun pour s’en convaincre.
    Sinon, Yassine Ouabed est là pour vous charmer avec des poèmes du cru, cueillies dans le coeur même de l’Algérie authentique.
    Quelques liens:

    http://www.youtube.com/watch?v=VyNN-FclJMg&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=22UAv3uKg6w

    http://www.youtube.com/watch?v=hIg3bjsaG2A&feature=related

    http://www.youtube.com/watch?v=W9Y94AIvaCI&feature=related

    Sinon, vous pourriez faire un tour dans notre vaste patrimoine culturel, chaabi, malouf, bédoui, et tant et tant de terrois dévastés, où notre doux patrimoine est laissé en friche.
    Sur le dernier lien, un poème d’amour de Mostfa Ben Brahim, chanté par Ahmed Wahbi, où le poète se moque délicatement de ceux qui mélangent le français au français.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    16 juin 2011 at 10 h 17 min - Reply

    Ecoutez, je travaille en Arabe et en Français, et la langue populaire « Darja » ne m’est d’aucune utilité dans mes activités professionnelles. Je ne m’en sers que pour communiquer avec ma famille, et dans la rue comme tout le monde, sans pour autant chercher à arabiser des mots français ou à franciser des mots arabes.
    J’ai traduit en Arabe entre autres le « Manuel des Archives Electroniques » édité par le Conseil International des Archives. Pensez-vous que j’aurais pu trouver dans les textes que vous me citez les mots exacts pour traduire en Arabe des termes scientifiques ? J’ai déjà eu beaucoup de mal avec la langue arabe classique qui est pourtant très riche. J’ai utilisé entre autres des dictionnaires trilingues de terminologie informatique, et cela n’a pas suffit. Alors avec l’Arabe dialectal !
    Si cela vous intéresse, je vous communique le lien pour consulter en ligne la version arabe du Manuel des Archives Electroniques, ainsi que les versions dans les autres langues.
    Etude de l’ICA n°16 : Les archives électroniques, Manuel à l’usage des archivistes
    http://www.ica.org/7197/ressources-publiques/etude-de-lica-n16-les-archives-lectroniques-manuel-lusage-des-archivistes.html




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  • zizette
    16 juin 2011 at 11 h 46 min - Reply

    Ni blanc, ni noir, ni droite, ni gauche, algérien tout cout, dire qu’australopithèque est bien passé en Europe sans visa pour générer des néeanderthal volà bien des millions d’années, ils sont restés blanc, et nous sommes bruns, mais………




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  • D B
    16 juin 2011 at 12 h 46 min - Reply

    Je n’ai pas dit que la derdja peut servir à traduire des manuels techniques. A ce stade de pratique, elle évoluera forcément vers sa version matrice, qui est la langue arabe classique.
    Moi, j’ai juste répondu à votre constat un peu hatif qui considère que la langue derdja est un sabir fait de français et d’arabe. La derdja, la vraie, et non pas celle qui est baragouinée actuellement, est une belle langue vernaculaire, où on ne dit pas « traversa lotoroute » mais « egtaa etrig ». et les vidéos dont je vous ai transmis les liens ont assez expressives sur le sujet.
    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    16 juin 2011 at 13 h 06 min - Reply

    Mea culpa, j’avais mal compris. Je suis tout à fait d’accord avec vous, la question vue sous cet angle de la pureté originelle de la Derja.




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  • Petit Omar
    16 juin 2011 at 13 h 10 min - Reply

    A Mr.Badadja:
    DB a raison,On ne dit  »pas traversa lotoroute », mais »Agtaâ etrig ».Il fallait partir de cette langue et l’enrichir.Le choix de l’arabe classique,langue de l’élite, a entrainé le dénigrement d’une langue qui est parlée par des millions d’Algériens.En conséquence,l’arabe algérien ne s’est pas développé et l’arabe scolaire est compris par très peu de personnes.Le comble dans cette question de langue est que L’objectif de toute langue est d’être un outil de communication, notamment entre le personnel politique et la population.L’Algérie est le seul pays au monde ou le politicien utilise une langue qui ne lui permet pas de se faire comprendre et ou l’enfant apprend une langue qui ne l’aide pas à communiquer avec ses parents.Plus encore, elle le met en décalage avec son environnement et les conséquences sont néfastes et traumatisants comme le mentionne Mr.Douradi qui considère que »continuer à imposer l’arabe scolaire est une absurdité »et préconise la piste de réflexion suivante »Au niveau de la politique linguistique, ii faut voir trois niveaux : les langues maternelles, l’arabe scolaire et le français. Pour le premier niveau, il faut déployer des efforts pour étudier, sauvegarder et développer ces langues maternelles en vue de l’apaisement et la stabilisation identitaire et pour leur donner toutes leurs chances de développement.
    (Natif de Tizi Ouzou, Abderrezek Dourari décroche en 1993 un doctorat en analyse du discours à La Sorbonne après une licence en anglais puis un magistère en arabe à Alger. Il occupe actuellement le poste du directeur du Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de Tamazight. Abderrezek Dourari est également enseignant de traduction à l’université d’Alger depuis 2000. Il était membre de la commission de réforme du système éducatif.)
    Pour lire l’entrevue de Mr.Douradi allez sur http://www.cnplet.net




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  • Alilou
    16 juin 2011 at 14 h 21 min - Reply

    @ Abdelkarim Badjadja

    Les plus anciennes traces d’hominidés remontrent approximativement a 2.5 millions d’années en Algérie du coté est. Premier endroit ou on a retrouvé des traces de sédentarisation et d’agriculture, mais ces hominidés étaient plus proches du singe que de l’homme Homo-sapiens sapiens, maintenant la question qui me brule les lèvres (Croyons nous a l’évolution de l’homme en tant que tel ou bien on est encore au stade que l’homme a été crée tel nous le sommes actuellement ? L’autre question si on se fit au KORAN, Adam (AS) mesurait 33 pieds = 10 m comment expliquer cela si nous ne croyons pas a l’évolution ?

    Une autre précision concernant les plus vielles traces d’homme tel que nous le connaissons actuellement remontent a plus de 65 millions d’années…il vivait avec les dinosaures comme nous actuellement nous avons des dinos au gouvernement.

    @Abdelkader DEHBI

    Concernant le verset du Koran cité, et le rapport avec la durée total de vie de l’humanité et les suggestions de 10-20000 ans ca me parait un peu tiré par les poils du nez si vous me permettez…

    A l’heure actuelle deux écoles se disputent le sujet: L’école Darwinienne (Évolutionniste) et l’école Jésuite (Créationnistes) la première se fie a l’observation et la recherche et et la génétique etc… L’autre se fie a l’évangile (Je reviendrai au KORAN plus tard)

    Ces deux écoles se cassent la gueule mutuellement car toutes les deux sont a coté de la plaque, car il ya des données scientifiques et des preuves a l’appuies qui démontrent sans aucun doute que l’homme a existait bien avant les 20000 ou 50000 ans, en effet des traces de pieds humain focalisés ont été retrouvé au même endroit que des traces de pas de dino et daté a plus de 60 millions d’années, et bcp d’autres preuves ont ete retrouvé de partout au monde et qui sont gardé et occultés au yeux du commun des mortel par un consensus réglé a l’amiable entre les deux écoles citées ci-dessus au sacrifices d’un grand nombre de scientifiques qui ont vu leur carrière recevoir une fin de non recevoir.

    Depuis la création de l’univers (Big Bang) ce dernier ne fait que s’étendre, par l’observation de l’éloignement des galaxies les unes des autres et le refroidissement de l’énergie résiduelle etc…

    Notre planete terre fait partie du système solaire qui lui fait partie de la galaxie la voie lactee qui elle meme renferme plus de 300 milliards d’étoiles comme notre soleil, elle a un rayon de 50000 années lumière il existe a l’heure actuelle plus de 10000 milliards de milliards de galaxies dans NOTRE univers (voir mondes parallèles-physique quantique) ces galaxies sont regroupées en amas qui eux sont regroupes en d’autres amas plus grands etc.. Jusqu’a la formation d’un réseau comme une toile d’araignée beaucoup plus complexe et entre les espacements il ya la matière noire utile et l’energie noire nuisible.
    Au centre de notre galaxie la voie lactee existe un champs gravitationnel qui a ete demontré comme etant un enorme trou noir qui sans lequel aucune vie ne pourait exister, ce dernier absorbe toute la lumiere jusqu’a saturation et puis il ejecte toute la lumiere en faisseau d’energie puissant de chaque bord et a une distance de plus 1 millions d’annes lumiere QUASAR, notre systeme solaire est a la peripherie externe (sur l’un des 2 bras de notre voie lactee) de la voie lactee au bon endroit pour que la vie puisse émerger, tout cet univers est maintenu en place grace aux forces d’attraction (voir KORAN)
    Si le rayon de notre voie lactee est de 50000 annees lumiere alors DIEU est au centre de celle ci….et il est tout petit.

    Notre KORAN nous decrit toute la majesté de la creation du Big Bang au Big crunch (Certains continuent toujours a deffendre la theorie de Stand Still). Le Koran nous apprend aussi a aller chercher les sciences et a se depasser soit meme a aller chercher le savoir et aller le chercher lui DIEU de la creation et DIEU n’est pas au centre de notre galaxie mais partout. Notre galaxie est comme un grain de poussiere sur une plage et celle-ci est immense et que la vie existe ailleurs aussi sinon c’est un veritable gachi d’espace…si vous voulez rencontrer DIEU il ne depends que de vous pour aller le voir a travers sa création qui dépasse de loin ALGER, ces environs et ces dinosaures.

    Désolé pour la longueur de mon post

    PS : si vous voulez créer une rubrique concernant la majesté de la création divine vue d’un œil différent que les deux cites plus haut laissez le moi savoir….Je jure que je n’ai rien fumé ni rien bu a part un café….




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  • Abdelkrim Badjadja
    16 juin 2011 at 21 h 22 min - Reply

    Dernier post au sujet de la question de la langue arabe:
    L’Arabe classique est une langue d’enseignement commune à l’ensemble du monde arabe. J’avais traduit un manuel scientifique dans une langue comprise par tous les archivistes arabes. Si j’avais utilisé le dialectal algérien, je n’aurais été compris que par mes compatriotes, et encore peut-être par les Constantinois uniquement, le dialectal algerien étant fortement ancrée dans son terroir local. Ma conviction intime c’est que chacun est libre de parler comme il l’entend, et le polititien devrait effectivement s’efforcer de communiquer avec un vocabulaire compris par tous les Algeriens. Mais, lorsqu’il s’agit de sciences, il faut utiliser une langue classique au vocabulaire sans cesse en voie d’enrichissement. Je ne crois pas que nous puissions envoyer un homme dans l’espace en utilisant le dialectal, ni en Algérie ni ailleurs.




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  • Alilou
    17 juin 2011 at 0 h 02 min - Reply

    Restons dans notrte trou…noire




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  • Cherifi
    18 juin 2011 at 3 h 40 min - Reply

    Salut, à @ Aissa-Hakim.
    L’idée d’instaurer l’état civil en Algerie a germé dans la tete des colons comme une première tentative d’assimillation vers 1880.Il fallait attendre la date du 08.08.1854 pour que l’état civil fut imposé et devenir effectif.Avant cette date,les Algeriens n’avaient pas de patronymes.On appellait untel Brahim Ben Mohamed,Aicha bent Salah.D’ailleurs beaucoup de colons plus que zélés tranvestissent les prénoms des deux sexes pour les franciser.ex. Louiza Y. devient Louisette Y. Abdelkader Ben El Yamine devient Abdelkader Benjamin etc.D’ailleurs à cette époque, et bien avant,les prénoms de nos aieux sont une soumission au Tout Puissant:Abd-Allah (le soumis a Dieu le Tout Puissant,Ahmed par référence au notre Proohète (QSSSL).Voilà certaines de mes connaissances relatives à l’état civil durant les années 80.
    Excusez-moi mes chers frères de vous dire mon amertume et ma décéption quand je constate,l’ésprit défait,le chamaillement continu des Algeriennes et Algeriens pour prouver l’improuvable:On est Arabe, Musulman ou Bérbère??? comme si c’est la grande question auquelle il faut répondre pour se tourner ensuite vers les véritables maux qui rongent le pays. Pourtant il suffit de dire simplement :JE SUIS ALGERIEN et se poser les questions suivantes: qu’attend mon pays de moi? En quoi puis-je lui etre utile?Ce que je dis et je fais sert-il mon pays?
    Enfin,je tiens à féliciter Mr Abdelkrim B. pour le précieux contenu de ses deux articles qui nous ont prouvé,encore une fois,qu’en se référant aux commentaires des uns et des autres,on convient que nous venons à peine de pénétrer dans le tunnel.

    P/S. Compter le nombre des commentaires et le comparer avec celui des autre sujets.




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  • said
    18 juin 2011 at 11 h 18 min - Reply

    Bonjour à tous,
    Concernant Abdelkrim Bedjaja : une question, l’algérie a besoin de ces hommes et femmes de science, malheureusement dans nos temps sont invisible?!
    M.Bedjaja est ce qu’on vous a proposé un poste de travail important? où de gérer une chaine de télé qui ne parle que de l’histoire pour le bien intellectuelle de nos jeunes? ou bien un poste de directeur d’un Musé important comme Cirta? il n’est pas normale tous ce savoir dont vous bénéficier reste dans l’ombre et sur ce point je tiens a rendre hommage au LQA pour ces informations très précieuse pour ses lecteurs.
    Cordialement Said.




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  • Abdelkrim Badjadja
    18 juin 2011 at 21 h 36 min - Reply

    Bonsoir,
    Non Saïd, personne ne m’a rien proposé. J’ai travaillé comme archiviste de 1974 à 2001. Mon dernier poste c’était celui de directeur général des archives nationales d’Algérie. J’ai quitté l’Algérie en août 2002 pour les Emirats Arabes Unis où j’exerce comme consultant en archivistique. J’anime bénévolement plus de 25 rubriques archivistiques sur un site arabe très fréquenté par les archivistes algériens:
    http://alyaseer.net/vb/showthread.php?t=18806

    J’ignore quand je pourrais retourner en Algérie, mais je n’ai plus aucune envie d’exercer une activité officielle quelconque. Merci Saïd pour vos sentiments.




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  • Adel
    19 juin 2011 at 17 h 39 min - Reply

    @Abdelkrim BADJADJA

    Bonjour,

    Vous dîtes :

    « C’est donc une langue anarchique qui ne répond à aucun critère organisé, chacun étant libre de parler comme il l’entend, et même d’improviser à sa guise de nouveaux mots, généralement du français arabisé. »

    Je crois qu’une langue n’est jamais anarchique, sinon elle ne pourrait pas jouer son rôle, qui est avant tout celui d’assurer la communication entre les individus d’une même communauté.

    Ceci étant dit, cette question est complexe et ne pourra certainement pas être résolue sur un forum. J’aimerais cependant faire quelques remarques, si vous le permettez :

    1- Il me semble que le choix de l’arabe standard moderne (différent du classique, car plus simple) fut d’abord un choix politique. Des pays musulmans très respectables (exemple : la Malaysia) ont choisi comme langue officielle et langue d’enseignement leur langue nationale parlée, l’équivalent de nos dialectes. Il est clair qu’aucune langue du tiers-monde ne peut aujourd’hui suffire à elle seule à assurer l’enseignement à tous les niveaux. Pour avoir une langue scientifique de haut niveau, il faut produire de la science, ce qui n’est malheureusement pas les pays du Monde Arabe. Il est indispensable, si on veut être efficace, d’assurer certains enseignements en anglais. La langue scientifique par excellence est aujourd’hui l’anglais et ignorer ce fait plus longtemps, c’est s’exposer à des déboires encore plus grands à l’avenir.

    2- L’erreur des dirigeants algériens, c’est d’avoir fait le choix de l’arabe standard contre les dialectes et d’avoir fait une utilisation systématique de cet arabe standard dans les médias. 50 ans après l’indépendance, quels sont les résultats? Quel pourcentage de la population dit unbûb au lieu de tiyou et sayyâra au lieu de tomobîl? Le choix de faire une utilisation intensive des dialectes dans les médias parlés et écrits, tout en les apurant, en les unifiant et en les développant au fur et à mesure, de manière rationnelle et scientifique, et en les introduisant dans le premier palier de l’enseignement, n’aurait-il pas été plus adapté à notre situation? Il me semble que nos dirigeants ont singulièrement manqué d’imagination et qu’ils ont opté pour la moins bonne des solutions. Le résultat est là.

    3- Aucune langue classique ne peut exprimer aujourd’hui la culture d’un peuple dans sa totalité. Le formidable mouvement de démocratisation de l’instruction et des moyens de communication que nous observons depuis au moins un siècle (et qui a en vérité commencé avec Gutenberg) fait que les langues parlées sont devenues incontournables dans de vastes champs de la culture. La langue arabe classique peut-elle exprimer l’âme de l’Algérien arabophone? Une chanson raï y réussit certainement beaucoup mieux. Un roman décrivant la vie du petit peuple de Bâb-El-Oued ou de Rahbet-el-Djmâl peut-il être écrit en arabe classique?

    Il y a donc plusieurs niveaux de langue et le choix d’ignorer totalement les langues parlées ne pourra conduire nulle part. Beaucoup d’intellectuels algériens continuent de considérer l’arabe dialectal comme une déformation de l’arabe classique, alors que c’est une évolution naturelle de ce dernier. De même les dialectes berbères sont considérés comme sans valeur et condamnés à disparaître. Quelle différence y-a-t-il entre cette attitude méprisante et celle du colonisateur français?

    En ce qui concerne la langue commune à tous les « Arabes », son sort est lié à celui de la Nation Arabe rêvée par Nasser et le parti Bâath. Si le projet politique prend forme, alors cette langue pourra s’imposer progressivement comme langue de communication entre les élites du Monde Arabe. Pour le moment, nos penseurs et savants ne produisent pas grand-chose en arabe, ni dans aucune autre langue, malheureusement.

    Pour moi, la priorité pour un peuple – et pour ses intellectuels et artistes donc – est de sauvegarder et développer d’abord la langue qui exprime son âme. Dans une seconde phase, il lui faudra s’attaquer à la haute culture et à la science. On ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs.

    Cordialement




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  • bernard
    15 septembre 2012 at 19 h 17 min - Reply

    sujet intéressant , oui OK , je suis avec le même avis qu’on est tous des algériens, arabe , kabyle, chaoui…..ect.
    et qu’on doit être une seule nation et travailler ensemble pour notre beau pays,respirer le même haire , mais il faut avoir les mémes droits vous ne pensés pas ?
    pourquoi essayer de priver les berbères de leur langue, pourquoi allé jusqua assassiner combien de geunes ou d’hommes , juste parcequ’ils demandes que leur langue et leur culture soit reconnu dans leurs pays .il demandes pas de faire tamazight , comme seule langue du pays ,
    vous croyez qu’un frère qui fait ça a son autre frère, est vraiment son frère ?




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  • Saadi
    19 mars 2013 at 9 h 49 min - Reply

    Bonjour,

    Avant tout ayez l’objectivité de laisser mon commentaire.

    je veux dire juste une chose UNE ETUDE GENETIQUE sur les habitants de l’Afrique du nord vient d’être faite par le professeur Gerard Lucotte imminent anthropologue.
    il a démontré que tous les habitants de l’Afrique du nord sont berbères et même les égyptiens!!!

    vous pouvez chercher son article publié dans une revue américaine.

    ou bien écouter les propos de Mr Bernard Lugan

    lien: http://www.youtube.com/watch?v=xhTVrLwQCek




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  • Zouaoui
    11 octobre 2014 at 20 h 52 min - Reply

    Pour ceux qui souhaitent savoir si leur origine tribale paternelle est nord-africaine ou moyen-orientale ou autre (je préfère ne pas utiliser les termes berbères ou arabe qui sont des termes culturels), il est possible de faire un test ADN du chromosome Y.

    Les Nord-Africains sont majoritairement E-M81 alors que les Moyens-Orientaux sont majoritairement J1.

    Voir cette étude génétique de Belkada en 2013 : http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0056775

    et aussi

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Haplogroupes_Y-ADN_dans_les_populations_de_l'Afrique_du_Nord

    Sur 156 Algériens du nord testés par Belkada (102 à Oran, 35 à Alger et 19 à Tizi Ouzou), les origines des lignées paternelles sont .

    Afrique du Nord : 50%
    Afrique de l’Ouest : 8.30%
    Afrique de l’Est : 1.90%

    Moyen-Orient : 29.50%

    Europe : 10.30%

    Mon haplogroupe est E-M81, ayant fait le test.




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  • said
    30 avril 2015 at 15 h 41 min - Reply

    Bonjour m.badjadja
    Bravo pour votre contribution voire une approche analytique approximative. cependant, aucun signe de reconnaissance sur les origines par rapport aux envahisseurs.si les arabes arrivent en conquete islamique sur terre d’afrique du nord, qui était résidant sur ces terres, si bel et bien des Amazigh .

    Entre Musulman, avoir nationalité, admettre son identitité , il y a une distinction large. le sang est révélateur.
    La logique, loin de l’approche signalytique historique, allons au fonds des « conceptions » . En Afrique du Nord et Centrale , il y eu des Amazigh comme originaires de cette noble terre. Du poutour méditéraneén jusqu’au mali niger…on entends toujours cette langue ancestrale , à qui on doit se rattaché, lanque maternelle. la géopolitique , la religion, sont secondaires par rapport à la langue. je suis pas envahisseur, je suis originaire.
    quant à l’etat actuel des choses, donner à chacun ses droits et fini la polémique. nous sommes tous des Algériens. Cirta est amazigh .




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  • Congrès du Changement Démocratique