Édition du
26 March 2017

Le « péché originel algérien » : L’Etat hors la loi à la place de l’Etat de droit.

Abdelmadjid AÏT SAADI

En effet, mon article initial mis sur un autre fil de discussion (cinq questions au politologue Rouadjia) a malheureusement été occulté par nos lecteurs, sans provoquer aucune discussion, alors que je l’avais écrit d’un trait certes, pour répondre à C. E Chitour, qui croit encore naïvement dans la perfectibilité d’un système qu’il dit être pourtant prédateur, et dont les critiques « tiennent la cane par le milieu ».

Mais, comme j’ai revu mon article pour permettre une lecture plus complète du marasme actuel qui n’est que le fruit et du « péché originel » commis par les mêmes qui nous gouvernent aujourd’hui, et qui se rebellèrent contre le « politique » GPRA, faisant de la force brutale le primat de leur DOGME, je vous prie de publier le présent article dans la rubrique idoine que vous voudriez, pour relancer le débat et voir comment dépasser l’étape des CONSTATS, pour passer à celle de l’ACTION militante, et l’instauration de la démocratie et de l’État de DROIT.

Je cite le professeur C E Chitour, qui affirme :
http://www.alterinfo.net/Eloge-de-la-Societe-Civile-Plaidoyer-pour-l-emergence-d-une-Algerie-du-futur_a59664.html#last_comment

« […]L´Algérie a besoin de tous ses fils et filles sans exclusive et ceux qui tiennent la canne par le milieu doivent se déterminer. Voulons-nous d´un tsunami […] ou voulons-nous d´une transition nécessaire apaisée […] les états généraux de la Société civile prévus vers mi-juin permettront par leur recommandation de contribuer à remettre le train Algérie sur rails. » FIN DE CITATION.

Désolé, mon cher condisciple, mais je ne pense pas que pareille possibilité puisse être retenue comme viable, par ceux de la minorité « militaro-révolutionnaire», reconvertie depuis les diktats du FMI, en  » élite militaro-financièro-industrialisante », protectrice de l’option « républicaine et libérale » de l’Algérie, sauvée du spectre « islamiste », pardi, et qui ont toujours décidé aux lieux et place du peuple algérien, décrit par eux comme « immature », et à défaut d’être «colonisables » selon les critères de Si Malek Benabi, « assujetissables » au sens de la globalisation du type FMI, avec distribution des rôles entre pays rentiers, producteurs et consommateurs.

Hier, en 1962, nos parrains « nationaux » ou « nationalistes », considéraient les ex indigènes promus au rang d’Algériens, inaptes à participer à la construction du nouvel État algérien, libéré parait-il par les seuls membres de la coalition rebelle au GPRA, que furent les affidés de l’EMG, en Tunisie et au Maroc et d’autres «maquisards » des « camps d’entrainement aux frontières » qui participaient aux batailles contre l’armée coloniale, en lisant dans la Presse, les faits d’armes des maquisards «ignorants » de cette ALN de l’intérieur, qu’ils méprisaient . (Que la majorité des combattants aux frontières me pardonnent mon effronterie, car pour la plupart, ils ne faisaient que remplir leurs obligations nationales, alors que leurs chefs évitaient soigneusement la confrontation avec l’armée française…tout en préparant la prise du pouvoir, une fois la victoire acquise par ces moudjahidines auxquels ils avaient peur d’envoyer les armes offertes par les pays solidaires de la Révolution algérienne, ou bien acquises grâce aux collectes d’argent auprès de l’émigration algérienne en France et dans le monde).

En 1976, un certain Boumédienne, qui a fait la révolution bien au chaud, au sein des bases en territoires tunisien et marocain, donc, loin du feu, et après la débâcle de ses trois révolutions « agraire », « industrielle » et enfin « culturelle », avait cru, comme le bon sens populaire le traduisait, « laver ses échecs » en donnant la parole au peuple de sujets, pour lui donner l’illusion de participer aux choix et lui faire avaliser ou plutôt avaler les « constantes » qui ont été imposées à un peuple qui les découvrait pour la première fois, dans une fiesta type États généraux, que C. E Chitour, croit nous être proposés de nouveau, pour un nouveau round « remake », pour la mi-Juin 2011, oubliant tout simplement que Bouteflika, faisait partie de ce Conseil de la révolution, autour de Boumédienne, qui nous avait déjà embobiné, avec sa CHARTE nationale, traduite par : Comment Houari A Truandé les Électeurs. – voir les majuscules-…

Plus tard, en 1980, Chadli avait continué sur la même lancée avec ses « États généraux de cadres de la nation »; et un amendement à la Charte « baptisée par le Cha’ab, « tarte nationale », pour en fait faire croire qu’il mettait enfin, « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Mais en fait, en dépeçant les sociétés nationales, sous l’alibi de la « restructuration des entreprises nationales », il n’avait fait que préparer leur « vente au DA symbolique » aux SEULS « élus du régime » et à ses soutiens, préparant ainsi le pays à observer passivement la liquidation des réalisations minables certes de l’ère Boumédienne, mais patentes, pour l’essentiel, et qui ne demandaient qu’un minimum de rigueur de gestion pour être rendues viables.

Hélas, l’objectif de Chadli et de ses équipes, était autre que celui déclaré de rendre les entreprises nationales, plus gérables ou plus performantes. Ils préparaient au contraire, les moyens de pouvoir faire main basse sur les plus juteuses et les plus rentables d’entre elles, pour blanchir les « biens mal acquis » de la période Boumédienne, et surtout de l’après 1973 avec leurs effarants revenus pétroliers d’alors, avec ce qu’ils ont permis aux « élus du régime » d’amasser comme fortunes en un temps record, à l’occasion des transactions commerciales permises par le bond prodigieux des importations et aussi des exportations d’hydrocarbures et autres commissions perçues à l’occasion de tous contrat lié à des achats ou à des projets d’investissements de l’État, fussent-ils morts nés, et … qui les avaient rendus «passages obligés » à défaut d’être « douaniers », comme par exemple, pour le pipe-line sous marin avec l’Italie, ou le métro d’Alger toujours en cours de réalisation depuis 30 ans…

Ainsi donc, et en 1988, le peuple, manipulé par ceux-là mêmes qui nous ont toujours tenus en laisse et sont devenus experts dans l’art de pousser les jeunes chômeurs désespérés à tous les débordements, a cru avoir en se révoltant « spontanément » selon les Médias du régime, subitement « informatifs », réussi a obtenir le multipartisme, la multiplication des titres de presse, et enfin, une nouvelle organisation du gouvernement et des investissements dans les infrastructures sociales.

Malheureusement, la farce sera de très courte durée, et les réflexes qui ont la vie dure, feront que même le scénario de « libéralisation alibi » offert par le « pouvoir » pour sortir le pays du « socialisme et de ses pénuries », sera court-circuité par les tenants du dirigisme militaro-financier, à présent aux commandes du pays.

Alors qu’ils s’apprêtaient à un compromis avec des « islamistes » certes attachés au culte pour certains de leurs leaders mais plus perméables que les socialistes et autres « démocrates » au libéralisme économique et au commerce alternatif aux « pots de vin » et aux autres moyens d’enrichissement sans cause, les parrains militaro-financiers du système rentier algérien décidèrent de scier la branche sur laquelle ils avaient pensé percher pour conduire le pays vers le capitalisme de bazar et l’enrichissement de minorités qui constitueraient une classe moyenne de serviteurs zélés et intéressés du système corrupteur. Le système d’alliance ainsi planifié se contenterait en revanche d’offrir la ZAKAT, (impôt purificateur), à l’exemple des roitelets de la péninsule arabique, comme minable pitance aux pauvres hères invités aux bouffas de Ramadhan et autres « zerda » et couffins du pauvre, ainsi que des Omra aux lieux saints et des séances de solidarité communautaires dans les mosquées pour assurer au bon peuple de croyants, une place sûre au Paradis, assurant l’au-delà radieux, pour pallier la misère de ce monde. Ainsi au lieu et place de postes d’emplois dans les usines remplacées par des bureaux d’IMPORT-IMPORT, peu employeurs de main d’oeuvre, la coalition imams-capitalistes et militaires affairistes allait faire de l’Algérie, ce Paradis sur terre qui n’avait qu’à recycler les revenus pétroliers pour assurer le pain béni aux pauvres, le bifteck aux sujets serviles de la classe moyenne laborieuse, et la DOLCE VITAE qui va avec le pouvoir aux saints des saints militaro-affairistes..

Le voyage du général Saint Nezzar, la veille du coup d’Etat du 12 juillet 1992, en Arabie saoudite, la capitale du salafisme wahabisé, et du « enrichissez-vous mais purifiez vos acquis » ou la capitale de la lessiveuse-blanchisseuse, a signé la consommation de la rupture définitive avec les « islamistes » algériens indociles, qui voulaient « orientaliser et islamiser la société » au lieu de participer simplement à « l’islamisation des fortunes » acquises sur le dos des sociétés occidentales (TCHIPPA), qui avaient participé à l’industrialisation balbutiante de l’Algérie, ou avaient commercé avec leur chasse gardée algérienne.

Après donc la décennie de la nuit des généraux et de leurs affidés éradicateurs face à une subversion islamiste médiatisée à outrance, qui avait duré plus de dix ans, la nature des crimes imprescriptibles commis de part et d’autre contre le peuple algérien meurtri avaient commencé à perturber la quiétude des maîtres de l’Algérie devenus si riches après s’être accaparés et partagés les monopoles du commerce extérieur, surtout dans les produits de large consommation rémunérateurs et qui laissaient des marges très importantes grâce à l’orchestration des « pénuries » qui permettaient d’écouler au marché noir n’importe quel produit périmé, et donc acquis au cout le plus bas possible, voir gratuitement, comme le fer irradié de Tchernobyl, livré gratuitement par les Russes qui payaient de surcroit pour le dépotoir…

L’âge, la lassitude, et la peur de lendemains horribles, ont commencé à marquer les « barons du système algérien », et l’écho des arrestations des criminels serbes, tout comme les effets imprévisibles du « printemps arabe » qui ont confirmé que les « occidentaux n’ont pas d’amis, mais des intérêts », ont fini de semer le doute et l’effroi, tout aussi bien parmi les parrains et autres suzerains extérieurs de l’Algérie, « potes de circonstances », que parmi les milieux «affairistes-biznassa » algériens, liés aux « indélogeables généraux financiers » et leurs prête noms, parmi les politiques moutons de Panurge, les « capitaines d’industrie », les « comptables » promus investisseurs et managers hors pair, les chefs de partis, démocrates, nationalistes et autres labellisés «islamistes soft », ainsi bien sûr que les croque mitaines de la société « civile » qui se sont multipliés par milliers, histoire de bénéficier des subventions en contre partie de la « mobilisation et de l’encadrement des masses » pour APPLAUDIR le système et le défendre.

Aussi, pour faire avorter la contestation et prévenir que le barrage ne cède devant les flots, les stratèges du régime, étudieront toutes les possibilités, et ainsi, si un Mohamed VI, préconise de réduire ses pouvoirs, pour sauver l’essentiel de ses prérogatives, les Algériens eux, adopteront une technique hydraulique qui a fait ses preuves, celle de délester le barrage, en ouvrant des voies pour dévier le courant en amont, les évacuateurs de crues, et en faisant des lâchers d’eau pour prévenir la rupture des digues.

Ainsi on a assisté aux « marches sur place » par des partis « démocrates » affidés aux éradicateurs alliés au complexe militaro-commercial , soi-disant empêchés de défiler par la police, soit, à des débordements pour la sempiternelle « distribution de logements », réprimés de main de maîtres, puisque prévus et programmés, et enfin, les revendications corporatistes et professionnelles, jugulées par la distribution de salaires ou de rappels de salaires et de primes financières, à la mesure du danger représenté par telle ou telle corporation ou doléance ou réclamation pour la quiétude du système « militaro-commercial », qui gère le pays.

Ainsi, les militaro-commerciaux qui exercent leur diktat sur le peuple algérien vont profiter de l’aubaine des manifestations des uns et des autres membres de la soi-disant « société civile », pour payer la facture présentée par aussi bien les policiers, que les « miliciens » qui les ont aidé à se maintenir, les ont défendus et aidés à « préserver « leur » République et « leur » ordre républicain, apparemment menacé par quelque force obscurantiste, qui avait ensorcelé le peuple algérien ingrat et « immature », et pire, « inapte à la démocratie » selon les propres termes des défenseurs FLN du système, car en effet, comme démontré en décembre 1991, » le peuple algérien ne sait pas voter »…

Les soldes des policiers et des « miliciens » mis au service du régime et non de l’Algérie, seront purement et simplement doublées avec effet rétroactif, pendant que les ingénieurs et techniciens seront rétrogradés avec l’introduction d’une nouvelle grille de la fonction publique et leurs maigres soldes figées et que les médecins seront confrontés à des pénuries de médicaments et d’équipements alors que leurs salaires, très très longtemps figés, demeureront inférieurs au taux d’inflation.

Par ailleurs, les libertés d’expression et d’organisation de partis politiques, pourtant constitutionnelles, tout comme la soi-disant levée de l’État d’urgence, demeureront soumises à la discrétion de l’administration. Cela, sans parler des autres libertés et droits de l’homme qui ne seront pas respectés mais laissés à l’appréciation et au gré non point d’une justice au service du citoyen et de l’État de droit, mais plutôt de fonctionnaires corrompus et tatillons formatés pour se servir et servir le système et ses intérêts stratégiques, dans l’espoir d’en retirer quelque bénéfice ou récompense, et pourquoi pas en faire partie.

Aussi est-ce pour cela, que je dirai que des « États généraux » qui regrouperaient des clients du système, ne peuvent être que des artifices qui reporteraient à plus tard la crise, vu les disponibilités financières du pays, ce qui permet au système et à ses hommes d’acheter le silence, comme le fit récemment le roi d’Arabie saoudite, à son retour d’opération aux USA, et pendant que planait la menace de contagion du « printemps arabe », à partir de la place Tahrir au Caire. Le roi a donc dû distribuer des fonds à son peuple, pour l’endormir.

Mais qu’il soit clair qu’en aucun cas, la distribution de la rente, qui appartient aux générations futures, ne peut prémunir le système « autoritaire algérien », de la révolution populaire inéluctable et nécessaire, si les Algériens ont à cœur l’impérieux devoir de, participer à l’édification d’un État moderne qui se doit de fructifier son sol et son sous-sol, de promouvoir son peuple et, parachever l’œuvre de leurs parents qui ont libéré le pays du colonialisme.

Les hydrocarbures ne sont pas une ressource pérenne, mais par contre, ils peuvent servir au développement, si ce n’est pas déjà trop tard, vu le laisser-aller dans les politiques de préservation et de conservation des gisements mises en œuvre, jusqu’à présent, lesquelles ont opté pour le financement de l’économie parasite de consommation et donc non productive actuelle, plutôt que de privilégier l’extraction d’hydrocarbures en fonction des besoins de l’économie productive, aussi bien agricole, qu’industrielle, ou culturelle, qui passe par l’investissement et la préparation de l’après pétrole, et la transformation du pays en « atelier » pour fabriquer ce dont il a besoin et à promouvoir l’exportation de ses produits agricoles et industriels.

Mais hélas, il n’y a JAMAIS eu d’États généraux pour discuter entre experts algériens, y compris avec leurs invités, des véritables fondements de la promotion de l’Algérie en État de droit dans lequel les grandes options fondamentales pour le pays seraient soumises fusse des années durant à la critique, la sagacité, la compétence et au jugement des Algériens, seuls propriétaires citoyens des ressources du pays.

Au lieu de cela, les grandes décisions et les grandes options ont été décidées systématiquement, en conclaves pour servir les appétits insatiables des « militaro-commerciaux » et de leurs affidés « politi-chiens » serviles et avides, comme ils en eurent durant la décennie noire de guerre civile.

Ils se ont imposés, avant-hier comme « révolutionnaire-nationalistes », hier, comme « éradicateurs, sauveurs de Ripoux-bliss », mais malheureusement et toujours, au service des « happy few » et jamais du plus grand nombre.


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31 Commentaires sur cet article

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  • Professeur Chems Chitour
    9 juin 2011 at 16 h 13 min - Reply

    Il eut été plus honnête de citer le passage entier dans son contexte, notamment ma critique du système

    Ceci dit il y a du bon sens dans ce que vous dites, mais ça ne fait pas marcher le « scmilblick ». Voulons nous d’une transition nécessaire obligatoire et bien préparée ou d’un Tsunami dont on ne controlera ni les tenants ni les aboutissants C’est de cela qu’il s’agit? Je suis de ceux qui en Algérie, tentent de se battre pied à pied avec le système en disant qu’il nous faut une révolution de l’intelligence seule capable de nous sortir de la gadoue actuelle. Que l’on ne s’y trompe pas ! les plans pour l’Algérie existent, il suffit d’un faut pas pour que « l’humanitaire » débarque. Nous sommes avertis et nous connaissons l’affection que l’Occident nous porte.

    Prof.C.E. Chitour

    Cordialement

    Prof.C.E. Chitour




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  • Sema
    9 juin 2011 at 18 h 47 min - Reply

    @Pr Chitour

    C’est le noeud du problème.
    Le peuple aspirent aux changements.
    Ce changement sera organisé ou instrumentalisé !

    La société est une organisation. Les Algériens vont ils prendre la responsabilité d’organiser sérieusement la société Algérienne ou vont ils laisser à d’autre le soin de le faire à leur place ?

    L’outil de mesure sera certainement le FCN.
    Les patriotes éclairés et sinçères de toutes les régions doivent se rencontrer, discuter, échanger et planifier.
    Qu’Allah nous aide.




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  • عبد القادر
    9 juin 2011 at 18 h 53 min - Reply

    بالمختصر المفيد هدا هو بيت القصيد
    شكرا لك بروفيسور شمس




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  • Amar
    9 juin 2011 at 19 h 21 min - Reply

    « il suffit d’un faux pas pour que « l’humanitaire » débarque »,il ne faut pas que cette phrase devienne l’argument passe-partout et qui puisse justifier tous les passe-droit.
    Moi j’aurais aimé qu’avant que l’OTAN n’intervienne en Libye,qu’une décision similaire soit prise par les pays « frères » voisins et que ce soit eux qui viennent rétablir l’ordre dans ce pays en chassant le tyran.Mais les choses étant ce qu’elles sont ,laissons-les en l’état,et contentons-nous de voir les autres faire.Moi je n’ai pas peur de l’Occident,en tout cas pas plus que de ces hordes qui nous ont pris en étau d’un coté comme de l’autre ,et qui ne font que nous étouffer.
    La « révolution de l’intelligence »,d’accord.Mais intelligence entre qui et qui?




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  • NEDJMA
    9 juin 2011 at 20 h 40 min - Reply

    L’arrogance que le régime impose,il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte que beaucoup de gens en ont plein le casque.
    ce ne sont pas des médiations infinies formatées par le même pouvoir qui vont porter les gens au-delà.
    les question qui comptent, qu’est ce qui fait encore obstacle à l’embrasement ? quels sont les boucliers qui manquent au peuple?




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  • El Houari
    9 juin 2011 at 23 h 17 min - Reply

    A mon avis il n’est pas aise de faire un bilan de 50 années en quelques lignes et d’apporter des jugements sans fondements sur des personnes qui ont tout donne a l’Algérie (je fais allusion au Défunt Président Houari Boumediene). il est inconcevable en effet de comparer ce grand homme a des traitres qui ont pilles et mis a genou l’Algérie.

    Le nom de cet illustre homme fait encore trembler les harkis et leurs maitres d’hier et d’aujourd’hui.

    Il serait très intéressant de reprendre les archives si bien sur le pouvoir en place pourra mettre a la disposition du public. La vérité fera jour et dévoilera les harkis qui ont démoli et continuent a démolir l’Algérie.

    Il serait aussi intéressant de faire le bilan de chacune des personnalités qui ont présidées aux commandes de ce pays.

    Maintenant en ce qui concerne le vécu d’aujourd’hui seul le peuple pourra changer l’avenir de l’Algérie, tout le reste c’est du pareil au même.




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  • voltaire (USA)
    10 juin 2011 at 5 h 13 min - Reply

    Je VOUS remercie docteur Madjid Ait saadi pour votre presence. J’ai tout de meme des questions a vous posez. Il est just de dire ce que l’historien francais M.Braudel avait dit long time ago:  » notre mal vient de loin  » mais il faut se rappler du proverbe qui dit : » ce n’est pas le puit qui est profond c’est la corde qui est courte  » autrement dit ce n’est certainement pas le regime qui est fort – cruel soit-il – c’est surtout NOTRE incapacite a trouver la formule adequate et necessaire pour le changement et la je vous pose la question a: Mon professor Saadi : comment evaluez vous l’apport des elites algeriennes ( nationalistes, islamistes,marxistes…) en matiere de changement social?
    vOUS avez parler des « Soft islamistes », des islamistes trabandistes …..certes aujourdhuit on parle  » des islamismes  » au pluriel comme d’ailleurs on parle des capitalismes et des socialismes, c’est une realite bien amere, mais c’est une realite comme meme ( no one can deny this fact ), cependant il faut saluer la partie des islamistes, Dieu sait, elle est nombreuse, celle qui a tout sacrifie pour que l’Algerien soit toujours debut, il faut saluer l’islamist qui a continue a dire no and no and always no a la hogra et l’injustice pas de marchandage
    Que pensez vous Dr Saadi de ces honorables islamistes?
    Quant au professeur Chitour que je respect biens , Je dois dire que le changement ne verra pas le jour n’est par les intelligents du pouvoir- car ledysfonctionnement est profondement structurel et ce n’est a pas a cet age de ce system que les comportements puissent etre modifies par quique ce soit . Le changement sera effectue par UN WALI ( UN SAINT) tres loin de ce regime, un wali qui n’est pas affecte ni par les clans, ni par le globalisme, ni par le harakism des structures… un wali qui porte sur son dos la realite humaine et les soufrances de nos peres et grands peres. Un wali a l’instar de Chiekh Ahadath entoure des gens d’une grande envergure et d’une humilite sans egale comme Al Moukrani, vous pouvez me dire que c’est de fourbi, je vous dirai donnez un peu de temps aux temps!




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  • ca21dz
    10 juin 2011 at 8 h 20 min - Reply

    monsieur el Houari:
    « et d’apporter des jugements sans fondements sur des personnes qui ont tout donne a l’Algérie (je fais allusion au Défunt Président Houari Boumediene). il est inconcevable en effet de comparer ce grand homme a des traitres qui ont pilles et mis a genou l’Algérie. »

    Boumedienne ! Ah c’est l’histoire devient un home vous dirraso combine de mal a fait ce monsieur au pays avec son complexe de coloniseé et d’assoifé, demande au vieux de l’Aln vous dirront plus que moi demande aau defunt Chaabani, demande au GPRA demande a Nezzar comment il est arrivé a mettre l’algerie ko … essaye de regarder Boumedienne sous une autre angle et objectif vous aller voir qu’un home qui aime peut être trop son pays peut la ruiné s’il était seulement conscient et ne feras pas ce qu’il a fait au pays avec ca politique bien sur je ne parle pas de la personne elle morte et que dieu lui pardonne.

    C’est un traître oui je fais confiance a mon père qui est rien sauf qu’il est mon pers qui disait toujours Boumedienne est un traître.

    Sans rancune envers personne Boumedienne est un traître




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  • Elforkan
    10 juin 2011 at 10 h 42 min - Reply

    @El Houari
    «  »sur des personnes qui ont tout donne a l’Algérie (je fais allusion au Défunt Président Houari Boumediene) »??
    Vous m’excusez d’intervenir pour vous dire que je ne savais pas que H.B a tout donné et que l’Algérie ça lui appartient, une propriété privée !!!
    Il a tout donné le pauvre …et de sa poche !!

    Il vivait humblement ! à l’époque le commun des algériens ramassait des mégots, le pauvre, il fumait des havanes !
    Sachez que son petit déjeuner seulement, représente pour moi, simple citoyen, une provision d’un mois !

    Il a tout donné le pauvre, il se faisait soigné dans des dispensaires et nous………à Moscou !!

    Il était tellement humble qu’il portait toujours un burnous en wbar….burnous en wabr à l’époque coutait une fortune !!!!!
    Oui, c’est vrai , il ne cherchait pas le pouvoir….mais les privilèges du pouvoir, la belle vie, les croisières en méditerranée avec les titos et autres payées par le pauvre algérien qui croyait bêtement aux slogans «  »anti-impérialistes » », Elqaida de l’époque pour occuper les imbéciles et leur faire accepter une vie de misère et de soumission , alors qu’eux et leurs proches menaient une vie de paradis !!! !!!
    Mais, à la fin, qu’est ce qu’ils ont gagné ?? rien…un trou sous terre !
    Hasbuna Allah .




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  • brahmi16
    10 juin 2011 at 12 h 02 min - Reply

    Indignez vous, le maitre mot , pourquoi les espagnols investissent les places publiques et pourquoi nous ne ferions pas de meme?Nous n’ aurions pas de dignité?le calvaire que nous vivons n ‘est pas une raison suffisante pour que nous n’ occupions pas la place du 1er mai ou ailleurs?




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  • Zendagui
    11 juin 2011 at 0 h 51 min - Reply

    M.Abdelmadjid Ait Saadi,

    Votre ecrit :

    « ….. aux SEULS « élus du régime » et à ses soutiens, préparant ainsi le pays à observer passivement la liquidation des réalisations minables certes de l’ère Boumédienne, mais patentes, pour l’essentiel, et qui ne demandaient qu’un minimum de rigueur de gestion pour être rendues viables. »

    Vous imputez trop dans l’irrationnel a Boumediene et pourtant a votre juste niveau vous en avez été acteur. Vous étiez aux États-Unis pour faire des études universitaires aux frais de la république, diplôme en poche vous n’avez rejoint l’Algérie que bien plus tard ……. Février 1971 de quoi disposait Boumediene? Et pourtant c’est autour d’une poignée de personnes dont vous faisiez partie que 139 gisements d’hydrocarbures ont été gérés. Les réalisations tant en Amont qu’en Aval ont eu lieu, SH était tout autant impliquée dans les sociétés de services dont certaines en ce temps la ont donne beaucoup de satisfactions (Alfor, Alcore, Algeo, DTP ….) malgré le manque avéré de compétences.

    A l’orée des Années 80 de jeunes ingénieurs made in Algeria sont arrives sur le marche du travail ……. Helas « Brahimi la Science » se trouvait la et tout est partie en déconfiture, bien aide en cela par l’inénarrable Nabi venu régler des comptes personnels depuis son éviction de la DEC. Et dire que l’encadrement de SH des le début des années 80 était a 99% algérien et pourtant tant bien que mal il a assure pour l’essentiel.

    Aucun des hauts cadres de l’époque de Boumediene n’affichait de manière ostentatoire une fortune mal acquise. Deux fortunes qui se son faites ailleurs étaient connues en Algerie, Zeggar que la location de l’avion pour se rendre au Canada (affaire familliale) a fait connaître au grand public via les medias français et Mehri.
    D’anciennes familles contrôlaient de petites entreprises dans le textile, l’agro-alimentaire et autres …. mais au grand jamais elles n’extériorisaient leur fortune de manière aussi vulgaire que maintenant. Les valeurs avaient encore cours.

    Au lendemain de son enterrement premier slogan version Chadli « noum haniene ya Boumediene sanabkaou thawriyine » et les architectes de la déconstruction entrent en jeu. Et vas-y pour le PAP, dilapidation des biens immobiliers au dinar symbolique a moi la villa et a toi le trou d’un clapier dans les cites dortoirs sans pour autant que la mentalité de l’algérien soit prête ou a faire dans le sens de la copropriété. Mon fils a besoin d’une voiture et on fait dans l’AIV qui a engendre un Mouhouche dit teztozza qui fricote avec l’engeance de la nomenklatura. Mon fils doit faire des études a l’étranger aux frais du contribuable mais pour que ça passe faut en faire profiter la plèbe et c’est le tout venant d’abord de la famille révolutionnaire ou de militant du parti qui est envoyé dans des universités de troisième ordre pour venir narguer leurs collègues avec ce mirifique titre de doctour avec a la cle un déménagement. J’en connais pas mal qui affiche ce titre avec pour seul diplôme le BEPC ou BEG ou a défaut le titre d’ingénieur maison. L’abolition de l’autorisation de sortie et ses conséquences sur le marche informel avec en corolaire la participation de l’emigration. Et vas-y que je te pousse et la mediocrite s’erige en regle.

    Quoi qu’on en dise l’ère Boumediene malgré toutes ses errances, ces mal-faits et face aux défis de l’époque reste la période la moins noircie de l’histoire de l’Algérie indépendante.

    D’autres auraient-ils fait mieux en la circonstance? Peut être toujours est-il que la seule lueur a été Boudiaf.




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  • Elforkan
    11 juin 2011 at 14 h 33 min - Reply

    L’époque de H.Boumédienne,c’était une époque merveilleuse, la meilleure époque que l’algérien ne vivrait même pas dans son cauchemar, le baril du pétrole était à 40$, et la population ne dépassait pas 15 millions !!

    ….J’étais gamin, mon oncle me prit avec lui pour tirer de l’argent à la banque, la file était longue, on arrivait petit à petit vers le caissier, quand soudain « Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,Et que la faim en ces lieux attirait. » », un FLNiste,type « trop bien costumé », il brula la chaine et se dirigea vers le caissier; la foule protesta !…je suis min hizb djabhat et’tahrir, leur lança t’-il, et tout le monde se calma !!!!!

    ….Mon grand-père avait un atelier de couture, et un local gérait par mon père où il vendait la marchandise en gros (grossiste), la veille de l’Aid el fitr , se présenta un type et demanda à mon père de lui vendre un seul pantalon, mon père lui dit que cela est interdit par la loi et qu’il était grossiste , il vendait la série; le type commença à pleurnicher et dit à mon père : ‘Alors le pauvre n’a pas le droit de fêter l’Aid ?? …à ces mots, mon père céda et lui vendit un seul pantalon . Le type prit le pantalon fit semblant de sortir puis revint sur ses pas et exhiba sa carte professionnelle , un inspecteur des impôt ‘, je suis dans le café d’à coté dit-il à mon père, et lorsque mon oncle eut été mis au courant, il régla l’affaire en donnant une Rachwa !!!

    ….Une petite querelle éclata entre deux voisins à cause de leurs gamins, c’était rien du tout, normal, les gamins sont se qu’ils sont; Intervient un des voisin, le père et lança à son fils ….djib el colt ! ramène moi le colt !! le type, un campagnard….était commandant…..puis devint par la suite wali !!!!!

    ….J’étais avec mon grand frère devant un arrêt de bus, il y avait foule et seulement un bus, les gens commençaient à se bousculer quand soudain surgirent deux types «  » trop bien costumés » », certainement de la sécutité; l’un d’eux lança à la foule :::  » rana h’na bash enahoulkoum rabkoum (astaghfir Allah !)

    ….à l’époque c’était GMT +2, les enfants allaient à l’école à l’heure de l’adhan du fajr !!
    Pendant le ramadhan, la rupture du jeun se faisait à 22h30 !!! le ramadhan, mois de piété et de joie, il ( le HB) l’a transformé en mois de souffrance….!!!!

    etc…etc…etc…mais les Habouna Allah wa ni3ma al wakil, n’ont pas étaient de vaines prières !!!!




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    11 juin 2011 at 14 h 40 min - Reply

    Je remercie ceux qui ont bien voulu lire ma contribution, oh combien imparfaite certes, et surtout incomplète, mais comme d’aucuns l’auraient noté, elle n’avait nulle autre prétention que, de tenter tant bien que mal pour ce que je crois être positif et de recadrer le seul débat qui puisse nous unir et intéresser, en tant qu’algériens sevrés de démocratie et surtout trop systématiquement tenus en marge des vrais débats et des vrais choix fondamentaux qui se posent aux générations actuelles qui ont pour devoir de redresser la barre pour conduire le bateau Algérie à bon port, et le délivrer de ces « pirates » qui ont pris en otage et notre peuple et le pays.
    ————–@Professeur Chems Chitour dit : 9 juin 2011 à 16 h 13 min
    Il eut été plus honnête de citer le passage entier dans son contexte, notamment ma critique du système.Ceci dit il y a du bon sens dans ce que vous dites, mais ça ne fait pas marcher le « scmilblick ». Voulons nous d’une transition nécessaire obligatoire et bien préparée ou d’un Tsunami dont on ne controlera ni les tenants ni les aboutissants C’est de cela qu’il s’agit?
    Désolé mon cher ami, je récuse ta remarque sur l’honnêteté de la citation, puisque j’ai donné mieux encore, le lien vers ta contribution, pour non seulement la faire apprécier, mais inviter à la commenter. Ceci dit, j’ai toujours apprécié tes articles, mais en aucun cas je ne pourrais verser dans l’admiration béate, surtout, lorsque je demeure surpris que quelqu’un comme toi, qui a enseigné et pratiqué l’administration algérienne, notamment, comme secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur, tu trouves quelque crédit aux « organisations de masse » que tu qualifies certes sans aucune intention de les dédouaner de leur proximité avec le système qui les suscite et les nourrit, mais de « société civile » prometteuse ou potentiellement génératrice de solutions d’avenir.
    Au risque une fois encore de diverger avec ton analyse, ou d’être qualifié de superficiel dans mon analyse, à défaut d’être partisan, je répèterai encore et encore, qu’une société civile représentative de la société ne peut éclore que dans un environnement de liberté, à moins d’être comme le furent certaines associations comme celles dans lesquelles militèrent nos parents, Jam’iyat al’oulama, ou partis nationalistes dont les sigles renaissaient de leurs cendres aussitôt que les autorités coloniales les dissolvaient et que leurs membres étaient persécutés, emprisonnés et attaqués pour « reconstitution de ligue dissoute »… PPA, MTLD, AML, UDMA…
    En conséquence, les organisations qui ont fleuri autour des organisations de masse du FLN, ou bien celles crées dans les funestes années 90’s, pour combattre le peuple algérien, et constituer une digue contre aussi bien les « berbéristes » que les islamistes ou les socialistes, fussent-ils «avant-gardistes», tout comme les soi-disant défenseurs des « femmes », ou plutôt certaine vision de leur accoutrement ou de leur appartenance culturelle. Hormis les associations à but humanitaire, quelques rares exceptions toutefois, toutes ont une attache à la patte, car autrement, elles ne pourraient activer en milieu quadrillé, surveillé et « policé », sauf à montrer patte blanche et respecter des canevas fixés par une autorité « occulte » et invisible, donnant ainsi lieu à l’autocensure, pour éviter d’être « dissoute » ou purement empêché d’activité et voir ses comptes bloqués et ses membres harassés par des contrôles tatillons et humiliants, pour les amener à exercer dans ce que l’on appellera la « clandestinité » parce que l’administration les aura transformé comme tel, pour pouvoir avoir prise sur elles.
    En conséquence, la société civile à laquelle appelait un Boudjedra après les élections de 91’s, ( je te taquine à dessein tu m’en excuseras, je suis toujours comme tu m’as connu, polémique et rebelle à toute forme d’hypocrisie), est toujours celle qui a été nourrie depuis 1962 à ce jour. A une plus grande échelle, voyons ce qu’est devenue l’UGTA, qui au lieu de défendre les travailleurs et de se confiner dans son rôle syndical de défense du droit au travail, a dévié du cours que lui avait imprimé son fondateur Aissat Idir, pour devenir, depuis que Benhamouda s’est allié avec Said Sadi pour cosigner la honteuse et indigne déclaration du CNSA qui demandait l’intervention de l’armée dans des affaires civiles et l’arrêt du processus démocratique (électoral), rien d’autre qu’une officine des services « occultes » au service du patronat et du système de prédation du pays.
    La même UGTA, a accompagné par son silence complice sinon ses feintes « protesta » sans lendemain toutes les « privatisations » sans noms qui ont profité aux magnats du système et ç ce jour, je n’ai encore pas lu une seule dénonciation ni aucune enquête sur la constitution frauduleuse de fortunes illicites de la part de cette organisation « de masse »…
    —-voltaire (USA) dit : 10 juin 2011 à 5 h 13 min
    Je VOUS remercie docteur Madjid Ait saadi pour votre presence[…] ce n’est certainement pas le regime qui est fort – cruel soit-il – c’est surtout NOTRE incapacite a trouver la formule adequate et necessaire pour le changement et la je vous pose la question a: Mon professor Saadi : comment evaluez vous l’apport des elites algeriennes ( nationalistes, islamistes, marxistes…) en matiere de changement social?
    vOUS avez parler des « Soft islamistes », […] ( no one can deny this fact ), cependant il faut saluer la partie des islamistes[…] qui a continue a dire no and no and always no a la hogra et l’injustice pas de marchandage
    Que pensez vous Dr Saadi de ces honorables islamistes?
    Je pense deviner Mohand Ouramtane K… l’auteur de la brillante thèse à Paris, sur (Les relations économiques entre l’Algérie et la France, analyse et perspectives 1962-1995), et je te remercie donc pour ta gratitude, d’une part, et surtout d’autre part, parce que je constate que tu as donc trouvé à t’employer, certainement comme professeur aux USA, New York, si je ne m’abuse.
    Là, je constate amèrement que si même dans ton cas, tu avais été contraint de t’exiler, la tentative osée pour ta sécurité personnelle, que tu avais eu le courage et la témérité de tenter pour trouver un poste à l’Université en Algérie, a malheureusement tourné court, car alors en 1995, et tout en ayant travaillé sur un sujet important pour l’Algérie, et que j’avais veillé à ce que tu ne dénonças pas trop les acteurs et les bénéficiaires de l’impéritie du gouvernement et de Sonatrach, en ne laissant pas d’échappatoire pour une éventuelle révision de notre politique pétrolière, ou que tu rompes les amarres en t’aliénant définitivement les « pontes », pour te permettre de ne pas t’aliéner les « décideurs algériens» intouchables dans le climat terroriste à l’époque de ta thèse, pose deux problèmes fondamentaux pour nous qui sommes attachés à l’édification d’un Etat de droit.
    Comment se fait-il que l’Algérie, pays en voie de « développement » puisse faire la « fine bouche », et ne pas prendre à bras le corps, le problème de l’ouverture de postes dans ses universités, son administration et son espace d’activités à son élite scientifique, culturelle, intellectuelle et artistique, en leur ouvrant largement ses portes, en les rémunérant, en les délivrant de tous soucis matériels, en un mot, en les choyant de telle sorte qu’ils y soient attirés, d’autant plus que c’est elle-même qui leur a ouvert les chemins du « savoir universitaire », un paradoxe ?
    Pour revenir à ta question et pour ma part, je ne fais vraiment aucune différence entre les apports faits par les élites algériennes, car je crois fondamentalement à la diversité, pénétré comme tu le sais d’enseignements reçus tant de mon défunt père, que de notre maître Si Malek Benabi, qu’Allah les Comble de Sa Miséricorde. En effet, le Coran qui demeure ma référence primordiale, n’engage-t-il pas à considérer que la diversité est un Signe de la Présence d’Allah.
    وَمِنْ آيَاتِهِ خَلْقُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَاخْتِلَافُ أَلْسِنَتِكُمْ وَأَلْوَانِكُمْ ۚ إِنَّ فِي ذَٰلِكَ لَآيَاتٍ لِّلْعَالِمِينَ ﴿٢٢﴾
    Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants. (V.22 Sourate AR-Roum 30)
    De ceci, je considère que NUL algérien ne peut être déchu de sa nationalité ou être considéré aimer ou détester l’Algérien mieux ou moins bien qu’un autre. Tous, nous œuvrons pour ce que nous croyons, en vertu de notre environnement social ou culturel, de la formation que nous avons eue, de nos fréquentations et de tous autres facteurs, à la formation à la consolidation et à la fécondation de ce que chacun d’entre nous croit être un apport positif pour son pays, qui l’a vu naitre ou l’a adopté.
    Aussi, dirais-je que les apports des uns sont complémentaires, mais cependant, la démocratie permet tout à la fois la « dictature de la majorité », paradoxalement, mais dans une société de droit « ouverte », elle permet la participation de tout un chacun à l’élaboration d’un consensus, dans l’intérêt de tous, dans l’intérêt surtout du plus grand nombre, la sécurité du peuple et le bien être. Ce-disant, je ne me contredis point, quand je combats ou milite contre des idées que, de mon point de vue, je considère néfastes à la promotion du plus grand nombre, à l’avenir des générations montantes ou futures, et surtout, quand je fais la promotion des idéaux moraux enseignés par notre prophète, aswaws, et qui font partie de notre héritage culturel, quand je tolère « l’Autre », cet Algérien qui ne pense pas comme moi, ou croit différemment, quand j’accueille cet « étranger », comme le firent les gens de Médine avec l’Envoyé d’Allah, aswaws, ou les Palestiniens avec Sidna Ibrahim, as. Agissant ainsi et me comportement avec miséricorde vis-à-vis de mes concitoyens et de nos invités, fait simplement de nous des humains croyants, appelez cela de l’islamisme si vous le voulez, mais aussi des Algériens solidaires, sensibles aux vouloirs des autres, appelez cela socialisme ou capitalisme si vous pensez que le capitalisme donne sa chance aux « entreprenants »…
    « Honorables islamistes », comme vous dites, nous le sommes tous, y compris leurs adversaires en Algérie, que seraient les « laïco-assimilationistes » selon la formule du début du siècle dernier, et remise à l’honneur par Belaïd Abdeslam, car ils sont rares les Algériens qui ne sont point attachés à l’Islam que certains disent de « nos grand mères », pour justifier leur peu d’enthousiasme à la pratique assidue, alors qu’ils ont comme ils disent la foi dans le « cœur », et c’est peu le dire, que de reconnaître le bien fondé de leur déclaration, en témoigne la « fermeture spontanée des bars », dès l’approche du Ramadhan, et la croyance du fameux sortilège-hadith « cesser de boire quarante jours AVANT Ramadhan , pour se purifier ». En fait, même les Algériens évangélisés par le « VISA », et le « y en a marre » pour protester contre la hogra culturelle, historique ou linguistique, ne peuvent pas être considérés comme négatifs pour l’Algérie. En effet, je voudrais te rappeler que lorsque tu rédigeais ta thèse, nous avions coutume de nous gausser des interventions de certains ambassadeurs du système éradicateur à la télévision française où ils avaient plateau « ouvert », pour dire qu’à chaque fois que Khalida Messaoudi, Said Sadi, Miloud Brahimi et leurs « amis français» s’en prenaient aux Algériens qui refusaient de plier devant le système en les taxant d’intégristes « islamistes », les mosquées tant en France qu’en Algérie, se remplissaient de nouveaux pratiquants.
    —-Zendagui dit : 11 juin 2011 à 0 h 51 min M.Abdelmadjid Ait Saadi,
    Votre ecrit :
    « ….. aux SEULS « élus du régime » et à ses soutiens, préparant ainsi le pays à observer passivement la liquidation des réalisations minables certes de l’ère Boumédienne, mais patentes, pour l’essentiel, et qui ne demandaient qu’un minimum de rigueur de gestion pour être rendues viables. »
    Vous imputez trop dans l’irrationnel a Boumediene et pourtant a votre juste niveau vous en avez été acteur. Vous étiez aux États-Unis pour faire des études universitaires aux frais de la république, diplôme en poche vous n’avez rejoint l’Algérie que bien plus tard ……. Février 1971 de quoi disposait Boumediene? Et pourtant c’est autour d’une poignée de personnes dont vous faisiez partie que 139 gisements d’hydrocarbures ont été gérés. Les réalisations tant en Amont qu’en Aval ont eu lieu […]
    Merci M. Zendagui, pour avoir bien voulu rappeler que Boumediene a « apporté à l’Algérie », malgré l’insuffisance patente de cadres, et en cela je ne vous contredis point bien au contraire, vous appuyez ce que j’ai dit, quand je regrette que les vautours autour de Chadli, ont « préparé le pays à observer passivement la liquidation des REALISATIONS MINABLES CERTES de L’ERE BOUEMDIENNE, mais PATENTES, pour l’ESSENTIEL, et qui ne demandaient qu’un minimum de rigueur de gestion pour être rendues VIABLES. »
    J’ai souligné en MAJUSCULES au contraire, le fait que BOUMEDIENNE a tout de même réalisé, mais Chadli a destructuré et détruit, pour LIQUIDER et « offrir » les usines aux « élus » et pour permettre l’ouverture des BAZARS IMPORT-IMPORT…
    Ceci dit, et pour votre gouverne, j’ai rejoint l’Algérie, après la débâcle arabe du 6 juin 1967, car j’avais abandonné poste et sinécure à UCLA, pour aller « défendre la partie en danger », croyant naïvement qu’Israël pour lequel dans mon laboratoire, se mobilisaient mes condisciples américains (non juifs nécessairement) qui allaient « défendre l’agneau Israël, petit état entouré et ATTAQUE par les loups arabes… ». Hélas, mon voyage avec mes collègues arabes volontaires, de l’OAS (Organisation of Arab Students) prit fin à l’aéroport Fiumicino de Rome quand on nous dit que tous les vols sur Le Caire, étaient annulés, les aéroports ayant été détruits par l’aviation israélienne… je suis donc revenu sur Tunis, puis sur Alger, d’où je ne pouvais plus repartir, car entre-temps Boumedienne avait instauré l’autorisation de sortie, et avait rompu les relations avec les USA, pour s’être allié à Israël, je me suis donc mis à la disposition de mon pays. Et comme vous le dites, après UNE RECONVERSION d’études, qui m’a donné le plaisir d’avoir comme condisciple à l’IAP post graduation, de Dar El Beïda, C. E. Chitour, j’ai assumé des responsabilités techniques aussi bien à Repal, au siège et sur les champs à Hassi Messaoud, puis à Alcore, avant de repartir aux USA à Dallas, et ensuite revenir et apporter ma contribution aux négociations techniques entre experts et aux nationalisations, puis comme chef de district à Gassi Touil, après les nationalisations, et enfin de nouveau à Sonatrach où j’ai assumé les responsabilités de mise en place de cet organe, que vous reconnaissez avoir géré, avec un minimum de cadres et de compétences « 139 gisements d’hydrocarbures »…
    Pour votre gouverne, ma bourse aux USA, cependant, ne m’avait pas été donnée par le régime algérien, mais était une bourse du GPRA…, nuance historique importante.
    J’espère que vous pardonnerez la longueur de mes divagations.




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  • Adel
    11 juin 2011 at 21 h 03 min - Reply

    « Février 1971 de quoi disposait Boumediene? Et pourtant c’est autour d’une poignée de personnes dont vous faisiez partie que 139 gisements d’hydrocarbures ont été gérés. Les réalisations tant en Amont qu’en Aval ont eu lieu […] »

    Pardonnez mon intrusion, chers compatriotes @Aït-Saadi et @Zendagui, mais je ne comprends pas très bien selon quelle logique devrait-on considérer le fait qu’une poignée de cadres algériens aient réussi le pari de gérer 139 gisements comme une réalisation de Boumédiène.

    J’ai moi-même usé pendant 18 mois mes rangers à crapahuter sur les chantiers de la Trans durant mon Service National (76-78) et je ne pense vraiment pas que les défis que devaient relever quotidiennement les appelés du SN pour réaliser quelques mètres de route dans un désert particulièrement hostile aient été ceux du commandement militaire ou de Boumédiène, qui n’avaient aucune idée des souffrances que cela représentait.

    Par contre, l’ignoble autorisation de sortie, que vous citez cher compatriote @Aït-Saadi, fut bien son œuvre. Ce fut en effet lui qui l’instaura, en envoyant un simple télex, au mépris de la Constitution.

    Nous savons tous aujourd’hui que la plupart des choix économiques irréalistes de Boumédiène et de son équipe furent désastreux pour notre pays. Le système politique autoritaire qu’il mit en place le fut encore plus.

    Le bénéfice de la nationalisation du pétrole fut largement compensé par les effets dévastateurs induits par l’association rente pétrolière + système dictatorial mafieux. On s’en serait bien passé. Aujourd’hui, avec 150 milliards de dollars en réserve, l’Algérie est en panne, prise en otage par ceux qui ont reçu l’Algérie et son pétrole en héritage. Et qui leur a laissé cet héritage, si ce n’est Boumédiène?

    Je ne crois pas que l’«œuvre» de Boumédiène puisse servir de référence aux générations montantes qui auront la charge de reconstruire l’Algérie. Au contraire, nous avons tout intérêt à ce qu’elle soit oubliée, car il n’en sortit rien de bon pour notre pays et son peuple.




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    • Izoran
      30 juin 2013 at 14 h 05 min - Reply

      Evidemment, Bpumediène fut un simple dictateur, sans aucune grandeur. Son  »socialisme » consistait à interdire aux nationaux le droit à la libre entreprise, au profit de l’étranger. Toutes les SONA machins qu’il avait mises en place traitaient avec l’occident, permettant à leurs pdg de se servir… On trouvait à Alger la presse française, mais il interdisait aux algériens d’avoir leurs journaux privés. Il interdisait aux algériens le droit de faire de l’élevage et de vendre leurs produits laitiers, mais il important en quantités immenses du lait étranger; on projetait à Alger les derniers films sortis en France, mais il interdisait aux artistes algériens de produire des films à leurs comptes.les exemples pourraient se multiplier à l’infini. Il a réussi à tuer chez nous l’esprit d’entreprise, faisant de nous le dernier peuple en compétences.. Il faut cesser de faire croire aux jeunes que l’ère de Boumediène fut celle de la grandeur algérienne. Il est la cause de tout notre retard. Il a créé un système de clientélisme, et pour avoir l’autorisation de sortie, il fallait connaitre quelqu’un qui connaisse quelqu’un qui connaisse le colonel Untel pour avoir ce bout de sésame. Le jour où il mourut fut un jour de soulagement pour notre peuple. Il n’était ni un moudjahid, ni un homme compétent, mais seulement un petit renard rusé et qui n’hésitait à faire flinguer ses adversaires de poids. Venu au pouvoir par un coup d’état, avec des promesses de changement, il ne changea rien. il n’eut même pas le courage de faire juger Ben Bella qu’il accusa de dictature!!!!!!!! le laissant prisonnier jusqu’à ce que la justice divine vienne l’écarter du chemin de notre pays. Pour le moment, s’il y a eu un président dans notre pays, ce fut Bendjedid: il ne voulait pas du pouvoir, on l’y a obligé. Il n’a jamais été tenté par la folle ambition politique de Boumediène qui avait cru qu’il avait la trempe de leader du Tiers-monde, juste parce qu’il mettait un cigare dans sa bouche!!! et le jour où le peuple a manifesté, Bendjedid a aussitôt demandé à laisser la place. Il avait le bon sens du peuple, même s’il était un analphabète… Il était marié, alors que nous ne connaissons rien des moeurs de Boumediène, ni de quelle maladie il est mort.




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  • Elforkan
    12 juin 2011 at 17 h 25 min - Reply

    Lorsque l’Algérien cessera de vénérer des personnes (( si au moins , elles sont vénérables !!!)) ,Boumédienne, Bourguiba, Hafad el erbab, Nasser …..il aurait fait un grand pas en avant !!!

    Je ne dis pas qu’il faut les mésestimer, mais donnez-leur, leur juste valeur et ne faites pas d’une fourmi, un éléphant !!!

    Muhammad (saws) wa ma adraka ma muhammad, il ne s’est jamais pris pour quelque chose d’extraordinaire, il disait toujours que ce n’est qu’un wahy, j’en ai aucun mérité…puis viennent des individus, des parasites qui n’ont rien foutu toute leur vie, sinon que blaguer et blaguer et rien que blaguer, des discours, rien d’autres, et se prennent pour le Créateur !!!

    ….mais, ont-ils tort , les Bourguiba , Boumédienne, Nasser.. de se prendre pour des divinités …non ! ils n’ont pas tort et même Dieu ne va pas les en prendre, c’est le peuple ( les naïfs)qui a semi dans leur cœur cette mauvaise graine qu’est la hautainerie et l’orgueil…autrefois, le Pharaon n’était qu’un simple roi, comme tous les rois, mais lorsque le peuple de l’époque ( et surtout les juifs ) ont exagéré dans la vénération du Pharaon : à chacune de ses sortie, il y a foule qui l’acclamait et criait ‘Dieu ! Dieu !’…et à force, le pauvre Pharaon, s’est dit que je suis peut être Dieu et que je suis le dernier à le savoir , il décida alors, un jour, à leur déclarer’je suis votre Dieu le plus Haut’ Pareillement, le Boumedienne, ou le Nasser ou autres, ….vous les voyez à travers des loupes, faut pas alors vous étonner que vous les voyez géants !!!




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  • ould nedroma
    13 juin 2011 at 16 h 53 min - Reply

    En situation de crise, ce qui est propre à tous les peuples, le pouvoir en place en a pour son grade comme si un pouvoir est un Dieu omniprésent et a réponse à tout, ce qui n’est pas vrai bien sûr. En Algérie (comme dans beaucoup de pays nouvellement indépendants), ce qui accentue encore plus notre désarroi, c’est notre manque de clairvoyance et d’indépendance d’esprit. Nos points de vue se retrouvent complètement aux antipodes, alors que ce qui nous inquiète est commun, il agit de notre présent et avenir en tant que peuple uni par un destin commun.
    Comment s’explique notre manque de clairvoyance ?
    1) On amalgame tout et on dit n’importe quoi.
    Pour peu qu’on soit un bon observateur, on ne peut ne pas constater que, comme elhagar comme elmahgour, tous deux, se sentent mahgourines. De même pour le corrupteur et le corrompus, ils se dénoncent mutuellement selon le bout du même bâton que chacun d’eux tient. En un mot comme en mille, toute personne qui a une once de pouvoir use, abuse de ce pouvoir et crie à la corruption. Donc, les seuls qui ne sont pas corrompus sont ceux qui n’ont aucun pouvoir ou bien ceux qui ont des valeurs et qui tiennent à ses valeurs contre vents et marées. Toute personne qui a une autorité ou une simple responsabilité sur ou vis-à-vis d’autres personnes a un pouvoir. (Journaliste, mufti, agent de bureau en relation avec le public, policier, enseignant, douanier, militaire….)
    Donc, au lieu de passer son temps à dénoncer la corruption à tort et à travers, il faut poser la seule question qui mérite d’être posée. Qu’est-ce qui en est la cause ou les causes de cette perte des valeurs en sein de l’ensemble de la société pour se retrouver ronger par la corruption ?
    La perte des valeurs a des causes multiples et complexes, la première et la plus importante est la perte de ses repaires et par là : la perte de sa cohésion. C’est proche de la panique d’un groupe humains surpris par une catastrophe, seul l’instinct de survis domine. Dans ses conditions, les élites doivent éviter de se disperser et d’ajouter de la panique à la panique, ou de tomber dans la dénonciation tout azimut pour ajouter de la confusion à la confusion. Le principe de Khalatha tasfa n’est pas de rigueur. Cela est vrai dans un récipient fermé, ou dans une société isolé loin des interférences extérieures.

    2) On n’a pas une vue largement partagée ni sur les problèmes du pays, ni sur les moyens réels et non fantasmé à mettre en œuvre pour en faire face.
    Là, les choses commencent à se corser. On fonctionne beaucoup avec des idées reçues et une doxa d’emprunt dont l’accès est facilité par le développement des moyens modernes de communication dont on fait une consommation passive à la limite de la somnolence. Les concepts et les formules dont on use pour lire notre monde sont loin d’être de notre fait. On ne se définit pas, on se laisse définir. On n’adhère à de nombreux concepts des « pays riches » sans les interroger, on se met dans la même position du travailleur pauvre qui veut organiser le mariage de son fils dans un hôtel de luxe sous prétexte que son voisin riche la fait. L’esclave qui reste esclave est l’esclave qui fait sienne l’idéologie de son maître, croit qu’Il mérite son sort et retourne sa haine contre les siens, c’est-à-dire les esclaves comme lui.

    Comment s’explique notre manque d’indépendance d’esprit ?
    1) On vient à manquer d’indépendance d’esprit soit parce qu’on n’a jamais acquis une indépendance de jugement, soit qu’on l’a perdu en perdant confiance en soi ou dans les siens en commençant par les mépriser.
    Pour expliciter ce baragouinage, posons-nous la question suivante : Combien d’algériens qui se sont interrogés sur le sens des expressions « junte militaire », « pouvoir occulte », « société civile »… et j’en passe, avant de les utiliser ? Ou sur les mots « régime », « système », « mafia », « démocratie », « liberté » …etc. Et bien très peu, parce que ces mots et ces expressions sont utilisé à tort et à travers plus pour ne rien dire que pour éclairer quoi que se soit.
    Le paradoxe est qu’on n’entend de moins en moins parler de « junte militaire », alors que les armées des pays arabes sont entrain de devenir les supplétives de l’armée de l’empire via l’OTAN.
    On continue à parler de « système » politique algérien alors qu’il est prématuré d’en parler comparativement aux systèmes établis comme le système anglais, le système américains, français… à qui il avait fallu plus de deux siècles pour les installer sans que leur soient garantis la pérennité. À la rigueur, on peut parler du système chinois qui a renoué avec son systéme impérial millénaire. Ou du système japonais…
    Le systéme algérien est en construction et fait suite à un systéme colonial dont les relents ne sont pas faciles extraire du jour au lendemain d’autant plus que les partisans du système colonial ont changé de visages, de méthodes, et restent actifs avec de nouvelles complicités parfois insoupçonnables parce qu’elles le font sans être conscientes.
    J’avoue que la tâche est rude et que l’avenir est incertain. Construire est toujours fastidieux pour les hommes comme pour la nature. Une forêt fait une cinquante d’année pour pousser et il suffit d’une étincelle pour l’anéantir.




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  • Zendagui
    13 juin 2011 at 22 h 33 min - Reply

    Adel,

    Votre intrusion n’est ni péremptoire ni mal venue, bien au contraire.

    A regarder dans le rétroviseur je ne crois pas que je me distinguerai de vous de quelque façon que cela que se soit. Tout comme vous je n’ai pas lu cette Algérie je l’ai vécue avec ses joies et ses peines.

    A votre question relative a Février 71, et particulièrement pour ce secteur de l’économie, oui c’était fou, cela frappait même l’imagination de prendre pareille décision en l’absence de l’essentiel, le potentiel humain. Il ne s’agissait pas de faire sortir Fafa et lui préférer un autre intrus, mais d’assumer avec le peu. Un préalable a cela le 6 Mai 1966 n’a fait aucune vague le potentiel minier était moribond mais pour les hydrocarbures fallait être de la partie pour le comprendre. Le peu de cadre algériens versé dans ce segment n’y croyait pas eux-mêmes.
    La peur d’assumer a 25 ans sinon 30 pour certains n’était pas vénal par rapport a la mentalité et le contexte mais « Moi remplacer monsieur Paul » tel était le dilemme…. Ils l’ont fait. Boumediene nous a fait partir de rien avec cette décision et Dieu sait combien de compétences se sont affirmées. Beaucoup d’operateurs de chantiers, de foreurs, et même de futurs cadres techniques étaient d’anciens valets de chambre, simples manutentionnaires ou commis de cuisine, ils se sont convertis par la force des choses parce que mis en confiance ….. mais conséquemment le jeune cadre devait faire avec cet état d’esprit. Il y avait certes une certaine mélasse, la mayonnaise ne prenait pas a tout coup mais vaille que vaille le travail se faisait.

    Et pourtant malgré l’olive, à leur départ le cynisme franchouillard était de mise, il se donnait un an tout au plus deux d’un congé sabbatique pour se faire prier de revenir. Quelques uns de cette franchouille ont fini par se suicider. Faut rappeler sur le plan des mentalités le distinguo entre le pataouéte et le français métropolitain (en grand nombre) qui exsudait l’arrogance et le mépris.

    Au final ……. SH sur ses seules ressources s’est faite et reste un exemple unique de societe d’etat parmi tous les pays exportateurs de pétrole.

    Début des années 80 affluèrent les compétences et les décisions les plus incongrues émanant du nouveau pouvoir sur fond de règlement de comptes, rythmèrent la vie de l’entreprise. Le budget d’investissement inhérent a la vie de l’entreprise, voire celui de l’équipement ou tout simplement du fonctionnement étaient élaborés par el mkhakh du Premier Ministère et ceux du Plan avec pour seul souci satisfaire el infitah el iqtissadi et dont le quitus était accorde par la commission du parti en charge du secteur. Que de cadres de valeurs ont été mis au placard ou simplement mutes. pour certains, dans des instances internationales pour aller agrémenter leur quotidien. L’un d’entre eux a fait un retour fracassant …… comme quoi y a toujours matière a se tromper 20 ans plus tard.

    Le parti unique a pris fait et racine depuis pour réguler la vie publique algérienne. Pour l’exemple une simple réunion technique d’un tout petit service dans l’organigramme de l’entreprise ne pouvait se faire sans la présence d’un représentant du parti, généralement un pauvre bougre pétri dans l opportunisme le plus beat, sachant a peine lire et écrire l’arabe pour faire un PV de réunion a l’intention de la cellule (de laquelle il relevait) qui elle se chargeait d’en informer les hautes instances et ainsi la commission technique du Parti pourrait agir en conséquence. L’article 120 et ses corollaires ont fait des ravages sur, si je puis me permettre, l’intelligentsia algérienne et mis de facto au rencart beaucoup de compétences.

    Arrive Octobre 1988 et la mon cher Adel ou étions-nous? Nous les trentenaires de l’époque.

    Vingt ans d’indépendance et une histoire bien que jeune mais si riche pour une analyse exhaustive du fait de nos aines. Qu’en avons-nous fait ?

    Au lieu de se ressourcer autour de nos valeurs propres on s’est une nouvelle fois égaré à la recherche du sublime.

    Serait-ce ou était-ce un passage obligé, une page qui doit ou devait s’inscrire dans l’histoire d’un jeune pays. Suffit de la tourner, ce que dicterait le bon sens mais quand on émarge aux illusions perdues.

    P.S. Chadli a saute tous les verrous et en guise d’autorisation de sortie on a eu droit au visa des 1986. Chirac premier ministre nous l’annonce ici meme a Alger avec l’effet boule de neige previsible dont Mitterand s’est fait l’echo.




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  • Elforkan
    14 juin 2011 at 10 h 09 min - Reply

    @ould nedroma…….monsieur, vous avez tout dit, une analyse claire, juste…..la réalité des choses.
    ‘En un mot comme en mille, toute personne qui a une once de pouvoir use, abuse de ce pouvoir et crie à la corruption. Donc, les seuls qui ne sont pas corrompus sont ceux qui n’ont aucun pouvoir ou bien ceux qui ont des valeurs et qui tiennent à ses valeurs contre vents et marées.’…Cette réalité qu’on aime pas voir en face !




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  • Adel
    14 juin 2011 at 17 h 21 min - Reply

    @Zendagui

    Bonjour,

    Je vous remercie pour votre réponse.

    Je crois qu’il est difficile pour les gens de notre génération, ceux qui ont eu vingt ou trente ans durant les deux premières décennies de l’Algérie indépendante – ce mythique âge d’or –, de porter un jugement objectif sur le règne de Boumédiène, car il est aisé de confondre la joie de vivre de la jeunesse dans une Algérie encore innocente et pleine d’espoir avec une bonne santé du pays qui serait le résultat d’une bonne gouvernance.

    Je vous avoue que je n’ai jamais eu de la sympathie pour Boumédiène en tant qu’individu et je n’ai jamais aimé son style et ses méthodes, car j’ai toujours été fondamentalement un homme de compromis et de dialogue. Boumédiène était tout à fait le contraire – Monsieur «qarrarnâ» !

    J’ai cependant adhéré au départ au projet de la révolution agraire – j’avais 18 ans en 72 et j’étais étudiant en première année universitaire– , ayant dès mon plus jeune âge été très sensible à la situation des couches les plus défavorisées, étant moi-même issu de ce monde-là (fils d’un ouvrier du bâtiment smicard, je me suis retrouvé en classe de 6ème, en 1964, dans un lycée d’Alger, avec les enfants de la nomenklatura naissante de l’époque – ministres, DG, avocats, médecins – et je l’ai très mal vécu). J’ai vite compris que tout n’était en réalité que démagogie et propagande.

    Je suis persuadé aujourd’hui que l’échec de notre pays a eu pour cause principale la folie des grandeurs de Boumédiène et de ceux qui l’ont soutenu. Il y a à cela des raisons, la plus importante étant la volonté du peuple algérien et de ses élites de prendre une revanche sur une histoire faite d’humiliations et de déni identitaire et sur le colonisateur qui en était à l’origine. Il y a également le départ massif de toute la population Européenne qui tenait les rênes du pays et qui avait, d’une certaine manière, mis au défi les Algériens de prendre la relève. Il y a, enfin, l’aveuglement créé par le brusque afflux dans les caisses de l’État de l’argent du pétrole en quantités jamais vues auparavant, après la nationalisation et la hausse des prix de 1973. Il y eut une sorte d’ivresse qui fit croire aux dirigeants de l’époque que l’argent du pétrole pouvait tout acheter. Ils oublièrent le bon sens de nos paysans et se laissèrent prendre au piège du modernisme de façade. Pire encore, ils se mirent à croire à leurs propres mensonges. Mais la réalité est têtue. Et la réalité était celle d’un peuple algérien en grande majorité d’origine rurale et analphabète. Boumédiène crut que l’argent du pétrole suffirait à balayer tous les obstacles et que les usines achetées clés en mains hisseraient l’Algérie au rang des pays industrialisés modernes – l’Algérie de 1980 se hisserait au niveau de l’Espagne de 1970. Des montants faramineux furent investis dans les grands complexes industriels entre 1971 et 1978. En parallèle, l’agriculture fut détruite, l’exode rural fit des ravages, la démographie explosa et les écoles devinrent de véritables usines produisant à la pelle des diplômés de piètre qualité.

    On aurait tendance à croire qu’un projet de modernisation du pays d’une telle ampleur avait fait l’objet d’un large consensus parmi les élites qui formaient la coalition dirigeante de l’époque – FLN, ANP, technocrates, etc. Comment expliquer alors le revirement qui eut lieu après la mort de Boumédiène ? Comment le destin d’une nation peut-il basculer après la mort d’un seul homme ? Boumédiène était-il un génie ? Supervisait-il en personne tous les projets et en suivait-il pas à pas les moindres détails ? Quid de tous les autres ? Étaient-ils de simples figurants ? Tout cela laisse perplexe, en vérité. La chute des prix du pétrole en 1986 vint réveiller tout le monde et la dure réalité apparut alors : nous n’étions pas en mesure de gérer la situation. Les conséquences devinrent de plus en plus dramatiques et nous sommes incapables d’y voir clair, à ce jour.

    Le peuple algérien connut deux grands bouleversements en l’espace d’un siècle et demi. Le premier fut celui de la colonisation, qui détruisit les structures politiques, économiques et sociales traditionnelles du pays. Il fallut un siècle pour voir émerger de nouvelles élites issues des classes moyennes nouvellement constituées au sein du système colonial capitaliste introduit de force par la France. Le peuple algérien, malgré la marginalisation et l’humiliation permanente, commença à assimiler les nouvelles techniques utilisées par les Européens dans l’agriculture, l’industrie, le commerce, les services et l’administration. Après l’indépendance, le pouvoir politique échut aux éléments les plus radicaux parmi les élites. En 1965, les plus radicaux parmi ces radicaux – le colonel Boumédiène et son équipe – écartèrent tous les autres et imposèrent leur politique. Cette politique déboucha sur un nouveau bouleversement de la même ampleur que celui de 1830. La société algérienne fut mise sens dessus dessous et toutes ses valeurs traditionnelles furent une nouvelle fois jetées aux orties, au nom d’une industrialisation à outrance et d’une modernisation hâtive. Au bout de quelques années, l’Algérien désapprit à travailler et, lui qui auparavant achetait tout de manière parcimonieuse chez l’épicier du coin, se mit à faire la chaîne à longueur de journée dans les Souk-el-Fellah pour acheter des œufs par plaquettes de 30 et du fromage rouge en boules de 1 kilo.

    Vous connaissez les problèmes de tout ordre qui se sont abattus sur notre pays depuis les années 80 et la lente mais inexorable descente aux enfers que nous avons vécue. Ne pensez-vous pas que si des éléments plus modérés et pragmatiques – et aussi plus instruits et chevronnés – tels que Ferhat Abbas, Benkhedda ou Aït-Ahmed, avaient pris les destinées du pays en main en 62, ce dernier aurait eu un parcours moins chaotique ? Fallait-il absolument casser le secteur privé national – Ben Bella avait donné le signal de départ en nationalisant Tamzali – et marginaliser les PME-PMI privées au profit des grands complexes étatiques que nous n’étions pas en mesure de gérer? N’aurait-il pas été plus judicieux de partager les domaines des colons dès 62 et de céder des parcelles en toute propriété aux petits fellahs, par exemple ? Devions-nous vraiment casser tout ce que les Français avaient laissé, juste pour faire la «révolution» ? Je vous invite à lire le livre d’Isabelle Beaulieu, L’État rentier, la Malaysia, dans lequel cette politologue canadienne étudie l’expérience de la Malaisie, un pays musulman de l’Asie du Sud Est, dont le régime politique est aussi autoritaire que le nôtre, avec une démocratie de façade, semblable à celle de boutef et qui a un État rentier tout comme le nôtre, mais qui a négocié son indépendance en douceur d’avec les Britanniques, en 1957, et qui a opté pour une politique aux antipodes de celle de Boumédiène. La Malaisie, malgré son régime relativement autoritaire, est aujourd’hui un pays stable, prospère et tranquille, dont le taux de croissance a toujours été élevé.

    Je sais que beaucoup d’Algériens admirent Boumédiène. Je crois, hélas, que cela a un lien direct avec un mal national profondément ancré dans notre culture, celui du «nif we l khçâra». Nous avons tendance à admirer le chef qui ne plie pas, qui sauve notre honneur, quitte à nous ruiner. Boumédiène, Assad, Saddam, et Kadhafi furent les parfaits représentants de ces chefs militaires inflexibles et impitoyables que le peuple admire, mais qui ont singulièrement manqué de réalisme, et dont l’ambition démesurée et l’insatiable volonté de puissance – ils voulaient tous faire de leur pays une puissance économique et militaire régionale – a entraîné leurs peuples dans des impasses et des conflits meurtriers.

    Pour moi, Le peuple algérien a eu la malchance de trouver Boumédiène sur sa route en 1965, tout comme le peuple syrien a eu la malchance de trouver Assad, le peuple irakien, Saddam et le peuple libyen, Kadhafi. Mais peut-être ces peuples devaient-ils passer par cette étape douloureuse afin de rejeter une fois pour toutes tous les dictateurs mégalomanes – ruse de l’histoire, comme disait Hegel ? Hélas, il est triste de constater que le peuple algérien s’y est laissé prendre par deux fois, puisqu’après la faillite de l’État ANP-FLN laissé par Boumédiène, le seul parti qui menaça sérieusement le régime en place au début des années 90 fut, encore une fois, celui des plus radicaux parmi les islamistes, ceux qui optèrent pour la lutte armée après le putsch des généraux de 92. Aujourd’hui que la mafia a définitivement pris le contrôle du pays, les modérés sont malheureusement encore une fois désarmés et il faudrait un véritable miracle pour que l’Algérie échappe à l’emprise des jusqu’au-boutistes.

    Cordialement




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  • Elforkan
    17 juin 2011 at 17 h 59 min - Reply

    @ monsieur Adel………en tant que simple citoyen d’un niveau très moyen, mais ça ne m’empêche d’apprécier votre vue concernant la période dudit Houari Boumédienne et ce qui m’a plu? entre autres,

    « Je sais que beaucoup d’Algériens admirent Boumédiène. »……je crois plutôt que les algériens, dans leur majorité, aiment la soumission et la servitude !
    « Je crois, hélas, que cela a un lien direct avec un mal national profondément ancré dans notre culture, celui du «nif we l khçâra»…….Du nif pour le Boumédienne mais l’khçara c’etait pour le peuple !

    « Nous avons tendance à admirer le chef qui ne plie pas, qui sauve notre honneur, quitte à nous ruiner »…..Pourquoi le Boumedienne, le Kadhafi se plierait-il, lorsqu’il trouverait dans sa populace ceux qui sont promptes à se plier pour eux ?

    Non, c’est vrai le Boumedienne était très courageux, il a défié à plusieurs reprises l’impérialisme US, mais comment ne le ferait-il pas sachant qu’en cas de guerre, un avion, spécialement réservé pour lui et ses proches, était prêt à décoller à destination du Caire, Moscou… ou défaut, il se terrerait à 1000 m sous terre, comme le fait actuellement son ami le très courageux colonel Moamar Kadhafi qui se cache dés fois dans les égouts de Tripoli, et d’autres fois chez mon seigneur je ne sais qui, archevêque de Tripoli ( entre temps c’est le commun des libyens qui trinque )??

    Le Boumédienne, le Kadhafi, le général untel, le Assad…et autrefois Hitler, Mussolini…..cachaient leur lâcheté derrière leur regard terrifiant, un regard terrible (!!!!)
    Le lâche impressionne par son terrible regard, le courageux impressionne par ses actes de bravoures .
    Cordialement.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    13 mai 2012 at 19 h 21 min - Reply

    Assalamou ‘alaïkoum wa Rahmatou Allahi wa Barakâtouhou;

    Je me permets de remettre en lecture, si l’administration, l’autorise, cette contribution, qui repose le problème de l’inefficacité des « réformettes » actuelles du système, et qui me rappellent les ersatz du type « STATUT de l’Algérie, de 1947 », pour tenter de tirer « les leçons des manifestations du 8 mai 1945 », ou plutôt, tenter pour l’administration coloniale, d’éluder la Révolution naissante, après le « GÉNOCIDE du 8 mai 1945 », comme aujourd’hui, on tente de parler de « l’exception algérienne », en lui inventant un « printemps » qui N’A ENCORE PAS EU LIEU…pour tenter d’éloigner le spectre implacable de la Révolution populaire nationale.

    La preuve, vient une nouvelle fois de nous être assénée : Un système pourri et corrompu, ne peut se réformer, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur, mais ne peut qu’être balayé; car autrement, il renaîtra toujours de ses cendres, tel le Phénix, et les soubresauts du printemps arabe en Égypte, face à l’armée en sont le plus parfait des exemples, ou encore, la tentative saoudienne de coloniser et d’intégrer Bahreïn, et pourquoi pas, de faire disparaître de la carte, la République syrienne, à défaut de l’amener à composer avec les « cousins israéliens », pour faire plaisir aux USA, le suzerain, ne sont que les faces cachées de l’iceberg qui avait englouti la merveille technologique, que fut « l’insubmersible TITANIC »…, quand la Volonté d’Allah, fut mise entre parenthèses, au nom du scientisme !

    Le « printemps arabe », quelle farce, lorsque l’on voit dans quel état se trouve actuellement, la Libye. Avant cela, la recomposition du Grand Moyen Orient, passait par des négociations « SECRÈTES » entre l’oncle SAM, propriétaire légataire des richesses énergétiques du monde arabe et musulman, et les roitelets et émirs « dormants et passifs », assis sur un trésor, dont ils perçoivent UNIQUEMENT la rente. Ce « PACTE tacite », pour ne pas dire, cette TRAHISON historique, avait vu la recomposition de ce GMO, passer par la destruction de l’IRAK, au motif, selon le « rapport secret » élaboré par Tony BLAIR, pour le compte de son allié, G. W BUSH, que ce pays possèderait les armes de « destruction massives », entendre, une intelligentsia moderne et apte à développer l’IRAK, indépendamment des occidentaux, voire, contre eux, en utilisant les richesses du pays, pour l’Irak, et non, pour l’Occident, qui avait surarmé ce pays, dans une confrontation injuste contre un pays frère…, ce qui amena les « FOUS de la TRINITE », USD, Racisme, arrogance, à provoquer la guerre, d’extermination de 91, pour les en empêcher, au nom du Conseil d’Insécurité, mis au service du plus puissant et du plus arrogant.

    Aujourd’hui, spectre du Sahara, oblige, de l’AQMI, type « armes de destruction massive », pour les Algériens, ce même occident prédateur, félicite ses « gouverneurs locaux », pour la conduite « dans la transparence », de la recomposition de la future Assemblée Populaire Nationale, APN, autour du – F L N = Faire Les Naïfs,(FLN) par la redistribution des cartes entre les affidés du système, en attendant la recomposition du champ politique maghrébin, après quelques tours de piste en Tunisie, « libérée temporairement »…

    Le FLN, a dispersé ses troupes, il les a éparpillées dans diverses formations pour faire illusion, ou plutôt, dans de nouvelles LIGUES, comme en foot ball, pour brasser aussi large que possible, et surtout, se constituer une nouvelle clientèle, sous différents drapeaux et banderoles ou programmes aussi artificiels et contradictoires, les uns que les autres, pour brasser tous les GOGOS, que pourraient récupérer les pelleteuses.

    La future réécriture de la Constitution, n’est qu’un leurre, car un écrit ne sert que si la JUSTICE, est indépendante et SOUVERAINE, que si le Législatif, a de vrais pouvoir, et si le POUVOIR executif, porte bien son nom, celui d’exécuter une politique décidée dans l’intérêt du peuple et non, d’une ploutocratie créée CONTRE LUI, et surtout, si le peuple a les moyens de SANCTIONNER les HORS LA LOI, politique.




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    29 juin 2013 at 16 h 23 min - Reply

    Après son diplôme de l’Institut Français des Hautes Etudes Islamiques obtenu en 1962 (dirigé par l’orientaliste HENRY PERES), suivi d’études de sociologie et philosophie à l’Université de Damas, (1962-1964).Il obtient une licence de littérature comparée arabe-français et une licence de sociologie de l’Université d’Alger en 1966. Benaïssa enseigne l’arabe dans un lycée et s’essaie au Journalisme. Il écrit dans Révolution Africaine. En 1965, il lance un organe Révolution à l’Université qui servit de tribune pour les étudiants hostiles à la pérennisation de l’influence française en Algérie. Entre 1966-1968, il obtient une maîtrise de sociologie de l’Université d’Alger en 1968. portant sur les grands courants idéologiques dans le monde arabe contemporain. En 1969, il est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Éducation, puis il est envoyé en 1971 en Mauritanie, dans le cadre de la coopération culturelle, comme Conseiller du Ministre de l’Éducation. Il gardera de la Mauritanie et de son peuple une émotion indélébile et il aime à répéter qu’il y a eu le privilège de vivre au 7e siècle/premier siècle de l Islam. À Paris, il prépare, entre 1972 et 1974, la traduction et l’édition critique du manuscrit EL BAYAN FI HURRIYATI ESSUDANE de SUYUTIdans le cadre d’une maîtrise d’histoire de l’Islam sous l’égide du Professeur Claude Cahen. Parallèlement,il prépare une maitrise de sciences politiques sous l’égide du Professeur Duverger. Entre 1972 et 1977, il suit assidument au Collège de France, les cours du Professeur Aron, portant sur la Societe industrielle et ceux du Professeur Laoust sur la pensée de Ghazali. En 1972, le Professeur AUSTRUY l’associe à ses séminaires portant sur la prospection d’une économie islamique et le thème du développement du monde islamique en général, pour lequel le professeur Austruy créera un DEA et un doctorat ad hoc à l’Université Paris 2. Leur collaboration et leur amitié dureront toute une vie. En 1976, Il finit une thèse de doctorat de 3e cycle sous l’égide du Professeur Arnaldez sur le Fondamentalisme islamique et la modernité, qu’il reconvertit en thèse de Doctorat d’État, sur recommandation du Jury. Il passe la même année, le Concours d’agrégation, au programme duquel était inscrite l’Historiographie de l’Islam,un sujet qui le passionne et dont il dit « qu’il conditionne le libre fonctionnement intellectuel des musulmans sunnites, prisonniers de la sacralisation de l’Histoire… »

    En 1978, il entre, sur concours à l’UNESCO à Paris, qu’il servira pendant un quart de siècle, comme fonctionnaire international. Rachid Benaïssa a inauguré le courant islamique intellectuel et il a fait entrer la religion dans le Panthéon de la Raison. Il est, sans conteste possible, l’initiateur du courant islamique francisant des années 70’s en Algérie. Il a ouvert la première salle de prières au sein de la faculté des lettres de l’Université d’Alger, en 1965, et il y a prêché jusqu’en 1971, tout en gardant une étroite relation avec son maitre Malek Bennabi, dont il devint le complice intellectuel. Bennabi l’enverra le représenter lors de différentes conférences internationales. C’est Rachid Benaissa qui a lancé aussi la revue Que sais-je de l’Islam ?. En 1969, il a mis en place et animé le Séminaire de la pensée islamique, qui a regroupé chaque année, les plus grands penseurs du monde islamique, sans distinction de rites. Y ont participé, non seulement les chiites et les sounites dans une atmosphère académique riche et féconde, mais des penseurs profanes, ainsi que des chrétiens et même des communistes (Professeur Austruy et Roger Garaudy), qui ont apporté à ces rencontres annuelles, un sang neuf qui a stimulé et ouvert de nouveaux horizons à la réflexion; ils ont aidé à poser les questions du monde moderne, par opposition aux questions surannées du monde médiéval, qui constituaient alors la primeur de la réflexion des intellectuels musulmans…. Rachid Benaïssa a assisté à des centaines de conférences internationales, que ce soit dans le cadre professionnel ou privé. Il a lui-même donné plus de 400 conférences à travers le monde, sur divers sujets comme: l’éducation, la politique, la religion, la culture, etc. Il est à noter qu’il fut le premier musulman à avoir jamais été invité à donner une conférence sur l’Islam, à l’École Polytechnique à Palaiseau, à HEC, à l’École Normale supérieure et à l’École Centrale, entre autres écoles prestigieuses d’Ile de France. Il s’est particulièrement illustré dans les débats concernant les formes d’œcuménisme nécessaires entre à la fois les musulmans entre eux, pour débarrasser les questions religieuses des divisions politiques qui empoisonnent toute réflexion féconde et divisent la Oumma (nation de l’Islam), mais aussi les relations avec le judaïsme et le christianisme qui ont avec l’Islam, des points communs, très peu mis en exergue. Ces points de convergence ont au contraire été ignorés sciemment, du fait des conflits, tant historiques que de civilisations, exacerbés par les extrémistes des deux bords au détriment des affinités religieuses. Ainsi donc, lors du débat télévisé sur Arte, à propos des Versets sataniques de Salman Rushdie, il a donné en compagnie de l’islamologue, feu Vincent Monteil, une répartie cinglante et documentée, Bible à l’appui, à Bernard Henri Levy devant des autorités religieuses juives et chrétiennes, qui ne pouvaient que se rallier à son argumentation implacable et mesurée. Le sociologue Hugues voit en lui « The intellectual light of the Islamic Movement » dans son livre sur L’Islamisme au Maghreb. En 1984, il a participé à Antibes, à une conférence sur la bioéthique aux côtés du Prix Nobel le Pr Dausset, qui l’y avait invité.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Rachid_Bena%C3%AFssa

    Que de personnes parlent de Malek Benabi, qu’ils ont à peine connu, ils étaient en culottes courtes, ou encore au Lycée, lorsqu’il nous réunissait chaque samedi, et dimanche, pour les arabisants et ses plus fidèles, dont le plus proche, Rachid Benaissa, avec Dr. Khaldi, dans son domicile à côté du Ministère de l’industrie et de l’énergie…
    Mais quand les acteurs de l’histoire ont disparu du paysage, certains tentent de s’arroger le titre d’intellectuels, en prônant des idées à contre-courant de ceux qu’ils disent toute honte bue, représenter, ou être les disciples chargés de « guider la Ouma »…




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    30 juin 2013 at 0 h 14 min - Reply

    Assalamou ‘alaikoum;

    En relançant le sujet, qui malheureusement a été occulté, en n’apparaissant pas dans la page des discussions,je souhaitais amener un débat fécond, sur la place de l’intellectuel, dans l’analyse des problèmes qui obstruent l’horizon de ceux qui sont sensés nous « guider » politiquement et adminstrativement.
    Hélas, la non apparition de ma relance dans la page des discussions, nous fait rater une nouvelle fois l’occasion d’inviter au débat sur cette grande figure de la Ouman que fut Rahimahou Allah, Si Malek Benabi, mais aussi un débat sur la place de la langue, des idées, et de l’histoire, dans la fabrication des « élites », qui doivent UNIR la Ouma, l’éclairer, et surtout, produire, comme me le demande Mhend, dans un autre sujet, celui de la « nuit du doute », un organe dont la charge est de se défaire des préjugés politiques ou religieux, hérités, pour fonder ou refonder, la nouvelle théologie « islamique », débarrassée des contraintes politiques, si tant est qu’il soit encore possible de même l’envisager, du fait que l’homme est bien le produit de son seul environnement, de ses lectures, et de ses « instincts » primaires, quand il oublie que c’est Allah, qui en fait, le détermine… vaste sujet philosophique, non particulier à l’Islam, qui pourtant nous enseigne:
    وَنَفْسٍ وَمَا سَوَّاهَا ﴿٧﴾ فَأَلْهَمَهَا فُجُورَ‌هَا وَتَقْوَاهَا ﴿٨﴾ قَدْ أَفْلَحَ مَن زَكَّاهَا ﴿٩﴾ وَقَدْ خَابَ مَن دَسَّاهَا ﴿١٠﴾سورة الشمس 91
    Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée; (7) et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété! (8) A réussi, certes, celui qui la purifie. (9) Et est perdu, certes, celui qui la corrompt. (10)Sourate As-Shams, 99.

    C’est ici que nous trouverons peut-être une réponse qui pourrait satisfaire notre frère Mhend, sur l’Unité théologique de la Ouma, qui en fait a pris acte de ses divisions doctrinales avec la création des écoles religieuses, dès l’aube de l’Islam, sur instigation, d’abord et avant tout, des Califes, qui souhaitaient régir, en toutes choses, en d’abord et avant tout, en matière religieuse.
    Ce phénomène, n’est pas particulier aux musulmans, et si Rome, s’est imposée aux catholiques après le Concile de Nicée, en 325, à qui les chrétiens doivent le dogme de la TRINITÉ VOTÉE à une faible majorité, ce qui prouve que le païen, Constantin, qui l’a imposée aux chrétiens, a su envoûter les masses, et le clergé, mais surtout, que les « religieux » ne sont que des hommes prêts à servir le prince, à côté de Dieu, tout comme en Islam, les chouyoukhs ou les ayatollah, sont aussi au service du maître de céans, surtout, lorsqu’il est riche ou puissant, comme avec l’exemple de Qardhaoui, et de l’émir de Qatar…

    Pire, les divisions d’écoles antagonistes, et rarement complémentaires, entre musulmans, ne laissent envisager que les péripéties des luttes sanglantes entre catholiques, église orthodoxe d’orient, protestants, et autres écoles chrétiennes, calvinistes, luthériennes,…., et qui n’ont vu de solution, que lorsqu’un pouvoir A-religieux, fort, a imposé la mise en sourdine des conflits de chapelles.

    A contrario, les juifs, malgré leurs différences doctrinales, pourtant irréconciliables,ne serait-ce que la différence dogmatique, entre sépharades et ashkénazes, ont et réussissent à vivre « ensemble », et à confiner leurs luttes aux seuls cénacles et synagogues, et ont permis, ce faisant aux fidèles, de se dire, JUIFS, seulement et UNIQUEMENT.

    Les musulmans sauront-ils, au moment où se joue leur existence même, comprendre qu’ils ne sont rien d’autre que MUSULMANS croyants en Allah, SEUL et sans associé, que Mohamed, Rassoulou Allah, sala Allahou ‘alaihi wa Âlihi wa Salem, est bien Son Messager, que le Coran est le SEUL LIVRE auquel TOUS, SANS EXCEPTION, croient.

    Pour y arriver, il faudrait que les « imams » équivalents des curés de campagne et des rabbins, soient recyclés, et que les chaines satellitaires soient contrôlées par les temples du savoir que se devraient d’être les institutions académiques, telles que les Universités, et que cessent de pérorer sur des sujets politiques, des analphabètes, devenus « oulémas », par la seule maîtrise de la langue arabe, donc du verbe, et … du Coran, sans la science,et la maîtrise de l’histoire et de la critique historique, sans l’herméneutique et les différentes exégèses, ainsi que de certains hadiths, parmi ceux réputés pour l’essentiel, FAIBLES et controversés…

    La qualité de la formation de nos imams, et la réintroduction de la PHILOSOPHIE et de l’histoire des idées, dans les cursus, y compris dans les séminaires religieux, sont une condition sine qua non, de ce réveil, sauf que pour cela, nous devons regarder autour de nous, dans les pays d’Afrique du Nord, d’abord, et non point du côté de Ryadh, Le Caire, Téhéran, Lahore, Damas, Baghdad, Ankara…




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    26 juillet 2014 at 0 h 17 min - Reply

    Au moment où le pouvoir a mis en chantier les consultations pour amender la Constitution, il est utile de remettre en ligne cet article, qui posait déjà les questions utiles, auxquelles aucune réponse n’a été, à ce jour, donnée par le système qui veut se faire une nouvelle constitution adaptée et propre à le maintenir en place.
    La preuve, nous vivons toujours avec le recyclage, des Ouyahya, Bouteflika, et des autres dinosaures de ce qui reste encore de feu le FLN…, Allah ayant fait son choix, pour prendre les âmes de ceux qu’IL a choisi de retirer de ce monde.
    Il me semble que la nouvelle constitution a pour rôle de préserver le système et non point, de le réformer, et bien entendu, la Société civile, n’y est pas conviée, ni d’ailleurs les intellectuels opposants, que connait bien le « Pouvoir », grâce à ses officines spécialisées…

    J’allais reprendre un vieux refrain, que le bon peuple, reprenait pour narguer le pouvoir colonial et ses réformettes, comme celles du « dernier quart d’heure », de l’ignoble assassin, Robert Lacoste, ou de Guy Mollet, les SFIO, d’alors, qui poursuivaient la politique coloniale, et la « pacification » à coups de napalm, ont voté les « pouvoirs spéciaux à l’armée », instauré les « zones interdites », etc…

    A chaque effet d’annonce, le peuple disait BISMI ALLAH aljeria Jdida, avec le jeu de mots, du jerya, course, et Algérie…




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  • Zitouni Azzouz
    26 juillet 2014 at 12 h 35 min - Reply

    @Abdelmadjid AIT SAADI

    Vous qui êtes un bon connaisseur du Coran, de l’histoire des pays arabo-musulmans, de la théologie, je vous demande de bien vouloir nous expliquer pourquoi nous les arabes et les musulmans sommes à la traine du monde sur beaucoup de plans (gouvernance, sciences, technologies, développement économique, démocratie, libertés etc…etc..? Pourquoi Dieu regarde plus du côté des « kofars », de l’occident chrétien ou juifs plutôt que du côté des musulmans et des arabes ???

    Pourtant les musulmans font tout pour obéir à Dieu, à le vénérer, à l’implorer 5 fois par jour, à reconnaître sa miséricorde, sa mansuétude, sa grandeur ….. Nous on l’évoque respectueusement dans toutes nos les discussions et lors de tout évènement ici sur terre etc…etc…

    Vous allez peut-être me dire pourquoi je vous pose cette question ? Eh bien parce que dans le Coran, il est écrit que c’est Dieu qui est le créateur du monde, c’est lui qui décide de tout, il sait tout, il voit tout et il peut tout faire, qu’il a choisi lui-même la langue arabe pour transmettre son message etc..etc.. ! Alors pourquoi Dieu « détourne-t-il sa tête » ( si je peux me permettre l’expression) des arabes et des musulmans ?? On dirait qu’on est maudit de Dieu. Non, vous ne trouvez pas ??




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    26 juillet 2014 at 16 h 55 min - Reply

    Zitouni Azzouz dit :
    26 juillet 2014 à 12 h 35 min

    @Abdelmadjid AIT SAADI

    … je vous demande de bien vouloir nous expliquer pourquoi nous les arabes et les musulmans sommes à la traine du monde sur beaucoup de plans…. Pourquoi Dieu regarde plus du côté des « kofars », de l’occident chrétien ou juifs plutôt que du côté des musulmans et des arabes ???

    Pourtant les musulmans font tout pour obéir à Dieu, …
    Alors pourquoi Dieu « détourne-t-il sa tête » ( si je peux me permettre l’expression) des arabes et des musulmans ?? On dirait qu’on est maudit de Dieu. Non, vous ne trouvez pas ??

    Assalâmou ‘alaikoum;

    Bien entendu, je ne peux répondre que pour moi-même.
    Ceci dit, êtes-vous sûr que les musulmans, interprètent correctement le Coran, et surtout, suivent-ils scrupuleusement la Souna et sommes-nous sûrs que ce que nous considérons, « souna authentique », l’est effectivement ?
    En effet, là est la question.
    Je ne vais pas refaire l’histoire des recensions des hadiths, par respect pour le plus grand nombre, car nous ne sommes pas ici, dans un cénacle idoine, pour en débattre, mais pourtant, je vous invite, si le sujet vous tente, de vous procurer un livre révélateur à ce sujet: Anqidhou al’Islam min imâm Almouhadithîn…
    A ce sujet, j’ai consacré un post sur Alashraf-online.info
    http://www.ashraf-online.info/vb/showthread.php?t=67602

    dans lequel, censure oblige, je n’ai pas voulu mettre le livre que je vous cite, mais plutôt, des références.
    Sachez en tous cas, que le premier imam SOUNI, Abou Hanifa, ne reconnait comme authentiques que 17 hadiths, qu’il considère assez probants, pour qu’il s’engage à émettre une FETWA, sur leur base.
    Ahmed Amine affirme page 259, de « Fejr Al Islam » déclare :
    « Les Compagnons eux-mêmes de leur temps, se critiquaient mutuellement et ils refusaient l’égalitarisme simpliste entre eux.
    Quand quelqu’un venait raconter quelque chose, on lui en demandait la preuve.

    Il affirme mieux encore que : « Abou Houreyra a raconté un hadith qu’Ibn Abas, a qualifié de mensonger. Il y a répondu par une correction, qu’Aicha a aussi rejetée à son tour ». Fatima Bint Kais, a narré un hadith au sujet de son mari, mais Omar l’a rejeté en disant : « Nous n’allons tout de même pas abandonner le Livre d’Allah, et la Tradition de notre Prophète, aswaws, pour croire dans ce qu’affirme une femme, sur laquelle nous ne savons pas si elle est loyale ou menteuse, si elle se rappelle bien de ce qu’elle avance ou bien si elle n’a pas au contraire oublié ou confondu. Aicha a rejeté le jugement de Omar, et elle a dit à Fatima Bint Kais, « Ne crains-tu pas Allah ? ».
    Des exemples de ce genre sont nombreux.
    En fait la plupart des Mou’tazilite sont de cette opinion.

    L’imam Abou Ja’fer Al Askafi, écrit à ce propos (V1, p.360, du commentaire Nahj Al Hamidi) ce qui suit : « Abou Houreyra, est inacceptable comme narrateur chez nos maîtres ; Omar l’a fustigé avec un collier de perles et il lui a dit : tu en dis trop sur Rassoulou Allah, aswaws, et je dénoncerai tes mensonges. Il rajoute que Soufyane At Thawri d’après Mansour selon Ibrahim At Taymi a dit : Ils ne citaient Abou Houreyra, qu’en ce qui pouvait concerner le Paradis ou l’Enfer. Il poursuit qu’Abou Oussama raconte selon Al A3mech : Ibrahim était un virtuose du Hadith, et quand j’en entendais je venais le lui exposer, mais quand un jour je vins à lui faire part des hadiths de Abi Salah racontés par Abou Houreyra, il me dit : Epargne moi les hadiths d’Abou Houreyra, dont tous se défiaient. Il continue : Il est rapporté que ALI, as, a CONFIRME que LE PLUS MENTEUR ou l’être vivant le plus menteur, à propos de Rassoulou Allah, aswaws, est bien Abou Houreyra adawssi.

    Il poursuit : Abou Youcef, raconte que j’ai dit à Abou Hanifa, qu’un jour viendra quand le hadith à propos de Rassoulou Allah, aswaws, sera contraire au Kyas, que ferons nous de ce hadith ? Il répondit que si ce hadith est rapporté par des vertueux, nous abandonnerons nos opinions et agirons en conformité avec le hadith. Je poursuivis : Que penses-tu d’Abou Bekr, et Omar, il répondit, bien sûr, puis je parlais de Othmane et de Ali, il me donna la même réponse et dit tous les Compagnons sont probes, à l’exception de quelques uns d’entre eux, puis il en cita parmi les non crédibles, Abou Houreyra et Anas Ibn Malik.

    Nous savons que l’imam Abi Hanifa, et ses disciples ne prennent pas en considération quand il contredit leurs critères, comme ils le firent d’ailleurs à propos de son hadith sur les sphincters ( Il s’agit des vaches, des chèvres et des chamelles. Le lait se trouve accumulé des jours dans leurs pis, sans qu’elles n’aient été traites, et l’acheteur de ces bestiaux ne se doute pas que ce qu’il observe n’est pas en vérité l’abondance de lait). Il rapporta donc que Rassoulou Allah, aswaws, aurait dit : « Ne trayez pas les chamelles et les ovins et que celui qui la vend informe les intéressés pour qu’ils la traient. S’ils en sont satisfaits ils la prendront, sinon ils la rendront en offrant en compensation une mesure de dattes», ils ne furent pas satisfaits de ce hadith et ils disaient : Abou Houreyra n’est pas apte à donner une opinion juridique et ce hadith-ci est contraire aux règles en usage, car si on la traie, cela équivaut à un impair, alors que la compensation pour un impair est quelque chose d’équivalent ou une compensation financière, alors qu’une mesure de dattes ne peut en être l’une d’elles… (Voir « fiqh Al hanafiya », extrait par Ahmed Amine, en fin de page 263 et suivantes de son « Fejr Al Islam ».

    Nous savons aussi de l’opinion des disciples d’Abou Hanifa, que toute parole prononcée au cours d’une prière, tant par ignorance ou par simple oubli du priant qui pense avoir clôturé sa prière, invalide la dite prière. Soufyane Ath Thawri est de cet avis, dans son « Assah arrwayateyn », ce qui démontre que chez eux, les hadiths d’Abou Houreyra ne valent rien.

    En effet, Abou Houreyra, a pourtant rapporté que Rassoulou Allah, aswaws, a perdu sa lucidité et qu’il a clôturé sa prière à la fin de la deuxième Rak3a, après le premier (témoignage) tachahoud, puis il s’est levé, il a rejoint sa chambre, et ensuite, il en est revenu : Il lui a été dit : As-tu donc écourté la prière ou bien as-tu « oublié » ? Il a répondu, elle n’a ni été réduite, ni ai-je oublié. Ils lui dirent, oui, certainement que tu as fais avec nous seulement deux Rak’at. Après un débat avec lui, il accepta ce qu’ils lui dirent, et il compléta sa prière en accomplissant les deux Rak’at oubliées, puis il fit une génuflexion d’oubli (cité déjà, avec notre commentaire sur l’impossibilité de cet oubli). C’est sur la base de ce hadith d’Abi Houreyra, que se sont basés, Malek, As Shafe’i, Ahmed et Al Awza3i, pour édicter que les paroles hors salat de celui qui les a prononcées par oubli, ou parce qu’il pense qu’il a clôturé sa prière, n’invalide pas sa prière.

    Abou Hanifa, comme il ne se considère pas tenu par les hadith de Abou Houreyra, a donc lui par contre instruit que les paroles hors prière, invalident celle-ci. (An Nawawi transmet la position d’invalidité de la prière dans le cas d’espèce discuté ci-dessus, selon l’édit d’Abou Hanifa et de ses disciples, et aussi selon At Thawri dans son « assah erriwateyn », alors que tous les autres se basant sur le « hadith d’Abou Houreyra » ont validé la prière défectueuse ( Voir Charh Al Hadith, en fin de la page 234, et suivante du titre 4 du Charh Annawawi, imprimé en marge des Commentaires de Boukhari).

    Tout ceci, pour confirmer que nos sihahs, ne sont rien d’autres, TOUTES écoles confondues », que les opinions des prédécesseurs des mouhadithins, qui ont recueilli ces hadiths, en fonction de leurs propres PRÉJUGÉS.

    Aussi, la question que nous devons nous poser est à ce point, URGENTE et NÉCESSAIRE:
    1.- POURQUOI ne pas faire un aggiornamento de la science du hadith, et en conséquence, du FIQH, et donc, de la Chari’a, et des lois, que NOUS croyons, candidement, héritées de Rassoulou Allah, aswaws, alors qu’elle ne sont que le produit des législations mises en place, à l’abri des palais califales, pour servir Le CALIFE, d’abord et son ordre, et ensuite, seulement, Allah, ou pour être plus juste, la chari’a actuelle, n’est pas nécessairement, contraire au Coran, et à la SOUNA, mais elle n’en émane pas non plus, quoique veulent nous JURER les conservateurs, héritiers des califes qui se sont succédé, au fil de l’histoire, chacun avec ses mérites, soit, mais aussi hélas, ses faiblesses, et ses errements, pour ne pas dire, ses hérésies.

    Donc, je me résume en vous disant, que partant du principe qu’Allah, n’étant pas injuste, IL ne saurait nous avoir mis à l’épreuve de l’humiliation, que parce que vraisemblablement, nous sommes éloignés de la vraie exégèse du CORAN, et nos lois « islamiques », sont plutôt basées sur des consensus politiques et sociaux, des générations qui nous ont précédés, que sur l’application d’un corpus épuré des scories, de ceux des califes, et de leurs servants, qui ont adaptés les hadiths à leur désirs les plus éloignés de l’Islam, plutôt que de s’adapter eux, à la RIGUEUR du CORAN, d’abord et avant tout, et aux hadiths, les plus en harmonie avec le CORAN, qui est l’essence de toute LOI.

    A ce sujet, j’ai commis sur le même site, un article,

    http://www.ashraf-online.info/vb/showthread.php?t=67787
    dans lequel je pose la question, à partir du verset coranique
    بسم الله الرحمن الرحيم
    قُلْ هَلْ أُنَبِّئُكُم بِشَرٍّ‌ مِّن ذَٰلِكَ مَثُوبَةً عِندَ اللَّـهِ ۚ مَن لَّعَنَهُ اللَّـهُ وَغَضِبَ عَلَيْهِ وَجَعَلَ مِنْهُمُ الْقِرَ‌دَةَ وَالْخَنَازِيرَ‌ وَعَبَدَ الطَّاغُوتَ ۚ أُولَـٰئِكَ شَرٌّ‌ مَّكَانًا وَأَضَلُّ عَن سَوَاءِ السَّبِيلِ ﴿٦٠﴾[…]لُعِنَ الَّذِينَ كَفَرُ‌وا مِن بَنِي إِسْرَ‌ائِيلَ عَلَىٰ لِسَانِ دَاوُودَ وَعِيسَى ابْنِ مَرْ‌يَمَ ۚ ذَٰلِكَ بِمَا عَصَوا وَّكَانُوا يَعْتَدُونَ ﴿٧٨﴾ كَانُوا لَا يَتَنَاهَوْنَ عَن مُّنكَرٍ‌ فَعَلُوهُ ۚ لَبِئْسَ مَا كَانُوا يَفْعَلُونَ ﴿٧٩﴾ تَرَ‌ىٰ كَثِيرً‌ا مِّنْهُمْ يَتَوَلَّوْنَ الَّذِينَ كَفَرُ‌وا ۚ لَبِئْسَ مَا قَدَّمَتْ لَهُمْ أَنفُسُهُمْ أَن سَخِطَ اللَّـهُ عَلَيْهِمْ وَفِي الْعَذَابِ هُمْ خَالِدُونَ ﴿٨٠﴾ وَلَوْ كَانُوا يُؤْمِنُونَ بِاللَّـهِ وَالنَّبِيِّ وَمَا أُنزِلَ إِلَيْهِ مَا اتَّخَذُوهُمْ أَوْلِيَاءَ وَلَـٰكِنَّ كَثِيرً‌ا مِّنْهُمْ فَاسِقُونَ ﴿٨١﴾ لَتَجِدَنَّ أَشَدَّ النَّاسِ عَدَاوَةً لِّلَّذِينَ آمَنُوا الْيَهُودَ وَالَّذِينَ أَشْرَ‌كُوا ۖ وَلَتَجِدَنَّ أَقْرَ‌بَهُم مَّوَدَّةً لِّلَّذِينَ آمَنُوا الَّذِينَ قَالُوا إِنَّا نَصَارَ‌ىٰ ۚ ذَٰلِكَ بِأَنَّ مِنْهُمْ قِسِّيسِينَ وَرُ‌هْبَانًا وَأَنَّهُمْ لَا يَسْتَكْبِرُ‌ونَ ﴿٨٢﴾ ﴿المائدة:5﴾

    Dis: «O gens du Livre, n’exagérez pas en votre religion, s’opposant à la vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit. (77) Ceux des Enfants d’Israël qui n’avaient pas cru ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, parce qu’ils désobéissaient et transgressaient. (78) Ils ne s’interdisaient pas les uns aux autres ce qu’ils faisaient de blâmable. Comme est mauvais, certes, ce qu’ils faisaient! (79) Tu vois beaucoup d’entre eux s’allier aux mécréants. Comme est mauvais, certes, ce que leurs âmes ont préparé, pour eux-mêmes, de sorte qu’ils ont encouru le courroux d’Allah, et c’est dans le supplice qu’ils éterniseront. (80) S’ils croyaient en Allah, au Prophète et à ce qui lui a été descendu, ils ne prendraient pas ces mécréants pour alliés. Mais beaucoup d’entre eux sont pervers. (81) Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent: «Nous sommes chrétiens». C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. (82)

    Je conclurai en disant, comme je l’ai écrit dans mon post auquel je vous ai renvoyé, que la question pertinente, à nous poser, puisque Allah, est JUSTE, que ce qui nous arrive, comme HUMILIATIONS est la conséquence LOGIQUE de nos errements, car chez les musulmans actuellement, il semblerait que la VIE HUMAINE, ou simplement, la vie, qu’ALLAH a SACRALISEE, a été désacralisée, aussi bien par les dictateurs, qui nous gouvernent et qui placent leur POUVOIR au-dessus des Lois d’ALLAH, comme le RESPECT de la vie et de la dignité humaine, que de la part, de ceux qui, quelle HORREUR, quel BLASPHÈME pire pourrions-nous entendre, scande Allah ou Akbar, pour mettre une bombe qui va faucher des dizaines de vies innocentes, ou pire, égorgent des HUMAINS « pour se rapprocher d’Allah » !

    N’est-ce pas pour moins que celà, que les chrétiens et les juifs, Banou Israâ’il ont été MAUDITS par ALLAH, car ils assassinaient leurs prophètes, ou bien les hommes de Dieu, ou les sages, qui les incitaient à la JUSTICE, à la COMMISÉRATION,…., et ils ne s’enjoignaient pas la BIENFAISANCE, Le DROIT, le RESPECT du faible… ?

    Hélas, quand nous voyons les comportements sauvages et prédateurs, aussi bien des détenteurs du pouvoir, que de ceux qui prétendent s’y opposer au nom des valeurs islamiques, qu’eux-mêmes bafouent, quitte à donner de l’ISLAM, religion de l’éthique, et de la Clémence et de la Miséricorde, celle plutôt d’adeptes d’une religion qui prône la violence.

    Le barycentre des guerres les plus violentes, et les plus inhumaines, se situe hélas, dans nos régions, et pourtant, nous invoquons 5 fois par jour Allah, pour Sa Clémence.
    Sauf que nous ne faisons rien, pour que nous soyons UNIS et membres d’une SEULE COMMUNAUTÉ.

    Je rappellerai que Rassoulou Allah, aswaws, surant 23 années de prédicat et alors qu’il a essuyé des dizaines d’attaques, contre quelques offensives préventives, a systématiquement TOUT tenté pour éviter l’effusion du sang des musulmans, et de ceux qu’il voulait CONVAINCRE d’adopter l’Islam, etles historiens, musulmans situent à 273 morts musulmans et païens, ou opposants des autres religions, les historiens orientalistes, parlant eux de quelques 483 morts, mais tout de même, moins qu’un bombardement, par un tyran qui veut « mater son peuple, pour se maintenir au pouvoir », ou bien par une voiture piégée, par un TAKFIRI, JIHADISTE, qui a vendu son âme aux marchands  » d’hérésies sectaires », pour « gagner le paradis », réservé à ceux qui veulent gagner en first class, le JAHIM, ou l’Enfer des criminels… Qu’Allah préserve la Ouma, et NOUS GUIDE, vers le ISLAM ESSILM.




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  • Farid Bendriss
    27 juillet 2014 at 13 h 26 min - Reply

    @Zitouni Azzouz

    Si tu veux quelques premiers éléments de réponses à tes questionnements voici un lien concernant un entretien avec Ghaleb Bencheikh, président la Conférence mondiale des religions pour la paix :

    http://www.liberte-algerie.com/entretiens/un-etat-moderne-et-democratique-est-le-garant-du-libre-exercice-du-culte-ghaleb-bencheikh-a-liberte-225754

    C’est publié par le journal liberté d’aujourd’hui dimache 27 juillet. La suite est prévue pour demain je crois !

    Bon lecture, car il y a vraiment une réfléxion et une analyse dans cet entretien ! Mais c’est à toi d’approuver ou de rejeter ou de critiquer !




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    30 juillet 2014 at 12 h 13 min - Reply

    Assalamou ‘alaikoum wa Rahmatou Allahi wa Barakâtouhou;

    Comme j’ai reçu beaucoup de messages par mail, de la part de frères et sœurs qui ont lu, avec retard cette contribution, et que d’aucuns ont été surpris par les chiffres des victimes durant les 23 années de prophétie et de diffusion de l’Islam, par Jeddouna wa Sayidouna Mouhamad,aswaws.

    Sur la dizaine de demandes d’explications et de références, je souhaiterai y répondre comme suit, si vous me le permettez, et même si nous divergeons du titre « état de droit, état hors la loi », à l’origine, l’Algérie, mais que les évènements à GAZA et dans le reste du monde musulman, et hélas, arabe, sahélien et amazighe, surtout, rend encore plus poignant et plus grave, sentimentalement, car il nous concerne au premier chef.

    1.- Monsieur AIT SAADI: Avec tout le respect que je vous dois, je dois vous dire, que vous y allez un peu fort, en accusant judaïsme et christianisme, d’avoir été plus brutaux et plus sanguinaires que l’Islamisme, dans une de vos contributions que je crois avoir lues, dans LQA, ou lors de l’une de vos conférences […] sur quoi vous basez pour oser écrire ou énoncer pareilles accusations infondées?
    Merci, tout d’abord, cher professeur B. S., de me faire l’honneur de me demander mes sources.
    Je ne vais pas vous refaire l’histoire de la dépopulation des Amériques, ni de celle de l’Afrique, et encore moins, celle de l’Asie, ou plus récente, de l’Algérie coloniale, ou encore aujourd’hui, à GAZA sous nos yeux, mais je vais me contenter de vous rappeler les textes fondateurs qui ont permis de « kachériser » le massacre des Palestiniens, ancêtres des GAZAOUIS, au nom d’Elohym, même si comme vous me le dites, vous êtes LAÏC, sur la voie de SPINOZA…, je vous taquine.
    Eh bien, comme j’ai deux chrétiens, dont l’un prêtre, « chargé des relations avec l’Islam », qui s’offusque à la seule idée « d’OSER comparer l’Islam, du fer et de l’épée, avec le christianisme de l’amour du prochain »…, je vais donc, vous citer vos textes fondateurs.
    a) Ordre de guerre donné par Le Christ Rédempteur à ses Apôtres:
     » N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère: on aura pour ennemis les gens de sa maison » (Évangile de Mathieu, 10:34-36, et Évangile de Luc, 12:51-53).
    Ceci démontre que le Dieu-Christ judéo-chrétien, Yhw/Christos, a fondé les guerres d’agression et a ordonné d’exterminer les peuples qui résistent aux agressions, on les appelle aujourd’hui, fellagas, terroristes, sans ces prescriptions, ni Isabelle la catholique, ni Salan, ni Guy Mollet, ni Mitterand, ni Johnson, ni Bush, ni Obama, n’auraient existé. En effet, les Évangélisateurs du Nouveau Monde, avaient exterminé les amérindiens, pour les remplacer, et ils décimèrent l’Afrique pour y puiser des esclaves noirs, comme main d’œuvre.
    Les actuels Américains sont nés d’une agression génocidaire, dont les sources remontent à la longue culture biblique d’agression, d’asservissement et d’extermination, c’est pourquoi, ils trouvent normal de décimer des peuples partout, dans le monde: Vietnam, Irak, Syrie, Afghanistan, Japon, Corée…

    b)L’Extermination sacrée, selon les textes juifs.
    « Lorsque tu sors pour combattre tes ennemis, […]Quand tu t’approcheras d’une ville pour la combattre, tu lui fais des propositions de paix. Si elle te répond: « Faisons la paix! », et si elle t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouve sera astreint à la corvée pour toi et te servira. Mais si elle ne fait pas avec toi, et qu’elle engage le combat, tu l’assiègeras; Yhwh, ton Elohim la livrera entre tes mains, et tu frapperas TOUS les hommes au tranchant de l’épée. Tu garderas seulement comme butin les femmes, les enfants, le bétail et tout ce qu’il y a dans la ville, toutes ses dépouilles; tu te nourriras des dépouilles de tes ennemis, de ce que Yhwh ton Elohim t’a donné[…] C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, celles qui ne sont pas les villes de ces nations-ci. Mais les villes de ces peuples-ci, que Yhwh ton Elohim te donne comme patrimoine, SONT LES SEULES où tu NE LAISSERAS SUBSISTER AUCUN ÊTRE VIVANT ». (Dt.,20:1,10-16)

    Ce qui s’est passé à NAGASAKI, à HIROSHIMA, En Palestine, à GHAZA, au SUD LIBAN, au VIETNAM avec les défoliant et agent orange, s’explique, aisément, donc, et pourquoi pas, les camps de concentration d’Allemagne nazi, d’Algérie, de Palestine, comme aussi, en Afghanistan et en Irak, avec le rabin général Shwartzkof ou le chrétien sioniste Bush…

    2.- Si Abdelmadjid, avec tout le respect que je vous dois, moi qui croyait que vous êtes rationnel, comment osez-vous écrire que les historiens musulmans disent que les ghazawat de Rassoulou Allah, swa, n’ont fait que 273+ morts sur 23 ans, alors que TOUS, nous savons qu’il y a eu des milliers, voire des dizaines de milliers, et je suis musulman PRATIQUANT, SALAFI, puisque vous ne nous aimez pas, et j’ai été formé en Arabie Saoudite, après mes études en Algérie, à l’Université Oum el Qura, avec cheikh Abou Bekr Djaber Al Jazaa’iri, et d’autres, et j’ai étudié sous la direction de Cheikh Ibn Baz, et j’enseigne l’histoire à l’Université.

    Merci, monsieur l’anonyme, mais je vais vous demander de vous procurer le livre d’un Tunisien, qui vous prouvera le contraire.

    Talbi Mohamed, Gaza, Barbarie Biblique ou de l’Extermination Sacrée Et Humanisme coranique, Tunis, Compte d’auteur, 2010, page 153, 154:
    Total victimes païennes, 111, victimes musulmanes 93, fais ton compte, et vérifie avec la source, Mohamed HAMIDULLAH, Le Prophète de l’Islam, Paris, 1959, Vrin, vol. 1 p.162.

    Je pense que toi et tes professeurs, savez des choses, mais ekhfat ‘ankoum achya’… beaucoup de choses vous échappent.

    Mais puisque tu penses m’embarrasser en me disant que tu es SALAFI, sache mon frère, que ma religion est l’ISLAM et non point, la SALAFOLÂTRIE, et à ce propos, je te conseille de lire le chapitre que consacre Mohamed Talbi, dans son livre que j’ai cité ci-dessus à cette Salafolâtrie, pour que tu guérisse de la fable des VERTUS de TOUS les compagnons, qui se sont entretués, et rien que pour SIFFIN, sans parler d’Al Jamal, et d’autres, nous comptabilisons des dizaines de milliers de morts, dont AMAR, ra, qui selon le hadith, devait être assassiné par la cohorte rebelle, au nom de la lutte pour le retour à l’ordre anté-islamique, l’islam mohamédien étant sujet à changement, pour s’adapter aux mœurs byzantines du DAMAS d’alors…
    Tu liras donc, le chapitre Humanisme du CORAN, Politique extérieure, PAIX ET DISSUASION, pages 190 à 223, où si Talbi, oppose le CORAN et la SOUNA authentique, qui fixe au prophète, aswaws, pour mission, l’humanisation du monde:
    « C’est ainsi que nous avons fait de vous une communauté médiane ‘Ummaman wassata), afin que vous soyez témoins envers les hommes, et que le Messager soit témoin envers vous  » Al Baqara, 143

    qui est à opposer aux hadiths INVENTES, pour justifier les guerres de soi-disant d’expansion islamique…

    Le pire de tous les hadiths: »M’entendez-vous ensemble de Quraysh ? Par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa Main ! Je suis venu à vous pour égorger. »
    cité par Cheikh Mahmûd Shaltût, Al-Qur’ân wa-l-Qitâl, Beyrouth, 1983, introduction, p. 15.

    Au moment où GAZA, se meurt, et que les sionistes croient voir approcher l’heure de la disparition de l’Islam, et des musulmans, nous devons revenir aux sources scripturaires, et nous allier avec tous les HUMAINS épris de Justice, et d’équité pour barrer la route à tous les tyrans, et à tous les prédateurs




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    30 juillet 2014 at 17 h 21 min - Reply

    Pour ceux qui n’ont pas les moyens de lire ou de se procurer l’excellent livre de mon ami, Mohamed Talbi, Talbi Mohamed, Gaza, (27-12-2008/18/1-2009)Barbarie Biblique ou de l’Extermination Sacrée Et Humanisme coranique, Tunis, Compte d’auteur, 2010, ISBN 978-9973-05-139-4, achevé d’impression : SIMPACT, Mise en page: Phénomène Sarl,

    je vous donne un lien, où vous pourrez lire un abstract de ce document à avoir dans sa bibliothèque, pour comprendre la stratégie d’éradication des arabes et des musulmans, poursuivie par les racistes antisémites, sionistes, LES ARABES SONT SÉMITES, avant les juifs banou Isra’il…., et évidemment les croisés sionistes, dignes disciples de Néron, des conquistadores, qui ont « civilisé » et « évangélisés », aussi bien les amérindniens, que les Africains et les Asiatiques…, à l’instar de ceux qui ont fait les enfumades des ouled Riah, ou du Dahra…, ou bien les « bons soldats, du père Foucault, et du sinistre Lavigerie… »

    http://www.ism-france.org/analyses/Gaza-barbarie-biblique-ou-de-l-extermination-sacree-et-humanisme-coranique-de-Mohamed-Talbi-article-14720

    Je vous en cite quelques paragraphes:

    QUOTE:
    S’il s’adresse à un public spécifique, Mohamed Talbi assume sa subjectivité en se présentant comme un homme parlant depuis un espace déterminé : le Maghreb qui a été victime de la colonisation française agissant au nom des valeurs civilisatrices de l’Occident. Cependant, l’historien affirme qu’aujourd’hui, c’est Gaza qui est « en première ligne » (8) pour affronter l’Occident en mission civilisatrice. En raison de cela, il a intitulé son ouvrage Gaza bien qu’il ne porte pas spécifiquement sur ce territoire de Palestine.

    Selon Mohamed Talbi, cette mission civilisatrice n’est que la continuité de la mission sacrée proclamée par le Saint-Esprit au Concile de 680, qui visait à éradiquer l’islam, dont le Prophète fut considéré comme l’Anti et l’Antéchrist. Le Prophète Mohammed était décrit comme un apôtre de la violence. Malgré le temps, ce Concile n’est pas caduc car aucun concile ne peut contredire un autre concile. Tout concile dit la Vérité Absolue sous la garantie du Saint-Esprit. Il est donc vain d’attendre que le christianisme change d’attitude envers l’islam. Récemment encore, une fervente chrétienne, « spécialiste » de l’islam, a publié un réquisitoire contre le Prophète, dont toute l’action ne serait que violence et haine, directement inspiré du Concile de 680 dans la revue catholique La Nef (9). L’Occident n’abandonnera pas sa mission de lutte contre l’islam car elle est profondément enracinée dans son anthropologie culturelle qui puise directement sa source dans la Bible, « Ancien » et « Nouveau » Testament. Ainsi, « toutes les guerres de l’Occident judéo-chrétien contre l’Islam, si elles sont politiques, sont toutes à infrastructure religieuse sous-jacente, structurante et motivante » (10).

    Après les indépendances politiques des pays musulmans colonisés, le christianisme a reformulé sa politique dans le sens du « dialogue », notamment l’Église catholique après le Concile de Vatican II en 1964. Cela n’est qu’un leurre pour Mohamed Talbi : « ses missionnaires ne firent que changer leurs fusils d’épaule » (11). Le dialogue n’était qu’une « nouvelle tactique » car « les Églises n’avaient pas changé de stratégie et de but. Elles avaient seulement changé de tactique. Le but est le même : l’Islam est un Mal en Soi ; il doit disparaître […]. Son livre, Alcoran, est un Appel à la Violence perpétuelle et au terrorisme » (12).
    UNQUOTE

    Né à Tunis en 1921, Mohamed Talbi a soutenu sa thèse de doctorat sur la dynastie Aghlabide à la Sorbonne. Cf. Talbi Mohamed, L’émirat aghlabide. 186-296, 800-909. Histoire politique, Paris, Ed. Adrien Maisonneuve, 1966
    Talbi Mohamed, Gaza, Barbarie Biblique ou de l’Extermination Sacrée Et Humanisme coranique, Tunis, Compte d’auteur, 2010

    (7) Ibid., page 9
    (8) Ibid.
    (9) Ibid., pages 151-152 – Cf. Laurent Annie, « L’islamisme dans l’histoire », La Nef, n° 92, mars 1999. Notons dans ce cadre que les « caricatures » danoises du Prophète qui ont fait tant parler d’elles, ne sont que la figuration du discours dominant en Occident sur l’abominable « Mahomet » depuis le Concile de 680.
    (10) Ibid., page 13
    (11) Ibid.
    (12) Ibid., page 14
    ——–
    Historien américain spécialiste de la guerre, Victor Davis Hanson explique la prédominance occidentale, depuis l’antiquité jusqu’à aujourd’hui, par sa supériorité dans le « carnage », qui elle-même s’explique par sa supériorité culturelle, créant ainsi un lien direct entre massacre et culture dans la pensée occidentale. Refusant de se placer sur le plan de la « morale », Hanson met en évidence « la singulière capacité meurtrière de la culture occidentale dans la guerre en comparaison d’autres traditions apparues en Asie, en Afrique et aux Amériques » (50). Selon lui, la question est de savoir « pourquoi les Occidentaux ont été si habiles à se servir de leur civilisation pour en tuer d’autres » (51) ? Pour réponse, il évoque : « La culture dans laquelle se battent les soldats » (52). La culture de l’Occident est donc à la base de sa capacité à exterminer et à asservir les autres ce qui n’est nullement condamnable pour Victor Davis Hanson. Au contraire, il affirme que l’Occident doit perpétuer cet héritage culturel de la violence, « la guerre à l’occidentale », pour préserver son hégémonie.

    La justification de Benoît XVI analysée par Mohamed Talbi a été explicitée lors du discours de Ratisbonne, prononcé le 12 septembre 2006. Le Régent du Christ sur le trône papal, sa Sainteté Benoît XVI, y a affirmé que « Mahomet » n’avait apporté au monde que « des choses mauvaises et inhumaines » (53), ce qui est la position officielle de l’Église depuis le Concile de 680. Contre ce mal, il devient implicitement nécessaire et légitime de lever le « glaive » du Christ. De fait, malgré les critiques que ce discours a suscité, surtout chez les musulmans, Mohamed Talbi n’y voit rien d’autre que la continuité de la politique historique de l’Église visant à combattre l’islam et à injurier son Prophète. Pour l’historien, il est illusoire de penser que Benoît XVI tienne un autre discours. Il est donc totalement vain d’espérer que l’Église puisse changer de ligne politique car celle-ci ne dépend pas d’évènements contingents mais appartient au socle anthropologique de sa culture.

    Ces justifications « théoriques » sont aussi des appels à une violence redoublée afin de détruire un adversaire insoumis. La plume, note Mohamed Talbi, prépare le passage à l’acte du « glaive » du Christ : « Elle chauffe les esprits pour engager les agressions sur le terrain, et pour les justifier » (54). Dans cet échauffement des esprits, l’Occident est appuyé par les « désislamisés » pour qui l’islam est une « maladie » et une « malédiction » ayant frappé le monde. « Aujourd’hui donc, écrit Mohamed Talbi, le Désislamisme, enfant naturel de l’Orientalisme judéo-chrétien, endosse les mêmes thèses et participe activement à la croisade intellectuelle contre l’Islam de la foi et du culte, par cynique litote appelé islamisme » (55). Les « désislamisés » permettent de créer en Occident un large consensus, contre l’islam et sa civilisation, propice à promouvoir et à justifier toutes les agressions. Contre les « désislamisés », Mohamed Talbi appelle les musulmans à « éviter de tomber dans le piège des complexes destructeurs de la personnalité, ou dans la névrose de l’hystérie » (56).

    Talbi Mohamed, Gaza, Barbarie Biblique ou de l’Extermination Sacrée Et Humanisme coranique, op. cit
    (50) Ibid., page 90 – Cf. Hanson Victor Davis, Carnage et Culture : Les grandes batailles qui ont fait l’Occident, op. cit., page 9
    (51) Ibid. – Cf. Hanson Victor Davis, Carnage et Culture : Les grandes batailles qui ont fait l’Occident, op. cit., page 18
    (52) Ibid. – Cf. Hanson Victor Davis, Carnage et Culture : Les grandes batailles qui ont fait l’Occident, op. cit., page 20
    (53) Ibid., page 97 – Benoît XVI citait avec approbation l’empereur byzantin Manuel II Péléologue (1391). Notons que Mohamed Talbi, dans une tribune parue dans Le Monde (22 septembre 2006), a défendu le droit de Benoît XVI à exprimer son opinion même s’il ne la partage pas.
    (54) Ibid., page 133
    (55) Ibid., page 131
    (56) Ibid., page 148

    Je pense que je vous ai mis l’eau à la bouche et c’est assez, pour que nous revenions aux mythes fondateurs de la barbarie occidentale, qui ont abouti à Hitler et aux actes les plus barbares qui soient contre la civilisation, commis par les USA, au nom de la « LIBERTE »…, d’entreprendre et de GOUVERNER LE MONDE et de s’approprier les ressources, la raison du plus fort étant toujours la meilleure, comme dans la fable de La Fontaine, du loup et de l’agneau…
    Le loup, étant IsraHELL, ou son protecteur les USA, l’agneau, ce sont les arabes, les musulmans et tous les peuples opprimés d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie, ou d’Europe ex satellites de l’ex URSS, ou du SUD ayant connu un retard de développement…




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    30 juillet 2014 at 18 h 21 min - Reply

    https://www.facebook.com/photo.php?v=10152653548478254

    Voici une vidéo qui explique le drame de la Palestine, expliqué tout simplement à un juif, par un anglais, ex membre du Parlement de Sa Majesté…. qui a offert la Palestine, à des athées sionistes…

    Traduction en français.




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  • Congrès du Changement Démocratique