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21 July 2017

Maher, Bachar El Arnab et Ali Mamlouk poursuivent le génocide contre leur peuple

In Liberation.fr 09 juin 2011

Syrie: l’ONU examine un projet de condamnation

article + infographies + vidéo

Des centaines de Syriens continuent de fuir le pays. La ville de Jisr al-Choughour (50.000 habitants) se serait vidée de ses habitants.

Par LIBÉRATION.FR

Des familles syriennes réfugiées le 8 juin 2011 dans la vielle turque de Hatay.

Des familles syriennes réfugiées le 8 juin 2011 dans la vielle turque de Hatay. (© AFP Mustafa Ozer)

Débat au Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité des Nations unies a commencé ce mercredi à débattre d’un projet de condamnation de la répression en Syrie, près de trois mois après le début des violences.

A New York, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et le Portugal ont déposé un projet de résolution dénonçant le comportement du régime de Damas. Il est susceptible d’être bloqué par un veto russe ou chinois.

«Nous pensons que le monde ne doit pas rester silencieux face aux abus qui sont en train de se passer et nous espérons en conséquence être en mesure de mettre la résolution au vote dans les jours à venir», a déclaré l’ambassadeur britannique à l’ONU, Mark Lyall Grant.

Le texte, qui a fait l’objet de consultations entre les 15 pays membres du Conseil mercredi après-midi, «exige la fin immédiate des violences et condamne les violations systématiques des droits de l’homme», a ajouté l’ambassadeur.

La résolution appelle aussi les autorités syriennes à lever le siège des villes où est concentrée la contestation, à des réformes pour permettre «uen participation politique authentique» et demande que «tous les pays fassent preuve de vigilance et empêchent la livraison d’armes à la Syrie».

Le texte avertit aussi que les violences qui, selon les groupes de défense des droits de l’homme, ont causé la mort de plus de 1.100 personnes depuis mars, pourraient s’apparenter à des crimes contre l’humanité, selon des diplomates.

Opposition possible de la Russie

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a laissé entendre que son pays restait opposé à une telle résolution à l’encontre de son principal allié au Moyen-Orient. «Nous ne sommes pas persuadés que cela peut établir un dialogue, permettre un accord politique et mettre fin à la violence en Syrie», a-t-il ajouté. «Nous craignons que cela n’ait l’effet inverse».

Ni Moscou ni Pékin n’a explicitement menacé d’opposer son veto à la résolution mais les Européens ont décidé de mettre ces deux pays au pied du mur.

Appel à manifester vendredi

Les militants pro-démocratie ont appelé à une nouvelle journée de manifestations vendredi. Ils exhortent les tribus du pays à se mobiliser contre le régime du président Bachar al-Assad.

«Les tribus soutiennent tout révolutionnaire. Le peuple veut faire chuter le régime (de manière) pacifique et sous la bannière de l’unité nationale», affirme la page Facebook de «Syrian Revolution 2011», moteur du mouvement de la contestation, en présentant la journée comme le «Vendredi des tribus».

Les opposants continuent de mettre en ligne chaque jour des vidéos de manifestations, comme celle-ci:

 

 

Fuite de la population

Sur place, des Syriens fuyaient en grand nombre ce mercredi le nord du pays, de crainte d’une opération d’envergure du régime dans la ville de Jisr al-Choughour.

Beaucoup d’entre eux ont pris le chemin de la Turquie voisine, vers la ville d’Hatay, où ils ont témoigné parfois de leur lit d’hôpital de la répression des manifestations, évoquant des mitraillages par hélicoptères et des tirs de francs-tireurs sur la foule.

Environ 1.000 nouveaux réfugiés sont arrivés en Turquie depuis hier, ce qui porte au total à quelque 1.600 le nombre de personnes arrivées.

(Un camp de réfugiés à la frontière turque, Reuters)

«Des forces militaires ont été aperçues à 15 km de Jisr al-Choughour. Les habitants continuent de fuir par peur d’une grande opération militaire», a dit le chef de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel-Rahmane.

«Il n’y a pratiquement plus personne» à Jisr al-Choughour (300 km au nord de Damas), qui compte environ 50.000 habitants, a indiqué un militant sur place.


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3 Commentaires sur cet article

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  • Alilou
    9 juin 2011 at 19 h 10 min - Reply

    Combien de morts faut-il pour que l’ONU ose faire quelque chose ???? ou bien c’est une autre maniere de limiter la demographie dans nos pays ????




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  • Elforkan
    9 juin 2011 at 22 h 51 min - Reply

    @ Alilou
    Monsieur que voulez-vous que l’ONU fasse, alors que les peuples musulmans se taisent face à la barbarie des alaouites,tout le monde se tait ,au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Égypte..etc…tout le monde se tait, ils n’osent même pas faire une petite marche de protestation pour dénoncer les crimes de Bechar el Assad(?)….où sont les laics, les communistes, les chrétiens, les prêtres..etc…les seuls qui réagissent et comme toujours sont les eulémas, ils dénoncent sans cesse, mais les masses sont sourdes, elles ne réagissent pas, parce qu’il y a ceux qui s’en fichent ( la majorité) et il y a ceux qui craignent pour leur vie (une minorité) , ils savent que les régimes maffieux sont solidaires, et sortir manifester c’est risquer sa vie inutilement, ces lâches sont capables du pire, surtout que la force est de leur coté !
    Ces sales maffieux, si Dieu ne leur brise pas le dos, qui pourrait le faire ? L’ONU, les USA, le sionisme ? ils sont à leur solde !
    …mais si vrai que si on a à choisir entre vaincre l’équipe du Maroc et se qualifier ou que le peuple syrien triomphe sur la dictature alaouite, on choisirait de vaincre le Maroc !!!




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  • hakimM
    10 juin 2011 at 4 h 49 min - Reply

    L’ONU ne veut pas intervenir par ce qu’ils doivent d’abord intervenir en Palestine occupée.
    L’ONU intervient lorsque tout le peuple fait une révolution , pas lorsqu’une partie manifeste et encore s’il y a des intérêts.

    L’ONU n’interviendra pas en Bahrein et en Algérie car leur gouvernement ont vendu leur pays.




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