Édition du
23 March 2017

La commission Touati-Bensalah ou le chantage de la junte algérienne.

Radjef Said et Zineb Azouz

Nos universitaires qui font la promotion de la commission Touati-Bensalah dans les campus universitaires, dans les villes et les villages,  doivent comprendre une bonne fois pour toutes qu’on ne peut pas rêver dans les bras d’une dictature. Le seul impératif qui doit désormais guider leur démarche est le rétablissement de l’ordre citoyen, politique et intellectuel et non se soumettre au chantage des champions de la science des coups d’états et de la violence

La commission Touati-Bensalah (et non la commission Bensalah)

qui fait sa réapparition 17 ans plus tard avec l´ajout d´un « islamiste BCBG »- on voudrait nommer M.A Boughazi- n’est rien d’autre qu’un autre fort hallucinogène pour donner au peuple l’impression du changement.  La soupe reste la même, et il n´y a que les assiettes qui changent. C´est le sens des reformes qui nous sont servies en 2011. Il s’agira au mieux d’un changement de vitrine qui se fera sans doute cette fois-ci par un  coup de balai que subiront y compris les meilleures brosses du régime.

Le système est incapable de se réformer de l’intérieur, il n’a aucun  intérêt à le faire, et rien ne l’y oblige vraiment si ce n’est les sommations à peine voilées des nouveaux patrons de l’Afrique sis Africom et qui ne veulent plus ni gérer des révoltes incontrôlables ni avoir à faire à des dictateurs ignares et  incompétents.
Quiconque soutient cette thèse contre nature du système qui s’auto nettoie  est un adepte et un auxiliaire du pouvoir des prédateurs et des sanguinaires.

Cette commission inspire mépris et obstination de ceux qui ont décidé de ne libérer le pays que s’il est mis à feu et à sang et qui jubilent devant les tournures que prennent les choses au Yemen et en Libye.
Les Algériens doublement traumatisés par tant de sales guerres et tant de victimes apparaissent encore une fois comme les proies faciles du pouvoir qui miroite les affres d’une guerre civile que provoqueraient des émeutes anti-Nidham.
Face au tribalisme, le pouvoir DRS qui sait à quel point les Algériens craignent les luttes fratricides, semble conforté dans ses positions, surtout qu’il vient d’opter pour cette posture de carpette sur la question de l’Africom.

Etrangement, c’est au moment ou la commission Touati-Bensalah fait parler d’elle en occupant le plus souvent la « une » des medias Algériens que les violences terroristes reprennent de plus belle. Rien qu’au cours ces dernières semaines du moi de mai, on a assisté à plus d’une dizaine d’attentats tout aussi meurtriers les uns que les autres. C’est dans ce climat de psychose que la rumeur d’une guerre opposant l’Est à l’Ouest pour la conquete du pouvoir  domine tous les débats. Qu’en est-il au juste ? Il faut en effet distinguer  la ou les prises du pouvoir et la gestion dans le temps de tout ce qui fait le pouvoir dans un pays sans état où toutes les règles sont dictées par les rapports de force et d’équilibre autour des privilèges et où à l’évidence, clanisme, régionalisme, tribalisme et copinage sont les incontournables cartes pour gérer les rentes et maintenir en place le joug d’un pouvoir né de la duplicité de la barbarie, de la lâcheté et surtout de la trahison.
Pourtant, la gestion des affaires courantes du pouvoir et surtout la rétribution des « honneurs » a toujours obéi en réalité au clanisme de survie, où placer des hommes de « confiance » est primordial, mais où l’obéissance aveugle a toujours eu le dernier mot.

Sociologiquement et historiquement structuré autour de la famille,  laquelle était indissociable de la tribu (El Aarch), l’Algérien a pourtant du, et malgré lui, couper le cordon plus d’une fois ;  dans les mêmes familles ou les mêmes tribus, le nationalisme a souvent été capable de transcender des règles séculaires ou du moins a essayé, puisqu’on a vu dans les mêmes clans familiaux, d’authentiques militants de l’indépendance côtoyer des Bachaghas, des harkis, des goumis et des anti-FLN de tout bord.
En même temps, parfois, et dans le seul but de préserver la sacralité des liens de sang, des alliances familiales et de l’unité tribale, on a vu des villages entiers, rallier comme un seul homme  une cause ou l’autre.

Dans une société où le saint protecteur est souvent un ancêtre et où l’état providence, défenseur et garant des droits n’a jamais existé, l’Algérien n’a pas d’autre choix que se créer ses propres réseaux de SURVIE, dans son lieu de travail, dans son quartier et dans tous les lieux vitaux.

Le FLN, comme l’ALN et comme bien sûr le fameux groupe de Oujda ont tous eu chacun à sa manière à gérer avec cette cartographie, tirant tantôt profit du discours régionaliste tantôt profit du faux discours patriotico-nationaliste, car malheureusement, tous ne s’appelaient pas Benboulaid qui disait à un émissaire de Zighoud :  » H’na El Djazaier ou Themma el Djezaier »…… »Ici ( dans les Aurès) c’est l’Algérie et là bas (dans le Nord Constantinois) c’est l’Algérie!  » .

Est-ce par hasard que Boukharouba Mohamed a choisi le nom de Houari Boumédienne, deux patronymes de saints très connus en Oranie, lui « originaire » de l’extrême Est ?

Entretenant à chaque étape comme ultime carte Joker les origines des uns et des autres pour que jamais l’on ne sache que les véritables CLANS du pouvoir se forment autour d’intérêts, d’avantages, de monopoles, d’exemption et de toute sorte de passe-droits, on aime en apparence donner l’impression que Sonatrach est Tlémcenienne et l’Armée  est BTS (Batna, Tebessa, Souk Ahras), car concrètement on commence par les proches, et les proches sont d’abord issus de la même famille, du même village, mais pas seulement et c’est là qu’il faut faire attention, car dans leurs derniers retranchements, on les a vu tuer leurs propres frères quand les sonnettes d’alarmes devenaient sérieuses.

Pour en avoir le cœur net, il faut aussi examiner la cartographie ou le camembert des victimes de ce pouvoir et se convaincre une fois pour toute que l’Est et L’Ouest ne sont souvent que des effets de structures surexploitées,  les barons, leurs tueurs et leurs hommes de main se reconnaissent par leurs « identités prédatrices » et n’y a pas de région du pouvoir, ce dernier a planté des potences partout, et béni ses bourreaux urbi et orbi.
Le danger ne vient pas de « l’étranger » mais de celui qui est différent, qui pense autrement peu importe qu’il soit frère de sang ou de collège.

Les clans qui existent et s’affrontent aiment à nous faire croire que c’est Est contre Ouest, Arabophones contre francophones, Berbérophones contres islamisants, Kabyles contre Sétifiens, Mozabites contre Chaamba, Oranais contre Tlemceniens et le liste est longue de cette pitoyable typologie.

Les enjeux sont ailleurs et les joueurs sont de partout !

Tout est entre les mains des clans du pouvoir qui sont acculés à pondre une constitution sur mesure qui garantisse la pérennité du système. Ils vont faire comme d’habitude du rafistolage et présenter au dernier moment des copies gommées à des élus trop effrayés d’être dégommés de l’échiquier.
Le seul os en sachant que de toutes façons la constitution n’est pas inviolable, sera de limiter ou pas les prérogatives du président de leur république.


Nombre de lectures : 1358
24 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • boukezouha abdelouahab
    12 juin 2011 at 10 h 39 min - Reply

    salam , sahbi kteb .

    Samedi, 11 Juin 2011 11:43

    Abdelhamid Mehri a finalement décidé, « à l’insu de son plein gré ? » pour reprendre une formule rendue célèbre, d’aller à Canossa. Cette abdication de l’ancien ministre du GPRA devant le pouvoir n’est pas de bon augure pour la suite des événements.

    La Commission Bensalah qui a jusqu’à maintenant été boycottée par de nombreuses personnalités politiques de premier plan parce qu’elle ne répond pas aux exigences du changement, triomphe d’avoir pris dans ses nasses un homme généralement respecté pour les positions qu’il a prises ces vingt dernières années comme Secrétaire général du FLN ou comme individu.

    Abdelhamid Mehri est, bien sûr, libre de répondre à une invitation qui lui a été adressée il y a plus de trois semaines sans avoir exprimé son intention de participer à l’audition. Il lui donne, aujourd’hui, une suite favorable alors que rien de nouveau ne s’est manifesté ni dans la méthode ni dans les intentions du pouvoir de changer réellement de système.

    Nous sommes, en effet, surpris que Abdelhamid Mehri, dans la lettre qu’il a envoyé hier à la Commission, parle de « débat » alors qu’il s’agit de simples consultations sur les positions des uns et des autres quant aux « réformes » à engager.

    La participation de Abdelhamid Mehri nous paraît, à cet égard, superfétatoire puisqu’il a déjà longuement donné son avis sans sa missive au chef de l’Etat à la suite de son discours à la nation du mois d’avril dernier, dans laquelle l’ancien ministre de Chadli Bendjedid s’était prononcé pour « un débat national profond et général autour de la démarche qui doit être adoptée pour le changement de système en Algérie ». Il ne nous semble pas que se soit le cas pour donner ainsi du crédit à une Commission qui commençait à douter d’elle-même.




    0
  • guerriere de la lumière
    12 juin 2011 at 11 h 42 min - Reply

    Moi je pense vraiment qu’ils nous préparent une soupe aux concombres!

    Et puis, j’ai lu aussi que le concombre peut se cultiver directement sur du fumier!

    Le club … pardon plutot la ferme d’où a été cultivé ce fumier nous la connaissons…..

    Alors pas la peine de vous dire à qui appartient ce fumier!

    Quoi de plus raffraichissant en se début de chaleur !!!!!!!!!




    0
  • HAMED
    12 juin 2011 at 12 h 23 min - Reply

    el hadj moussa, moussa el hadj,un dialogue de sourd,c’est les pires criminels que l’algérie ai connu,est ce qu’ils croient en DIEU,est ce qu’ils sont des algériens,une seule solution,c’est la révolution 54 BIS,un million,deux millions de mort,mais des millions et des millions d’algériens de la future génération seront sauvés,il faut même exterminé leur famille,ALLAH n’aime pas les gens qui réagi pas devant l’injustice,dal,non il faut réagir devant ces monstres,c’est un droit et un devoir, pour le peuple se souleve une fois pour toute, eux ou le peuple,si ce peuple ne réagi pas, alors je prie ALLAH le tout puissant ikakher edoulme fi al djazair,ou insar el moumine.




    0
  • ALAOUI Mekki
    12 juin 2011 at 12 h 47 min - Reply

    LES VAGUES SONT NOMBREUSES ET L’EAU EST TOUJOURS LA MEME.




    0
  • radjef said
    12 juin 2011 at 18 h 53 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.@Boukzouha, bonsoir. Mehri n’est pas le problème de l’Algérie. L’Algérie souffre de son armée. Une armée archaïque, anachronique avec les exigences et les défis de notre époque, clandestine et budgétivore. Une armée qui refuse la transparence, la modernité et le professionnalisme. L’armée a-t-elle un projet autre que celui de se substituer tout le temps et partout aux politiques par le crime et la terreur ? Les militaires algériens refusent de comprendre que l’excès est souvent mortel. Vous parlez du militant Mehri, or celui-ci n’est pas l’objet de notre contribution. Mehri ne nous a pas dit qu’il allait représenter le peuple auprès de la commission Touati. C’est en son nom personnel qu’il a pris cette décision…Vous auriez du nous dire comment ce régime qui barbotait il y a quelques jours avec bruit et fureur sur la levée de l’état d’urgence a décidé de renforcer son dispositif sécuritaire au point de transformer certaines régions en camps d’internement ? Vous auriez du également nous parler de cette commission qui a tant parlé sur la liberté d’expression, sur l’ouverture des medias lourds, sur la création d’une véritable presse mais qui vient pleurnicher auprès de ses tuteurs occidentaux pour empêcher la chaîne satellitaire Al’Asr d’émettre ses programmes. Je vous dis ça fraternellement. Il faut que nos universitaires méditent profondément le cas de F Abbas, de Francis, de Debaghine, de Ben Khedda…et le sort qui leur a été réservé par des militaires mercenaires, incultes et ignares. L’armée algérienne doit retourner dans les casernes et les universitaires doivent s’acquitter de leur devoir moral et intellectuel vis-à-vis du peuple.




    0
  • ahmed
    12 juin 2011 at 23 h 08 min - Reply

    Entièrement d’accord avec monsieur Radjef,il faut rappeler que le budget de l’armée qui compte prés de 200000 hommes est beaucoup plus important que celui de l’éducation national . Le budget du ministère de la défense,n’est soumis à aucun vote ni contrôle . Nos villes sont phagocytées par des casernes qui s’étendent à vue d’œil . Certains militaires croient avoir le monopole du nationalisme et de la compétence .Le civil est considéré comme le symbole de la trahison et de l’incompétence . Cette situation,prive notre pays de nombreuses compétences civiles et transforme l’Algérie en une grande caserne .
    Une réforme constitutionnelle,devrait se faire par des juristes et des politiques suite à des débats auxquels peut participer la société civile . Bensalah et Touati,ne sont ni juristes ni des hommes politiques ni les représentants de la société civile .
    Cette situation est anormale,notre silence est une forme de complaisance vis à vis de ces prédateurs . La participation à la mascarade orchestrée par Bensalah-Touati,représente une trahison à la nation algérienne et de ce fait le comportement de monsieur Mahri est choquant et incompréhensible .




    0
  • Nacereddine
    13 juin 2011 at 3 h 30 min - Reply

    Un état voyou et bandit depuis 1962.
    qu’ils se nomment Mehri, ghozali… ils resteront toujours les mêmes, c’est à dire des gens sans aucune valeur dans leurs vies, juste comment rester au pouvoir au détriment du bien être de la population.
    Qu’ont fait Mehri, Ghozali et consorts pour l’Algérie.
    Ali Kafi et Zeroual sont des ignorants et à ma connaissance des illettrés…sans oublier Khaled Nezzar. Qu’ont-ils fait de bien tous ces gens à la nation algérienne.
    Sonatrach a été organizé par les américains de Bouze Allen qui sont réstés en Algérie durant des années.
    La valorisation des hydrocarbures a été élaborée par Bechtel, compagnie américaine.
    On nous ramène des dinosaures pour faire encore du mal à l’Algérie et rien que du mal.
    Nous sommes en 2011 et on nous parle encore de la révolution de 1954 pour garder encore le pays en otage… Pour moi les révolutionnaires ce sont les chouhadas qui sont tombés au champs d’honneur , et aucun de ces éléphants blancs ne méritent quoique que ce soit.

    On parle de l’avenir du pays, mais plus de son passé.
    Quelle école a fait Bensalah, quelle projet utile a-t-il réalisé pour l’Algérie pour qu’il soit nommé à pareils postes ???

    Ce sont tous des bandits notoires




    0
  • rachid quebec
    13 juin 2011 at 17 h 07 min - Reply

    les choses sont claire le changement ne vient pas d une mafia le changement vient du peuple s il veut sa dignite et proteger les gene rations futurs il faut bien renverser et jeter ce n est pas une raison valable pour se cacher derriere la decennie noir. pour qu on a liberer l algerie on a perdu 1 million et demi de martirs donc il faut se sacrifier encore pour notre liberte, notre dignite, nos enfants, ne penser pas just4e devant vos nez soyez solidaire dans le bon sens la derniere allucution de bensallah il a nomme 20 fois fakhamatouh et 3 fois la democratie il faisait la promotion de son fakhamatouh et non pas la democratie. la seule solution c est la rue chaab yourid, chaab yourid iskat nidam c est ca la aolution rien que ca .




    0
  • radjef said
    14 juin 2011 at 10 h 58 min - Reply

    Bonjour tout le monde. L’Algérie a-t-elle perdu toute sa souveraineté ? Depuis des semaines des émissaires militaires et politiques français, anglais et américains s’emboîtent le pas à Alger. Visites de courtoisie ? Mais il y en a tellement pour que cela soit vrai…L’Algérie à tout l’air d’être comme cette proie que le chef de la meute ne veut pas partager avec les autres prédateurs tout aussi affamés les uns que les autres. Pauvre 1er novembre 1954 ! Pauvres martyrs morts pour rien ! Bouteflika,le grand moudjahid, le grand visionnaire qui ne voulait pas être un président stagiaire, le Seul Arabe,seul après Dieu, pressenti pour être prix Nobel de la paix a été en fin de compte plus médiocre et plus inconséquent que tous ces prédécesseurs qui nous faisaient croire qu’ils sont là pour nous protéger au nom de la révolution des ennemis de la patrie et de la main de l’étranger. Ils se sont servi des sacrifices du peuple, ils ont abusé de la credulité du peuple pour brader la patrie et ils ont appelé cela la revolution.




    0
  • boualem
    14 juin 2011 at 19 h 53 min - Reply

    100%d’accord avec votre analyse Cher Radjef, j’ajouterai qu’a priori il se font chanter au vue des ballets des personnalités de vas et viens, les français ont pris ce qu’ils voulaient semble t il sans contre partie les uni-siens ceux de l’africom aussi et veulent des plus. Persuasifs, le chantage la corruption tout est excercé pour obtenir le bradage de toute l’algerie. Cela s’effectue sous nos yeux sans que personne ne trouve rien a redire. Nous sommes certainement au point de non retour, un Ministre a même dit que le temps du bricolage est fini lors de la signature avec les us médicaux!!! avant c’etait avec la cueillère maintenant c’est avec la louche. Ne nous reste plus que la harga et encore ou aller si notre pays s’arrange pour nous flouer ou pouvons nous aller nul part je craint. Si nous continuons à ressasser sans cesse… dire et redire la même chose pour ne rien faire, alors qu’eux vendent l’algérie aux moins disant juste pour ne pas se faire déboulonner et maintenir le chaudron sous bonne surveillance il faut que nous prenions un jour nos responsabilité et enfin decider qu’il faut y aller




    0
  • titiche
    15 juin 2011 at 7 h 37 min - Reply

     » Les gouverneurs sont a l’image de ceux qu’ils gouvernent  »
    Quand on voit que l’algerien vit dans sa propre sphere, incapable d’avoir un minimum de proprete devant chez soi, qu’il s’accapare ce qui ne lui appartient pas, qu’il attend que d’autres se sacrifient pour lui…..alors nous meritons bien l’etat dans lequel on est !!!!




    0
  • boukezouha abdelouahab
    15 juin 2011 at 10 h 54 min - Reply

    @Radjef, bonjour. Je n’ai pas dit que Mehri était « LE » problème de l’Algérie. J’ai dit qu’il était aussi « UN » problème pour l’opposition dans la démarche politique initiée par le pouvoir/armée. Moi, je vous suggère de poser la question à M. Mehri sur sa position sur l’armée. Ma main à couper qu’il vous répètera, encore aujourd’hui, parce qu’il l’a déjà dit, qu’elle est la « colonne vertébrale » du pays. Abdelhamid Mehri a une longue histoire politique qui a commencé dans les années 40. Il a toujours été du côté du manche dans l’histoire du nationalisme algérien. Si son parent par alliance, Chadli Bendjedid, n’avait pas été renversé, jamais il n’aurait engagé dans « l’opposition » le FLN dont il était le Secrétaire général. Il serait encore aujourd’hui un des plus ardents défenseurs du système qu’il a servi avec zèle à certains moments. Vous dites qu’il est allé à cette « kho-mission » en son nom personnel. Raison de plus, pour ne pas y aller parce qu’il ne représente personne ni rien. Et c’est là précisément « LE » problème. Il est un des acteurs d’une comédie qu’à l’extérieur on présente comme une réelle volonté du pouvoir d’engager des réformes politiques sérieuses à cause d’individus comme Mehri. C’est donc « UN » problème pour l’opposition et ceux qui, comme vous à travers le FCN, s’en réclament.

    Quant à l’armée, on ne la combat pas avec des mots. On ne la combat pas en haut d’une chaire d’université ou à travers le NET. Des hommes lui ont fait face les armes à la main dans les années 60 dans les montagnes de Kabylie et d’autres lui ont fait face de la même manière dans les années 90. Certains suivaient les événements à la télévision, pire soutenaient l’armée contre le peuple.




    0
  • Adel
    15 juin 2011 at 16 h 03 min - Reply

    @boukezouha abdelouahab

    Bonjour,

    L’armée algérienne des années 90, tout comme l’armée coloniale des années 50, exécutait des ordres venus de ses chefs qui, eux-mêmes – c’est du moins vrai pour la seconde – étaient couverts par le pouvoir politique.

    Les Algériens avaient pris les armes dans les années 50 car le pouvoir politique colonial refusait obstinément depuis 1830 de donner suite à leurs revendications légitimes. De plus, ce pouvoir était aux mains d’étrangers qui occupaient le pays par la force.

    Dans les années 90, le pouvoir politique était aux mains d’Algériens, comme vous et moi. Il fallait donc faire tomber ce pouvoir politique, au sein duquel les chefs militaires étaient prépondérants. La lutte armée était-elle la seule option? A-t-elle atteint son but? Quelles en ont été les conséquences pour l’Algérie?

    Cordialement

    Cordialement




    0
  • radjef said
    15 juin 2011 at 20 h 34 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. @Boukzouha, bonsoir. L’occident n’ignore rien de cette Kho-mission pour vous reprendre. Ce serait faire preuve d’idiotie que de croire que la France, les USA sont crédules et ignorent tout de la nature du régime militaire d’Alger. L’Occident n’a pas besoin de la personne de Mehri pour comprendre qui est le régime algérien. Donc la participation du MILITANT Mehri à la commission Touati ne peut en aucun cas dénaturer aux yeux des grandes puissances l’image réelle de la junte algérienne qui est au pouvoir depuis plus d’un demi siècle. Les mots comme le disait J Prévert ont un sens. Les armes et la violence ne sont pas le seul recours pour démolir la junte des caporaux. Si vous ne me croyez pas Mr Boukzouha, posez donc la question à H Ait Ahmed. Posez là aussi à Abbassi Madani, à Anouar Haddam et à tous les militants sincères du FIS. Nous pouvons renverser ce régime sans recourir à la violence. Plus de 85 % des effectifs de l’ANP sont des appelés. Ces appelés n’accepteront jamais de braquer leurs armes contre le peuple.
    Je saisis cette occasion pour rendre un vibrant hommage à Addi Lahouari, à Med Samraoui, à Anouar Haddam, à Mourad Dhina, aux militants du FFS…C’est la sève d’où germera la vraie opposition en Algérie.




    0
  • boukezouha abdelouahab
    16 juin 2011 at 9 h 47 min - Reply

    @Radjef, bonjour. Il n’y a pas besoin de traiter les autres d’idiots pour prétendre à l’intelligence ni parler aussi fort pour avoir raison.

    Apprenez, si vous ne le savez déjà, que le respect des individus et de leurs opinions, est une des questions fondamentales du changement.

    Vous agissez de la même manière que les caporaux algériens que vous dénoncez à longueur de lignes, ils ne respectent ni Dieu ni les hommes, ils méprisent le peuple que nous sommes.

    Pour eux, les électeurs algériens ont fait « preuve d’idiotie », expression que vous utilisez à mon endroit, lorsqu’ils ont massivement voté pour le FIS. Il est bien connu que les idiots ne savent pas voter comme moi qui ignore les enjeux de la politique internationale.

    Merci pour la leçon et l’exemple que vous donnez à ceux qui veulent réellement le changement.




    0
  • radjef said
    16 juin 2011 at 10 h 43 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Il n’y a pas de quoi Mr Boukzouha.




    0
  • boukezouha abdelouahab
    16 juin 2011 at 21 h 39 min - Reply

    Pour une fois, vous avez parfaitement raison, il n’y a vraiment pas de quoi vous remercier.




    0
  • boualem
    19 juin 2011 at 20 h 03 min - Reply

    Bonsoir tous les lecteurs de cette rubrique
    Je voudrais poser une question qui me taraude l’esprit depuis pas mal de temps Pourquoi les différents protagonistes, démocrates, libéraux, socialiste, travaillistes enfin toutes les forces vives du pays ne s’associent pas dans un grand rassemblement démocratique pour en finir avec cette situation ? Je vois que tout le monde veut la démocratie, la liberté, mettre fin à la corruption, système dégage, etc… sans que personne ne veut s’engager sur quoi que ce soit.
    Pouvez vous m’éclairer, car la suspicion seule ne peut justifier cette lâcheté!!!
    Un congrès national des forces libres de l’Algérie démocratiques c’est pour quand ???




    0
  • radjef said
    21 juin 2011 at 18 h 47 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. On n’est plus dans une commission politique chargée d’explorer les pistes devant aider le pays à relever les defis du moment, mais on est dans une série loufoque genre « Nass Melah cité »…Apres le trabendiste Raouraoua voici donc le tour de notre Bayouna de faire des propositions de sortie de crise à la commission Touati. Mais qui a dit que le ridicule tuait?




    0
  • Malik Amad
    24 juin 2011 at 12 h 41 min - Reply

    Manipulations et complots du pouvoir a l´agonie..
    Bien analyse et juge Said Radjef et Zineb…
    « Reformes » de Boutef, « consultation de Touati et Bensalah » ou pas, tout cela n´est du leurre pour tromper, detourner la vigilance du peuple en colere et gagner du temps, mais l´HISTOIRE EST EN MARCHE SUR EUX et le glas a sonne pour les dictateurs corrompus…
    L´equipe nationale a recue une raclee inouiblable de 4 a Zero de la part des marocains et perd ainsi l´espoir de se qualifier pour la prochaine Coupe d´Afrique des Nations. C´est toute la Nation algerienne qui pleure par la faute de dirigeant incompetent a l´extreme…
    Comble de l´ironie, c´est le DG d´Air Algerie qui est limoge de son poste au lieu et place du President de la FAF Raouara et de son staff technique qui sont maintenu en place alors qu´ils meritent la sanction la plus severe. Finalement c´est le plus petit qui est sanctionne, a savoir le pauvre Benchikha abondonne a son triste sort.
    Rien d´etonnant d´un pouvoir dirige de 1962 a 1965 par un President originaire de Fes(Ahmed Ben Bella ex-adjudant des tabors tirailleurs de l´armee coloniale francaise), et a nouveau de 1999 a ce jour par un autre d´Oudja(Abdelaziz Bouteflika dit »Abdeka »)revenu au pouvoir pour se venger de ce peuple qui l´avait chasse en 1977 apres l´assassinat de Houari Boumedienne qui est un vrai algerien, grand combattant et nationaliste qui aimait son pays et son peuple.
    La question est: QUI sont les vrais algeriens capables de diriger notre cher pays devenu miserable et delabre?
    L´histoire en marche le dira bientot…
    Malik




    0
  • Zineb Azouz
    24 juin 2011 at 19 h 01 min - Reply

    Monsieur Malik Ahmed,

    Merci de l’intérêt que vous portez à ce papier, mais je suis au regret de vous dire que Boumedienne Ben Bella ou l’actuel Président Bouteflika sont, et peu importe leur lieu de naissance, l’expression d’une même « ethnie » de prédateurs qui n’ont fait que profiter d’une révolution à laquelle ils n’ont jamais véritablement participé.

    Une révolution pensée par des braves, peut être fous puisqu’en majorité ils sont morts, et portée par un peuple d’anonymes, saigné et écrasé de toute part, à commencer par cette armée des frontières, cette honte de l’histoire dont Boumedienne faisait bel et bien partie.

    Et qu’on ne vienne pas encore nous chanter les sérénades du nationalisme de ceux qui ont passé la révolution à fumer du cigare, à comploter et à exécuter les vaillants moujahidines, pour occuper le pays dès l’indépendance par le feu et le sang en commençant par intégrer leurs principaux alliés, des planqués comme eux, ces fameux « Dafistes ».

    C’est parce que nous refusons de dire et de voir la vérité sur cette révolution que nous continuons encore aujourd’hui de subir les mêmes méthodes des traitres, des harkis de tout genre et de tous les usurpateurs illégitimes que l’histoire connaît.

    Cordialement,
    ZA




    0
  • boualem
    25 juin 2011 at 10 h 12 min - Reply

    Bonjour Felaouen

    Je reste sur ma faim car personne ne veux m’expliquer pourquoi ceux qui se prétendent démocrates ne veulent/peuvent pas se rassembler pour revendiquer ensemble d’une seule voix l’indépendance de l’algérie. Ma question est toujours posée ?




    0
  • hakimM
    25 juin 2011 at 17 h 42 min - Reply

    @Boualem,
    N’importe qui peut prétendre être democrates, mêmes les generaux assassins.
    Il faut d’abord faire un filtre de ceux qui veulent vraiment s’unir pour le bien du pays.
    Deuxièmement, c’est a nous gens du peuples, via les médias et les associations et les quartiers de faire une unions et d’installer des représentants de quartiers.
    J’ai écris a presque tous les parties politiques : RCD, FFS, HAMAS, PT, etc. pour leur demander de faire une union conjoncturelle pour se débarrasser des assassins au pouvoir.
    Personne ne m’a répondu encore explicitement, sauf le RCD a qui j’ai demandé de se démarquer de la DRS et de faire union avec le FFS et d’autres partis, étonné, sauf le RCD, je ne m’y attendais pas.
    Avant cela, j’ai écrit au president d’arrêter de mettre tout le monde en ennemi et d’être le représentant de la mafia et des assassins ( pendant l’année 2010)
    J’ai changé maintenant, j’agis en parlant dans tous les quartiers et dans tous les villages, c-a-d, faire par pyramide du bas vers le haut, c’est solide, stable, de confiance, démocratique et clair.
    C’est a toi, a moi, a nous de faire le changement de bas vers le haut et Dieu nous aidera, pas en écrivant ou en rêvant.




    0
  • boualem
    25 juin 2011 at 23 h 25 min - Reply

    @hakimM merci pour votre réponse qui éclaire votre expérience vécue avec ces autistes qui usent des mêmes ingrédients qu’ils prétendent combattre. De partis ils n’ont que le nom car ils n’arrivent pas à surmonter leurs différents incapables de s’entendre sur même pas le minimum soit de faire aboutir les revendications du peuples qui n’en peu plus. S’ils ne sont pas capable de se mettre autour d’une table donc ils ne sont pas capables aussi de gouverner et donc nous n’en voulons pas.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique