Édition du
23 March 2017

Hocine Aït Ahmed. L’affaire Mecili

Editions La Découverte  2007

Le 7 avril 1987, Ali Mécili, avocat au barreau de Paris, figure marquante de l’opposition démocratique au régime d’Alger, était assassiné devant son domicile parisien. Deux mois plus tard, la police française arrêtait le tueur, un petit truand algérien aux ordres de la Sécurité militaire, les services secrets de l’armée algérienne. Mais au lieu d’être remis à la justice, il était. réexpédié à Alger. Et, depuis vingt ans, ce crime qui déshonore la V e  République est resté impuni. D’où l’importance de ce livre, publié pour la première fois en 1989, pour comprendre la vraie nature du régime algérien et les réseaux secrets de la « Françalgérie ».

Grande figure de la lutte d’indépendance algérienne et opposant historique au régime militaire qui contrôle l’Algérie, Hocine Aït-Ahmed y retrace en détail les circonstances du meurtre de son ami de toujours, ainsi que l’attitude scandaleuse de la police et de la justice françaises. Mais aussi, à travers l’évocation du parcours exemplaire d’Ali Mécili, la lutte d’opposants courageux contre un « pouvoir de l’ombre » qui a confisqué dès 1962 la lutte de libération du peuple algérien. Et, dans une postface inédite, il évoque le « bain de sang » dans lequel ce pouvoir a plongé son pays à partir de 1992, et l’incroyable omerta qui continue depuis à recouvrir, en France comme ailleurs, les crimes contre l’humanité d’une junte de généraux corrompus.

« L’affaire Mécili est aussi une sorte de policier. L’histoire d’une enquête savamment sabotée par les autorités françaises. [.] Une pantalonnade judicaire [.] qu’Aït-Ahmed étale au grand jour. Cela ne fera pas plaisir au pouvoir algérien. Ni à la diplomatie française. Mais ce livre n’est pas écrit pour faire plaisir. »

Le Canard enchaîné

« Incroyable imbroglio politico-juridique, L’Affaire Mécili ne se limite pas à l’affaire elle-même : l’auteur a le mérite de la situer dans l’histoire de l’Algérie ; dans celle d’une espérance trahie qui voit l' »ombre indigène » succéder à la « nuit coloniale ». »

Politis

Hocine Aït-Ahmed, chef historique du FLN, fondateur en 1963, avec Ali Mécili, du Front des forces socialistes (FFS), principal parti laïque de l’opposition algérienne jusqu’à ce jour, est notamment l’auteur de Mémoires d’un combattant. L’esprit d’indépendance 1942-1952 (Sylvie Messinger, Paris, 1983 ; rééd. : Barzach, Alger, 2002).


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UN COMMENTAIRE

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  • osé
    18 juin 2011 at 18 h 32 min - Reply

    écrire….écrire…ça dérange, mais ça dérange qui toi moi non, ni toi ni moi « el mithelle dit » « ya li aandou atbenne fi kerchou ikhaf annar » nous nous avons rien à cacher et on a pas de paille dans no ventres, alors ceux qui écrits sur la verité il n’a rien a cacher……..question pour quoi avoir peur!!!!!??????????????????




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