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30 March 2017

Syrie: l’opposition annonce un « Conseil national », discours d’Assad lundi

– Publié le 19/06/2011 à 20:28 – Modifié le 19/06/2011 à 20:29

A Guvecci, une localité turque près de la frontière turco-syrienne, des réfugiés venant de Badma, dans le nord-ouest de la Syrie, ont témoigné dimanche de la terreur semée par l’armée syrienne dans leur village.

Des opposants syriens ont formé dimanche un « Conseil national » pour tenter de faire chuter le régime de Bachar al-Assad contesté depuis plus de trois mois, qui va prononcer lundi un discours sur la situation du pays.

Le président « va prononcer un discours demain (lundi) vers midi (09H00 GMT) sur les développements en Syrie », a annoncé l’agence officielle syrienne Sana.

Il s’agira de la troisième intervention publique de M. Assad depuis le début le 15 mars de la révolte sans précédent contre son régime.

En outre, le président du Comité international de la Croix-Rouge, Jakob Kellenberger, était attendu en soirée à Damas pour une visite de deux jours afin de réclamer l’accès aux personnes affectées par les violences, alors que le régime continue de réprimer le mouvement de contestation dans le pays.

« Nous annonçons la création d’un Conseil national pour mener la révolution syrienne, composé de toutes les communautés, et des représentants des forces politiques nationales à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie », ont indiqué les opposants dans une conférence de presse près de la frontière turco-syrienne.

Ils ont appelé à « coopérer dans toutes les villes et provinces de Syrie pour réaliser le but légitime de faire chuter le régime et le traduire en justice ». Le porte-parole du groupe d’opposants, Jamil Saïb, a précisé que ce Conseil regroupe plusieurs opposants connus.

Le Conseil a été créé « au nom de la jeunesse révolutionnaire libre et au vu des crimes commis par le régime contre la population civile opprimée (…) et face au silence du monde arabe et de la communauté internationale », ont-ils précisé.

De nombreux représentants de l’opposition, muselée depuis des décennies dans leur pays, sont réfugiés à l’étranger.

Les Européens et les Américains tentent de faire condamner la répression sanglante en Syrie par le Conseil de sécurité de l’ONU. La Chine et la Russie ne veulent toutefois pas entendre parler de sanctions.

La Syrie est en proie à une vague de contestation depuis le 15 mars qui a touché de nombreuses villes du pays et les manifestations réclamant le départ de M. Assad ont été réprimées dans le sang, malgré la réprobation internationale.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, 1.309 civils et 341 membres des forces de sécurité ont été tués depuis cette date.

Des représentants de l’opposition syrienne en Europe s’étaient réunis le 5 juin à Bruxelles et avaient appelé la communauté internationale à augmenter la pression sur M. Assad, appelant en même temps à des enquêtes indépendantes sur la répression.

La conférence avait été organisée dans la foulée de celle du 1er juin à Antalya en Turquie où les délégués avaient exigé la « démission immédiate » de Bachar al-Assad.

A Guvecci, une localité turque près de la frontière turco-syrienne, des réfugiés venant de Badma, dans le nord-ouest de la Syrie, ont témoigné dimanche de la terreur semée par l’armée syrienne dans leur village.

« Ils ont fermé la seule boulangerie du village. On ne peut plus trouver de pain… J’ai vu les soldats tirer sur le propriétaire de la boulangerie. Il a été touché à la poitrine et à une jambe » a déclaré à l’AFP Raka El-Abdou, un Syrien âgé de 23 ans.

« L’armée contrôle toutes les entrées du village et vérifie les identités, pour arrêter les opposants », a-t-il ajouté.

Un militant syrien avait indiqué samedi que l’armée, venue à bord d’au moins six chars et 15 transports de troupes, était entrée dans Bdama samedi, élargissant ses opérations de ratissage dans la province de Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Plus de 10.000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie, et des milliers d’autres sont massés à la frontière, fuyant les forces de sécurité.

La Turquie a commencé à fournir une aide aux Syriens qui se sont déplacés à la frontière mais sans franchir la frontière turque, a annoncé dimanche l’agence gouvernementale chargée des situations d’urgence.

« La distribution d’aide humanitaire a commencé pour répondre aux besoins alimentaires urgents des citoyens syriens qui attendent côté syrien de la frontière », a déclaré l’agence sur son site internet.

C’est la première fois que les autorités turques mènent une opération d’aide à travers la frontière, aux populations qui hésitent à passer en territoire turc. Leurs conditions de vie sont difficiles et ils sont pour la plupart installés dans des abris sommaires faits de branchages et de bâches en plastique.


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12 Commentaires sur cet article

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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    21 juin 2011 at 12 h 32 min - Reply

    Révélations stupéfiantes d’un banquier suisse « initié »

    Assalâmu ‘aleykum;

    Ô les croyants! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son messager, au Livre qu’il a fait descendre sur Son messager, et au Livre qu’Il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s’égare, loin dans l’égarement.
    Coran S.4-V.136

    1)Que reste-t-il des préceptes moraux ordonnés par Allah, et enseignés par Ses Prophètes et Ses Livres, quand les Satanistes qui ont imposé leurs paradigmes, égarent les gens au nom du profit… ?
    2)Même si nous saluons les Révolutions tunisiennes et égyptiennes initiées spontanément par une jeunesse trop longtemps méprisée et humiliée, nous sommes en droit de nous poser quelques questions légitimes sur le pourquoi et le comment du déclenchement de ces révolutions d’une part, mais surtout, pourquoi, elles ont réussi à atteindre la première phase, celle de la déchéance des tyrans dans ces deux pays, et d’autre part, est-ce qu’elles atteindront leur véritable objectif de rupture avec l’ordre ancien et surtout avec la globalisation dont ces deux despotes étaient les jouets.

    3)Parallèlement, nous sommes en droit de nous inquiéter aussi bien sur la pérennité de ces deux révolutions, certes, que sur les facteurs qui ont annihilé les efforts des jeunesses algériennes, marocaines et saoudiennes, pour arriver à s’extirper des griffes de leurs systèmes despotiques, surtout quand on observe la concomitance des « palabres » catharsiques initiées par les pouvoirs autistes d’Algérie et du Maroc, d’une part, et les « visites de travail » des généraux US et de leurs dignitaires proches de la CIA, dans ces deux pays, dans le but de « combattre le terrorisme dans le Sahel », alors qu’ils sont incapables de régler le problème du Sahara, ou simplement, celui de la mise en place de la démocratie et mieux, l’application stricte des Constitutions qu’ils ont eux-mêmes mises en place.

    Pire, l’avenir me semble gros de menaces venant des pays avides de ressources, dans le cas, du Maghreb, ou de la position géostratégiques des pays du Moyen Orient, tels que la Syrie, le Liban et la Jordanie, voisins de l’entité sioniste, le JOKER US, qu’est Israël, qui refuse de respecter les accords signés depuis sa création, avérant une fois de plus, la boutade de David Ben Gourion « Si j’étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël.
    C’est normal : nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous a promis cette terre, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre Dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? » David Ben Gourion (créateur de l’État d’Israël et 1er ministre Israélien de 1948 à 1963) cité par Nahum Goldmann dans « Le paradoxe juif » page 121.

    4) Mais l’inquiétude est encore plus prégnante, quand ces pays qui bombardent ou plutôt détruisent la Libye, pour « aider » une cause au demeurant juste, ne font rien d’autre que détruire les infrastructures des Libyens, veillant scrupuleusement à ce que la « guerre dure aussi longtemps que possible », pour avoir comme lorsque les Serbes détruisaient et génocidaient les Bosniaques, le temps de s’imposer aux résistants comme « libérateurs », et en même temps de se créer un marché pour la reconstruction, qu’ils prendront en charge, comme ils le firent en Irak, qu’ils ont dépouillée et ruinée…

    5) Autrement, comment comprendrions-nous la soudaine découverte par l’Occident, hier amis du Shah, avec qui les français collaboraient dans le nucléaire par le biais d’Eurodif, et pour qui, ils avaient commencé la centrale nucléaire de Bushehr, avec Siemens, aujourd’hui ennemis implacables de la République islamique d’Iran, au point d’avoir tenté de soulever le peuple CONTRE la DEMOCRATIE des URNES, comme hier en Algérie, avec nos DAF locaux ?

    6) Comment comprendre la surdité des « démocrates US », qui y ont la base de leur Vè flotte, à Bahreïn, pays mis à feu et à sang, par leurs valets saoudiens et la famille régnante installée par l’occupant anglais dont elle est demeurée au service ?

    7) Comment comprendre le silence assourdissant sur les agissements tant d’Abdellah saleh du Yemen, que de ses hôtes saoudiens, contre un peuple qui les honnit et les abhorre ?

    8) Comment comprendre la soudaine hystérie qui s’est emparée des pays comme celui des « droits de l’homme », surtout si ceux qui s’en font les porte parole, sont de fait, au service d’Israël, de la monarchie saoudienne et de ses fidèles sujets libanais, comme Saad Al Hariri, pour tenter d’abattre un régime syrien baathiste à sa tête Bachar al Assad, reçu pourtant hier avec apparat à l’Elysée, tout comme d’ailleurs Khadhafi, et devenus tous deux subitement deux « vulgaires despotes » qu’il faut éliminer pour « libérer la Syrie et la Libye »… ?

    En fait, les valeurs n’ont aucun sens, SEULES les INTÉRÊTS des ex puissances coloniales, des puissances militaires et économiques et surtout, les VALEURS du petit groupe qui a décidé de REGIR lle monde selon ses SEULES volontés valent pour les SATAN qui se sont emparés du monde, dont nous ne sommes que des esclaves à leur service, et qui nous voudraient SOUMIS et CONSENTANTS.

    Pour illustre mon propos, je vous livre cet article.

    Article en Francais/Anglais

    Source : http://noviden.info/article_239.html

    Révélations stupéfiantes d’un banquier suisse « initié »
    Startling revelations from a Swiss banking insider

    Q : Pouvez-vous nous dire quelque chose à propos de votre implication dans le business des banques suisses ?
    A : J’ai travaillé pour les banques suisses durant plusieurs années. J’étais l’un des top directeurs de l’une des plus grandes banques suisses. Durant mon travail j’étais impliqué dans les paiements, les paiements directs en cash à une personne qui a tué le président d’un pays étranger. J’étais présent lors de la rencontre durant laquelle il a été décidé de fournir l’argent cash à l’assassin. Cela m’a donné des maux de tête terribles et a troublé ma conscience. Ce n’était pas le seul cas qui était vraiment mauvais mais c’était le pire.
    C’était une instruction de paiement sur ordre d’un service secret étranger écrite à la main et donnant l’ordre de payer un certain montant à la personne qui avait tué le top leader d’un pays étranger. Et ce n’était pas le seul cas. Nous avons reçu plusieurs de ces lettres écrites à la main venant de services secrets étrangers donnant l’ordre de payer cash à partir de comptes secrets pour alimenter des révolutions et les assassinats de personnes. Je peux confirmer que ce que John Perkins a écrit dans son livre « Confessions of an Economic Hit Man ». Il y a réellement un système qui existe là et les banques suisses sont impliquées dans de tels cas.

    Q : Le livre de Perkins est aussi traduit et existe en Russe. Pouvez-vous nous dire de quelle banque il s’agit et qui en était responsable ?
    A : C’était l’une des trois plus grandes banques suisses à cette époque et il s’agissait du président d’un pays du Tiers-Monde. Mais je ne veux pas révéler trop de détails parce qu’ils me trouveront très facilement si je dis le nom du président et de la banque. Je risquerais ma vie.
    Q : Vous ne pouvez nommer aucune personne dans la banque non plus ?
    A : Non je ne le peux pas, mais je peux vous assurer que cela est arrivé. Nous étions plusieurs personnes dans la salle de conférences. La personne en charge du paiement physique du cash est venu vers nous et nous a demandés s’il était en droit de payer un montant si élevé en cash à cette personne et l’un des directeurs a expliqué le cas et tous les autres ont dit OK, vous pouvez le faire.
    Q : Est-ce-que cela est souvent arrivé ? Est-ce-qu’il s’agissait d’une sorte de « Slash fund » (fond cassé ?
    A : Oui. Il s’agissait d’un fonds spécial arrangé dans un endroit spécial dans la banque d’où toutes les lettres codées arrivaient de l’étranger. Les lettres les plus importantes étaient écrites à la main. Nous devions les déchiffrer et elles contenaient l’ordre de payer un certain montant de cash depuis des comptes pour l’assassinat de personnes, de fonds pour les révolutions, les grèves, les fonds pour toutes sortes de partis. Je sais que certaines personnes qui sont les Bilderberg étaient impliquées dans de tels ordres. Je veux dire qu’ils donnaient des ordres pour tuer.
    Q : Pouvez-vous nous dire en quelle année ou décade cela s’est produit ?
    A : Je préfère ne pas vous dire l’année précise mais c’était dans les années 80.
    Q : Aviez-vous des problèmes dans ce travail ?
    A : Oui, un très gros problème. Je ne pouvais pas dormir durant plusieurs jours et après un moment j’ai quitté la banque. Si je vous donne trop de détails ils me traceront. Plusieurs services secrets de l’étranger, pour la plupart parlant anglais, ont donné des ordres de fournir des fonds pour des actes illégaux, même l’assassinat de gens à travers les banques suisses. Nous devions payer sur les instructions de pouvoirs étrangers pour l’assassinat de personnes qui n’avaient pas suivi les ordres des Bildeberg ou de la FMI ou de la Banque Mondiale par exemple.
    Q : Ce sont des révélations stupéfiantes que vous êtes en train de faire. Pourquoi ressentez-vous l’urgence de dire cela maintenant ?
    A : Parce que les Bildeberg vont se rencontrer en Suisse. Parce que la situation du monde empire de plus en plus. Et parce que les plus grandes banques en Suisse sont impliquées dans des activités sans la moindre éthique. La plupart de ces opérations sont en dehors des bilans comptables (« balance sheets »). C’est au multiple de ce qui est déclaré officiellement. Il n’y a pas de vérification et tout arrive sans taxes. Les figures impliquées ont un tas de zéros. Il s’agit de montants énormes.
    Q : Alors il s’agit de billions ?
    A : Il s’agit de beaucoup plus, il s’agit de trillions, complètement non vérifiés, illégaux et au-delà du système de taxe. Grossièrement on vole tout le monde. Je veux dire que la plupart des personnes normales payent des taxes et se soumettent aux lois. Ce qui se produit ici est complètement à l’opposé de nos valeurs suisses, telles que la neutralité, l’honnêteté et la bonne foi. Durant les rencontres où j’étais impliqué, les discussions allaient complètement à l’encontre de nos principes démocratiques. Vous voyez, la plupart des directeurs des banques suisses ne sont plus des locaux, ils sont étrangers, la plupart Anglo-saxons, soit Américains ou Anglais, ils n’ont aucun respect pour notre neutralité, ils ne respectent pas nos valeurs, ils sont opposés à notre démocratie directe, ils se servent seulement des banques suisses pour leurs opérations illégales.
    Ils utilisent d’énormes montants d’argent créés à partir de rien et détruisent notre société et les peuples du monde uniquement par avidité. Ils cherchent le pouvoir et détruisent des pays entiers tels que la Grèce, l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande et la Suisse sera l’un des derniers en ligne. Et ils utilisent la Chine comme travailleurs esclaves. Et une personne telle que Josef Ackermann, qui est un citoyen suisse, il est le « top man » d’une banque allemande et il utilise son pouvoir par avidité et ne respecte pas les gens comme vous et moi. Il a quelques problèmes juridiques en Allemagne et maintenant aussi aux USA. Il est un Bildeberg et s’en fiche de la Suisse ou d’un autre pays.
    Q : Est-ce-que vous êtes en train de dire, que quelques unes des personnes que vous mentionnez seront présentes pour le meeting des Bildeberg à St. Moritz en Juin ?
    A : Oui.
    Q : Donc ils occupent effectivement dans une position de pouvoir ?
    A : Oui. Ils possèdent d’énormes quantités d’argent à leur disposition et l’utilisent pour détruire des pays entiers. Ils détruisent notre industrie et la construisent en Chine. D’un autre côté, ils ouvrent les portes en Europe pour tous les produits chinois. La population européenne gagne de moins de moins sa vie. Le but réel est de détruire l’Europe.
    Q : Pensez-vous que la rencontre des Bildeberg à St. Moritz a une valeur symbolique ? Parce que, en 2009 ils étaient en Grèce, en 2010 en Espagne et regardez ce qui leur est arrivé. Est-ce que cela signifie que la Suisse doit s’attendre à quelque chose de mauvais ?
    A : Oui. La Suisse est l’un des pays le plus important pour eux, parce qu’il y a tant de capitaux ici. Ils se rencontrent là parce que, à part d’autres choses, ils veulent détruire toutes les valeurs défendues par la Suisse. Vous voyez, c’est un obstacle pour eux, la Suisse ne faisant pas partie de la communauté européenne ou de l’Euro, n’est pas totalement contrôlée par Bruxelles et ainsi de suite. Concernant les valeurs, je ne parle pas de grosses banques suisses, parce qu’elles ne sont plus suisses, la plupart d’entre elles sont dirigées par les Américains. Je parle du vrai esprit Suisse que les gens chérissent et maintiennent haut.
    C’est certain que cela a une valeur symbolique, comme vous le disiez, concernant la Grèce et l’Espagne. Leur but est de constituer une sorte d’élite exclusive qui a tout le pouvoir et d’appauvrir tout le reste des gens.
    Q : Pensez-vous que le but des Bildeberg soit de créer une sorte de dictature mondiale, contrôlée par les institutions mondiales (global corporations) , dans lesquelles il n’existera plus du tout d’Etats souverains ?
    A : Oui et la Suisse est le seul endroit qui reste avec une démocratie directe et se trouve en travers de leur route. Ils utilisent le chantage du « too big to fail » (trop grand pour tomber), comme dans le cas de l’UBS (Union de Banques Suisses) pour placer notre pays dans un état de grande dette, de la même manière qu’ils l’ont fait pour d’autres pays. A la fin peut-être qu’ils veulent faire à la Suisse ce qu’ils ont fait à l’Islande, avec toutes les banques et le pays en banqueroute.
    Q : Et ainsi l’étendre à la communauté européenne ?
    A : Bien sûr. La communauté européenne est sous le joug des Bildeberg.
    Q : Que pensez-vous pourrait stopper ce plan ?
    A : Eh bien, c’est la raison pour laquelle je vous parle. C’est la vérité. La vérité est le seul moyen. Mettre la lumière sur cette situation, les exposer. Ils n’aiment pas être sous le feu des projecteurs. Nous devons créer la transparence dans l’industrie banquière et à tous les niveaux de la société.
    Q : Ce que vous êtes en train de dire c’est qu’il existe un côté correct du business des banques suisses et quelques grosses banques qui utilisent dans le mauvais sens le système financier pour leurs activités illégales.
    A : Oui. Les grandes banques entrainent leurs équipes avec des valeurs anglo-saxonnes. Ils les entrainent à devenir avides et sans pitié. Et l’avidité est en train de détruire la Suisse et tout le monde. En tant que pays nous avons une majorité de banques opérant à travers le monde, si vous regardez les petites et moyennes banques. C’est seulement les grandes banques qui opèrent au niveau mondial qui posent problème. Ils ne sont plus suisses du tout et ne se considèrent pas comme telles.
    Q : Pensez-vous que ce soit une bonne chose que les gens exposent les Bildeberg et montrent ce qu’ils sont en réalité ?
    A : Je pense que le cas de Strauss-Khan constitue une bonne chance pour nous, parce qu’il montre que ces gens sont corrompus, malades dans leur esprit, tellement malades qu’ils sont remplis de vices et ces vices sont gardés secrets sous leurs ordres. Certains d’entre eux comme Strauss-Khan violent des femmes, d’autres sont sado-maso, ou pédophiles et beaucoup pratiquent le satanisme. Lorsque vous allez dans certaines banques vous voyez ces symboles sataniques, comme à la Banque Rothschild à Zurich. Ces gens sont contrôlés par le chantage à cause des faiblesses qu’ils ont. Ils doivent suivre les ordres ou ils seront exposés, seront détruits ou même tués. La réputation de Strauss-Khan n’est pas seulement tuée dans les médias, il pourrait littéralement être tué également.
    Q : Puisque Ackermann fait partie du comité dirigeant des Bildeberg, pensez-vous qu’il y est un preneur de décisions important?
    A : Oui. Mais il y en a beaucoup d’autres, comme Lagarde, qui sera probablement prochainement à la tête du FMI, alors ils sont capables de choses terribles. S’ils ont le sentiment de perdre le contrôle, comme les manifestations en Grèce et en Italie maintenant et l’Italie sera la prochaine, alors ils peuvent faire un autre Gladio. J’étais proche du réseau Gladio. Comme vous le savez, ils ont été les instigateurs du terrorisme payé par l’argent américain afin de contrôler le système politique en Italie et d’autres pays européens. Concernant le meurtre d’Aldo Moro, le paiement s’est effectué au moyen du même système dont j’ai parlé.
    Q : Ackermann prenait-il part à ce système de paiement d’une banque suisse ?
    A : (Sourire)…. Vous êtes le journaliste. Examinez sa carrière et la rapidité avec laquelle il est parvenu au top.
    Q : Que pensez-vous qui peut être fait pour les entraver ?
    A : Eh bien, il y a beaucoup de bons livres qui sont sortis et expliquent le background et relient les points entre eux, comme celui que j’ai mentionné de Perkins. Ces gens ont réellement engagé des gens qui se font payer pour tuer. Certains d’entre eux ont eu leur argent de banques suisses. Mais pas uniquement, ils disposent d’un système bien établi dans le monde entier. Et exposer ces gens qui sont prêts à tout pour garder le contrôle au public. Et je veux dire « tout ».
    Q : Nous pourrions les stopper en les exposant ?
    A : Oui, dire la vérité. Nous sommes confrontés à des criminels réellement sans pitié, aussi de grands criminels de guerre. C’est pire que les génocides. Ils sont prêts et capables de tuer des millions de gens juste pour demeurer au pouvoir et garder le contrôle.
    Q : Pouvez-vous expliquer de votre point de vue, pourquoi les médias occidentaux sont plus ou moins silencieux concernant Bildeberg ?
    A : Parce qu’il y a un accord entre eux et les propriétaires des mass medias. Vous ne parlez pas de ça. Ils les ont achetés. Certains des personnages clés des medias sont également invitées aux meetings mais on leur demande de ne pas faire de rapport sur ce qu’ils ont vu et entendu.
    Q : Dans la structure Bildeberg, existe-t-il un cercle interne qui connait les plans et puis, il y a une majorité qui suit seulement les ordres ?
    A : Oui. Vous avez le cercle intérieur qui pratique le satanisme et puis il y les naïfs ou les gens plus ou moins informés. Quelques personnes pensent même qu’ils font quelque chose de bien, le cercle extérieur.
    Q : Selon les documents exposés et leurs propres déclarations, les Bildeberg ont décidé en 1995 de créer la communauté européenne et l’Euro, alors ils ont pris des décisions extrêmement importantes.
    A : Oui et vous savez que les Bildeberg a été fondé par le Prince Bernard, un ancien membre des SS et du parti Nazi et qu’il a aussi travaillé pour IG Farben, qui a subsidiairement produit Cyclone B. L’autre type était à la tête de l’Occidental Petroleum qui entretenait des relations étroites avec les communistes en Union soviétique. Ils ont travaillé des deux côtés mais vraiment, ces gens sont des fascistes qui veulent contrôler tout et tout le monde et celui qui se met en travers de leur plan est ôté.
    Q : Le système de paiement dont vous parlez hors opérations normales est-il compartimentalisé et se fait-il en secret ?
    A : Dans ces banques suisses les employés normaux ne savent pas que cela se passe. C’est comme un département secret à l’intérieur de la banque. Comme je l’ai dit, ces opérations se font hors de la balance commerciale, sans aucune supervision. Certaines sont situées dans le même bâtiment, d’autres sont au dehors. Ils possèdent leur propre sécurité et des zones spéciales dans lesquelles seules des personnes autorisées peuvent pénétrer.
    Q : Comment gardez-vous ces transactions hors du système international Swift ?
    A : Eh bien, quelques-uns des listings de Clearstream étaient vrais au début. Ils ont juste inclus des faux noms pour faire croire aux gens que toute la liste était fausse. Vous voyez, eux aussi commettent des erreurs. La première liste était vraie et vous pouvez tracer beaucoup de choses. Vous voyez, il y a des gens autour qui découvrent des irrégularités et la vérité et la disent. Après cela, bien sûr il y a des procédures légales et ces gens sont forcés de la fermer.
    La meilleure façon de les arrêter est de dire la vérité, de les mettre sous le feu des projecteurs. Si nous ne les stoppons pas, nous finirons par devenir leurs esclaves.
    Q : Merci pour cette interview.

    Peter Odintsov
    Moscou, le 30 mai 2011

    ————————————————————————————-

    Startling revelations from a Swiss banking insider

    (interview with a Swiss banker done in Mosсow 30.05.2011) bank1

    Q: Can you tell us something about your involvement in the Swiss banking business?

    A: I have worked for Swiss banks for many years. I was designated as one of the top directors of one of the biggest Swiss banks. During my work I was involved in the payment, in the direct payment in cash to a person who killed the president of a foreign country. I was in the meeting where it was decided to give this cash money to the killer. This gave me dramatic headaches and troubled my conscience. It was not the only case that was really bad but it was the worst.

    It was a payment instruction on order of a foreign secret service written by hand giving the order to pay a certain amount to a person who killed the top leader of a foreign country. And it was not the only case. We received several such hand written letters coming from foreign secret services giving the order to payout cash from secret accounts to fund revolutions or for the killing of people. I can confirm what John Perkins has written in his book “Confessions of an Economic Hit Man”. There really exists just a system and Swiss banks are involved in such cases.

    Q: Perkins book is also translated and available in Russian. Can you tell us which bank it is and who was responsible?

    A: It was one of the top three Swiss banks at that time and it was the president of a country in the third world. But I don’t want to give out to many details because they will find me very easily if I say the name of the president and the name of the bank. I will risk my life.

    Q: You can’t name any person in the bank either?

    A: No I can’t, but I can assure you this happened. We were several persons in the meeting room. The person in charge of the physical payment of the cash came to us and asked us if he is allowed to payout such a big amount in cash to that person and one of the directors explained the case and all others said ok you can do it.

    Q: Did this happened often? Was this kind of a slush fund?

    A: Yes. This was a special fund managed in a special place in the bank were all the coded letters came in from abroad. The most important letters were hand written. We had to decipher them and in them was the order to pay a certain amount of cash from accounts for the assassination of people, funding revolutions, funding strikes, funding all sorts of parties. I know that certain people who are Bilderbergers were involved in such orders. I mean they gave the orders to kill.

    Q: Can you tell us in what year or decade this happened?

    A: I prefer not to give you the precise year but it was in the 80’s.

    Q: Did you have a problem with this work?

    A: Yes, a very big problem. I could not sleep for many days and after a while I left the bank. If I give you too many details they will trace me. Several secret services from abroad, mostly English speaking, gave orders to fund illegal acts, even the killing of people thru Swiss banks. We had to pay on the instructions of foreign powers for the killing of persons who did not follow the orders of Bilderberg or the IMF or the World Bank for example.

    Q: This is a very startling revelation that you are making. Why do you feel the urge to say this now?

    S : http://noviden.info/article_239.html

    Ô les croyants! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son messager, au Livre qu’il a fait descendre sur Son messager, et au Livre qu’il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s’égare, loin dans l’égarement.

    Coran S.4-V.136




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  • NEDJMA
    22 juin 2011 at 17 h 18 min - Reply

    @AIT SAADI

    Lutter contre toutes les miséres des régimes arabes, se dégager de l’imperialisme occidental sont des objectifs MORAUX JUSTES et exemplaires; les révolutions arabes doivent renveser les structures de pouvoir de domination mais ceci n’est pas OBLIGATOIRE
    pour l’occident, nos révolutions n’ont rien à faire avec les structures de pouvoir en occident, en clair
    attaquer les oligarchies locales c’est attaquer l’imperialisme lui même par un contrôle réel des ressources, par le refus de toute base miliatire étrangère et la constitution d’un contre-poids politique et militaire à l’Etat sioniste.

    À mon avis seul un régime démocratique soutenu par une large exigence populaire aura cette capacité de réaliser tous ses objectifs.

    CORDIALEMENT




    0
  • NEDJMA
    22 juin 2011 at 19 h 10 min - Reply

    Lutter contre les misères des régimes arabes, se dégager de l’imperialisne sont des objectifs moraux justes et exemplaires.
    Les révolutions arabes doivent renverser les strucrures de domination mais ceci n’est pas obligatoire pour l’occident, les révolutions arabes…




    0
  • Djamel Eddine U
    22 juin 2011 at 19 h 22 min - Reply
  • NEDJMA
    22 juin 2011 at 19 h 25 min - Reply

    n’ont rien à faire avec des structures de pouvoir en occident, en clair attaquer les pouvoirs des oligarchies locales c’est s’attaquer à l’imperialisme lui même, par un contrôle réel des ressources,le refus de bases militaires et la constitution d’un contre-poids politique et militaire à l’Etat sioniste.
    À mon avis seul un régime démocratique fort d’une demande d’exigence populaire aura cette capacité de réaliser ces objectifs .




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    22 juin 2011 at 19 h 46 min - Reply

    Assalam;

    Les USA, ont besoin de déstabiliser aussi bien la République islamique d’Iran, que la Syrie, et si possible le Liban, pour permettre la création du Grand Moyen Orient, qui devrait être remis sur l’écheveau par les « amis d’Obama », rappelez-vous, le « prix Nobel de la paix », celui-là même qui a accru ses attaques meurtrières contre le peuple l’Afghanistan martyr, alors que pendant sa campagne électorale, il promettait au peuple « naïf » américain, … le retrait des forces US, aussi bien d’Irak, que d’Afghanistan.

    Oui, Obama a en effet simplement changé de méthode d’intervention US, il ne compte plus uniquement sur la force brutale et bestiale que conseillent les zombis israéliens, mais, plutôt sur l’embrigadement des masses arabes et musulmanes, sous le drapeau religieux, brandi par les « valets saoudiens », qui ont appris à arriver à leurs fins, grâce aux efforts conjugués des marionnettes AlQaida, d’une part, les prêcheurs en eaux troubles du Wahabisme, la manne pétrolière de Saoudie, et enfin, la collaboration entre « alliés de l’impérialisme USionistes », d’autre part, que constituent les mercenaires d’Israël, de Saoudie, de l’Occident soumis aux désidératas US, pour exploiter le ras le bol des pauvres « arabes » privés de citoyenneté, dans leurs pays « baathisés » ou simplement, comme en République islamique d’Iran, ceux des mécontents de la politique « islamique » qui a fait de l’ancien « allié du SHAH, l’Amérique, un ennemi doctrinal », suscitant le regret des « élites proches de la monarchie Pahlavi » qui regrettent le « bon vieux temps », des Farah Diba et des Soraya…

    Un article qui pourrait donner un éclairage, sous toutes réserves, quant aux informations données, puisque je suis incapable de les vérifier, sauf que le raisonnement, non seulement se tient, mais mieux, sociologiquement, il est non seulement acceptable, mais démonstratif des humeurs des peuples sevrés de démocratie, et de l’utilisation que peut en faire un SATAN, pour ne pas citer les pays qui y ont intérêt, qui voudrait les BRISER, et « pourrir le fruit de l’intérieur »…

    http://www.voltairenet.org/Le-plan-de-destabilisation-de-la

    Le plan de déstabilisation de la Syrie

    par Thierry Meyssan

    Les opérations conduites contre la Libye et la Syrie mobilisent les mêmes acteurs et les mêmes stratégies. Mais leurs résultats sont très différents car ces États ne sont pas comparables. Thierry Meyssan analyse ce demi-échec des forces coloniales et contre-révolutionaires et pronostique un nouveau retour de balancier dans le monde arabe.
    Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban) | 14 juin 2011
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    Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé et son homologue états-unienne Hillary Clinton, le 6 juin à Washington.
    © Département d’État.

    La tentative de renversement du gouvernement syrien ressemble par bien des points à ce qui a été entrepris en Libye, cependant les résultats sont forts différents en raison de particularités sociales et politiques. Le projet de casser simultanément ces deux États avait été énoncé le 6 mai 2002 par John Bolton alors qu’il était sous-secrétaire d’État de l’administration Bush, sa mise en œuvre par l’administration Obama 9 ans plus tard, dans le contexte du réveil arabe, ne va pas sans problèmes.

    Comme en Libye, le plan de départ visait à susciter un coup d’État militaire, mais il s’est vite avéré impossible faute de trouver les officiers nécessaires. Selon nos informations, un plan identique avait également été envisagé pour le Liban. En Libye, le complot avait été éventé et le colonel Kadhafi avait fait arrêter le colonel Abdallah Gehani [1]. Dans tous les cas, le plan originel a été revu dans le contexte inattendu du « printemps arabe ».
    L’action militaire

    L’idée principale était alors de provoquer des troubles dans une zone très délimitée et d’y proclamer un émirat islamique qui puisse servir de base au démantèlement du pays. Le choix du district de Daraa s’explique parce qu’il est frontalier de la Jordanie et du Golan occupé par Israël. Il aurait été ainsi possible d’approvisionner les sécessionnistes.

    Un incident a été créé artificiellement en demandant à des lycéens de se livrer à des provocations. Il a fonctionné au delà de toutes espérances compte tenu de la brutalité et de la bêtise du gouverneur et du chef de la police locale. Lorsque des manifestations ont débuté, des francs-tireurs ont été placés sur les toits pour tuer au hasard à la fois dans la foule et parmi les forces de l’ordre ; un scénario identique à celui utilisé à Benghazi pour susciter la révolte.

    D’autres affrontements ont été planifiés, chaque fois dans des districts frontaliers pour garantir une base arrière, d’abord à la frontière du Nord du Liban, puis à celle de la Turquie.

    Les combats ont été menés par des unités de petite taille, composés souvent d’une quarantaine d’hommes, mêlant des individus recrutés sur place et un encadrement de mercenaires étrangers issus des réseaux du prince saoudien Bandar bin Sultan. Bandar lui-même est venu en Jordanie, où il a supervisé le début des opérations en relation avec des officiers de la CIA et du Mossad.

    Mais la Syrie n’est pas la Libye et le résultat y a été inverse. En effet, alors que la Libye est un État créé par les puissances coloniales en mariant de force la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzam, la Syrie est une nation historique qui a été réduite à sa plus simple expression par ces mêmes puissances coloniales. La Libye est donc spontanément en proie à des forces centrifuges, tandis qu’au contraire la Syrie attire des forces centripètes qui espèrent reconstituer la Grande Syrie (laquelle comprend la Jordanie, la Palestine occupée, le Liban, Chypre, et une partie de l’Irak). La population de l’actuelle Syrie ne peut que s’opposer aux projets de partition.

    Par ailleurs, on peut comparer l’autorité du colonel Kadhafi et celle d’Hafez el- Assad (le père de Bachar). Ils sont arrivés au pouvoir dans la même période et ont usé de leur intelligence et de la brutalité pour s’imposer. Au contraire, Bachar el-Assad n’a pas pris le pouvoir, et n’envisageait pas non plus d’en hériter. Il a accepté cette charge à la mort de son père parce que son frère était décédé et que seule sa légitimité familiale pouvait prévenir une guerre de succession entre les généraux de son père. Si l’armée est venue le chercher à Londres où il exerçait paisiblement la profession d’ophtalmologue, c’est son peuple qui l’a adoubé. Il est incontestablement le leader politique le plus populaire du Proche-Orient. Jusqu’il y a deux mois, il était aussi le seul qui se déplaçait sans escorte, et ne rechignait pas aux bains de foule.

    L’opération militaire de déstabilisation de la Syrie et la campagne de propagande qui l’a accompagnée ont été organisées par une coalition d’États sous coordination US, exactement comme l’OTAN coordonne des États membres ou non-membres de l’Alliance pour bombarder et stigmatiser la Libye. Comme indiqué plus haut, les mercenaires ont été fournis par le prince Bandar bin Sultan, qui a du coup été contraint d’entreprendre une tournée internationale jusqu’au Pakistan et en Malaisie pour grossir son armée personnelle déployée de Manama à Tripoli. On peut citer aussi à titre d’exemple l’installation d’un centre de télécommunication ad hoc dans les locaux du ministère libanais des Télécoms.

    Loin de dresser la population contre le « régime », ce bain de sang a provoqué un sursaut national autour du président Bachar el-Assad. Les Syriens, conscients qu’on cherche à les faire basculer dans la guerre civile, ont fait bloc. La totalité des manifestation anti-gouvernementales a réuni entre 150 000 et 200 000 personnes sur une population de 22 millions d’habitants. Au contraire, les manifestations pro-gouvernementales ont rassemblé des foules comme le pays n’en avait jamais connues.

    Les autorités ont réagi aux événements avec sang-froid. Le président a enfin engagé les réformes qu’il souhaitait entreprendre depuis longtemps et que la majorité de la population freinait de peur qu’elles n’occidentalisent la société. Le parti Baas a accepté le multipartisme pour ne pas sombrer dans l’archaïsme. L’armée n’a pas réprimé les manifestants —contrairement à ce que prétendent les médias occidentaux et saoudiens— mais a combattu les groupes armés. Malheureusement, ses officiers supérieurs ayant été formés en URSS n’ont pas fait preuve de ménagement pour les civils pris entre deux feux.
    La guerre économique

    La stratégie occidentalo-saoudienne a alors évolué. Washington se rendant compte que l’action militaire ne parviendrait pas à plonger à court terme le pays dans le chaos, il a été décidé d’agir sur la société à moyen terme. L’idée est que la politique du gouvernement al-Assad était en train de créer une classe moyenne (seule garantie effective de démocratie) et qu’il est possible de retourner cette classe moyenne contre lui. Pour cela, il faut provoquer un effondrement économique du pays.

    Or, la principale ressource de la Syrie est son pétrole, même si sa production n’est pas comparable en volume à celle de ses riches voisins. Pour le commercialiser, il a besoin de disposer d’assets dans les banques occidentales qui servent de garanties durant les transactions. Il suffit de geler ces avoirs pour tuer le pays. Il convient donc de noircir l’image de la Syrie pour faire admettre aux populations occidentales des « sanctions contre le régime ».

    En principe, le gel d’avoirs nécessite une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, mais celle-ci est improbable. La Chine qui a déjà été contrainte de renoncer à son droit de veto lors de l’attaque de la Libye sous peine de perdre son accès au pétrole saoudien ne pourrait probablement pas s’y opposer. Mais la Russie pourrait le faire, faute de quoi en perdant sa base navale en Méditerranée elle verrait sa flotte de Mer Noire étouffer derrière les Dardanelles. Pour l’intimider, le Pentagone a déployé le croiseur USS Monterrey en Mer Noire, histoire de montrer que de toute manière les ambitions navales russes sont irréalistes.

    Quoi qu’il en soit, l’administration Obama peut ressusciter le Syrian Accountablity Act de 2003 pour geler les avoirs syriens sans attendre une résolution de l’ONU et sans requérir un vote du Congrès. L’histoire récente a montré, notamment à propos de Cuba et de l’Iran, que Washington peut aisément convaincre ses alliés européens de s’aligner sur les sanctions qu’il prend unilatéralement.

    C’est pourquoi aujourd’hui le vrai enjeu se déplace du champ de bataille vers les médias. L’opinion publique occidentale prend d’autant plus facilement des vessies pour des lanternes qu’elle ne connaît pas grand-chose de la Syrie et qu’elle croit à la magie des nouvelles technologies.
    La guerre médiatique

    En premier lieu, la campagne de propagande focalise l’attention du public sur les crimes imputés au « régime » pour éviter toute question à propos de cette nouvelle opposition. Ces groupes armés n’ont en effet rien de commun avec les intellectuels contestataires qui rédigèrent la Déclaration de Damas. Ils viennent des milieux extrémistes religieux sunnites. Ces fanatiques récusent le pluralisme religieux du Levant et rêvent d’un État qui leur ressemble. Ils ne combattent pas le président Bachar el-Assad parce qu’ils le trouvent trop autoritaire, mais parce qu’il est alaouite, c’est-à-dire à leurs yeux hérétique.

    Dès lors, la propagande anti-Bachar est basée sur une inversion de la réalité.

    À titre d’exemple divertissant, on retiendra la cas du blog « Gay Girl in Damascus » créé en février 2011. Ce site internet édité en anglais par la jeune Amina est devenu une source pour beaucoup de médias atlantistes. L’auteure y décrivait la difficulté pour une jeune lesbienne de vivre sous la dictature de Bachar et la terrible répression de la révolution en cours. Femme et gay, elle jouissait de la sympathie protectrice des internautes occidentaux qui se mobilisèrent lorsqu’on annonça son arrestation par les services secrets du « régime ».

    Toutefois, il s’avéra qu’Amina n’existait pas. Piégé par son adresse IP, un « étudiant » états-unien de 40 ans Tom McMaster était le véritable auteur de cette mascarade. Ce propagandiste, censé préparer un doctorat en Écosse, était présent lors du congrès de l’opposition pro-occidentale en Turquie qui appela à une intervention de l’OTAN. Et il n’y était évidemment pas en qualité d’étudiant [2].

    Le plus surprenant dans l’histoire n’est pas la naïveté des internautes qui ont cru aux mensonges de la pseudo-Amina, mais la mobilisation des défenseurs des libertés pour défendre ceux qui les combattent. Dans la Syrie laïque, la vie privée est sanctuarisée. L’homosexualité, interdite dans les textes, n’est pas réprimée. Elle peut être difficile à vivre au sein de la famille, mais pas dans la société. Par contre, ceux que les médias occidentaux présentent comme des révolutionnaires et que nous considérons au contraire comme des contre-révolutionnaires sont, eux, violemment homophobes. Ils se proposent même d’instaurer des châtiments corporels, voire pour certains la peine de mort, pour punir ce « vice ».

    Ce principe d’inversion est appliqué à grande échelle. On se souvient des rapports des Nations Unies sur la crise humanitaire en Libye : des dizaines de milliers de travailleurs immigrés fuyant le pays pour échapper aux violences. Les médias atlantistes en avaient conclu que le « régime » de Kadhafi doit être renversé et qu’il faut soutenir les insurgés de Benghazi. Or, ce n’est pas le gouvernement de Tripoli qui était responsable de ce drame, mais les soi-disant révolutionnaires de Cyrénaïque qui faisaient la chasse aux Noirs. Animés par une idéologie raciste, ils les accusaient d’être tous au service du colonel Kadhafi et en lynchaient quand ils en attrapaient un.

    En Syrie, les images des groupes armés postés sur les toits qui tirent au hasard à la fois dans la foule et sur les forces de l’ordre sont diffusées par les télévisions nationales. Mais ces mêmes images sont reprises par les chaînes occidentales et saoudiennes pour attribuer ces crimes au gouvernement de Damas.

    En définitive le plan de déstabilisation de la Syrie fonctionne imparfaitement. Il a convaincu l’opinion publique occidentale que ce pays est une terrible dictature, mais il a soudé l’immense majorité de la population derrière son gouvernement. Finalement cela pourrait devenir dangereux pour les concepteurs du plan, notamment pour Tel-Aviv. Nous venons d’assister en janvier-février 2011 à une vague révolutionnaire dans le monde arabe, suivie en avril-mai d’une vague contre-révolutionnaire. Le balancier n’a pas terminé son mouvement.
    Thierry Meyssan
    [1] « La France préparait depuis novembre le renversement de Kadhafi », par Franco Bechis, Réseau Voltaire, 24 mars 2011.

    [2] « Propagande de guerre : la bloggeuse gay de Damas », Réseau Voltaire, 13 juin 2011




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  • D B
    22 juin 2011 at 20 h 35 min - Reply

    Qu’il y ait des complots en tout genre, pour récupérer, voire même initier des révoltes dans les pays arabes, il n’y a pas de doute. La soudaine « humanité » de l’occident n’est certainement pas désintéressée. Nous ne sommes pas ingénus au point de le croire. Mais cela ne doit pas nous faire tomber dans l’excès inverse, et nous ranger du côté des despotes, qu’ils soient chiites, sunnites ou tout ce qu’on voudra. Le régime syrien est atroce. C’est un despotisme attardé et déterminé à faire un carnage plutôt que d’accepter le choix du peuple. Un régime qui ne cherche qu’à soigner sa devanture, pour se maintenir au pouvoir, à tout prix. Il a fait de la question palestinienne un fond de commerce bien commode, et le soutien que lui apporte le Hezbollah est déplorable. C’est dommage pour le Hezbollah et l’Iran, d’avoir fait passer la stratégie, ou des considérations liées au rite, avant la liberté et le bonheur de tout un peuple, qui cherche à se libérer de l’empreinte mortelle d’un clan dominateur et arrogant. J’ai connu des Syriens à Paris qui n’ont aucun atome crochu avec l’impérialisme américain, le sionisme ou que sais-je, bien au contraire. Mais ce qu’ils m’ont raconté sur leur régime est effroyable. A côté, le régime algérien est une chorale de chérubins. On dira ce qu’on voudra, mais les centaines de milliers de syriens, qui sortent de chez eux pour manifester, et qui le font au prix de leur vie, ne sont pas des agents du Mossad, mais des hommes qui aspirent à la libération, à une vie plus digne, où il ne sera pas nécessaire de ramper, et de se la boucler, si l’on ne veut pas finir dans les geôles infâmes du clan. Je crois qu’il est réellement d’une très grande importance de ne pas perdre l’essentiel de vue. Personnellement, à la place des Syriens, je m’associerais avec le diable en personne, si nécessaire, s’il peut m’aider à me débarrasser d’un tel régime. Il faut faire confiance aux peuples, et il faut les soutenir lorsqu’ils se dressent contre l’oppression, quelle qu’elle soit, et de quelque prétexte elle se prévaut.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    22 juin 2011 at 23 h 49 min - Reply

    @DB
    Si Djamel Eddine, je te remercie de m’avoir donné l’occasion d’expliciter ma position, car en reprenant l’article de Thierry Meyssan, je pense pourtant j’y ai rajouté un chapeau pour affirmer que ceux qui manipulent les peuples ou simplement tentent de mettre en place une CONTRE REVOLUTION, pour briser l’élan libérateur des peuples voguent ou surfent sur la vague de ces « révolutions » comme l’on enfourcherait un cheval fougueux pour le détourner de son parcours (« démonstratif des humeurs des PEUPLES SEVRES DE DEMOCRATIE, et de l’UTILISATION QUE PEUT EN FAIRE UN SATAN, pour ne pas citer les pays qui y ont intérêt, qui voudrait les BRISER, et « pourrir le fruit de l’intérieur »…)

    Je maintiens donc mon constat, et refuse de croire que les pays occidentaux ainsi qu’Israël, observent une quelconque attitude de NEUTRALITÉ à l’égard de la Syrie, comme hier du Liban, et avant hier de l’Iran. Je pense tout au contraire, que l’Occident et en première ligne les dirigeants des pays comme les USA, la France, ex mandataire, et Israël, ont non seulement aiguisé leurs couteaux pour dépecer la Syrie, s’il le faut, mais mieux, pour tenter de remplacer le régime syrien hostile aux séoudiens, et partant aux Israéliens et à leurs protecteurs US, avec la ferme intention de favoriser la création d’un gouvernement hostile aussi bien aux Irakiens, qu’aux Iraniens, bien entendu, vus par les séoudiens sur le seul plan de rite religieux, par les israéliens, comme alliés des Palestiniens et par conséquent, comme obstacles à la « pax-israelienne », par les USA, parce qu’alliés à la fois des russes auxquels ils fournissent les facilités pour leur flotte en Méditerranée à Lattaquié, pour vous en convaincre lisez je vous prie cet article israélien tiré du site israélien de stratégie: JSSNEWS du 05.03.2011
    QUOTE (Juste deux jours après que deux navires de guerre iraniens soient arrivés au port syrien de Lattaquié via le canal de Suez, le vendredi 25 février, un accord de coopération navale syro-iranien avait été signé prévoyant que l’Iran allait construire sa première base navale méditerranéenne dans le port syrien,

    La base comprendra un dépôt d’armes rempli de matériel militaire. Le port de Lattaquié sera approfondi, élargi et doté de nouvelles “installations côtières” pour accueillir les gros navires de guerre et sous-marins.

    Les Russes seraient prêts à contribuer à la défense du port iranien et à la coopération entre les flottes russes, iraniennes et syriennes dans l’Est de la Méditerranée… Et ce, pour faire face à la présence réguliere de la sixième flotte américaine.

    Cette proximité présente un sérieux défi stratégique… Et, un nouveau danger stratégique pour Israël.

    Jonathan-Simon Sellem – JSSNews [UNQUOTE-fin de citation]

    En conséquence, il fallait réagir non seulement VITE et BIEN, mais fermement, l’OCCASION faisant le LARRON, comme le dit le proverbe, le reste n’a plus été qu’un jeu d’enfants, pour les services secrets des pays qui y avaient tout intérêt.
    —–

    Ceci dit, je ne souhaiterai surtout pas, laisser croire que je considère les manifestants syriens comme des minables anti-révolutionnaires, selon la terminologie qui nous a tant fait de mal, durant les décennies 60-70, quand on voulait chez nous en Algérie, même MUSELER toute opposition aux despotes locaux, mais je confirme mon opinion que tout comme nos « marcheurs sur place » ont été manipulés par le régime d’Alger, début janvier, février 2011, et utilisés pour empêcher que la vague libératrice ne monte, les occidentaux eux utilisent la même méthode pour empêcher toute solution interne en Syrie, qui pourrait contrecarrer les plans de mise en place du GMO, d’une part, et d’un Moyen Orient en paix avec Israël, et piloté par l’Arabie saoudite et Israël, l’Égypte ayant perdu sa « légitimité arabe », pour les mais des USA…

    Le régime baathiste est un régime laïc, mis en place par des chrétiens arabes, pour contrecarrer l’Islam, et permettre aux chrétiens arabes d’exercer leur pouvoir au nom des dénominateurs communs que constituent la culture commune et la langue arabe, un peu l’approche du juif Spinoza, en Europe, quand il militait pour la laïcité dans des pays chrétiens qui abhorraient les juifs. Cela n’a pas besoin d’être rappelé dans le détail, et les deux frères ennemis ou tendance différente des Baaths Syriens et Irakiens, loin de conduire au développement de leurs pays, ont au contraire, conduit à la persécution des « islamistes » qui ont par réaction émergé dans la société et sont demeurés dans la clandestinité, avec les massacres qui s’en sont suivis, comme par exemple en Syrie sounie, celui de Hama, ou en Irakà majorité chiite, contre les dignitaires chiites et dans les deux cas, contre ces deux majorités devenues citoyens de seconde zone…

    Je ne suis pas d’accord avec vous, lorsque vous dites que la position de l’Iran ou du Hizbou Allah, serait condamnable, car en effet, vous auriez aussi dû inclure celle de HAMAS de Khaled Mech’al, qui soutient la Syrie dans cette épreuve, pour être plus juste et échapper à une qualification qui ne peut faire malheureusement que le jeu des saoudiens et des israéliens.

    En effet, la position de ces pays ou mouvements est au contraire, une position de simple principe d’alliance CONTRE NON PAS le PEUPLE, mais UNIQUEMENT CONTRE les ennemis COMMUNS que sont les sionistes et les impérialistes US et leurs alliés européens embrigadés dans la croisade à leur corps défendant, pour la majorité.

    L’amalgame est malheureusement facile à faire, entre soutenir des réformes et appuyer pour cela les mouvements PACIFIQUES des peuples, d’un côté, et se faire l’instrument consentant du MORCELLEMENT programmé de la nation arabe, et la tentative de redessiner la carte de la région, depuis le Pakistan, jusqu’en Mauritanie, comme il fut fait au Congrès de Berlin… fin du XIXè siècle.

    A bas les despotes quels que soient leur religion, leur nationalité et vivent les peuples libres quels que soient leurs religion, leur nationalité, au nom des valeurs UNIVERSELLES d’HUMANITE.

    L’Islam auquel j’adhère, est avant tout LIBERTE pour l’Homme qu’Allah a créé LIBRE et qu’IL a sacralisé et auquel IL a donné la DIGNITE dont la première est celle du CHOIX LIBRE et SOUVERAIN.




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  • D B
    23 juin 2011 at 13 h 31 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI
    On ne peut pas ne pas être d’accord avec toi, mon cher Si Abdelmadjid. Toutes tes interventions sont dignes d’intérêt. Parce qu’elles sont vraies, et transparentes même lorsqu’elles procèdent par allusions. Mais la vérité a souvent plusieurs facettes, selon que nous l’abordions d’un côté ou d’un autre. Pour moi, l’Etat iranien et le régime syrien ne sont pas comparables, ni dans leur nature, ni dans leur importance intrinsèque, ni sur leurs ambitions, ni dans leurs potentiels sur la scène régionale, ni sur leurs relations avec leurs sociétés respectives, ni dans quoi que soit, par ailleurs, si ce n’est dans une alliance qui se veut stratégique, mais qui n’est, en fait, et à mon humble avis, qu’une association conjoncturelle entre une puissance émergente avec un clan familial qui a fait main basse sur tout un pays. C’est aussi, malheureusement, un rapprochement de deux logiques chiites, qui croient qu’elles n’ont pas d’autre choix que de s’unir face à la coalition méprisable des pays musulmans voisins qui font feu de tout bois contre le chiisme qu’ils perçoivent comme une menace directe contre leur propre pérennité. Ces monarchies indignes, qui nous font honte, et dont nous dénonçons l’action criminelle contre nos frères chiites, la trahison de la cause palestinienne, et la soumission totale à leurs vrais maîtres qu’il n’est pas besoin de désigner ici, puisque tout le monde les connait. Cette alliance contre-nature autour du soutien au régime syrien, et qui a impliqué des mouvements vraiment nationalistes, comme le Hezbollah et le Hamas, est contre-productive pour la cause des peuples. C’est apporter de l’eau au moulin du régime syrien qui tente de se réfugier dans le beau rôle qu’il s’est attribué, de défenseur du peuple palestinien. Ce qui totalement usurpé, à mon avis. Je crois même pouvoir dire qu’aucun pays arabe n’a été d’un quelconque secours à ce peuple opprimé. Hormis le Hezbollah, et l’Iran, dont tout un chacun sait qu’il n’est pas arabe. Je crois aussi que le sursaut du peuple syrien, dont personne ne pouvait imaginer un jour qu’il pouvait se dresser contre ce clan odieux qui le broie, est réellement issu d’une profonde aspiration à la libération. Les manifestants, qui sont victimes d’une effroyable représsion, et qui tombent par centaines, en plus de tous ceux qui sont torturés, violés, humiliés, sont là pour nous le crier. Ne leur faisons pas l’injure d’abonder dans le sens de ceux qui tentent de faire accroire qu’ils sont les outils d’un complot contre l’avant garde de la lutte contre Israël. Je dirais même plus. Je crois que Israël, et ses protecteurs, et ses laquais de la région, ne souhaitent pas vraiment que le régime syrien tombe. Ils prendraient le risque d’ouvrir une boite de pandore dont ils ne peuvent évaluer le contenu. Alors que le régime actuel, tout tonitruant qu’il est, ne représente aucun danger pour eux tous. Le clan syrien n’a même pas été capable ne serait-ce que de hausser le ton, pour récupérer le plateau du Golan. Personnellement, je refuse d’entrer dans des schémas supposés stratégiques, et qui nous amènent forcément à une évaluation variable de la lutte des peuples contre le despotisme. Le dernier mot doit revenir au peuple syrien, mais aussi au peuple bahreini, au peuple yéménite, et au peuple libyen, en attendant qu’arrive le temps pour tous les pays arabes et musulmans d’entrer dans le renouveau. Ce sera lors le moment pour la cause palestinienne d’entrer dans une phase révolutionnaire, dans un environnement régional transformé en profondeur. Mais une condition sera necessaire pour y arriver, pour que la révolution ne soit pas dévoyée. Nos peuples devront oublier ce clivage savamment entretenu par nos ennemis, celui des sunnites et des chiites. Je dirais même plus, il faudra que nos peuples décident d’agir dans un esprit de libération et de révolution, en faisant appel à des ressorts humanistes, plutôt qu’à la religion. Sinon, nous ne sortirons jamais de l’auberge, et nous continuerons de jacasser, de gesticuler, et de tirer des rafales de kalashnikov en l’air.
    Et je reprends à mon compte, mon cher Si Abdelmadjid, tes propres paroles:
    « A bas les despotes quels que soient leur religion, leur nationalité et vivent les peuples libres quels que soient leurs religion, leur nationalité, au nom des valeurs UNIVERSELLES d’HUMANITE.
    L’Islam auquel j’adhère, est avant tout LIBERTE pour l’Homme qu’Allah a créé LIBRE et qu’IL a sacralisé et auquel IL a donné la DIGNITE dont la première est celle du CHOIX LIBRE et SOUVERAIN. »




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    23 juin 2011 at 15 h 12 min - Reply

    Eh bien merci du fond du cœur mon cher frère Si Djamal Eddine, pour ta patiente réplique pleine de sagesse et de ce fait, place l’essentiel à savoir la libération des peuples au contre de nos préoccupations qui ne devraient être que celles-ci, reléguant l’aspect stratégique au rang de spéculations toujours variables en fonction des facteurs temps, alliances nouvelles, conjonctures et opportunités de l’heure, du moment et de l’espace géostratégique à défaut des ressources matérielles ou énergétiques et donc leur importance à telle ou telle période pour quiconque en aurait besoin.

    Lorsque je dénonce par allusion l’utilisation par un Spinoza de la laïcité pour donner une place aux juifs en Europe chrétienne qui abhorrait le « peuple déicide », je suis sûr que tu as compris que je ne souhaitait pas ouvrir le front d’une polémique islamité-sécularité que je préfère au couple antagoniste islamité-laïcité porteur dans la mémoire algérienne de tant d’hypocrisie de la part de ceux qui nous ont légué ces concepts et qui, pourtant ne l’ont pas appliqué aux « indigènes de la République ».

    Je voulais simplement rappeler l’origine de l’ignoble système baathiste, qui a malheureusement eu à une époque pas si éloignée de nous, ici même en Algérie, ses propres émules, au sein même d’un FLN omnipotent et part unique, qui assimilait le « kabyle » ou quiconque, aurésien ou mozabite, non « arabe de tradition linguistique » en « mauvais algérien, mauvais musulman », et pire, « adversaire ipso facto du Coran et de la langue du DHAD vecteur du Coran ».
    Mais tout cela, ces rappels historiques, ne peuvent que nous rappeler que ce qui hier pouvait être considéré « révolutionnaire », comme le FLN ou encore, « œcuménique » comme le Baath, séculier, qui a permis de promouvoir l’appartenance à la nation arabe, et non plus à telle ou telle appartenance religieuse ou ethnie ou encore école de pensée religieuse, pour unir les peuples composant la nation sous une seule appartenance, la patrie et un même drapeau, ne pouvait malheureusement survivre aux vicissitudes du temps et aux heurts de l’histoire.
    Ainsi, à l’ombre de ces partis UNIQUES et EXCLUSIFS pour ne pas dire « EXCLUSIONISTES », Baath comme FLN ou PC, dans certains pays du  » bloc de l’Est  » ont fini ou finiront dans les poubelles de l’histoire, car, ils ont engendré par la nature même de leur création par réaction à un ordre établi mais honni, et donc, dans le sang et à la faveur d’une révolution fut-elle légitime, mais tout de même, sanglante, une classe « révolutionnaire » qui s’est crue tutelle d’un peuple asservi qu’elles ont « LIBÉRÉ » et qui lui doit donc le tribut, faisant de ses clercs des prêtres sacrés à vie.
    Cette nouvelle classe que l’on nomme la Nomenklatura, celle du PCUS, du Baath arabe irakien ou syrien, du FLN chez nous, de l’Union socialiste arabe devenue le parti national égyptien, des Jamahiriya libyennes, et de tout autre parti devenu hégémonique en oubliant la cause essentielle de sa naissance, s’est transformée avec la corruption du pouvoir en « despotisme éclairé », à comparer avec le « despotisme éclairé » de l’Occident et du temps des « Lumières », de la fin du XVIIIè. siècle européen.
    L’action des despotes ou « monarques-présidents à vie éclairés » de droit révolutionnaire, plutôt que « divin », est parfois qualifiée de moderne, pour leur inspiration philosophique si tant est que nous puissions considérer Marx, Bitar, Aflaq, Gamal Abdel Nasser et son livre « Philosophie de la révolution » écrit en 1953, le « livre vert de Khadafi », les auteurs de la Constitution d’Alger en 1965 ou de la Charte nationale en Algérie en 1976, comme tels, et les réformes qu’ils mettent en place.
    Cependant la structure même du pouvoir politique et de la société ne sont pas modifiés par ces régimes, qui se rapprochent ainsi des absolutismes qui continuent de régner sur des peuples privés de liberté d’expression et de choix de leurs dirigeants. Ils mettent au service de l’ordre établi avec l’aide de leurs cours de partisans, les idées philosophiques ou même les idéologies religieuses qui leur sont contemporaines ou qu’ils ont adaptées à leurs penchants pour le pouvoir despotique, leur goût insatiable du lucre et enfin, comme dans le cas des SADAM, KHADAFI, ASSAD, ou la Junte d’Alger, BEN ALI, les rois et cheikhs des pays arabes, ou même les artisans religieux de la « wilayat al faqih », en Iran, en affirmant à qui oseraient remettre en question leur tutelle, qu’ils ne font comme PHARAON, que le « bien pour leurs peuples ». إِنَّ فِرْعَوْنَ عَلَا فِي الْأَرْضِ وَجَعَلَ أَهْلَهَا شِيَعًا يَسْتَضْعِفُ طَائِفَةً مِّنْهُمْ يُذَبِّحُ أَبْنَاءَهُمْ وَيَسْتَحْيِي نِسَاءَهُمْ ۚ إِنَّهُ كَانَ مِنَ الْمُفْسِدِينَ ﴿٤﴾سورة القصص28
    Pharaon était hautain sur terre; il répartit en clans ses habitants, afin d’abuser de la faiblesse de certains d’entre eux: Il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les fauteurs de désordre. (4) AL QASAS 28

    N’avons-nous pas là, la description coranique des DESPOTES qui nous gouvernent, et REFUSENT de quitter le pouvoir quand le peuple qu’ils disent les « avoir plébiscités » ou élus, et qu’ils disent PROTEGER et dont ils veulent faire le bonheur malgré lui, leur dit tout simplement IRHEL IRHEL IRHEL…. ?

    Les morts, victimes de ces despotes leur demanderont compte au Jour du Jugement Dernier, et ce jour là, ils comprendront que les crimes commis au nom du « vouloir faire le bonheur des peuples à leur corps défendant » n’est point permis par Notre Créateur, Celui Qui nous a insufflé de Son Souffle divin, cette âme que ces TYRANS méprisent…

    En conclusion, et comme le chantait (Charles Aznavour), Il faut savoir.. Il faut savoir encore sourire, Quand le meilleur s’est retiré, Et qu’il ne reste que le pire, Dans une vie bête à pleurer, Il faut savoir, coûte que coûte, Garder toute sa dignité, Et malgré ce qu’il nous en coûte, S’en aller sans se retourner, Face au destin qui nous désarme, Et devant le bonheur perdu, Il faut savoir cacher ses larmes, Mais moi, mon coeur, je n’ai pas su…




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  • A.L
    23 juin 2011 at 17 h 16 min - Reply

    J’aime mieux la dernière phrase qui résume tout.Et dans tout ça,il ne faut pas trop mélanger Dieu ou ses représentants.Je crois qu’ils vaut mieux les laisser à leur place où ils y sont très bien.La politique c’est l’affaire des hommes.




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  • Elforkan
    23 juin 2011 at 19 h 14 min - Reply

    @ A.L
    « La politique c’est l’affaire des hommes. »

    ……et pourtant, il y’a beaucoup de ceux qui font de la politique………et ne sont pas pour autant hommes !!!
    Maintenant si homme est synonyme de terroriser la population jusqu’à la contraindre à fuire sa ville ou son village pour aller se réfugier chez le voisin,du coté de la frontière turque, dans des guitouns, alors le Béchar est homme !
    Et si étre homme, c’est joué aux echecs alors que la population se fait massacrer et lorsqu’on se fait bombarder, on se terre dans les égout de Tripoli, , Kadhafi,alors, serait homme !
    Maintenant,si étre homme, c’est vider les caisses de la nation et au moindre bruit prendre ses valises et fuire vers Djedda en pyjama, alors, le Ben Ali est homme !
    et enfin, parce que ça sera trop long, si étre homme, étre général avec un diametre ventral dépassant les 2m50, alors les hommes chez nous, sont à la pelle !!!
    Et si un jour nous seront , général, Kadhafi ou Béchar….peut étre serions nous également homme !!..c’est ça le plus grand problème, et c’est ça le véritable problème !!




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