Édition du
21 July 2017

URGENT : L’ex-président Ben Ali et son épouse condamnés à 35 ans de prison par contumace

 

AFP – L’ex-président tunisien Ben Ali et son épouse Leïla Trabelsi ont été condamnés lundi par contumace à 35 ans de prison chacun dans un procès où il étaient poursuivis pour détournement de fonds publics.

Le juge Touhami Hafi a annoncé en fin d’après-midi ces peines sévères qui sont assorties d’amendes de 50 millions de dinars (25 millions d’euros) pour l’ex-homme fort tunisien et de 41 millions de dinars (20,5 millions d’euros) pour Mme Ben Ali.

Il a par ailleurs annoncé le report au 30 juin du procès sur une autre affaire, afin de permettre aux avocats commis d’office de préparer la défense de l’ex-président.

Ni Zine El Abidine Ben Ali, qui s’était réfugié en Arabie saoudite le 14 janvier dernier, chassé par une révolte populaire inédite qui a mis fin à un règne de 23 ans, ni son épouse qui a fui avec lui, n’étaient assis sur le banc des accusés.

La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis, devant laquelle le procès s’était ouvert lundi matin avait à statuer sur deux affaires.

La première mettait en cause M. Ben Ali et son épouse Leïla Trabelsi. Elle porte sur la découverte dans un palais de Sidi Bou Said, dans la banlieue chic au nord de Tunis, de quantités faramineuses d’argent et de bijoux de prix.

La télévision publique avait montré d’imposantes liasses de dinars tunisiens et de devises étrangères empilées dans un énorme coffre, évoquant des images de « caverne d’Ali Baba ».

Dans ce dossier, les chefs d’accusation retenus étaient notamment l’accaparement et le détournement de fonds publics.

Dans la seconde affaire, seul M. Ben Ali est visé. Elle a trait à la découverte dans le palais présidentiel de Carthage de drogue et d’armes.

M. Ben Ali a à répondre, dans ce cas, de chefs d’accusation portant sur la détention d’armes et de stupéfiants.

Le ministère de la justice avait indiqué que les délits visés étaient passibles de peines allant de 5 à 20 ans, selon le ministère tunisien de la justice. Le fait que la peine infligée soit supérieure à 20 ans s’explique du fait qu’il y a plusieurs délits, a indiqué un avocat.

L’ex-président avait rejeté en bloc par avance toutes ces accusations par le truchement de son avocat libanais Me Akram Azouri.

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6 Commentaires sur cet article

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  • boukezouha abdelouahab
    21 juin 2011 at 7 h 34 min - Reply

    pris sur le site udma
    Lundi, 20 Juin 2011 20:35
    Le ministre algérien des Affaires étrangères est impayable. Il revendique le droit des Etats voire des chefs d’Etats de disposer de leurs peuples.
    Maamar Kadhafi, Bachar al-Assad ou Abdelaziz Bouteflika et Abdellah Salah ont, au nom de la souveraineté nationale, ce droit régalien de vie ou de mort sur leurs peuples qui ne les ont jamais élus aux hautes fonctions qu’ils occupent illégitimement.

    Seuls les peuples, a dit Mourad Medelci au cours d’une réunion à Luxembourg avec des représentants de l’Union européenne, « ont le droit de dire si tel ou tel leader est ou non légitime ». Le ministre des Affaires étrangères qui nous a habitués aux gaffes et aux déclarations à l’emporte-pièce ignore, sans doute, que les peuples arabes ni en Algérie, ni en Syrie, ni en Libye ni ailleurs ne confèrent la légitimité parce que soit ils ne votent pas soit leur volonté est anéantie par la force des armes. Leurs dirigeants sont, dans la majorité des cas, issus de coup d’Etat militaire comme en Algérie, en Syrie, en Libye ou au Yémen.

    Plus indécent encore, Mourad Medelci a estimé que « ce qui se passe [en Libye] n’est pas acceptable », laissant penser que le psychopathe Kadhafi et sa progéniture pouvaient bombarder le peuple libyen et le massacrer sans que personne ne puisse s’interposer. Pour lui, l’assassinat d’un peuple par « ses » dirigeants est une affaire strictement intérieure.

    Comme le représentant de l’Union européenne, le ministre hongrois des Affaires étrangères, nous soutenons le peuple libyen et pensons à l’Udma que Kadhafi a perdu toute légitimité, si tant est qu’il était légitime, et que la solution politique réside dans son départ et celui de ses héritiers, sans condition. C’est devant la justice du peuple libyen que le dictateur doit être jugé comme l’est actuellement le tyran Ben Ali en Tunisie.

    salam




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  • Rachid
    21 juin 2011 at 12 h 13 min - Reply

    C’était un premier chef d’inculpation : « détournement de fond public = 35 ans de prisons  » (il y en aura certainement d’autre du même ordre).

    Il reste les autres chef d’inculpation :
    – Haute trahison et intelligence avec l’étranger.
    – crimes, qui sera, à n’en point douter, considéré comme un véritable « crime contre l’humanité » (vue l’ampleur).

    Enfin, il est clair qu’il n’a pas agit seul. Toute la clique officelle et officieuse du pouvoir en place devra rendre également des comptes aux peuples (ici bas, dans un premier temps).




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  • Aliouette
    22 juin 2011 at 0 h 11 min - Reply

    « Comme quoi tout a une fin

    Ceux qui ont régné sans partage et ont cru que le pays leur appartenait à eux seuls;ont oublié que dans cette vie il y a d’abord un DIEU qui leur fera payer leurs crimes ici-bas sur cette terre avant d’aller dans l’autre monde où les attendra l’enfer éternel.Viendra le jour où les Généraux et les mafieux(ministres,PDG,responsables de toute sorte,magistrats etc etc… de ce pays seront rattrapés par leur passé, et par une justice divine.Ils ont pillés les richesses du peuple algérien sans jamais s’arrêter,de même que les dirigeants actuels qui sont entrain de suivre le même sillage que ces criminels et pillards de Généraux.Ils payeront de leurs progénitures qu’ils ont cru sauver de la misère ,du travail..Car leurs enfants qui ont tout, ne sont d’aucune utilité à ce monde.Ils payeront de leur santé et DIEU saura mieux que quiconque comment les faire payer chèrement leur crime.A ce moment là cet argent ne leur sera d’aucune utilité. »




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  • IDIR
    26 juin 2011 at 13 h 30 min - Reply

    Chers amis de la rédaction, je vous invite à suivre de près la suite des évènements en Iran.

    Révolution de palais

    Publié le 25 juin 2011

    Mahmoud Ahmadinejad, bientôt la fin ?

    Le président iranien prend un peu trop de place aux yeux des autorités religieuses. Ce sont pourtant elles qui détiennent le pouvoir en Iran. Plusieurs événements récents laissent envisager une destitution.

    Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/mahmoud-ahmadinejad-destitution-khamenei-129036.html




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  • IDIR
    26 juin 2011 at 22 h 06 min - Reply
  • IDIR
    27 juin 2011 at 12 h 44 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique