Édition du
25 July 2017

L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique


Le Soir d’Algérie 22 et 23 juin 2011

Par Mohamed Chafik Mesbah
Mohamed Chafik Mesbah, collaborateur de notre journal, a présenté le lundi 13 juin 2011 au Cidob de Barcelone (Centre des relations internationales et études du développement, think tank que préside Narcis Serra, ancien ministre espagnol de la Défense) une communication intitulée «L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique» . Dans cette communication, Mohamed Chafik Mesbah examine passé, présent et perspectives d’évolution de l’institution militaire et services de renseignement dans le pays. Au regard de l’importance du sujet et de l’intérêt des idées développées dans cette communication, nous avons jugé utile de la publier, in extenso, à l’intention de nos lecteurs.
Le président Narcis Serra nous a présenté un modèle théorique, parfaitement élaboré, qui ne souffre pas de contestation lorsqu’il s’applique à des sociétés développées. Le cas est différent, cependant, pour les pays de la rive sud de la Méditerranée qui viennent d’entamer leur processus de transition démocratique. La richesse d’expérience du président Narcis Serra en sa qualité d’ancien ministre espagnol de la Défense nationale, celui de la transition démocratique, ainsi que la rigueur méthodologique de son exposé, celle d’un académicien avéré, explique l’intérêt de cette communication. Il est clair, à cet égard, qu’il existe un grand intérêt à ce que la communication du président Narcis Serra ainsi que son livre intitulé La transition militaire, l’expérience espagnole, disponibles en espagnol et en anglais, le soient en arabe et en français. La courte contribution que je présente, aujourd’hui, ne prétend pas au standard académique. C’est le résultat d’un cheminement intellectuel personnel, laborieusement conduit tout le long d’une carrière militaire marquée par le souci constant de réconcilier dans un projet national fondateur l’armée et le peuple algériens. Cette posture intellectuelle comporte, à l’évidence, une charge émotionnelle. J’assume, sereinement, cette posture délicate. L’objet de cette contribution porte sur l’examen de trois aspects complémentaires liés à la problématique qui requiert notre attention. Il s’agit de soumettre à un éclairage approprié la problématique qui requiert notre attention. Il s’agit, premièrement, de procéder à une genèse rapide de l’évolution de l’armée algérienne, à partir de l’intérieur, notamment avant l’avènement du multipartisme en Algérie. Il s’agit, deuxièmement, de procéder à l’examen de la conduite de l’armée algérienne face aux événements douloureux qui, depuis 1992, ont pris place dans l’imaginaire populaire sous le libellé de «décennie noire». Il s’agira, troisièmement, de procéder à l’étude des perspectives qui s’ouvrent à l’armée algérienne, en rapport avec le nouveau positionnement politique et institutionnel qui, dans le nouveau contexte national et international, pourrait être le sien. Soulignons, avant d’aborder le corps du sujet, que la problématique du rôle de l’armée dans la sphère politique en Algérie s’est posée, de manière récurrente, depuis même le début de la colonisation. Les premières résistances menées contre l’occupant colonial français avaient été conduites par des leaders religieux, chefs guerriers simultanément, la question de la subordination du militaire au civil se trouvant, d’emblée, tranchée. Tout le long de l’évolution du mouvement de résistance politique, du début du siècle au déclenchement de la guerre de Libération nationale le 1er novembre 1954, ce sont des dirigeants politiques civils qui avaient constitué l’interface des autorités coloniales. Ce sont, cependant, des dirigeants de l’Organisation spéciale (OS), structure paramilitaire créée en 1947 par le PPA-MTLD, le principal parti nationaliste algérien, qui avaient déclenché la guerre de Libération nationale, après s’être érigés, de fait, comme instance politico-militaire connue, plus tard, sous l’appellation de «groupe des 22». Ce seront, d’ailleurs, trois principaux membres de ce groupe, les colonels Belkacem Krim, Abdelhafidh Boussouf et Abdallah Bentobal, connus sous la dénomination des «3B», qui se saisiront des leviers de commande du FLN et de l’ALN de guerre. Ils y parviendront après avoir fait abroger, en 1957, par l’instance délibérante de la Révolution algérienne, le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), le principe de la primauté du politique sur le militaire. Un principe qui venait juste d’être adopté par le congrès de la Soummam réuni en 1956 avec Abane Ramdane comme figure de proue, lequel Abane Ramdane sera assassiné à l’initiative de ces mêmes «3B». La domination de fait de cette direction militaire sur les instances de la Révolution algérienne ne sera mise à mal que par la création, en 1960, de l’état-major général de l’ALN sous le commandement du colonel Houari Boumediene. C’est cette instance qui parviendra, progressivement, à supplanter les «3B». Il est établi, à cet égard, que c’est l’état-major général de l’ALN qui, depuis la proclamation de l’indépendance nationale en 1962, s’était assuré de la réalité du pouvoir, se servant, cependant, de la couverture politique de M. Ahmed Ben Bella, alors figure emblématique de la Révolution. Cette brève rétrospective historique n’est pas superflue pour comprendre comment l’interférence de l’armée dans le champ politique en est venue à constituer une donnée co-substantielle à la fondation de l’Etat moderne en Algérie. Examinons, à présent, le premier volet de cette contribution. Au lendemain de l’interruption du processus électoral, en 1992, l’armée algérienne, pour son rôle dans l’épisode considéré, avait fait l’objet d’attaques en règle jusqu’à être assimilée, parfois, à une armée de «pronunciamiento », ses chefs étant affublés du qualificatif de «junte» au sens le plus négatif du terme. A l’époque, pourtant, l’origine sociale des officiers généraux et de leurs collaborateurs immédiats était des plus modestes, essentiellement rurale. Leur comportement social n’était pas, particulièrement, ostentatoire, sujet à critique marquée de l’opinion publique. Il ne faut pas, certainement, céder à une forme d’idéalisation excessive de l’institution militaire. Certains chefs militaires, pas la hiérarchie en tant que corps social, s’étaient, certes, distingués par des comportements pathogènes qui ont pu contribuer à discréditer la corporation dans sa totalité. Mais ce qui doit retenir notre attention, ce n’est pas l’histoire liée aux modes individuels, c’est la société militaire à travers l’analyse de la structure dite «Commandement» qui est une de ses composantes essentielles. Issus de l’Armée de libération nationale, les chefs militaires de l’époque avaient, pour la plupart, complété leur formation dans les académies nationales et étrangères et il existait une homogénéité interne relativement solide au sein de la hiérarchie. Jusqu’à une heure tardive, une certaine ligne de fracture a bien existé entre officiers dits de l’Armée française et officiers dits de l’Armée de libération nationale faisant se juxtaposer, d’ailleurs, clivages idéologiques et techniques. Cette ligne de fracture s’est, à présent, estompée. Au plan interne, également, la situation, au sein de l’armée, se caractérisait par un tassement vers le bas des grades qui a laissé, parfois, végéter les plus instruits parmi les cadres militaires. Ces clivages ont, peu ou prou, disparus face à la nécessité d’une solidarité active face aux défis majeurs apparus, d’abord, avec l’éclatement du conflit du Sahara occidental, ensuite, avec l’irruption intempestive du Front islamique du salut. Il faut garder à l’esprit, à cet égard, le fonctionnement presque démocratique de l’institution militaire, puisque le ministre de la Défense nationale de l’époque prenait la précaution de réunir, jusqu’à un niveau relativement subalterne, les cadres de l’ANP en vue de requérir leur assentiment suscitant ainsi le consensus qui permettait au Commandement d’avancer les rangs serrés. Cela peut paraître une hérésie pour une institution fondée sur l’obéissance et la discipline. C’est bien selon ce mode, pourtant, que les forces armées portugaises avaient fonctionné pour trouver leur indispensable cohésion face à des événements d’une portée bien exceptionnelle. Toujours à propos de la composante interne de l’armée, il faut noter, d’un point de vue social, que les principaux responsables militaires en 1992, chefs de régions militaires comme commandants de forces, ne disposaient pas des attributs, du prestige social et des avantages qui étaient ceux de leurs homologues, durant le règne du président Houari Boumediene. Il ne faut pas non plus céder aux prénotions. Même sous la présidence de Houari Boumediène, les chefs militaires impliqués dans les processus politiques l’étaient intuitu personae à travers le Conseil de la révolution dont ils étaient membres. Ce n’était pas l’institution militaire, elle-même qui était concernée. Les études fiables sur la composition sociale de l’encadrement militaire en Algérie n’existent pas. Il est difficile, donc, de conforter scientifiquement les constats avancés dans cette contribution. Au vu de l’observation empirique, il est excessif, pourtant, de parler de caste militaire coupée de la société. L’état d’esprit prêté aux chefs de l’ANP, à propos de l’islam, est, également, un préjugé qui ne repose pas sur l’observation scientifique de la société militaire. Affirmer que le Commandement militaire était habité par une haine pathologique vis-à-vis de l’islam, c’est méconnaître les racines sociales et culturelles, essentiellement paysannes, d’où puise sa sève cette composante essentielle de l’armée. Le Commandement militaire est le produit de la société algérienne, pas une excroissance greffée de l’extérieur. Il faut distinguer entre l’analyse scientifique et les jugements de valeur politiciens. Beaucoup d’intellectuels algériens refusent de se libérer des prénotions teintées d’idéologie qui guident leur raisonnement chaque fois qu’il est question de l’armée algérienne. Mais pour revenir au corps du sujet, ce n’est pas sans pertinence que Nacer Djabi, sociologue algérien éminent, s’était livré à l’analyse d’un échantillon de cent ministres du pays pour aboutir à la conclusion que leur profil correspondait, parfaitement, à la configuration de la société algérienne. Pour résumer ce constat, il a eu cette formule décapante de bon sens qui peut, parfaitement, s’appliquer à au Commandement militaire en Algérie : «C’est une élite tout ce qu’il y a de plus normal évoluant dans un système politique anormal.»Comment expliquer, toutefois, que face à l’émergence prodigieuse du FIS, le Commandement militaire ait fait preuve d’un manque de lucidité politique ? Ce n’est, assurément, pas dans le statut social des chefs militaires qu’il faut chercher l’explication. L’ANP, depuis l’indépendance, n’a jamais été, en fait, que l’instrument d’exécution d’une volonté politique incarnée par des chefs qui avaient revêtu l’habit civil. Instruite pour obéir, l’ANP n’a pas exercé le pouvoir directement. C’est pourquoi elle n’a jamais pu accéder, en profondeur, à la compréhension des phénomènes politiques et économiques liés à l’évolution de la société. Elle s’est développée sur la base d’un modèle de formation axé, presque principalement, sur les connaissances techniques. L’encadrement militaire n’a pu accéder, ainsi, à l’intelligence des phénomènes de société que sous forme d’agrégats. Le fameux Commissariat politique de l’ANP, excroissance héritée de l’Armée de libération nationale, servait à délivrer des messages pour l’environnement extérieur plutôt qu’à consolider la formation intellectuelle des cadres militaires. Confrontés à une vacance de fait du pouvoir politique, les chefs militaires, pour affronter la crise qui avait éclaté en 1992, s’étaient trouvés armés d’un patriotisme intuitif mais démunis de la capacité d’anticiper le futur à travers l’accès raisonné à la logique des phénomènes historiques, politiques et économiques. Le président Houari Boumediene qui avait bien retenu la leçon de son différend avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) — ou officiaient les «3B» — cantonnait l’armée loin de la politique, s’en servant, seulement, comme d’une arme de dissuasion contre ses opposants politiques. L’ancien ministre de la Défense nationale, le général Khaled Nezzar, rappelait, à cet égard, tout récemment, une formule imagée du président Houari Boumediene : «L’armée c’est le gourdin avec lequel il faut faire peur aux forces réactionnaires !»

Quoiqu’il en soit, l’accession à la présidence de la République de M. Abdelaziz Bouteflika ouvrira une nouvelle ère dans l’évolution de l’institution militaire. Avec dans une première étape des rapports plutôt ambigus empreints de méfiance réciproque entre le chef de l’Etat et la hiérarchie militaire. La démarche de clarification de ces rapports aura été, en effet, des plus laborieuses. Elle n’a produit ses effets que vers la fin du deuxième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. L’objectif consistait à parvenir, tour à tour, à un contrat moral, une sorte de code de bonne conduite, à un accord de délimitation de compétences qui tienne compte du caractère spécifique de l’institution militaire et à l’adoption, in fine, d’un programme de modernisation de l’institution militaire destiné à faire émerger, pacifiquement, une nouvelle chaîne de commandement. Pour une meilleure compréhension du problème, il faut distinguer, au plan méthodologique, entre, d’une part, le corps de bataille, c’est-à-dire les grandes unités de combat et les commandements opérationnels, ainsi que leur dispositif de soutien logistique et, d’autre part, les services de renseignement qui continuent de relever de la tutelle de la Défense nationale. Les changements évoqués concernent, essentiellement, la première composante des forces armées. Ces changements portent sur l’amélioration substantielle de la qualité de l’encadrement militaire, tant du point de vue de l’âge que du niveau de formation technique et intellectuelle. Pour l’essentiel, l’encadrement militaire actuel provient d’officiers formés au sein des fameuses Écoles des cadets de la Révolution, de l’Académie militaire interarmes de Cherchell et dans les universités, s’agissant de recrues sur titre engagées dans les rangs des forces armées à la fin de leur scolarité supérieure. Pour la plupart, ces officiers ont suivi des cycles de spécialisation ou des stages de commandement dans les grandes écoles militaires occidentales, russes et arabes. Un parcours qui leur permet de se mesurer, au plan de la maîtrise professionnelle, à leurs pairs des armées modernes. Les changements se sont effectués, par ailleurs, dans le respect des équilibres sociologiques. Le rajeunissement de l’encadrement militaire n’a pas affecté la prédominance des cadres issus de la région est du pays, largement majoritaires au sein de la chaîne de commandement. Ce sont, également, toujours des officiers d’extraction sociale modeste, paysannerie pauvre et petite bourgeoisie, qui composent, majoritairement, cette chaîne de commandement. Cela dénote, à l’évidence, une gestion prudente de la ressource humaine au sein des forces armées. Certaines critiques évoquent, toutefois, la présence dans la hiérarchie militaire d’une poignée de responsables trop âgés, en déphasage avec les nouveaux chefs qui émergent dans l’ANP, beaucoup plus jeunes et bien mieux formés. Ces responsables d’âge avancé qui se comptent sur les doigts de la main proviennent de l’Armée de libération nationale. Ils sont en voie de disqualification, même sur le plan biologique. C’est, de manière spécifique, le chef d’état-major de l’ANP qui est visé par cette remarque. Précisons qu’il a été choisi par le président de la République pour des considérations de loyauté personnelles. C’est, également, pour des raisons symboliques, liées, entre autres, à son appartenance à l’ALN, que cet officier général a été désigné pour assumer une mission supposée être temporaire liée à l’équilibre subtil des prérogatives entre délégataires majeurs de pouvoirs au ministère de la Défense nationale. A terme rapproché, la fonction de chef d’état-major de l’ANP, de plus en plus technicisée, sera, probablement, accessible à la génération d’officiers incorporés après l’indépendance nationale. Il persiste, par ailleurs, des divergences internes à l’institution résultant de la diversité des parcours des officiers qui forment l’ossature de la chaîne de commandement. Effectivement, ces nouveaux chefs militaires ayant suivi des formations supérieures au sein d’académies différentes, nationales et étrangères, se posent la question de l’homogénéisation des visions, sur le plan technique aussi bien que sur le plan de la doctrine. L’Ecole supérieure de guerre, nouvellement créée, et l’Institut militaire de documentation, d’évaluation et de prospective, de création plus ancienne, ne semblent pas, en ce sens, avoir apporté la contribution attendue. L’effort de rajeunissement de la chaîne de commandement militaire, concomitant à celui de la modernisation du potentiel de combat, ne s’est pas accompagné – je l’ai déjà souligné — de la rénovation de ce qui tenait lieu de corps de doctrine militaire. Une opacité est entretenue autour de cet impératif de rénovation de la doctrine de défense qui retarde la mise à niveau conceptuelle souhaitée. C’est cette doctrine qui nous aurait renseignés, plus sûrement, quant à la politique de défense nationale du pays. A moins que celle-ci ne se résume, implicitement, à une simple adéquation de l’effort de guerre national avec les impératifs spécifiques à l’Otan, les nouvelles menaces qui vont de la lutte contre le terrorisme jusqu’à la participation aux forces d’interposition dans les conflits localisés en passant par la prévention des exodes de population… Tout se passe comme si les instances politiques, conscientes qu’il n’existait plus d’alternative à un alignement sur l’Otan, avaient choisi de louvoyer et de ne pas énoncer, clairement, la substance de la nouvelle politique de défense. C’est peine perdue. Les politiques de défense nationale s’inscrivent, désormais, dans des logiques de sécurité régionale liées aux impératifs fixés par les grandes puissances, en particulier la première d’entre elles, les États-Unis. A observer, scrupuleusement, le statut de l’Otan, il serait bien difficile de trouver une disposition qui permette à cette organisation internationale d’interférer dans la politique de défense d’un pays tiers. Mais derrière l’apparence institutionnelle de l’Otan et, d’une manière générale, du système de relations internationales, se profile, inévitablement, la politique de puissance américaine. L’Otan, précisément, a engagé ce qu’il est convenu d’appeler le dialogue méditerranéen avec un certain nombre de pays riverains à la Méditerranée. Dans l’argumentaire élaboré par les services de l’Otan, il est spécifié, expressément, que l’interopérabilité des forces est l’un des objectifs majeurs visés par le dialogue. Dans l’immédiat, le rapprochement avec l’Otan se traduit, précisément, pour des considérations opérationnelles, par une transformation graduelle de la chaîne de commandement militaire. Les exigences liées à l’interopérabilité obligent l’ANP à se mettre à niveau. C’est, forcément, les militaires qui maîtrisent les armements requis et capables de conduire des interventions adaptées aux théâtres d’opération modernes qui supplanteront, progressivement, ceux qui ne sont pas formés. L’Algérie n’en est pas encore au stade de l’adhésion à l’Alliance atlantique qui comporte des conditionnalités rigides, mais déjà sa proximité avec l’Otan lui impose une mise aux normes de la formation de son encadrement et de la nature de ses systèmes d’armement. Le dialogue méditerranéen qui a été engagé par l’Otan vise, cependant, simultanément aux objectifs techniques opérationnels, à favoriser la réforme de la Défense nationale, à travers, notamment, «la promotion du contrôle démocratique des forces armées». Cette affirmation est à relier, sans aucun doute, au cours actuel de l’évolution de la chaîne de commandement de l’ANP. Les nouveaux chefs militaires qui, désormais, détiennent la réalité des leviers de commande, puissance de feu et dispositif de soutien logistique, se distinguent par un degré de conscience plus aigu, adhérent raisonnablement aux impératifs de bonne gouvernance. L’un dans l’autre, cet état d’esprit intrinsèque et les principes institutionnels défendus par l’Otan devraient prémunir ces nouveaux chefs militaires contre la tentation d’une irruption intempestive dans la sphère politique. L’évolution des armées de tous les pays de la rive sud de la Méditerranée impliqués dans ce dialogue méditerranéen s’inscrit, très certainement, dans une perspective de normalisation de leur statut institutionnel avec subordination du militaire au civil. Quelle lecture politique faut-il faire, à ce niveau de la réflexion, de ces changements que nous venons d’évoquer, par rapport, en particulier, à l’exercice de ses pouvoirs par le président Abdelaziz Bouteflika? A court terme, le président Abdelaziz Bouteflika, en remplaçant — sans payer de coût politique significatif — la génération des généraux «janviéristes» par de nouveaux chefs militaires que nous pourrions appeler des «guerriers professionnels», a éliminé toute source possible de contestation de sa démarche à partir des forces armées. A moyen terme, le président Abdelaziz Bouteflika a subtilement conçu la répartition des prérogatives entre délégataires de pouvoir au niveau du ministère de la Défense nationale de manière que leurs influences s’annulent réciproquement. A long terme, le président Abdelaziz Bouteflika a réussi le découplage, presque total, entre les services de renseignement et les forces armées, privant les premiers de l’appui ostensible qui faisait leur force et les seconds de l’interface sur la société qui leur permettait d’agir politiquement. Dans le même intervalle, ce n’est pas la même évolution que les services de renseignement ont connu. Le regretté M’hamed Yazid, quelque temps avant sa mort, évoquait cette relation ambiguë, empreinte de sentiments contradictoires, faits d’attraction et de répulsion, qui liait le personnel politique hérité de la guerre de Libération nationale aux services de renseignement algériens. C’est, à la fois, du rejet fondé sur la peur et de l’admiration nourrie par le mythe. Le président Abdelaziz Bouteflika n’échappe pas à la règle. Il existe chez lui, pour des considérations symboliques autant que pratiques, une réelle volonté de réformer les services de renseignement, au sens d’annihiler la capacité de nuisance qui leur est prêtée. Il est suffisamment habile, cependant, pour vouloir continuer à entretenir le mythe qui entoure cet instrument dont il ne veut pas se priver brusquement. Il laisse, volontiers, se perpétuer l’idée, surtout à l’usage d’une société politique habituée à ce genre de soumission, que ces services de renseignement tout puissants constituent le bras séculier sur lequel il fonde son pouvoir. Cette situation lui permet même d’orienter vers ces services la vindicte de la population, des élites, voire de l’étranger. Ce calcul doit compter, certainement, dans le peu d’empressement qu’il manifeste, du moins apparemment, à procéder à la réforme des services de renseignement bien qu’il le souhaite pourtant. Il est probable que le président Abdelaziz Bouteflika se suffit, pour le moment, d’avoir découplé corps de bataille et services de renseignement et, de manière relative, d’avoir limité l’influence de ces derniers dans le processus de nomination aux fonctions de responsabilité publique. Sans devoir s’en tenir, mécaniquement, à l’avis des partis et leaders de l’opposition qui considèrent que lesdits services sont la source de blocage essentiel pour tout processus de transition démocratique, examinons, sereinement, cette question. Ne nous arrêtons pas aux évidences, le renseignement est une fonction fondamentale de l’Etat, une condition indispensable à son développement pérenne. La vraie question, par conséquent, n’est pas de savoir si, oui ou non, le pays doit disposer de services de renseignement. La vraie question doit porter sur la nature de la mission des services de renseignement dans un système démocratique. S’agissant de l’Algérie, il faudrait, avant de répondre, examiner ces services à l’aune de deux paramètres, la symbolique liée à l’institution et l’efficience de son action. Les services de renseignement algériens jouissent-ils encore de la charge émotionnelle — en particulier, cette solidarité de corps érigée en culte — qui fonde, symboliquement, la communauté du renseignement, «un métier de seigneurs» comme le suggérait le chancelier allemand Bismarck ? Ces services disposent-ils toujours de l’efficacité redoutable qui, une période durant, avait fondé leur légende, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ? Ces services de renseignement, à présent, partiellement, démunis de la charge émotionnelle qui vient d’être évoquée, ne disposent guère plus de toute l’efficacité dont ils pouvaient se prévaloir. La solidarité de corps, c’est un habitus social et culturel, c’est surtout une échelle de valeurs partagée en commun. Ce patrimoine hérité du Malg mythique de la guerre de Libération nationale est largement entamé. Au cours de la phase de restauration de l’État, les services de renseignement algériens, bâtis sur les traces du Malg, ont été propulsés par un puissant idéal. Ils ont su tirer profit de la disponibilité de cadres expérimentés et engagés ainsi que de l’aura populaire qui rendait leur action efficace et redoutée. Raisonnant en contexte, il n’est pas faux d’affirmer que la Sécurité militaire a été un instrument de répression dans le cadre d’un système de parti unique. C’était le prix de la stabilité politique et institutionnelle du pays, condition jugée nécessaire pour son développement économique et social. La Sécurité militaire avait joué, cependant, un rôle éminent dans la victoire de nombreuses guerres de libération nationale, en Afrique notamment, et dans le succès de combien de révolutions démocratiques, résultat de soulèvements populaires, sans compter le soutien efficace qu’elle sut apporter aux mouvements de résistance de gauche en Amérique latine. Revenons, toutefois, à la situation présente. Il faut bien admettre que l’ardeur patriotique et l’efficacité opérationnelle dont était créditée cette ancienne Sécurité militaire n’ont pas résisté au phénomène d’usure, à l’image de cette perte de bonne gouvernance qui touche toutes les institutions du pays. Ces services de renseignement, à un moment donné, ont bien joué un rôle dynamique en servant de rempart contre l’écroulement de l’Etat algérien. Ils ont exercé, également, un certain rôle stabilisateur éteignant, dans l’œuf, les crises internes du régime, ce qui, d’ailleurs, a permis au système de se pérenniser. A leur actif, également, un rôle, de coloration disons patriotique, dans la sauvegarde du patrimoine économique national. Leur empreinte, sans être exclusive, est perceptible dans l’abrogation de la loi sur les hydrocarbures en 2005. Ils ne sont pas étrangers à la contrariété que rencontrèrent certains processus de privatisation douteux. Ce rôle de stabilisation du régime politique et cette œuvre de sauvegarde du patrimoine économique sont, néanmoins, sans commune mesure, avec les exigences de mue du système. Cela conduit à imaginer que, par rapport à la conjoncture politique prévalant en Algérie, les services de renseignement algériens ne sont plus en mesure d’entraver un puissant mouvement social déterminé à mettre à bas le système. Les cadres de renseignement algériens ont été formés pour lutter contre la subversion interne — entendez l’opposition qui n’est pas légale —, ils se sont adaptés, avec plus ou moins de succès, pour combattre le terrorisme, ils ne sauront, certainement pas, étouffer un mouvement de masse. Les hommes politiques algériens devraient visiter les pages d’histoire des peuples qui ont imposé dans leur pays le système démocratique. Le DRS serait-il plus puissant, plus efficace, plus retors que la Stasi allemande? Les conditions historiques de la chute du système communiste ayant été réunies, la Stasi a aussitôt tout perdu de sa puissance. Faut-il faire du démantèlement des services de renseignement algériens un préalable à la mise en œuvre d’un processus de transition démocratique ? L’observation des processus historiques universels, similaires à ceux qui se déroulent dans le monde arabe actuellement, indique bien que l’adaptation des services de renseignement aux exigences du système démocratique est une nécessité. Pour l’heure présente, il ne sert à rien d’ergoter sur l’influence jugée excessive du DRS sur la vie politique nationale. Il est bien plus important de se hâter à favoriser l’instauration du système démocratique en s’engageant, avec un esprit de sacrifice bien entendu, sans réserve, dans la mobilisation du peuple algérien. Il faut faire le pari que la plupart des cadres des services de renseignement, tant décriés, finiront par se ranger au choix du système démocratique dès lors que la situation aura atteint le stade de mûrissement requis. C’est-à-dire dès lors, en particulier, que l’armée, au sens de corps de bataille, se sera déterminée. Dans l’intervalle, il faut souhaiter, naturellement, que les services de renseignement du pays ne s’ingénient pas à mobiliser leur capacité de nuisance au profit d’une démarche d’entrave à cette progression naturelle, je dirais inéluctable, de la société vers la liberté. Une lecture hâtive et forcée à laisser imaginer chez certains observateurs de la scène politique algérienne que les scandales de corruption qui ont défrayé la chronique sont le reflet d’une lutte de clans au sommet de l’Etat. Allusion aux services de renseignement qui auraient la capacité de constituer un pôle capable de défiance vis-à-vis du chef de l’Etat. La vérité est, tout juste, que la corruption est, désormais, co-substantielle au système de gouvernance en Algérie. C’est, à présent, un phénomène structurant ancré dans les usages du système reflet d’une crise chronique de gouvernance, pas d’une simple guerre de clans au sommet. Là n’est pas, toutefois, l’essentiel du problème. Ce qui est bien plus essentiel, c’est la fin du rôle d’interface avec la société politique que, tout le long de la crise algérienne, ils ont joué, pour le compte de l’état-major de l’ANP. Cette coupure avec l’état-major de l’ANP date, incontestablement, le début d’un déclin de la puissance des services de renseignement. Seul un véritable processus de transition démocratique, néanmoins, pourra entraîner le repositionnement institutionnel des services de renseignement, conformément aux canons du système démocratique, avec le recadrage de leur mission autour d’impératifs liés à la sécurité nationale, exclusivement. Cette reconversion ne saurait intervenir juste à la faveur de sautes d’humeur de responsables officiels, puissants pour le moment ou de vœux pieux, candidement évoqués par des leaders de l’opposition, eux-mêmes sans prise sur les réalités. Troisième étape de la présente réflexion, quel pourrait être, en finalité, le comportement de l’armée algérienne face à un soulèvement populaire d’importance ? Quel rôle pourrait-elle jouer, par la suite, dans un processus de transition démocratique ? Ce questionnement renvoie à une problématique à deux volets. Le premier se rapporte au comportement des forces armées dans le cas où elles seraient requises par les instances politiques pour réprimer les manifestations populaires. Le deuxième se rapporte au positionnement institutionnel et politique qu’adopterait l’armée dans une conjoncture de transition démocratique. Trois paramètres sont à considérer. Premièrement, au risque de nous répéter, rappelons la transformation substantielle de la chaîne de commandement militaire au sein de l’ANP. A partir des années 2000, une profonde transformation a touché l’ensemble de cette chaîne de commandement, avec émergence de nouveaux chefs militaires, relativement jeunes, parfaitement formés et animés d’esprit d’ouverture sur le monde moderne. Deuxièmement, le contexte international. Dans la conjoncture mondiale actuelle, marquée par le bouleversement du système de relations internationales et la mondialisation des rapports entre nations, il n’est plus d’usage que les chefs militaires qui, dans des conditions exceptionnelles, prennent le pouvoir songent à le conserver. L’ère des coups d’Etat classiques est révolue. Par ailleurs, l’adoption du principe de compétence universelle pour les crimes contre l’humanité ainsi que la création de la Cour pénale internationale pèsent, désormais, comme une épée de Damoclès sur les chefs militaires qui seraient tentés d’étouffer par la violence les aspirations démocratiques de leurs peuples. Troisièmement, le contexte national. Issus pour la plupart de couches sociales défavorisées, dans le meilleur des cas des classes moyennes, les nouveaux chefs militaires ne sont pas, loin s’en faut, déconnectés de la réalité sociale. Et s’ils ne manifestent aucune inclination pour la chose politique, stricto sensu, c’est une écoute attentive qu’ils prêtent, toujours, aux difficultés du peuple algérien ainsi qu’aux contrariétés qui obstruent la voie au développement national. La dégradation actuelle de la situation dans le pays, ayant tendance à devenir chronique, ne peut que les interpeller. Toutes ces considérations devraient conduire l’armée algérienne à refuser de réprimer d’éventuelles manifestations populaires. Les chefs militaires, pour autant, ne se mettront pas en situation de rébellion vis-à-vis des instances politiques légales du pays. Ce sera, en dernier recours, lorsqu’ils pressentiront une situation de chaos, fatale au pays, qu’ils pourraient, identiquement, aux armées égyptiennes. C’est, de manière plus fondamentale, le statut politique et institutionnel de l’armée dans un processus de transition démocratique qui soulève, cependant, les plus pressantes interrogations. Certes, les régimes militaires peuvent être classifiés en deux catégories selon qu’ils soient militaires stricto sensu, porteurs, le cas échéant, de projets propices au développement national ou, par déviation, sécuritaires, d’inspiration répressive, avec pour finalité le blocage de la dynamique politique dans la société. Dans tous les cas de figure, il faut ne faut pas souhaiter quel l’Algérie verse dans la deuxième catégorie. L’armée doit-elle, alors, accompagner un processus démocratique qui s’engage pour assurer sa protection ou doit-elle rester un corps inerte même lorsque ce processus est mis en danger ? Faut-il se résoudre à la deuxième solution juste par complexe vis-à-vis de constitutionnalistes occidentaux qui savent bien trouver, pourtant, la formule lorsqu’il s’agit de justifier l’irruption des forces armées de leurs pays sur la scène politique au moment ou leur nation est en situation de péril majeur ? Si l’objectif consiste à faire barrage contre une menace avérée sur les institutions ou à prémunir un éclatement du pays, l’armée n’est-elle pas fondée à intervenir, sous réserve de permettre au choix souverain du peuple de s’exprimer, aussitôt que les dangers évoqués auront été jugulés ? Ce serait faire preuve de candeur, en effet, que d’imaginer, ainsi que s’y commettait le distingué professeur Léon Duguit, que «la force armée puisse être une machine inconsciente». Il est probable, dans ces conditions, que l’ANP continuera d’être un acteur sur la scène nationale, à plus forte raison s’il s’agit de contribuer à la mise en place pérenne d’un modèle institutionnel d’essence démocratique. La possibilité de lui attribuer un rôle de garant de la Constitution est souvent évoqué. Ce raisonnement bute, cependant, sur deux écueils. Premier écueil, d’ordre philosophique. Comment justifier l’écart par rapport au principe sacro-saint de la souveraineté populaire ? N’est-ce pas là une tentative de détournement des choix populaires exprimées dans des scrutins qui seront libres ? Il ne faut, sans doute, plus songer, selon l’expression des plus impropres, à «éradiquer» le courant islamiste. Ni l’état d’éveil du peuple algérien ni le contexte international ne l’autorisent désormais. Il faut, au contraire, respecter le choix populaire en veillant, toutefois, à placer des garde-fous pour éviter l’instauration, par effraction, précisons bien par effraction, d’un Etat théocratique. Deuxième écueil d’ordre pratique. Comment s’assurer, dans pareil contexte, que l’armée s’en tienne à un rôle de garant absolument neutre, dans un statut qui, tout en rendant impossible son instrumentalisation à des fins partisanes étroites, comme cela fut le cas après l’interruption du processus électoral, ne lui permette pas, également, de s’emparer des leviers du pouvoir, pour son propre compte ? Peut-être faudrait-il s’orienter vers un rôle de garant qui cantonnerait sûrement l’armée algérienne dans un statut de stricte neutralité, c’est-à-dire, comme disent les juristes allemands, dans un statut qui la dessaisisse, de facto, de «la compétence de la compétence» selon la formule du juriste allemand Carl Schmitt ? L’armée ne pourrait pas s’autosaisir pour entrer sur scène, ce serait une instance constitutionnelle à définir, sans que cela ne soit forcément un Conseil de sécurité nationale où prédomineraient les membres militaires, formule, désormais, contestée même en Turquie. Cette solution doit faire l’objet d’examen sérieux pour éviter qu’elle ne conduise à des situations antagoniques avec le fonctionnement démocratique des institutions du pays.La réflexion autour de cette problématique essentielle pour le succès d’une vraie transition démocratique doit tenir compte de deux paramètres importants. Le premier se rapporte à l’état de déliquescence de la vie politique et associative en Algérie. Il n’existe pas, réellement, de partis politiques solidement structurés et profondément ancrés dans la société. Il n’existe pas de mouvement associatif efficace, puissamment inséré dans la vie de la société. Il existe, encore moins, des leaders charismatiques, déterminés et porteurs d’un vrai projet alternatif au système qui s’effondrerait. Il est clair qu’une éventuelle transition démocratique serait, dans ces conditions, menacée non pas tant par le mouvement islamiste agité comme un épouvantail que par la résistance de pôles agissants de l’ancien système qui résisteraient, avec l’énergie du désespoir, aux prolongements d’un soulèvement populaire victorieux. Ces considérations soulignent l’importance du mode d’attribution à l’armée de ce rôle de garant. Il ne suffit pas que ce statut soit prévu par la Constitution. Il est indispensable que, préalablement, il soit consigné dans un pacte politique fondé sur le plus large consensus national possible. L’armée algérienne recèle en son sein, en termes d’encadrement humain, le potentiel nécessaire qui lui permettrait de jouer ce rôle sans risque pour la démocratie. Elle renouerait, ainsi, avec un rôle qui la replacerait au service de la nation toute entière, pas d’une fraction de la nation. Un rôle qui aurait du être le sien, dès le commencement. En corollaire, cependant, la mobilité dans l’exercice des fonctions supérieures de responsabilité au sein de l’ANP doit être instaurée, selon les normes en usage dans les armées modernes. C’est un pré-requis nécessaire à la préservation de la cohésion de l’armée, celle-ci étant conditionnée par l’octroi de chances identiques à tous ses membres dans la promotion dans les grades et, subséquemment, dans l’accès aux postes de commandement. Il apparaît, à la lumière de toutes ces considérations, que le plus important, dans le contexte actuel, c’est de pouvoir entamer un véritable processus de démocratisation du pays, pas de tergiverser à propos d’une clause dérogatoire, toute temporaire, aux canons académiques des régimes démocratiques… Pour les deux situations évoquées, conduites face à un soulèvement populaire et statut et rôle dans un processus de transition démocratique, notons-le, les services de renseignement n’ont pas été évoqués. Ce n’est pas une étourderie, c’est une omission délibérée. La conjoncture interne ainsi que l’évolution de l’environnement international induisent un nouveau rapport de forces qui, désormais, place en demeure les services de renseignement de suivre, de gré ou de force, le propre positionnement l’armée. Il est possible d’affirmer, en conclusion, au risque de se répéter, que la nouvelle génération d’officiers qui accède aux commandes des unités de feu, et services de soutien logistique, de bonne formation supérieure, nourrit des aspirations qui portent, principalement, sur la modernisation de l’outil de défense, pourvu que les affaires du pays soient confiées à une équipe de gouvernance légitime et performante. L’état de sous-développement politique et social de l’Algérie ne semble pas, pour autant, devoir s’accommoder, pour le moment, d’une solution de sortie de crise conçue sans l’adhésion de l’institution militaire, surtout, si, à fortiori, elle est dirigée contre elle. Quelle est, autrement, la force politique organisée qui, aujourd’hui, pourrait garantir, sérieusement, le succès d’une transition démocratique à venir ? L’avenir démocratique de l’Algérie se construira avec l’adhésion de l’institution militaire, non par opposition à elle. Cette évidence, les hommes d’Etat porteurs d’un vrai projet national ne l’ignorent pas. L’Algérie est au seuil d’un tournant historique. Il serait puéril d’imaginer que le pays puisse continuer à occulter les contraintes du temps mondial et ignorer les exigences de démocratisation qui soufflent sur toute la planète. La mise en garde est valable pour tous les acteurs de la scène nationale. Il ne faudrait pas que l’armée soit la seule à en être convaincue. Pour scruter, dans ce contexte, ce que pourrait être l’avenir proche de l’Algérie, gardons la tête froide sans perdre la foi, en étant «pessimiste par l’intelligence et optimiste par la volonté», comme aimait à le répéter Antonio Gramsci.
M. C. M.


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33 Commentaires sur cet article

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  • A. Amir
    24 juin 2011 at 10 h 44 min - Reply

    En tant qu’ancien officier des renseignements à la retraite et connaissant parfaitement mon collègue Mesbah du temps où nous travaillons ensemble avec le Commandant Marouf à Blida, je me permets, après cette lecture fastidieuse, de proposer une étude comparative entre cette « analyse » d’un intellectuel des Srabess et celle (sans guillemets) d’intellectuels du peuple, quant au rôle de l’institution militaire dans l’accompagnement du processus de changement (inévitable). Merci.

    ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

    Un vent de révolte sans précédent depuis les mouvements nationaux des années 1950 secoue le Maghreb et une bonne partie du Machreq. Il est porté par un désir irrépressible de rupture avec l’ordre établi. Les systèmes politiques autoritaires imposés au lendemain des indépendances constituent sans conteste l’obstacle majeur au développement humain. Écrasés sous le poids des injustices, de l’exclusion et des humiliations de toutes sortes, les peuples se mettent de nouveau en marche pour la conquête de leur liberté.

    L’Algérie n’est pas en marge de ces soubresauts. Il est illusoire de croire à quelque exception. La corruption des consciences et la tentation d’une alternance clanique ne feraient que prolonger le drame algérien. Le défi de l’intégration nationale et la difficile insertion dans un monde de plus en plus globalisé exigent des révisions profondes et immédiates. Une pressante demande de changement s’exprime au quotidien dans la société. La seule alternative au chaos est la transition démocratique à travers un véritable changement radical du système politique, vers un Etat de Droit. Le peuple algérien doit être réhabilité dans son droit à décider de son destin.

    Conceptrice et gardienne du système institutionnel hérité de l’Indépendance, détentrice du pouvoir réel de décision sans l’assumer officiellement, l’institution militaire est plus que jamais interpellée. L’Algérie se devait de se libérer d’un système colonial violent et le mouvement national a dû créer une armée révolutionnaire pour réaliser l’aspiration à la liberté. Cette donnée historique a pesé sur l’évolution politique de l’Algérie « indépendante » et a poussé à sa mise sous tutelle par une oligarchie militaro-financière qui a pris en otage l’institution militaire. Au fil du temps, le régime – se confondant avec un Etat qui lui n’existe pas – s’est coupé de la société. Elle a favorisé la corruption à large échelle par la cooptation d’élites civiles serviles et incompétentes qui ont épuisé le potentiel humain et symbolique et gaspillé les ressources financières du pays. Il est aujourd’hui impératif que l’oligarchie prenne conscience de la nécessité de restituer l’Etat à la société par le jeu des élections libres. A cet effet, nous demandons aux patriotes du Commandement Militaire d’être en phase avec les exigences populaires et de lever toutes les hypothèques sur l’exercice des libertés démocratiques en accompagnant le peuple dans ce processus de changement pacifique du système, comme l’a fait hier l’armée turque et aujourd’hui, les institutions militaires tunisienne et égyptienne. La dissolution du DRS, en tant que police politique, est une exigence à tout changement réel et nécessaire pour l’instauration de véritables institutions, issues de la volonté populaire. Cette décision révolutionnaire permettra une ouverture effective du champ politique et la mise en œuvre de la transition démocratique au cours de laquelle sera élue une Assemblée Nationale constituante.

    Le devoir patriotique issu de l’esprit de Novembre 1954 dicte à l’institution militaire de se mettre aux cotés du peuple et de se hisser au niveau de cette grande œuvre politique de transition pacifique et démocratique vers un Etat de Droit. Sa responsabilité est historique dans le parachèvement de l’indépendance de notre pays et l’autodétermination de notre peuple.

    19 mars 2011

    Signataires :

    Lahouari Addi (Professeur IEP Lyon)

    Salah-Eddine Sidhoum (Chirurgien)

    Djamel Zenati (Enseignant).




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  • Largem
    24 juin 2011 at 17 h 52 min - Reply

    La création d’un véritable état algérien passera inévitablement par une maturation de la société qui se traduira par un soulèvement populaire. Celui-ci finira par emporter cette « issaba ». (Le Coran ne cesse de rappeler cette réalité). Attendre que l’armée ou les clients du régime s’auto- démocratisent me semble peu réaliste.




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  • Alilou
    24 juin 2011 at 17 h 56 min - Reply

    @Lahouari Addi (Professeur IEP Lyon)
    @Salah-Eddine Sidhoum (Chirurgien)
    @Djamel Zenati (Enseignant).

    Je vais prendre mon temps pour lire la presentation de Mr Mesbah, par contre j’ai lu le post de Mr Amir et cosigné par Mrs Houari, Sidhoum et Mr Zenati.

    J’ai l’impression a la lecture de ce post que nous sommes entrain de demander ou bien de supplier a genoux cette oligarchie militaro financiere de partir pacifiquement, dailleur c’est qui se degage de pas mal de posts et opinions de bcp d’intervenants sur LQA.

    Cette Ogre qui nous sert de defense « de leurs interets » ne partira pas de sitot ni pacifiquement ni par aucune autre alternative, ils y sont ils y resteront quitte a tuer tous les algeriens, car le but apres avoir fait fuire tous les intellectuels capable de leur faire face et ne se contentant pas seulement de les faire fuir du pays, ils les ont aussi tué en grand nombre fait disparaitre encore quelques dizaines de milliers d’autres et nous, et de garder l’algerie a eux seule et leurs progeniture de hyennes.
    nous leur demandons seulement de partir ou d’assurer la transition vers un etat democratique, pardonnez mois l’expression, NOUS SOMMES REELLEMENT DES NAIFS a croire sincerement qu’ils vont juste plier bagages et s’en aller par le premier avion.

    Ils ne lacheront jamais prises c »est comme des pitsbull, ils lachent rien jusqu’a la mort et meme comme ca ils prendront avec eux leurs bien volés a la nation.
    Pendant leur reigne ils ont fait tout ce qui etait possiblement faisable pour abrutire le peuple, detruire ces institutions, decourager toute evolution de la societé civile, toute initiative d’ouverture democratique, tout semblant de reve de vie meilleure, tout espoire de faire de notre nation un joyeau etc…ils ont semé la haine, diviser le peuple, cree des chismes enormes dans notre societé mais le pire est d’avoir cree une nouvelle sorte de peuple de predateurs de tous types.
    Donc vous voulez reellement demander a cette horde de hyennes d’aller voir sous d’autres cieux plus clements leur future ?????

    A mon avis on pete dans l’eau, regardez notre societé en profondeur, sonder ce peuple, penetrer ses pensees et tout ce que vous verrez c’est COMMENT ME FAIRE PLEIN DE POGNONS EN RISQUANT TRES PEU ET EN UN LAPS DE TEMPS RECORD ET AVEC TRES PEU D’EFFORTS MAIS SURTOUT AVEC TAHRAYMITE.

    L’ecole fabrique des ignards, la rue entretient cette illusion de vie de riche, notre culture sert de moyen de division, notre langue donne des argument aux partisants de la cession de la nation etc….

    Personnellement je ne crois ni aux miracles, ni a dieu ni aux anges, ni au diable.

    Soit on fait ce qui doit etre fait avec du courage et du sacrifice ou bien on se contente de cette vie sans nif…plier du genoux pour demander a ces hyennes de partir pacifiquement sans etre jugées par un tribunale populaire et y compris toutes les personnes qui de pres ou de loins ayant participée a detruire la nation sera jugee sans aucune pitiée ni rahma, ils n’ont n’en pas eu pour nous.

    Personnelement je prefere creuver debout loin des miens et ma patrie en exile et bani et maudit par tous les hommes de la planete et meme l’humanité que de plier du genoux devant ces miserables voleurs.

    Je retourne a mon cauchemard avec un bon petard

    =====================================
    Réponse :
    Je crois, mon cher Alilou que votre consommation abusive de thé vous a joué des tours encore une fois. Etant co-rédacteur et co-signataire avec mes amis Lahouari et Djamel du texte que nous avons intitulé « Appel à un sursaut national » et qu’a reproduit notre compatriote A. Amir, je me permets d’apporter quelques précisions suite à votre interprétation de notre Appel qui ne correspond pas à la réalité.
    Nous n’avons jamais « demandé ou bien supplié à genoux cette oligarchie militaro financiere de partir pacifiquement ». Bien au contraire. Nous avons lancé un appel aux patriotes de l’institution militaire (et il y en a heureusement), afin de se débarrasser de l’oligarchie militaro-financière qui l’a prise en otage, de prendre ses responsabilités historiques et d’ACCOMPAGNER le peuple (qui se soulèvera tôt ou tard) dans le processus de changement pacifique du système politique. Je crois que c’est très clair et très réaliste. Ce n’est ni un appel à un pronunciamiento ni une supplique aux militaires pour changer SEULS, la situation. Le changement viendra du peuple, plus particulièrement de sa jeunesse qui veut vivre dans la dignité, dans son PROPRE pays. Le vent libérateur qui souffle sur le Maghreb et le Machrek a mis en exergue deux scénarii possibles. Où l’institution militaire NATIONALISTE accompagne le changement politique et limite les pertes humaines (c’est le cas des militaires tunisiens et égyptiens) ou elle s’oppose par les armes au changement, massacrant son propre peuple (c’est le cas des institutions ANTINATIONALES libyenne et syrienne). Mais quelque soit le scénario, ces djoumloukiates (pour reprendre notre Ami Moncef Merzouki) sont condamnées à disparaitre en cette année 2011, comme l’a été l’année 1989 pour les régimes totalitaires communistes de l’Europe de l’Est. Rien, absolument rien ne peut arrêter le vent de l’Histoire.
    Salah-Eddine Sidhoum




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    24 juin 2011 at 18 h 26 min - Reply

    Merci A. Amir pour votre mise en ligne d’une position d’intellectuels qui parlent au nom de la société algérienne et non dans l’intention de simplement « sauver le soldat Rayan.. », c’est-à-dire comme vous l’avez notre « Srabess » que l’évolutio de la société algérienne ont rendu non seulement obsolètes, mais pire, archaïques tant dans leur missions dont ils privilégient lé « surveillance inquisitoire des faits et gestes du peuple », plutôt que la défense de l’économie nationale et de ses intérêts supérieurs, que dans son allégeance, non point au drapeau algérien et donc à la patrie, la nation et son peuple, mais plutôt au système despotique hérité de la clandestinité nécessaire durant la lutte de libération nationale.
    L’état d’esprit de « l’intellectuel srabssi Mohamed Chafiq Mesbah, malgré sa culture militaire qui malheureusement en a fait un propagandiste de la collaboration tant avec l’OTAN, que de ses démembrements -sans lesquels point de salut- comme il le précise, pour justifier son constat de prise en main de l’ANP par des techniciens formés dans les armées occidentales, est malheureusement résumé dans sa référence à cette citation qui se passe de tout commentaire:
    Lisez je vous prie !

    « Quote = CHAFIQ Momahed MOSBAH écrit:
    Confrontés à une vacance de fait du pouvoir politique, les chefs militaires, pour affronter la crise qui avait éclaté en 1992, s’étaient trouvés armés d’un patriotisme intuitif mais démunis de la capacité d’anticiper le futur à travers l’accès raisonné à la logique des phénomènes historiques, politiques et économiques. Le président Houari Boumediene qui avait bien retenu la leçon de son différend avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) — ou officiaient les «3B» — cantonnait l’armée loin de la politique, s’en servant, seulement, comme d’une arme de dissuasion contre ses opposants politiques. L’ancien ministre de la Défense nationale, le général Khaled Nezzar, rappelait, à cet égard, tout récemment, une formule imagée du président Houari Boumediene : «L’armée c’est le gourdin avec lequel il faut faire peur aux forces réactionnaires !»

    FIN de CITATION de Chafiq Mosbah…

    Je pense qu’il a commis un labsus en citant Nezzar, car en fait Khaled Nezzar, étourdi comme chacun a pu le constater en « s’oubliant » pour aller plaider devant un tribunal français, alors qu’il risquait de se voir lui-même traduit devant les tribunaux et donc humilié, a certainement voulu dire, en ânonnant le président Houari Boumedienne ». «L’armée c’est le gourdin entre les mains, AUJOURD’HUI des RÉACTIONNAIRES, avec lequel il faut faire peur aux forces DÉMOCRATIQUES réelles !»

    Pour le reste de l’article, je le trouve trop touffu, plein d’enseignements que livrent les NON DITS, de Chafiq Mohamed MOSBAH, qui assume la lourde charge de tenter de remettre en scène le DRS, le LAVER encore plus blanc sur ses compromissions de la DÉCENNIE DE TERREUR SANGLANTE, que j’appellerai comme pour l’époque qui a suivi la Révolution française, « tout simplement : LA TERREUR.

    Aqraw wa essem’ou ya as-sâm’in.

    L’intellectuel « Srabssi » nous EXPLIQUE que:

    «  » » Confrontés à une vacance de fait du pouvoir politique, les chefs militaires, pour affronter la crise qui avait éclaté en 1992, s’étaient trouvés armés d’un patriotisme intuitif mais démunis de la capacité d’anticiper le futur à travers l’accès raisonné à la logique des phénomènes historiques, politiques et économiques. » » »

    Ainsi donc, les chefs militaires se seraient trouvés BIEN MALGRÉ EUX les pauvres, devant un « vide institutionnel » totalement étranger à eux, MSAKINE, cela me fend vraiment le cœur, je pense que le général Rondot, Larbi Belkheir, Bernard Attali, Khaled Nezzar, et leurs comparses ont du en pleurer devant le constitutionnaliste VEDEL, dépêché par François Mitterrand, sommés qu’ils étaient de s’extirper de l’affreux dilemme dans lequel il s’étaient fourrés avec ces foutues « élections du 26 décembre 1991 », qui n’ont été organisées que pour « donner l’impression d’un processus démocratique » et qui ont été si « mal engagées » par des « informateurs » mal renseignés, ou plutôt aveuglés par leurs propres pronostics basés sur du vent. Je suis sûr que le DRS, et donc ses pontes Tewfiq et Smail Lamari, soit ne devaient pas jubiler, soit, tout comme leur « conseiller le général Rondot » avaient un autre projet dans leur escarcelle, non pas comme aujourd’hui, l’adhésion à l’OTAN, mais alors, à une « alliance militaro-adminsitrative avec FAFA »…
    Le « vide organisé », ne pouvait surprendre que les NIGAUDS, que furent les « démocrates éprouvettes », comme les signataires de l’Appel du CNSA, à l’intervention de l’armée GOURDIN de Khaled Nezzar.

    Notre « intellectuel des Srabess » poursuit :

    «  » »L’état de sous-développement politique et social de l’Algérie ne semble pas, pour autant, devoir s’accommoder, pour le moment, d’une solution de sortie de crise conçue sans l’adhésion de l’institution militaire, surtout, si, à fortiori, elle est dirigée contre elle. Quelle est, autrement, la force politique organisée qui, aujourd’hui, pourrait garantir, sérieusement, le succès d’une transition démocratique à venir ? L’avenir démocratique de l’Algérie se construira avec l’adhésion de l’institution militaire, non par opposition à elle. «  » »

    Cela ressemble à un rapiéçage grossier non pas avec un fil de la même couleur que le tissus rapiécé, mais d’une couleur autre et surtout criarde, pour attirer l’attention de quiconque OSERAIT s’y mesurer.

    Ce ne sera pas le GOURDIN de NEZZAR, non, mais ce sera avec l’ADHESION à la « démocratie tolérée » et mise sous surveillance par l’institution militaire, devenue au service non plus de l’Algérie, mais de la sécurité GLOBALE et REGIONALE, c’est-à-dire du SAHEL, et de la Méditerranée, un peu comme lorsque la sécurité en Méditerranée, était semble-t-il perturbée par ces « Ryas » algériens et que l’Europe appelait les « barbaresque », presque barbares, et auxquels il fallait verser le tribut, jusqu’au jour, où trop c’est trop, il y a eu le 5 Juillet 1830, pour aller « récupérer le TRESOR d’ALGER », et d’une pierre deux coups, « occuper l’Algérie », et tenter de remplacer ses habitants, qui alors ne « votant pas », ne pouvaient être accusés de « mal voter », par Nezzar, Sadi, Hachemi Cherif et Boudjedra, sous l’oeil approbateur de Larbi Belkheïr, car ils n’étaient encore pas conçus, mais cadraient mal avec le paysage européens que souhaitaient les maréchaux Soult et Clauzel, ni le général criminel Bugeaud…

    Les mêmes causes, produiront toujours les mêmes effets: Il y a un siècle et demi, les français avaient pour mission de « piller le trésor d’Alger », et aujourd’hui, ou plutôt, le 12 janvier 1992, il fallait « sauver l’Algérie » de ces « islamistes du FIS », qui risquaient de faire de l’Algérie, une « République islamique », à laquelle ils seraient arrivés par un processus démocratique, et aujourd’hui, pour l’intellectuel organique des SRABESS Chafiq Mohamed Mosbah, il faut sauver l’Algérie, « du danger représenté par les activités du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, ou AQMI) dans la région du SAHEL », et pour ce faire, rien de mieux que de laisser nos « technocrates militaires » formés en Occident, pour mettre en oeuvre les SOLUTIONS LOGICIELLES de l’OTAN, comme rapporté par Al-khabar, porte parole de ceux que nous suspectons d’animer la parole de M.S. Mosbah…
    « El Khabar : 20 – 04 – 2011

    Le commandement des forces de l’OTAN et le ministère américain de la défense ont commencé d’enquêter sur des erreurs ayant été commises lors des raids aériens qui ont ciblé la Libye. Des militaires américains ont, dans ce cadre, rendu visite en Algérie pour discuter avec la partie algérienne les potentiels des forces de Kadhafi avant le début des opérations militaires terrestres en Libye… »




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  • medjeri
    24 juin 2011 at 18 h 30 min - Reply

    j’ai vu ces jours ci un spectacle ahurissant lors des sorties de promotions des ecoles militaires elyatima nous montrant des generaux avec des bedaines horribles deformant completement leurs tenues tenues officielles et en plus ignares pauvre algerie ou la grande mediocrite regne a tous les niveaux




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  • Sema
    24 juin 2011 at 18 h 54 min - Reply

    Votre analyse est un chef d’oeuvre !

    1- Je n’ai pas saisi votre positionnement envers l’OTAN… cette structure inspire surtout de la méfiance.
    L’armée est garante des attaques des réseaux occultes. Il apparaît que les plus puissants d’entre eux sont les réseaux financiers-banquier. Et l’Otan se révèle d’avantage être un outil opérationnel qu’autre chose (pseudo défense des libertés….). Seul les patriotes de la sécurité militaire ont la capacité de leur tenir tête et d’identifier les opérations sous faux drapeau et autre malversation en contradiction avec les intérêts de la nation.
    2- « nul contrainte en religion » et l’idée d’un état théocratique n’est pas envisageable. Mais pour autant, les valeurs nobles de l’armée (qui sont en contradiction avec les valeurs matériels financières) sont de nature immatérielle. Ces valeurs sont directement affiliées à notre identité musulmane. C’est un fait qu’il faut reconnaître faute de quoi, les valeure de l’armée s’aligneront insinueusement aux valeurs matérielles. a terme le garde fou sera supprimé de fait (exemple de la France depuis CDG jusqu’à Sarkozy adhérant à l’OTAN).

    Enfin, il est clair que la société civile doit prendre ces responsabilités d’abord. L’institution militaire suivra le mouvement à l’image de l’Egypte…sauf qu’en Algérie les structures associatives sont faibles !

    Merci pour votre contribution.




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  • balak
    24 juin 2011 at 19 h 18 min - Reply

    @Alilou:bravo, tu resume tres bien notre pensée!!!je crois que Mesbah veut noyer le poisson avec ce tsunami d’elucubrations.Il n’ est pas besoin de sortir de st Cyr pour comprendre les etats d’ ame de nos generaux.Il n’ y a qu’ une chose qui les interresse: c’ est le pouvoir et son corollaire le pognon .Tout le reste n’ est qu’ affabulations.Comme per exemple l’ etat de sous developpement maintenue volontairement pas les militaires pour mieux dominer le peuple.Antonio Gramsci n ‘est pas fait de la meme pate que nos generaux.




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  • ventre – creux
    24 juin 2011 at 19 h 54 min - Reply

    pour la creation d´un etat algerien democratique digne de ce nom. il faut que l´armee (la junte militaire) rentre dans les casernes. dans les pays de la democratie, l´armee elle est faite pour obeir.




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  • Abdelkader DEHBI
    24 juin 2011 at 20 h 33 min - Reply

    Telle une aiguille rouillée, perdue dans une botte de foin moisi, cette phrase de M. Mohamed Chafik Mesbah :

    « « L’état de sous-développement politique et social de l’Algérie ne semble pas, pour autant, devoir s’accommoder, pour le moment, d’une solution de sortie de crise conçue sans l’adhésion de l’institution militaire, surtout, si, à fortiori, elle est dirigée contre elle. » » ….

    C’est bien connu, la plupart des « Services » et singulièrement les nôtres, excellent dans l’art et la manière de noyer leurs messages dans des phrases presque anodines, sous un fatras de phraséologie fastidieuse – un peu comme ils enfouiraient les cadavres de leurs victimes…

    Cela rappelle un peu aussi, les éditoriaux de feue « La Pravda » en ex URSS et dans une mesure beaucoup plus modeste, ceux d’El Moudjahid, dans les années 70. Jugez-en :

    Tel me semble être le cas donc, à propos de cette dernière sortie de M. Mohamed Chafik Mesbah. Le message qu’il a été chargé de transmettre à l’opposition réelle au régime, est on ne peut plus clair : Aucune sortie de crise ne se fera SANS l’Institution militaire.

    Soit M. Mesbah ! Le tout est de savoir QUI sont les personnages que vous mettez dans le concept d’ « Institution militaire » ? Je vous pose la question en vous donnant pleinement acte et tout de suite, de votre système de défense de la hiérarchie militaire quand vous affirmez en particulier :

    « « Certains chefs militaires, pas la hiérarchie en tant que corps social, s’étaient, certes, distingués par des comportements pathogènes qui ont pu contribuer à discréditer la corporation dans sa totalité. » »

    Il vous suffira de pousser l’honnêteté intellectuelle en nommant formellement, ceux que vous désignez comme « certains chefs [au] comportement pathogène » … comme vous dites ?
    Car, en cherchant à disculper maladroitement les hauts gradés de la hiérarchie militaire comme Khaled Nezzar, Mohamed Médiène, Mohamed Lamari, Mehenna Djebbar, pour ne parler que des grands responsables encore vivants, des Crimes Imprescriptibles et documentés, de la décennie noire, vous cherchez manifestement à brouiller les cartes, voire à laisser planer le doute sur l’encadrement resté SAIN, de l’Armée Nationale Populaire qui n’est pas la propriété de ces criminels encore en liberté.

    Il s’ensuit logiquement, que le jour – et ce Jour est inexorablement inscrit dans l’Histoire – où le Peuple algérien aura à demander des comptes, il saura à QUI les demander, c’est-à-dire à ceux qui ont perpétré des crimes contre lui, à ceux qui ont pillé le pays et à ceux qui se sont compromis avec des intérêts étrangers.

    Ceci pour vous dire très simplement que, par-delà les clivages catégoriels ou hiérarchiques, qui traversent toute société – et la société algérienne ne saurait faire exception – il y a des moments critiques dans l’Histoire des nations, où seuls comptent dans quel camp l’on se situe soi-même : dans le camp de la Justice ou dans le camp de la tyrannie.




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  • Si Tchad
    24 juin 2011 at 21 h 33 min - Reply

     » La courte contribution que je présente, aujourd’hui, ne prétend pas au standard académique »…

    Notre intellectuel organique se « décompose » facilement quand il s’adresse aux étrangers…

    Merci de preserver l’environment à l’étranger ya Si Mesbah!

    Si Tchad




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  • Adel
    24 juin 2011 at 21 h 47 min - Reply

    Avant d’accomplir mon service national (76-78), je pensais que nous avions une véritable armée. Depuis que j’ai vu cette armée de l’intérieur, je sais à quoi m’en tenir à son sujet et ce ne sont pas les élucubrations de MCM qui me feront changer d’avis.

    La prise du pouvoir en 62 par les nouveaux janissaires ne fut rien d’autre qu’une conquête brutale réalisée par une bande bien équipée au moment ou le peuple algérien était particulièrement vulnérable. La conservation de ce pouvoir, cette bande le doit à la conjonction de deux facteurs : l’argent du pétrole et, lorsque celui-ci vient à manquer, la férocité de ses sbires.

    Vous pouvez disserter tant que vous voudrez, monsieur Mesbah, la vérité, tous les Algériens la connaissent. Malheureusement, ils sont totalement impuissants et désarmés face aux forces démoniaques qui ont pris possession du pays. Mais tant va la cruche à l’eau…




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  • salem
    24 juin 2011 at 21 h 56 min - Reply

    l’armée algerienne avant de passer au professionalisme doit faire le ménage on presentant devant une justice libre ces generaux harkis qui ont tué des centaines de milliers,volé le choix libre du peuple,dilapidé,détourné et vendu la souverenité..trop c’est trop .




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  • ventre – creux
    24 juin 2011 at 22 h 38 min - Reply

    ya ibed allah le systeme est clair, la politique de de gaulle?. la france protege et preserve les generaux DAF qu´elle a forme autre fois et pousse a la tete du pouvoir au fil des annees. francalgerie et francafrique aussi la politique de de gaulle,quand il accede a la presidence de la france doit affronter une situation internationale nouvelle, celle ou les pays africains affirment leur volonte d´acceder a l´independance, de fait mine d´accepter, mais dans le meme temps il charge, des 1958 son plus proche collaborateur, jacque foccart,(la foque) de creer un systeme de reseaux qui emaillotent les anciennes colonies dans un ensemble d´accord de coperation politique,economique et militaire qui les placent entierement sous tutelle, ainsi, il charge son bras droit de faire le contraire de ce qu´il dit, c´est a dire d´installer la dependance par un certain nombre de moyen qui sont forcement illegaux, inavouable,accultes. la preuve certains chef d´etats ceux sont que des gouverneurs chez madame francafrique?.




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  • Sema
    24 juin 2011 at 23 h 26 min - Reply

    L’appel historique du « 19 mars 2011 » est à l’image de ce moment historique des peuples arabes.
    Nous vivons un tournant extraordinaire de notre histoire nationale car le chemin droit s’est distingué de l’errance.
    Ca s’est un signe qui ne trompe pas…les usurpateurs savent que la tombée des masques constitue une brèche dans laquelle le peuple s’engouffre.

    Un peuple qui fera rentrée l’Algérie dans une nouvelle ère : Etat de droit. Une société civile responsable et vigilante. Le Front pour le Changement National est en marche. Nous allons revivre des instants proches de ceux ressentis pour la libération…peut être seront nous alors dans la lignée de nos valeureux prédécesseurs.

    Gloire à Dieu, guide nous sur le chemin droit, le chemin de ceux que tu as comblé de tes bienfaits.




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  • hakimM
    25 juin 2011 at 1 h 50 min - Reply

    Les libyens ont affrontee l’armée de Kadafi et de l’Otan ( Super riches et puissants).
    Les bahreini ont affronte l’armée du Bahrein, de l’Arabie Saoudite et des USA ( Super riches et super puissants)
    Les Syrienne ont affronté l’armée brutale syrienne.

    Nous, nous n’avons jamais, jamais affronté la mafieux , les harkis hisb franca dans les années fin 80 ou le régime était très pauvre et le pétrole valait 10$ + 40 milliards de dette.
    Nous n’avons pas affronté le régime assassin dans les années 90, ou il était politiquement, économiquement mort, nous étions tous cachés a attendre qu’il s’effondre tout seul ou sous le poids du GIA qu’il a lui-même crée.
    Pourtant, la solution est simple et je dirais même sans grand sacrifice : sortir en même temps dans les rues avec union de tous et de toutes.
    Ce régime ne mérite pas une seconde chance, il ne mérite pas la confiance, il mérite d’être balayé.
    Qu’est-ce qui fait que nous justifions notre lâcheté et notre incapacité a bouger par la richesse du régime, régime bien moins riche et bien moins uni que les autres régimes arabes qui tombent l’un après l’autre.




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  • D B
    25 juin 2011 at 2 h 42 min - Reply

    Un jour, lors d’une exposition d’art moderne à Paris, j’avais réussi à aborder un marchand d’art réputé, et de fil en aiguille, je n’ai pas pu empêcher mon sacré bon sens paysan de s’exprimer. Je lui avais confessé, en lui montrant une oeuvre en particulier, que je ne comprenais pas qu’on puisse ainsi s’extasier, et acheter à prix d’or, une toile qui représentait un entonnoir, peint grossièrement, fiché dans un oeil, ou quelque chose qui y ressemblait, sur un fond d’une couleur qui rappelle une matière que je ne me permettrais pas d’évoquer ici. J’étais d’autant plus perplexe que j’observais les mines ravies, je dirais même extasiées, de cocottes qui piaillaient, et de dindons qui se la jouaient désinvoltes, et dépouillés, derrière leurs écharpes à 2000 euros. Le fameux parisianisme, où le nec plus ultra du dindon du 16eme consiste à enfler du goitre par son chéquier qu’il dégaine en le secouant, et par la manière détachée de tenir sa flûte de champagne, j’allais dire son verre de champagne. Je sentais, que sans le vouloir, dans cette fantasmagorie, j’entrais, dans cette ambiance de cour aux miracles de luxe, dans une sorte d’hystérie collective. Encore un peu, si ce n’était mon sacré bon sens paysan, et j’allais me mettre à glousser, et à piailler, en m’éventant de mon chéquier de smicard. Le marchand d’art, après avoir haussé artistiquement un sourcil et puis l’autre, et examiné la distance entre mes pieds et mon nez, puis de mon nez à mes chaussures, consentit finalement à me regarder dans les yeux.
    Créer le besoin…
    Puis, avec cette condescendance propre aux gens de la haute, qui aime à s’aventurer dans des risques sans risque, après s’être assurés qu’ils ne risquent rien, il répondit à ma question par une autre: « Vous êtes d’où? » Mon faciès m’avait annoncé. Je lui confirmais ce qu’il savais déjà, sans entrer dans des détails morbides sur la dégénérescence des races. Et curieusement, alors que je m’attendais à un exposé sur l’histoire de l’art, et aux clés qui sont généralement fournies gratis aux gogos de mon espèce, il me tint un discours qui me transforma en statue de sel. Comme s’il voulait faire sauter un bouchon de cérumen qui lui obstruait la bonne ouïe du paysan qui sommeillait en lui. Il me confia, en substance, que l’art était d’abord, et avant tout, un marché. Mais que contrairement à celui de la bouffe, du sexe et du reste, celui de l’art n’attendait pas que le besoin s’exprime de lui-même. Bien au contraire. Il est nécessaire, selon ce qu’il m’expliquât, qu’il soit récupéré, régulé, orienté, et que les canons de l’esthétisme soit définis selon des critères de catin laide et vieille qui veut faire mordre la poussière aux femmes jeunes et belles, tout en passant à la caisse à leur place. Sinon, me confia-t-il, comme l’Homme est naturellement enclin à produire le beau, le marché de l’art deviendrait un grand supermarché, où il n’aurait pas plus d’importance que des choses bêtement utiles, et laborieuses, comme de fabriquer une chaise. Cela n’aurait donc plus d’intérêt pour ceux qui veulent passer à la caisse par droit supra-divin. Il fallait donc décider pour la multitude ce qui était beau, et ce qui ne l’était pas. Dans toutes les expressions artistiques. Mais, poursuivit-il, lui n’était qu’un modeste marchand de tableaux qui s’était engouffré dans la combine. Plus haut que lui, bien plus haut, était un cercle occulte qui avait estimé que l’Homme devait être dévié de ses penchants naturels à la beauté telle qu’elle s’imposait à son besoin de s’élever. Ces Maîtres tout-puissants avaient décidé que l’aspiration au sublime et à la perfection devait céder le pas au laid, à l’imprécation, et qu’il fallait pousser l’audace à ses extrémités les plus inimaginables. Faire de l’anti, tout simplement, et créer un besoin forcené d’anti. Non seulement pour domestiquer, et neutraliser les pulsions d’humanité, mais s’en servir aussi pour en faire un moyen de capter les richesses qui circulent. Et, dans son désir de s’épancher, mon marchand d’art alla jusqu’à me livrer son opinion sur des logiques nazies, sur ces thèses d’art décadent, en me chuchottant que les nazis avaient mis le doigt sur le vrai, mais qu’ils ont été trop bêtes, puisque trop brutaux, avec leurs grosses godasses, dans un monde d’ombres insaisissables. Mais là est un autre sujet. J’étais abasourdi par de telles confidences. Le marchand d’art, de réservé et raffiné qu’il m’était apparu était devenu inaltérable. Il sifflait le champagne comme du petit lait. Et, comme s’il n’attendait qu’une occasion pour se lâcher, il m’apprit en peu de temps ce que je n’avais jamais soupçonné de toute ma vie. Nous ne nous revîmes jamais.
    Cauchemar…
    Mais cette discussion m’avait tellement choqué que quelque temps plus tard, je fis un rêve curieux.
    J’ai donc rêvé que j’étais au fin fond d’un pays perdu, où la modernité n’avait pas cours, où il n’y avait ni électricité, ni télévision, ni commodités comme on en trouve habituellement dans nos sociétés. C’était un pays très pauvre, où les gens crevaient de faim. Et dans mon rêve, je déambulais dans une sorte de souk, où ces pauvres gens pratiquaient le troc, des patates fripées contre de l’orge, des peignes grossiers en os, contre des bouts de laine tissée, et même des outres d’eau contre des filles pubères. Les gens allaient pieds nus, ils avaient les dents gâtées, et ils s’exprimaient en onomatopées gutturales, en mimant plus qu’ils ne parlaient, ce qu’ils voulaient dire.
    J’étais là, dans mon rêve, lorsque je découvris, dans la foultitude du souk, mon marchand d’art, qui proposait son tableau à l’entonnoir.
    Les pitoyables chalands du souk s’étaient attroupés autour de lui, ils regardaient son tableau, en penchant la tête dans tous les sens, le tâtaient, et même qui l’interpellaient, avec force gestes. ils ne parvenaient pas à renifler ce qu’il pouvait représenter comme intérêt. Puis, ils se détournèrent de cette bizarrerie, et s’en allèrent définitivement. Mon marchand d’art,avait dans les mains une immense vasque de champagne, et il toisait les gens d’un air méprisant. je ne comprenais pas, dans ce rêve, ce que faisait ce Monsieur, avec son tableau, dans cet endroit où il n’avait aucune chance de trouver acquéreur. Et je me suis empressé, dans mon rêve de lui poser la question. Il me répondit, mais, comme dans un radio parasitée, des fritures couvraient sa réponse. Je ne compris rien à ce qu’il me répondit. Puis je me suis réveillé. Cette question continue de me tarauder. Que faisait ce marchand d’art, pourtant intelligent, avec sa toile bizarre, dans ce souk, où les gens ne venaient que pour échanger des choses utiles, palpables, contre d’autres tout aussi utiles, et tout aussi palpables.
    D’autres chats à fouetter…
    Lorsque je découvris sur LQA cette énième élucubration de Monsieur Chafik Mesbah, une foudroyante logique se mit en place dans mon esprit.
    Comme si j’avais renoué avec mon rêve, ou plutôt mon cauchemar.
    A qui ce Monsieur destine-t-il ses écrits ? A un lectorat algérien? Cela ne se peut pas. Au moins 101% des Algériens ne peuvent, ni n’ont le courage, ni la possibilité, de digérer de telles masses. Trop touffues, trop prétentieuses, trop alambiquées. Sur les 300 000 lecteurs francophones algériens, qui achètent la presse, 90% préfèrent les chiens écrasés, les chroniques judiciaires, les brèves, et le programme télé. Sur les 10% restants, environ quatre chats lisent ce Monsieur pour des raisons plus ou moins avouables.
    Voyons voir, comme dit l’aveugle au sourd muet. Pourquoi ce Monsieur écrit ? Et pour qui ? Pour écrire ? Certainement non, puisque l’essentiel de ses accouchements éléphantesques est toujours en phase avec une réalité, dans un contexte particulier, de confrontation entre des clans, généralement. Comme lorsqu’il nous servit de généreuses analyses sur des rééquilibrages au sein du régime, ou cet interview de Peul Basta, au sujet de Boudeïmène.
    Donc, ce Monsieur a une fonction. Introduire des faits dans un entonnoir, pour les injecter dans l’oeil de la populace. Dans un décor ocre marron, dont je ne permettrais pas ici d’évoquer la matière dont c’est la couleur habituelle. Le problème est que la foule est venue regarder la marchandise, en penchant la tête dans tous les sens. Elle l’a tatée, et même interpellée. Elle ne parvenait pas à renifler ce qu’elle pouvait représenter comme intérêt. Puis, elle se détourna de cette bizarrerie, et s’en alla définitivement. Donc, ce n’était pas à la foule qu’elle était destinée, parce que ce Monsieur n’est pas totalement idiot. Oui, bien sûr, ce n’est pas un foudre de guerre, quoique. Le milieu où il a tout le temps évolué est pourtant maître en matière de guerre, qu’il a menée héroïquement contre les dangereux criminels de Raïs et de Bentalha, Ramka, et autres nids de terroristes. Contre des femmes et des bébés dangereusement désarmés, contre des ingénieurs qui ont attaqué des dentistes, des journalistes qui écrivaient avec leur langue fourchue, et des moines armés jusqu’à la tonsure, qui menaçaient de lancer des missiles sol-sol contre Madame Lafric.
    Fourguer, oui, mais à qui ?
    Donc, partant du principe que ce Monsieur n’était pas totalement idiot, je me suis demandé, encore plus furieusement, pour qui il destinait sa camelote dans ce cas. Si ce n’est ni au bon peuple, ni à la vingtaine d’intellectuels qui le lisent pour trouver le sommeil, ou à des sado-maso, qui se délectent de ces mixtures, et qui les lisent en cachette, dans les toilettes, ou au bureau.
    A qui donc, bon sang, sont destinés ces romans-oueds ?
    Puis j’ai cru avoir trouvé. Ça y est, me suis-je dit. J’étais parvenu, par élimination, à ne laisser qu’une seule cible. Ha, haaaa..Ces écrits sont destinés à l’opinion publique internationale.
    Ma satisfaction n’a duré que cinq minutes. J’ai dû me rendre à l’évidence. Ces populations, en plus de s’occuper de leurs problèmes, ne savent même pas que l’Algérie a des barreaudages à toutes ses fenêtres, à tous ses balcons, que le magistrat y construit sa villa qui coûte un siècle de son salaire, sans que personne lui demande d’expliquer l’origine de ces fonds, que 40% de la population active est au chômage, et tutti quanti. Ce n’est donc pas à ces gens là que Ce Monsieur veut fourgeur sa camelote. Il n’y a plus qu’une seule et dernière possibilité. Ce Monsieur écrit pour conditionner les services secrets occidentaux, leurs analystes, leurs observateurs.
    Après trois minutes, j’au dû, encore une fois, me rendre à l’évidence. Ces gens là, me suis-je dit, moi qui les connait bien, ils en savent mille fois plus que ce Monsieur, et même que ce sont eux qui initient des combines, qu’ils observent, et qu’ils analysent par la suite.
    Alors, je re-repose ma question? Pour qui ?
    Les gens du DRS ne sont pas idiots au point d’envoyer ce monsieur dans un souk qui est encore au stade du troc, pour proposer une toile qui ne trouverait pas preneur même si on l’offrait gratis. Alors qui peut répondre à ma question ? Pour qui ce Monsieur écrit-il? Allo, allo…Je n’entends rien…
    D.B




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  • W A H I D
    25 juin 2011 at 4 h 32 min - Reply
  • Rachid
    25 juin 2011 at 5 h 00 min - Reply

    « L’Algérie n’en est pas encore au stade de l’adhésion à l’Alliance atlantique qui comporte des conditionnalités rigides, mais déjà sa proximité avec l’Otan… » c’est l’un des noeuds du problème !
    Derrière l’OTAN c’est les réseaux de la finance internationale. Et nous savons quels sont les acteurs qui se cachent derrière cette finance. A partir de là, il est clair que les obtacles de leur desseins sont :
    – Les patriotes (défendendent les intérêts de la nation alors que les premiers s’imagine une gouvernance mondiale)
    – Les musulmans (défendent des valeurs morales immatérielles alors que les premiers sont des adeptes du veau d’or qui nécessite de former à l’individualisme, à l’égoisme…des êtres manipulables).

    Ce suivisme est une preuve que l’Algérie est infestée d’agent. Cela donne une autre clef de lecture de certains évènements tel que « dénie noire » (stratégie du Chaos), destruction des acquis public au profit de la privatisation sauvage à outrance ainsi que la normalisation de la corruption et de la drogue dans notre pays.
    Et le fait que l’Algérie ne soit pas encore adhérante à cette mascarade démontre également qu’il reste encore des patriotes qui résistent.




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  • Abdelkader DEHBI
    25 juin 2011 at 9 h 16 min - Reply

    Cher Si Djamaleddine !

    Dommage que les parasites t’aient empêché de poursuivre ton dialogue avec le marchand d’art, dans sa version « I have a dream »….. En fait, je suis presque certain qu’il voulait te confirmer l’existence au sein de l’armée – en particulier parmi les cadres restés sains et intègres, toutes générations confondue – d’une prise de conscience de plus en plus aigüe par rapport à la crise nationale sous ses divers aspects : notamment la crise de légitimité, aggravée par une crise morale qui frappe de discrédit la quasi-totalité des dirigeants politico militaires aux commandes du pays.
    Cette frange importante de l’encadrement de notre armée ne pouvait rester indifférente en effet, ni aux vents du changement qui soufflent dans nos régions, exprimés par les révoltes légitimes des peuples contre les dictatures, ni aux menaces extérieures induites – voire sciemment provoquées par le refus de ces mêmes dictatures, de se plier à la volonté de leurs peuples, comme c’est aujourd’hui le cas à nos frontières avec la Libye, devenue du jour au lendemain, des frontières avec les forces impérialistes de l’OTAN, jouant hypocritement d’interventionnisme dit « humanitaire ».
    Pour tout dire – et avec un souverain mépris du langage de bois pseudo académique de certains – les cadres sains de l’ANP, qui sont la majorité, sont en train de se défausser des barons gâteux, corrompus et mafieux, qui dirigent aujourd’hui le pays, pour faire masse avec leur Peuple, dont ils sont issus, en refusant en prime, de faire les frais, demain, d’une mise en accusation des véritables criminels que sont commanditaires de la tragédie nationale.




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  • rak
    25 juin 2011 at 9 h 28 min - Reply

    Salam, azul, bjr les ami(e)s

    Notre cher « mouthakef des srabess » revient donc encore une fois cette semaine pour precher la bonne parole.
    Pauvre Algerie et Pauvre ANP qui n’a pu produire que 2 illustres « mokh » parmi ses rangs et parler en son nom en les personnes du « chambitt » Touati et du « wagmestre » Mohamed Chafiq Mesbah
    Ce dernier a « pondu » cette article loghorifiques et nauseabond pour nous dire grosso modo ceci:
     » Partout dans le monde c’est les peuples qui se revoltent pour se debarasser de leurs pouvoir tyraniques et illegitimes, en Algerie c’est le regime qui se revolte pour se debarasser de son peuple et le changer a coup d’assasinat, de corruption , d’exil…. »
    Fumons du thé et restons eveillés, le cauchemar continue
    Cordialement




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  • brahmi16
    25 juin 2011 at 10 h 23 min - Reply

    si comme on le pretend l’ algerie est un etat de droit, pourquoi ses dirigeants ne reconnaissent ils pas le tribunal penal international? LISTE DES PAYS AFRICAINS: Afrique du Sud, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, République centrafricaine, Congo, Comores, Djibouti, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Kenya, Lesotho, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Tanzanie, Tchad, Zambie et dernierement LA TUNISIE.




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  • amel
    25 juin 2011 at 10 h 49 min - Reply

    Les différents drames qu’ a eu à vivre le peuple algérien sont le fait ,hélas ! de certains hauts dignitaires de l’armée.
    Je considère donc qu’une meute de loups ne pourrait en aucun cas devenir un troupeau d’agneaux.
    Sans être pessimiste ,je ne me fait aucune illusion sur une hypothétique démocratie en Algérie,si le même système perdure,pour cela je partage l’avis pertinent de Largem




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  • NEDJMA
    25 juin 2011 at 20 h 49 min - Reply

    Le vent chaud des peuples du sud souffle et c’est le DRS qu’on respire.
    Le vent souffle t’il sur le PAYS, Petits et grands kapos?
    non pas encore mais meffions-nous.




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  • papousse
    25 juin 2011 at 22 h 26 min - Reply

    Peu importe ce que l’on dira sur l’Algérie, sur son passé, son présent ou son avenir, ce serait le dernier pays qui entamerait le processus démocratique parmi tous les pays arabes. Les jeux sont faits depuis un bail. Il a été seulement reconduit depuis ce début d’année 2011.Le plus gros problème pour les stratèges maléfiques est de trouver des « pretextes » valables et non sanglants pour perdurer jusqu’à la fin du bail, c’est à dire en 2019. D’ici là, croisons les doigts pour essayer de casser le contrat avant l’échéance.




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  • Alilou
    26 juin 2011 at 0 h 16 min - Reply

    @Dr SIDHOUME et Dr HOUARI et Mr ZENATI,

    Merci pour la réponse cristal clear. Ca me rassure, depuis le temps que je suis sur LQA vous me connaissez et mon verbe aussi. JE NE FERAI JAMAIS DE COURBETTE A CES DAFISTES.

    Maintenant comme promis j’ai fais un effort hors du commun pour lire l’article de Mr Mesbah….sans pétard. puis arrivé au 1/3 j’ai allumé un, car je ne pouvais continuer a le lire sans….

    Excusez-moi je n’ai pas pu finir l’article en question, trop de mal de ventre…

    Je rejoins de bon cœur Mr DB pour son post que j’ai lu avec délectation comme d’hab en sirotant une bonne Heineken, pour faire passer Mr Mesbah…a qui s’adresse ce gars avec cette présentation teintée a peine d’une brosse a cirer dans le sens du poil?

    Il me prend pour qui ? En me disant que les putschistes dafistes etc… Étaient issues du peuple et vivaient dans la même misère du peuple ????

    Depuis mathusalem on savait tous que les militaires se sucraient sur le dos du peuple, sauf qu’a une certaine époque, ils ne pouvaient pas prendre tous le sucre car le big boss de l’époque ne le permettait pas, mais ils ont réussi a lui creuser un trou pour l’y mettre et mettre a sa place un des leurs qui était plus docile, et depuis l’aube des damnés que nous sommes, nous n’avons jamais connu de notre glorieuse que des malheurs, au point ou aujourd’hui, nos enfants et petits enfant nous maudissent d’avoir 1premierment chasser la France et secundo baisser notre froc pour laisser ces vautours prendre tous et pousser nos enfants a se jeter a la mer pour aller vers la mère patrie FAFA.

    Aujourd’hui ce Mr Mesbah dépeint une toile de nos bourreaux de tous les temps comme étant des gens issues du peuple, de simple paysans qui sont devenu des OGRES et avalent tous sur leur passage y compris la chair de notre chair…Il faut que j’arrête de fumer car je prends les vessies pour des lanternes chinoises…Il cite même que une étude scientifique sur 100 ministre algériens qui démontre que ces derniers étaient de gens normaux évoluant dans un environnement anormal, pour ma part c’est l’inverse qu’il faut dire…ici il fait complètement abstraction totale de notre élite civile détruite…

    Examinons, à présent, le premier volet de cette contribution. Au lendemain de l’interruption du processus électoral, en 1992, l’armée algérienne, pour son rôle dans l’épisode considéré, avait fait l’objet d’attaques en règle jusqu’à être assimilée, parfois, à une armée de «pronunciamiento », ses chefs étant affublés du qualificatif de «junte» au sens le plus négatif du terme. A l’époque, pourtant, l’origine sociale des officiers généraux et de leurs collaborateurs immédiats était des plus modestes, essentiellement rurale. Leur comportement social n’était pas, particulièrement, ostentatoire, sujet à critique marquée de l’opinion publique. Il ne faut pas, certainement, céder à une forme d’idéalisation excessive de l’institution militaire. Certains chefs militaires, pas la hiérarchie en tant que corps social, s’étaient, certes, distingués par des comportements pathogènes qui ont pu contribuer à discréditer la corporation dans sa totalité. Mais ce qui doit retenir notre attention, ce n’est pas l’histoire liée aux modes individuels, c’est la société militaire à travers l’analyse de la structure dite «Commandement» qui est une de ses composantes essentielles. Issus de l’Armée de libération nationale, les chefs militaires de l’époque avaient, pour la plupart, complété leur formation dans les académies nationales et étrangères et il existait une homogénéité interne relativement solide au sein de la hiérarchie. Jusqu’à une heure tardive, une certaine ligne de fracture a bien existé entre officiers dits de l’Armée française et officiers dits de l’Armée de libération nationale faisant se juxtaposer, d’ailleurs, clivages idéologiques et techniques. Cette ligne de fracture s’est, à présent, estompée. Au plan interne, également, la situation, au sein de l’armée, se caractérisait par un tassement vers le bas des grades qui a laissé, parfois, végéter les plus instruits parmi les cadres militaires. Ces clivages ont, peu ou prou, disparus face à la nécessité d’une solidarité active face aux défis majeurs apparus, d’abord, avec l’éclatement du conflit du Sahara occidental, ensuite, avec l’irruption intempestive du Front islamique du salut. Il faut garder à l’esprit, à cet égard, le fonctionnement presque démocratique de l’institution militaire, puisque le ministre de la Défense nationale de l’époque prenait la précaution de réunir, jusqu’à un niveau relativement subalterne, les cadres de l’ANP en vue de requérir leur assentiment suscitant ainsi le consensus qui permettait au Commandement d’avancer les rangs serrés. Cela peut paraitre une hérésie pour une institution fondée sur l’obéissance et la discipline. C’est bien selon ce mode, pourtant, que les forces armées portugaises avaient fonctionné pour trouver leur indispensable cohésion face à des évènements d’une portée bien exceptionnelle. Toujours à propos de la composante interne de l’armée, il faut noter, d’un point de vue social, que les principaux responsables militaires en 1992, chefs de régions militaires comme commandants de forces, ne disposaient pas des attributs, du prestige social et des avantages qui étaient ceux de leurs homologues, durant le règne du président Houari Boumediene. Il ne faut pas non plus céder aux prénotions. Même sous la présidence de Houari Boumediène, les chefs militaires impliqués dans les processus politiques l’étaient intuitu personae à travers le Conseil de la révolution dont ils étaient membres. Ce n’était pas l’institution militaire, elle-même qui était concernée. Les études fiables sur la composition sociale de l’encadrement militaire en Algérie n’existent pas. Il est difficile, donc, de conforter scientifiquement les constats avancés dans cette contribution. Au vu de l’observation empirique, il est excessif, pourtant, de parler de caste militaire coupée de la société. L’état d’esprit prêté aux chefs de l’ANP, à propos de l’islam, est, également, un préjugé qui ne repose pas sur l’observation scientifique de la société militaire. Affirmer que le Commandement militaire était habité par une haine pathologique vis-à-vis de l’islam, c’est méconnaître les racines sociales et culturelles, essentiellement paysannes, d’où puise sa sève cette composante essentielle de l’armée. Le Commandement militaire est le produit de la société algérienne, pas une excroissance greffée de l’extérieur. Il faut distinguer entre l’analyse scientifique et les jugements de valeur politiciens. Beaucoup d’intellectuels algériens refusent de se libérer des prénotions teintées d’idéologie qui guident leur raisonnement chaque fois qu’il est question de l’armée algérienne. Mais pour revenir au corps du sujet, ce n’est pas sans pertinence que Nacer Djabi, sociologue algérien éminent, s’était livré à l’analyse d’un échantillon de cent ministres du pays pour aboutir à la conclusion que leur profil correspondait, parfaitement, à la configuration de la société algérienne. Pour résumer ce constat, il a eu cette formule décapante de bon sens qui peut, parfaitement, s’appliquer à au Commandement militaire en Algérie : «C’est une élite tout ce qu’il y a de plus normal évoluant dans un système politique anormal.»Comment expliquer, toutefois, que face à l’émergence prodigieuse du FIS, le Commandement militaire ait fait preuve d’un manque de lucidité politique ? Ce n’est, assurément, pas dans le statut social des chefs militaires qu’il faut chercher l’explication. L’ANP, depuis l’indépendance, n’a jamais été, en fait, que l’instrument d’exécution d’une volonté politique incarnée par des chefs qui avaient revêtu l’habit civil. Instruite pour obéir, l’ANP n’a pas exercé le pouvoir directement.

    A moins d’un miracle divin et je n’y crois guère, ces putschistes et leurs ainés avant eux sont responsable du malheur de millions d’algériens, a moins de la venu de ET sur terre, je ne saurai ni accepter ni tolérer qu’on puisse trouver des excuses a qui que se soit pour les raisons les plus inimaginables aux malheurs de ma nation ma patrie et notre peuple, même si aujourd’hui ce peuple est a 90% GHACHI et Tube Digestif…

    au Dr SIDHOUM, j’espère de tous mon cœur que cette année sera celle du changement radical…autrement RDV a l’au-delà….car si bcp de gens sont prêts a trouver des excuses a Mr X et Madame Y ou vice-versa…on ne sortira jamais de l’auberge, tant que des momies et des Osiris continuent de sévir a la tête de l’état « militaire », on ne gouttera jamais a la vraie vie…ne pensez pas que nous sommes heureux ailleurs autrement je ne serai pas la sur LQA a espérer la démocratie pour mon pays, car je mène une pseudo-vie agréable dans un vrais pays démocratique…mais ma patrie est ma patrie….




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  • still
    26 juin 2011 at 1 h 04 min - Reply

    @A. Amir
    Merci de m’avoir rappele cet antidote:j’avais des crampes dans l’estomac …et dans l’esprit.




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  • Salah Bouzid
    26 juin 2011 at 6 h 16 min - Reply

    Je crois qu’on devrait encourager la jeunesse à débatre l’idée de la suppression du service nationale. Ceci pourrait constituer une revendication qui rassemblerait la jeunesse Algérienne, la société civile et les partisans de la professionalization de l’ANP. Cette revendication pourrait entrainer des débats sur d’autres sujets comme la réduction des dépenses militaires, la nomination de civils à la tête de la DGSN et du MDN, la restructuration du DRS et de la GN.




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  • Liès
    26 juin 2011 at 6 h 27 min - Reply

    Salutations à toutes et à tous.

    Quand je lis les commentaires sur l’armée, je crois voir des monstres.

    Quand j’en lis sur le peuple, je crois voir des anarchistes, des paresseux et des casseurs.

    Quand je lis les commentaires sur l’opposition, je crois voir des gens faibles et sans principes.

    Quand j’en lis sur l’élite, je crois voir des vaniteux et des égoïstes qui n’attendent qu’un signe du pouvoir pour rentrer dans ses rangs et chanter ses mérites.

    Qui croire?
    À moins que tout ce beau monde, voire tous les algériens font partie d’une même et unique entité socio-politique que nous désignons par le vocable: le SYSTÈME.

    Et dans ce système qui fonctionne très mal, il y a aussi des gens sages et justes mais qui sont minoritaires.

    Il faudrait que ces minorités grossissent jusqu’à devenir la majorité.
    Ainsi le système changera, de mauvais qu’il est, vers le bon qu’il devra être.

    Donc, selon moi, le changement du système doit aussi être le changement de chacun de nous.

    J’avoue que je suis souvent ballotté par les écrits des uns et des autres, à l’image de ce juge dont je vais vous raconter l’histoire.
    ————————-

    Le juge et les deux plaideurs.

    Deux plaideurs irrités, Ahmed et Lakhdar (les noms sont fictifs), se présentent devant le Cadi, magistrat chargé de rendre la justice.

    Lakhdar prend la parole et dit :
    __ Mon ami Ahmed m’a trahi. Il s’est conduit d’une manière abjecte. Il est venu dans ma maison, en mon absence, il a volé mon argent, volé mon âne, et battu mon fils jusqu’au sang. Cadi, tu dois me rendre justice!

    Le Cadi lui dit :
    __ Tu as raison.

    Alors Ahmed s’avança et dit, très vigoureusement :
    __ Mais pas du tout! Ça ne s’est pas passé comme ça! Je suis allé chez Lakhdar c’est vrai, mais cet âne c’était le mien, qu’il m’avait emprunté et ne voulait pas me rendre! Cet argent était le mien, que je voulais récupérer! Et comme je voulais reprendre mon dû, son fils s’est mis à me frapper! Je me suis défendu comme j’ai pu et je suis reparti les mains vides! C’est à moi Cadi, que tu dois rendre justice!

    Le Cadi qui écoutait attentivement, lui dit :
    __ Tu as raison.

    Alors le premier assistant du cadi, qui se tenait debout derrière lui, se pencha et dit à mi-voix :
    __ Mais enfin, cadi, ces deux hommes t’ont dit des choses totalement contradictoires, et tu leur as dit, à tous les deux, qu’ils ont raison! Ce n’est pas possible!

    Et le Cadi dit à son assistant : Tu as raison.
    ——————-

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • fouad
    26 juin 2011 at 20 h 23 min - Reply

    Monsieur mesbah. Depuis 15 ans je n’ai jamais lu integralement un seul article de la presse algerienne. je me contente des titres et des résumés.Il y’avait deux journaux que je lisait. La nation et libre algerie pour leur opposition au pouvoir en place.Car je sais comme tous les algeriens que cette presse est l’organe pluriel du DRS.Donc, je n’aime pas perdre mon temps precieux avec des salades.
    Mai j’avoue que j’ai lu integralement votre intervention.Sachant que vous etes le porte parole officieux du DRS et l’intellectuel de service, j’ai voulu savoir ce que vous allez dire et ce que vous ne voulez pas dire.Ainsi,ca me permettrait de me faire une evaluation personnel de la tempertaure qui regne dans le regime.Et ceci, à l’heure du grand cinema que se livre le regime et de ce qu’on appelle par consultations politiques.Dans votre intervention vous nous parlez que de l’armée . Alors que vous savez trés bien que le probleme de l’algerie n’est pas l’armée en tant que institution.Cette institution a été malheureusement commandé par des traitres et des mercenaires et qui ont pris en otage l’armée et le peuple.CECI TOUT EN SE REPOSANT SUR LES SERVICES.Voilà le probleme monsieur mesbah.Dans toute votre intrevention vous faites sciemment cette omission et vous le dites clairement.Alors pourquoi parler de la solution democratique sans decortiquer le probleme et de le poser d’une facon claire.Comme vous le savez le probleme de l’algerie se resume en un sigle de trois lettres, DRS, departement de renseignement et de securité. La réalité c’est qu’il est un departement de renseignement pour creer l’insecurité des algeriens sur tous les domaines.L’assassinat à azzazga l’ilustre amplement.Monsieur Mesbah vous evitez de parlez du DRS alors que vous savez qu’il represente la principale menace pour les algeriens.Le fait que cette organisation n’obeit à aucune autorité civil ou militaire lui confere un caratctere clandestin, hors la loi et invisible(sa principale force).Ceci fait que les algeriens subissent les mefaits, et les atrocités de cette organisation sans qu’elle en assume de reponsabilités.Monsieur Mesbah, le monde actuel se divise en deux. D’un coté, des democraties et de l’autre coté des dictature ou des democraties de facades. Dans le cas des domcraties les services de renseignements obeissent à des elus. Dans les dictatures elles obeissent à des dictateurs.Donnez moi un seul exemple dans lequel les services controlent l’armée, l’état, la société, le peuple, la police …ect ..ect. Donnez moi juste un seul exemple dans le monde. Il y’en a pas monsieur mesbah.Vous vous rendez compte de ce que vous faites. Vous et votre service ququel vous appartenez, vous vous dressez contre toute une population.Ceci au risque de deflagrations futures qui risquent d’ouvrir le pays à des interventions etrangeres.Monsieur Mesbah que dire d’un service de renseignement qui empeche toute action collective des citoyen, même pour des actions de bienfaisance. Car il voit (le DRS) avec son propre logiciel avec lequel il reflechit que ca pourrait ouvrir à d’autres actions collectives de revendications politiques.C’est incroyable! Même la solidarité entre algeriens est empêchée.Monsieur mesbah, au lieu de ramasser des mots dans le dictionnaire pour faire des allocutions et des interviews pour vous placer à un niveau superieur au djordanes que nous sommes, vous ferez mieux de revisez votre conscience. Vous ainsi que vos collegues du DRS.(Je ne parle pas de la hierarchie criminelle). Revisez votre conscience et rangez vous aux côtés de la souveraineté des algeriens. Car dans le cas de l’avenemnt d’une democratie tout le monde serait gagnant sauf les criminels et les traitres.Quand à une intervention étrangere je pense que vous avez une intelligence superieure à la moyenne pour comprendre que tout le monde sera perdant.




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  • Alilou
    26 juin 2011 at 21 h 53 min - Reply

    @Asfour,

    Je te signale que le systeme est comme un virus, on le contracte une fois et c’est pour la vie, comme l’herpes, on le choppe tres jeune et on creve avec.

    Le pire c’est que c’est contagieux et de quel maniere, par le baiser qu’on depose sur les joux d’un bébé et voila t’es dans le systeme.

    PS: ya pas pas de cure contre le virus de l’herpes

    Eh barman…un verre de bisous pour la route….hic




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  • MissTmourt
    27 juin 2011 at 3 h 03 min - Reply

    Je lis parfois, sur LQA, qu’il y aurait des officiers honnêtes, sinceres et profondément nationaliste !!!

    Je pose la question à celui pourra répondre: qu’attendent ils pour agir ? Que tout le pays s’embrase ?

    J’ai cru comprendre que le capitaine Chouchene avait refusé en son temps d’organiser un coup d’état contre les Nezzar and co….qui aujourd’hui peut prétendre que ce n’était pas une erreur ?




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  • hakimM
    27 juin 2011 at 6 h 15 min - Reply

    @Fouad,
    Les assassins du peuple donnent des ordres et portent des armes. Pour s’en débarrasser, il faut des hommes intègres qui donnent des ordres et qui portent des armes.
    Pour se débarrasser de la pourriture des generaux corrompus assassins, il faut des officiers intègres qui les renversent.
    Pour les renverser, ces officiers ont besoin de voir le peuple en millions dans les rues pendant plusieurs jours pour justifier au monde que l’heure du balayage est arrivé.
    Tout le reste est passe temps que se livre M Mesbah et copains de chemin.




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  • ahmed
    5 juillet 2011 at 7 h 27 min - Reply

    Dans un pays où il n’y a pas de stades,pas de salles de cinémas,pas de centres culturels,pas d’hôtels,pas de trottoirs ni de routes,pas de centres de formation professionnelle,l’armée s’équipe tous les ans à coût de milliards de dollars,ses casernes s’étendent à vue d’œil et nous privent des 2/3 des territoires de nos villes . La situation est délirante,nous sommes dans la démesure et l’irresponsabilité . A quoi sert tout cet équipement chèrement payé dans un pays en voie de développement qui manque de tout . L’armée vient de signer un contrat d’équipement de 14 milliards de dollars avec les allemands dans un pays où il n’y a même pas de stades pour nos jeunes . Vous parler de mutation démocratique,il est temps qu’un contre pouvoir à cette armée de délirants s’installe et apprend à nos généraux les notions du temps,d’argent, de liberté et de respect du citoyen .




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  • Congrès du Changement Démocratique