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29 July 2017

Sénégal : des élites engagées et un peuple vigilant. Un exemple à méditer

Sénégal: Wade renonce à réviser la Constitution

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 24/06/2011 à 07:32

Les manifestations au Sénégal contre une réforme de la Constitution qui visent, selon ses détracteurs, à faciliter l’élection d’un « ticket » du président Abdoulaye Wade et de son fils, ont tourné jeudi à l’émeute.

afp.com/Moussa Sow

Le retrait du texte controversé de révision constitutionnelle sur un « ticket présidentiel », destiné, selon l’opposition, à préparer une succession dynastique, a ramené le calme à Dakar.

Le calme est revenu jeudi soir au Sénégal après l’annonce de la décision du président Abdoulaye Wade d’abandonner son projet controversé de révision constitutionnelle sur un « ticket présidentiel » qui a mis son régime face à une violente contestation.

Le retrait du texte a été annoncé aux députés en fin de journée par le ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, après des échanges souvent houleux entre les députés et de longues heures de heurts entre manifestants opposés au projet et forces de l’ordre à travers Dakar.

Le président Wade « a pris en considération vos préoccupations », il « a pris bonne note » de toutes les réactions et « il m’a chargé de retirer ce projet de loi », a déclaré le ministre Sy, suscitant des applaudissements nourris dans l’hémicycle où les parlementaires étaient réunis depuis le matin en séance plénière.

Le projet de loi avait été adopté en Conseil des ministres le 16 juin, à huit mois de l’élection présidentielle de février 2012, à laquelle Abdoulaye Wade, 85 ans, est candidat.

Un rejet jusqu’au sein du parti présidentiel

Dans sa version initiale, le texte visait à modifier la Constitution pour permettre aux Sénégalais d’élire simultanément, dès 2012, un président et un vice-président sur la base d’un « ticket » qui, pour l’emporter, pouvait ne recueillir au premier tour que 25% des suffrages exprimés. Ce minimum de voix pour une victoire au premier tour était parmi les dispositions les plus décriées par les opposants au projet. Jeudi matin, le ministre Sy a annoncé que le président sénégalais avait décidé d’abandonner cette disposition pour conserver dans le projet la majorité absolue (50% plus une voix) comme minimum pour la victoire au premier tour.

Pour ses détracteurs, à travers cette initiative, Abdoulaye Wade, arrivé au pouvoir en 2000, entendait se faire réélire avec peu de voix pour ensuite céder le fauteuil à son fils Karim Wade, 42 ans.

Le texte sur le « ticket présidentiel » a mis le régime d’Abdoulaye Wade face à une contestation d’ampleur jamais égalée en onze ans, jusque dans le camp du Parti démocratique sénégalais (PDS), sa formation, et de ses alliés. Les protestataires se sont fait entendre jusque dans le camp du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) et de ses alliés. Des députés de la majorité avaient clairement indiqué leur refus de voter pour le texte.

Le calme était revenu jeudi soir après des manifestations dans plusieurs régions, dont Ziguinchor, Kolda (sud) et Saint-Louis (nord), sans que ces protestations atteignent la même ampleur que celles, parfois violentes, tenues à Dakar. Et la police a libéré tard jeudi soir les dirigeants du mouvement de rappeurs engagés « Y en a marre » et tous leurs militants arrêtés la veille lors de ces manifestations.


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UN COMMENTAIRE

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  • Moh
    24 juin 2011 at 18 h 21 min - Reply

    Presque tous les chefs d’Etats des pays sous dév ne sont-ils pas des névropathes , voire des psychopathes.
    En se faufilant vers le « sommet » (escalader vers le sommet n’est certainement pas le mot dans tous les cas de figure ) non pas par leur compétence comme Nyéréré ou Senghor qui ont quitté volontairement le pouvoir , mais en extorquant le pouvoir tantôt par la malice et les coups tordus tantôt en se présentant sur le dos d’un char. Ayant obtenu le pouvoir , il développe petit à petit un syndrome mégalomaniaque teinté d’une surestimation du Moi qui , loin de faire preuve de modestie ne serait ce que par respect aux sacrifices de leur peuple , le conduit à croire que la république lui appartient , est un bien acquit ( mi’n ta7çil 7açel) et qu’il a le « devoir » de ne pas l’abandonner, « QUELQUE SOIT LE SACRIFICE »
    Vu l’hypocrisie qui l’entoure et l’impopularité exponentiellement proportionnelle à la durée de ses mandats (il prend toujours soin de bien se renseigner) , il commence à développer une névrose d’angoisse couplée d’une paranoïa. Se pose pour lui le lancinant problème « li mèn n’khaliha » Il applique alors le célèbre slogan de Sonatrach dans les années 80 « ils sont de chez nous , on peut leur faire confiance ».De là commence l’opération du choix de l’héritier du trône de la joumloukya .On commence par le fils , sinon le frère , à la limite ,le frère de lait ,etc.. etc..Les idées de Montesquieu , Voltaire , Rousseau , et tous les penseurs , philosophes et hommes de loi qui se sont décarcassé pour la « société idéale » ne sont pas assimilables par les peuples qui désignent par paresse intellectuelle ou par paresse tout court ,souvent par complaisance intéressée el na’hhab el wa’hhab par el sou’ja3 el karim. Le chef généreux par cagnotte étatique a les coudées franches jusqu’au jour où le peuple se réveille et ne croit plus à Papa Noël. Si le peuple continue son long sommeil, le paranoïaque , Allah Rabi la 7al idoum , se rendra compte, au moment fatal , qu’il avait tout à fait raison d’être parano , un autre plus malicieux que lui SE FAUFILERA au sommet soit par coup tordu soit sur le dos d’un char , un char plutôt « FURTIF» par les temps qui courent , la météo mondiale n’étant pas favorable aux expositions de jour . Le film hindou reprend alors . Mangala et Janitou nouvelles robes nouveaux costumes , nouvelles chansons , ghaïta ouel 3aïta sont là. Les figurants sont toujours disponibles. Pour toutes les séquences , licites ou ILLICITES.




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