Édition du
25 March 2017

Pour qui le colonel Mesbah écrit-il?


par Djameleddine Benchenouf

Un jour, lors d’une exposition d’art moderne à Paris, j’avais réussi à aborder un marchand d’art réputé, et de fil en aiguille, je n’ai pas pu empêcher mon sacré bon sens paysan de s’exprimer. Je lui avais confessé, en lui montrant une oeuvre en particulier, que je ne comprenais pas qu’on puisse ainsi s’extasier, et acheter à prix d’or, une toile qui représentait un entonnoir, peint grossièrement, fiché dans un oeil, ou quelque chose qui y ressemblait, sur un fond d’une couleur qui rappelle une matière que je ne me permettrais pas d’évoquer ici. J’étais d’autant plus perplexe que j’observais les mines ravies, je dirais même extasiées, de cocottes qui piaillaient, et de dindons qui se la jouaient désinvoltes, et dépouillés, derrière leurs écharpes à 2000 euros. Le fameux parisianisme, où le nec plus ultra du dindon du 16eme consiste à enfler du goitre par son chéquier qu’il dégaine en le secouant, et par la manière détachée de tenir sa flûte de champagne, j’allais dire son verre de champagne. Je sentais, que sans le vouloir, dans cette fantasmagorie, j’entrais, dans cette ambiance de cour aux miracles de luxe, dans une sorte d’hystérie collective. Encore un peu, si ce n’était mon sacré bon sens paysan, et j’allais me mettre à glousser, et à piailler, en m’éventant de mon chéquier de smicard. Le marchand d’art, après avoir haussé artistiquement un sourcil et puis l’autre, et examiné la distance entre mes pieds et mon nez, puis de mon nez à mes chaussures, consentit finalement à me regarder dans les yeux.
Créer le besoin…
Puis, avec cette condescendance propre aux gens de la haute, qui aime à s’aventurer dans des risques sans risque, après s’être assurés qu’ils ne risquent rien, il répondit à ma question par une autre: « Vous êtes d’où? » Mon faciès m’avait annoncé. Je lui confirmais ce qu’il savait déjà, sans entrer dans des détails morbides sur la dégénérescence des races. Et curieusement, alors que je m’attendais à un exposé sur l’histoire de l’art, et aux clés qui sont généralement fournies gratis aux gogos de mon espèce, il me tint un discours qui me transforma en statue de sel. Comme s’il voulait faire sauter un bouchon de cérumen qui lui obstruait la bonne ouïe du paysan qui sommeillait en lui. Il me confia, en substance, que l’art était d’abord, et avant tout, un marché. Mais que contrairement à celui de la bouffe, du sexe et du reste, celui de l’art n’attendait pas que le besoin s’exprime de lui-même. Bien au contraire. Il est nécessaire, selon ce qu’il m’expliquât, qu’il soit récupéré, régulé, orienté, et que les canons de l’esthétisme soit définis selon des critères de catin laide et vieille qui veut faire mordre la poussière aux femmes jeunes et belles, tout en passant à la caisse à leur place. Sinon, me confia-t-il, comme l’Homme est naturellement enclin à produire le beau, le marché de l’art deviendrait un grand supermarché, où il n’aurait pas plus d’importance que des choses bêtement utiles, et laborieuses, comme une chaise, entre autres objets insignifiants. Cela n’aurait donc plus d’intérêt pour ceux qui veulent passer à la caisse par droit supra-divin. Il fallait donc décider pour la multitude ce qui était beau, et ce qui ne l’était pas. Dans toutes les expressions artistiques. Mais, poursuivit-il, lui n’était qu’un modeste marchand de tableaux qui s’était engouffré dans la combine. Plus haut que lui, bien plus haut, était un cercle occulte qui avait estimé que l’Homme devait être dévié de ses penchants naturels à la beauté telle qu’elle s’imposait à son besoin de s’élever. Ces Maîtres tout-puissants avaient décidé que l’aspiration au sublime et à la perfection devait céder le pas au laid, à l’imprécation, et qu’il fallait pousser l’audace à ses extrémités les plus inimaginables. Faire de l’anti, tout simplement, et créer un besoin forcené d’anti. Non seulement pour domestiquer, et neutraliser les pulsions d’humanité, mais s’en servir aussi pour en faire un moyen de capter les richesses qui circulent. Et, dans son désir de s’épancher, mon marchand d’art alla jusqu’à me livrer son opinion sur des logiques nazies, sur ces thèses d’art décadent, en me chuchottant que les nazis avaient mis le doigt sur le vrai, mais qu’ils ont été trop bêtes, puisque trop brutaux, avec leurs grosses godasses, dans un monde d’ombres insaisissables. Mais là est un autre sujet. J’étais abasourdi par de telles confidences. Le marchand d’art, de réservé et raffiné qu’il m’était apparu était devenu inaltérable. Il sifflait le champagne comme du petit lait. Et, comme s’il n’attendait qu’une occasion pour se lâcher, il m’apprit en peu de temps ce que je n’avais jamais soupçonné de toute ma vie. Nous ne nous revîmes jamais.
Cauchemar…
Mais cette discussion m’avait tellement choqué que quelque temps plus tard, je fis un rêve curieux.
J’ai donc rêvé que j’étais au fin fond d’un pays perdu, où la modernité n’avait pas cours, où il n’y avait ni électricité, ni télévision, ni commodités comme on en trouve habituellement dans nos sociétés. C’était un pays très pauvre, où les gens crevaient de faim. Et dans mon rêve, je déambulais dans une sorte de souk, où ces pauvres gens pratiquaient le troc, des patates fripées contre de l’orge, des peignes grossiers en os, contre des bouts de laine tissée, et même des outres d’eau contre des filles pubères. Les gens allaient pieds nus, ils avaient les dents gâtées, et ils s’exprimaient en onomatopées gutturales, en mimant plus qu’ils ne parlaient, ce qu’ils voulaient dire.
J’étais là, dans mon rêve, lorsque je découvris, dans la foultitude du souk, mon marchand d’art, qui proposait son tableau à l’entonnoir.

Les pitoyables chalands du souk s’étaient attroupés autour de lui, ils regardaient son tableau, en penchant la tête dans tous les sens, le tâtaient, et même l’interpellaient, avec force gestes. ils ne parvenaient pas à renifler ce qu’il pouvait représenter comme intérêt. Puis, ils se détournèrent de cette bizarrerie, et s’en allèrent définitivement. Mon marchand d’art avait dans les mains une immense vasque de champagne, et il toisait les gens d’un air méprisant. je ne comprenais pas ce que faisait ce Monsieur, avec son tableau, dans cet endroit où il n’avait aucune chance de trouver acquéreur. Et je me suis empressé, toujours dans mon rêve, de lui poser la question. Il me répondit, mais, comme dans un radio parasitée, des fritures couvraient sa réponse. Je ne compris rien à ce qu’il me répondit. Puis je me suis réveillé. Cette question continue de me tarauder. Que faisait ce marchand d’art, pourtant intelligent, avec sa toile bizarre, dans ce souk, où les gens ne venaient que pour échanger des choses utiles, palpables, contre d’autres tout aussi utiles, et tout aussi palpables.
D’autres chats à fouetter…
Lorsque je découvris sur LQA cette énième élucubration de Monsieur Chafik Mesbah, une foudroyante logique se mit en place dans mon esprit.
Comme si j’avais renoué avec mon rêve, ou plutôt mon cauchemar.
A qui ce Monsieur destine-t-il ses écrits ? A un lectorat algérien? Cela ne se peut pas. Au moins 101% des Algériens ne peuvent, ni n’ont le courage, ni la possibilité, de digérer de telles masses. Trop touffues, trop prétentieuses, trop alambiquées. Sur les 300 000 lecteurs francophones algériens, qui achètent la presse, 90% préfèrent les chiens écrasés, les chroniques judiciaires, les brèves, et le programme télé. Sur les 10% restants, environ quatre chats lisent ce Monsieur pour des raisons plus ou moins avouables.
Voyons voir, comme dit l’aveugle au sourd muet. Pourquoi ce Monsieur écrit ? Et pour qui ? Pour écrire ? Certainement non, puisque l’essentiel de ses accouchements éléphantesques est toujours en phase avec une réalité, dans un contexte particulier, de confrontation entre des clans, généralement. Comme lorsqu’il nous servit de généreuses analyses sur des rééquilibrages au sein du régime, ou cet interview de Peul Basta, au sujet de Boudeïmène.
Donc, ce Monsieur a une fonction. Introduire des faits dans un entonnoir, pour les injecter dans l’oeil de la populace. Dans un décor ocre marron, dont je ne permettrais pas ici d’évoquer la matière dont c’est la couleur habituelle. Le problème est que la foule est venue regarder la marchandise, en penchant la tête dans tous les sens. Elle l’a tatée, et même interpellée. Elle ne parvenait pas à renifler ce qu’elle pouvait représenter comme intérêt. Puis, elle se détourna de cette bizarrerie, et s’en alla définitivement. Donc, ce n’était pas à la foule qu’elle était destinée, parce que ce Monsieur n’est pas totalement idiot. Oui, bien sûr, ce n’est pas un foudre de guerre, quoique. Le milieu où il a tout le temps évolué est pourtant maître en matière de guerre, qu’il a menée héroïquement contre les dangereux criminels de Raïs et de Bentalha, Ramka, et autres nids de terroristes. Contre des femmes et des bébés dangereusement désarmés, contre des ingénieurs qui ont attaqué des dentistes, des journalistes qui écrivaient avec leur langue fourchue, et des moines armés jusqu’à la tonsure, qui menaçaient de lancer des missiles sol-sol contre Madame Lafric.
Fourguer, oui, mais à qui ?
Donc, partant du principe que ce Monsieur n’était pas totalement idiot, je me suis demandé, encore plus furieusement, pour qui il destinait sa camelote dans ce cas. Si ce n’est ni au bon peuple, ni à la vingtaine d’intellectuels qui le lisent pour trouver le sommeil, ou à des sado-maso, qui se délectent de ces mixtures, et qui les lisent en cachette, dans les toilettes, ou au bureau.

A qui donc, bon sang, sont destinés ces romans-oueds ?

Puis j’ai cru avoir trouvé. Ça y est, me suis-je dit. J’étais parvenu, par élimination, à ne laisser qu’une seule cible. Ha, haaaa..Ces écrits sont destinés à l’opinion publique internationale.

Ma satisfaction n’a duré que cinq minutes. J’ai dû me rendre à l’évidence. Ces populations, en plus de s’occuper de leurs problèmes, ne savent même pas que l’Algérie a des barreaudages à toutes ses fenêtres, à tous ses balcons, que le magistrat y construit sa villa qui coûte un siècle de son salaire, sans que personne lui demande d’expliquer l’origine de ces fonds, que 40% de la population active est au chômage, et tutti quanti. Ce n’est donc pas à ces gens là que Ce Monsieur veut fourgeur sa camelote. Il n’y a plus qu’une seule et dernière possibilité. Ce Monsieur écrit pour conditionner les services secrets occidentaux, leurs analystes, leurs observateurs.

Après trois minutes, j’au dû, encore une fois, me rendre à l’évidence. Ces gens là, me suis-je dit, moi qui les connait bien, ils en savent mille fois plus que ce Monsieur, et même que ce sont eux qui initient des combines, qu’ils observent, et qu’ils analysent par la suite.

Alors, je re-repose ma question? Pour qui ?
Les gens du DRS ne sont pas idiots au point d’envoyer ce monsieur dans un souk qui est encore au stade du troc, pour proposer une toile qui ne trouverait pas preneur même si on l’offrait gratis. Alors qui peut répondre à ma question ? Pour qui ce Monsieur écrit-il? Allo, allo…Je n’entends rien…

D.B


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25 Commentaires sur cet article

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  • OrO
    25 juin 2011 at 11 h 41 min - Reply

    J’ignore si Chafik Mesbah est en service commandé ou bien s’il s’exprime en son nom personnel,mais au moins ses articles nous changent un peu des des interventions publiques d’un niveau digne d’un pilier de bain maure de Nezzar.




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  • Abdelkader DEHBI
    25 juin 2011 at 12 h 44 min - Reply

    Reprise de mon commentaire précédent….

    Cher Si Djamaleddine !

    Dommage que les parasites t’aient empêché de poursuivre ton dialogue avec le marchand d’art, dans ta version « I have a dream »….. En fait, je suis presque certain qu’il voulait te confirmer l’existence au sein de l’armée – en particulier parmi les cadres restés sains et intègres, toutes générations confondues – d’une prise de conscience de plus en plus aigüe par rapport à la crise nationale sous ses divers aspects : notamment la crise de légitimité, aggravée par une crise morale qui frappe de discrédit la quasi-totalité des dirigeants politico militaires aux commandes du pays.
    Cette frange importante de l’encadrement de notre armée ne pouvait rester indifférente en effet, ni aux vents du changement qui soufflent dans nos régions, exprimés par les révoltes légitimes des peuples contre les dictatures, ni aux menaces extérieures induites – voire sciemment provoquées par le refus de ces mêmes dictatures, de se plier à la volonté de leurs peuples, comme c’est aujourd’hui le cas à nos frontières avec la Libye, devenue du jour au lendemain, des frontières avec les forces impérialistes de l’OTAN, jouant hypocritement d’interventionnisme dit « humanitaire ».
    Pour tout dire – et avec un souverain mépris du langage de bois pseudo académique de certains – les cadres sains de l’ANP, qui sont la majorité, sont en train de se défausser des barons gâteux, corrompus et mafieux, qui dirigent aujourd’hui le pays, pour faire masse avec leur Peuple, dont ils sont issus, en refusant en prime, d’avoir à faire les frais, demain, d’une mise en accusation des véritables criminels que sont commanditaires de la tragédie nationale.




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  • rachid
    25 juin 2011 at 13 h 04 min - Reply

    Mr benchenouf,merci pour cette contribution,ces gens la sont completement deconnectes de la realite de la societe algerienne ,encore une fois bravo.




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  • D B
    25 juin 2011 at 13 h 36 min - Reply

    A tous ceux qui ont parcouru ce texte avant 13h30, je présente mes excuses. Je l’avais envoyé sans même le relire, et j’ai découvert, par la suite, qu’il était truffé de coquilles en tout genre. Merci




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  • karim
    25 juin 2011 at 14 h 08 min - Reply

    J’ai pris la peine de lire l’integralité du texte de ce monsieur, et donc mis moi meme l’entonnoir dans mon œil, et comme d’habitude avec ses écrits tortueux,mais non moins orientés, la finalité apparait toujours en filigrane, vendre le seul produits qui ne se vend pas, dans une sorte de vente concomitante avec l’ANP, soit le DRS.
    Le presentant tour à tour comme un service de renseignement comme un autre, veillant sur la securité exterieure et interieure en matière de contre espionnage, donc le banalisant au meme titre que la DST et le CIA ou le Mossad dans la tache de defendre les interets de leurs pays respectifs,et en meme temps comme heritier du MALG et de la SM dont il glorifie au passage de « haut faits d’armes », comme la liberation des peuples en afrique et amerique latine, obtenues par quelques coups tordus ça et là, et beacoup de sales coups en Algerie meme pour donner du tonus à leurs intrusions dans tous les domaines de la vie pour des objectifs que seuls leurs generaux connaissent, et meme pas le reste des generaux de l’ANP, qui sont tout aussi otages de cette bande que le quidam moyen.
    Tout cela pour dire, pas de republique sans l’ANP, et pas d’ANP sans le DRS, et pas d’Algerie sans la republique donc pas d’Algerie sans le DRS.
    Plus prosaiquement ce monsieur qui ne se fatigue pas d’ecrire et d’ecrire pour à chaque fois vendre le meme produit toxique sous differents emballages, procède comme les avocats de la cosa nostra, ils parlent de tout sauf des mefaits de leurs clients et de la vraie nature des personnages auteurs et commanditaires de ces mefait, en faisant mieux lui projette la cosa nostra meme dans notre futur comme une fatalité et pire une necessité.
    S’il n’est pas encore fatigué, il n’en est pas moins fatiguant.
    En réponse je lui dis, que quand on est de culture barbouzarde on ne se refait pas, mais on ne refait pas l’histoire aussi, et les faits sont là et sont tetus.
    Un service qui entre en conflit ouvert, avec la société pour imposer un president, puis entre en conflit ouvert avec le president pour accelerer son depart, est tout sauf une institution republicaine, il est plus proche d’une secte malefique que d’un service de renseignement.
    Un service qui s’affranchit de la tutelle organique du MDN,puis de celle du pouvoir politique, et enfin de celle de la loi, pour aboutir à l’inverse, soit se substituer à tout cela, tout seul, sous les ordres et au profit des objectifs non definis d’une seul personne, son chef, ne peut se prevaloir d’un queconque role dans la perennité des institutions, c’est plutot l’inverse qui est evident, il est la première et dernière menace contre l’ordre republicain, et meme la nation algerienne, et sa dissolution integrale ne me rien du tout en danger, mais ecarte le danger que représente ce service pour l’avenir du pays.
    Maintenant de là à faire un amalgame entre la necesssité de se doter d’un service de renseignement fiable et efficient au service de l’etat republicain, et le maintien de ce qui est devenu depuis longtemps une tumeur dans le corp des institutions qu’elle a reduite à des ectoplasmes, il n y a qu’une barbouze pour oser cela, sous une tonne de litterature sophistes destinée à noyer le poisson.
    Si les generaux de l’ANP, n’etaient pas des fonctionnaires amorphes et sans grande destinée politique, il ‘auraient jamais laissé un personnage à la tete de la plus petite structure du MDN, s’arroger un pouvoir de vie et de mort sur eux et leurs hommes, et toute la nation dans leur sillage, cela fait longtemps qu’ils auraient eliminé la menace, en utilisant les moyens de la proposition de la mise à la retraite des officiers de ce corp bizarre, et les moyens adequats en cas de tentative de refus armé de leur part.
    l’elite de ce pays etant apparrement aux avant postes de la lacheté et du suivisme, il incombe donc au peuple ou ce qu’il en reste de pallier à leur defaillance, et il le fera un jour ou l’autre, avec plus de casse que si les militaires s’y prenaient eux meme, pour pouvoir quitter la scène politique decemment et en position de defenseurs ultimes de la republique et non d’un Gang.
    Pour le reste nous sommes le seul pays au monde ou une Barbouze fait intrusion dans le champ politico-literraire par des diarhées verbales, sans etre contredite par nos pseudo opposants, qui apparemment emargent au meme budget, et à la meme liste de peu honorables correspondants que ce monsieur.
    Cette pseudo elite, me rappelle Faust, qui a vendu son ame au diable, sans aucune possibilité de la racheter




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  • Said 13
    25 juin 2011 at 16 h 46 min - Reply

    J’ai toujours trouvé les analyses de MC Mesbah dépassées, nulles et orientées d’ailleurs je n’oublierait jamais ce mercredi de mars 2010 ou il ne explique que c’est une lutte contre la corruption et non une guerre de clans et le lendemain jeudi ont me dit au travail que tounsi est assassiné !!!!! Alors ce monsieur qui veut nous influer à prouver qu’il est lui même mal informer et très limiter !!




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  • t.montana
    25 juin 2011 at 16 h 48 min - Reply

    Les textes truffe de coquilles en tout genre d’un type integre et honorable sont mieux que les texte de Mesbah qui a repondu un jour a un journaliste qu’il ne pouvait pas faire de commentaire sur son ami generale corrompu (si je me souvien bien il parlait de Touati ), donc Monsieur Mesbah si tu es si intelligent que ca essais de raisonner ton ami de generale afin qu’il parte en suisse ou en enfer et qu’il nous laisses tranquille ,vous remarquez qu’ils nous ont legue un bled irrecuperable !!!




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  • hakimM
    25 juin 2011 at 17 h 05 min - Reply

    Ait Menguellet chantait souvent de très belles chansons avec un une plume déguisée, qui, tout en parlant de vécus de tout un chacun, envoyait des messages politiques qu’on pouvait confondre a une révolte.

    Les messages sublimes envoyés par-ci et par-la, montrent tout simplement la peur de dire, comme si un kalachnikov était pointé vers tous les officiers de l’armée; soit ils acceptent de faire le travail des generaux assassins, soit ils vont être assassinés comme Boudiaf, Maatoub, Youcef Fathallah, Merbah et d’autres qui ont eu le courage et la dignité de ne pas user d’un poème, mais ils ont affronté la peur, puis la mort.
    C’est pour dire que si on parle des poètes c’est que tout le monde a peur de 10 generaux assassins, 30 millions ont peur de 10…… l’Algérie est le seul pays ou la lâcheté est si grande.




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  • Hanif
    25 juin 2011 at 18 h 07 min - Reply

    Efectivement la reflexion de Masbah , commandée, est destinée al’extérieur,mais elle est révélatrice que le système qui nous gouverne cherche à évoluer pour être en phase avec le printemps arabe , espérons qu’il réussira cette évolution sans dégâts important collatéraux. En faisant imploser les partis politiques , le système ne trouve plus d’interlocuteurs crédibles , le peuple, devant la dégénéresce de la cohésion nationale, s’est replié sur le régionalisme et le tribalisme, il, surtout lajeunesse, a bien compris que le pouvoir ne répond aux revendications exprimées depuis une decennie par la population qu’ en foncion de la capacité de nuisance de ceux qui les expriment, c’est du colmatage dont les conséquences économiques politiques et sociales ne peuvent être que catastrophiques pour le pays




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  • salem
    25 juin 2011 at 21 h 58 min - Reply

    LES BALLES ET LE BATON EN DIRECTIONS DES ALGERIENS ET LES REFORMES ET PROFESSIONALISME DE KHOROTO ENVERS L OCCIDENT.




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  • nomade
    25 juin 2011 at 22 h 54 min - Reply

    @oro.

    avoir le verbe et/ou la plume facile ne veut pas dire qu’on a raison.
    ah…. si notre probleme national ne tenait qu’a la bonne diction,nous serions la premiere puissance de la terre .

    alors que chacun commente comme il peut.

    ce ne sont pas les intellectuels qui ont preparé et détonné la revolution de novembre.ce sont des algeriens ordinaires qui l’ont commencée et menée a terme.

    si l’auteur parle en son nom c’est qu’il est intouchable




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  • yazid
    25 juin 2011 at 23 h 10 min - Reply

    Moi ma religion concernant ce type est faite le jours ou lors d’une de ses reponses à LAHOUARI ADDI il lui reprochait de faire une fixation sur l’assassinat de Abbane et de ne point parler de l’assassinat de Ben Mhidi.
    comme si on pouvait faire une comparaison entre l’assassinant de Abane par ses ainés du MALG et l’assassinat de BEN Mhidi par les tortionnaires ennemis
    Mais réflexion faite ce MR qui est loin d’être C.. n’a rien trouver de mieux à ecrire pour dedouner ses ainés de l’assassinat de Abane que de le comparer à celui de Ben Mhidi.
    @ karim « En réponse je lui dis, que quand on est de culture barbouzarde on ne se refait pas, mais on ne refait pas l’histoire aussi, et les faits sont là et sont tetus.  » Comme tu as raison mon ami.




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  • amel
    25 juin 2011 at 23 h 28 min - Reply

    Question pertinente monsieur Benchenouf
    mis en retraite prématurée par la nomenklatura sanguinaire ,Mr Jourdain fait de la prose dans une léproserie :un système incurable grâce à des vassaux lépreux tels que monsieur Mesbah
    Vous comprenez à quel pédigrée s’adresse monsieur Jourdain ,en se délectant d’une prose scatophile




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  • Afif
    26 juin 2011 at 0 h 45 min - Reply

    Mon présent post ne concerne pas ce forum car je n’ai pas eu la patience de lire l’article de Mr Mesbah.

    Je voulais attirer l’attention de nos amis de LQA sur le communiqué de la CNCD de ce jour dans lequel, les auteurs du communiqué parlent de « pays du Sud » au lieu de dire plus simplement et plus justement « pays arabes » (les révoltes actuelles ne sont pas dans tous les pays du Sud de la planète, c’est une affirmation fausse).

    Alors, pourquoi cette entorse à la vérité ? Le mot « arabe » serait-il maudit chez certains complexés ?




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  • papousse
    26 juin 2011 at 4 h 01 min - Reply

    il écrit pour ces murs qui ont eu toujours des oreilles. Combien il en reste ? Je ne peux vous répondre, mais il en demeure de moins en moins, toutes atteintes de surdité en particulier et de gérontocratie en général.




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  • nomade
    26 juin 2011 at 15 h 17 min - Reply

    dans mon precedent texte:

    auteur= chafik mesbah




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  • nomade
    26 juin 2011 at 15 h 24 min - Reply

    ils veulent discrediter tout ce qui est musulman et arabe . les theses des pures et durs sionistes.




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  • zerouati
    27 juin 2011 at 19 h 41 min - Reply

    comparer monsieur mesbah au brave soldat schveik(je ne suis pas sur de l’orthographe)c’est aussi nous prendre pour les personnages de la 25eme heure.




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  • OrO
    28 juin 2011 at 10 h 32 min - Reply

    @Nomade
    je n’ai pas dit qu’il avait raison,j’ai dit seulement que ses interventions étaient d’une autre pointure que celles d’énergumènes comme Nezzar,Lamari ou Fodil Chérif qui avait l’incroyable le don de pourrir l’atmosphère politique à chaque fois qu’ils ouvraient la gueule.




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  • SAID 13
    28 juin 2011 at 12 h 16 min - Reply

    MONSIEUR KARIM !!!!!!!!!!!!!!!
    ça FAIT 20 ANS QUE JE N’EST PAS LU UNE ANALYSE EXCELLENTE ET AUSSI PERTINENTE QUE LA VOTRE !!!!!




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  • Ammisaid
    28 juin 2011 at 18 h 32 min - Reply

    Il écrit pour ceux qui au lieu de prier ou de fumer du thé du Jamaïque évidemment ( coup d’oeil amical et fraternel à Allilou), fument ses idées !&




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  • D B
    28 juin 2011 at 19 h 20 min - Reply

    @Ammisaid
    Comment vas-tu cher ami ? Tu te fais rare. Tes sages paroles se sont quelque peu taries, et me manquent personnellement. J’espère que tout va bien. Amitiés.




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  • dilmi kouraiche
    28 juin 2011 at 22 h 31 min - Reply

    salutations
    ni x ni y eldjazair pour tout les algeriens sans exclution et son avenire et la libertè et la justice sociale.




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  • ahmed
    5 juillet 2011 at 8 h 59 min - Reply

    Le pouvoir use,l’armée algérienne est au pouvoir depuis 54 . Durant cette longue période et selon les circonstances,l’armée a gouverné directement en mettant un des siens au pouvoir (Boumediéne,Chadli etZaroual),soit indirectement en manipulant un civil . Aujourd’hui,le pays est au bord de la faillite totale,aucun secteur ne fonctionne,la corruption et l’anarchie dominent . Le mécontentement de la population est plus que palpable . L’armée reconnait discrètement son échec et je pense qu’elle est prête à céder le pouvoir aux démocrates sous conditions:
    -La non poursuite judiciaire des militaires
    -Le non retour du FIS sur la scène politique
    -Les garanties pour ne pas évoluer vers une république théocratique
    -nécessité d’une stabilité qui éviterait le retour des militaires et leur éventuelle confrontation à la population

    C’est délirant,mais l’armée veut se retirer de la scène politique,tous les signes vont dans ce sens,à nous de jouer,de nous organiser et de proposer un projet concret .




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  • krimo
    5 juillet 2011 at 11 h 46 min - Reply

    Les articles de Mesbah sont tres interessants et relevent souvent les analyses (lorsque analyse il y a) qu’on peut lire ca et la dans notre presse ou ailleurs. On ne peut pas plaire a tout le monde et surtout on n’a pas a plaire a tout le monde.
    Je trouve qu’il est tres important de lire, d’ecouter et de connaitre les avis des differents acteurs et parties de la societe. Seul on ne construit rien, seul c’est ce qu’on connait depuis le 05 Juillet 1962 c.a.d. 49 ans d’ailleurs bonne fete a tous.

    ====================================
    C’est pour cette raison que nous avons publié l’intervention de Mr Mesbah. Nous devons apprendre, quelque soit l’auteur d’en face, à répondre calmement par des contre-arguments et non par l’insulte et l’atteinte à la dignité, surtout quand cela se fait sous le couvert de l’anonymat. Long et difficile mais précieux apprentissage qui fera avancer notre culture politique.
    Salah-Eddine




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  • Congrès du Changement Démocratique